Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
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Balak – Moché devait-il répondre à Zimri ?
Source : Likouté Si’hot volume 18, troisième Si’ha sur Balak


MAKOROT


1 – Dans notre Paracha : L’attaque personnelle de Zimri contre Moché Rabénou

Balak 25, 1 : Israël s’établit à Chittîm. Là, le peuple se livra à la débauche avec les filles de Moav. …Puis, un israélite (Zimri) s’avança, amenant parmi ses frères la Midianite (Kozbi), aux yeux de Moché et de toute la communauté des enfants d’Israël, et eux pleuraient au seuil de la tente d’assignation.

Rachi : Aux yeux de Moché. Ils lui ont dit : « Moché ! Cette femme est-elle interdite ou permise ? Et si tu dis qu’elle est interdite, la fille de Yitro, qui te l’a autorisée ? »… Et eux pleuraient. La règle à appliquer, laquelle stipule que « tout celui qui s’accouple avec une Aramith, que ceux qui manifestent du zèle le frappent à mort ! » échappa à Moché, …et ce, afin que Pin‘has se présente pour prendre la part qui lui était due.

2 – Analyse (a) : Pourquoi Tsipora était-elle effectivement autorisée à Moché ?

Rachi sur Guemara Sanhendrin 82a : La fille de Yitro, qui te l’a autorisée. Moché s’était marié avant le don de la Torah ; or, au moment où la Torah fut donnée, tous [les enfants d’Israël] avaient le statut de Noa’hides et ils devinrent assujettis au Mitsvot ; elle était donc avec eux, ainsi que de nombreux convertis du Erev Rav.

Likouté Si’hot : Zimri, qui était chef de tribu, ignorait-il la différence évidente entre un mariage antérieur au don de la Torah et celui qui lui était ultérieur ?! D’autre part, pourquoi ne voit-on pas dans la Guemara que Moché ou quelqu’un d’autre ait répondu à cet argument que Zimri souleva devant Moché ?

3 – Analyse (b) : Moché, le Cohen, avait-il le droit de se marier avec une convertie ?

Tossefot sur Guemara Yevamot 61a : Une femme convertie est interdite à un Cohen, même si elle a moins de trois ans, car elle provient des nations qui se maintiennent dans la débauche. Cet interdit est biblique.

Emor 21, 7 : Une femme prostituée ou déshonorée, ils ne prendront point ; une femme divorcée par son mari, ils ne prendront point. …Quant au Cohen [Gadol], il ne prendra pas une veuve ni une femme divorcée, déshonorée ou prostituée ; seule une femme vierge d’entre son peuple, il prendra pour femme.

Guemara Zeva’him 101b : Rav dit : Moché notre maître était Cohen Gadol et recevait sa part dans les choses sacrées. Les Sages disent : Moché n’était Cohen que pour sept jours d’inauguration [du Tabernacle].

4 – Développement : Zimri argumentait-il sur la non-judéité ou sur la conversion ?

Likouté Si’hot : Zimri, avec son argument « la fille de Yitro, qui te l’a autorisée », faisait effectivement
allusion à l’interdiction faite au Cohen d’épouser une convertie. Le rapport entre cet interdit et celui de la « Midyanite » est que l’interdiction de la convertie est liée au fait « qu’elle provient des nations idolâtres (les Aramim) qui se maintiennent dans la débauche ». Toutefois, les questions subsistent : (a) comment, de fait, répondre à cet argument ? (b) Et, pourquoi cette réponse n’a-t-elle pas été donnée à Zimri ?

5- Annexe : Et si Moché avait effectivement divorcé discrètement de son épouse…

Guemara Chabbat 87a : Trois éléments furent introduits par Moché de sa propre initiative et D.ieu lui donna Son accord : Il rajouta un jour supplémentaire [de préparation au don de la Torah], il se sépara de son épouse (il l’a divorça lorsqu’il voulut accéder à la prophétie – voir Rachi sur Beha’alote’ha 12, 1) et il brisa les Tables de la Loi.

6 – Explication : Moché s’était marié avant que cet interdit ne soit promulgué

Guemara Yevamot 61a : Michna. Si un simple Cohen se fiance avec une femme veuve, puis qu’il est
nommé Cohen Gadol, il pourra [finaliser] son mariage. Guemara. D’où le sait-on ? Car il est écrit (Emor ibid.) « il prendra pour femme » (ce mot est superflu, le texte aurait pu dire : « seule une femme vierge .. il prendra » – Rachi).

Likouté Si’hot : A fortiori dans notre cas, où le mariage était déjà contracté, et d’une manière permise : même après que Moché soit devenu Cohen, la fille de Yitro lui restait permise, bien qu’elle ait été convertie.

7 – Zimri ne savait-il pas tout cela ? Et pourquoi Moché ne répond rien à Zimri ?

Likouté Si’hot : Zimri n’était pas d’accord avec cette interprétation de la Torah orale sur le mot « pour femme » et, d’après lui, Moché devait donc divorcer. Cependant, Moché ne pouvait pas lui répondre en lui expliquant cette interprétation, car la Hala’ha stipule (Rama, Yoré Déa 242) qu’un Sage qui enseigne une Hala’ha sur laquelle il est personnellement concerné n’est pas habilité à dire : « ainsi j’ai reçu de mes maîtres ».

8 – Enseignement : Doit-on s’efforcer à répondre à toutes les questions d’autrui ?

Likouté Si’hot : Il n’est pas toujours nécessaire de répondre aux questions d’autrui : parfois, cette personne cherche, avec sa question, à autoriser une Midyanite ! Si son intention est bonne, il faut « répondre (même) à l’insensé selon sa sottise » (Proverbes 26, 5). En revanche, s’il cherche à autoriser ce que la Torah interdit : « il ne faut pas répondre à l’insensé selon sa sottise » (Proverbes 26, 4). Le moyen de vaincre un tel opposant n’est pas le dialogue, mais bien par la détermination transcendant toute rationalité.

Guemara Souccah 52b : Si le mauvais penchant [t’attaque] – tire-le vers la maison d’étude ! S’il [est dur] comme la pierre – il fondra, s’il est [tenace] comme du fer – il explosera !

9 – Le lien entre la conduite de Pin’has et celle du Rabbi précédent (libéré le 12 Tamouz)

Likouté Si’hot : Pin’has ne laissa pas entraîner dans le dialogue et, s’il avait demandé, on ne lui aurait pas dit de le faire. Il se mit en danger, en tuant Zimri, afin de venger la vengeance divine – par une méthode rigoureuse.
Le Rabbi [précédent], dont nous célébrons la libération et la joie, ne tint pas compte des arguments de certaines personnes qu’il n’était nécessaire de risquer sa vie pour chaque chose. Puisqu’il s’agit d’une cause divine, il mit concrètement sa vie en danger, constamment, afin de diffuser la Torah et le judaïsme. Cependant, chez un Chef d’Israël, même la « vengeance divine » se fait par une méthode généreuse et bénie, avec bonté et miséricorde !

Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

Vendredi 21 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Kora’h – « La communauté et l’individu » – Rav Levi Azimov

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PAS DE COURS EN DIRECT CETTE SEMAINE
(Le Rav Levi Azimov est chez le Rabbi)

La communauté et l’individu
Source : Likouté Si’hot volume 33, première Si’ha sur Kora’h

Au plus fort de la querelle de Kora’h, Moché fait une requête spéciale à D.ieu. Dans le verset 16:15 du livre de Kora’h, Moché, fort irrité, dit à D.ieu : « Ne Te tourne pas vers leur offrande (oblation) ! Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux son âne, je n’ai jamais fait de mal à un seul d’entre eux ».

Rachi commente ce verset en expliquant que Moché demande à D.ieu de ne pas accepter l’offrande d’encens que les rebelles apporteront le lendemain. Moché sait que ces rebelles ont une part dans les offrandes perpétuelles de la collectivité, mais il souhaite que D.ieu n’accueille pas favorablement leur part et que le feu ne la consume pas.

Dans le développement de l’histoire, on analyse la première réaction de Moché à cette querelle. Dans les versets 16:6-7, Moché demande à Kora’h et à son parti de se munir d’encensoirs et de mettre du feu et du parfum dedans devant D.ieu. Il leur dit que celui que D.ieu choisira sera celui qui est saint. Rachi explique que Moché propose aux rebelles de s’adonner au service éminent de la combustion de l’encens, qui est une offrande particulière, mais il leur rappelle également que cette offrande a été la cause de la mort de Nadav et Avihou.

Moché tente ensuite de calmer la situation en disant à Kora’h dans le verset 16:8 : « …est-ce donc peu, pour vous, que le D.ieu d’Israël vous ait distingués de la communauté d’Israël, en vous admettant auprès de lui pour faire le service du tabernacle divin, et en vous plaçant en présence de la communauté pour la servir ? ». Moché envoie chercher Dathan et Aviram, mais ils refusent de se présenter.

Le texte continue en expliquant que Moché demande à D.ieu de ne pas prêter attention à Kora’h et à son groupe, ni à leurs offrandes. Cette demande est faite en raison de leur persistance dans leur rébellion, ce qui pousse Moché à demander une punition plus radicale.

Le texte se poursuit en évoquant l’idée que Moché savait que les rebelles avaient une part dans les offrandes perpétuelles. Dans le midrash Bamidbar Rabba Kora’h 18:10, Moché déclare devant D.ieu qu’il sait qu’ils ont une part dans cette offrande qu’ils apportent, se référant à l’offrande quotidienne du Tamid.

Selon Rachi, ce qui vaut moins d’une Perouta n’est pas considéré comme étant « à soi ». Il modifie donc le texte du midrash et explique que les rebelles ont une part dans les offrandes quotidiennes, celles de toute l’année, car la part de toute l’année a une valeur supérieure à une Perouta.

Le texte approfondit ensuite la question de savoir si un sacrifice collectif peut appartenir à un individu. Selon le Likouté Si’hot, la définition d’une « collectivité » ne se limite pas à une simple association d’individus, mais elle crée une nouvelle entité dans laquelle les individus ne sont plus considérés individuellement, mais indissociables. Ainsi, un sacrifice collectif ne peut jamais être détaché de sa relation avec l’individu qui l’a offert, en tout ou en partie.

Dans ce contexte, Moché précise « je sais qu’ils ont une part… » pour souligner que la part des rebelles dans les offrandes perpétuelles ne peut être dissociée d’eux. Moché, en tant que chef de la génération, est capable de relier les qualités de la communauté et de l’individu, et il sait comment gérer cette relation complexe.

Cet enseignement trouve également un lien avec le 3 Tamouz, qui marque à la fois la libération du Rabbi précédent et la Hilloula du Rabbi actuel. Le Likouté Si’hot souligne que le Rabbi, dans ses actions et son engagement envers le judaïsme, a réussi à concilier l’attention portée à l’ensemble du peuple juif et celle portée à chaque individu. Il était capable de se dévouer au bien-être matériel et spirituel de chaque personne, tout en travaillant pour la délivrance collective et individuelle de la communauté.

Ainsi, cet enseignement souligne l’importance de l’engagement du leader envers la communauté tout en prenant soin de chaque individu. Le Rabbi transmet cette qualité à ceux qui marchent dans ses voies, contribuant ainsi à la délivrance collective et individuelle du peuple juif.

Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

Vendredi 16 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Chela’h – Dépasser les «Nefilim» – Rav Levi Azimov

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Chela’h – Dépasser les « Nefilim »
Source : Likouté Si’hot volume 28, première Si’ha sur Chela’h

 

 


MEKOROT


 

1 – Dans notre Paracha : Les Explorateurs médisent sur la Terre d’Israël

Chela’h 13, 32 : Et ils médirent sur le pays qu’ils avaient exploré, en disant aux enfants d’Israël : « …c’est un pays qui dévore ses habitants et, le peuple que nous y avons vu, sont tous gens de haute taille. Et là-bas nous avons vu les Nefilim, les enfants d’Anak (le géant), descendants des Nefilim : nous étions à nos propres yeux comme des sauterelles, et ainsi étions-nous à leurs yeux ».

Rachi. Les Nefilim. Les géants parmi les enfants de Chem’hazaï et de ‘Azael qui sont tombés du ciel à l’époque de la génération d’Enoch. Et ainsi étions-nous à leurs yeux. Nous les avons entendus se dire : « Il y a, dans les vignobles, des fourmis qui ressemblent à des hommes ! ». ‘Anak. Ils dépassaient le soleil par leur stature.

2 – Analyse : Qui étaient les « Nefilim » : des anges ou des êtres humains ?

Berechit 6, 4 : Les Nefilim parurent sur la terre à cette époque et aussi depuis, lorsque les fils de Elokim se mêlaient aux filles de l’homme et qu’elles leur donnaient des enfants. Ce furent ces forts d’autrefois, ces hommes si renommés.

Rachi sur Berechit 6, 2-4 : Les fils de Elokim. Enfants de princes et de juges. Autre explication : Les fils de Elokim étaient des êtres célestes accomplissant une mission divine. Eux aussi s’étaient mélangés [aux filles de l’homme]. Toutes les fois que l’on trouve dans le texte le mot Elokim, il a un sens de « suprématie ». Les Nefilim. Parce qu’ils sont tombés (naflou) et ont fait tomber l’humanité. En hébreu, cela a le sens de : « géants ».

3 – Explication : Pourquoi les Explorateurs évoquent-ils, à nouveau, les géants ?

Likouté Si’hot : Dans les versets précédents, il est raconté comment les Explorateurs décrivirent la puissance des habitants d’Israël : « Le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées .. et nous y avons vu aussi des descendants d’Anak (le géant) ! » ; la question se pose : que rajoutent les Explorateurs dans [leur deuxième prise de parole], à part l’ajout de l’appellation « Nefilim » ? Rachi explique donc qu’ils ajoutèrent un fait entièrement nouveau : on ne parle plus de géants qui font peur par leur taille hors norme, mais plutôt à une autre catégorie de « Nefilim », des géants d’un tout autre genre : ils descendent des anges, « tombés du ciel » !

4 – Les Explorateurs ajoutèrent cet élément, en réponse à l’argument de Calev !

Chela’h 13, 30 : Calev fit taire le peuple soulevé contre Moché, [il leur dit : « Moché n’a-t-il pas fendu pour nous la mer ? N’a-t-il pas fait tomber pour nous la manne ? N’a-t-il pas fait venir des cailles ? » (Rachi)], puis il dit : « montons, montons-y et prenons-en possession, car certes nous en serons vainqueurs, [même au ciel ! S’il nous demande de faire des échelles et d’y monter, nous réussirons en tout ce qu’il nous dira (Rachi)] ». Mais les hommes qui étaient partis avec lui, dirent : « nous ne pouvons marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous (littéralement : que Lui) » ! [Ils ont dit cela, si l’on peut s’exprimer ainsi, contre le Très-Haut (Rachi)].

5 – Développement : Comment un ange pourrait-il se révolter contre D.ieu ?!

Likouté Si’hot :
(a) A propos de la génération d’Enoch, il est écrit (Berechit 4, 26) : « Alors on commença d’invoquer le nom de l’Éternel », comme l’explique Rachi : « on rendit aux hommes un culte idolâtre pour en faire des dieux ». On comprend donc que les « anges tombés du ciel », dans cette même génération, étaient liés à la révolte contre D.ieu.
(b) Etant donné que les « Nefilim » sont les descendants de ces anges « tombés du ciel à l’époque de la génération d’Enoch », cela signifie qu’ils ne périrent pas au déluge dans lequel « les cataractes du ciel s’ouvrirent » pour « effacer toute l’existence ». Cela prouve bien que la puissance des Nefilim est tellement grande, au point que même une punition céleste ne les affecte point, car telle est la volonté de D.ieu !

6 – Cela explique la précision des noms des « Nefilim » : Chem’hazaï et ‘Azael

Likouté Si’hot : « Chem’hazaï » est composé de deux mots : « cham » (désolation) et « ‘hazaï » (vision) – en l’observant, on y voit la destruction. « ‘Azael », en plus d’indiquer la férocité (‘azoute), rappelle aussi la dureté extrême du « Azazel » : « une montagne abrupte et escarpée, un rocher élevé » (Rachi sur A’harei 16, 8).

7 – Approfondissement : L’histoire des Nefilim appuyait l’approche des Explorateurs

Likouté Si’hot : Les Explorateurs ne voulaient pas entrer en Israël car ils préféreraient rester dans le désert, sans les tracas du gagne-pain, afin de s’adonner entièrement au service divin. Leur erreur était de penser que le matériel et le spirituel soient forcément opposés, et qu’il est donc impossible d’être occupé avec des choses matérielles tout en restant attaché à la spiritualité. Telle était leur erreur.
On comprend la suite de leurs propos – « et là-bas nous avons vu les Nefilim » : en effet, nos Sages racontent (Yalkout Chim’oni Berechit 6) que les Nefilim étaient bien intentionnés en descendant ici-bas, mais qu’ils ne réussirent pas à vaincre la matière et les épreuves de ce monde-ci, ce qui occasionna leur chute. Aussi, les Explorateurs argumentèrent que l’entrée en Israël occasionnerait également leur chute, leur baisse de niveau !

8 – Enseignement : La réponse de Yehochoua et Calev : une âme dépasse un ange !

Chela’h 14, 8 : Si l’Éternel nous désire, Il nous fera entrer dans ce pays et nous le livrera ! …Ne craignez point le peuple de ce pays, car ils seront notre pâture…

Likouté Si’hot : Certes, la descente les anges ici-bas, dans la matière du monde, les fit chuter de leur niveau pour en faire des « Nefilim (chutés) », mais les enfants d’Israël sont différents car : « l’Eternel nous désire », le désir et le plaisir de D.ieu est porté sur les enfants d’Israël et sur leurs efforts ici-bas ; de ce fait, ces derniers ont des forces bien plus élevées que celles des anges ! En effet, une âme juive est « une partie du D.ieu suprême, littéralement », elle possède donc la puissance de D.ieu et Sa capacité à relier deux opposés : le matériel et le spirituel, la matière et l’esprit de toute chose. De ce fait, un Juif ne doit pas avoir du « peuple de ce pays », et bien plus : « ils seront notre pâture », les enfants d’Israël vont raffiner la terre, ils seront les « maîtres à bord » sur la terre, pour la transformer et en faire une demeure pour D.ieu, béni soit-Il .

 

 

Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

Vendredi 9 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Béhaaloté’ha – « Quand le peuple attendit Myriam »- Rav Levi Azimov

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Beha’alote’ha – Quand le peuple attendit Myriam
Source : Likouté Si’hot volume 18, cinquième Si’ha sur Beha’alote’ha

 

 


Résumé de la Si’ha de Beha’alote’ha – Likouté Si’hot volume 18, 5e Si’ha

Dans la Paracha Beha’alote’ha, nous lisons la punition que D.ieu inflige à Myriam pour avoir médit contre Moché. D.ieu déclare : « qu’elle soit donc isolée sept jours hors du camp, et ensuite elle y sera admise ». Ainsi, Myriam est isolée hors du camp pendant sept jours et le peuple ne part que lorsqu’elle y est réintégrée.

Rachi nous dit que D.ieu a accordé cet honneur à Myriam, en référence à son acte de patience et de veille sur Moché lorsqu’il a été jeté dans le Nil. Cependant, une question se pose : est-ce que cet honneur a été accordé par D.ieu lui-même, ou est-ce que c’est le peuple d’Israël qui a choisi d’attendre Myriam ?

La Michna Sotta suggère que c’est le peuple d’Israël qui a attendu Myriam, en référence à sa patience pour Moché. Le Sifri, quant à lui, va plus loin et suggère que D.ieu a non seulement fait patienter la Che’hina, l’Arche Sainte, les Cohanim et les Lévites, mais aussi les sept Nuées de Gloire.

Cela pose la question de qui décidait véritablement des mouvements du peuple d’Israël. Beha’alote’ha 9, 17 nous dit que chaque fois que la nuée s’élevait au-dessus de la tente, les enfants d’Israël levaient le camp ; puis, à l’endroit où se fixait la nuée, là s’arrêtaient les enfants d’Israël. Ainsi, il semble que D.ieu dirigeait véritablement les mouvements du peuple.

Toutefois, le Rabbi met en doute l’idée que l’attente était uniquement due à l’honneur que D.ieu rendait à Myriam. Si les enfants d’Israël ne voulaient pas attendre Myriam, pourquoi le texte dit-il simplement « et le peuple ne partit pas » ? Pourrait-on suggérer qu’ils ne voulaient pas attendre Myriam ?

Par ailleurs, il est crucial de se demander ce qui serait arrivé à Myriam si le peuple d’Israël avait décidé de partir. Torat Moché propose que si le peuple avait voyagé, ils auraient laissé Myriam seule dans le désert. Ainsi, l’attente peut être vue comme une récompense pour Myriam d’avoir attendu Moché.

Rachi explique que lors des campements du peuple, il y avait trois camps : le camp de la Che’hina à l’intérieur des tentures, le camp des Lévites autour de ce camp, et le « camp des Israélites » qui s’étendait dans les quatre directions à partir de là. Cela soulève une autre question : si le peuple reprenait la route, Myriam ne serait-elle plus « hors du camp » ?

Selon le Rabbi, si les enfants d’Israël n’avaient pas attendu Myriam durant sept jours dans le camp, elle aurait pris la route avec eux, mais sa guérison aurait pris plus de sept jours. C’est-à-dire que le respect et l’honneur qui ont été accordés à Myriam étaient en fait liés à l’impératif divin de s’isoler pendant sept jours.

L’acte de permettre à Myriam de rester dans le camp pendant sept jours pour permettre à son processus de guérison de commencer immédiatement est vu comme un grand honneur accordé par D.ieu et le peuple d’Israël. Cela montre un respect non seulement pour Myriam en tant qu’individu, mais aussi pour la gravité de sa maladie.

Cela peut également être vu comme un acte de miséricorde et de bonté, reflétant l’engagement du peuple d’Israël envers l’un des leurs, même dans des circonstances difficiles. Cela illustre également la nature mesure pour mesure de la justice divine – comme Myriam a attendu pour veiller sur Moché, le peuple d’Israël a attendu pour elle.

Rachi met l’accent sur l’honneur accordé à Myriam et fait référence à l’implication de Myriam dans le sauvetage de Moché, en disant qu’elle « se tint loin » de son frère, incapable de le sauver en raison de la distance entre eux.

Cependant, Myriam a joué un rôle crucial dans la suite de l’histoire. Elle a suggéré à la fille de Pharaon de trouver une nourrice parmi les femmes hébreux pour Moché, ce qui a permis à Moché de grandir dans sa propre culture et sa propre foi.

En fin de compte, le Rabbi nous rappelle que tout vient de D.ieu, même la « crainte de D.ieu » qui est produite par les efforts de l’homme. En ce sens, même la volonté des enfants d’Israël d’honorer Myriam provient d’un éveil céleste.

Finalement, le Rabbi conclut en rappelant que l’aide divine permet à l’individu isolé, le « lépreux », de revenir sur le droit chemin. La pureté du lépreux vient d’en haut, spécifiquement, symbolisant le pouvoir de la repentance et la promesse divine que « personne ne sera repoussé de lui ».

 

Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

Vendredi 2 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Nasso – « Résidence dans le Désert »- Rav Levi Azimov

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Cette semaine le cours n’a pas lieu par téléphone.
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Nasso – Résidence dans le Désert
Source : Likouté Si’hot volume 13, première Si’ha sur Nasso

 


MEKOROT


 

1 –  Introduction : Chaque détail de la Torah détient une portée éternelle !

Tanya ch. 17 : La Torah est éternelle (dans tous ses détails).

Chné Lou’hot Habrit, Toldot Adam ch. 151 : Tout ce qui existe dans le domaine du matériel, existe d’abord dans une dimension spirituelle. Au contraire, l’essentiel de toute chose est sa dimension spirituelle – applicable en tout temps et tout lieu – celle-ci étant la source, l’origine de la dimension matérielle de la chose.

Likouté Si’hot : De même, en ce qui concerne le recensement des Lévites – les familles de Kehat (dans la Paracha Bamidbar), Gershon et Merari (dans notre Paracha) : bien que, matériellement, il ne s’agisse pas d’un sujet éternel, puisque l’ordre de les recenser et le recensement même n’eurent lieu qu’une seule fois (en l’an 2449) – la dimension spirituelle de ce recensement reste éternelle, et est applicable dans chaque génération.

2 – Développement : Pourquoi le peuple juif resta-t-il quarante ans dans un désert ?

Likouté Torah Nasso 20a : La raison profonde du voyage des enfants d’Israël dans le Désert, avec le Tabernacle et ses ustensiles – était de soumettre l’énergie des « ‘Hitsonim » (les forces du Mal), qu’ils puisent du « Désert », spécifiquement. C’est pourquoi, il n’y pousse aucune plante ou verdure – on n’y trouve que désolation. Car seul le « coté de la Sainteté » peut exercer une influence positive (productive).

3 – Dans leur parcours, ils transformèrent le « désert » en un « lieu habité »

Rachi sur Beha’alote’ha 10, 34 : La Nuée de D.ieu sur eux, le jour. …celle-ci tuait les serpents et scorpions.

Rachi sur Guemara Chabbat 6b : Lorsque les Juifs furent dans le désert, (la nature de celui-ci fut transformée et) il fut considéré comme un domaine public (et donc, comme un lieu habité par l’être humain).

Midrach Bamidbar Rabba 19, 26 : Du puits de Myriam, de l’eau sortait en dehors du Camp d’Israël et faisait pousser de la verdure et des arbres, sans fin…

4 – Le pouvoir que D.ieu donna aux Lévites afin d’opérer cette « transformation »

Chné Lou’hot Habrit, Bamidbar : Ce ‘Houmach est appelé « les Nombres », puisqu’ils y furent recensés. Le recensement est important : ainsi, chacun compte, et n’est jamais annulé. Dans Nasso, les Lévites furent recensés de vingt à cinquante ans pour le Service. Ce recensement indique l’inspiration divine que les Lévites eurent.

5 – Le concept de cette « transformation du Désert » est éternellement applicable

Likouté Torah Nasso 20a : Chacun détient un « Tabernacle » en lui. Cela se passe ainsi dans l’âme : Le mauvais penchant est un « Désert », un espace où « l’homme n’habite pas » (Jérémie 2, 6). « L’homme » faisant référence à « l’Homme du Trône Céleste » (Ezéchiel 1, 26). Il faut soumettre ce « Désert » en dévoilant la Divinité dans son âme.

6 – Enseignement (A) : Chaque Juif peut « transformer son entourage » !

Likouté Si’hot : Lorsqu’un homme observe son entourage, il arrive que la plupart des personnes qui s’y trouvent ne connaissent pas la Divinité, et ceux qui la connaissent – n’agissent pas autant qu’ils le pourraient. Cet homme pourrait en concevoir de la tristesse et du désespoir, le poussant à abandonner sa mission avec les « pauvres de sa ville », pour s’enfuir ailleurs etc. L’instruction est donnée, à chaque Juif, en tout temps : il doit savoir qu’à chaque endroit où il se trouve – même dans un « Désert » – il ne s’y trouve jamais par hasard, il s’agit bien d’une mission Divine, afin de transformer cet endroit, par son travail, en lieu d’habitation pour « l’Homme Suprême ».

Maïmonide lois de la Chemita et du Yovel 13, 13 : Servir D.ieu, enseigner Ses voies droites et Ses jugements justes au plus grand nombre : ces notions ne concernent pas uniquement la tribu de Lévi, mais bien quiconque qui déciderait, par son esprit généreux, de prendre D.ieu pour sa part et son héritage.

7 – Enseignement (B) : Il n’est jamais trop tard pour « transformer son ‘Désert’ » !

Likouté Si’hot : Lorsqu’un homme établit un bilan moral de son passé, il pourrait conclure que son comportement fut celui du « Désert », et donc être découragé et se dire : « Comment pourrais-je modifier mon comportement ? ». C’est à ce propos qu’est délivré l’enseignement suivant : Les Lévites, alors âgés de plus de trente ans, n’avaient pas encore commencé à servir dans le Sanctuaire, malgré cela, la force leur en fut accordée. Il en est de même pour chacun – quel que soit son comportement jusqu’à présent – s’il décide qu’à l’avenir il servira D.ieu, il recevra la force de se purifier de son passé, de dévoiler la Divinité dans son âme, jusqu’à ce que D.ieu puisse résider en lui !

8 – Approfondissement : Comment bâtir une « Demeure » pour D.ieu ?

Likouté Torah Balak 70c : Lorsque l’on souhaite bâtir une demeure pour un roi, on doit, au préalable, en faire disparaître toute souillure, toute immondice. C’est uniquement après cela que l’on y installera de beaux meubles. De même, l’homme dans son service Divin, bâtit une Demeure pour D.ieu – en nettoyant le mal et la « souillure » par les Mitsvot négatives, et en introduisant les « beaux meubles » par les Mitsvot positives. Ainsi la Lumière Infinie de D.ieu sera dévoilée dans la Demeure, à la venue du Machia’h. Durant l’exil, cette lumière est cachée.

Likouté Torah Nasso 21a : Etymologiquement, « Kehat », signifie « rassembler » (Vaye’hi 49, 10) – les éléments positifs ; « Guershon » signifie « divorcer » – du mal. Tout comme Guershon naquit avant Kehat, le service Divin doit commencer par « s’écarter du mal » (nettoyer le palais), puis « faire le bien » (installer les « beaux meubles »).

9 – Cela explique la différence entre le travail des familles de Guershon et Kehat

Likouté Si’hot : Les familles de Guershon transportèrent les tentures du Sanctuaire – qui l’enveloppent et le protègent globalement, tout comme les Mitsvot négatives préservent l’homme de ce qui lui est interdit et pourrait lui nuire. Les familles de Kehat transportèrent les ustensiles du Tabernacle, ayant chacun une fonction distincte (l’Arche du Témoignage, la table des Pains etc.), tout comme les Mitsvot positives sont variées et distinctes. Par ces deux aspects du service divin, le Tabernacle (de l’homme) et la Demeure de D.ieu seront bâtis, parfaitement.

Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

Jeudi 25 mai 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Chavouot – « Le respect du Sefer Torah »- Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593#
 ET SUR RADIO HASSIDOUT
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Chavouot – Le respect du Sefer Torah
Source : Likouté Si’hot volume 33, troisième Si’ha sur la fête de Chavou’ot

 

Vendredi 30 juin 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de ‘Houkat-Balak – « Moché devait-il répondre à Zimri ? » – Rav Levi Azimov

Vendredi 19 mai 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Bamidbar – « Les responsabilités des Lévites »- Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
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Bamidbar – Les responsabilités des Lévites
Source : Likouté Si’hot volume 13, deuxième Si’ha sur Bamidbar

 

 


MEKOROT


1 – Dans notre Paracha : D.ieu définit le rôle exact des Lévites dans le Tabernacle

Bamidbar 3, 5-7 : D.ieu parla à Moché en ces termes: « Fais approcher la tribu de Lévi et mets-la en présence
d’Aharon le Cohen, et ils le serviront. Ils garderont sa garde et celle de toute la communauté, devant la tente
d’assignation, en faisant le service du tabernacle.

Rachi : Ils le serviront. Et en quoi leur service consistera-t-il ? « Ils garderont sa garde ». Car la garde du
sanctuaire incombait [à Aharon], afin qu’aucun profane que ne s’en approche, comme il est écrit (Kora’h 18, 1) :
«Toi et tes fils et la famille de ton père, vous serez responsables des délits du sanctuaire », et les Lévites les y
aidaient, ce qui constituait leur « service ».
Ils garderont sa garde. L’attribution à quelqu’un d’une autorité dans la fonction dont il est investi et qu’il a
charge d’exécuter est toujours appelée « garde » dans l’écriture et dans la Michna. Il en va de même à propos
des équipes de garde (michmaroth) des Cohanim et des Lévites [qui indiquent une « fonction » particulière).

Bamidbar 3, 8-9 : Ils auront la garde de tous les ustensiles de la tente d’assignation, et feront la garde des
enfants d’Israël, en s’occupant du service du tabernacle. Tu adjoindras donc les Lévites à Aharon et à ses fils :
ils lui sont donnés comme adjoints, de la part des enfants d’Israël.

Rachi : Et la garde des enfants d’Israël. Tous [les enfants d’Israël] sont nécessaires pour les besoins du
sanctuaire, sauf que les Lévites les remplacent par procuration. C’est pourquoi ils percevaient d’eux les dîmes à
titre de rétribution, comme il est écrit : « c’est un salaire pour vous, en échange de votre service » (Kora’h 18, 31).
Ils lui sont donnés. Comme aide. De la part des enfants d’Israël. Comme : « du milieu » des enfants d’Israël.
C’est-à-dire qu’ils ont été séparés, en vertu d’un décret divin, du reste de l’assemblée, et c’est Lui qui les leur
a donnés, comme il est écrit : « J’ai donné les Lévites, donnés [à Aharon et à ses fils]… » (Kora’h 8, 19).

Bamidbar 3, 11-12 : D.ieu parla à Moché en ces termes : « Moi-même, en effet, J’ai pris les Lévites entre
les enfants d’Israël, en échange de tous les premiers-nés … des enfants d’Israël; les Lévites sont donc à Moi.

Rachi : Moi-même, J’ai pris. Et de quel droit les ai-Je pris ? Du milieu des enfants d’Israël. C’est afin que
[les enfants] d’Israël les engagent pour Me servir. Je les ai acquis à la place des premiers-nés à la place…

2 – Développement : Les Lévites n’étaient-ils pas dédiés exclusivement aux Cohanim ? 

Kora’h 17, 27 – 18, 4 : Les enfants d’Israël parlèrent ainsi à Moché : « Certes, c’est fait de nous, nous sommes
perdus, tous perdus ! Quiconque s’approche tant soit peu de la résidence du Seigneur est frappé de mort :
sommes-nous donc tous destinés à périr ? ».
D.ieu dit à Aharon : « Toi et tes fils et la famille de ton père, vous serez responsables des délits du sanctuaire ;
…et cependant, tes frères, la tribu de Lévi, tribu de ton père, admets-les auprès de toi, qu’ils s’associent à toi et
te servent, …ils garderont ta garde et celle de toute la tente ; toutefois, qu’ils ne s’approchent point des ustensiles
sacrés ni de l’autel, sous peine de mort pour eux comme pour vous. Ils te seront attachés pour veiller à la garde
de la tente d’assignation, …qu’aucun profane ne s’approche de vous.

3 – Explication : Deux pôles distincts dans le service des Lévites au Tabernacle

Likouté Si’hot : La fonction des Lévites présentait différents aspects. Ils devaient démonter le Tabernacle, le
transporter, le remonter, chanter et garder le Tabernacle afin que celui qui n’était pas Cohen ne puisse y pénétrer.
De façon générale, ces travaux se regroupaient en deux catégories : (a) Les besoins positifs du Sanctuaire, les
actions que les Lévites devaient y réaliser, de manière concrète, [leur fonction personnelle au sein du Tabernacle.
(b) Un rôle négatif : empêcher l’entrée des étrangers. Ceci n’était pas fait pour le Sanctuaire, mais bien dans
l’intérêt des enfants d’Israël. Ce rôle appartenait aux Cohanim, et les Lévites les aidaient à réaliser cette fonction.

4 – Cela explique les nuances du commentaire de Rachi dans notre Paracha

Likouté Si’hot : Puisque notre Paracha présente la mission des Lévites dans sa globalité, elle devait présenter
les deux formes de ce service. Le premier verset : « Fais approcher la tribu de Lévi .. en présence d’Aharon le
Cohen, et ils le serviront. Ils garderont sa garde et celle de toute la communauté » fait référence à un service en
lequel le Lévi se met à la disposition du Cohen pour garder le sanctuaire, au service de « toute la communauté ».
Puis, le verset répète encore une fois : « Ils auront la garde de tous les ustensiles etc. », Il est donc clair qu’il
introduit ainsi l’autre forme du service des Lévites, celle qui s’applique aux instruments du Tabernacle, incluant,
au sens le plus simple, le transport de ces instruments et le chant, car ce sont là les deux seules fonctions qui
incombaient aux Lévites. [Ainsi, nous pouvons expliquer les autres précisions du commentaire de Rachi].

5 – Enseignement : Chacun peut et doit atteindre la perfection du Lévite !

Maïmonide, lois de la Chemita et du Yovel 13, 13 : Cela ne concerne pas que la tribu de Lévi, mais chaque
homme des tous les habitants du monde, inspiré par son esprit généreux, qui comprend la nécessité de se
séparer, de se tenir devant D.ieu, de Le servir et de Le connaître, qui rejette de ses épaules le joug des
nombreux raisonnements que tiennent les humains. Dès lors, cet homme est consacré Saint des saints…

Likouté Si’hot : Quelqu’un pourrait penser ne pas être suffisamment élevé jusqu’à être « inspiré par son
esprit généreux », qu’il n’est donc pas en mesure de se sanctifier et d’être un Lévi, en son service de D.ieu.
A ce propos, Rachi délivre un enseignement, adressé également à l’enfant de cinq ans ainsi qu’à celui qui est
au niveau spirituel « d’un enfant de cinq ans » : « Tous sont nécessaires pour les besoins du sanctuaire, sauf
que les Lévites les remplacent par procuration ». Or, « est-il un acte que nous ne puissions faire nous-mêmes
alors que ceux que nous avons délégué y parviennent ? » (Guemara Kiddouchin 23a). Il est donc absolument certain
que chacun peut adopter le service de D.ieu du Lévi, afin de construire une demeure pour D.ieu, ici-bas !