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Beha’alote’ha – Quand le peuple attendit Myriam
Source : Likouté Si’hot volume 18, cinquième Si’ha sur Beha’alote’ha

 

 


Résumé de la Si’ha de Beha’alote’ha – Likouté Si’hot volume 18, 5e Si’ha

Dans la Paracha Beha’alote’ha, nous lisons la punition que D.ieu inflige à Myriam pour avoir médit contre Moché. D.ieu déclare : « qu’elle soit donc isolée sept jours hors du camp, et ensuite elle y sera admise ». Ainsi, Myriam est isolée hors du camp pendant sept jours et le peuple ne part que lorsqu’elle y est réintégrée.

Rachi nous dit que D.ieu a accordé cet honneur à Myriam, en référence à son acte de patience et de veille sur Moché lorsqu’il a été jeté dans le Nil. Cependant, une question se pose : est-ce que cet honneur a été accordé par D.ieu lui-même, ou est-ce que c’est le peuple d’Israël qui a choisi d’attendre Myriam ?

La Michna Sotta suggère que c’est le peuple d’Israël qui a attendu Myriam, en référence à sa patience pour Moché. Le Sifri, quant à lui, va plus loin et suggère que D.ieu a non seulement fait patienter la Che’hina, l’Arche Sainte, les Cohanim et les Lévites, mais aussi les sept Nuées de Gloire.

Cela pose la question de qui décidait véritablement des mouvements du peuple d’Israël. Beha’alote’ha 9, 17 nous dit que chaque fois que la nuée s’élevait au-dessus de la tente, les enfants d’Israël levaient le camp ; puis, à l’endroit où se fixait la nuée, là s’arrêtaient les enfants d’Israël. Ainsi, il semble que D.ieu dirigeait véritablement les mouvements du peuple.

Toutefois, le Rabbi met en doute l’idée que l’attente était uniquement due à l’honneur que D.ieu rendait à Myriam. Si les enfants d’Israël ne voulaient pas attendre Myriam, pourquoi le texte dit-il simplement « et le peuple ne partit pas » ? Pourrait-on suggérer qu’ils ne voulaient pas attendre Myriam ?

Par ailleurs, il est crucial de se demander ce qui serait arrivé à Myriam si le peuple d’Israël avait décidé de partir. Torat Moché propose que si le peuple avait voyagé, ils auraient laissé Myriam seule dans le désert. Ainsi, l’attente peut être vue comme une récompense pour Myriam d’avoir attendu Moché.

Rachi explique que lors des campements du peuple, il y avait trois camps : le camp de la Che’hina à l’intérieur des tentures, le camp des Lévites autour de ce camp, et le « camp des Israélites » qui s’étendait dans les quatre directions à partir de là. Cela soulève une autre question : si le peuple reprenait la route, Myriam ne serait-elle plus « hors du camp » ?

Selon le Rabbi, si les enfants d’Israël n’avaient pas attendu Myriam durant sept jours dans le camp, elle aurait pris la route avec eux, mais sa guérison aurait pris plus de sept jours. C’est-à-dire que le respect et l’honneur qui ont été accordés à Myriam étaient en fait liés à l’impératif divin de s’isoler pendant sept jours.

L’acte de permettre à Myriam de rester dans le camp pendant sept jours pour permettre à son processus de guérison de commencer immédiatement est vu comme un grand honneur accordé par D.ieu et le peuple d’Israël. Cela montre un respect non seulement pour Myriam en tant qu’individu, mais aussi pour la gravité de sa maladie.

Cela peut également être vu comme un acte de miséricorde et de bonté, reflétant l’engagement du peuple d’Israël envers l’un des leurs, même dans des circonstances difficiles. Cela illustre également la nature mesure pour mesure de la justice divine – comme Myriam a attendu pour veiller sur Moché, le peuple d’Israël a attendu pour elle.

Rachi met l’accent sur l’honneur accordé à Myriam et fait référence à l’implication de Myriam dans le sauvetage de Moché, en disant qu’elle « se tint loin » de son frère, incapable de le sauver en raison de la distance entre eux.

Cependant, Myriam a joué un rôle crucial dans la suite de l’histoire. Elle a suggéré à la fille de Pharaon de trouver une nourrice parmi les femmes hébreux pour Moché, ce qui a permis à Moché de grandir dans sa propre culture et sa propre foi.

En fin de compte, le Rabbi nous rappelle que tout vient de D.ieu, même la « crainte de D.ieu » qui est produite par les efforts de l’homme. En ce sens, même la volonté des enfants d’Israël d’honorer Myriam provient d’un éveil céleste.

Finalement, le Rabbi conclut en rappelant que l’aide divine permet à l’individu isolé, le « lépreux », de revenir sur le droit chemin. La pureté du lépreux vient d’en haut, spécifiquement, symbolisant le pouvoir de la repentance et la promesse divine que « personne ne sera repoussé de lui ».

 

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