Paris célèbre Youd Chevat au Beth Habad de Flandre avec le Rav Haim Mellul

Paris célèbre Youd Chevat au Beth Habad de Flandre avec le Rav Haim Mellul

 

Le Beth Loubavitch a organisé un grand Farbrenguen à l’occasion de Youd Chevat au Beth Habad de Flandre, date anniversaire de la Hilloula du Rabbi Yossef Its’hak Schneerson et du début du leadership du Rabbi. Rav Haim Mellul, Chalia’h du Rabbi à Créteil, a honoré cette soirée de sa présence. 

 

 

Un événement majeur pour la communauté parisienne

Un grand rassemblement s’est tenu à Paris, en France, en l’honneur de Youd Chevat, journée commémorant la Hilloula du Rabbi Yossef Its’hak Schneerson et marquant également le jour où le Rabbi a accepté la direction du mouvement Habad-Loubavitch.

L’événement a été organisé par le Beth Loubavitch, avec la participation distinguée du Rav Haim Mellul, Chalia’h du Rabbi dans la ville de Créteil.

 

Reportage et photographies : Mordehaï Lubecki.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attaque au véhicule contre le siège Loubavitch mondial : l’agresseur s’était rendu dans la synagogue quelques heures plus tôt

Attaque au véhicule contre le siège Loubavitch mondial : l’agresseur s’était rendu dans la synagogue quelques heures plus tôt

 

Un homme a foncé à plusieurs reprises avec sa voiture sur l’entrée du 770 Eastern Parkway mercredi soir, causant d’importants dégâts. Selon des témoins, le suspect avait été aperçu à l’intérieur de la synagogue plus tôt dans la journée et avait discuté avec des étudiants de la Yechiva. Il aurait également fréquenté d’autres centres Habad ces derniers mois.

 

 

Un comportement suspect repéré avant l’attaque

Un homme qui a foncé à plusieurs reprises avec sa voiture sur le siège mondial du mouvement Habad-Loubavitch, situé au 770 Eastern Parkway, mercredi soir, s’était rendu à l’intérieur de la synagogue plus tôt dans la journée et avait discuté avec des étudiants de la Yechiva, selon des témoins. Le suspect avait également été aperçu dans d’autres centres Habad ces derniers mois.

L’homme, qui n’a pas encore été identifié publiquement, a été arrêté après avoir conduit une berline Honda grise immatriculée dans le New Jersey dans une entrée du 770 à plusieurs reprises au cours de la soirée.

Une conversation troublante avant les faits

Selon Yaacov Behrman, porte-parole du mouvement Habad, un groupe de jeunes hommes a échangé avec le suspect environ une heure avant l’attaque. L’homme les a abordés près du 770 et leur a demandé à quelle heure se déroulait le Farbrenguen de Youd Chevat, le Yahrtzeit du Rabbi précédent et le jour où le Rabbi a pris ses fonctions.

« Les étudiants lui ont dit qu’il y avait eu des événements cette nuit-là et le lendemain », a déclaré Behrman.

Une scène d’une grande violence

La vidéo de l’incident montre le véhicule pénétrant dans l’allée du 770 Eastern Parkway et percutant à plusieurs reprises l’entrée latérale de la synagogue. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent le conducteur reculant et heurtant l’entrée au moins quatre fois.

La commissaire de police de New York, Jessica Tisch, a déclaré que le conducteur avait été rapidement interpellé. La police de New York a ouvert une enquête pour crime haineux, a-t-elle précisé. Selon la police, il a par la suite affirmé que l’accident était dû à un problème mécanique et n’a tenu aucun propos terroriste après son arrestation. Aucun blessé n’est à déplorer.

Un individu au comportement étrange

Plusieurs témoins ont déclaré que l’homme rôdait devant le bâtiment avant l’accident. Chlomo, un étudiant de 20 ans, a affirmé que le suspect était resté devant la synagogue pendant au moins 15 à 20 minutes par des températures glaciales, vêtu seulement d’un short, d’un t-shirt et d’un sweat-shirt à capuche ouvert.

« Il semblait un peu absent », a déclaré l’étudiant, faisant remarquer que ses vêtements étaient très inhabituels pour la météo.

Des apparitions dans plusieurs centres Habad

Des témoins et des sources ont également indiqué aux enquêteurs que le même individu avait été aperçu dans d’autres centres Habad, notamment dans le New Jersey, ces derniers mois. Une vidéo non datée circulant sur les réseaux sociaux semble montrer le suspect à l’intérieur du centre 770, en train de danser avec des jeunes hommes après la prière de Cha’harit.

Un témoin a déclaré que l’homme demandait fréquemment de l’aide et que la police avait déjà été appelée concernant son comportement. Une autre source a indiqué l’avoir vu dans un Beth Habad du New Jersey en novembre, où il « cherchait un soutien spirituel ».

Un profil troublant aux déclarations contradictoires

« Il était très instruit ; il connaissait beaucoup de choses sur la Bible et le judaïsme. Il traversait une période difficile », a déclaré la source. D’autres ont remarqué qu’il donnait des versions contradictoires de ses origines juives, affirmant tantôt que sa mère était juive, tantôt prétendant l’être lui-même.

Behrman a déclaré qu’il pensait que l’incident était intentionnel et motivé par des préjugés.

Une communauté sous le choc

« C’est un incident très grave, très effrayant », a déclaré Behrman. « Nous sommes préoccupés par les intentions de cette personne. La vraie question est : comment faire pour que cela ne se reproduise plus jamais ? »

La synagogue a été évacuée par mesure de précaution après l’incident. La police a indiqué que le véhicule avait été sécurisé et que les lieux étaient désormais dégagés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage à la mémoire et à l’engagement : une cérémonie émouvante à Nogent-sur-Marne

Hommage à la mémoire et à l’engagement : une cérémonie émouvante à Nogent-sur-Marne

 

Une cérémonie émouvante s’est tenue le 28 janvier 2026 à Nogent-sur-Marne pour rendre hommage à deux figures emblématiques de la ville. Rose Danan, rescapée de la Shoah devenue gardienne de la mémoire, et le Rav Mendy Lasry, Chalia’h depuis vingt-cinq ans, ont été décorés pour leur engagement exceptionnel. Un moment de grâce qui a célébré la transmission, la fraternité et l’espoir.

 

Ce 28 janvier 2026 restera gravé dans les mémoires nogentaises. Lors d’une cérémonie empreinte d’une immense humanité, la Ville a rendu hommage à deux destins d’exception : Rose Danan et le Rav Mendy Lasry.

Rose Danan : La résilience d’une enfant devenue gardienne de l’histoire

À 93 ans, Rose incarne la victoire de la vie sur l’obscurité. Le maire a retracé avec émotion le parcours de cette petite fille qui, à 10 ans, échappa de justesse aux rafles grâce à l’humanité d’un employé de police. Cachée en Normandie dans une petite maison de hameau, elle a grandi protégée par la bonté de simples citoyens.

L’assemblée a été particulièrement touchée par l’anecdote de la Libération : Rose et sa sœur couraient après les chars américains, récoltant des bonbons dans leurs poches… pour réaliser, en larmes, que leurs vieux manteaux usés étaient percés et que toutes les friandises avaient filé.
Devenue professeure décorée des Palmes académiques, Rose consacre aujourd’hui son énergie à témoigner auprès des jeunes. Comme l’a souligné le maire : « Vous nous obligez à regarder dans le rétroviseur pour mieux conduire la voiture vers l’avenir. »

 Rav Mendy Lasry : Bâtisseur de solidarité et de fraternité

Le second hommage a célébré l’engagement du Rav Mendy Lasry, Chaliah du Rabbi à Nogent sur Marne, figure centrale de la vie nogentaise depuis 25 ans. Au-delà de sa mission spirituelle, c’est l’homme de cœur et d’action qui a été décoré pour son travail au service de la cohésion sociale.

Grâce à lui et à son épouse, le centre communautaire est devenu un lieu de vie pour tous : cantine scolaire, centre aéré, aide aux familles et visites aux malades. Le Rav a rappelé avec une grande émotion que son action s’inscrit sous le signe de « Lior » (la Lumière), en mémoire d’une enfant disparue, et dans un respect total des valeurs de la République française.

Dans un geste symbolique, il a offert au maire l’ouvrage « Une vie pleine de sens », résumant parfaitement l’esprit de cette journée.

Cette remise de médaille n’était pas qu’une simple formalité administrative, mais une célébration de ce qui fait l’âme d’une ville :
La transmission : Ne jamais oublier les épreuves du passé.
Le vivre-ensemble : Construire des ponts entre les communautés.
L’espoir : Voir Rose entourée de la 5ème génération de sa famille, symbole d’un avenir radieux.

« Une ville, ce ne sont pas que des bâtiments, ce sont les êtres humains qui la construisent et qui la vivent. »

Merci pour ce moment , c’était incroyable…… que D… vous protège

 

 

Youd Chevat avec le Rav Chemouel Bitton : « quand le Rabbi nous révèle notre véritable nature »

Youd Chevat avec le Rav Chemouel Bitton : « quand le Rabbi nous révèle notre véritable nature »

C’est dans une atmosphère où le temps semble suspendre son vol, à la frontière impalpable entre la nostalgie et l’allégresse, que le Rav Chemouel Bitton a livré, à l’occasion du Youd Chevat, un Farbrenguen d’une rare intensité au 770 de Ramat Shlomo. Ce jour, qui marque la Hilloula (l’élévation) du Rabbi précédent, le Rabbi Rayats, et la prise de fonction de notre Rabbi, n’est pas une simple date sur le calendrier hébraïque.

 

 

suite…

Le Rav Chmouel Bitton, avec la verve et la chaleur qui le caractérisent, a ouvert ce rassemblement par une interrogation qui a longtemps hanté les Farbrenguens du Rabbi lui-même : comment concilier l’amertume de l’absence physique avec l’obligation de la joie ? Comment lever son verre en un vibrant « Le’haïm » lorsque le cœur se serre au souvenir du Berger disparu ?

L’Ascension Collective : Au-delà des Larmes

Le Rav Chmouel Bitton a rappelé avec émotion ces instants bouleversants où le Rabbi, évoquant son propre Maître, était submergé par les sanglots. Le Rabbi, le ‘Hassid par excellence, ressentait dans sa chair le voilement, l’occultation de la lumière du Rabbi précédent. Pourtant, c’est ce même Rabbi qui nous a enseigné, dès 1951, que la Hilloula n’est pas une rupture, mais un mariage mystique.

Si le départ d’un Tsadik signifiait l’abandon de son troupeau, le deuil serait infini. Mais la réalité de la Torah est tout autre : le jour de son élévation, le Tsadik, libéré des entraves du corps physique, accède à une capacité d’action illimitée. Et dans ce mouvement ascensionnel, il n’a qu’une seule volonté : prendre avec lui ses enfants, ses disciples, ceux qui sont liés à son âme, pour les élever vers des sommets de proximité divine inaccessibles auparavant. La joie du Youd Chevat est donc une joie sérieuse, profonde : celle de savoir que nous ne sommes pas orphelins, mais portés par un souffle qui nous dépasse.

« Bati Legani » : Le Monde n’est pas une Jungle

Au cœur de cette célébration réside le testament spirituel du Rabbi précédent, le Maamar « Bati Legani » (« Je suis venu dans Mon jardin »). Ce texte, que le Rabbi a commenté et décortiqué année après année comme on polit un joyau aux mille facettes, constitue la boussole absolue de notre génération.

Le Rav Chmouel Bitton a martelé ce concept révolutionnaire : contrairement aux apparences trompeuses de notre époque, ce monde n’est pas une jungle hostile. Face aux défis de la modernité, à l’omniprésence des écrans, à la confusion des valeurs et au pessimisme ambiant, le ‘Hassid possède une arme secrète : sa perception de la réalité.

Le Créateur témoigne dans le Cantique des Cantiques : « Je suis venu dans Mon jardin ». Pas n’importe quel jardin, mais « Ganoni », Sa chambre nuptiale, Son lieu de prédilection. Le monde matériel, avec toute sa lourdeur, est l’endroit précis où l’Essence divine désire résider. Notre mission n’est pas de fuir cette réalité, mais de la cultiver, de tailler les ronces pour révéler la splendeur sous-jacente. Chaque acte de bonté, chaque Mitsva, révèle que la terre sur laquelle nous marchons est une terre sainte.

Le Diamant dans la Boue : Une Pédagogie de la Confiance

Dans une époque où la jeunesse est souvent incomprise, voire jugée sévèrement, le Rav Chmouel Bitton a délivré un message d’espoir foudroyant, directement puisé à la source des enseignements du Rabbi. « Le Roi des rois a confiance en toi. » Cette phrase est la clé de voûte de toute éducation et de toute reconstruction personnelle.

Le Rabbi nous apprend à dissocier l’acte de l’essence. Un Juif peut trébucher, il peut tomber, il peut même s’enfoncer dans la « boue » des fautes et des erreurs. Mais cette boue reste extérieure. À l’intérieur, l’âme demeure un diamant pur, inaltérable, que rien ne peut souiller. Le rôle de l’éducateur, le rôle du parent, et notre rôle vis-à-vis de nous-mêmes, n’est pas de condamner la saleté, mais de croire en l’éclat du diamant qui sommeille en dessous.

Le Rav Bitton a souligné avec force : « Là où le monde voit un cas désespéré, le Rabbi voit un géant spirituel en devenir. » Cette confiance n’est pas naïve ; elle est prophétique. Elle donne à l’être humain la force de se relever, de se nettoyer et de briller à nouveau.

La Vision Prophétique : L’Histoire de Sarcelles

Pour illustrer cette vision qui transcende le temps, le Rav Chmouel Bitton a partagé un souvenir personnel poignant, lié à l’histoire de sa propre famille et des institutions Habad de Sarcelles.

En 5751 (1990), son père présenta au Rabbi une maquette architecturale d’un projet de crèche. Le Rabbi, observant le plan, posa trois questions qui semblaient alors déconnectées de la réalité immédiate : « Est-ce un Beth Habad ? », « Est-ce un jardin d’enfants ? », « Est-ce une école ? ». À cet instant précis, il n’y avait qu’une crèche. Le père du Rav Chmouel Bitton, tremblant d’émotion, ne put répondre.

Mais les années ont parlé. À travers des circonstances improbables, des expulsions, des déménagements et des opportunités soudaines, chaque question du Rabbi est devenue une réalité de briques et de mortier. Là où l’œil humain voyait une simple crèche, le Rabbi voyait déjà le campus éducatif complet qui existe aujourd’hui. Cette anecdote n’est pas seulement une histoire du passé ; elle est la preuve vivante que lorsque le Rabbi pose son regard sur nous, il ne voit pas nos limites actuelles, mais notre potentiel futur entièrement réalisé.

La Corde et le Puits : L’Art de l’Attachement

Comment alors naviguer dans ce monde sans s’y perdre ? Le Rav Chmouel Bitton a conclu par une métaphore saisissante. Nous sommes comme des hommes descendant dans un puits profond pour y chercher des trésors. La boue est glissante, l’obscurité est menaçante. Nul ne peut remonter seul de sa propre prison.

La condition <i>sine qua non</i> pour réussir cette descente périlleuse est d’être attaché. Le Rabbi est le « poteau » inébranlable, planté solidement à l’extérieur du puits, dans la clarté divine. Notre lien avec lui – l’étude de ses enseignements, l’accomplissement de ses directives (les Takanot), l’amour qu’on lui porte – est la corde. Tant que nous tenons fermement cette corde, nous pouvons descendre au plus profond du monde pour y élever les étincelles, sans jamais craindre d’être engloutis.

Conclusion : Ouvrez les Seaux !

Ce Farbrenguen du Youd Chevat ne fut pas un simple discours, mais un appel à l’action. Le temps n’est plus aux demi-mesures. Le Rav Chmouel Bitton nous a exhortés à ne pas nous contenter de tendre un petit verre pour recevoir les bénédictions divines, mais à « ouvrir les seaux ».

L’héritage du Youd Chevat, c’est cette certitude joyeuse que le monde est le jardin de D.ieu, que notre âme est un diamant éternel, et que nous sommes guidés, à chaque pas, par un Berger fidèle qui n’a jamais abandonné son troupeau. À nous, désormais, de transformer cette inspiration en actes concrets, pour faire de ce monde, ici et maintenant, la demeure visible du Divin.

Le’haïm !