22 Chevat 5748 : un enseignement du Rav Chmouel Azimov

22 Chevat 5748 : un enseignement du Rav Chmouel Azimov

Suite au décès de la Rabbanit Haya Mouchka le 22 Chevat 5748, le Rabbi de Loubavitch a appelé à organiser des Farbrenguen et à prendre de bonnes résolutions. Cet événement doit nous conduire immédiatement vers l’accomplissement de la prophétie « Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière » et la Résurrection des morts. Chaque membre du peuple juif est désormais appelé à sortir de ses limites et à agir concrètement pour accélérer la venue de Machiah.

 

 

Farbrenguen du Rav Chmouel Azimov lors des Chlochim de Rebbetzin Haya Mouchka

 

La demande du Rabbi : prendre de bonnes résolutions

Le Rabbi a demandé que l’on prenne une bonne résolution (Hahlata Tova). C’est ce que le Rabbi a dit : il faut organiser un rassemblement ‘hassidique (Farbrenguen) et prendre de bonnes décisions.

Le Rabbi a souligné un point essentiel : comme nous l’avons lu dans la section de la Torah (Paracha) d’aujourd’hui, il est question des secondes Tables de la Loi, données au peuple juif après la faute du Veau d’Or. C’est pour cette raison que vous voyez dans le télégramme l’expression « Kiflayim LeTushia » (une double sagesse/un double salut). Nous savons très bien qu’après l’histoire du Veau d’Or, au contraire, davantage de choses se sont ajoutées à la Torah. Les secondes Tables de la Loi étaient encore plus fortes ; nous avons reçu plus de Torah qu’avec les premières.

Le but ultime : la Résurrection des morts

Le Rabbi explique que ce qui est arrivé, le décès de la Rabbanit, a un but précis : parvenir immédiatement à l’accomplissement de la prophétie « Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière » (Hakitzou Veranenou Cho’hnei Afar). On ne peut pas dire que cet événement soit arrivé simplement pour rester en l’état. Le but ultime est d’atteindre un niveau supérieur, celui de la Résurrection des morts (Te’hiyat HaMetim).

Le Rabbi en a parlé même pendant la période de deuil (Chiva). Il a dit que les défunts sont en train de crier jusqu’à quand devront-ils attendre ? Eux aussi veulent déjà être réveillés. Le Rabbi a dit : « Ce n’est pas seulement les gens sur terre qui demandent quand Machia’h viendra ; ce sont eux, les défunts, qui sont en train de crier Ad Mataï (Jusqu’à quand ?) ».

Un événement qui n’aurait pas dû arriver

C’est là tout le sujet : il est arrivé une chose qui, normalement, n’aurait pas dû arriver. Comme le Rabbi l’a dit : puisqu’il s’est marié au mois de Kislev, que Kislev est lié à ‘Hanouka, et que ‘Hanouka est lié à la Délivrance et à la vie éternelle, cela aurait dû être une vie éternelle.

Comment se fait-il qu’une chose pareille soit arrivée ? Le Rabbi explique que c’est certainement pour que cela amène immédiatement le sujet de « Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière ». Le Rabbi a écrit cela dans le discours (Si’ha) du 7 Adar (Zayin Adar).

Notre devoir : sortir de nos limites

Notre devoir (Inyan) est désormais le suivant : chacun doit sortir de ses limites et commencer à accomplir ce que le Rabbi nous demande. C’est aussi simple que cela. Ce n’est pas à nous d’avoir le résultat tout de suite, ce n’est pas notre affaire. Notre affaire, c’est de bouger. Il faut que chacun d’entre nous bouge dans un sens profond.

On ne peut pas dire que l’on peut rester comme on était avant. Peut-être qu’avant le 22 Chevat (Hof Beis Chevat), c’était une époque, mais à partir du 22 Chevat, une nouvelle époque a commencé. C’est un événement qui touche la « Mère » de tout le Klal Israël (la communauté juive). Quand un moment incompréhensible arrive, la seule chose qu’on peut dire, comme le dit le Rabbi, c’est que le but est d’aboutir tout de suite à la résurrection.

Une année différente pour tout le peuple juif

C’est pourquoi, vivant à cette époque, nous ne pouvons pas rester passifs. Chaque personne sait que, D.ieu préserve, lorsque arrive le moment où l’on perd un proche, surtout un père ou une mère, c’est une année tout à fait différente. On se lève pour aller à la Synagogue (Shoul), on dit le Kaddich, on étudie des Michnayot. C’est une année différente, on se sent obligé de faire quelque chose pour le père ou la mère. C’est un sentiment, on le sait.

De la même façon, maintenant qu’une chose pareille est arrivée à tout le Klal Israël, c’est le moment où chacun d’entre nous doit faire quelque chose qui va accélérer la venue de la prophétie « Réveillez-vous et chantez ».

Agir concrètement après le 22 Chevat

C’est notre devoir : chacun doit ajouter dans l’étude de la Torah (dans un chapitre de Michnayot, etc.), ajouter dans les campagnes (Mivtsaïm), il faut faire quelque chose. Quand son âme (Nefech) lui demande : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? Que veux-tu ? », il doit répondre très simplement : « Nous sommes après le 22 Chevat ».

Nous sommes obligés de faire quelque chose pour que cet événement se transforme tout de suite en positif, vers la Délivrance ultime. Combien de temps cela prendra-t-il ? Ce n’est pas notre problème. Notre problème, c’est d’agir.

Aujourd’hui 22 Chevat : « Une bénédiction provenant du Monde de la Vérité »

Aujourd’hui 22 Chevat : « Une bénédiction provenant du Monde de la Vérité »

Aujourd’hui, 22 Chevat, jour de la Hiloula de la Rabbanite ‘Haya Mouchka Schneerson ז״ל, une porte s’ouvre dans le Ciel — et le Rabbi lui-même nous invite à la franchir. Il a promis que la Rabbanite bénirait, depuis le Monde de la Vérité, chaque personne qui soutient les institutions portant son nom : santé, enfants, vie et abondance. C’est aujourd’hui que cette promesse prend tout son sens — et c’est aujourd’hui que chacun d’entre nous peut en devenir le réceptacle.

 

 En ce 22 Chevat, jour de la Hiloula de la Rabbanite, des milliers de Juifs à travers le monde s’unissent pour honorer sa mémoire. Car nous sommes tous ses enfants — et nous avons à la fois le privilège et le devoir de perpétuer son œuvre.

Le Rabbi l’a dit clairement : la Rabbanite ‘Haya Mouchka Schneerson ז״ל, épouse du Rabbi de Loubavitch, bénit depuis le Monde de la Vérité ceux qui soutiennent les institutions portant son nom. Santé, enfants, vie, abondance matérielle — telle est la promesse. Et le Rabbi ne s’est pas contenté de promettre : il a explicitement demandé de les soutenir.

Celle qui considérait chaque ‘Hassid comme son enfant

La Rabbanite incarna un modèle de femme juive par excellence. Elle accomplit tant — avec une discrétion immense, loin des regards, dans l’ombre lumineuse du Rabbi. Elle considérait chaque ‘Hassid comme son propre enfant. Et au cœur même de la douleur de son départ, la première parole du Rabbi fut celle-ci : « A-t-on déjà informé les ‘Hassidim ? »

Ce n’était pas une question administrative. C’était le cri d’un père à ses enfants : votre mère n’est plus là.

De la douleur à la lumière

Le Rabbi refusa de laisser la tristesse sans réponse. Il transforma cette douleur immense en action constructive, appelant à créer des institutions en son nom et en sa mémoire.

C’est ainsi que fut fondé à Jérusalem Or ‘Haya — le centre mondial de la femme juive. Le nom fut choisi par le Rabbi lui-même. Aujourd’hui, Or ‘Haya est un véritable phare de Torah, de foi et de ‘Hassidout, apportant chaque année force et inspiration à des milliers de femmes et de jeunes filles d’Israël et du monde entier.

Or ‘Haya ne perpétue pas seulement un nom. Il réalise une vision : relier chaque femme et chaque jeune fille à la lumière de la Torah et de la ‘Hassidout, donner à chacune la capacité d’être un « flambeau qui éclaire » et de bâtir un foyer juif lumineux.

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Sa Hiloula — notre mérite

Le jour de la Hiloula, le Rabbi demanda d’augmenter les dons aux institutions portant le nom de la Rabbanite, en donnant un multiple de 470 — la valeur numérique de son prénom, ‘Haya Mouchka.

Et il renouvela sa promesse : la Rabbanite, depuis le Monde de la Vérité, bénira ceux qui perpétuent son œuvre. Enfants, santé, vie et subsistance en abondance.

« En ce jour où nous souhaitons remercier la Rabbanite, j’appelle tous les ‘Hassidim ‘Habad et tous ceux qui se sentent proches d’Or ‘Haya à se mobiliser et à prendre part à un don en son honneur », déclare Mme Daniela Golan, fondatrice d’Or ‘Haya.

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À la fois un mérite… et un privilège

Un tirage au sort parmi les donateurs permettra de remporter de magnifiques lots : un dollar du Rabbi, une pièce du Rabbi, ainsi qu’un billet d’avion pour le Rabbi.

Les donateurs de 470 ₪ par mois recevront, sans tirage au sort, un siddour ou un napperon pour les ‘Hallot intégrant un tissu ayant appartenu à la Rabbanite — une bénédiction éternelle au cœur du foyer.

Les donateurs de 470 ₪ pendant 20 mois recevront, sans tirage au sort, une pièce donnée directement de la main du Rabbi — un trésor d’une valeur inestimable.

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Or ‘Haya — un centre vivant au cœur de Jérusalem

Or ‘Haya est bien plus qu’un centre d’étude. C’est une source de force pour la femme juive. Depuis sa création, il accueille des milliers de femmes et de jeunes filles, de 18 à 90 ans, de tous horizons, leur donnant les outils pour fonder des foyers de Torah et de fierté juive.

Des centaines de cours de Torah y sont dispensés chaque année, rassemblant des milliers de femmes chaque mois. Un institut dédié aux Baalot Téchouva propose étude approfondie, développement personnel et préparation au mariage. Un pôle spécifique accompagne les jeunes femmes russophones immigrées seules en Israël, avec soutien professionnel et aide dans leurs Chidou’him et leur vie familiale. Le Séminaire ‘Haya Mouchka offre un cadre chaleureux pour jeunes filles d’Israël et de l’étranger. Et chaque année, de grandes conférences nationales rassemblent des milliers de participantes — dont le rassemblement central du 22 Chevat au Binyanei HaOuma à Jérusalem.

La Rabbanite n’a pas eu d’enfants biologiques. Mais aujourd’hui, des milliers de femmes étudient, grandissent et rayonnent en son mérite. Chaque jour, à Or ‘Haya, sa vision se réalise.

Accomplissez la demande personnelle du Rabbi. Soutenez le centre mondial de la femme juive qui porte son nom. Le 22 Chevat, c’est aujourd’hui — ajoutons de la lumière en son honneur.

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Nouveaux témoignages inédits sur la Rabbanit Haya Mouchka

Nouveaux témoignages inédits sur la Rabbanit Haya Mouchka

 

Un recueil de nouvelles histoires sur la personnalité sainte et extraordinaire de la Rabbanit Haya Mouchka, à l’occasion ddu 22 Chevat 5785 | Présenté par le Rav Yossef Its’hak Grünberg, émissaire du Rabbi en Alaska et rédacteur en chef du livre ‘Yemei Bereshit’

 

À l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, le 22 Chevat, nous présentons un recueil de nouvelles histoires sur la personnalité unique et extraordinaire de la Rabbanit, une femme d’exception, d’une stature bien au-dessus de la moyenne, des histoires spéciales qui expriment sa haute intelligence, sa sainteté, sa sagesse et sa perspicacité, ses nobles qualités, son dévouement pour le Rabbi, le hassidisme et les hassidim, son humilité et sa discrétion, sa sollicitude envers les émissaires et les hassidim comme une mère, ainsi que les bénédictions et miracles qu’elle accomplissait.

« Depuis le 10 Chevat, à part le Père, personne n’a d’autorité sur lui »

Le Rav Its’hak Wolf raconte, au nom du Rav Meir Plotkin, que durant la nuit de Chemini Atzeret 1977, lorsque le Rabbi subit une grave crise cardiaque au milieu des Hakafot, le secrétaire Rav Berel Junik courut à la maison du Rabbi pour informer la Rabbanit.

La Rabbanit arriva immédiatement au 770 et entra dans l’antichambre inférieure où se tenaient les secrétaires et les proches. Elle fit signe de la main pour que tous s’écartent et s’adressa à R. Zalman Gurary, ami de la maison du Rabbi, pour discuter de l’état de santé. R. Zalman lui demanda quel avait été l’emploi du temps du Rabbi ce jour-là, et elle répondit que le Rabbi avait pris quelque chose le matin et qu’après la prière de Chaharit, il était resté toute la journée près de la Souccah à distribuer du « lekach ». Juste avant Minha, le Rabbi était rentré à la maison et avait pris une légère collation. Lorsqu’elle voulut préparer le repas de Hochana Rabba pour le Rabbi, ce dernier répondit qu’il était déjà tard, que la voiture l’attendait et qu’il devait partir immédiatement pour Minha. Ainsi, le Rabbi n’avait pas pris un seul repas complet de toute la journée.

R. Zalman s’exclama avec stupéfaction : « Comment avez-vous pu le laisser quitter la maison sans manger un repas ? » La Rabbanit répondit : « Depuis le 10 Chevat, à part le Père (le Rabbi précédent), personne n’a d’autorité sur lui ! »

« Y a-t-il un petit Sefer Torah pour le Rabbi ? »

À ce sujet, il convient de mentionner le témoignage du secrétaire R. Mendel Notik sur les propos que lui tint la Rabbanit ce même jour de Hochana Rabba 1977 :

La veille de Chemini Atzeret, la Rabbanit lui demanda soudainement si, lorsque le Rashag (Rav Shmaryahu Gurary) dansait avec le Rabbi pendant les Hakafot, on lui donnait un petit Sefer Torah. Il répondit par l’affirmative. Elle poursuivit en demandant, comme en passant, s’il y avait également un petit Sefer Torah pour le Rabbi lors de sa propre Hakafa. Il répondit à nouveau que certainement, et que c’était la coutume depuis des années que le Rabbi danse avec un petit Sefer Torah.

Mais la Rabbanit n’était pas rassurée, et il se souvient qu’elle demanda à nouveau à Rav Groner de s’assurer que le Rabbi danserait bien avec un petit Sefer Torah…

« Il n’a pas dormi de toute la semaine, que voulez-vous de lui ? »

Le Rav Its’hak Wolf raconte au nom de son père qu’au début des années 1950 (vers 1956 ou 1957), il voyagea une fois de Montréal pour passer Tishrei avec le Rabbi. Comme c’était la coutume, après Simhat Torah, le Rabbi recevait tous les visiteurs en audiences privées pendant plusieurs nuits.

Lors de la deuxième nuit d’audiences après Simhat Torah, il attendait dans l’antichambre pour son tour, quand soudain la Rabbanit descendit du deuxième étage et dit : « Il n’a pas dormi depuis une semaine entière (comme on le sait, le Rabbi restait éveillé toutes les nuits de Souccot), que voulez-vous de lui ? Laissez-le tranquille. » Toute la foule qui attendait une audience quitta alors l’antichambre et rentra à la maison. (Il semble que ce fut un cas exceptionnel où le Rabbi ne se sentait pas bien cette année-là, et seule la Rabbanit le savait, car toutes les autres années, le Rabbi recevait en audience pendant six ou sept nuits après Simhat Torah, jusqu’à ce que tous les visiteurs aient eu leur audience).

« Elle maîtrise parfaitement le Choulhan Aroukh de l’Admour Hazaken »

La Chlou’ha Mme Bibi Deren raconte avoir entendu de son grand-père, le célèbre hassid Rav Shlomo Aharon Kazarnovsky, qu’il disait à sa famille à propos de la Rabbanit Tsadkanit Mme Chaya Mouchka : « Elle maîtrise parfaitement le Choulhan Aroukh de l’Admour Hazaken » (le code de loi juive compilé par le premier Rabbi de Loubavitch).

« Le Rabbi demande d’acheter une perruque dans le magasin luxueux où la Rabbanit achetait quand elle était à Paris »

En 1947, lorsque le Rabbi se rendit en France pour ramener sa mère, la Rabbanit Chana, il passa environ trois mois à Paris jusqu’à ce que tous les documents officiels soient arrangés. Pendant toute cette période, Mme Teibel Lipsker était celle qui cuisinait pour le Rabbi, et son mari, R. Yankel Lipsker, apportait la nourriture à l’hôtel et la déposait dans la chambre du Rabbi.

Une fois, lors d’une conversation entre le Rabbi et R. Yankel concernant l’état du judaïsme à Paris en général et celui des hassidim de Habad en particulier, le Rabbi lui dit qu’il serait bon d’acheter une belle perruque pour son épouse, Mme Lipsker, afin de montrer la voie aux femmes qui avaient honte de porter une couverture de tête dans un pays moderne comme la France, qu’il était possible de porter une belle perruque et ainsi couvrir les cheveux.

Le Rabbi lui donna l’adresse d’un magasin de perruques à Paris et dit : « L’endroit où ma femme allait », c’est-à-dire le magasin où la Rabbanit achetait ses perruques lors du séjour du Rabbi et de la Rabbanit à Paris dans les années 1940.

Le Rabbi ajouta que bien que ce soit un magasin luxueux et que les perruques y soient très chères, cela en valait vraiment la peine car les perruques y étaient très belles, et cela influencerait les femmes juives en France et aussi certaines des femmes de Habad, pour qui c’était devenu une grande épreuve de porter un foulard en arrivant dans un pays moderne comme la France, qu’elles seraient certainement heureuses de porter une belle perruque.

« La Rabbanit nous parlait de la fenêtre en portant un foulard qui couvrait tout son front jusqu’aux yeux »

Depuis la visite de 1947, la famille Lipsker était proche de la Rabbanit et eut le privilège de fréquenter sa maison. Le Chliah Rav Mendel (fils de R. Aharon) Lipsker raconte qu’à l’âge de 11 ans, il alla une fois avec sa sœur, sur la demande de son père, à la maison du Rabbi pour apporter quelque chose à la Rabbanit.

Ils frappèrent à la porte mais la Rabbanit ne répondit pas. Ils attendirent et frappèrent de nouveau à la porte, et elle ne répondit toujours pas. Soudain, ils entendirent la fenêtre s’ouvrir et virent la Rabbanit comme ils ne l’avaient jamais vue auparavant. La Rabbanit portait un foulard qui couvrait tout son front jusqu’aux yeux. La Rabbanit s’excusa et dit qu’elle n’était pas habillée pour recevoir des visiteurs et qu’ils devraient revenir dans environ une heure. Quand ils revinrent, la Rabbanit était habillée avec sa perruque comme à son habitude.

« On parle de bitoul, bitoul, mais quand il s’agit de soi-même, rien » – La Rabbanit réprimande les étudiants dans un style similaire à celui du Rabbi

Le Rav Yehuda Gurvitz raconte que jusqu’en 1971, le Rabbi et la Rabbanit célébraient le Seder de Pessah à l’étage supérieur du 770, dans l’appartement du Rabbi précédent.

À Pessah 1968 (ou 1969), il y eut de terribles bousculades. Les étudiants entrèrent au Seder sans permission, se poussant de tous côtés. Ils grimpèrent par les fenêtres, entrèrent par la cuisine, sautèrent sur les meubles et les cassèrent, créant un désordre énorme.

La Rabbanit s’approcha des étudiants et les réprimanda en disant : « On parle de bitoul, bitoul, mais quand il s’agit de soi-même, rien » (signifiant que l’étude de l’humilité et de l’abnégation dans les textes hassidiques ne se reflétait pas dans leur comportement).

Il convient de noter que ce style de réprimande de la Rabbanit ressemble étonnamment au style de réprimande du Rabbi dans sa lettre bien connue du 15 Menahem Av 1951, dans laquelle le Rabbi réprimande l’un des étudiants qui avait un problème médical et craignait beaucoup pour son sort, en lui écrivant :
« On étudie, on étudie – mais quand il s’agit de passer à l’action, où est la confiance ? »

« Même pendant l’année, vous n’étudiez pas si intensément »

Le Rav Noah Holtzman raconte que lors d’une visite chez la Rabbanit avec son frère, le Chliah Rav Its’hak Holtzman (en 1982 ou 1983), son frère dit à la Rabbanit qu’il était heureux que l’été approche et que tous allaient devenir moniteurs dans les colonies de vacances, ce qui leur permettrait de « se rafraîchir un peu ». À cela, la Rabbanit répondit : « Même pendant toute l’année, vous n’étudiez pas si intensément », suggérant qu’elle ne voyait pas vraiment la nécessité de « se rafraîchir ».

« J’ai entendu dire que le nigoun ‘Bekha Hashem Hassiti’ est particulièrement spécial »

Le célèbre hazzan Rav Moshe Teleshevsky raconte qu’après le farbrengen du 11 Nissan 1972, la Rabbanit Tsadkanit lui demanda le disque du nigoun ‘Bekha Hashem Hassiti’ qui avait été chanté lors du farbrengen, en disant « qu’elle avait entendu que c’était un nigoun particulièrement spécial… »

« Mon mari aime beaucoup de Skhakh »

Le Rav Leibel Turk raconte que lorsqu’il était étudiant, on lui demanda une fois, ainsi qu’à d’autres étudiants, d’aider à construire la Souccah du Rabbi et à placer le Skhakh sur le toit. Pendant qu’ils se tenaient sur l’échelle à l’extérieur de la Souccah pour disposer le Skhakh, la Rabbanit sortit avec un balai et entra dans la Souccah. Elle leva le balai de l’intérieur et, partout où elle voyait des espaces, elle leur indiquait d’ajouter plus de Skhakh, en disant : « Mon mari aime beaucoup de Skhakh ».

« Et elle en a détourné beaucoup du péché – le jeune garçon de Russie soviétique qui revint à la pratique et devint un hassid, grâce à la valise de la Rabbanit »

Hirshel Friedman raconte :
Ma grand-tante, Mme Leah (Elizabeth) Yehilovich (qui vécut longtemps et qui, en 2021, avait 96 ans), eut le privilège de travailler dans la maison du Rabbi et de la Rabbanit, ce qui créa un lien étroit entre eux.
La Rabbanit montra beaucoup d’empathie envers ma tante qui avait perdu toute sa famille dans la Shoah (comme on le sait, la Rabbanit avait également perdu sa sœur, la Rabbanit Sheina, dans la Shoah).

En 1987, lorsque les voyages vers l’Union soviétique devinrent un peu moins compliqués, notre tante voulait beaucoup nous rendre visite en Russie, dans la ville de Gomel (ou Homel en yiddish), après ne pas avoir vu mes parents et mes grands-parents pendant des décennies.

Lorsque ma tante parla à la Rabbanit de son projet de voyage en Russie, la Rabbanit lui proposa d’emporter des livres de judaïsme en Russie. Ma tante craignait naturellement d’emporter des livres juifs car c’était encore un peu dangereux, mais la Rabbanit lui dit que puisque son mari, le Rabbi, essayait toujours d’envoyer de la littérature juive aux Juifs en Russie, ce qui ne se faisait généralement pas de manière particulièrement légale, ici c’était une excellente occasion, car ma tante était une touriste légale et pouvait emporter tout ce qu’elle voulait et le donner à sa famille.

En tant qu’enfant de treize ans, j’étais très excité et attendais avec impatience l’arrivée de ma tante américaine, car dans mon esprit adolescent, je pensais qu’elle m’apporterait des baskets ou un jean américain, et je serais l’enfant le plus cool de mon école.

Le jour de son arrivée, nous sommes allés l’accueillir à l’aéroport et l’avons vue sortir avec des valises et encore des valises. Bien sûr, j’étais convaincu qu’elles étaient pleines de cadeaux pour moi, et que je serais sous les projecteurs parmi mes amis grâce à toutes ces bonnes choses américaines qu’elle m’avait apportées.

Quand nous sommes arrivés chez mes grands-parents, elle m’a effectivement remis une grande valise qu’elle avait apportée pour moi. Avec beaucoup d’excitation, j’ai ouvert la valise et j’ai été surpris d’y trouver des dizaines de livres saints. Il y avait le siddour Tehillat Hashem et la Haggadah de Pessah en russe, ainsi que de nombreuses brochures et magazines de F.R.E.E. sur la cacherout, les mezouzot et beaucoup d’autres sujets de judaïsme.

À vrai dire, ces livres ont suscité beaucoup d’intérêt chez moi, et j’ai vite oublié le jean et les baskets.

Bien que j’aie grandi dans un pays communiste où s’engager dans le judaïsme était dangereux, notre famille était très traditionnelle. Mon grand-père avait des siddourim et d’autres livres juifs chez lui, mais ils étaient tous en hébreu, donc je ne comprenais pas ce qui y était écrit. Maintenant, j’avais un siddour et d’autres livres juifs avec une traduction et des instructions en russe, ce qui me permettait d’apprécier la signification des mots que je disais et m’éclairait sur de nombreux domaines du judaïsme.

Cela a eu un impact énorme sur moi, car en fait, j’ai fait ma propre ‘éducation’ au judaïsme, car rien n’était accessible pour moi. Avec mon nouveau siddour, j’ai lu toutes les notes très sérieusement, dans quelles parties de la prière il fallait se tenir debout et où on pouvait s’asseoir. Et j’ai agi exactement comme indiqué dans les instructions. Avec le temps, j’ai appris et suis devenu assez familier avec le judaïsme.

Et en effet, grâce à cette valise de livres que la Rabbanit Tsadkanit avait persuadé ma tante de m’apporter, quand nous avons quitté la Russie et sommes arrivés à New York deux ans plus tard en 1989, j’ai eu envie d’aller étudier dans une yeshiva, et grâce aux livres que j’avais en Russie, je n’étais pas à un niveau trop bas par rapport à ma classe d’âge à la yeshiva Loubavitch d’Ocean Parkway. En conséquence, je me suis bien adapté à la yeshiva.

À ce stade, j’ai fait personnellement la connaissance des frères Okunov, qui m’ont beaucoup aidé, moi et ma famille, et je suis devenu un hassid ordinaire.

En effet, la Rabbanit Tsadkanit m’a atteint depuis une distance de dix mille miles, et le reste est de l’histoire !

Et elle en a détourné beaucoup du péché – l’histoire nous éclaire sur la vision à long terme de la Rabbanit qui a allumé l’étincelle juive d’un jeune garçon en Russie qui est devenu un hassid ordinaire seulement deux ans après le décès de la Rabbanit Tsadkanit, comme l’a dit le Rabbi à propos de la Rabbanit qui est dans l’état de ‘Tsaddik qui est parti’ mais qui continue à agir ici dans notre monde et d’une manière ‘plus grande que de son vivant’.

 

 

22 Chevat : Hilloula de la Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson (1901-1988), l’épouse du Rabbi de Loubavitch

22 Chevat : Hilloula de la Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson (1901-1988), l’épouse du Rabbi de Loubavitch

La Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson est née à Babinovitch, à côté de la ville russe « Loubavitch », un Chabbat, le 25 du mois de Adar en 1901. Elle a quitté ce monde le 22 Chevat 1988.

Elle était la seconde des trois filles du sixième Rabbi de Loubavitch, le Rabbi Yossef Yts’hak et de son épouse la Rebbetztin Ne’hama Dina Schneerson.
Quand elle est née, son grand-père, le cinquième Rabbi de Loubavitch, le Rabbi Chalom Dov Ber, qui était à l’étranger, télégraphia au Rayats et lui demanda de nommer sa fille « ‘Haya Mouchka », sur le nom de la épouse du Tséma’h Tsedek.
Durant la première guerre mondiale, en automne 1915, la Rebbetztin et sa famille voyagèrent à Loubavitch et s’installèrent à Rostov.
Lorsqu’ils étaient à Rostov, le Rabbi Rachab tomba malade et, la Rebbetztin ‘Haya Mouchka, alors âgée de 19 ans, s’occupa de lui affectueusement et passa ses nuits à ses côtés.

Avant sa disparition en 1920, le Rabbi Shalom Dov Ber la bénit.
Durant les dures années du communisme, où son père le Rabbi Yossef Yts’hak menait une lutte héroïque, elle était toujours à ses côtés. D’ailleurs son père l’impliquait énormément dans son travail.
Jusqu’à Kastroma où il a été envoyé en exil, elle le suivi. Avant de quitter la Russie en 1927, elle s’engaga à épouser Rabbi Mena’hem Mendel Scheerson. Elle se maria un an plus tard, le 14 Kislev 1928, à Varsovie.
A propos de ce jour bénit le Rabbi dira 25 ans plus tard : « C’est ce jour que je me suis lié à vous (les hassidim) et vous à moi » .
Après leur mariage, ils vécurent à Berlin jusqu’en 1933, puis à Paris. En mai 1940, ils quittèrent Nice.
Au cours d’un bombardement, elle poussa un juif à terre, lui sauvant ainsi la vie. Plus tard, en racontant cette histoire, elle dit : « C’est vrai que je lui ai sauvé la vie mais, pousser un autre juif nécessite une Téchouva ».

Extraits du livre de Malka Schwartz sur la Rabbanit ‘Haya Mouchka à paraître prochainement. 
Celui-ci sera disponible en français, en espagnol et en russe, B »H.
Malka Schwartz est l’auteur de quatre autres publications sur les Rabbanits ‘Habad. Aux Etats-Unis, les Nashei ‘Habad de Crown Heights ainsi que de nombreuses shlu’hot à travers le pays ont fièrement offert ses livres aux participantes de leurs conventions et différents évènements. Ce livre a été revu par Michoel Seligson et traduit en français par Mme Katy Allouche.

 

Quelle est la différence entre la Braha du Rabbi et celle de la Rebbetsin ?

Le premier mot de la bénédiction des cohanim, « koh » (« ainsi », vous bénirez les enfants d’Israël1) s’écrit en hébreu avec les lettres kaf, hé, כ »ה, qui est aussi une manière de désigner le vingt-cinquième jour du mois.

Le 25 Adar 5736 (au printemps 1976), précisément le jour de son anniversaire, la Rebbetsin ‘Haya Moussia dînait avec le Rabbi dans leur appartement de Président Street, à New York, lorsqu’on sonna à l’entrée.  Leur intendant, le rav ’Hessed Halberstam ouvrit la porte et réceptionna un beau bouquet offert à la Rebbetsin par l’organisation féminine « Néchei H’abad » ; ce bouquet était accompagné d’une lettre contenant des demandes de bénédictions.

Le rav Halberstam donna les fleurs à la Rebbetsin et la lettre au Rabbi. Le Rabbi refusa de prendre la lettre en affirmant qu’elle était destinée à sa femme. Le rav Halberstam insista alors en soulignant : « Cette lettre est pourtant bien pour le Rabbi, car elle contient des demandes de bénédictions » mais le Rabbi lui répondit : « Elle aussi peut bénir. »

Le rav Halberstam remit donc la lettre dans les saintes mains de la Rebbetsin, pensant dans son for intérieur que, de toute façon, c’est par le zékhout du Rabbi, par son mérite, que la Rebbetsin peut donner des bénédictions. Le Rabbi, lisant dans ses pensées, lui rétorqua: « Mon épouse est capable de bénir par son propre mérite ».

Le rav Halberstam se demanda : « Quelle est donc la différence entre la Bra’ha du Rabbi et celle de la Rebbetsin ? ». Dès lors, s’engagea un dialogue :
Le Rabbi : « As-tu étudié Dérekh Mitsvotekha ?
Le rav Halberstam : « Oui ».
Le Rabbi : « Quel chapitre? »
Le rav Halberstam : “Celui concernant la mitsva de la téfilla ».
Le Rabbi : « Tu dois sûrement savoir la différence qui existe entre le niveau immanent de D-ieu, mémalei kol almin et le niveau transcendant de sovev kol almin. Les bénédictions que je donne tirent leur origine du premier niveau mémalei kol almin, ce qui signifie que la personne doit aussi agir par elle-même afin que la Bra’ha se réalise. En revanche, lorsque la Rebbetsin gratifie un être de sa Bra’ha, la Bra’ha se réalise automatiquement, même s’il ne fait rien pour cela, car elle procède du second niveau sovev kol almin. »

Cette capacité de la Rebbetsin à prodiguer des bénédictions ne fut révélée qu’à une poignée de gens. Lors du dernier discours que nous avons eu le mérite d’entendre du Rabbi le jour du yahrzeit de la Rebbetsin, il associa sa disparition au verset : Par ton intermédiaire, Israël sera béni, une allusion directe au fait que la Rebbetsin Haya Moushka était elle-même une source de bénédictions.

Quelques jours plus tard, le Rabbi ajouta : « Le 25 du mois est relié à l’octroi de toutes formes de bénédictions pour les juifs. »

Et les vivants doivent la prendre à  cœur : le Rabbi revint plusieurs fois sur ce verset après la disparition de la Rebbetsin. Il voulait ainsi nous encourager à l’imiter dans nos propres vies. À nous par conséquent de savoir embrasser les différents sens du mot « bénédiction » et de les utiliser pour enrichir notre existence et celle des autres. Rapprochons ainsi nos cœurs au travers de la mitsva d’aimer son prochain, tel que l’amour de la Torah et de Hashem nous y entraînent ; n’est-ce pas là la quintessence de la ‘hassidout ?

22 Chevat – Yortzait de la Rebbetzin Haya Mouchka : Ses accomplissements, ses qualités de coeur et ses enseignements

22 Chevat – Yortzait de la Rebbetzin Haya Mouchka : Ses accomplissements, ses qualités de coeur et ses enseignements

“A mon avis, toute éloge est trop pauvre pour exprimer sa valeur.
D.ieu seul sait à quel point elle est grande”
(Réponse du Rabbi a une personne qui fit les éloges de la Rebbetzin)

 

Quelques récits, pour la plupart inédits, qui préciseront l’image de la fille et de l’épouse d’un Rabbi, de ses accomplissements, de ses qualités de coeur et des enseignements qu’elle délivre ainsi à chacun de nous.

Elle s’appellera ‘Haya Moushka et elle sera en tout point identique à son arrière-grand-mère, la Rabbanit 

Je vous ai adressé un télégramme pour vous demander, si vous ne lui avaez pas encore donné de nom, de l’appeler ‘Haya Moushka. Il me semble qu’il doit effectivement en être ainsi.
Je vous adresse mes voeux de Mazal Tov pour le nom donné à notre petite-fille, votre fille, qui a été appelée ‘Haya Moushka.
Puisse D.ieu faire qu’elle ait de longs jours, des années bonnes et agréables, qu’elle craigne D.ieu sincèrement et qu’elle soit, en tout point, identique à son arrière grand-mère, la Rabbanit, dont elle porte le nom.

(Lettres de Rabbi Chalom Dov Ber, tome 3, pages 219, 227 et 237) (Lire la suite)

Sa fille ‘Haya Moushka resta réveillée toute la nuit

Le Echkavta de Rabbi décrit, en ces termes, les derniers jours dans ce monde de Rabbi Chalom Dov Ber: “Rabbi Yossef Its’hak et les membres de sa famille étaient allés dormir, à l’exception de sa fille, ‘Haya Moushka, qui resta réveillée toute la nuit.
Moi-même, je suis parti me coucher, dans l’une des chambres. Au milieu de la nuit, vers deux heures du matin, mon sommeil fut troublé par un bruit, dans la maison. Je me suis habillé et je suis sorti de la chambre. Moushka se déplaçait rapidement dans la maison, tenant à la main un verre de lait.
Je lui ai demandé ce qui se passait et pour qui était ce lait. Elle m’a répondu qu’il était destiné à son grand-père, Rabbi Chalom Dov Ber, lequel ne se sentait pas bien.

(Echkavta de Rabbi, page 13) 

En exil à Castroma 

En 5687 (1927), Rabbi Yossef Its’hak fut exilé à Castroma. C’est précisément à sa seconde fille, la Rabbanit, qu’il demanda de l’accompagner.
Dans l’une de ses lettres, Rabbi Yossef Its’hak décrit son départ pour Castroma en ces termes: “A huit heures, j’ai pris congé des membres de ma famille, à Leningrad. Une grande
foule s’était réunie à la gare et le voyage commença. Ma fille ‘Haya Moussya m’accompagna.” On raconte que Rabbi Yossef Its’hak expliqua, à l’époque, qu’elle seule était apte à le faire.

(Lettres de Rabbi Yossef Its’hak, tome 2, page 66)  

Visite au tombeau de Rabbi Chalom Dov Ber 

Un mois avant de quitter la Russie, le 15 Elloul 5687 (1927), Rabbi Yossef Its’hak visita le saint tombeau de son père, à Rostov. De fait, il s’y rendait pour la dernière fois. La seule qui ’accompagna, durant ce voyage, fut sa fille, la Rabbanit, vraisemblablement parce que, étant fiancée, elle se préparait alors à son mariage.
Le Rav Raphaël Na’hman Cohen, qui eut le mérite d’être, à l’époque, au service du Rabbi, raconte: “Sa fille, la Rabbanit Moussya, l’accompagna à Rostov, près du tombeau de Rabbi
Chalom Dov Ber. Dans chaque banquette de train, il y avait deux places assises. Rabbi Yossef Its’hak et sa fille se trouvaient alors sur la même banquette.
A l’époque, les ‘Hassidim se demandèrent pourquoi était-ce précisément la Rabbanit Moussya qui l’accompagnait. Ils expliquèrent que celle-ci se préparait à son mariage, pendant cette période. Quelques jours avant le décès de Rabbi Yossef Its’hak
Le mercredi 7 Chevat 5710 (1950), quelques jours avant son décès, le Rabbi dit à sa fille, la Rabbanit Moushka: “Le moment est venu de se retirer de l’action communautaire.”
Ou bien, selon une autre version: “Il convient de cesser l’action communautaire. Il faut se reposer.”
On raconte qu’elle fut très satisfaite de ses paroles. Elle pensa, en effet, que le Rabbi allait prendre un peu de repos.

(Yemeï Béréchit, page 82) 

Lorsque le Rabbi succéda à son beau-père 

Quand Rabbi Yossef Its’hak quitta ce monde, des ‘Hassidim demandèrent au Rabbi de lui succéder. Comme on le sait, le Rabbi émit tout d’abord un refus énergique. Celle qui, au final, exerça une influence déterminante, dans ce domaine, fut la Rabbanit. Elle lui dit: “Est-il concevable que l’abnégation dont mon père a fait preuve pendant trente ans
ait été inutile, ce qu’à D.ieu ne plaise?”

(Kfar ‘Habad n°748) 

On s’en remet à lui 

Pendant l’hiver 5711 (1950-1951), le Rabbi et la Rabbanit habitaient encore au 346 de la rue New York. L’un de ceux qui étaient proches d’eux raconta ce qui se passa, quand il leur rendit visite, un jour de l’hiver 5711 (1950-1951): “Je suis entré dans la maison et j’ai vu de nombreux livres, sur la table du salon. Quelques uns étaient ouverts, d’autres fermés. Il y avait aussi un grand nombre de lettres, sur cette table. La Rabbanit, me remarquant, se tourna vers moi et me dit: ‘Moi, je ne lis pas les lettres que l’on adresse à mon mari. On s’en remet à lui. Je ne veux pas savoir ce qu’ils lui écrivent’.”

(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1263)

Les honneurs sont, pour moi, dénués de tout intérêt 

En tant que Rabbanit de Loubavitch, elle aurait pu recevoir des honneurs royaux, si elle avait accepté de paraître en public et de prendre part aux réunions des femmes et jeunes filles ‘Habad. Mais, il ne lui vint jamais à l’esprit de le faire.
Une fois, répondant à quelqu’un qui était venu lui rendre visite, elle dit: “Croyez-moi, je me passe des honneurs. Ils sont, pour moi, dénués de tout intérêt.”
Je le regarde et je sens que je suis liée à la famille Une fois, au cours d’une discussion, elle dit: “Nous possédons un plateau du Tséma’h Tsédek que Horenstein nous a fait cadeau.
Mais, je ne m’en suis jamais servi pour y placer les bougies avant de les allumer, à la veille du Chabbat. Comment moi, une simple femme, pourrais-je utiliser de tels objets?
En fait, je me contente de le regarder et, de la sorte, je sens que je suis liée à la famille”.

(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1254) 

Le conseil qui sauva une vie 

La Rabbanit raconta: “Une fois, je me promenais au bord de la mer, à Nice. Soudain, une femme juive, épouse d’un Rav de Belgique, m’aborda. Je lui demandai: ‘Que faites-vous là?’
Elle me répondit qu’elle attendait son mari, lequel était aller se baigner. Il s’était éloigné de la plage centrale et avait déposé ses vêtements sur le côté.
Soudain, nous avons aperçu des Allemands qui se dirigeaient vers nous. A l’époque, ceux-ci n’avaient pas encore conquis la ville de Nice. Néanmoins, ils y inspiraient la crainte. En fait, c’était avant tout son mari qui courrait un danger, car le fait qu’il était juif apparaissait à l’évidence. Nous ne savions que faire. Soudain, j’ai eu une idée. J’ai été voir le maître nageur et lui ait dit, en français: ‘Ne voit-on pas une tête qui émerge, là-bas, au loin?’
Pendant qu’il observait, je lui indiquai, en allusion, qu’il était préférable que les Allemands ne voient pas cet homme. Le maître nageur comprit mon allusion, prit sa barque de sauveteur et partit “sauver” celui qui se “noyait”. Concrètement, il saisit ce Juif et le conduisit à bonne distance de la côte.
Entre temps, les Allemands s’approchèrent et observèrent ce qui se passait. Ils ne firent pas attention à moi, ni à l’autre femme. Peut-être ne recherchaient-ils pas de femmes. En revanche, ils s’aperçurent qu’il y avait un Juif avec le maître nageur, dans la barque, mais virent que celui-ci était déjà loin. Ils s’en allèrent donc.
Le maître nageur déposa le Rav dans un endroit éloigné, lui permit de mettre ses vêtements et lui fit regagner la côte, pendant la nuit. Par la suite, le Rav rentra chez lui et une nfant, l’une de leurs filles, vint me dire qu’il n’y avait plus lieu de s’inquiéter, car il se trouvait chez lui et tout allait bien. Néanmoins, je ne me trouvais pas à la maison, lorsqu’elle arriva, car j’étais alors partie chercher du lait surveillé.”

 

 

Techouva sur une faute datant de l’époque de la France 

Dans des circonstances exceptionnelles, la Rabbanit rapporta elle-même le récit suivant. Pendant les dix jours de Techouva, elle expliquait à un enfant la nécessité de se repentir, en cette période lorsque celui-ci la questionna, naïvement: “Rabbanit, vous-même n’avez sûrement nul besoin de la Techouva.”
La Rabbanit médita, durant quelques minutes, puis elle lui répondit qu’elle devait elle-même avoir recours à la Techouva. L’enfant s’en étonna et elle raconta alors: Une fois, à la veille du départ de Paris du Rabbi et de la Rabbanit, il y eut un grand bombardement et tous fuyaient donc, dans tous les sens, afin de se mettre à l’abri. Le Rabbi et la Rabbanit le firent également. De façon générale, chacun emportait avec lui un peu de nourriture. Le Rabbi, en revanche, prit son Talith, ses Tefilin et ses manuscrits.
En chemin, la Rabbanit observa un avion qui, les survolant, lâcha une bombe. Mais, un homme, se tenant près d’elle, poursuivit son chemin, sans voir ce qui se passait.
La Rabbanit se dit alors que, s’il ne se couchait pas aussitôt à terre, l’homme risquait d’être atteint par cette bombe ou par ses débris. Réagissant très rapidement, elle le poussa de côté, de toutes ses forces. Par la suite, il s’avéra qu’elle lui avait ainsi sauvé la vie.
Achevant son récit, la Rabbanit conclut, avec la grandeur d’âme qui la caractérisait: “Certes, ce Juif a été sauvé du bombardement, mais je l’ai poussé et, lorsque l’on
agit ainsi, on doit avoir recours à la Techouva.”

Mon père me l’a enseigné 

L’un de ceux qui était au service de la Rabbanit raconta: “Lors d’un déplacement avec la Rabbanit, nous sommes parvenus devant une artère fermée à la circulation. Un panneau indiquait un itinéraire détourné. Nous l’avons emprunté et là, nous avons vu, sur le coin de la rue, une voiture de police et un camion. Dans la cour, en face, il y avait des meubles et des affaires personnelles.
Nous avons poursuivi notre chemin, sur quelques dizaines de mètres, puis, la Rabbanit m’a demandé de faire demi-tour. Je lui en ai demandé la raison. Elle m’a considéré pendant quelques instants, puis m’a dit: ‘Mon père m’a enseigné que tout est effet de la divine Providence. Cette rue était fermée et nous avons donc fait un détour. Là, nous avons vu que quelque chose se passait. Nous devons savoir de quoi il s’agit.’
Nous avons donc rebroussé chemin et nous avons pu voir qu’un couple d’immigrants russes, ayant des enfants, habitait là. Depuis plusieurs mois, cette famille n’avait pas payé son loyer. Le propriétaire de la maison faisait donc exécuter l’ordre d’expulsion qui avait été prononcé par le tribunal. A notre arrivée, tous les membres de la famille se tenaient dans la cour et pleuraient.
La Rabbanit me demanda de rechercher auprès de l’huissier quel était le montant de la dette. J’ai posé la question et l’on m’a répondu qu’il s’agissait de quatre mois de loyer, c’est-à-dire d’une somme conséquente, de plusieurs milliers de dollars.
La Rabbanit prit son chéquier, établit aussitôt un chèque de ce montant, me demanda de le transmettre directement à l’huissier, sans que la famille n’en ait connaissance. Je le lui ai donné et aussitôt, la famille a pu regagner sa maison, sans comprendre pourquoi un changement soudain était intervenu dans leur situation.

Elle peut également donner une bénédiction 

Une fois, les femmes et jeunes filles ‘Habad adressèrent un bouquet de fleurs à la Rabbanit, à l’occasion de son anniversaire. Elles y joignirent une enveloppe, contenant les noms de personnes qui sollicitaient une bénédiction. Le Rav H. S. D. Halbershtam transmit le bouquet à la Rabbanit et l’enveloppe au Rabbi.
Le Rabbi observa l’enveloppe et, y voyant le nom de la Rabbanit, demanda pourquoi on lui apporté un courrier adressé à son épouse. Le Rav Halbershtam répondit qu’il s’agissait d’une liste de personnes sollicitant une bénédiction et le Rabbi, dont le visage devint alors très sérieux, dit: “Hé bien, elle peut également donner une bénédiction.”

(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1267)

 

Vous êtes tous nos enfants 

Une famille vint rendre visite à la Rabbanit, à son domicile. Pendant que celle-ci, se trouvant près de la table, discutait avec les adultes, les enfants se déplaçaient dans la maison. Lorsqu’ils finirent de la visiter, l’un d’entre eux s’adressa naïvement à la Rabbanit et lui demanda: “Où sont vos enfants?” Puis, après un instant de réflexion, il ajouta encore: “Sans doute sont-ils déjà grands et ils ont donc quitté la maison.”
Entendant ces propos, la Rabbanit ne répondit pas immédiatement. Elle plaça d’abord les enfants tout autour de l’endroit où elle était assise. Ensuite, elle désigna de son doigt chacun d’entre eux, puis la fenêtre, donnant vers la rue et dit: “Voyez-vous, toi, toi et toi et tous ceux qui se trouvent là-bas, vous êtes tous nos enfants.”

Notre satisfaction est de savoir que vous êtes satisfait 

Un Rav qui, à l’époque, résidait encore à Paris, rendit visite à la Rabbanit. Il prit congé d’elle en exprimant ses bons voeux et lui dit: “Que le Rabbi soit en bonne santé et qu’il conçoive de nous beaucoup de satisfaction.” La Rabbanit lui répondit: “Notre satisfaction est de savoir que vous êtes satisfait.”

(Atéret Mal’hout) 

Elle avait une personnalité hors du commun 

Le docteur Meïr Chohetman était proche du Rabbi et de la Rabbanit, quand ceuxci se trouvaient à Paris. Il étudiait même la Guemara, chaque jour, avec le Rabbi. Il fit part, en ces termes, de la manière dont il fut impressionné par la Rabbanit: “La Rabbanit Haya Moushka passait la majeure partie de la journée à la maison.
Elle étudiait le français, sans toutefois le faire de manière systématique. Elle accueillait chacun chaleureusement. Elle avait véritablement une personnalité hors du commun. Quiconque lui rendait visite une fois ne ratait pas une occasion de revenir, par la suite.”

(Yemeï Méle’h, tome 1, page 382) 

On les envoie partout

La Rabbanit s’intéressait beaucoup aux accomplissements des émissaires de son mari. Elle éprouvait une profonde admiration pour eux, eu égard à l’abnégation dont ils font preuve pour diffuser le Judaïsme. A chaque occasion, elle évoquait avec ravissement leur esprit de sacrifice. Avec une satisfaction évidente, elle disait: “Ils abandonnent leur famille, s’en vont avec de petits enfants, en faisant don de leur propre personne. Ils se rendent dans les coins les plus isolés de la terre, car on les envoie partout.”

(Kfar ‘Habad n°748)

 

Ses larmes coulèrent 

Une femme rendit visite à la Rabbanit en 5744 (1984). La Rabbanit l’invita à assister à une projection vidéo, montrant l’activité des tanks de Mitsvot, en Terre Sainte.
La Rabbanit fut elle-même particulièrement émue en voyant les émissaires du Rabbi distribuer des bougies de ‘Hanouka et des beignets aux soldats, afin de les réjouir, malgré le froid rigoureux. Elle en fut si émue, si fière, que ses larmes coulèrent sur ses joues.

(Kfar ‘Habad n°748) 

Attachement au Rabbi 

L’un de ceux qui étaient proches de la Rabbanit raconta qu’en 5746 (1985), il se rendit, à la veille de Sim’hat Torah, dans le bâtiment de la bibliothèque, où elle se trouvait alors. Elle lui demanda comment s’était passée la réunion ‘hassidique, au cours de laquelle son mari venait de s’adresser aux ‘Hassidim. Il lui raconta qu’au cours de celle-ci, le Rabbi avait demandé que chacun dise Le’haïm, puis retourne son verre vide.
Sur la table près de laquelle la Rabbanit était assise, il y avait une bouteille. La Rabbanit la saisit aussitôt et la retourna.

(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1266) 

Mon mari a de bonnes idées 

Une femme eut le mérite de rendre visite à la Rabbanit, à de nombreuses reprises. Elle raconta que, de façon générale, celle-ci évitait de parler du Rabbi et de sa grandeur. Pour autant, il était clair qu’elle était fière des initiatives qu’il avait prises dans le but de diffuser le Judaïsme et en fonction desquelles l’action était menée. Cette femme raconte:
“Je me souviens qu’elle m’a demandée, une fois, de quelle manière la création des Tsivot Hachem avait été accueillie, à Londres. Je lui ai répondu que cette initiative avait eu beaucoup de succès. Elle dit alors: ‘Mon mari a de bonnes idées, n’est-ce pas?’”

Une réunion ‘hassidique qui rassasie 

L’un de ceux qui étaient proches de la Rabbanit lui rendit visite après une réunion ‘hassidique qui s’était poursuivie jusqu’à une heure très tardive. La Rabbanit lui proposa de manger et il répondit qu’il n’avait pas faim. La Rabbanit dit aussitôt que cela n’était pas étonnant et elle expliqua: “Une réunion ‘hassidique rassasie.”

(Kfar ‘Habad n°748) 

Mon mari l’a dit 

Une fois, un événement exceptionnel se produisit. Le livreur posa une caisse de légumes devant la porte qui se trouve à l’avant de la maison du Rabbi alors qu’il la mettait, d’ordinaire, devant celle qui est à l’arrière de la maison.
Le soir, le Rabbi rentra à la maison en tenant cette caisse à la main. La Rabbanit s’en aperçut et dit: “Pourquoi la portes-tu toi-même? Natik est là pour cela.” Le Rabbi lui répondit:
“Natik est un Juif comme les autres.” Depuis lors, chaque fois que Natik voulait aider la Rabbanit de manière inhabituelle, la Rabbanit lui répondait: “Mon mari n’a-t-il pas dit que Natik est un Juif comme les autres?”
Une fois, Natik indiqua qu’il se “plaindrait” au Rabbi, car celui-ci, par cette phrase, avait réduit ses possibilités de venir en aide à la Rabbanit. Elle lui répondit par un large sourire mais, à partir de ce jour, elle cessa de lui rappeler les mots du Rabbi.

(Kfar ‘Habad n°748) 

Il faut parler Yiddish 

A différentes occasions, la Rabbanit encouragea plusieurs personnes à s’exprimer en Yiddish. Une fois, elle expliqua à quelqu’un qui venait lui rendre visite à quel point il était important que tous parlent cette langue.
Elle précisa que, durant la guerre, alors que tous fuyaient devant les Allemands, elle côtoya de nombreux Juifs, venant de tous les horizons et de tous les milieux. L’élément unificateur entre eux était alors la langue Yiddish.

Il n’ira pas au 770 

La Rabbanit fit une chute et se cassa le bras. Elle dut alors être plâtrée. Un soir, alors qu’elle souffrait beaucoup, elle appela l’une des femmes desquelles elle était proche et lui demanda d’appeler une infirmière. Mais, il était difficile de le faire, compte tenu de l’heure tardive.
Voyant qu’elle ne recevait pas de réponse, la Rabbanit rappela cette femme, dix minutes plus tard, pour savoir ce qu’il en était. Elle précisa: “Mon mari est près de moi et il dit qu’il n’ira pas au 770, Eastern Parkway, tant qu’une infirmière n’arrivera pas ici. Je sais à quel point il est important pour lui d’être avec les ‘Hassidim et pour les ‘Hassidim d’être avec lui. Je ne souhaite pas qu’il soit retenu ici un instant de plus.”

Il est important pour moi de ne pas lui faire de la peine 

Durant ses derniers jours, la Rabbanit souffrit des yeux. Une fois, je lui ai posé la question suivante: “Des Juifs du monde entier émettent le voeu de recevoir une bénédiction du Rabbi. Comment pouvez-vous ne pas lui en parler?” La réponse de la Rabbanit fut à la fois simple et surprenante: “Il est important pour moi de ne pas lui faire de la peine.”

(Atéret Mal’hout)

 

Vous m’avez fait revivre 

Quelques instants avant de quitter ce monde, elle demanda au Rav Chalom Gansburg de lui apporter un verre d’eau. Il le lui présenta. Elle récita la bénédiction et en but quelques gouttes. Elle dit ensuite: “Chalom, vous m’avez fait revivre. Que D.ieu en fasse de même pour vous.” Mon père le Rabbi, ses livres et tout ce qui lui appartient sont aux ‘Hassidim
L’une des dernières actions réalisées ici-bas par celle qui a quitté ce monde a fait l’objet d’une diffusion et a été connue de tous, y compris des autres nations. Il s’agit de la réponse qu’elle fit, à propos de son père, le Rabbi, mon beau-père, chef de notre génération. Elle dit: “Mon père, le Rabbi, ses livres et tout ce qui lui appartient sont aux ‘Hassidim.”
Par cette réponse, celle qui a quitté ce monde a exprimé, affirmé devant tous que le chef de notre génération, successeur de nos saints maîtres, depuis l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad et le Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout générale, restera le Rabbi pour l’éternité, sans qu’aucune interruption ne soit envisageable, ce qu’à D.ieu ne plaise, jusqu’à la venue de notre juste libérateur.

Mais le fait véritablement nouveau est l’accueil réservé à cette réponse par les autres nations. En effet, c’est sur la base de celle-ci que le verdict a ét rendu, en particulier pour ce qui concerne les livres sacrés. Il a été décidé qu’il en serait effectivement ainsi.
On peut en conclure que le souvenir, nécessaire pour celui qui survit, doit essentiellement porter sur le renforcement et le développement, avec la plus grande ardeur, de cette éternité, de la pérennité de la ‘Hassidout générale, de la ‘Hassidout ‘Habad, de ses maîtres, à chaque époque, jusqu’à la venue de notre juste libérateur, d’une manière évidente pour tous, y compris pour les autres nations.

(Discours du Rabbi, à l’issue du Chabbat Terouma 5748-1988) 

Les enfants qui portent son nom 

Nous avons vu que le souvenir est nécessaire, pour celui qui survit. Chacun doit montrer que “sa descendance est encore en vie”, car, de la sorte, elle-même “est en vie”. Il faut aussi s’inspirer de son comportement et agir comme elle le faisait ellemême, avec abnégation.
Combien plus en est-il ainsi lorsque l’on donne son nom à un enfant. De la sorte, “sa descendance est encore en vie”, au sens le plus littéral, de sorte que elle-même “est en vie”. Et l’enfant qui s’appellera ‘Haya aura une longue vie, de longs jours et de bonnes années.

(Discours du Rabbi, Chabbat Yethro, 22 Chevat 5749-1989) 

Certaines ont eu le mérite que plusieurs filles juives portent leur nom. Et, ces filles donnent un bon exemple, ayant une âme saine dans un corps sain, sans aucune interruption. Elles reçoivent une éducation conforme à l’esprit de celle qui a quitté ce monde, en fonction de ses directives et du modèle qu’elle a elle-même fourni.
En effet, comme on l’a maintes fois souligné, elle a elle-même été éduquée par le chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi.

(Discours du Rabbi, veille du 22 Chevat 5752-1992) 

Une participation de sa part et de la mienne 

Le dimanche 24 Adar, veille de l’anniversaire de la naissance de la Rabbanit, fut posée la première pierre du campus ‘Haya Moushka, dédié à sa mémoire. A la fin de la cérémonie, qui fut particulièrement fastueuse, le Rabbi arriva, à la grande surprise de tous et il transmit au Rav Avraham Chem Tov un montant de quatre cent soixante dix dollars, correspondant à la valeur numérique du nom ‘Haya Moushka.
En lui transmettant ces dollars, le Rabbi dit: “Je me rends près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et j’irai également auprès d’elle. Ce soir, ce sera son anniversaire et ces quatre cent soixante dix dollars sont une participation de sa part et de la mienne. Puisse D.ieu faire que nous ayons de bonnes nouvelles.”

La campagne pour la célébration de l’anniversaire,lancée en l’honneur de la Rabbanit 

Dernièrement, nous avons évoqué, à différentes reprises, la nécessité de se souvenir incombant à celui qui survit. Pour cela, on doit systématiquement rechercher l’implication concrète, l’action, qui est essentielle. Il est donc certain que l’on peut profiter de son anniversaire, lorsque son Mazal est dominant, pour renforcer tout ce qui concerne le Judaïsme, la Torah et ses Mitsvot.
Un point préalable doit être précisé. Ce qui concerne un Juif, à titre personnel, exerce également son influence sur tout le peuple d’Israël et même sur le monde entier. De fait, nos Sages affirment que “chacun est tenu de considérer que le monde fut créé pour lui”. Or, ceci apparaît encore plus clairement pour ce qui concerne son anniversaire, qui est le 25 Adar.
Concrètement, il est donc proposé d’introduire une pratique positive qui, pour celui qui le désire, sera dédiée au mérite et à l’élévation de son âme. Celle-ci concerne le comportement que l’on doit adopter, lors de son anniversaire.
Mon beau-père, le Rabbi, a largement diffusé le comportement qu’il fallait avoir, à cette occasion et qui, dans les générations précédentes, n’était connu que d’une élite: “On doit évoquer ses souvenirs, y méditer, réparer ce qui doit l’être et introduire la Techouva chaque fois que cela est nécessaire”.
De même, on a alors coutume de donner de la Tsedaka, avant les prières de Cha’harit et de Min’ha. Si l’anniversaire est un Chabbat ou bien un jour de fête, on en donnera à la veille de ce jour. On aura aussi une étude de plus de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
En conséquence, il serait judicieux de diffuser encore plus largement ces pratiques parmi tous les Juifs, de leur demander, à l’occasion de leur anniversaire, de prévoir un ajout à l’étude de la Torah, à la prière et à la Tsedaka, qui sont les trois piliers sur lesquels reposent le monde, en général et, en premier lieu, le “petit monde” que constitue la personnalité humaine. Et, l’on prendra la bonne résolution d’intensifier, pendant l’année suivante, son engagement pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.

(Discours du Rabbi, 25 Adar 5748-1988) 

Le fonds ‘Hamech 

Dans la nuit qui suivit l’enterrement de la Rabbanit, le Rabbi appela son secrétaire, le Rav Krinsky et lui demanda, en particulier, de créer au plus vite un fonds de Tsedaka qui porterait le nom de la Rabbanit. Celui-ci fut effectivement créé et nommé “fonds ‘Hamech”, initiales de ‘Haya Moushka Schneerson, dans le but de soutenir les campagnes pour l’allumage des bougies du Chabbat, pour la pureté familiale, pour l’aide au financement des mariages, pour la construction et le développement de bains rituels et pour favoriser l’éducation. Durant les années suivantes, le Rabbi distribua des montants importants, prélevés sur ce fonds, aux institutions ‘Habad, dans le monde entier.
Prenant la parole à l’issue des sept jours du deuil, le Rabbi dit: “Il faut préciser qu’un fonds spécifique a été institué, qui porte le nom de fonds
‘Hamech, d’après les initiales du nom de la défunte, ‘Haya Moushka Schneerson. Certes, le nom de famille semble secondaire. Néanmoins, on le fait apparaître sur différents
actes officiels et les témoins de ces actes, pour raffermir leur rôle, signent également en le mentionnant.
Combien plus doit-il être mentionné, en l’occurrence. Ce nom, en effet, introduit une claire allusion au fondateur de la famille, l’Admour Hazaken, qui s’appelait Chnéor, deux lumières, parce qu’il portait en lui celle de la partie révélée de la Torah et celle de son enseignement profond. De plus, son âme descendait ici-bas pour la première fois, comme le rapportent les notes et les causeries du père de la défunte.
Bien plus, ce nom de famille, mentionnant Chnéor, se termine, en outre, par “son”, le fils, établissant ainsi la filiation avec l’Admour Hazaken. Or, disent nos Sages, un père, dans cinq domaines, confère un mérite à son fils, dès l’instant de sa naissance et ce dernier peut, dès lors, hériter de tout ce que son père possède.”

(Discours du Rabbi, 29 Chevat 5748-1988, à l’issue des sept jours du deuil)

 

 

La force du père se révèle chez la fille plus que chez le fils 

Les condoléances et les bénédictions qui les accompagnent ont été présentées pour la fille du chef de notre génération. Or, disent nos Sages, “lorsque l’homme ensemence le premier, l’enfant qui naît est une fille”. Ainsi, la force du père se révèle chez la fille plus que chez le fils. En l’occurrence, le chef de notre génération est le successeur de tous ceux qui l’ont précédé, depuis l’Admour Hazaken et le Baal Chem Tov. Ainsi, aux bénédictions que le Saint béni soit-Il accorde et qui se révèlent grâce aux bons voeux signifiés lorsque l’on a consolé les endeuillés, s’ajoutent les mérites et les vertus spécifiques de la défunte, celle de la fille du chef de la génération et celle qu’elle s’est acquise par les bonnes actions qu’elle a elle-même réalisées.

(Discours du Rabbi, 29 Chevat 5748-1988, à l’issue des sept jours du deuil) 

Ajout à l’action concrète, à l’occasion de la Hilloula 

L’acte est essentiel, en particulier pour ce qui concerne la Hilloula. En effet, la coutume juive veut que l’on intensifie l’action concrète, à cette occasion, pour l’élévation de son âme, de sorte que celle-ci puisse également se révéler ici-bas.
Concrètement, à l’occasion de la Hilloula, il est bon d’augmenter et de développer les institutions dédiées à sa mémoire, au delà de celles qui existent déjà. Ces institutions seront plus particulièrement consacrées aux trois Mitsvot précédemment définies.
Par ailleurs, il est également judicieux de donner de la Tsedaka, à l’occasion de la Hilloula, de préférence un multiple de quatre cent soixante dix, valeur numérique du nom de la défunte, comme nous l’avons vu.
Quiconque multipliera ses réalisations en ce sens sera digne d’éloge. Et, l’on ne donnera pas seulement quatre cent soixante dix petites pièces, des pièces de bronze. Ce seront de grandes pièces, des pièces d’or.

(Discours du Rabbi, Chabbat Yethro, 22 Chevat 5750-1990) 

Depuis 5687, les ‘Hassidim n’ont pas connu une joie aussi intense 

A la veille de Roch ‘Hodech 5738-1977, lorsque le Rabbi rentra chez lui pour la première fois, après le malaise cardiaque qu’il avait subi, le Chemini Atséret de la même année, la Rabbanit, se trouvant au second étage du 770, Eastern Parkway, dans la maison de Rabbi Yossef Its’hak, observait son mari, alors qu’il quittait son bureau.
Considérant l’immense joie des ‘Hassidim, à cette occasion, elle dit: “Depuis la libération de mon père, le 12 Tamouz 5687-1927, les ‘Hassidim n’ont pas éprouvé une telle joie.”

(Kfar ‘Habad n°785) 

Une oeuvre réalisée avec abnégation 

Un enseignement peut être donné à propos de cette Hilloula. Il y a eu un “incendie” et l’âme, au sein de la flamme, s’est élevée jusqu’au point le plus élevé du ciel.
Mais, il s’agit, en l’occurrence, d’une femme Tsidkanit, bien plus de la fille de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération et l’on connaît le lien spécifique d’une fille avec son père. Lorsque son âme se trouvait dans son corps, elle possédait donc le mérite de son père, en plus du sien propre. Elle servait D.ieu “comme l’ordonne Ta Volonté”. Bien plus, elle intensifiait régulièrement ce service, s’élevant ainsi d’une étape vers l’autre.
De fait, elle accomplit son oeuvre avec abnégation, comme on peut le déduire d’un récit décrivant l’éducation que mon beau-père, le Rabbi, prodigua à ses filles. En effet, leur professeur entendait privilégier l’approche intellectuelle, ne pas les effrayer en faisant appel au miracle ou au sacrifice physique. Mais, mon beau-père lui signifia que l’éducation d’un enfant juif commençait, bien au contraire, par des récits, relatant le don de soi. C’est là le message que cet enfant devait entendre.
Du reste, ce récit est spécifiquement lié à elle et l’on peut en conclure qu’il s’agissait, tout particulièrement, de lui donner une telle éducation, de lui faire profondément
intégrer cette abnégation.
Combien plus en est-il ainsi après son décès, alors que son âme a connu la plus haute élévation.

(Discours du Rabbi, Chabbat Yethro, 22 Chevat 5749-1989) 

22 Chevat : plus qu’un message

22 Chevat : plus qu’un message

Rav Haïm Nisenbaum

 

Les grandes dates interrogent toujours de la même façon : revenant d’année en année, offrent-elles d’autres perspectives que mémorielles et commémoratives ? Il est vrai que, bien souvent, elles sont seulement l’occasion de célébrations obligées, officielles et incontournables. Voici pourtant que, cette semaine, revient le 22 Chevat, l’anniversaire du décès de la Rabbanite ‘Haya Mouchka, la femme du Rabbi de Loubavitch. Elle quitta ce monde en 5748-1988 et l’événement retentit encore, non seulement dans le cœur de ceux qui la connurent mais, plus largement, comme instaurant un jour porteur d’enseignement, d’action et d’espoir.

Ce n’est évidemment pas par hasard que le 22 Chevat se tient à New York le congrès international des Chlou’hot, ces femmes envoyées dans tous les pays du monde avec leur mari et qui assument la tâche de transformer les endroits où elles vivent, à la fois enseignantes, directrices d’institutions etc. Chargées de tout cela par le Rabbi, elles savent conduire ceux qu’elles rencontrent vers un temps meilleur. Et si elles ont choisi cette date pour se retrouver chaque année, c’est qu’elle recèle une puissance particulière.

La vie de la Rabbanite en est une expression à valeur d’exemple. Elle connut les plus grands bouleversements de l’histoire : l’oppression stalinienne en URSS, les tragédies de la guerre et l’invasion allemande en France. Elle resta cependant fidèle à ce qu’elle était, sans jamais reculer ou renoncer. Son nom en porte témoignage : ‘Haya Mouchka. « ‘Haya » signifie « vivante », comme pour dire que cette vie est si intense et si profonde qu’elle ne connaît jamais d’interruption au-delà même de la disparition physique. « Mouchka », le musc, un parfum à la fois précieux et subtil. Le parfum, disent les commentateurs, a le pouvoir de réconforter l’âme malgré son caractère presque immatériel. Il s’attache à celui qui en est porteur.

« Vie » et « parfum », c’est en soi un programme, une manière de vivre. Nous vivons un temps où ces notions si essentielles manquent bien souvent. Perclus par la pesanteur des choses, l’homme en vient à oublier ce qui l’entraîne au-delà de lui-même et lui confère toute la noblesse de l’humain. La Rabbanite, par sa vie, nous montre le chemin. Tout est possible. Le monde peut changer et l’avenir retrouver ses couleurs. Demain chantera. A New York, les Chlou’hot réunies l’affirment. Plus qu’un message, le 22 Chevat est la date de naissance d’une action.

 

22 Chevat : Anecdotes sur la Rebbetzin Haya Mouchka (1/5) – Rav Lévi Azimov

22 Chevat : Anecdotes sur la Rebbetzin Haya Mouchka (1/5) – Rav Lévi Azimov

 

 

 

La Rebbetzin Haya Mouchka a accordé à ma mère le privilège d’être reçue plusieurs fois au fil des années, jusqu’à son départ de ce monde. C’était quelque chose dont on ne parlait pas, un grand secret, car la Rebbetzin était une personne très réservée. Nous savions que ce mérite devait rester confidentiel.

Après le décès de la Rebbetzin, le Rabbi a beaucoup parlé pendant une année entière. Chaque Shabbat, il commentait le verset enseignant que lorsqu’une personne quitte ce monde, les vivants doivent en tirer des leçons. Le Rabbi insistait constamment sur ce message.

La question s’est alors posée : devions-nous partager certaines histoires que mes parents et nous-mêmes avions vécues avec la Rebbetzin ? Cette interrogation est restée longtemps sans réponse claire.

Récemment, un ami de la famille, Monsieur Yoseph ben David Benamou, nous a quittés. À la demande de sa famille, nous allons raconter quelques anecdotes sur la Rebbetzin, pour son mérite et l’élévation de son âme, ainsi que pour la bonne santé de toute la famille.

Mon grand-père, Rav Bentsion Chemtov, était un ‘hassid du précédent Rabbi. En 1922, il faisait partie d’un groupe de dix disciples qui avaient juré au précédent Rabbi de consacrer leur vie à préserver le judaïsme en Russie. Il a accompli cette mission, connaissant l’exil avant de revenir. Il a eu le mérite d’être un des ‘hassidim proches du précédent Rabbi.

Après que le Rabbi actuel a pris ses fonctions en 1950, lors de ses voyages à New York, mon grand-père avait l’occasion de rendre visite à la Rebbetzin et de lui raconter son travail à Londres. Après avoir perdu son épouse en 1963, alors que ma mère avait 16 ans, il s’est installé à New York deux ans plus tard. Cela a permis à ma mère d’avoir aussi le privilège de rendre visite à la Rebbetzin au fil des années.

Après le mariage de mes parents, ils sont restés très proches de la Rebbetzin, que ce soit par téléphone ou lors de leurs visites à New York, où elle les invitait toujours à venir la voir. Nous allons maintenant partager quelques-unes de ces anecdotes que ma mère nous a racontées.

Célébration du 45e cycle du Siyoum Harambam au 770 de Ramat Shlomo à Jérusalem, dans une unité élevée

Célébration du 45e cycle du Siyoum Harambam au 770 de Ramat Shlomo à Jérusalem, dans une unité élevée

 

Une cérémonie impressionnante marquée par une puissance spirituelle exceptionnelle s’est déroulée hier soir à Jérusalem pour célébrer l’achèvement du cycle d’étude du Rambam. Rabbanim, Admourim, personnalités publiques et un large public se sont réunis dans une atmosphère d’unité remarquable. L’événement, organisé par Tséiré Agoudat Habad de Jérusalem, a souligné la portée unificatrice de cette institution du Rabbi.

 

 

 

Une cérémonie particulièrement impressionnante et puissante s’est tenue hier soir, à l’issue du Chabbat Parchat Yitro, dans la salle des événements du Centre Habad 770 de Ramat Shlomo – la célébration centrale du Siyoum Harambam à Jérusalem, en présence de Rabbanim, d’Admourim, de personnalités publiques et d’un large public.

Ouverture de la cérémonie avec excellence et tradition

L’événement a été ouvert et animé avec excellence selon la meilleure tradition par le Rav Naftali Roth, président de Tséiré Agoudat Habad à Jérusalem, qui dirige avec dévouement et investissement considérable l’organisation de cette cérémonie centrale.

Dans ses propos d’ouverture enthousiastes, le Rav Naftali Roth a souligné l’importance de l’institution de l’étude du Rambam – une institution qui unit et rassemble toutes les parties du peuple, hommes, femmes et enfants, de tous les milieux et secteurs.

Messages de bénédiction et de gratitude

Après les mots d’ouverture, le Rav Yaakov Halperin, représentant de Habad à la municipalité de Jérusalem, a été invité à prendre la parole. Le Rav Halperin a ouvert en récitant le chapitre des Tehilim du Rabbi et a apporté des paroles de bénédiction émouvantes. Dans son discours, il a souligné le grand mérite de l’unité d’Israël autour de l’étude du Rambam. Le Rav Yaacov Halperin, qui œuvre tout au long de l’année pour l’activité de Tséiré Agoudat Habad, des Chlou’him et des institutions Habad à Jérusalem – et particulièrement pour l’événement central – a reçu une reconnaissance spéciale lorsque le Rav Roth l’a chaleureusement remercié pour son aide significative.

Achèvement du quarante-cinquième cycle

Par la suite, le Rav Yossef Its’hak Hablin, Rav de la communauté Habad de Ramat Shlomo, qui a grandement contribué au succès de l’événement, a pris la parole. Le Rav Hablin a eu l’honneur d’achever le quarante-cinquième cycle. Dans son discours, il a renforcé et encouragé les étudiants du Rambam, a souligné l’importance de la persévérance dans l’étude quotidienne, et a béni pour le mérite de la communauté de Ramat Shlomo d’accueillir la cérémonie centrale.

Ouverture du quarante-sixième cycle avec inspiration

Pour l’ouverture du quarante-sixième cycle, le Gaon Harav Reuven Elbaz, directeur des institutions « Or Ha’haïm », a été honoré. Il s’est exprimé sur la sainteté du commencement et sur la responsabilité de continuer l’étude avec persévérance et régularité. Le Rav Elbaz a parlé avec beaucoup de chaleur et un enthousiasme particulier de l’immense importance de cette institution et du cadeau que le monde a reçu avec le mouvement Habad et particulièrement avec l’institution du Rabbi concernant l’étude quotidienne du Rambam.

Le discours principal : profondeur et signification

Le discours principal a été prononcé par le grand Gaon Harav Daniel Alter, Roch Yechiva de « Pnei Mena’hem », qui a développé en profondeur la signification de l’institution de l’étude du Rambam, la force d’unité qu’elle contient, et la capacité de l’étude quotidienne de la Halakha à influencer la vie pratique de chaque Juif.

L’honorable Admour de Stropkov a prononcé des paroles enthousiastes et a renforcé les étudiants du Rambam, en soulignant le mérite particulier de l’étude régulière commune à l’ensemble d’Israël et la grande satisfaction qu’elle procure au Ciel.

Un moment particulièrement émouvant avec les enfants

Un moment particulièrement émouvant a été enregistré lorsque l’enfant de Tsivot Hachem, Meir Pozilov, a achevé le Sefer Hamitsvot – un spectacle qui a emporté le public et a illustré comment l’institution du Rambam unit également les enfants.

Le Rav Chaoul Silam, Rav de la communauté Habad de Gilo, a apporté un enseignement particulier tiré de l’étude du Rambam et a illustré comment l’étude approfondie de ses paroles illumine la vie quotidienne de la personne juive.

Le lien avec le monde des Yechivot

Le Gaon Harav Yaakov Shapira, Roch Yechiva du Merkaz Harav, a raconté le lien particulier entre l’étude du Rambam et le monde des Yechivot et l’étude approfondie, et a renforcé le public des étudiants pour continuer avec persévérance à partir d’une connexion intérieure et d’un amour de la Torah. Le Rav Shapira est venu accompagné de son ami, le Chalia’h du Rabbi, le Rav Daniel Kalev.

Paroles des Chlou’him du Rabbi

Ensuite, des Chlou’him du Rabbi ont pris la parole : le Rav Chalom Ber Marzel, Chalia’h du Rabbi dans le quartier de Na’hlaot ; le Rav Schneur Cohen, Chalia’h du Rabbi et Rav de la communauté Habad de Har ‘Homa, qui a renforcé le public pour rejoindre l’étude régulière ; et le Rav Barou’h ‘Hadad, Chalia’h du Rabbi et Rav de la communauté Habad de Mal’ha, qui a clôturé l’événement par des paroles de conclusion inspirantes.

Ambiance musicale et célébration joyeuse

L’événement a été accompagné par un ensemble musical émouvant avec le chanteur ‘hassidique Rav Sim’ha Friedman, accompagné du claviériste Rav Avrami Cohen, qui ont réjoui le public et ont conduit à de longues heures de chant, de mélodies et de danses.

Un repas festif de Melavé Malka a été servi autour de tables dressées avec excellence, et l’atmosphère était élevée, joyeuse et emplie de sainteté.

Ainsi s’est achevée une autre soirée puissante de Tséiré Agoudat Habad à Jérusalem avec beaucoup de splendeur et de majesté selon les directives et pour la satisfaction de son Honneur l’Admour Nassi de notre génération.

L’événement a été organisé et produit avec grand succès par le Rav Noam Roth, directeur général de Tséiré Agoudat Habad à Jérusalem, et le Rav Dovi Segal, l’un des dirigeants de la communauté Habad de Ramat Shlomo.

 

Photos Dovi Hartman