Après des décennies, le dollar du Rabbi trouve son héros en Terre sainte

Après des décennies, le dollar du Rabbi trouve son héros en Terre sainte

Rockland rabbi faces jeers, taunts during Sabbath walks. See photosLe Rav Haïm Zvi Ehrenreich de Nyack, dans l’État de New York, a reçu un dollar du Rabbi avec l’instruction de « le donner en Terre sainte ». Pendant 34 ans, il a conservé ce billet précieux sans savoir à qui le confier, jusqu’à sa rencontre avec un autre émissaire, le Rav Liraz Ze’ira. Cette histoire bouleversante illustre comment une mission confiée par le Rabbi trouve parfois son accomplissement des décennies plus tard.

 

 

Par le Rav Haïm Zvi Ehrenreich – émissaire à Nyack, New York

 

Cette semaine, mon épouse et moi sommes rentrés d’Israël. Cette visite nous a profondément inspirés : nous avons été témoins de la résilience du peuple juif, entendu des récits de courage, de perte et de bravoure, et ressenti plus que jamais le lien indéfectible du peuple d’Israël.

Notre dernier jour en Israël m’a touché personnellement d’une manière totalement inattendue.

La rencontre avec le Rav Liraz Za’ira

Parmi les personnes que nous avons visitées se trouvait le Rav Liraz Za’ira, émissaire Habad qui œuvre au Beth Habad du Campus à Jérusalem.

Beaucoup connaissent son histoire : juste avant Yom Kippour dernier, alors qu’il servait dans les réserves de Tsahal en Syrie, il a perdu ses deux jambes au combat en défendant le peuple d’Israël. Mais connaître les faits et le rencontrer en personne sont deux expériences totalement différentes.

 

Rabbi Liraz Zeira

 

Malgré tout ce qu’il a enduré, sa chambre rayonne de force et de lumière. Son regard porte à la fois la douleur et une détermination inébranlable. Même maintenant, au milieu de sa difficile convalescence, il se comporte comme un véritable émissaire, apportant élévation, encouragement, chaleur et foi à tous ceux qui l’entourent. Sa présence exprime, sans mots : je continuerai à servir. Am Israël ‘Haï.

Un dollar conservé pendant 34 ans

Avant de partir pour Israël, j’avais glissé quelque chose dans mon sac, quelque chose que je porte avec moi depuis 34 ans : un dollar que le Rabbi m’avait personnellement remis avant mon voyage en Israël en 1991, avec l’instruction : « Donnez-le en Terre sainte ». Comme le voulait la coutume, j’avais donné un dollar de ma propre poche à la Tsedaka à sa place, et j’avais conservé le dollar du Rabbi. Sur le bord du billet, j’avais noté les paroles que le Rabbi m’avait dites.

Pendant des années, j’ai gardé ce dollar, me demandant quand viendrait le bon moment. À de nombreuses reprises, j’ai pensé avoir peut-être manqué l’occasion. Pourtant, à chaque fois, quelque chose me disait d’attendre.

Et puis j’ai rencontré le Rav Za’ira.

Après avoir entendu son histoire et découvert sa foi, son courage et sa lumière intérieure malgré tout ce qu’il a traversé, j’ai su avec une certitude absolue : c’était la personne avec qui je voulais partager mon dollar.

 

 

Le moment de la transmission

J’ai sorti le dollar de ma poche, partagé son histoire et l’ai placé dans sa main. Il s’est arrêté, l’a regardé et m’a dit ressentir des frissons. Je les ai ressentis aussi.

Mais plus encore que des frissons, je me suis senti humble, profondément humble. Donner quelque chose de sacré, qui m’avait été confié par le Rabbi, à un collègue émissaire qui a littéralement sacrifié des parties de lui-même pour le peuple d’Israël… c’était comme se tenir sur une terre sainte. Comme si la mission que le Rabbi avait placée entre mes mains il y a des décennies avait enfin atteint sa véritable destination.

Le paradoxe de ‘Hayé Sarah

La section de la Torah de cette semaine commence par un paradoxe : elle s’appelle « ‘Hayé Sarah », « La vie de Sarah », et pourtant elle s’ouvre sur sa disparition.

Nos Sages enseignent que la vraie vie ne se mesure pas en années, mais par l’impact, le sens et l’héritage qu’elle laisse.

La vie de Sarah était définie par le but, la force et la foi, des qualités qui se sont perpétuées dans la génération suivante et continuent de nous inspirer aujourd’hui.

En me tenant aux côtés du Rav Za’ira, j’ai senti ce message prendre vie. Sa vie a été transformée par un immense sacrifice, pourtant son esprit, sa foi, sa détermination, son engagement envers sa mission rayonnent d’un héritage vivant qui élève chaque personne qui le rencontre.

Il incarne une expression moderne de ‘Hayé Sarah : une vie définie par la lumière qu’elle apporte aux autres. D’ailleurs, le prénom Li-raz se traduit par « J’ai de la lumière » ! Liraz possède la lumière et il la partage !

Je suis honoré que le dollar du Rabbi ait trouvé sa demeure entre les mains de Liraz, une personne qui inspire simplement par sa présence et son être.

Une vie mesurée par son impact

‘Hayé Sarah nous enseigne que la vraie vie se mesure par la force que nous transmettons, la foi que nous inspirons et la lumière que nous apportons au monde.

Cette semaine, j’ai été témoin de cette vérité de la manière la plus inoubliable.

S’il vous plaît, gardez le Rav Za’ira dans vos prières, et que Hachem envoie une guérison complète et immédiate à :

הרב לירז צבי הלוי בן שרה יהודית

Rav Liraz Tsvi Halévi ben Sarah Yehoudith.

Qu’Il protège nos frères et sœurs en Israël et renforce ceux qui nous défendent.

Et puissions-nous tous être inspirés à vivre une vie de ‘Hayé Sarah, une vie dont l’impact continue bien au-delà du moment présent, une vie qui renforce le peuple d’Israël, maintenant et pour toujours.

 

Des centaines d’émissaires passent le Chabbat Hayé Sarah au Ohel du Rabbi

Des centaines d’émissaires passent le Chabbat Hayé Sarah au Ohel du Rabbi

 

Lors du Kinous Hachlouhim, des centaines d’émissaires du monde entier ont choisi de passer le Chabbat près du Ohel, dans les « quatre coudées » du Rabbi. Ensemble, ils ont prié, étudié et échangé lors de Farbrenguen, se fortifiant mutuellement dans leur mission d’émissaires.

 

 

Un Chabbat de ressourcement spirituel

Des centaines d’émissaires présents pour le Kinous Hachlouhim ont fait le choix singulier de vivre le Chabbat Hayé Sarah à proximité immédiate du Ohel, dans ce que la tradition juive appelle les « Daled Amot » – les quatre coudées – du Rabbi. Cette présence continue de vingt-quatre heures dans l’espace sacré témoigne de leur profond attachement et de leur volonté de puiser force et inspiration à la source même de leur mission.

Tout au long du Chabbat, ces émissaires ont maintenu une atmosphère de ferveur et de fraternité. Les prières communautaires se sont succédé avec intensité, portées par l’émotion d’être réunis en ce lieu si particulier. Entre les offices, les émissaires se sont consacrés à l’étude de la Torah, approfondissant ensemble les enseignements qui nourrissent quotidiennement leur travail sur le terrain.

Des Farbrenguen pour renforcer la mission commune

Les Farbrenguen – ces réunions hassidiques empreintes de chants, de paroles de Torah et de partages d’expériences – ont ponctué l’ensemble du Chabbat. Ces moments d’échanges ont permis aux émissaires venus des quatre coins du monde de se renforcer mutuellement dans leur Chlihout, cette mission d’émissaires qui les anime au quotidien. Chacun a pu partager ses défis, ses réussites et recevoir l’encouragement de ses pairs confrontés aux mêmes réalités sur leurs différents terrains d’action.

Cette expérience collective au Ohel représente bien plus qu’un simple moment de pause pendant le Kinous. Elle constitue un véritable temps de rechargement spirituel, permettant à chaque émissaire de renouveler son engagement et de repartir vers sa communauté avec une énergie renouvelée, fortifié par la présence spirituelle du Rabbi et par la solidarité fraternelle de ses compagnons de mission.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Barouh Dayan Haemet : Mme Arlette Yamila Nizard (née Saadia) a quitté ce monde le 20 MarHechvan 5786

Barouh Dayan Haemet : Mme Arlette Yamila Nizard (née Saadia) a quitté ce monde le 20 MarHechvan 5786

C’est avec une immense tristesse que nous vous informons du décès de Mme Arlette Nizard née Saadia à l’âge de 82 ans.
Elle laisse derrière elle ses enfants
Mme Corinne Guez (Jérusalem)
Mr Éric Nizard (Saint Cloud)
Rav Ytsh’ak Nizard (Brunoy)

Les chiva de notre chère Arlette Yamila Bat Eliaou et Myriam Zal se dérouleront au : 19 rue de l’Abbaye 91800 Brunoy jusqu’au mardi 18 novembre, de 10h à 22h
Cha’harit : 9h00 Min’ha : 13h35 Arvit : 18:20
והקיצו ורננו שוכני עפר, והיא בתוכם

Vendredi 14 novembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 15 Haye Sarah 1ere Si’ha  – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 14 novembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 15 Haye Sarah 1ere Si’ha – par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
au Beth Loubavitch – 8 rue Lamartine 75009 Paris
Ce cours est retransmis en direct par téléphone
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

 

La vie éternelle de Sarah se révèle dans sa descendance

La paracha qui porte le nom de Sarah commence pourtant après sa mort, car la vraie vie se manifeste dans l’héritage spirituel transmis à la descendance. Cette continuité révèle comment Sarah a influencé Avraham pour concentrer son attention sur le peuple juif spécifiquement. Les événements de la paracha illustrent cette orientation exclusive vers Israël à travers l’achat de la grotte, le mariage d’Its’hak et Rivka, et la transmission de l’héritage.

La vie véritable au-delà de la mort physique

Il faut comprendre pourquoi toute la paracha s’appelle « Hayei Sarah » (la vie de Sarah) alors qu’elle traite entièrement de la période suivant sa mort. L’explication réside dans le principe « ce qu’est sa descendance dans la vie, lui aussi l’est dans la vie ». La vie véritable se définit par « et vous qui êtes attachés à D.ieu votre D.ieu, vous êtes tous vivants ». Cette vitalité se manifeste précisément dans sa descendance, Its’hak et Rivka, comme il est dit « il l’amena dans la tente et voici qu’elle était Sarah sa mère ».

La spécificité de Sarah envers le peuple d’Israël

Plus précisément, la différence entre Avraham et Sarah dans leur relation avec leur descendance est que Sarah n’avait de lien qu’avec Its’hak, c’est-à-dire exclusivement avec le peuple d’Israël, alors qu’Avraham avait un lien avec « une multitude de nations » et avec Yichmaël. Dans les détails de notre paracha, on voit la vie de Sarah, l’influence de Sarah sur Avraham, pour que son attachement principal soit envers le peuple d’Israël.

L’achat du champ exclusivement pour Sarah et sa descendance

Premièrement, Avraham acheta le champ spécifiquement pour Sarah et sa descendance uniquement. Cet acte démontre la priorité absolue accordée au peuple juif.

Le mariage d’Its’hak et Rivka

Deuxièmement, concernant le mariage d’Its’hak et Rivka, la supériorité d’Its’hak se manifeste même par rapport à Eliézer, raison pour laquelle « le maudit ne peut s’attacher au béni ».

La transmission de l’héritage à Its’hak seul

Troisièmement, concernant la descendance d’Avraham, « Avraham donna tout ce qu’il possédait à Its’hak, et aux fils des concubines il envoya des présents et les éloigna de son fils Its’hak ».

Le but fondamental de la création

Plus profondément, toute la création des nations du monde existe pour la Torah et pour Israël. C’est pourquoi un fils de Noa’h qui ne respecte pas ses commandements mérite la mort, car cela constitue une contradiction à toute son existence. Cette idée est soulignée dans notre paracha de trois manières.

Le récit de l’achat de la grotte

Dans le récit de l’achat de la grotte, Avraham déclare « si vous le voulez, je suis résident étranger, sinon je le prendrai par la loi ». Le Saint béni soit-Il donna la grotte de Makhpéla aux nations afin qu’elles la vendent à Avraham, et si elles refusaient, leur existence même, leur propriété, serait annulée.

La tentative de Betouel d’empêcher le mariage

Concernant le mariage d’Its’hak et Rivka, Betouel tenta d’empêcher l’union et mourut, son existence fut annulée.

La chute de Yichmaël

Au sujet de Yichmaël, il est écrit « devant tous ses frères il tomba ». Rachi explique « ailleurs il est dit ‘devant tous ses frères il résidera’. Tant qu’Avraham ne mourut pas, il résidait, mais après la mort d’Avraham, il tomba ».

La dimension intérieure de ces événements

Dans la dimension intérieure des choses, lorsque l’influence d’Avraham est manifeste, « puisse Yichmaël vivre devant Toi », ressentant qu’Its’hak est l’essentiel, alors il « réside ». Mais lorsque ce sentiment s’annule, il tombe, son existence s’annule. Cette réalité se révèle pleinement lorsqu’existe la perfection de « la vie de Sarah » qui se manifeste après son décès.

Le Kinous Hachlou’him 5786-2025 s’ouvre avec une session inaugurale puissante

Le Kinous Hachlou’him 5786-2025 s’ouvre avec une session inaugurale puissante

 

Des milliers d’émissaires venus du monde entier se sont rassemblés à Crown Heights mercredi soir pour l’ouverture du Kinous Hachlouhim annuel. La session inaugurale, empreinte d’émotion et d’inspiration, a marqué le début de cette rencontre majeure qui réunit plus de 110 pays.

 

 

Une arrivée massive et des retrouvailles chaleureuses

La journée a débuté par l’enregistrement des émissaires au Jewish Children’s Museum, où les Chlou’him venus de plus de 110 pays se sont retrouvés, saluant d’anciens collègues et créant de nouveaux liens. Le quartier de Crown Heights s’est rempli d’effervescence et d’enthousiasme avec l’arrivée de ces milliers de participants.

« Venir au Kinous me rappelle que je fais partie d’une équipe plus grande », confie le Rav Avraham Super, émissaire sur l’île de Sainte-Lucie. « Ce n’est pas seulement nous seuls sur une île lointaine, c’est une famille de Chlou’him, unis ensemble à l’avant-garde de la continuité juive. »

Une soirée inaugurale inspirante

À la tombée de la nuit, la foule s’est dirigée vers le dîner magnifiquement préparé, marquant officiellement le début du Kinous. Le programme a commencé par une présentation vidéo retraçant la croissance et l’impact des émissaires du Rabbi au fil des années, montrant comment leurs efforts continuent de toucher des vies sur tous les continents.

Le Rav Mendy Kotlarsky, directeur de la Conférence internationale des émissaires de Habad, a souhaité la bienvenue aux Chlou’him après leurs longs voyages. La session s’est poursuivie avec des paroles émouvantes du Rav Mendy Gurary, émissaire d’Atlanta en Géorgie, exprimant sa gratitude aux émissaires pour leur dévouement inlassable et la force qu’ils s’apportent mutuellement. Il a évoqué la responsabilité de chacun d’aller encore plus loin et de continuer à diffuser le message du Rabbi avec amour et confiance.

Connexion spirituelle et renouveau

Les émissaires ont ensuite eu l’opportunité de visionner un farbrenguen du Rabbi du Youd-Beth Tamouz. À la fin du programme, les Chlou’him se sont rendus au bureau du Rabbi et à sa résidence. Nombreux ont profité de cette occasion pour réfléchir et prier pour leurs communautés. Debout à cet endroit chargé de sens, beaucoup ont décrit se sentir revitalisés et inspirés, prêts à retourner dans leurs communautés avec une force et une clarté nouvelles.

 

Le secret du succès des émissaires du Rabbi –  Rav Chmouel Bistritzky

Le secret du succès des émissaires du Rabbi – Rav Chmouel Bistritzky

 

Beaucoup tentent de percer le secret de la réussite des émissaires du Rabbi. En plein congrès annuel, le Rav Chmouel Bistritzky, émissaire à Savion, dévoile ce qui fait leur succès extraordinaire dans une vidéo captivante tournée à New York.

 

 

Un rassemblement mondial de toutes les langues

« C’est depuis New York que je vous envoie cette vidéo cette semaine », commence le Rav Chemouel Bistritzky, Rav de la communauté de Savion et émissaire du Rabbi, dans une vidéo spéciale diffusée directement du congrès. « Ici se tient le congrès annuel traditionnel de milliers d’émissaires de Habad venus du monde entier. J’ai la chance de retrouver ici des amis de tous les coins du globe. »

« Quand je me promène entre les tables du petit-déjeuner, j’entends toutes les langues : certains parlent anglais, cette table-là c’est de l’espagnol, du français, et j’ai même vu deux personnes parler en arabe. Les accords d’Abraham font sentir leurs effets. »

« Je me dis qu’à l’époque de la tour de Babel, D.ieu a vu que l’humanité était unie contre Lui et Il a décidé de confondre leur langage en créant une confusion de langues. Ce que font les émissaires du Rabbi, c’est la réparation de la génération de Babel : reconnecter toutes les langues en un seul langage de foi en D.ieu. »

Un phénomène organisationnel sans précédent

« Souvent, j’essaie de comprendre par moi-même ce miracle dont j’ai le privilège de faire partie, comment cette entreprise extraordinaire fonctionne. Le directeur général, on ne le voit ni ne l’entend depuis trente ans, depuis le décès du Rabbi. Tous les employés font cela bénévolement, il n’y a pas de quartier général à New York qui envoie des salaires aux émissaires qui gèrent sur le terrain les Beth Habad, et pourtant l’entreprise fonctionne de manière stupéfiante. Quel est le secret de cette organisation ? »

Eliézer, le premier émissaire de l’histoire

Le Rav Bistritzky poursuit : « Justement ce Chabbat, nous lisons la Paracha ‘Hayé Sarah’, où est racontée l’histoire du premier émissaire de l’histoire. Avraham envoie Eliézer, son serviteur, chercher pour Its’hak son épouse Rivka dans la maison de son père à Haran. »

« C’est en fait le prototype de nous tous. Nous sommes tous des émissaires pour ramener toutes les Rivka. Les émissaires de Habad se dispersent dans le monde entier pour chercher des âmes qu’il faut ramener à Its’hak, les relier à leur Père céleste. »

« Donc si nous voulons comprendre comment les émissaires de Habad réussissent, nous pouvons simplement suivre le modèle original et comprendre la méthode. Il y a deux choses auxquelles il convient de prêter attention. »

Premier secret : les forces du Rabbi

« La première chose, c’est qu’avant qu’Eliézer parte en mission, il est dit de lui : ‘et tout le bien de son maître était dans sa main’. De là, nos Sages enseignent qu’Avraham a donné à Eliézer toute sa fortune afin que l’argent ne soit pas un obstacle et que la famille de la fiancée ne refuse pas. »

« Le Rabbi aussi, qui envoie les émissaires, leur donne toutes les forces pour réussir. Ce ne sont pas vraiment les forces des émissaires, nous agissons tous par la force de celui qui nous envoie, par la grande force du Rabbi. »

Second secret : l’effacement total de l’ego

« La deuxième chose qui explique le succès fut l’expression d’Eliézer lorsqu’il arriva dans la famille de Rivka et qu’on lui demanda qui il était. Il ne leur a pas répondu ‘Eliézer’, il n’a pas dit un mot sur lui-même. Il leur a répondu en trois mots : ‘Je suis le serviteur d’Avraham’. Il était dans un effacement absolu, sans ego. »

« Et c’est un grand secret chez les émissaires : plus vous êtes dans l’effacement et avec moins d’ego, plus vous réussissez. »

Chaque Juif est un émissaire

« Ici au congrès, j’ai le privilège d’être avec des milliers d’émissaires du Rabbi, mais le Rabbi nous a enseigné qu’en fait chaque Juif est un émissaire. Personne n’est arrivé dans ce monde par hasard, chacun et chacune a une mission unique dans le monde que lui seul pourra accomplir, et le Saint béni soit-Il lui donne toutes les forces nécessaires pour réussir dans sa mission, même si cela semble parfois difficile. Et plus nous serons dans l’effacement, plus nous réussirons. »

 


 

Le Rav Chemouel Bistritzky : parcours d’un émissaire innovant

Le Rav Chemouel Bistritzky, né en 1983 à Tsfat, est Rav de la communauté de Savion et émissaire de Habad. Fondateur de la maison d’édition « Ledorot » et créateur de la série « Yahadouton », il est reconnu comme expert dans l’accessibilité du judaïsme au grand public.

Fils du Rav Levi Bistritzky, ancien Rav de Tsfat, il a étudié dans les Yechivot Habad en Israël puis à Brooklyn, où il a reçu l’ordination rabbinique. Entre 2006 et 2009, il dirige le réseau éducatif Habad en Israël. En 2010, il fonde la maison d’édition « Ledorot » qui a publié environ 150 ouvrages accessibles au grand public.

En 2014, il ouvre un Beth Habad à Savion et devient Rav du conseil religieux en 2022. Son projet phare, la série « Yahadouton », comprend neuf guides pratiques pour la vie juive, traduits en huit langues et devenus des best-sellers. Sa chaîne YouTube compte des millions de vues.

Pendant l’opération « Épées de fer », il crée un centre d’assistance pour Tsahal, distribue des centaines de milliers de livres de Tehilim et organise avec Lior Narkis « le plus grand mariage d’Israël » pour dix couples de combattants. Il fonde également le projet « Haïm LaNofim » pour les familles endeuillées et reçoit le « Badge du don » pour son action auprès des veuves et orphelins de Tsahal.

Un choix à faire, à chaque fois : sécurité ou compromis ?

Un choix à faire, à chaque fois : sécurité ou compromis ?

 

Des semaines après le cessez-le-feu à Gaza, Israël se retrouve dans une impasse familière, tandis que l’antisémitisme se propage dans le monde. Le Rabbi propose une solution claire : privilégier la sécurité concrète plutôt que les considérations diplomatiques. L’histoire montre que ce choix, bien que difficile, conduit à la force, au respect et à la paix durable.

 

 

 

Le même dilemme, encore et toujours

Nous sommes à quelques semaines du cessez-le-feu à Gaza. Où en sommes-nous exactement ? Après tous ces combats, le Hamas consolide son rôle dans l’avenir de Gaza. Les dernières propositions préconisent le déploiement de troupes internationales pour sécuriser le périmètre sud d’Israël. Quels que soient les pays concernés, cela ne change rien au fond : les mains d’Israël seront liées. Pendant ce temps, l’antisémitisme relève sa tête hideuse partout dans le monde. Il semble qu’après tout ce sang versé et ces sacrifices, nous soyons à nouveau acculés dans un coin.

Le Rabbi explique que la solution au dilemme d’Israël est en réalité simple et directe. Les défis peuvent sembler nouveaux, mais il s’agit en fait du même choix binaire à chaque point de décision. Si vous voulez vous libérer de ce cycle sans fin, vous devez faire le bon choix. Une fois, deux fois, trois fois, et cela commencera à devenir plus facile.

La sécurité comme seul critère

Selon la définition de la Torah, le seul critère qui compte vraiment est la sécurité concrète sur le terrain. Les besoins indirects, les gains diplomatiques ou les relations internationales doivent passer au second plan par rapport à la sécurité. La question à poser est simple : cette politique préviendra-t-elle un risque pour la vie humaine ou créera-t-elle une vulnérabilité sécuritaire ?

Voici la question évidente : certes, la sécurité passe en premier, mais notre relation avec les États-Unis, n’est-ce pas aussi une question de sécurité ? Pouvons-nous nous permettre d’aliéner les États-Unis ? Si nous ne pouvons pas nous permettre de les aliéner, que sommes-nous censés faire ?

Les leçons de l’histoire

Le Rabbi répond : « écoutez, reconnaissez d’abord que ce n’est absolument pas la première fois que nous nous trouvons dans cette situation. Vous pouvez regarder ce qui s’est passé auparavant. L’histoire nous montre qu’une fois la situation diagnostiquée, une fois que vous reconnaissez ce que vous devez faire sur le terrain pour obtenir une sécurité tangible et concrète, alors même si vous devez temporairement reléguer au second plan vos relations internationales, ce n’est pas grave. La relation finira par s’arranger d’elle-même ».

« L’exemple le plus frappant qui m’a été signalé est la période précédant la guerre de Kippour. Le chef d’état-major avait pressé le gouvernement de mobiliser les réserves et de lancer une frappe préventive. Mais sous la pression américaine, les politiciens ont permis à l’ennemi d’attaquer en premier. Le résultat fut une calamité absolue. Et voici le plus ironique : cela n’a même pas aidé la relation avec les États-Unis. Le mauvais choix a conduit et conduit toujours à la défaite sur le champ de bataille et dans la sphère diplomatique, au moral brisé et à l’augmentation de l’antisémitisme dans le monde. Tandis que le bon choix mène à la sécurité, à la stabilité et au respect ».

Privilégier la vie avant tout

Pour être clair, le Rabbi ne dit pas qu’Israël devrait ignorer sa relation avec les États-Unis. Il dit que la seule façon de gérer cette relation est de prendre d’abord et avant tout les décisions sur la seule base des besoins sécuritaires. Qu’il s’agisse de combattre un ennemi quand les États-Unis veulent que vous vous retiriez, ou de maintenir le contrôle israélien exclusif des frontières, la voie juive, la seule voie, consiste à donner la priorité à la protection de la vie. La relation avec les États-Unis suivra. Elle se mettra en place. Vous ne pouvez pas vous suicider pour impressionner vos amis, même des amis très puissants.

Y aura-t-il un prix temporaire à payer en termes de livraison d’armes ou de soutien sur la scène mondiale ? Probablement. Mais en fin de compte, lorsque vous faites le bon choix, la relation sera saine, une relation qui sert la sécurité des personnes vivant en Israël et les intérêts des États-Unis. Lorsqu’Israël communique que cela ne vient pas d’un lieu d’adversité, mais qu’il s’agit de survie – et c’est certainement le cas – alors il peut effectivement protéger ses intérêts fondamentaux et l’amitié.

Le chemin vers la paix durable

On peut avoir l’impression d’être dans une impasse impossible, mais Israël peut faire les bons choix, et les résultats seront la force, le respect et la vie. Que D.ieu accorde sagesse et clarté aux dirigeants d’Israël, et qu’ils nous placent sur le chemin de la sécurité et de la paix durable.

 

 

Un événement majeur prévu pour le Sefer Torah HaKlali sur Eastern Parkway

Un événement majeur prévu pour le Sefer Torah HaKlali sur Eastern Parkway

Pour la première fois aux États-Unis, plus de quatre décennies après que le Rabbi ait établi le Sefer Torah Haklali, le 11e Sefer Torah sera achevé à Crown Heights lors d’un événement d’envergure sur Eastern Parkway. Dimanche prochain, un moment historique se déroulera alors que des Chlou’him du monde entier et des Anash de Crown Heights se rassembleront pour célébrer cette étape décisive. Des familles, des enfants et des invités venus de partout se réuniront pour un grand concert en plein air, des hakafot et une manifestation unificatrice de fierté juive et d’unité.

 

 

 

Une initiative visionnaire du Rabbi

Au mois de Nissan 5741 (1981), le Rabbi lança une campagne qui allait devenir l’une des initiatives les plus unificatrices : permettre à chaque enfant juif d’acquérir une lettre dans un Sefer Torah. Dès les premiers discours, le Rabbi s’exprima avec une urgence frappante. L’atmosphère mondiale de cette époque semblait instable : une seule personne, une seule décision pouvait menacer la sécurité du monde entier.

Dans les semaines qui suivirent, le Rabbi exhorta à maintes reprises à inscrire les enfants immédiatement. Le Chabbat précédant Chavouot, le Rabbi pressa que tout le monde, y compris les adultes, achète une lettre dans le Sefer Torah. Puis, la première nuit de Chavouot, un événement remarquable ébranla le monde : Israël mena une mission d’une minute et vingt-deux secondes pour détruire le réacteur nucléaire irakien. Chaque soldat rentra chez lui sain et sauf. Les ‘Hassidim virent clairement : un monde sauvé au moment précis où le Rabbi soulignait le pouvoir des enfants unis par la Torah.

L’expansion de la campagne à tous les Juifs

Dans les années qui suivirent, le Rabbi étendit davantage la campagne : chaque Juif, y compris les adultes, devait acheter une lettre dans le Sefer Torah Haklali. Cette initiative transcenda les frontières et les générations, créant un lien spirituel puissant entre tous les membres du peuple juif.

Un moment historique à Crown Heights

Maintenant, plus de quatre décennies plus tard, pour la toute première fois aux États-Unis, le 11e Sefer Torah Haklali sera achevé ici même à Crown Heights. Dans le climat mondial actuel, le monde peut sembler aussi instable qu’en 1981. Par conséquent, nous, en tant que ‘Hassidim, devons répondre à l’appel du Rabbi en participant au Sefer Torah Haklali.

Auparavant, plusieurs événements ont eu lieu en Israël et même au Canada, célébrant l’achèvement de Sifrei Torah Haklali. Ce dimanche, la communauté est invitée et encouragée à participer, « b’gufo u’b’mamoini » (en personne et financièrement), à marquer et célébrer cette grande étape et réalisation.

Un rassemblement communautaire exceptionnel

Un grand concert en plein air et des hakafot se tiendront devant le 770. Les familles, les enfants, les Chlou’him, les Anash et les invités sont tous encouragés à assister et à prendre part à ce moment historique d’unité. Cet événement sans précédent sur Eastern Parkway marquera une étape importante dans la réalisation de la vision du Rabbi d’unir le peuple juif à travers la Torah.

Le CTeen est-il la nouvelle frontière de la Cheli’hout ?

Le CTeen est-il la nouvelle frontière de la Cheli’hout ?

Alors que de nombreux jeunes érudits recherchent l’opportunité de Cheli’hout idéale, une nouvelle frontière de la mission s’ouvre lors d’une session publique ce jeudi. À l’heure où les rues de Crown Heights se remplissent d’émissaires venus des quatre coins du monde pour le Kinous, les discussions au sein du Kollel tournent autour d’un sujet récurrent : la recherche d’une nouvelle Cheli’hout.

 

 

 

C’est à nouveau cette période de l’année où les rues de Crown Heights se peuplent de Chlou’him venus de tous les coins de la terre pour le Kinous. Parmi les jeunes érudits du Kollel, le sujet principal de conversation reste une fois de plus : la recherche d’une nouvelle Cheli’hout. Les jeunes du Kollel rencontrent des émissaires en quête d’opportunités, tandis que les Chlou’him cherchent à identifier ceux qui pourraient le mieux contribuer à l’expansion de leurs activités.

Le défi de trouver une nouvelle mission

Il est indéniable que trouver une nouvelle Cheli’hout peut représenter un défi. Beaucoup rêvent de diriger leur propre institution, mais la simple réalité géographique fait que la plupart des emplacements sont déjà pris, et ceux qui restent disponibles ont souvent une population juive trop restreinte pour soutenir un émissaire à plein temps.

Aujourd’hui, un groupe d’émissaires CTeen présente une nouvelle voie à suivre : la Cheli’hout CTeen indépendante, la nouvelle frontière. Une opportunité unique pour les nouveaux Chlou’him de construire quelque chose qui leur appartient tout en ayant un impact sur des centaines, voire des milliers de Juifs.

Une réponse aux besoins croissants des adolescents juifs

Alors que les adolescents juifs font face à des défis croissants à l’école et en ligne, de plus en plus se tournent vers leur section CTeen pour trouver communauté, appartenance et sens. « L’objectif des ateliers du Kinous est de permettre aux Chlou’him d’apporter ce qu’ils ont appris sur le terrain et de le partager avec leurs pairs », a déclaré Rav Mendy Kotlarsky, directeur du Kinous HaChlou’him international et directeur exécutif de Merkos 302. « La croissance de CTeen s’est accélérée de manière spectaculaire au cours de l’année écoulée. Il y a une demande, les adolescents veulent du sens, ils veulent avoir un impact. Les Chlou’him constatent ce changement de première main, et au Kinous, ils transforment ces observations locales en un mouvement mondial. »

Des Beth Habad dédiés exclusivement aux adolescents

Pour répondre à cette demande croissante et permettre aux nouveaux Chlou’him de déployer leurs ailes, CTeen International organise une session ouverte ce jeudi présentant l’opportunité de devenir des émissaires CTeen totalement indépendants. Plusieurs de ces Chlou’him sont déjà sur le terrain et connaissent un succès remarquable. Certains ont même établi des Beth CTeen, des Beth Habad dédiés exclusivement aux adolescents.

« Nous avons constaté que lorsqu’un émissaire est totalement indépendant et entièrement concentré sur les adolescents, l’impact est multiplié par dix », explique Rav Shimon Rivkin, directeur de CTeen International chez Merkos 302. « C’est pourquoi CTeen encourage désormais les nouveaux Chlou’him à accepter des postes où ils peuvent construire des institutions CTeen complètes, avec leur propre Beth CTeen, entièrement dédiés à atteindre et responsabiliser les adolescents juifs. »

Une session spéciale ouverte à tous

Vous voulez en savoir plus ? Trois émissaires CTeen indépendants qui ont déjà connu un grand succès avec ce modèle présenteront un atelier spécial le jeudi 22 ‘Hechvan (13 novembre). Contrairement à la plupart des ateliers du Kinous, cette session sera ouverte aux Chlou’him actuels et potentiels et se tiendra au Kollel, afin de faciliter au maximum la participation des jeunes érudits.

Les intervenants seront Rav Chaim Shemtov de Bucks County, Pennsylvanie, Rav Dovid Goldshmidt d’Atlanta, Géorgie, et Rav Shalom Cheruf de New Haven, Connecticut, qui partageront leurs expériences directes dans la construction d’une institution CTeen florissante, et comment ce modèle peut fonctionner pour davantage d’émissaires à travers le monde.

 

Kinous Hachlou’him 5786 : Compte à rebours final pour le plus grand Kinous Hachlou’him de l’histoire

Kinous Hachlou’him 5786 : Compte à rebours final pour le plus grand Kinous Hachlou’him de l’histoire

 

Les rues de Crown Heights se transforment en centre névralgique de la vie juive mondiale, avec le plus grand Kinous Hachlou’him à quelques heures seulement. Les vols atterrissent, les panneaux s’installent, et l’atmosphère vibre de l’énergie de 6 200 Chlou’him arrivant de 111 pays.

 

 

Les rues de Brooklyn se métamorphosent en épicentre de la vie juive mondiale, avec le plus grand rassemblement de dirigeants juifs à quelques heures seulement. Les avions se posent, les enseignes s’érigent, et l’air vibre de l’énergie de 6 200 Chlou’him en provenance de 111 pays.

Un moment décisif pour les émissaires du Rabbi

Il s’agit du plus grand Kinous Hachlou’him de l’histoire, et il survient à un moment déterminant. De l’antisémitisme aux catastrophes naturelles, ces dirigeants et leurs familles ont accompagné leurs communautés à travers les crises. Parallèlement, ils ont été témoins d’une vague de retour aux sources : des cours bondés, de nouveaux bâtiments et des millions de personnes en quête de sens, de connexion et de pratique religieuse.

Recharger les batteries spirituelles

« Les Chlou’him ont passé l’année à absorber la douleur de leurs communautés et à inspirer leur croissance », a déclaré Rav Mendy Kotlarsky, directeur de la Conférence internationale des émissaires de Habad. « La demande d’orientation, de force, de judaïsme, n’a jamais été aussi grande. C’est ici qu’ils viennent se ressourcer. »

 

Crédit photo : Itzik Belenitzki – Kinus.com