Le chanteur Habad Aharon Sitbon lance un nouveau single intitulé « Nigoun Yéhoudi », accompagné d’un clip entièrement créé par intelligence artificielle. Paru en pleine période de Pourim et de guerre en Iran, ce titre apporte joie, espoir et lumière, reliant chaque auditeur à ces instants précieux d’élévation spirituelle. Une déclaration d’âme qui proclame avec ferveur que le temps de la Gueoula est à notre porte.
Un chant né du rêve et de la foi
Dans un paysage musical juif en constante effervescence, Aharon Sitbon s’impose comme l’une des voix les plus sincères de la scène Habad. Avec « Nigoun Yéhoudi », il ne propose pas simplement un nouveau titre — il offre une déclaration d’âme. « C’est une chanson sur un rêve, pour que nous la chantions tous ensemble — une chanson sur le bien que nous voyons de nos propres yeux en ces jours », résume-t-il avec une simplicité désarmante.
Au cœur du texte, une prière qui traverse les générations : que le Machia’h vienne enfin, qu’il bâtisse le Temple, et que nous ne connaissions plus jamais la guerre. Portée par une mélodie enveloppante aux vertus apaisantes, la chanson proclame avec une joie débordante que le temps de la Gueoula — la Rédemption — est enfin à notre porte.
L’intelligence artificielle au service de l’émotion
Ce qui distingue ce projet, c’est le recours novateur à l’intelligence artificielle pour la réalisation du clip, conçu et animé par Zaavi Heller. Cette alliance entre tradition musicale juive et innovation technologique témoigne d’une volonté de toucher les cœurs par tous les moyens que notre époque met à disposition — sans jamais sacrifier l’authenticité ni la profondeur du message.
Une équipe artistique de haute tenue
La mélodie est signée Aharon Sitbon lui-même, tandis que les paroles ont été composées par Eli Klein et Itzi Beri, qui ont également assuré l’arrangement et la production musicale. La pochette graphique a été confiée à Zeira, et les relations publiques sont assurées par Israël Rosen.
« Nigoun Yéhoudi » est un acte de foi mis en musique — un nigoun pour notre génération, porteur de la promesse que la lumière, toujours, finit par l’emporter.
À l’approche de Pessa’h, la loi juive impose une préparation rigoureuse qui commence exactement trente jours avant la fête. La vérification du ‘hamets — obligation halakhique fondamentale — exige bien plus qu’un simple nettoyage de printemps : elle requiert une inspection méthodique de chaque recoin du foyer selon des règles précises codifiées dans le Choul’han Aroukh. Ce cours pratique guide les familles, pas à pas, dans l’accomplissement de cette Mitsva essentielle, des armoires aux ustensiles de cuisine, en passant par les vêtements, les plans de travail et les robinets.
Rav Yekutiel Farkash
La règle des trente jours et sa portée halakhique
Le Choul’han Aroukh établit que trente jours avant Pessa’h, on commence à se consacrer aux lois de la fête. Cette prescription ne relève pas seulement du souci pédagogique : elle a des implications halakhiques concrètes. Ainsi, comme le formule l’Admour Hazaken dans la section 336 de son Choul’han Aroukh, dès l’entrée dans cette période de trente jours, on veillera à ne pas laisser de ‘hamets adhérer à quelque objet que ce soit d’une manière qui en rendrait l’élimination difficile. Ce principe guide l’ensemble des travaux de préparation.
Il convient de distinguer deux dimensions de cet effort : d’une part, le grand nettoyage annuel auquel toute maîtresse de maison s’astreint naturellement à la veille de Pessa’h ; d’autre part, l’obligation religieuse spécifique de rendre chaque espace « vérifié de ‘hamets » (badouk me-‘hamets). Ces deux réalités se recoupent sans se confondre, et c’est précisément leur articulation que le présent cours cherche à éclairer.
La vérification du ‘hamets : une obligation distincte du nettoyage ordinaire
La règle est d’une clarté absolue : tout espace où il est théoriquement possible qu’on ait apporté du ‘hamets au cours de l’année doit faire l’objet d’une bédikath ‘hamets — une vérification formelle — et non d’un simple nettoyage. Cette exigence s’applique aux armoires à vêtements, aux bibliothèques, aux placards alimentaires, et à la quasi-totalité des espaces domestiques.
Pourquoi une telle rigueur ? Parce que, au fil de l’année, on ne saurait affirmer avec certitude ce qui s’est produit dans chaque coin de la maison. On a pu s’approcher d’une armoire tenant une brioche à la main, un enfant a pu y glisser un biscuit. Les jeunes enfants, en particulier, ont une capacité remarquable à transporter de la nourriture dans des endroits improbables, à grimper sur des meubles ou à laisser tomber des miettes dans des recoins auxquels l’adulte ne pense jamais. L’obligation de vérification reflète cette réalité vécue.
En pratique, la vérification principale — la bédikath ‘hamets — a lieu dans la nuit du 14 Nissan (la veille de Pessa’h), à la lueur d’une bougie. C’est pourquoi tout le travail préalable de nettoyage doit permettre, lorsque cette nuit arrive, de ne plus avoir à fouiller frénétiquement chaque recoin : la maison aura déjà été inspectée et sécurisée, pièce par pièce.
Inspection à la lumière du jour ou à la lueur d’une bougie : quand laquelle s’applique ?
Le Choul’han Aroukh établit une distinction fondamentale. Tout espace situé en face d’une fenêtre ouverte peut être inspecté de jour, à la lumière naturelle. Le terme utilisé pour désigner ce type d’espace est « rakhsad », c’est-à-dire une véranda ou un balcon ouvert sur l’extérieur : un mur en fond, des parois sur les côtés, et une façade ouverte sur le jardin ou la cour. Un tel espace, comme une pièce très lumineuse dotée de nombreuses fenêtres, peut être vérifié en plein jour.
En revanche, tous les autres espaces — les coins sombres, les placards intérieurs, les recoins non exposés à la lumière naturelle — doivent obligatoirement être vérifiés la nuit, à la flamme d’une bougie. La Guemara et le Choul’han Aroukh sont explicites sur ce point : allumer une bougie en plein jour et fermer les volets ne suffit pas ; la vérification doit être nocturne. La raison en est que la flamme de la bougie a une propriété particulière : elle éclaire les fissures et les recoins avec une pénétration que nulle autre lumière artificielle n’égale.
Compte tenu de la réalité des familles contemporaines, souvent débordées par la préparation de la fête, il est conseillé d’organiser soigneusement les vérifications nocturnes afin que les enfants soient couchés avant que l’on commence à parcourir la maison avec des bougies allumées.
Le nettoyage par lavage : une vérification à part entière
La halakha ouvre une voie pratique d’une grande importance. Le Choul’han Aroukh précise que le nettoyage par frottement à l’aide d’une serpillière ou d’un chiffon humide — ce que l’on appelle « kiboud » — est pleinement valable comme vérification de ‘hamets pour les surfaces lisses. Autrement dit, passer une éponge ou laver soigneusement une table, une étagère ou le fond d’une armoire équivaut, sur ces surfaces planes, à une inspection nocturne à la bougie.
C’est d’ailleurs pour cette raison que, lors de la bédikath ‘hamets proprement dite, on ne fouille pas le milieu des pièces : on se concentre sur les coins et les recoins, car le reste a déjà été nettoyé et lavé. Comme l’écrit le Sha’ar Hatechouva, les maîtres de la halakha ont pris l’habitude de passer la bougie dans les recoins sans gratter ni creuser, précisément parce que le nettoyage préalable a déjà accompli l’essentiel du travail.
Pour les zones difficiles d’accès où ni le lavage ni l’inspection ne peuvent parvenir — les coins profonds d’une armoire, les interstices entre les planches — il existe une solution pratique supplémentaire : si le ‘hamets éventuel se trouve dans un état tel qu’un chien lui-même ne pourrait le manger (en raison d’un produit répulsif ou d’une substance les recouvrant), les miettes sont considérées comme annulées et n’imposent plus de vérification.
La méthode pratique : armoires, bibliothèques et tiroirs
Voici la procédure concrète recommandée. Pour chaque armoire — armoire à vêtements, bibliothèque, placard de rangement — on commence par en retirer entièrement le contenu. On lave soigneusement toutes les surfaces intérieures (fond, parois, étagères, plafond de l’armoire), on essuie et on nettoie. Pour les étagères amovibles, on les sort, on les lave, on les essuie, puis on les remet en place. Ce lavage vaut lui-même comme vérification de ‘hamets pour toutes les surfaces planes.
Pour les coins qui restent inaccessibles, on pulvérise un produit répulsif (insecticide ou produit similaire aux prix variant entre 4 et 9 shekels) dans chaque recoin. Toute miette de ‘hamets qui s’y trouverait devient dès lors impropre à la consommation, ce qui suffit à remplir l’obligation halakhique.
S’agissant des livres, on n’est pas tenu d’ouvrir chaque ouvrage et d’en tourner les pages — sauf pour les livres que l’on utilisera à table pendant Pessa’h et qui auraient pu recevoir des miettes en cours d’utilisation durant l’année. Pour les autres, on sort les livres, on nettoie les étagères, on pulvérise les coins, et l’armoire est déclarée vérifiée de ‘hamets. Condition absolue : à partir du moment où un espace a ainsi été « certifié », aucun ‘hamets ne doit plus y pénétrer jusqu’à Pessa’h.
Pour les tiroirs, la procédure est similaire : on vide le tiroir, on le sort de son logement, et on l’approche d’une fenêtre ouverte pour une inspection à la lumière naturelle — opération qui ne prend que quelques secondes. Si l’inspection a lieu le soir, on éclaire brièvement avec une bougie. On remet ensuite le tiroir en place et on veille à ce qu’aucun ‘hamets n’y soit introduit jusqu’à la fête.
Les poches de vêtements : une obligation souvent négligée
Le Choul’han Aroukh est explicite : chaque poche de vêtement doit faire l’objet d’une vérification de ‘hamets, même chez un adulte qui serait persuadé de n’avoir jamais glissé de nourriture dans ses poches. Pour les familles avec de jeunes enfants, il n’est nul besoin d’expliquer pourquoi : un enfant peut, en plein milieu d’une activité, confier un biscuit à la poche de son parent pour qu’il le lui garde.
Pour les vêtements que l’on ne portera pas avant Pessa’h, il suffit de les retourner et d’inspecter les poches à la lumière d’une fenêtre avant de les ranger. Pour les vêtements que l’on porte encore jusqu’à la veille de Pessa’h, la vérification s’effectuera au moment de la destruction du ‘hamets (biour ‘hamets), le matin de la veille de Pessa’h.
Pour les familles possédant des gardes-robes conséquentes — et chacun sourira à l’évocation de l’époque révolue où quelques vêtements suffisaient à une famille nombreuse — une solution pratique existe. Le processus de lavage en machine avec des produits lessiviels modernes (dont la toxicité suffit à rendre les miettes impropres à la consommation) peut être pris en compte pour dispenser d’une vérification poche par poche, à condition que les vêtements en question ne soient plus portés jusqu’à Pessa’h. Pour les habits portés jusqu’au dernier moment, la vérification des poches reste obligatoire.
Les ustensiles de cuisine : principes généraux de la ‘hagala
Le Choul’han Aroukh pose un principe général d’une élégance conceptuelle remarquable : « Kbol’o kakh polto » — un ustensile rejette ce qu’il a absorbé de la même manière qu’il l’a absorbé. Autrement dit, si du ‘hamets a pénétré dans un ustensile par un liquide versé (irouï), il peut en être extrait par un liquide versé bouillant ; s’il a pénétré par cuisson directe (kli richon — récipient primaire), il n’en sortira que par une immersion dans l’eau bouillante.
Pour les ustensiles que l’on n’utilisera pas pendant Pessa’h, la halakha est indulgente : il n’est pas nécessaire de récurer les résidus noircis sous les anses et les poignées. Ces résidus, devenus depuis longtemps impropres à la consommation même d’un animal, peuvent être rangés au cellier ou inclus dans la vente du ‘hamets au non-juif.
Pour les ustensiles que l’on souhaite utiliser pendant Pessa’h, la ‘hagala (purification par l’eau bouillante) est requise selon les modalités suivantes. Première condition absolue : au moins vingt-quatre heures doivent s’être écoulées depuis la dernière utilisation de l’ustensile avec du ‘hamets. Ce délai permet à l’absorption de devenir « non-journalière » (eino ben yomo), ce qui atténue son intensité halakhique.
Les modalités pratiques de la ‘hagala
Si l’ustensile a absorbé le ‘hamets par irouï (un liquide versé depuis un récipient primaire), on peut le purifier en y versant de l’eau bouillante depuis une bouilloire. Si l’absorption s’est faite directement dans un kli richon (une casserole bouillant sur le feu), il faut immerger l’ustensile dans un grand récipient d’eau portée à ébullition franche.
On veillera à ce que l’ustensile à purifier ne soit pas mouillé avant d’être plongé dans l’eau de ‘hagala : l’eau froide qu’il dégorgerait risquerait de refroidir le bain et de compromettre l’efficacité de l’opération.
Il est important de noter que là où la ‘hagala est requise, le liboun kal (chauffage à la flamme directe) peut également être utilisé. Cette méthode consiste à approcher une flamme (un chalumeau, par exemple) de chaque côté de l’ustensile jusqu’à ce que la face opposée soit trop chaude pour y poser la main. Pour ceux qui participent aux campagnes de préparation au Séder dans des lieux éloignés, le Rav recommandait d’emporter un chalumeau portable : après un nettoyage complet des ustensiles, on peut les soumettre à cette technique sans avoir besoin d’un grand chaudron d’eau bouillante.
Le plan de travail en marbre ou en pierre
Concernant les plans de travail — notamment ceux en carrelage ou en pierre polie que l’on trouve fréquemment dans les cuisines israéliennes — la ‘hagala est possible selon la décision explicite du grand posek de la génération dont la mémoire est bénie, qui a statué que même les carreaux de céramique et la pierre polie cuite au four peuvent faire l’objet d’une ‘hagala efficace.
La procédure recommandée est la suivante. Après vingt-quatre heures sans utilisation, on verse de l’eau bouillante depuis une bouilloire sur l’intégralité du plan de travail, en atteignant chaque coin. Il est préférable d’utiliser une bouilloire électrique dont l’élément chauffant est intérieur (plutôt qu’une bouilloire à élément chauffant externe), car certains autorités lui attribuent le statut de kli richon. On essuie ensuite soigneusement, et on recouvre le plan de travail d’une feuille d’aluminium épais ou d’un film plastique résistant.
Cette précaution supplémentaire n’est pas superflue. Au cours de l’année, il peut arriver qu’un aliment ‘hamets chaud et consistant — un kugel, des pâtes, une viande grillée — tombe directement sur le plan de travail. Dans ce cas, l’absorption s’apparente à celle d’un kli richon, et la couverture du plan garantit qu’en cas de contact accidentel pendant Pessa’h, aucun transfert de blioth (absorptions) ne sera possible.
On veillera également à verser de l’eau bouillante sur les carreaux muraux situés autour du plan de travail, jusqu’à la hauteur où les éclaboussures de cuisson peuvent normalement atteindre au cours de l’année.
L’évier et les robinets
L’évier en métal peut être purifié par ‘hagala : après vingt-quatre heures de non-utilisation, on y verse de l’eau bouillante sur toutes ses surfaces. Toutefois, un problème spécifique subsiste : la bonde et le siphon contiennent des dépôts de graisse et de résidus de ‘hamets accumulés tout au long de l’année, zones que l’eau bouillante ne peut atteindre. On y versera donc un produit détartrant puissant (du type acide chlorhydrique) qui brûle les graisses incrustées. En complément, on disposera dans l’évier un bac en plastique ou en métal réservé à Pessa’h, créant ainsi une séparation physique entre les ustensiles cachers lepessa’h et les parois de l’évier.
Pour les éviers en céramique ou en matériaux composites, la ‘hagala complète n’étant pas praticable, on adopte la même stratégie : nettoyage approfondi, vingt-quatre heures de non-utilisation, versement d’eau bouillante, et insertion d’un bac interne.
Quant aux robinets, ils sont exposés tout au long de l’année aux projections de liquides chauds contenant du ‘hamets, et il peut arriver que l’ouverture du robinet d’eau chaude pendant Pessa’h fasse circuler une eau qui, au contact de la tuyauterie, absorberait des résidus anciens. La solution la plus simple et la plus sûre — que le Rav recommandait lui-même — consiste à acheter des robinets neufs de remplacement, disponibles à prix modique dans les quincailleries. Le remplacement, aisément réalisable sans technicien, garantit une tranquillité d’esprit totale.
Une conclusion empreinte d’espérance
Ce guide pratique ne prétend pas avoir épuisé tous les sujets ; de nombreux autres articles domestiques mériteraient d’être abordés. Mais en attendant, comme l’a conclu le Rav avec une foi sereine, que mérite la rédemption vienne hâter nos pas : puissions-nous accomplir toutes ces préparations dans la joie, et mériter d’offrir le Korban Pessa’h cette année même, dans le Beth Hamikdach reconstruit. Amen.
La communauté juive du centre de l’Ohio a inauguré le 22 février 2026 le Centre étudiant Habad Jérôme-et-Géraldine-Schottenstein à l’université Ohio State, lors d’une cérémonie rassemblant plusieurs centaines de personnes. Quadruplant la surface de l’ancien centre démoli, ce bâtiment de quatre niveaux et deux mille quarante mètres carrés, dont la construction a dépassé dix millions de dollars, s’impose comme l’incarnation d’une vitalité juive que rien n’a su enrayer. À travers les témoignages d’étudiants, de donateurs et de responsables communautaires, c’est toute la force d’une mission — celle du Rabbi de Loubavitch — qui s’est exprimée lors de cette soirée historique.
Une inauguration sous le signe de la fierté
La communauté juive du centre de l’Ohio a célébré l’achèvement du Centre étudiant Habad Jérôme-et-Géraldine-Schottenstein à l’université Ohio State lors d’une cérémonie de coupe de ruban le 22 février 2026. Plusieurs centaines de personnes se sont d’abord rassemblées devant l’entrée du centre, situé au 209 East 15th Avenue, avant de se déverser à l’intérieur pour un programme de quatre-vingt-dix minutes. Parmi les intervenants figuraient le maire de Columbus, Andrew Ginther, le candidat au poste de gouverneur de l’Ohio, auteur et entrepreneur Vivek Ramaswamy, ainsi que d’anciens et actuels étudiants témoignant de l’impact du centre sur leur vie.
Un édifice trois fois plus grand, bâti sur trente ans d’histoire
La cérémonie a mis en lumière l’achèvement d’un centre étudiant de quatre niveaux et de deux mille quarante mètres carrés — soit environ trois fois la superficie de l’ancien centre, qui a été démoli. Le nouvel édifice porte les noms de Jérôme et Géraldine Schottenstein, qui avaient joué un rôle décisif dans l’ouverture du premier Centre étudiant Habad sur ce même site en 1991. Le centre est aujourd’hui codirigé par deux couples : le Rav Zalman et Sarah Deitsch, ainsi que le Rav Lévi et Aviva Andrusier.
Ayant largement dépassé la capacité de l’ancien bâtiment, des donateurs ont acquis un terrain adjacent, démoli plusieurs structures existantes et financé la construction du nouveau centre pour un montant dépassant dix millions de dollars.
Spencer Sarachek : une visite le lendemain du 7 octobre
Spencer Sarachek, étudiant en deuxième année à Ohio State, a raconté sa première visite à l’ancien centre le 8 octobre 2023 — le lendemain des attaques terroristes lancées par le Hamas contre Israël — lors de la semaine des parents, où son frère aîné était inscrit. À l’époque, il n’envisageait ce passage que comme une halte sur la route de Bloomington, en Indiana, où il comptait poursuivre ses études à l’université d’Indiana. S’attendant à trouver une atmosphère accablée, il fut au contraire accueilli avec chaleur par le Rav Zalman Deitsch.
« Quand je suis parti ce jour-là, je ne me sentais pas vaincu — je me sentais fier. Fier d’être juif », a-t-il déclaré lors de la cérémonie.
En voyant les plans du futur centre ce jour-là, il avait confié à ses parents que malgré leur ambition, il n’y avait « aucune chance » que le chantier soit achevé en deux ans.
« Je n’ai jamais été aussi heureux de m’être trompé », a-t-il ajouté — lui qui s’était finalement inscrit à Ohio State l’année suivante. Lors de ses premiers mois sur le campus, alors qu’il appelait sa mère pour lui confier sa nostalgie, il reçut un appel d’un numéro de Columbus qu’il ne connaissait pas : c’était le Rav Zalman, qui lui annonçait qu’il lui apportait le bouillon de poulet de sa femme Sarah. « À ce moment-là, Ohio State me sembla bien moins éloignée de chez moi. »
Des donateurs animés par une vision de pérennité
Sara Ferne Kanfer, diplômée de la promotion 2009 et donatrice, a déclaré lors de l’événement que, à l’approche de ses quarante ans, elle souhaitait « planter des choses qui me survivront ».
« L’héritage, ce n’est pas une question de monuments — c’est un investissement dans les gens et dans la communauté. […] Que ce que nous bâtissons ici soit précieux, à l’intérieur comme à l’extérieur », a-t-elle conclu.
Grandir au Beth Habad : le témoignage de Rosie Deitsch Gurevitch
Rosie Deitsch Gurevitch, l’aînée des sept enfants du Rav Zalman et de Sarah Deitsch — qui servent la communauté étudiante de l’Ohio State depuis 1996 — a évoqué ce que signifiait grandir au sein du Centre étudiant Habad.
« Ce n’est pas seulement une maison », a-t-elle dit. « C’était et c’est un foyer pour chaque étudiant qui y entre incertain de lui-même et en repart avec le sentiment d’appartenir quelque part, un lieu où le judaïsme n’est pas quelque chose que l’on visite, mais quelque chose que l’on vit. […] Les étudiants actuels et futurs de l’OSU n’ont vraiment pas idée de ce qui les attend, maintenant que les contraintes d’espace ont enfin été levées. »
Le maire de Columbus et Vivek Ramaswamy prennent la parole
Le maire Andrew Ginther a officialisé l’événement par une proclamation municipale et a brièvement pris la parole devant l’assistance : « Le Centre Habad est une composante d’une importance capitale pour la culture de cette ville. Columbus sera plus forte, plus saine et plus sûre grâce au travail remarquable accompli ici. »
Vivek Ramaswamy, orateur principal de la soirée, a partagé ce qu’il a appelé une « parabole universelle » : celle d’un âne tombé dans un puits. Alors que son propriétaire, croyant abréger ses souffrances, commence à le recouvrir de terre, l’âne secoue chaque pelletée, comble peu à peu le puits et finit par en sortir sur un sol nivelé. « La vie vous lance des obstacles — ce n’est pas un choix. Mais le rôle de victime, lui, est un choix », a déclaré Ramaswamy.
Il a ajouté que les divisions dans le pays étaient moins politiques qu’elles ne portaient sur la question de savoir à qui l’on attribue la responsabilité de ses malheurs — et a conclu en évoquant sa candidature au poste de gouverneur de l’Ohio.
Des étudiants qui ont trouvé une famille
Parmi les participants figuraient deux seniors de l’Ohio State : Jason Falk, originaire de Long Island, et Ben Krefetz, de Boca Raton, en Floride, qui s’étaient rencontrés au Centre étudiant Habad. Tous deux ont rendu hommage au Rav Zalman pour avoir rendu le campus chaleureux.
« Il est comme un membre de la famille et une figure paternelle pour nous », a confié Falk, évoquant les visites du Rav à la fraternité Delta Kappa Epsilon.
« C’était formidable de revoir tous les étudiants juifs que nous avons appris à connaître ici », a ajouté Krefetz.
Trente-quatre ans de présence Habad à Columbus
Après la cérémonie, le Rav Areyah Kaltmann, directeur exécutif de Habad Columbus, a rappelé qu’il était arrivé à Columbus il y a trente-quatre ans avec sa femme Esther, portant le rêve de perpétuer une vie juive épanouie à l’Ohio State — en s’appuyant sur l’œuvre du Rav Chaïm et de Chani Capland, qui dirigent le Torah Center, également à Columbus.
« Nous sommes tellement enthousiasmés par cette magnifique expansion d’une vie juive florissante, où les étudiants se sentiront toujours chez eux », a-t-il déclaré.
Habad : bâti non autour d’un homme, mais autour d’une mission
Prenant la parole en clôture du programme, Sarah Deitsch a rappelé que la disparition du Rabbi de Loubavitch, guide du mouvement Habad aux États-Unis, avait été interprétée par certains sceptiques comme le signe d’un déclin inévitable.
« Habad n’a jamais été bâti autour d’un homme — il a été bâti autour d’une mission. […] Il n’a pas créé des disciples, il a créé des bâtisseurs », a-t-elle déclaré. « Le monde a assisté à quelque chose qu’il n’avait pas prévu : davantage de Beth Habad ont ouvert, pas moins. Davantage de campus ont été atteints, pas abandonnés. Davantage de Juifs ont été accueillis, pas oubliés. »
« Ce bâtiment fait partie de cette vision vivante. Ce n’est pas une simple structure, ce ne sont pas des briques, du verre et du mobilier. Il dit que la vie juive n’attend pas d’être à l’aise. La vie juive n’attend pas d’être invitée. La vie juive se manifeste et construit. Chaque chaise dit « quelqu’un appartient ici ». Chaque table dit « quelqu’un sera nourri ». Chaque pièce dit « quelqu’un se sentira chez lui ». Chaque livre dit « quelqu’un sera instruit »… Mes enfants peuvent vous confirmer que ce ne sont pas de simples mots — ils l’ont vécu. »
Le Beth Din et le Conseil rabbinique Loubavitch de France publient un communiqué urgent sur une pratique en expansion alarmante : des coupes de cheveux qui violent l’interdiction biblique de raser les Péot. Face à l’ignorance généralisée de la gravité de cet interdit, les Rabbanim appellent l’ensemble de la communauté à une vigilance absolue.
Une pratique préoccupante qui se répand dans la communauté
Un interdit explicite inscrit dans la Torah
La longueur minimale ne constitue pas une permission de supprimer les Péot
Deux interdits distincts passibles de sanctions halakhiques
Un appel solennel aux parents, éducateurs et coiffeurs
Des documents inédits viennent de refaire surface, révélant l’une des batailles les plus acharnées menées par le Rabbi précédent — Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn — en faveur du bien-être spirituel des soldats juifs américains engagés dans la Seconde Guerre mondiale. À travers une série de télégrammes et de lettres échangés avec le National Jewish Welfare Board, ces archives dévoilent un homme inflexible, mu par une exigence absolue de rigueur religieuse. Face aux atermoiements et aux demi-mesures, le Rabbi précédent tint bon, transformant un incident isolé en un plaidoyer historique pour la dignité spirituelle de milliers de combattants juifs.
Des archives qui ressurgissent du passé
Des documents fascinants récemment mis au jour éclairent d’un jour nouveau une saga majeure dans laquelle le Rabbi précédent se battit avec une énergie infatigable pour le bien-être spirituel des soldats juifs américains engagés dans la Seconde Guerre mondiale.
La série de télégrammes et de lettres échangés avec le National Jewish Welfare Board (JWB) révèle l’intransigeance absolue du Rabbi précédent en matière de Cacherout, ainsi que sa détermination à tenir les institutions juives comptables de leurs responsabilités morales.
L’affaire du « festin de Pourim » de 1943
Cette saga se déroula en 1943, en plein cœur de la guerre, lorsque le Rabbi précédent reçut des informations alarmantes concernant un « festin de Pourim » que le JWB envisageait d’organiser au Camp Grant, à Rockford, dans l’Illinois, pour sept cents soldats juifs. Selon ces rapports, le banquet devait inclure à la fois des plats laitiers et carnés, en violation flagrante de la Halakha.
Sans perdre un instant, le Rabbi précédent adressa un télégramme au Rav Dr. David de Sola Pool du JWB. Fondé vingt-six ans plus tôt, le JWB soutenait les militaires juifs des forces armées américaines en recrutant et formant des Rabbanim pour l’aumônerie militaire, en fournissant des ressources religieuses et en supervisant les centres culturels et communautaires juifs.
Le télégramme, daté du 9 mars 1943, stipule : « DE LA VIANDE CACHÈRE SERA SERVIE, SUIVIE DE CAFÉ AU LAIT ET DE GLACE. VEUILLEZ USER DE VOTRE INFLUENCE AUPRÈS DES ORGANISATIONS CONCERNÉES AFIN QU’ELLES NE VIOLENT PAS LES LOIS DE LA CACHEROUT EN SERVANT ENSEMBLE DES PLATS DE VIANDE ET DES PRODUITS LAITIERS. EN UN TEMPS OÙ NOUS DÉPENDONS TOUS DE LA MISÉRICORDE CÉLESTE… NOUS DEVONS TOUS NOUS ABSTENIR DU PÉCHÉ DE PROFANATION RELIGIEUSE. »
« Veuillez m’informer des mesures que vous avez prises », conclut le Rabbi précédent.
La réponse du JWB : des assurances en cascade
Le lendemain, Philip Goodman, Rav orthodoxe officiant au sein de la Division des Services armés et haut responsable du JWB, répondit par télégramme : « Mon cher Rav Schneersohn, soyez assuré que nous avons pris des mesures immédiates pour examiner la question que vous nous avez soumise… Nous sommes tout à fait soucieux de protéger les convictions et pratiques religieuses de nos membres juifs dans les forces armées. »
Goodman contacta simultanément l’aumônier Norbert Rosenthal au Camp Grant ainsi que Moe Chaseman, administrateur régional du JWB à Chicago, leur demandant d’enquêter et de s’assurer qu’aucune violation de la Cacherout ne se produise. Il leur écrivit : « Nous vous serions reconnaissants de nous confirmer par câble que les mesures nécessaires ont été prises pour éliminer le lait, la glace et tout ce qui doit l’être, afin que nous puissions rassurer le Rav Schneersohn. »
La résistance locale : un directeur récalcitrant
Malgré les assurances données à l’échelon national par le JWB, une rupture flagrante apparut au niveau local.
Le 11 mars, David E. Traub, directeur du JWB au Camp Grant, tenta de balayer les préoccupations du Rabbi d’un revers de main, écrivant à Goodman que l’événement était un « projet USO ordinaire. Ni fête de Pourim, ni soirée confessionnelle. » Il ajouta que la manifestation étant parrainée par le B’nai B’rith, « ni moi ni l’aumônier ne sommes responsables ».
Dans une lettre interne du 13 mars, Traub précisait : « Les faits doivent être rectifiés. Sur les 700 soldats attendus, 150 seulement sont juifs, et en tant qu’étranger à cette communauté, je ne peux pas bouleverser le statu quo de la majorité. Le menu reste tel qu’il a été prévu. »
Il ajouta : « Non, je ne connais pas Schneersohn, et je me demande moi aussi qui il est. Je pense qu’il mérite le respect pour avoir affirmé ses principes, mais je lui suggère de vérifier ses informations à l’avenir. »
Philip Goodman transmit la réponse de Traub au Rabbi précédent, tout en le rassurant une nouvelle fois que « nous mettons tout en œuvre pour répondre aux besoins en matière de Cacherout des membres juifs des forces armées, dans la mesure de nos possibilités. »
Moe Chaseman, lui aussi irrité, écrivit que le Rabbi avait « complètement déformé les faits », mais conclut néanmoins que « vous pouvez être soulagé d’apprendre que ni lait, ni café à la crème, ni aucune autre boisson laitière ne sera servie. »
Il précisa qu’en plus de s’être entretenu avec Traub, il avait également reçu un appel téléphonique de Dick Gutstadt de l’ADL, ainsi que de M. Ben J. Glass, également du B’nai B’rith.
La puissance d’une volonté : des télégrammes qui traversent la guerre
Il est manifeste que le Rabbi précédent déploya des efforts considérables et exercea une pression soutenue pour résoudre l’incident. Il convient aussi de souligner que tout cela se déroulait en temps de guerre, et pourtant la rapidité et la réactivité extraordinaires des échanges téléphoniques témoignent de l’urgence absolue avec laquelle le Rabbi précédent traitait cette affaire.
Finalement, le 15 mars, Goodman put annoncer au Rabbi précédent la bonne nouvelle :
« Je sais que vous serez heureux d’apprendre ce qui suit. Notre superviseur régional à Chicago nous informe que le bureau du B’nai B’rith de Chicago l’a contacté et lui a signifié qu’aucun produit laitier ne serait servi lors de la soirée du 14 mars. »
Il semble que Goodman ait voulu préciser qu’aucun produit laitier n’avait été servi lors de la fête de Pourim tenue la veille, comme le confirme la suite de la lettre.
Dans une lettre interne adressée à Traub et Chaseman, Goodman tenta de les apaiser, en leur expliquant qui était le Rabbi précédent et pourquoi ses demandes méritaient d’être prises au sérieux : « Nous pouvons sans doute dire que « tout est bien qui finit bien. » Le Rav Schneersohn est le Rabbi de Loubavitch, un ‘Hassid de renommée mondiale, comptant des milliers de fidèles dans ce pays. »
Un plaidoyer en six points pour la dignité spirituelle des soldats
Le Rabbi précédent, insatisfait des mesures partielles prises et de l’état général des choses, rédigea le 28 Adar Chéni 5703 (4 avril 1943) deux lettres quasiment identiques adressées au National Jewish Welfare Board. L’une, en hébreu, était destinée aux directeurs du JWB à New York ; l’autre, en anglais, s’adressait au Comité des activités religieuses de l’armée et de la marine du JWB.
Les lettres s’ouvraient sur des remerciements pour « m’avoir informé que les produits laitiers avaient été retirés du menu en raison de la présence de viande au banquet. »
Le Rabbi précédent exprima ensuite sa préoccupation face aux déclarations apparemment contradictoires du JWB. Dans une lettre, celui-ci avait écrit : « Nous sommes tout à fait soucieux de protéger les convictions et pratiques religieuses de nos membres juifs dans les forces armées », mais dans une autre : « cette soirée n’était pas une fête de Pourim et n’était pas organisée par le Jewish Welfare Board. »
« Les lois de la Cacherout ne doivent-elles être observées que lors d’une fête de Pourim — ou de tout autre banquet religieux ? » demanda le Rabbi précédent. « Le JWB n’a-t-il pas pour vocation de protéger toutes les convictions religieuses des membres juifs des forces armées, en tout temps et en toute circonstance ? »
« La contradiction est manifeste. »
Le Rabbi précédent formula alors six obligations morales que le JWB se devait d’honorer pour garantir le bien-être religieux des soldats juifs :
Garantir la Cacherout à tous les repas des militaires juifs, quelle qu’en soit l’organisateur — terre, mer ou air.
Fournir de la nourriture Cachère dans tous les camps où sont stationnés des soldats juifs, sous la supervision de personnes religieusement fiables.
Organiser des repas Cachers aux points de rassemblement militaires pour les soldats en partance pour le front.
Créer un département spécial chargé d’envoyer des colis alimentaires Cachers aux soldats qui en font la demande, en informant l’ensemble des militaires juifs de l’existence de ce service.
Superviser les activités des aumôniers afin qu’ils accomplissent dûment leurs devoirs religieux, en prévenant toute « profanation religieuse », même si de tels cas demeurent rares.
Imprimer des Sidourim adaptés à tous les rites — Achkenaze, Sefard et Ari — avec des traductions anglaises rigoureuses, le livre de prières actuel du JWB souffrant d’un « curieux mélange des genres ».
Un appel à la responsabilité morale en temps de guerre
Le Rabbi précédent souligna la responsabilité spirituelle et morale plus large du JWB, particulièrement en ces temps de guerre éprouvants :
« Nous tous, Juifs en général, et les responsables du Jewish Welfare Board en particulier, devons nous souvenir du danger auquel nos jeunes frères dans les forces armées sont exposés. Nous ne devons pas oublier un seul instant qu’ils ont besoin de soutien moral et de courage, qui ne peuvent venir que de la foi et de la confiance en D.ieu. Nous devons donc nous employer avec le plus grand soin à pourvoir à leurs besoins spirituels… »
Le Rabbi précédent informa également le JWB que le Merkos L’Inyonei Chinuch, qu’il avait « fondé il y a environ deux ans », avait déjà publié un calendrier-agenda quotidien en anglais, ainsi que des manuels de prières et de bénédictions, tous deux très demandés par les soldats juifs.
Il conclut : « J’ai demandé aux directeurs du Merkos L’Inyonei Chinuch de vous contacter à ce sujet. »
Tandis que le JWB débattait encore de ses responsabilités, le Rabbi précédent avait déjà commencé à combler le vide.
Vers une victoire tranquille mais historique
Goodman répondit à la lettre du Rabbi précédent en indiquant : « Nous soumettons cette question au comité compétent afin que le contenu de votre lettre puisse être dûment examiné. »
« Votre intérêt pour le bien-être des membres juifs des forces armées des États-Unis est sincèrement apprécié », ajouta-t-il.
Le 6 mai 1943, le Rav Leo Jung, président du Comité culturel du JDC et fondateur du Conseil rabbinique de l’UOJCA, répondit formellement à la lettre du Rabbi précédent.
Tout en s’efforçant de présenter les déclarations antérieures du JWB comme de simples « corrections d’information » plutôt que des contradictions, Jung concéda plusieurs des points soulevés par le Rabbi et annonça qu’une édition révisée du Sidour serait publiée ce mois-là même, « de nature à répondre aux besoins des soldats et des marins. »
Un mois plus tard, le 14 juin 1943, Goodman confirma que l’édition révisée du Sidour était parue et que le JWB consacrait « une somme considérable » à la satisfaction des besoins en Cacherout des militaires juifs, notamment par des « subventions accordées pour les repas servis dans les restaurants Cachers, des arrangements pour l’hospitalité à domicile, et l’envoi de colis à des particuliers. »
Cette victoire, paisible mais éclatante, fut le fruit direct du refus obstiné du Rabbi précédent de laisser l’affaire s’enliser.
Derrière les murs du célèbre 770 Eastern Parkway se dissimule un monde insoupçonné : une bibliothèque monumentale dont l’histoire épouse celle du mouvement Habad lui-même, de son sauvetage miraculeux durant la Shoah jusqu’à son expansion souterraine. Le Rav Chalom Ber Levine, bibliothécaire en chef, ouvre pour la première fois les portes de ces salles interdites au public, révélant des trésors que presque personne n’avait encore vus. C’est un voyage dans la mémoire vivante du peuple juif, gardée entre des milliers de volumes précieux entassés au fil des décennies.
Un sauvetage arraché à l’ombre nazie
Une vidéo inédite vient d’être publiée, dans laquelle le Rav Chalom Ber (Berel) Levine, bibliothécaire en chef, guide les spectateurs à travers les recoins secrets de la bibliothèque jouxtant le 770 Eastern Parkway — des salles que la plupart des gens n’ont jamais vues, et dont ils ignoraient jusqu’à l’existence. Ce tour guidé exceptionnel dévoile l’histoire remarquable de l’une des bibliothèques juives les plus importantes au monde.
Le Rav Levine retrace l’ensemble de cette épopée : du sauvetage de la collection pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu’à sa transformation en un vaste complexe s’étendant sur plusieurs bâtiments et des salles de stockage souterraines.
« La bibliothèque du Rabbi précédent a été sauvée de la Pologne sous occupation nazie et est arrivée ici », explique le Rav Levine. « Et le Rabbi précédent a consacré le rez-de-chaussée du 770 pour y établir la bibliothèque. »
Des étagères furent installées et remplies en un rien de temps par des milliers de livres saints. Très vite, l’espace déborda, et le garage du 770 fut à son tour converti en extension de la bibliothèque.
Une croissance que rien ne pouvait endiguer
Après le décès du Rabbi précédent, le Rabbi poursuivit l’enrichissement de la collection. Pendant des années, les ouvrages entrants furent entreposés dans des domiciles privés et des salles de stockage, faute de place. En 1966 (5726), Habad fit l’acquisition du bâtiment voisin, au 766 Eastern Parkway.
« Habad a acheté ce bâtiment au Docteur Shapiro », précise le Rav Levine. « Il était dentiste, et le bâtiment devint une extension du 770 et de la bibliothèque. »
Ce répit fut de courte durée. À la fin des années 1970, le 766 était à son tour saturé.
« Il y avait tant de livres dans des cartons », confie le Rav Levine. « Ils n’avaient plus de place dans les rayonnages. »
Le garage du 766 fut le prochain à être transformé : l’entrée fut murée, des vitrines installées, et l’espace entièrement consacré aux ouvrages.
Le Rabbi et la Rebbetzin s’installent dans la bibliothèque
L’un des épisodes les plus émouvants de cette visite concerne l’installation du Rabbi et de la Rebbetzin au sein même du bâtiment de la bibliothèque. Vers 5741 (1981), il devint difficile pour le Rabbi de parcourir à pied la distance entre le 770 et son domicile de la rue President pour Chabbat.
« En semaine, on emmenait le Rabbi en voiture, mais Chabbat posait problème », explique le Rav Levine.
La solution fut de demeurer dans le bâtiment de la bibliothèque.
« On a pris une pièce remplie de livres et on y a installé la salle à manger. On a pris une deuxième pièce et on y a aménagé la chambre à coucher. C’est ainsi qu’ils ont vécu pendant plusieurs années. »
Par la suite, une structure à deux niveaux fut construite dans l’arrière-cour du 766 : l’étage supérieur servit de salon au Rabbi et à la Rebbetzin, tandis que l’étage inférieur devint une nouvelle extension de la bibliothèque.
Le procès des livres et la hora’ah du Rabbi
Le chapitre le plus dramatique de l’histoire de la bibliothèque fut celui du procès judiciaire de 5745–5747 (1985–1987), qui aboutit en 1987 au retour des ouvrages disputés. Le Rabbi soulignait cet événement lors d’un Farbrenguen en promulguant une hora’ah qui demeure en vigueur aujourd’hui.
« Le Rabbi a dit que ce jour, chaque année, devrait être un jour où les gens font des dons et enrichissent la bibliothèque avec tous les livres qu’ils possèdent dans leur collection, ou qu’ils publient — afin qu’un exemplaire en soit déposé dans cette bibliothèque », relate le Rav Levine.
La réponse fut extraordinaire.
« Des milliers et des milliers et des milliers de livres ont été ajoutés cette année-là. Il n’y avait plus de place. Tout était saturé. »
Ce fut la Rebbetzin qui apporta la solution.
« Nous avons demandé à la Rebbetzin quoi faire », se souvient le Rav Levine. « Elle nous a dit que puisque le Rabbi précédent avait fondé la bibliothèque au 770, elle devait y rester. Mais il n’y avait pas de place. Alors il fallait l’agrandir en extension du 770, d’une manière qui ne nuise pas au bâtiment. »
Des salles souterraines et des milliers de Tanya
L’ensemble de la cour intérieure entre le 770 et le 766 fut excavé et transformé en vastes salles de stockage souterraines, achevées en 1990 (5750) et équipées de rayonnages mobiles sur rails.
« On peut voir toute la longueur de la bibliothèque », démontre le Rav Levine lors de la visite, « tant d’étagères se touchant les unes les autres sans allée entre elles. »
La même année, un troisième étage fut ajouté au 766 pour accueillir une salle de lecture destinée aux chercheurs — l’un des espaces montrés dans la vidéo, normalement fermé au public.
« Pendant qu’ils sont assis ici », explique le Rav Levine, « le bibliothécaire descend en salle de stockage, retrouve l’ouvrage recherché et le leur apporte, afin qu’ils puissent le consulter et le vérifier sur ces tables. »
Lorsque même cela s’avéra insuffisant, Habad fit l’acquisition du 760 Eastern Parkway, l’ancienne résidence de la famille Itkin, dont le deuxième étage fut entièrement dédié à la bibliothèque. Cet étage abrite l’une des expositions les plus saisissantes : les quelque 8 000 éditions du Tanya publiées depuis 1988, année où le Rabbi demanda qu’en tout lieu où des Juifs se trouvent dans le monde, un Tanya y soit imprimé.
« Environ 8 000 éditions ont été publiées », note le Rav Levine en montrant la collection disposée le long du mur est de la pièce.
L’appartement du Rachag transformé en salle d’exposition
La visite se conclut au troisième étage du 770, qui fut autrefois l’appartement du Rachag, le Rav Chemaryahou Gourary, beau-frère du Rabbi et gendre du Rabbi précédent. Après son décès en 5749 (1989), l’étage fut réservé comme salle d’exposition.
Lorsque les travaux furent achevés avant le calendrier prévu, les bibliothécaires demandèrent au Rabbi s’il fallait l’ouvrir immédiatement.
« Le Rabbi a répondu que le moment n’était pas encore venu. Attendons. »
Ils attendirent, jusqu’à l’achèvement de l’ensemble du projet en 1992 (5752).
Depuis lors, quinze expositions ont été organisées dans cet espace, chacune consacrée à un thème différent. L’exposition actuelle, intitulée L’Exposition des Rebbeïm, dédie une vitrine à chacun des Rebbeïm — ainsi qu’au Baal Chem Tov, au Maggid de Mezeritch et aux autres fondateurs du ‘Hassidisme — en y présentant de précieux manuscrits, des objets historiques et des pièces rares liés à chacun d’eux.
« Des milliers et des milliers de personnes viennent constamment contempler les objets saints de cette exposition », conclut le Rav Levine.
C’est avec tristesse que nous annonçons le départ de ce monde de l’époux de Mora Lisa Bensemoun.
Que son souvenir soit une bénédiction.
La Tahara aura lieu le jeudi 12 mars 2026 à 14h00 et la mise en bière à 15h00, à l’Hôpital Saint-Antoine Paris XII, situé au 23, rue de Chaligny, 75012 Paris.
L’inhumation aura lieu le vendredi 13 mars 2026 au cimetière de Guivat Shaoul, à Jérusalem, Israël.
Au cœur d’un Maamar profond, le Rabbi dévoile une vérité bouleversante : c’est précisément dans l’effacement total de soi — le Bitoul — que réside la clé de la Délivrance ultime. Loin d’une simple humilité, ce Bitoul propre au temps de l’exil recèle une puissance divine que nulle élévation spirituelle personnelle ne saurait égaler. Une révolution conceptuelle qui renverse les catégories habituelles de la pensée ‘hassidique.
Extrait du Maamar : « Ha’hodech Hzé La’hem » 25 Adar 5735
Le débat sur la Délivrance : Téchova ou miracle ?
Le Rabbi ouvre son Maamar sur une question fondamentale que pose la tradition : la Délivrance future adviendra-t-elle par la voie de la Téchova, ou bien surgira-t-elle comme un miracle éclatant, indépendamment des mérites du peuple d’Israël ? Deux opinions s’affrontent dans les sources. D’un côté, le Rambam tranche que la Délivrance est conditionnée à la Téchova. De l’autre, Rabbi Yehouda soutient que la Gueoula surviendra en Nissan, à la manière de la sortie d’Égypte, sans que la repentance en soit le déclencheur nécessaire.
Le Rabbi propose ici un dépassement de cette apparente contradiction. Il établit, en s’appuyant sur les enseignements du Tanya, que tous les révélations divines dépendent de nos actions et de notre service spirituel tout au long du temps de l’exil. Comment dès lors concilier cette affirmation avec la position de Rabbi Yehouda, pour qui la Délivrance n’est pas liée à la Téchova ? La réponse du Rabbi est nuancée : même selon Rabbi Yehouda, c’est bien notre service divin qui crée la Gueoula — mais la nature de ce service est d’une tout autre essence.
Nissan et Tichri : deux dimensions de la création
Pour comprendre pourquoi la Délivrance future est associée au mois de Nissan, le Rabbi rappelle un débat classique : le monde fut-il créé en Nissan ou en Tichri ? Il répond que dans la pensée divine primordiale, le monde fut conçu en Nissan, tandis que dans la réalité concrète, il naquit en Tichri. La pensée divine appartient à l’intériorité ; Tichri, à l’extériorité.
La distinction est fondamentale : Tichri représente l’ordre naturel, le monde tel qu’il est soumis aux lois de la nature. Nissan, en revanche, incarne la dimension qui transcende la nature, le domaine du miracle et de la révélation divine directe. Ces deux dimensions sont interdépendantes : c’est l’effort naturel du monde de Tichri qui peut appeler les miracles de Nissan. Ainsi, la Délivrance future s’ancre dans Nissan précisément parce qu’elle représente un dévoilement de l’Essence divine qui dépasse toute limite naturelle.
Les trois fêtes de pèlerinage et les trois degrés d’élévation
Le Midrach enseigne que le Saint-Béni-Soit-Il désigne le peuple d’Israël par trois appellations affectueuses : « ma fille » (Biti), « ma sœur » (Achoti) et « ma mère » (Imi). Ces trois titres correspondent aux trois fêtes de pèlerinage — Pessa’h, Chavouot et Soukot — et reflètent trois degrés d’ascension spirituelle.
À Pessa’h, le peuple d’Israël est qualifié de « Biti » — ma fille, entièrement dépendante, recevant tout d’en-haut. Lors de la sortie d’Égypte, les Juifs ne possédaient pas encore de service divin élaboré ; ils furent délivrés par une révélation pure venant d’en-haut, sans mérites propres véritables. C’est le degré le plus bas dans le sens ordinaire.
À Chavouot, avec le don de la Torah, Israël est désigné comme « Achoti » — ma sœur. La Torah unit le peuple juif au Saint-Béni-Soit-Il en une fraternité spirituelle : par la Torah, Israël et D.ieu sont, pour ainsi dire, au même niveau.
À Soukot, après le grand jour de la Téchova qu’est Yom Kippour, Israël atteint le rang d’« Imi » — ma mère. Par la Téchova, qui transcende même la Torah, le Juif « couronne » D.ieu et révèle en Lui des dimensions encore plus élevées. C’est donc Soukot qui représente le degré le plus élevé dans cet ordre ascendant.
La révolution du Maamar : la supériorité cachée du Bitoul
C’est ici que le Rabbi introduit sa révolution conceptuelle. Dans la lecture habituelle, Pessa’h-Biti représente le degré le plus bas, puisque le Juif n’y apporte rien de lui-même. Mais le Rabbi renverse entièrement cette hiérarchie lorsqu’il s’agit de la Délivrance future.
La raison en est la suivante : dans les degrés supérieurs — Chavouot et Soukot — il y a certes une élévation spirituelle remarquable, mais cette élévation part de la réalité de l’homme lui-même. L’être humain s’y engage, ressent, comprend et s’élève. Or tout service qui prend sa source dans la réalité humaine ne peut par définition dépasser les limites de cette réalité. L’homme peut s’élever vers D.ieu, mais il reste un homme.
Le Bitoul, en revanche — et c’est le cas du Juif en exil, et plus encore dans la génération qui précède la venue du Machia’h — est d’une nature entièrement différente. Dans le Bitoul, l’homme n’apporte rien de lui-même. Il s’annule totalement, exécutant la volonté divine non parce qu’il comprend ou ressent, mais parce que telle est la volonté d’En-Haut. Et précisément parce qu’il n’y a plus ici de réalité humaine faisant écran, c’est la puissance infinie de D.ieu Lui-même qui agit.
La différence entre quantité et qualité du Bitoul
Le Rabbi introduit ici une distinction d’une finesse remarquable, explicitée dans les discours du tome neuf des Likkouté Si’hot. Du temps du Temple, le Bitoul était quantitativement total : l’homme était entièrement pénétré du sentiment du Divin, dans tout son être, ses émotions, son intellect. Mais ce Bitoul restait qualitativement limité, car il était fondé sur la compréhension et le ressenti de l’homme lui-même — c’était un Bitoul « compris ».
Aujourd’hui, en exil, notre Bitoul est quantitativement infime : il ne touche qu’une portion minuscule de notre être intérieur. Mais là où il opère, il opère selon une qualité incomparablement plus haute : ce Bitoul ne repose sur aucune réalité personnelle. C’est un Bitoul pur, une exécution aveugle de la volonté divine, sans support émotionnel ou intellectuel. Et c’est précisément ce vide intérieur qui permet à l’Infini divin de s’y révéler sans obstacle.
L’image du bâton et de la branche
Pour illustrer cette idée, le Rabbi emploie une métaphore saisissante. Une branche encore attachée à l’arbre est vivante, souple, lumineuse — mais précisément parce qu’elle vit de la sève de l’arbre, elle plie et se balance au vent. Elle est riche de vie, mais cette richesse la rend vulnérable à toute secousse extérieure.
Lorsque la branche se détache et se dessèche, elle perd toute cette vie intérieure. Mais elle se transforme en bâton, et le bâton possède une solidité que la branche vivante ne connaît jamais. C’est cette transformation — de la branche frémissante au bâton indestructible — qui symbolise le passage du service divin fondé sur le ressenti personnel au Bitoul absolu propre au temps de l’exil.
La génération de la délivrance et la puissance du Bitoul d’exil
Le Rabbi conclut cette section par un enseignement d’une force extraordinaire. Dans la génération qui précède la venue du Machia’h, les épreuves sont particulièrement sévères, les défis spirituels particulièrement intenses. Mais c’est précisément parce que le service divin de cette génération repose non sur les forces propres de l’individu, mais sur un Bitoul total envers D.ieu — et ce Bitoul ouvre l’accès à des puissances divines sans limite.
Qui vient avec son propre programme, aussi noble soit-il, rencontre inévitablement les limites de ce programme. Mais celui qui s’annule et fait exactement ce que D.ieu lui demande, sans chercher à comprendre ni à ressentir, devient le canal d’une puissance infinie. C’est pourquoi la Délivrance future adviendra en Nissan : non malgré le Bitoul du temps de l’exil, mais grâce à lui — car c’est ce Bitoul qui recèle en lui la révélation de l’Essence divine, seule capable d’apporter la Délivrance véritable et éternelle.
À la frontière russe, dans l’Ukraine meurtrie par la guerre, les Chlou’him de Sumy ont offert à leur communauté une soirée de Pourim inoubliable sur le thème de « Pourim dans l’espace ». Malgré les explosions qui ont secoué la ville dans les semaines précédentes, quelques heures de chant, de joie et de fête ont suffi à recentrer chacun sur l’essentiel. Une célébration lumineuse qui a renforcé la foi et la solidarité d’une communauté qui résiste.
Une ville en guerre, une fête qui résiste
À la frontière russe, dans l’Ukraine dévastée par la guerre, les Chlou’him de Sumy, le Rav Yechiel Chlomo et Rochi Levitansky, ont cette année transformé leur synagogue en vaisseau spatial pour accueillir un grand Seoudat Pourim placé sous le signe de « Pourim dans l’espace ».
Bien que les semaines précédentes aient été marquées par de nombreuses explosions dans la ville, il fut merveilleux de suspendre le temps quelques heures, de chanter et de célébrer ensemble, en ne laissant place qu’aux choses belles et joyeuses de la vie.
Une semaine de préparation et de visites à domicile
Dès la semaine précédant Pourim, chaque Juif de la ville fut contacté personnellement pour savoir s’il pourrait se déplacer ou s’il avait besoin d’une visite à domicile. Les Chlou’him et leurs enfants se répartirent en groupes à travers toute la ville, rendant visite aux personnes âgées et à celles qui ne pouvaient pas se déplacer, afin de leur permettre d’accomplir les Mitsvot du jour : un repas chaud de Seoudat Pourim et de magnifiques colis de Michloah’h Manot, gracieusement fournis par la Fédération des communautés juives d’Ukraine.
Par ailleurs, les fils des Chlou’him, qui poursuivent leurs études dans des Yechivot en Europe, effectuèrent le voyage de trente heures pour rentrer chez eux et apporter la joie de Pourim aux communautés des deux villes voisines de Konotop et Romny.
Une synagogue métamorphosée en vaisseau spatial
À l’approche du soir, les fidèles commencèrent à affluer vers la synagogue pour le grand Seoudat Pourim. À l’entrée, les enfants des Chlou’him les accueillirent chaleureusement, les aidant à déposer leurs dons de Matanot La’evyonim dans deux fusées spatiales installées à cet effet, puis les accompagnant au lavage des mains pour la bénédiction du Hamotsi.
Dès le début du programme, chacun échangea ses Michloah’h Manot avec les autres convives — généreusement préparés par Habad JRNU. La Méguila fut lue, puis le Rav Levitansky introduisit le thème de la soirée : « étudier davantage la Torah et accomplir davantage de Mitsvot, afin d’être prêts à accueillir l’ère du Machia’h ».
Un programme festif riche en émotions
Les enfants du programme périscolaire « Or Avner » présentèrent une saynète de Pourim en ukrainien devant l’assemblée, avant d’entraîner la foule dans des chants de fête. Un animateur professionnel prit ensuite le relais, animant des jeux pour petits et grands, tous en lien avec le thème de la soirée. Le clou du spectacle fut un fascinant « spectacle de bulles de feu » évoquant des comètes et des étoiles dans l’espace.
La communauté repartit renforcée dans sa foi et sa confiance en D.ieu, et dans l’attente de la venue du Machia’h, qui apportera paix et sérénité au monde entier.
Une soirée qui s’est prolongée dans la joie
Tandis que la soirée s’achevait sur le célèbre Kazatzka dansé par les enfants des Chlou’him, la salle vibrait d’une véritable Sim’ha. Nombreux furent ceux qui restèrent pour continuer le Farbrenguen, prenant de nouvelles Hah’lalosout de progresser dans leur Yiddichkeit.
À l’approche du couvre-feu, les Chlou’him organisèrent des navettes pour raccompagner les membres de la communauté chez eux en toute sécurité.
Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à faire de ce Pourim une fête aussi belle et réussie.
À l’approche de Pessa’h, la recherche de matsot de qualité devient une préoccupation majeure pour de nombreuses familles juives. Dans ce contexte, les Matsot Chmoura de Kfar ‘Habad se distinguent par leur authenticité et leur respect scrupuleux des traditions ancestrales.
Une exigence portée par le Rabbi lui-même
« On sait combien le Rabbi a agi pour que les Matsot de Kfar ‘Habad se retrouvent dans tous les foyers juifs à travers le monde », explique le Rav Reuven Matusof, Chalia’h du Rabbi à la Lichka Lubavitch en France et responsable de la diffusion des Matsot auprès de la communauté Loubavitch. Cette préoccupation du Rabbi n’était pas anodine. « Lorsqu’il arriva une année qu’en France on fit venir des Matsot d’une autre fabrique, le Rabbi exprima son vif mécontentement », poursuit le Rav Matusof.
Cette anecdote révélatrice témoigne de l’importance capitale que le Rabbi de Loubavitch accordait personnellement à la provenance des Matsot distribuées aux communautés. Ce n’était pas une simple préférence, mais une véritable exigence spirituelle que ces Matsot proviennent spécifiquement de Kfar ‘Habad.
Une tradition ininterrompue depuis plus de 70 ans
« C’est ainsi que depuis plus de 70 ans, les Matsot pour la France sont confectionnées à Kfar ‘Habad », souligne le Rav Matusof. Cette constance remarquable témoigne d’un attachement profond à une tradition qui traverse les générations.
La production 5785 (2025) s’inscrit dans cette continuité historique. Elle perpétue la volonté du Rabbi qui veillait personnellement à ce que la distribution des Matsot de Kfar ‘Habad soit assurée pour tous les foyers juifs désireux de célébrer Pessa’h selon les plus hautes exigences de la Halakha.
Un processus de fabrication sous haute surveillance
La fabrication des Matsot Chmoura de Kfar ‘Habad suit un protocole rigoureux qui ne laisse place à aucune improvisation. Chaque étape, de la sélection méticuleuse du blé jusqu’à l’expédition finale, est soumise à des contrôles stricts pour garantir que ces Matsot respectent les plus hautes exigences de la cacherout.
La présence du Gaon Harav Meïr Ashkenazi, Mara Déatra (autorité rabbinique) de Kfar ‘Habad, assure le respect scrupuleux des normes halakhiques les plus rigoureuses. Pour ceux qui le souhaitent, les Matsot sont également disponibles avec le He’hcher du Badats Yerouchalaïm, offrant ainsi une garantie supplémentaire.
Une méthode ancestrale préservée
L’un des aspects les plus remarquables de ces Matsot réside dans leur méthode de fabrication. Entièrement faites à la main selon des techniques ancestrales, ces Matsot Chmoura (surveillées depuis la moisson) incarnent l’authenticité d’une tradition millénaire.
Cette fidélité aux méthodes traditionnelles n’est pas qu’une question de respect du passé – elle garantit également une qualité spirituelle optimale pour l’accomplissement de la mitsva centrale de Pessa’h : la consommation de matsa.
Une disponibilité assurée pour toute la communauté
Pour répondre aux besoins de la communauté française, la Lichka Lubavitch assure la distribution de ces Matsot précieuses. Situées au 8 Rue Rouvet dans le 19ème arrondissement de Paris, les Matsot de Kfar ‘Habad sont accessibles du dimanche au jeudi de 10h à 19h30, avec une nocturne le jeudi jusqu’à 21h30, et le vendredi jusqu’à 14h.
Pour faciliter l’accès à ces Matsot exceptionnelles, elles sont également disponibles dans les différents centres Loubavitch répartis à travers la France, permettant ainsi au plus grand nombre de célébrer Pessa’h avec des Matsot conformes aux plus hautes exigences.
Une dimension spirituelle particulière
Au-delà de l’aspect purement halakhique, les Matsot de Kfar ‘Habad portent en elles une dimension spirituelle particulière. Fabriquées avec une intention (kavana) spéciale et sous la supervision directe des émissaires du Rabbi, elles constituent un lien tangible avec l’héritage du mouvement Loubavitch et les enseignements du Rabbi.
En choisissant ces Matsot pour leur table de Séder, les familles juives ne font pas seulement l’acquisition d’un produit casher pour Pessa’h – elles participent à la perpétuation d’une chaîne de transmission ininterrompue et s’inscrivent dans la vision globale du Rabbi de Loubavitch concernant la célébration authentique des fêtes juives.
Conclusion : Un héritage vivant
Les Matsot Chmoura de Kfar ‘Habad représentent bien plus qu’un simple aliment rituel – elles incarnent un héritage vivant que le Rabbi de Loubavitch a personnellement veillé à préserver et à diffuser. Leur présence sur les tables de Séder à travers le monde témoigne de la force d’une tradition qui continue de nourrir, tant physiquement que spirituellement, les communautés juives d’aujourd’hui.
À l’approche de Pessa’h 5785, la disponibilité de ces Matsot en France constitue une opportunité précieuse de célébrer cette fête fondamentale avec des Matsot dont la qualité et l’authenticité ont été personnellement validées par le Rabbi de Loubavitch lui-même.