Des images impensables ont fait le tour du monde : dans les rues de Londres, de Los Angeles, de Berlin, de Madrid et jusque dans les villes d’Iran, des Israéliens et des Iraniens ont célébré côte à côte la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique depuis trente-cinq ans. Une déferlante d’émotion collective, entre larmes de joie et stupeur incrédule, a traversé des continents entiers en quelques heures. Pour des millions de personnes longtemps opprimées ou menacées par ce régime, c’est l’espoir d’un monde nouveau qui semblait enfin pointer à l’horizon.
Des scènes de liesse inattendues au cœur de Londres
La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. À peine les informations faisant état de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, à la suite de frappes aériennes conjointes israélo-américaines sur Téhéran, ont-elles commencé à circuler, que des groupes de personnes ont spontanément envahi les artères de Londres pour exprimer leur joie. Parmi eux, des Israéliens et des Iraniens — deux peuples que des décennies d’hostilité officielle et de propagande haineuse avaient dressés l’un contre l’autre — dansant et chantant ensemble, épaule contre épaule, dans une communion aussi inattendue qu’émouvante. Ces images, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont rapidement suscité des réactions dans le monde entier, illustrant une vérité longtemps occultée par la rhétorique des régimes : la distinction fondamentale entre un gouvernement et son peuple.
En Iran, le peuple descend dans la rue malgré tout
La scène la plus saisissante ne se déroulait pourtant pas dans les capitales occidentales, mais au cœur même de l’Iran. Dès les premières heures de l’annonce, des habitants de Téhéran se sont penchés à leurs fenêtres et sur leurs toits pour crier leur joie, jouer de la musique à plein volume et faire éclater des feux d’artifice. Dans les rues de Karaj, en banlieue de Téhéran, des voitures klaxonnaient sans discontinuer pendant que des passants chantaient et levaient les bras au ciel. À Fuladshahr, à Borazjan, à Mamasani, dans les villes de Chiraz, d’Abadan, d’Ispahan, de Kermanshah, de Qazvin et de Sanandaj, des scènes similaires se répétaient jusqu’aux premières heures du matin, dans une liesse que nul n’aurait osé imaginer quelques heures plus tôt.
Ce qui a peut-être frappé le plus les observateurs, c’est la vision de jeunes Iraniens dansant ouvertement dans la rue — un acte que le régime islamique interdit et criminalise depuis la révolution de 1979, le qualifiant de « péché » et d’« acte de lubricité ». Dans un lycée de Téhéran, des lycéennes scandaient « Mort au Velayat » — le système de gouvernement clérical. D’autres criaient depuis leurs fenêtres « Mort à Khamenei », tandis que des habitants proclamaient que « le drapeau de la République islamique sera bientôt abaissé ». À Abdanan, ville de la province du Fars où des manifestants avaient été tués par balles il y a à peine deux mois, des vidéos montraient des jeunes gens danser dans ces mêmes rues qui avaient été le théâtre de massacres. « Tu as criblé le peuple d’Abdanan de balles, mais aujourd’hui c’est le peuple d’Abdanan qui danse sur ta dépouille, criminel Khamenei », écrivait un internaute sous l’une de ces vidéos.
Un habitant de Téhéran, prénommé Farzad, joignable grâce à une connexion Starlink alors que les autorités avaient coupé l’accès à internet, témoignait : « Ça a éclaté d’un seul coup. Les sifflements, les klaxons de voitures et de motos ont envahi l’air en un instant. » Partout se mêlaient l’incrédulité et la liesse. « Je pleure, je ris, je crie et j’éprouve en même temps toutes les émotions du monde », écrivait un autre internaute sur X (ex-Twitter). Certains exprimaient une joie nuancée de mélancolie, conscients que tant de vies avaient été fauchées par ce régime. « Si la nouvelle est vraie, comment tout peut-il se terminer aussi soudainement, comme s’il n’avait jamais existé ? » s’interrogeait l’un d’eux.
La diaspora iranienne en liesse sur trois continents
À des milliers de kilomètres de là, la diaspora iranienne explosait de joie simultanément sur trois continents. À Los Angeles, ville qui abrite la plus grande communauté iranienne au monde — surnommée affectueusement « Irangeles » —, des centaines de personnes ont envahi les rues en brandissant des drapeaux iraniens et américains, scandant « Merci, Bibi » en référence au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Des manifestations spontanées ont également eu lieu à Berlin, à Madrid, à Oslo, à Newcastle, en Australie et dans de nombreuses autres villes, où des Iraniens de l’exil agitaient le drapeau historique persan d’avant la révolution islamique, celui orné du lion et du soleil, symbole de l’Iran d’avant 1979 et d’un futur espéré plus libre.
À Oslo, des milliers de personnes ont pris d’assaut les rues dès l’annonce des premières informations, au son de musiques festives. À Berlin, de grandes rassemblements se sont formés spontanément dans la nuit. En Espagne, à Madrid, des familles iraniennes en exil pleuraient et riaient ensemble. « Les Iraniens du monde entier, de Los Angeles à Téhéran, sont dans les rues, en liesse pure à l’aube d’une Iran nouvelle et libre », déclarait Lisa Daftari, rédactrice en chef de The Foreign Desk. « Ils ont envahi les rues en applaudissant, en agitant le drapeau au lion et au soleil, en dansant ouvertement et en chantant l’ancien hymne national. Il est difficile d’imaginer un peuple si privé de liberté, si désespéré de justice, qu’il acclame des frappes militaires sur son propre sol comme le prix de sa libération. »
Ces célébrations planétaires s’inscrivent dans la continuité du plus grand mouvement de protestation qu’ait connu l’Iran depuis la révolution de 1979. À partir de fin décembre 2025, des soulèvements populaires avaient éclaté dans plus de cent villes à travers tout le pays, provoqués par l’effondrement du rial iranien — qui avait perdu plus de 40 % de sa valeur — et par une inflation galopante. Les revendications économiques avaient rapidement évolué en appels explicites au renversement du régime. Les nuits des 8 et 9 janvier 2026 avaient été les plus meurtrières de l’histoire contemporaine iranienne, lorsque Khamenei avait personnellement ordonné d’écraser les manifestations « par tous les moyens nécessaires ». Le régime avait reconnu 3 117 morts ; des organisations de défense des droits de l’homme en dénombraient plus de 7 000, et certaines estimations dépassaient les 30 000 victimes.
Des chants hébreux et des drapeaux israéliens aux quatre coins du monde
Parmi les images les plus saisissantes qui ont envahi les réseaux sociaux, certaines défiaient tout ce que l’on croyait impossible : dans des pays aussi différents que le Canada, l’Italie, les Pays-Bas et l’Allemagne, des Iraniens se sont rassemblés en cercles de danse, agitant simultanément les drapeaux des États-Unis, d’Israël et le drapeau historique persan au lion et au soleil — symbole de l’Iran d’avant la révolution islamique, qu’ils espèrent voir flotter à nouveau un jour sur Téhéran libérée.
Plus étonnant encore, des chants en hébreu s’échappaient des bouches de ces milliers de danseurs en liesse. « Am Israël Haï » — « Le peuple d’Israël est vivant » — et « Hava Nagila » résonnaient dans les rues de villes européennes et nord-américaines, entonnés par des Iraniens en larmes et en joie, exprimant ainsi une fraternité longtemps étouffée sous le joug d’un régime qui avait fait de la haine d’Israël son credo fondateur. Dans leurs témoignages publiés sur les réseaux sociaux, nombre d’entre eux remerciaient explicitement le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de les avoir « libérés du tyran sanguinaire », après des décennies d’un règne qu’ils comparaient sans détour à celui d’un régime nazi.
C’est cependant une vidéo tournée à Londres qui a brisé tous les records de visionnage, cumulant des millions de vues en quelques heures : on y voyait des Juifs et des Iraniens danser ensemble, côte à côte, dans une même ronde d’allégresse. Cette image, proprement impensable au regard de la géopolitique officielle des dernières décennies, a provoqué une émotion planétaire, rappelant à tous que derrière les haines instrumentalisées par les régimes se trouvent des êtres humains qui, dès lors qu’ils se retrouvent libres, choisissent naturellement la joie partagée.
Un symbole fort au-delà des rivalités politiques
Pour le président américain Donald Trump, qui avait confirmé la mort de Khamenei en le qualifiant d’« un des êtres les plus mauvais de l’Histoire », les frappes conjointes israélo-américaines — baptisées « Opération Lion rugissant » — représentaient un acte de justice à l’égard du peuple iranien. Il avait exhorté les Iraniens à « prendre leur destin en main » et à renverser la direction islamique. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait pour sa part appelé le peuple iranien à se lever. Le président argentin Javier Milei avait salué l’opération, rappelant la responsabilité du régime de Khamenei dans l’attentat de l’AMIA à Buenos Aires en 1994 (2026 dans le calendrier civil), qui avait coûté la vie à 85 personnes.
Les réactions étaient cependant loin d’être univoques sur la scène internationale. Le président iranien Masoud Pezeshkian avait qualifié la mort de Khamenei de « grand crime » et promis des représailles. En Irak, des partisans du régime avaient tenté de prendre d’assaut l’ambassade américaine à Bagdad. Des protestations avaient également eu lieu au Cachemire, à Lucknow et dans d’autres régions à forte population chiite.
Une prudence de mise face à l’immensité du moment
Si l’effervescence était bien réelle d’un bout à l’autre de la planète, certains Iraniens, même parmi les plus opposés au régime, exprimaient une joie mêlée de vertige et de douleur. « Ça me semble si irréel que je ne croirai à la mort de Khamenei que lorsque je verrai son corps », confiait l’un d’eux. D’autres regrettaient qu’il n’ait pas eu à répondre de ses crimes devant un tribunal. Tous, en revanche, portaient le souvenir des victimes du régime : les jeunes tués dans les rues, les prisonniers politiques, les femmes persécutées pour un voile mal noué, les dissidents exécutés à l’aube dans les prisons de la République islamique.
L’avenir de l’Iran restait entouré d’une profonde incertitude. Sans successeur désigné et avec des Gardiens de la Révolution promettant « l’offensive la plus féroce de leur histoire » contre Israël et les États-Unis, la région entrait dans une zone de turbulences sans précédent. Mais pour des millions d’Iraniens, en Iran et à travers le monde, cette nuit du 28 février 2026 resterait gravée dans les mémoires comme celle où, pour la première fois depuis quarante-cinq ans, danser dans la rue était devenu un acte de liberté reconquis.onquis.
Il n’est nul besoin d’alcool pour atteindre un état de conscience élevé. Le cœur déborde, l’esprit peine à saisir ce qui se déroule autour de nous : le gouvernement d’Israël vient de décider d’éliminer Khamenei, ce chef suprême du mal, en ce jour même où l’on efface le souvenir d’Amalek. Ce lien profond entre foi et action, entre matière et esprit, entre l’héritage du passé et la réalité du temps présent — voilà le secret de ces deux années et demie qui viennent de s’écouler.
Le secret d’une victoire sans précédent
Ce lien si rare entre le ciel et la terre est le secret du succès extraordinaire que nous vivons, d’une ampleur inégalée depuis de nombreuses années. Ce réveil qui caractérise l’armée, le peuple, les civils — nous tous. Une guerre qui se mène à la fois en haut et en bas. Tel est le secret de notre réussite. Une telle alliance n’a peut-être pas existé depuis qu’Esther la reine s’est présentée devant le roi après trois jours de jeûne. Elle jeûna d’abord, pria trois jours durant, puis agit, selon les voies naturelles, comme il le fallait. Tel est le secret de notre force.
Le vin, symbole de la transformation par la souffrance
Encore un mot — une idée magnifique sur le lien entre Pourim, la coupe et Binyamin. Impossible, aujourd’hui, de ne pas parler de Binyamin. Yossef HaTsaddik dissimula sa coupe d’argent dans le sac de Binyamin. Que voulait-il de cette coupe, et que voulait-il de Binyamin ? Yossef HaTsaddik laissait une allusion immense aux descendants de Binyamin : viendront des jours où Mardochée, homme de la tribu de Binyamin, en Pourim, rappellera le message du vin.
Le vin, à ses débuts, est amer. Il traverse le pressoir, l’écrasement, l’extraction — et c’est de toute cette douleur qu’il tire sa saveur, ce goût qui réjouit D.ieu et l’homme. Il en fut exactement ainsi pour Mardochée le Juif. La Mitsva de boire à Pourim concerne précisément le vin, car tout se passe « au festin du vin ». Pourquoi le vin ? Parce que le commencement fut si difficile. Le commencement fut fait de décrets, d’anéantissement, de douleur, d’inquiétude et d’angoisse.
L’unité du peuple juif : une mobilisation sans précédent
« Que savait-il du lendemain, et la ville de Shoushan était plongée dans la consternation » — et pourtant, de toute cette douleur naquit l’appel : « Rassemblez tous les Juifs qui se trouvent à Shoushan. » Jamais cela ne s’était vu dans l’Histoire. Esther convoqua tout le monde, et tout le monde vint. Du temps de Moché Rabbénou, 20 % répondirent à l’appel. Du temps de Matityahou, la moitié d’un pour cent. Du temps d’Esther et Mardochée, tous vinrent — et de cette douleur sans précédent surgit un éveil sans précédent. C’est pourquoi la boisson à Pourim se fait avec du vin.
Le Chabbat noir et le réveil d’Israël
Et que dirons-nous de nous-mêmes, du Binyamin de notre époque ? En ce grand Chabbat, n’oublions pas le Chabbat précédent — ce Chabbat noir, ce Chabbat Sim’hat Torah, ce Chabbat d’une noirceur inégalée depuis Auschwitz. Mais voyez : de la douleur, de la pression, le peuple d’Israël s’est éveillé, le peuple d’Israël s’est levé. Et nous voici parvenus aujourd’hui au Chabbat Zakhor, qui porte à son sommet tout cet éveil, toute cette réussite — tant dans le domaine matériel que spirituel.
La souffrance, prélude à la rédemption
Tirons de tout cela le message qui doit nous accompagner de Pourim tout au long de l’année : devant le Saint Béni Soit-Il, la difficulté est toujours le commencement du bien. Le mal est toujours le prélude à la Délivrance. Parfois, Il nous murmure doucement à l’oreille — mais lorsque nous entendons Son message, alors vient l’éveil, vient le retour, vient le rapprochement, et l’on mérite, avec l’aide de D.ieu, de voir s’enchaîner délivrance après délivrance. Que la délivrance de Pourim se transforme bientôt en délivrance du monde entier — et que cela advienne dès maintenant.
Dans la matinée du samedi 28 février 2026 — jour de Chabbat Zakhor, au moment précis où le peuple juif lisait dans toutes les synagogues du monde le commandement d’effacer le souvenir d’Amalek — Tsahal a porté le coup le plus dévastateur de son histoire contre la République islamique d’Iran. En l’espace de quelques minutes, le Guide suprême Ali Khamenei, son conseiller de l’ombre Ali Chamkhani, le commandant des Gardiens de la Révolution Mohammed Fakhpour, le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh, le chef d’état-major Abd al-Rahim Moussavi et le ministre du Renseignement Ismaïl Khatib ont tous été éliminés lors de frappes simultanées sur Téhéran — sur la terre même de la Perse antique, cinq jours avant Pourim (3 mars 2026 – 5786).
Une frappe d’une précision chirurgicale au cœur du régime
L’opération « Rugissement du Lion » a débuté à 8h10 du matin, lorsque Tsahal a frappé simultanément plusieurs sites à Téhéran où s’étaient rassemblés les dirigeants politiques et militaires les plus importants de la République islamique. Selon des sources américaines, cette opération décisive a été entièrement conduite par Israël, dans le cadre d’une division des tâches clairement établie entre les deux alliés.
Le plan opérationnel, élaboré pendant de longs mois, visait à identifier une fenêtre de tir idéale où la totalité du commandement iranien serait réunie en un même lieu. La décision de frapper en plein jour — et non de nuit comme on aurait pu s’y attendre — a permis à Israël de réaliser un effet de surprise tactique total, malgré le dispositif de protection renforcé mis en place par les Iraniens. La liste des cibles établie par le renseignement militaire avait été multipliée par des centaines dans les semaines précédant l’opération, témoignant d’une préparation d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de Tsahal.
Khamenei, le tyran de 86 ans, n’est plus
Après 35 ans d’une poigne de fer sur la République islamique, le Guide suprême Ali Khamenei, 86 ans, a été éliminé lors de la première vague de frappes. Affaibli par la maladie depuis plusieurs années — sa succession était déjà un sujet de spéculation intense en Iran et à l’étranger — il s’était terré dans un bunker de Téhéran avec sa famille depuis l’opération « Am Kalavya ». Des images satellites publiées après les frappes montrent la destruction massive de son complexe résidentiel, dont d’épaisses colonnes de fumée s’élevaient dans le ciel de Téhéran.
Né à Machhad, Khamenei avait étudié dans les centres religieux de Qom et consacré sa vie à l’enseignement de l’islam. Parmi ses maîtres figurait Rouhollah Khomeini, le futur fondateur de la République islamique. En raison de son militantisme politique contre le régime du Shah et de ses convictions chiites radicales, il fut emprisonné à plusieurs reprises dans les années 1960 par les forces de sécurité. Il côtoya étroitement Khomeini lors de son exil en France et l’aida à préparer la Révolution islamique de 1979.
Au retour de Khomeini en Iran, Khamenei fut nommé à plusieurs postes clés : secrétaire d’État à la Défense, membre du Conseil révolutionnaire et représentant officiel de Khomeini au Conseil suprême de défense. En juin 1981, il fut la cible d’un attentat commis par l’organisation d’opposition « Moudjahidine du Peuple » : lors d’un discours dans une mosquée de Téhéran, un enregistreur piégé explosa, le blessant grièvement et lui faisant perdre l’usage de sa main droite. Cette blessure lui valut une image de survivant, une sorte de « martyr vivant » de la Révolution islamique. « Je n’ai pas besoin de ma main, il suffit que le cerveau et la langue fonctionnent », avait-il alors déclaré.
Élu président de la République islamique en 1981, puis réélu en 1985, il partagea la vision fondamentaliste de Khomeini, prônant l’isolement de l’Occident et appelant ouvertement à la destruction d’Israël. Sous sa direction, le Hezbollah et d’autres organisations terroristes reçurent un soutien massif. Après la mort de Khomeini en 1989, il fut nommé Guide suprême — un poste qu’il occupa sans partage pendant plus de trois décennies, écrasant toute opposition et construisant un « axe de la résistance » régional destiné à déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient. Tout au long de la guerre contre Israël, il n’avait cessé de proférer des menaces et de modifier sa stratégie pour tenter d’obtenir une « dissuasion accrue ». Cette stratégie s’est finalement révélée être un échec cuisant, conduisant à l’élimination de ses plus proches collaborateurs — et, en ce samedi matin de Chabbat Zakhor, à la sienne propre.
Ali Chamkhani, le conseiller de l’ombre, rattrapé par Tsahal
Ali Chamkhani, conseiller de confiance de Khamenei et secrétaire nouvellement nommé du Conseil suprême de défense par le président Massoud Pezeshkian, a été éliminé lors des frappes du matin. Ce que l’on ignorait encore il y a peu, c’est qu’il avait déjà failli périr lors de l’opération « Am Kalavya » : sa résidence avait été frappée, et il était resté prisonnier sous les décombres pendant trois heures avant d’en être extrait vivant. Cette fois, il n’a pas eu la même chance.
Seulement deux jours avant son élimination, il avait encore affirmé publiquement qu’un accord nucléaire entre l’Iran et les États-Unis était envisageable — tout en continuant de lancer des avertissements menaçants à ses opposants. Ancien commandant de la marine iranienne, ex-ministre de la Défense et candidat à la présidence, Chamkhani était considéré comme l’une des figures les plus puissantes et les plus insaisissables du régime des mollahs.
Fakhpour, le chef des Gardiens de la Révolution, éliminé à son tour
Le général Mohammed Fakhpour, commandant des Gardiens de la Révolution islamique, a lui aussi été éliminé lors des frappes inaugurales de l’opération « Rugissement du Lion ». Nommé à ce poste en juin 2025 après que son prédécesseur, Hussein Salami, eut été éliminé par Israël lors de l’opération « Am Kalavya », Fakhpour avait activement participé à la répression violente des manifestations qui secouaient l’Iran, affirmant que ce qui se passait dans les rues du pays « représentait une ligne rouge et visait à porter atteinte à la République islamique ». Avant sa nomination, il avait commandé les forces terrestres des Gardiens de la Révolution pendant près de 16 ans. En 2019, les États-Unis lui avaient imposé des sanctions, gelé l’ensemble de ses avoirs sur le sol américain et interdit à tout citoyen américain de faire des affaires avec lui.
Nasirzadeh, le ministre de la Défense qui menaçait Israël depuis son premier jour
Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense nommé en août 2024, a été éliminé ce matin. Dès son discours d’investiture, il avait déclaré qu’« Israël avait franchi les lignes rouges d’une attaque directe », promettant de renforcer les capacités militaires de l’Iran et de doubler sa puissance de frappe. Pilote breveté et ancien chef d’état-major de l’armée de l’air iranienne, il avait averti quelques semaines avant le début de l’opération « Am Kalavya » que Téhéran « répondrait avec force » en cas d’attaque : « Si nous sommes attaqués et qu’une guerre nous est imposée, nous répondrons avec force et frapperons les bases et les intérêts de l’ennemi. Les bases américaines sont des cibles pour nous si nous sommes attaqués », avait-il martelé. Ses menaces se sont retournées contre lui avec une implacable précision.
Moussavi, le chef d’état-major des grandes menaces, réduit au silence
Le chef d’état-major de l’armée iranienne, Abd al-Rahim Moussavi, a été éliminé lors des frappes sur Téhéran. Nommé à ce poste le 13 juin 2025 — le jour même où son prédécesseur tombait sous les coups de l’opération « Am Kalavya » — il avait déclaré le jour de sa prise de fonctions que « les forces ont reçu l’ordre d’infliger un châtiment sévère aux auteurs et aux instigateurs de ce crime ». Quelques jours seulement avant son élimination, il avait encore tonné que « toute action militaire contre l’Iran coûtera un prix lourd et irréversible aux ennemis ». Après l’opération « Am Kalavya », il s’était même vanté qu’« Israël n’a toujours pas compris la grandeur et les capacités du peuple iranien ». En décembre 2022 (5783), l’Union européenne lui avait imposé des sanctions pour son rôle dans la répression des manifestations qui avaient suivi la mort de Mahsa Amini.
Khatib, le ministre du Renseignement, emporté par les frappes
Ismaïl Khatib, ministre du Renseignement nommé en 2021 (5782), a également été éliminé lors de l’opération du matin. Dès 2022, lui et son ministère avaient fait l’objet de sanctions américaines pour implication dans des cybercrimes. En novembre dernier, il avait mis en garde contre le risque que « l’ennemi tente de s’en prendre au Guide suprême Khamenei » — une ironie tragique au regard des événements de ce samedi matin. Tout au long de la guerre, il n’avait cessé de multiplier les menaces contre Israël, promettant en août 2024 une riposte « aussi puissante que le Guide suprême l’a ordonné ».
La tête du serpent tranchée
En l’espace d’une seule matinée, l’État d’Israël a réussi là où des décennies de pression diplomatique et de sanctions internationales avaient échoué : anéantir simultanément l’ensemble du commandement suprême de la République islamique d’Iran. Le Guide suprême, son conseiller de l’ombre, le chef des Gardiens de la Révolution, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le ministre du Renseignement — tous ont été éliminés lors de l’opération « Rugissement du Lion », fruit de mois de préparation secrète et d’un travail de renseignement d’une précision remarquable. Le régime qui avait juré la destruction d’Israël, financé le terrorisme régional et opprimé son propre peuple pendant des décennies vient de perdre, en un seul matin de février 2026 (5786), l’intégralité de ses têtes dirigeantes.
Chabbat Zakhor, Pourim et la Perse : quand l’histoire s’accomplit sous nos yeux
La coïncidence calendaire laisse sans voix et force la méditation. Ce samedi 28 février 2026 n’était pas un Chabbat ordinaire — c’était Chabbat Zakhor, le Chabbat du Souvenir, celui qui précède Pourim de cinq jours exactement. Dans toutes les synagogues du monde, ce matin-là, le peuple juif lisait la Parachat Zakhor : « Souviens-toi de ce qu’a fait Amalek… tu effaceras son souvenir de dessous les cieux. » Et pendant que retentissait ce commandement millénaire dans les synagogues du monde entier, les avions de Tsahal décollaient vers la Perse.
La Torah prescrit que la lecture de Zakhor soit entendue au moins une fois dans sa vie — car il s’agit d’une Mitsva positive de la Torah elle-même. Nul ne pouvait imaginer que cette année 5786 (2026), Chabbat Zakhor serait aussi le jour où ce souvenir s’accomplirait de la manière la plus concrète et la plus foudroyante de l’histoire moderne.
La connexion avec Pourim — qui tombe cette année le mardi 3 mars 2026 — dépasse le simple symbolisme pour toucher à la métaphysique de l’histoire juive. La Méguilat Esther se déroule précisément en Perse, dans cet empire qui occupe aujourd’hui le territoire de l’Iran. Haman l’Agaguite, descendant d’Amalek, avait obtenu du roi Assuérus un décret d’extermination totale du peuple juif. Vingt-cinq siècles plus tard, les ayatollahs de Téhéran avaient fait de l’annihilation d’Israël le pilier de leur idéologie d’État — en Perse, sur la même terre, avec le même projet génocidaire.
Le grand principe de Pourim est celui du vénahafokh hou — « et ce fut renversé » : ceux qui avaient comploté la destruction d’Israël furent eux-mêmes détruits. Haman, qui avait fait dresser une potence de cinquante coudées pour y pendre Mordékhaï, y fut pendu avec ses dix fils. En ce Chabbat Zakhor 5786 (2026), le renversement s’est accompli avec une précision que nulle plume humaine n’aurait osé anticiper : le Guide suprême, son conseiller, le commandant des Gardiens, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le ministre du Renseignement — tous ceux qui juraient la mort d’Israël — ont été foudroyés en une seule matinée, sur la terre même de l’ancienne Perse, cinq jours avant Pourim.
Cette année, lorsque le peuple juif lira la Méguilat Esther dans la nuit du 3 mars 2026 et criera au nom de Haman, il portera en lui le souvenir vivant de ce Chabbat Zakhor où l’histoire a basculé. Car si Pourim célèbre la délivrance d’un peuple menacé de mort dans l’exil perse, l’opération « Rugissement du Lion » marque quelque chose d’inédit dans toute l’histoire juive : pour la première fois depuis Esther et Mordékhaï, c’est le peuple juif souverain, dans sa propre terre retrouvée, qui a frappé la Perse — non pas dans le secret de la cour royale, mais en plein jour, depuis le ciel.
Le mois d’Adar, disent les sages, est le mois où la joie du peuple juif s’accroît — « Mishenichnas Adar, marbim besimha ». Cette année 5786 (2026), Adar aura vu son Chabbat Zakhor se muer en accomplissement prophétique. Comme au temps d’Esther, la délivrance est venue à l’heure où le danger semblait le plus imminent. Et comme au temps d’Esther, elle est venue un Chabbat — rappelant, pour ceux qui savent entendre, que la Providence divine ne prend pas de repos, même le jour du repos.
Dans la matinée du samedi 28 février 2026 — jour de Chabbat Zakhor, le Chabbat du Souvenir qui précède Pourim de cinq jours, au moment même où le peuple juif lisait dans toutes les synagogues du monde le commandement d’effacer le souvenir d’Amalek —, une frappe d’une précision chirurgicale, menée conjointement par Israël et les États-Unis, a mis fin au règne de trente-sept ans d’Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran. Baptisée « Rugissement du Lion », cette opération sans précédent a décapité le sommet du régime des ayatollahs, éliminant en une seule frappe le Guide suprême, plusieurs commandants de haut rang des Gardiens de la Révolution et des ministres clés — sur la terre même de la Perse antique, à cinq jours de Pourim (3 mars 2026). En réponse, Téhéran a déclenché des salves massives de missiles et de drones contre des villes israéliennes et des bases américaines à travers tout le Moyen-Orient, menaçant de fermer le détroit d’Ormuz — une offensive que les systèmes de défense israéliens ont largement neutralisée.
La mort confirmée de Khamenei : la fin d’une ère pour la République islamique
Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique depuis 1989, a été tué dans les premières frappes de l’opération « Rugissement du Lion », ce samedi 28 février 2026 au matin. Des images satellite publiées par le New York Times montrent la destruction totale du complexe résidentiel fortifié où il résidait et recevait les hauts dignitaires du régime — des bâtiments effondrés sur eux-mêmes, témoins d’une frappe directe et fatale.
Les bureaux de Khamenei dans la rue Pasteur à Téhéran figuraient explicitement parmi les cibles de l’opération, aux côtés du ministère du Renseignement, du ministère de la Défense, de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique et du complexe militaire de Parchin. La frappe avait été planifiée des mois à l’avance autour d’une fenêtre d’opportunité précise : neutraliser l’ensemble des têtes du régime réunies en un même lieu en ce samedi matin fatidique.
Du côté iranien, les dénégations se sont révélées vaines et non crédibles. La chaîne Al-Alam avait affirmé que Khamenei « prononcerait un discours dans les prochaines minutes » — discours qui n’a jamais eu lieu. Le ministre des Affaires étrangères Araghchi, interrogé par NBC, a bredouillé que, « pour autant qu’il sache », le Guide suprême n’avait pas été éliminé — formulation hésitante qui a définitivement scellé les doutes. L’impossibilité pour Téhéran de produire Khamenei vivant devant les caméras a confirmé ce que les images satellites et les sources israéliennes avaient établi : le Guide suprême est mort.
La tête du régime décapitée : les autres hauts responsables éliminés
Khamenei n’était pas la seule victime de l’opération. Le général Mohammad Pakpour, commandant en chef des Gardiens de la Révolution — nommé à ce poste en 2025 après la mort de son prédécesseur Hossein Salami lors de l’opération « Avec les Lions » à l’été 2025 — a lui aussi péri dans les frappes, selon deux sources proches de l’opération israélienne confirmant l’information à Reuters.
Le ministre de la Défense iranien Aziz Nasir-Zadeh, Ali Shamkhani, chef du renseignement militaire, ainsi que le chef d’état-major des forces armées iraniennes ont également été éliminés. Un responsable iranien lui-même, proche du régime des ayatollahs, a confirmé à Reuters la mort de plusieurs commandants de haut rang des Gardiens de la Révolution et de personnalités politiques de premier plan.
Le ministre Araghchi a tenté de minimiser l’ampleur du désastre, reconnaissant à demi-mot que l’Iran avait « peut-être perdu un ou deux commandants », ajoutant que « la plupart des responsables sont sains et saufs » — déclaration qui sonne creux face à l’ampleur des destructions documentées. Le président iranien Masoud Pezeshkian figurait également parmi les cibles de la frappe initiale ; si un communiqué de l’agence d’État Mehr a hâtivement affirmé qu’il était « en parfaite santé », le régime s’est bien gardé de le montrer en public pour dissiper les doutes.
Une opération planifiée de longue main, lancée à l’aube
Dès 8h10, Israël et les États-Unis ont lancé conjointement l’opération « Rugissement du Lion ». Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a confirmé qu’il s’agissait d’une « frappe préventive visant à neutraliser les menaces pesant sur l’État d’Israël ». Le Pentagone a désigné sa part de l’opération sous le nom de « Fureur Puissante ».
Les préparatifs avaient été conduits dans le plus grand secret pendant des mois. Dans le cadre d’une opération de déception méticuleusement orchestrée, le chef d’état-major Eyal Zamir avait assisté à un dîner ordinaire la veille au soir pour ne pas éveiller les soupçons. La frappe préalable contre le Hezbollah, menée dans la nuit précédente, visait à neutraliser les systèmes de détection que l’organisation terroriste utilisait pour alerter Téhéran du décollage de l’aviation israélienne. Des ministres clés avaient reçu des téléphones rouges sécurisés dès le vendredi.
L’armée américaine a rejoint l’offensive peu après le lancement israélien, opérant principalement depuis le porte-avions Lincoln. Ses frappes se sont concentrées sur le sud-ouest de l’Iran, la marine des Gardiens de la Révolution et le port stratégique de Bandar Abbas, pour prévenir toute tentative de fermeture du détroit d’Ormuz. Des centaines de cibles militaires ont été frappées : lanceurs de missiles, infrastructures de défense aérienne, installations nucléaires et quartiers généraux des services de renseignement. Le président Trump a annoncé officiellement l’opération américaine en des termes sans équivoque : « L’Iran ne possédera jamais l’arme nucléaire. Déposez vos armes ou vous mourrez. »
Les salves iraniennes sur Israël : une réponse aveugle et dispersée
En réponse aux frappes, l’Iran, malgré la désorganisation causée par l’élimination de son état-major, a lancé des vagues successives de missiles et de drones contre Israël tout au long de la journée. La tactique iranienne a consisté à envoyer des salves réduites mais répétées et rapprochées, ciblant de nombreuses villes : Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa, Rishon LeZion, Petah Tikva, Ramat Gan, Bnei Brak, Bat Yam et des dizaines d’autres localités. Le porte-parole du commandement d’urgence iranien a vainement promis que « les actions puissantes des forces se poursuivront avec une intensité accrue ».
Les systèmes de défense aérienne israéliens — Flèche, David’s Sling — renforcés par les systèmes américains, ont intercepté la grande majorité des projectiles. La Jordanie a elle-même neutralisé 49 drones et missiles balistiques iraniens traversant son espace aérien. Malgré l’intensité des tirs, le bilan humain en Israël est demeuré extraordinairement limité : un adolescent de 17 ans légèrement blessé à Kfar Qassem, des dégâts matériels à Ramat Gan, Rosh HaAyin et Petah Tikva où une maison a été touchée — la famille, réfugiée dans la pièce sécurisée, a été épargnée. Le Magen David Adom n’a enregistré aucune victime directe des missiles depuis 8h00.
Les frappes iraniennes contre les bases américaines et la menace sur le détroit d’Ormuz
Simultanément, l’Iran a frappé des bases militaires américaines dans tout le Moyen-Orient, revendiquant des attaques contre Al-Oudeid au Qatar, Al-Salem au Koweït, Al-Dhafra aux Émirats arabes unis et la base de la 5e flotte américaine à Bahreïn. Les Gardiens de la Révolution ont également affirmé avoir détruit un radar américain FPS-132 au Qatar, capable de détecter des missiles balistiques à 5 000 kilomètres.
À Dubaï, de violentes explosions ont été entendues, des médias arabes évoquant un hôtel touché par un missile iranien. L’aéroport de Koweït City a subi des dégâts significatifs. Aux Émirats arabes unis, une personne a été tuée à Abou Dhabi. L’Arabie saoudite a condamné les frappes iraniennes ayant ciblé la région de Riyad. Des messages envoyés par les Gardiens de la Révolution aux navires du Golfe Persique leur ont interdit le passage par le détroit d’Ormuz — une menace qui, sans confirmation officielle de fermeture à ce stade, a suffi à faire trembler les marchés pétroliers mondiaux.
Le chef d’état-major et le Premier ministre s’adressent à la nation
Le chef d’état-major Eyal Zamir s’est adressé aux Israéliens au cours de l’après-midi avec des mots d’une gravité historique : « Devant nous se trouve une campagne significative, décisive et sans précédent, visant à détruire les capacités du régime terroriste iranien — capacités qui constituent une menace existentielle continue pour la sécurité de l’État d’Israël. Cette campagne garantira notre existence et notre avenir ici, dans la terre de nos ancêtres, pour les générations à venir. » Plus tôt dans la matinée, au moment du décollage, il avait lancé aux pilotes ces mots destinés à entrer dans l’histoire : « Vous êtes en train de faire l’histoire. »
Le Premier ministre Netanyahu a déclaré que l’opération « créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main », appelant « toutes les composantes du peuple iranien — Perses, Kurdes, Azéris, Baloutches et Ahwazis — à se libérer du joug de la tyrannie ». Le prince héritier iranien en exil Reza Pahlavi a salué les frappes, les qualifiant d’« intervention humanitaire » ciblant le régime et non le peuple iranien.
Réactions internationales et diplomatie en crise
La Grande-Bretagne a annoncé la participation de ses avions de combat aux efforts de défense aérienne dans la région, tout en précisant ne jouer « aucun rôle » dans les frappes offensives. L’Iran a exigé la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis ont fermement condamné les tirs iraniens sur leur territoire. L’Émir du Qatar s’est entretenu avec le président Macron pour appeler à un arrêt immédiat de l’escalade. Le médiateur omanais, lui, s’est dit « très déçu que les négociations aient de nouveau été sabordées ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi, dans un registre ambigu révélateur de la désorientation du régime, a affirmé que les attaques de son pays relevaient de la « légitime défense », tout en laissant entrevoir la possibilité d’une reprise des négociations nucléaires si les frappes cessaient — qualifiant toutefois tout changement de régime de « mission impossible ». Une contradiction qui trahit l’état de sidération dans lequel la décapitation du commandement iranien a plongé ce qui reste de son appareil d’État.
Le front intérieur israélien : le pays en état de guerre totale
Dès 8h00, l’ensemble du territoire israélien est passé en régime d’« activité essentielle uniquement » : fermeture des établissements scolaires, annulation de tous les événements sportifs et culturels, mise en alerte maximale de l’ensemble des hôpitaux. L’espace aérien a été fermé aux vols civils, et des trains spéciaux ont été mis en place pour évacuer les passagers bloqués à l’aéroport Ben-Gourion. L’avion présidentiel « Kanaf Tzion » a tourné pendant trois heures au-dessus de la Méditerranée pour éviter d’être détruit sur sa base.
Le Conseil national de sécurité a mis en garde les Israéliens à l’étranger contre toute publication de leur localisation sur les réseaux sociaux. L’unité cybernétique nationale a alerté contre des campagnes de désinformation et d’usurpation d’identité par SMS et WhatsApp. Malgré l’ampleur sans précédent de la confrontation, Israël a contenu les effets des attaques iraniennes grâce à son bouclier antimissile — démontrant avec éclat que la décapitation du régime à Téhéran avait profondément désorganisé la capacité de réponse de l’Iran et précipité la désintégration de son commandement militaire.
Chabbat Zakhor et Pourim : quand l’histoire ancienne s’accomplit sous nos yeux
La coïncidence calendaire laisse sans voix. Ce samedi 28 février 2026 n’était pas un Chabbat ordinaire — c’était Chabbat Zakhor, le Chabbat du Souvenir, celui qui précède immédiatement Pourim de cinq jours. Dans toutes les synagogues du monde, ce matin-là, le peuple juif lisait la Parachat Zakhor : « Souviens-toi de ce qu’a fait Amalek… tu effaceras son souvenir de dessous les cieux. » Et pendant que retentissait dans les synagogues ce commandement millénaire, les avions israéliens décollaient vers la Perse.
La Torah prescrit que la lecture de Zakhor soit entendue au moins une fois dans sa vie, car il s’agit d’un commandement positif de la Torah. Nul ne pouvait imaginer que cette année 5786 (2026), Chabbat Zakhor serait le jour même où ce souvenir s’accomplirait de la manière la plus concrète et la plus foudroyante de l’histoire moderne.
La connexion avec Pourim — qui tombe cette année le mardi 3 mars 2026 — dépasse le simple symbolisme pour toucher à la métaphysique de l’histoire juive. La Méguilat Esther se déroule précisément en Perse, dans cet empire qui occupe aujourd’hui le territoire de l’Iran. Haman l’Agaguite, descendant d’Amalek, avait obtenu du roi Assuérus un décret d’extermination totale du peuple juif. Vingt-cinq siècles plus tard, les ayatollahs de Téhéran avaient fait de l’annihilation d’Israël le pilier de leur idéologie d’État, finançant proxy après proxy, missile après missile, ce même projet génocidaire — en Perse, sur la même terre.
Le grand principe de Pourim est celui du vénahafokh hou — « et ce fut renversé » : ceux qui avaient comploté la destruction d’Israël furent eux-mêmes détruits. Haman, qui avait fait dresser une potence de cinquante coudées pour y pendre Mordékhaï, y fut pendu avec ses dix fils. En ce Chabbat Zakhor 5786 (2026), le renversement s’est accompli avec une précision que nulle plume humaine n’aurait osé anticiper : le régime qui brandissait depuis des décennies l’étendard de la destruction d’Israël a vu son propre sommet décapité, ses commandants foudroyés, son appareil militaire pulvérisé — sur la terre même de l’ancienne Perse, cinq jours avant Pourim.
Cette année, lorsque le peuple juif lira la Méguilat Esther dans la nuit du 3 mars 2026 et criera au nom de Haman, il portera en lui le souvenir de ce Chabbat Zakhor où l’histoire a basculé. Car si Pourim célèbre la délivrance d’un peuple menacé de mort dans l’exil perse, l’opération « Rugissement du Lion » marque quelque chose d’inédit dans toute l’histoire juive : pour la première fois depuis Esther et Mordékhaï, c’est le peuple juif souverain, dans sa propre terre retrouvée, qui a frappé la Perse — non pas dans le secret de la cour royale, mais en plein jour, depuis le ciel.
Le mois d’Adar, disent les sages, est le mois où la joie du peuple juif s’accroît — « Mishenichnas Adar, marbim besimha ». Cette année 5786 (2026), Adar aura vécu son Chabbat Zakhor comme un accomplissement prophétique. Comme au temps d’Esther, la délivrance est venue à l’heure où le danger semblait le plus imminent. Et comme au temps d’Esther, elle est venue un Chabbat — rappelant, pour ceux qui savent entendre, que la Providence divine ne prend pas de repos, même le jour du repos.
Il y a quelques heures, le président américain Donald Trump a annoncé le lancement d’opérations militaires majeures contre l’Iran, justifiant cette décision par la nécessité d’éliminer une menace imminente pour la sécurité nationale des États-Unis. Dans une allocution solennelle de huit minutes, il a détaillé les raisons historiques et stratégiques de cette offensive sans précédent. Trump a également adressé un message direct aux forces armées iraniennes ainsi qu’au peuple d’Iran.
Une décision militaire historique
Il y a peu, l’armée américaine a lancé des opérations de combat majeures en Iran. Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes que fait peser le régime iranien — un groupe particulièrement cruel et dangereux. Ses activités menaçantes mettent directement en danger les États-Unis, nos soldats, nos bases à l’étranger, ainsi que nos alliés à travers le monde.
Quarante-sept ans de terreur
Depuis 47 ans, le régime iranien scandait « mort à l’Amérique » tout en menant une campagne ininterrompue de violences et de massacres ciblant les États-Unis, nos troupes et des civils innocents dans de nombreux pays. Parmi ses tout premiers actes figurait le soutien à la prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran, où des dizaines d’Américains furent retenus pendant 444 jours. En 1983, ses mandataires ont perpétré l’attentat à la bombe contre les casernes des Marines à Beyrouth, tuant 241 militaires américains. En 2000, ils étaient probablement impliqués dans l’attaque contre l’USS Cole, qui fit de nombreux morts. Les forces iraniennes ont tué et mutilé des centaines de soldats américains en Irak.
Un soutien au terrorisme mondial
Du Liban au Yémen, de la Syrie à l’Irak, le régime a armé, entraîné et financé des milices terroristes qui ont ensanglanté la région. C’est le mandataire iranien, le Hamas, qui a lancé les abominables attaques du 7 octobre contre Israël, massacrant plus de 1 000 personnes innocentes, dont 46 Américains, et prenant en otage 12 de nos citoyens. C’était d’une brutalité que le monde n’avait jamais vue. L’Iran est le premier État sponsor du terrorisme au monde et a récemment tué des dizaines de milliers de ses propres citoyens qui manifestaient dans les rues.
L’arme nucléaire : une ligne rouge absolue
Il a toujours été la politique des États-Unis, et en particulier de mon administration, que ce régime terroriste ne puisse jamais posséder une arme nucléaire. Je le répète : ils ne pourront jamais avoir l’arme nucléaire. C’est pourquoi, lors de l’opération « Midnight Hammer » en juin dernier, nous avons anéanti le programme nucléaire du régime à Fordow, Natanz et Ispahan. Après cette frappe, nous les avions avertis de ne jamais reprendre leur quête d’armes nucléaires, et nous avons cherché à plusieurs reprises à négocier un accord. Nous avons essayé. Mais l’Iran a refusé, comme il le fait depuis des décennies, rejetant chaque occasion de renoncer à ses ambitions nucléaires.
Les objectifs de l’opération en cours
Au lieu de saisir ces opportunités, le régime a tenté de reconstruire son programme nucléaire et de continuer à développer des missiles longue portée capables de menacer nos alliés en Europe, nos troupes stationnées à l’étranger, et pouvant bientôt atteindre le territoire américain. Pour ces raisons, l’armée américaine conduit une opération massive et en cours pour empêcher cette dictature radicale et malveillante de menacer l’Amérique et nos intérêts vitaux. Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie balistique. Nous allons anéantir leur marine. Nous allons mettre un terme aux activités déstabilisatrices de leurs mandataires terroristes et mettre fin à l’utilisation d’engins explosifs improvisés qui ont tué et blessé des milliers de personnes, dont de nombreux Américains.
Un message aux forces armées iraniennes
Aux membres des Gardiens de la révolution islamique, aux forces armées et à toutes les forces de l’ordre, je dis ce soir que vous devez déposer les armes et bénéficier d’une immunité totale — ou faire face à une mort certaine. Déposez les armes. Vous serez traités équitablement et bénéficierez d’une immunité complète, sinon vous ferez face à une mort certaine.
Un appel au peuple iranien
Enfin, au grand et fier peuple d’Iran, je dis ce soir que l’heure de votre liberté est proche. Restez à l’abri. Ne quittez pas vos foyers. Il est très dangereux dehors. Des bombes tomberont partout. Lorsque nous aurons terminé, reprenez votre gouvernement. Il sera à vous. Ce sera probablement votre seule chance depuis des générations. Depuis de nombreuses années, vous avez demandé l’aide de l’Amérique — sans jamais l’obtenir. Aucun président n’avait été prêt à faire ce que je suis prêt à faire ce soir. Maintenant, vous avez un président qui vous donne ce que vous voulez. L’Amérique vous soutient avec une force écrasante et une puissance dévastatrice. C’est le moment de saisir votre destin et de libérer l’avenir prospère et glorieux qui est à votre portée. C’est le moment d’agir. Ne le laissez pas passer.
Hommage aux soldats américains
Mon administration a pris toutes les mesures possibles pour minimiser les risques pesant sur le personnel américain dans la région. Même ainsi, et je ne prononce pas ces mots à la légère, le régime iranien cherche à tuer. Des vies de courageux héros américains pourraient être perdues et nous pourrions avoir des victimes. Cela arrive souvent en temps de guerre. Mais nous faisons cela non pas pour le présent, mais pour l’avenir. Et c’est une noble mission. Nous prions pour chaque soldat qui risque sa vie afin que les Américains et nos enfants ne soient jamais menacés par un Iran doté de l’arme nucléaire. Que D.ieu bénisse les braves hommes et femmes des forces armées américaines. Que D.ieu bénisse les États-Unis d’Amérique. Que D.ieu vous bénisse tous. Merci.
Dans les premières heures de l’opération « Rugissement du Lion », quelque 200 avions de combat israéliens ont mené le plus grand raid aérien de toute l’histoire de Tsahal, baptisé « Béréchit ». En frappant simultanément près de 500 cibles réparties sur plusieurs zones d’Iran, l’aviation a porté un coup dévastateur aux systèmes de défense antiaériens et au dispositif de lancement de missiles du régime — ouvrant ainsi la voie à une supériorité aérienne élargie dans le ciel iranien.
Le plus grand raid aérien de l’histoire de l’armée de l’air israélienne
Tsahal a révélé ce soir (Chabbat) qu’environ 200 avions de combat avaient participé à l’attaque contre l’Iran dans les premières heures de l’opération « Rugissement du Lion », infligeant une frappe massive contre le dispositif de missiles et les systèmes de défense antiaériens dans l’ouest et le centre du pays. Ce raid, baptisé « Béréchit » (Genèse), a été immédiatement suivi d’une nouvelle vague de frappes contre des sites de lancement de missiles et des systèmes de défense dans le centre de l’Iran.
Une planification minutieuse et un renseignement de haute précision
Selon les porte-paroles de Tsahal, la formation d’attaque a été exécutée au terme d’une planification rigoureuse, appuyée sur un renseignement de qualité et fondée sur la synchronisation simultanée de centaines d’appareils. Les avions de l’armée de l’air ont largué des centaines de munitions sur près de 500 cibles — systèmes de défense antiaérienne et rampes de lancement de missiles — répartis dans plusieurs zones de l’Iran, frappées en parallèle.
« Les frappes contre les systèmes de défense ont permis d’étendre la supériorité aérienne dans le ciel iranien et de porter de sévères coups à la capacité offensive la plus centrale du régime : les sites de lancement dans l’ouest de l’Iran », a-t-on précisé du côté de Tsahal.
Tabriz neutralisée : des dizaines de missiles destinés à frapper le cœur d’Israël
Parmi les cibles frappées figure notamment un site de lancement dans la région de Tabriz, dans l’ouest de l’Iran. Ce site, utilisé par l’unité de missiles sol-sol du régime, était destiné à servir de rampe pour le tir de dizaines de missiles en direction du territoire israélien. Sa neutralisation a privé l’Iran de l’une de ses capacités offensives les plus menaçantes contre le front intérieur israélien.
Les systèmes de défense antiaérienne iraniens mis hors de combat
Tsahal a détaillé une partie des systèmes de missiles touchés lors de cette opération. Parmi eux figurent le SA-59, copie iranienne du S-300 russe avec une portée d’interception maximale de 300 km, le SA-63, d’une portée de 105 km, ainsi que le SA-65, couvrant 24 km. « La formation qui a été menée à terme a neutralisé de nombreuses menaces pesant sur les avions de l’armée de l’air et sur le front intérieur de l’État d’Israël », ont conclu les responsables militaires.
Dans un discours historique adressé à la nation israélienne et au peuple iranien, le Premier ministre a annoncé le lancement d’une opération militaire conjointe israélo-américaine d’une ampleur sans précédent contre le régime des mollahs de Téhéran. Baptisée « Rugissement du Lion », cette offensive vise à neutraliser définitivement les capacités nucléaires et balistiques d’un régime qui, depuis 47 ans, appelle ouvertement à l’anéantissement d’Israël et de l’Amérique. Au nom de la survie d’un peuple qui aspire à vivre libre, Israël a choisi d’agir — maintenant, avec force et détermination.
Mes frères et sœurs, citoyens d’Israël — avant que vous ne l’appreniez par ailleurs, sachez qu’Israël et les États-Unis ont lancé ensemble une opération militaire commune : l’opération « Rugissement du Lion ». Cette opération a pour objectif de mettre un terme à la menace que fait peser le régime des mollahs en Iran. À cette heure même, Tsahal frappe des cibles du régime d’oppression : des installations des Gardiens de la Révolution et des Bassidji. Simultanément, les États-Unis s’attaquent aux sites de missiles balistiques qui menacent à la fois Israël et les forces américaines dans la région. Cette opération durera aussi longtemps que nécessaire.
47 ans de terreur et d’appels au meurtre
Depuis 47 ans, le régime malfaisant d’Iran crie « Mort à Israël ! Mort à l’Amérique ! » Il a écrasé ses propres citoyens, répandu la terreur sur les peuples de la région, tissé à travers le monde entier une toile d’organisations terroristes. Il a investi des ressources colossales pour développer des bombes atomiques et des dizaines de milliers de missiles, avec pour objectif déclaré d’effacer Israël de la carte du monde. Il a également armé ses bras armés tout autour de nous : à Gaza, au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen, en Judée-Samarie — et il a saigné à blanc le Liban.
Un régime qui massacre ses propres enfants
Si quelqu’un avait encore besoin d’une preuve supplémentaire de la nature meurtrière du régime des mollahs, il l’a reçue le mois dernier. Car nous avons tous vu comment ce régime de la terreur à Téhéran a perpétré un massacre de masse sans précédent contre ses propres citoyens iraniens. Il a assassiné de sang-froid des milliers d’enfants, d’adultes, de personnes âgées. Des dizaines de milliers ont été arrêtés, torturés, humiliés. Et pourquoi ? Uniquement parce qu’ils réclamaient pour eux-mêmes une vie de liberté et de dignité.
La bête blessée se relève — il faut agir maintenant
Lors de la guerre de la Résurrection et de l’opération « Avec nos griffes », nos soldats héroïques ont porté un coup dévastateur au régime des mollahs et à ses supplétifs. Mais la bête de proie blessée n’a pas renoncé à ses efforts pour se relancer. Dans le même but — nous anéantir — les tyrans iraniens complotent depuis ces derniers mois pour reconstruire leurs capacités nucléaires et balistiques, et pour les enfouir sous terre, là où nous ne pourrions plus les atteindre. Si nous ne les arrêtons pas maintenant, ils deviendront intouchables.
C’est pourquoi leurs représentants dans les négociations tentent de gagner du temps — de gagner du temps dans des pourparlers stériles et mensongers avec nos amis américains. Mais les tyrans d’Iran ont commis une erreur fatale : les États-Unis n’achètent pas leurs mensonges. Et nous, nous ne resterons pas les bras croisés tandis que l’ombre de l’anéantissement plane au-dessus de nous.
Une frappe bien plus puissante qu’« Avec nos griffes »
C’est pourquoi nous avons lancé l’opération « Rugissement du Lion » — une action bien plus puissante encore que l’opération « Avec nos griffes », qui était déjà d’une très grande envergure. Nous agissons dans une parfaite coordination avec notre allié américain, sous le leadership courageux du président Trump. Ensemble avec les États-Unis, en frappant durement le régime terroriste, nous créerons les conditions permettant au courageux peuple iranien de se libérer du joug de ce régime meurtrier.
Lors de l’opération « Avec nos griffes », on m’a demandé à maintes reprises si le renversement du régime était l’un des objectifs de l’opération, en plus d’écarter la menace nucléaire et balistique. J’avais alors répondu que ce n’était pas l’objectif. Mais cela pouvait très bien en être le résultat. Et c’est précisément ce qui était en train de se produire lorsque des millions d’Iraniens sont descendus dans les rues. Désormais, l’occasion leur est donnée de reprendre leur destin en main.
Un appel à la résilience du peuple israélien
Citoyens d’Israël — comme lors de l’opération « Avec nos griffes », l’opération « Rugissement du Lion » exigera de nous tous endurance et force d’âme. Car il y aura des prix à payer, et peut-être de lourds sacrifices. Mais je connais les forces prodigieuses qui sommeillent en notre peuple, les forces prodigieuses qui sommeillent en vous, citoyens d’Israël. Depuis le début de la guerre de la Résurrection, nous nous sommes tenus ensemble — et aujourd’hui encore nous nous tiendrons ensemble, avec bravoure, fraternité et solidarité mutuelle.
Je demande à chacun d’entre vous de suivre scrupuleusement les instructions du Commandement du front intérieur, car vous le savez déjà : ces instructions sauvent des vies. Des jours difficiles nous attendent. Toute action militaire comporte des risques — mais le risque de ne pas agir est infiniment plus grand. Car si nous n’agissons pas, nous aurons une Iran nucléaire, une Iran dotée de dizaines de milliers de missiles balistiques, une Iran qui cherchera à nous anéantir tout en étant immunisée contre nos contre-mesures. En tant que peuple attaché à la vie, nous n’avons pas d’autre choix que de nous engager dans ce combat.
Mais cette fois — cette fois — nous le faisons avec la puissance conjuguée formidable de l’État d’Israël et des États-Unis d’Amérique.
Un message aux citoyens iraniens : vous n’êtes pas nos ennemis
Depuis ici, je souhaite m’adresser aux citoyens iraniens. Vous, citoyens d’Iran, et vous, soldats de l’armée iranienne — vous n’êtes pas nos ennemis, et nous ne sommes pas les vôtres. Nous avons un ennemi commun : la secte meurtrière des mollahs, qui s’est imposée à vous par la force répressive des Gardiens de la Révolution et des Bassidji. Ce sont eux qui ont précipité votre magnifique pays dans les abîmes. Ce sont eux qui vous ont trahis, vous et votre foi.
C’est pourquoi, en pleine coordination avec mon ami le président des États-Unis, je vous dis : quiconque dépose les armes — y compris parmi les forces du régime — garantira sa sécurité et assurera son avenir.
Le peuple iranien dans toute sa diversité — les Perses, les Kurdes, les Azerbaïdjanais, les Baloutches, les Abkhaziens et tous les autres citoyens de cette grande nation — voici votre chance de bâtir une Iran nouvelle et libre. Prenez votre destin en main. Levez la tête. Regardez vers le ciel : nos forces sont là-haut, et le monde libre tout entier vient à votre secours. Help has arrived. Et je crois que le jour n’est pas loin où Israël et une Iran libre se serreront la main pour la sécurité et la paix, pour le progrès et la prospérité.
Gratitude envers les États-Unis et hommage aux soldats
Citoyens d’Israël, je tiens à exprimer du fond du cœur ma gratitude au président des États-Unis, Donald Trump, au peuple américain, et à l’armée américaine. Le président Trump n’est pas seulement le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche — il est aussi le dirigeant résolu du monde libre. Il tourne son regard vers les générations futures, décide de ce qui est bon pour l’Amérique, et agit ensuite avec responsabilité et courage. Ensemble, nous apportons une grande lumière à tous ceux qu’anime l’aspiration à la liberté humaine.
En votre nom, citoyens d’Israël, je salue les commandants de Tsahal et leurs soldats, notre aviation, les renseignements militaires, le Mossad, les femmes et hommes des forces de sécurité, les femmes et hommes des forces de secours. Je les salue pour leur courage et pour la puissance de leur action. Et je vous le dis : un peuple tout entier se tient derrière vous, un peuple tout entier porte ses prières pour votre succès.
Pourim et la défaite du mal : hier Haman, aujourd’hui les mollahs
Mes frères et sœurs — dans deux jours, nous célébrerons la fête de Pourim. Il y a 2500 ans, dans la Perse antique, un ennemi de notre peuple s’était levé avec exactement le même objectif : nous anéantir totalement. Mais Mardochée le Juif et la reine Esther, par leur courage et leur sagesse, sauvèrent notre peuple. En ces jours de Pourim, le sort était tombé et Haman le malfaisant était tombé avec lui.
Aujourd’hui aussi, en cette fête de Pourim, le sort est tombé — et la fin du régime malfaisant est proche.
Le prophète Amos a dit : « Le lion rugit — qui ne tremblerait ? » Par l’opération « Rugissement du Lion », nous rugissons. N’aie pas peur, Israël — tu bondis comme un lion.
Nous nous tiendrons comme un seul homme, d’un seul cœur — et avec l’aide de D.ieu, nous assurerons l’éternité d’Israël.
Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, le général Ran Kochav livre une analyse lucide des capacités défensives israéliennes et américaines déployées dans la région. Entre dissuasion, résilience civile et préparation aux scénarios les plus sombres, il dresse un tableau à la fois rassurant et sans complaisance. Un témoignage précieux sur l’état de préparation d’Israël face à une éventuelle confrontation avec l’Iran.
Le rôle stratégique des forces américaines
La force opérationnelle américaine déployée au Moyen-Orient n’est pas une simple présence symbolique. Ran Kochav le précise clairement : il s’agit avant tout d’une force offensive, dont la vocation première est la dissuasion — et, le cas échéant, la capacité à mener une frappe significative. Sur le plan défensif, cette force apporte un soutien déterminant grâce aux batteries THAAD positionnées dans la région, ainsi qu’aux navires Aegis équipés de missiles SM-3 en Méditerranée orientale. Une présence américaine qui vient considérablement renforcer le dispositif sécuritaire israélien.
Un système de défense à plusieurs niveaux
Les capacités américaines s’intègrent dans une architecture défensive multicouche qui constitue l’une des plus sophistiquées au monde. Les systèmes israéliens opèrent à différentes altitudes : des interceptions au-delà de l’atmosphère jusqu’aux menaces à basse altitude, en passant par la Fronde de David, le Dôme de fer, et potentiellement des systèmes laser nouvelle génération. Ces derniers sont particulièrement destinés à neutraliser les menaces plus rapprochées, telles que celles émanant du Hezbollah ou des Houthis. Ensemble, ces couches de protection forment un filet défensif d’une remarquable densité.
La résilience des civils israéliens, un atout méconnu
Interrogé sur la communication mesurée de l’armée durant ces jours de vive tension, Ran Kochav exprime sa confiance dans le travail du porte-parole de Tsahal et du Commandement du Front intérieur. Il rend hommage à la résilience des citoyens israéliens, capables de comprendre la gravité de la situation tout en maintenant le cours normal de leur vie. La tenue du marathon de Tel Aviv, en pleine période de crise, en est l’illustration la plus éloquente : une population qui refuse de laisser la peur dicter son quotidien.
Regarder la réalité en face : se préparer au pire
Sans chercher à édulcorer la réalité, Ran Kochav rappelle avec gravité qu’une guerre n’est jamais une épreuve sans douleur. Face à la menace iranienne et aux dégâts qu’une confrontation majeure pourrait engendrer, il avertit qu’une future escalade comporterait inévitablement des moments éprouvants et douloureux pour la population. Il tient néanmoins à rassurer : Israël dispose de systèmes robustes et d’institutions solides sur lesquels le pays peut s’appuyer pour traverser de telles épreuves. Une lucidité sans pessimisme, au service d’une préparation sérieuse et responsable.
Au cœur de Genève, une école juive hors du commun relève un défi éducatif que peu d’établissements osent affronter : préparer ses élèves au baccalauréat suisse, reconnu comme le diplôme de fin d’études secondaires le plus rigoureux au monde. La chaîne de télévision israélienne i24 a consacré un reportage à cette réussite remarquable de l’école ‘Ohalei Menachem’, établissement Habad qui conjugue excellence académique et identité juive profonde. Derrière ce succès, une vision pédagogique audacieuse portée par des enseignants d’exception et une communauté soudée.
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Genève, carrefour entre deux mondes
Genève n’est pas seulement la ville des montres et de la diplomatie internationale. En son cœur bat aussi une communauté juive vivante d’environ 7 000 âmes, installée dans cette ville qui se tient en équilibre entre la Suisse et la France. Les enfants de cette communauté fréquentent des établissements juifs, et l’un d’entre eux se distingue tout particulièrement depuis quelques années.
Le baccalauréat suisse : le graal des diplômes
L’école ‘Ohalei Menachem’ vient de décrocher un titre fort convoité : celui d’établissement capable de préparer ses élèves au baccalauréat fédéral suisse — unanimement considéré comme l’examen de fin d’études le plus difficile au monde. Ce parcours exigeant s’étale sur quatre années de préparation intensive et ouvre les portes des universités les plus prestigieuses. Le diplôme fédéral requiert un très bon niveau en sciences ainsi qu’une maîtrise courante de plusieurs langues. Une élève de l’école témoigne : « Ma langue maternelle est le français, mais je pratique également l’anglais et l’allemand. »
Ce n’est pas un chemin pour tous. En Suisse, seulement 30 % des lycéens se présentent à cet examen, tant les alternatives plus accessibles sont nombreuses. Mais l’école a fait le choix de l’excellence. L’an dernier, sur dix élèves de terminale, quatre ont écrit l’histoire en se présentant à l’épreuve et en la réussissant avec succès — une performance qui résonne bien au-delà des murs de l’établissement.
Cinq langues, les sciences et le code dès le plus jeune âge
L’école propose un cursus d’une richesse rare : les élèves y étudient dans cinq langues — le français, l’hébreu, l’anglais, l’allemand et l’italien. À cela s’ajoutent des cours de physique et de chimie à très haut niveau, ainsi que des cours de programmation informatique intégrés dès les premières années de scolarité.
Un enseignant, lui-même directeur d’une entreprise spécialisée dans la recherche appliquée en informatique — travaillant sur l’intelligence artificielle, le développement sur mesure et la cybersécurité — explique en français : « L’école est spéciale parce qu’elle enseigne l’informatique dès les tout-petits, pendant toutes les années scolaires. Les élèves vont acquérir énormément de compétences. Cette classe est déjà très avancée et fait de la programmation. »
Les cours d’hébreu, dispensés à des enfants francophones, atteignent eux aussi un niveau impressionnant. Une enseignante s’en réjouit : « Ils arrivent ici à un niveau vraiment très élevé, c’est remarquable. Je travaillais avec une classe de quatrième sur les structures grammaticales hébraïques — les conjugaisons et les formes verbales — et vous savez, il faut vraiment savoir enseigner cela. » Et son interlocuteur de répondre avec humour : « Je ne suis pas certain de savoir moi-même ce que c’est… » — « Exactement ! » conclut-elle avec le sourire.
Des classes à taille humaine dans un cadre exceptionnel
L’école accueille environ 300 élèves. Dans les petites classes — du CP au CM2 — les effectifs tournent autour de 20 élèves par classe. Dans les niveaux supérieurs, les groupes se réduisent à environ 10 élèves, permettant un suivi individualisé d’une qualité rare.
Une enseignante israélienne trace le contraste avec ce qu’elle a connu : « En Israël, ce sont des classes gigantesques, on a du mal à tenir une classe entière. » Ici, chaque élève compte, chaque difficulté est prise en charge. Et si un élève rencontre des obstacles, l’école organise elle-même un soutien par des cours particuliers.
Un investissement conséquent, des bourses possibles
Cette qualité d’enseignement a un coût. Les frais de scolarité annuels s’élèvent à 10 000 francs suisses, soit l’équivalent d’environ 10 500 euros. Des bourses existent, mais le tarif reste hors de portée de toutes les bourses. Cela n’empêche pas certaines familles d’aller bien plus loin : attirées par le niveau exceptionnel de l’établissement, elles n’hésitent pas à déménager pour s’installer à proximité de l’école.
Des enseignants parmi les mieux payés de Suisse
Le secret de cette excellence tient peut-être aussi aux enseignants eux-mêmes, recrutés parmi l’élite académique et rémunérés en conséquence. Un professeur débutant dans les petites classes perçoit un salaire de 6 000 francs suisses par mois, soit environ 24 000 shekels. Un enseignant expérimenté dans une matière scientifique peut atteindre 15 000 francs suisses mensuels — soit environ 60 000 shekels. Des salaires élevés, même à l’échelle suisse.
Le corps professoral reflète la diversité du monde : parmi les diplômés du baccalauréat fédéral qui enseignent ici — la crème de la crème — on trouve des enseignants chrétiens, et même des musulmans pratiquants qui observent le Ramadan. « Nous prenons vraiment le meilleur du meilleur », résume fièrement un responsable de l’école.
Une école Habad ouverte sur toute la communauté
L’école appartient au mouvement Habad, et la communauté en est le cœur. Mais son ouverture est l’une de ses forces les plus précieuses. Sous son toit cohabitent des enfants qui n’observent pas le Chabbat, qui ne mangent pas casher, et des enfants issus de familles très religieuses — y compris des enfants de membres du Kollel. « Tous apprennent ensemble, vivent ensemble. C’est ce qui compte le plus pour nous », souligne un responsable de l’établissement.
Le témoignage du directeur adjoint
Le Rav Levi Its’hak Pavzner, directeur adjoint de l’école, se confie dans ce reportage sur le parcours singulier de l’établissement. Il évoque le chemin parcouru, les frais de scolarité ainsi que les défis quotidiens que représente la préparation d’élèves juifs pratiquants à un cursus académique d’une telle exigence. Son témoignage illustre la détermination et la rigueur qui animent l’équipe éducative au service des familles.
Le secret de la réussite selon le directeur fondateur
Son père, le Rav Mendel Pavzner, directeur de l’institution, lève le voile sur ce qui fait la force de cet établissement unique. À travers ses mots, il dévoile la clé de ce succès éducatif exceptionnel : une combinaison d’exigence académique, de valeurs Habad transmises avec amour, et d’un encadrement humain profondément attentif à chaque élève.
Des horizons sans limites pour les anciens élèves
Pour certains élèves, le baccalauréat suisse n’est qu’un tremplin vers des ambitions encore plus hautes : médecine, ingénierie, recherche — « le ciel est la limite », comme on dit à l’école. D’autres ont emprunté le chemin inverse : ils ont quitté l’établissement pour le monde extérieur, avant d’y revenir.
Un ancien élève témoigne avec émotion : « J’ai grandi dans cette école. Ce n’est qu’une fois sorti dans le grand monde que j’ai réalisé qu’il existait des Ashkénazes, des Séfarades, des religieux, des laïcs. » Une école qui, en brassant tous les milieux, forge des individus à la fois enracinés et ouverts sur l’universel.versel.
Alors que les États-Unis et le Canada émettent des mises en garde inédites invitant leurs citoyens à quitter Israël, le plus grand porte-avions nucléaire du monde vient de jeter l’ancre à Haïfa dans un message de soutien sans équivoque à l’État hébreu. Ces développements simultanés reflètent la tension extrême qui règne dans la région, sur fond de négociations au point mort entre Washington et Téhéran. La communauté internationale retient son souffle face à une escalade qui pourrait remodeler l’équilibre des forces au Moyen-Orient.
Les États-Unis placent Israël en niveau d’alerte 3
Des mises à jour officielles des avertissements aux voyageurs ont été publiées ce vendredi par les États-Unis et le Canada. Le Département d’État américain a placé Israël sous le niveau d’alerte 3, en raison de risques terroristes et d’instabilité civile. L’avertissement actualisé précise que des organisations terroristes et des groupes extrémistes pourraient frapper des centres commerciaux, des transports en commun et des sites touristiques sans préavis.
En plus de l’alerte générale de niveau 3, les États-Unis interdisent catégoriquement (niveau 4) tout déplacement vers la bande de Gaza ainsi que vers les zones frontalières avec le Liban et la Syrie. Les employés du gouvernement américain ont reçu instruction de limiter leurs déplacements et d’éviter les zones de friction potentielle. La mise à jour américaine souligne que la situation sécuritaire en Israël demeure imprévisible et susceptible d’évoluer rapidement.
On February 27, 2026, the Department of State authorized the departure of non-emergency U.S. government personnel and family members of U.S. government personnel from Mission Israel due to safety risks.
Le 27 février 2026, le Département d’État a autorisé le départ de la Mission américaine en Israël du personnel non essentiel du gouvernement américain et des membres de leur famille, en raison de risques pour la sécurité.
En cas d’incidents de sécurité et sans préavis, l’ambassade des États-Unis pourra restreindre ou interdire davantage l’accès à certaines régions d’Israël, à la vieille ville de Jérusalem et à la Cisjordanie aux employés du gouvernement américain et aux membres de leur famille.
Il est conseillé aux personnes concernées d’envisager de quitter Israël tant que des vols commerciaux sont disponibles.
Ottawa va plus loin : ses ressortissants doivent envisager de partir
Le gouvernement canadien a pris une mesure complémentaire en demandant à ses ressortissants d’éviter tout voyage non essentiel en Israël. La nouvelle directive, publiée au cours des deux derniers jours, appelle les citoyens canadiens séjournant dans le pays à examiner sérieusement la nécessité de rester et à préparer des plans de départ.
Le ministère des Affaires étrangères à Ottawa explique que l’instabilité régionale pourrait conduire à une détérioration rapide rendant difficile pour le gouvernement d’apporter une aide consulaire ou d’évacuer ses ressortissants en cas de fermeture de l’aéroport Ben Gourion. Cette démarche canadienne est jugée particulièrement ferme dans sa résolution, et elle rejoint une décision similaire prise récemment par le gouvernement australien, qui a également appelé ses citoyens à quitter le territoire israélien.
Des répercussions immédiates sur les compagnies aériennes et les assureurs
Le durcissement des directives affecte immédiatement les compagnies aériennes étrangères, dont certaines ont déjà commencé à réévaluer la poursuite de leurs liaisons vers Israël à la lumière des nouveaux indices de risque. Des sources officielles indiquent que le niveau d’alerte américain est considéré comme un indicateur critique pour les compagnies d’assurance et les organisations internationales ayant des représentations dans le pays.
Ce vendredi, les représentations diplomatiques des États-Unis et du Canada continuent de fonctionner en mode de vigilance accrue, exigeant des ressortissants qu’ils s’inscrivent sur les bases de données officielles afin de recevoir des mises à jour de sécurité urgentes. Les deux pays appellent les étrangers séjournant en Israël à repérer les abris à proximité et à suivre les instructions du Commandement du front intérieur et des forces de sécurité locales.
Le porte-avions Gerald Ford accoste à Haïfa : un message stratégique fort
Dans ce contexte de tensions extrêmes, le plus grand porte-avions du monde, le USS Gerald R. Ford, s’approche en ce moment (vendredi) de Haïfa avec son groupe d’attaque. Ce navire colossal, à propulsion nucléaire, embarque plus de 75 aéronefs de combat et est capable d’effectuer jusqu’à 150 sorties de combat par jour, contre 120 pour les porte-avions de générations précédentes.
Son arrivée constitue un renforcement stratégique significatif du dispositif de défense commun d’Israël et des États-Unis dans la région. Ce déploiement intervient précisément alors que les pourparlers entre Washington et Téhéran semblent dans une impasse, et envoie un message sans ambiguïté à l’ensemble des acteurs régionaux.
Les négociations irano-américaines dans une impasse profonde
Malgré les déclarations optimistes des médiateurs omanais à l’issue du dernier cycle de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, une source israélienne informée des détails a confié à notre correspondant politique Tamir Morag qu’aucune avancée ne se dessine dans les négociations, et que selon les estimations, aucun progrès n’est attendu dans l’immédiat.
Selon Morag, la source israélienne qui a eu accès aux détails de la proposition iranienne affirme qu’elle est très loin des exigences minimales de Washington. Ces exigences incluent notamment la remise aux États-Unis de l’intégralité du matériel enrichi encore en possession de l’Iran, l’arrêt définitif et sans limitation de durée de l’enrichissement de l’uranium, la destruction des vestiges des installations nucléaires frappées par les Américains lors de l’opération « Am Kalavi », ainsi que l’imposition de restrictions très significatives sur le programme iranien de missiles balistiques.
Face à ce double déploiement diplomatique et militaire, la région retient son souffle : d’un côté les grandes puissances occidentales protègent leurs ressortissants, de l’autre elles affirment leur présence militaire aux côtés d’Israël dans l’une des périodes les plus incertaines de ces dernières décennies.