Ce soir, mardi 3 mars à 22h00 : un grand Farbrenguen de Pourim vous attend au Beth Habad de Flandre !

Ce soir, mardi 3 mars à 22h00 : un grand Farbrenguen de Pourim vous attend au Beth Habad de Flandre !

Le Beth Loubavitch vous convie à un Farbrenguen exceptionnel à l’occasion de la fête de Pourim. Une soirée placée sous le signe de la joie, de la fraternité et de l’élévation spirituelle, animée par le Rav Mendy Uzan. Rendez-vous mardi 3 mars à 22h00 au Beth Habad de Flandre, au cœur du 19e arrondissement de Paris.

 

 

 

 

Un Farbrenguen en l’honneur de Pourim

Le Beth Loubavitch a le plaisir de vous inviter à un Farbrenguen organisé en l’honneur de ‘hag HaPourim — la fête de Pourim. Cette soirée de rassemblement ‘hassidique sera l’occasion de célébrer ensemble l’une des fêtes les plus joyeuses du calendrier juif, dans un esprit de partage, de chants et de paroles de Torah.

Informations pratiques

Date : mardi 3 mars à 22h00
Lieu : Beth Habad de Flandre — 59, avenue de Flandre, 75019 Paris — Métro Riquet
Avec la participation du Rav Mendy Uzan

L’esprit de Pourim selon la tradition ‘hassidique

La joie de Pourim dépasse la simple festivité : elle touche à l’essence même de l’âme juive. S’asseoir ensemble, échanger des paroles de Torah, chanter et renforcer les liens entre frères — telle est la vocation du Farbrenguen. Comme l’enseigne la tradition loubavitch, la vraie Simh’a (joie) s’accomplit lorsqu’elle est partagée et vécue dans la sainteté.

Pourim 5786 :  Lecture de la Meguila au Beth Habad de Créteil

Pourim 5786 : Lecture de la Meguila au Beth Habad de Créteil

À l’occasion de Pourim 5786 (2026), la communauté du Beth Habad de Créteil s’est réunie dans une atmosphère de joie intense et de ferveur profonde, dans un contexte mondial qui confère à cette fête une résonance historique sans précédent. Alors qu’Israël est engagé dans une guerre contre l’Iran — héritier géographique de la Perse antique et porteur d’un projet déclaré d’anéantissement du peuple juif — la lecture de la Méguila prend cette année une dimension prophétique saisissante. Sous la conduite du Rav Haïm Mellul, la communauté a célébré non seulement un miracle du passé, mais un message brûlant d’actualité.

 

 

Pourim 5786 : quand l’histoire bégaie et que la foi répond

Il est des années où célébrer Pourim relève de la simple tradition. Il en est d’autres où cette fête semble arrachée à l’actualité même. Pourim 5786 (2026) est de celles-là. Tandis que les soldats israéliens combattent un ennemi iranien qui a placé la destruction de l’État d’Israël et du peuple juif au cœur de sa doctrine d’État, les communautés juives du monde entier lisent le même récit que leurs ancêtres : celui d’Haman, ministre perse assoiffé de pouvoir, qui avait obtenu un décret royal pour exterminer chaque Juif de l’empire. Le parallèle est frappant, presque vertigineux. La Perse d’hier, c’est l’Iran d’aujourd’hui. Haman a changé de nom, mais le projet demeure. Et pourtant, comme dans le livre d’Esther, le peuple juif est toujours là — debout, vivant, célébrant.

Une salle remplie, une image qui dit tout

Les photographies prises ce soir-là au Beth Habad de Créteil parlent d’elles-mêmes. On y voit une grande salle lumineuse et animée, des tables alignées couvertes de livres de prières et de Méguilot, des dizaines d’hommes debout ou assis, jeunes et moins jeunes, certains en chapeau noir, d’autres en kippa, tous rassemblés autour du même texte sacré. En arrière-plan, les bibliothèques chargées de volumes de Talmud et de livres de ‘Hassidout témoignent de la vitalité d’un lieu où l’étude et la prière ne s’arrêtent jamais. Au centre, face à l’arche ornée d’un parokhet sombre brodé de lettres dorées, se tient le Rav qui lit. Le reste de la salle l’écoute, Méguila en main, prêt à faire retentir le bruit caractéristique à chaque mention d’Aman. Cette image, dans ce contexte, n’est pas anodine : elle est une réponse vivante, incarnée, à ceux qui rêvent depuis Téhéran de faire disparaître ce peuple.

La lecture de la Méguila, un acte de foi et de résistance

C’est dans cette salle chaleureuse que le Rav Haïm Mellul a officié pour la lecture de la Méguila, accomplissant ainsi l’une des Mitsvot centrales de Pourim. Sa voix claire et posée a guidé l’assemblée à travers les péripéties du livre d’Esther, suscitant, comme le veut la tradition, des cris et des bruits à chaque mention du nom d’Aman. Mais cette année, ces clameurs portaient un écho particulier : elles exprimaient bien davantage qu’une coutume joyeuse. Elles étaient l’affirmation collective que le peuple juif n’a pas peur, qu’il sait d’où il vient, et qu’il connaît la fin de l’histoire. Célébrer Pourim en 5786 (2026), c’est proclamer que D.ieu n’abandonne pas Son peuple — hier en Perse, aujourd’hui face à Téhéran.

Le miracle de Pourim : un message intemporel pour un peuple éternel

Le livre d’Esther est unique dans la Torah : le nom de D.ieu n’y apparaît pas explicitement. Les maîtres de la tradition enseignent que c’est précisément là où D.ieu semble absent que Sa présence est la plus profonde et la plus agissante. Ce message résonne avec une force particulière en cette période troublée. Alors que la guerre fait rage, que des missiles sont tirés et que l’obscurité semble parfois l’emporter, Pourim rappelle que derrière les événements humains se tisse une Providence invisible mais réelle. Le miracle de Pourim n’est pas venu d’une armée ni d’une victoire militaire éclatante : il est venu d’une femme courageuse, d’un homme juste, et d’un peuple qui a jeûné et prié. C’est cette foi inébranlable que le Beth Habad de Créteil a célébrée cette année, dans la joie et dans la conscience aiguë de vivre un moment véritablement historique.

Le Beth Habad de Créteil, un foyer pour toute la communauté

Le Beth Habad de Créteil s’affirme, année après année, comme un lieu de rassemblement incontournable pour les Juifs de la ville et des environs. Fondé dans l’esprit du mouvement Habad-Loubavitch, il œuvre à rendre accessibles les fêtes et les enseignements du judaïsme à tous, quels que soient le niveau de pratique ou l’origine de chacun. Pourim 5786 (2026) a une fois de plus illustré cette vocation, en accueillant familles, enfants et fidèles dans une ambiance à la fois festive et profondément spirituelle. En des temps où le sentiment d’appartenance au peuple juif est mis à l’épreuve par les événements géopolitiques, se retrouver ensemble pour lire la Méguila est en soi un acte fort, courageux et porteur de sens.

Le Rav Haïm Mellul, une présence dédiée à sa communauté

À la tête du Beth Habad de Créteil, le Rav Haïm Mellul incarne avec conviction la mission du Chalia’h Habad : être présent, disponible et engagé pour chaque membre de la communauté. Sa direction de la lecture de la Méguila lors de Pourim 5786 (2026) témoigne de son attachement à faire vivre les traditions juives avec vitalité et authenticité. Par son action quotidienne, il perpétue l’héritage du Rabbi de Loubavitch, dont l’enseignement continue d’inspirer des communautés à travers le monde entier. En cette année particulièrement chargée d’histoire, son rôle de guide spirituel et de rassembleur prend une dimension nouvelle, à la hauteur des enjeux que traverse le peuple juif.

 

Photos : Mordehai Lubecki

 

Ismaïl Qaani, qui échappe à toutes les frappes, serait-il un agent du Mossad ?

Ismaïl Qaani, qui échappe à toutes les frappes, serait-il un agent du Mossad ?

 

Son nom n’apparaît pas sur la liste des éliminés de l’opération « Rugissement du lion », et cela suffit à relancer la vague de mèmes et théories conspirationnistes : Ismaïl Qaani, commandant de la Force Al-Qods, coopérerait-il en secret avec Israël ? Chaque fois que Tsahal frappe, Qaani survit — une coïncidence troublante qui nourrit depuis des mois les spéculations les plus folles sur les réseaux sociaux. De la blague virale aux analyses géopolitiques sérieuses, le mystère Qaani fascine autant qu’il interroge.

 

 


L’intrigue s’épaissit, et on dirait bien que le « James Bond » du Moyen-Orient alimente à nouveau tous les fantasmes. Le créateur Evyatar Rosenberg, connu pour ses vidéos satiriques utilisant l’intelligence artificielle, vient de frapper un grand coup avec une nouvelle réalisation qui fait couler beaucoup d’encre en ce début de mars 2026.

 

L’absent de la liste des éliminés

Selon les rapports disponibles à ce jour, Ismaïl Qaani, commandant de la Force Al-Qods au sein des Gardiens de la Révolution iranienne, ne figure pas sur la liste des hauts responsables du régime iranien éliminés lors de l’opération « Rugissement du lion », et n’a pas été aperçu depuis le début de l’opération. Cela a suffi à relancer les trolls affirmant que Qaani n’est autre qu’un « agent du Mossad » israélien — et que c’est la raison pour laquelle il reste en vie. Il va sans dire que ces informations ne reposent sur aucun fondement réel : il s’agit d’un discours en ligne qui a pris de l’ampleur ces derniers mois, depuis l’opération « Avec les lions ».

Déjà en juin 2025, les théories conspirationnistes fusaient

Rappelons que lors de l’opération « Avec les lions » en juin 2025 (5785), le New York Times avait même rapporté sa mort lors de frappes à Téhéran le 13 juin — une information ni confirmée ni démentie par Israël ou l’Iran. Cette rumeur fut rapidement réfutée : Qaani réapparut peu après pour participer aux manifestations célébrant la « victoire » de l’Iran dans son bras de fer avec Israël. Il avait une fois de plus survécu à ce qui semblait être une frappe ciblée, déclenchant une nouvelle vague de publications et de théories conspirationnistes sur les réseaux sociaux. Un clip généré par intelligence artificielle avait même été créé, le montrant « participant » à la série Téhéran en tant qu’espion du Mossad.

Les internautes s’en donnent à cœur joie

« Ils n’ont pas remarqué qu’il reste toujours en vie alors que tous ceux autour de lui sont éliminés ? », a ironisé Yossef Haddad. Sur la page parodique ouverte au nom du général, on pouvait lire : « Comme je l’avais dit au conseil, je n’étais pas à la réunion à cause des embouteillages ! » Les internautes israéliens redoublent de créativité pour tourner en dérision cette survie à répétition, saluant avec humour le « héros d’Israël ».

Un commandant fantôme aux absences suspectes

C’est la troisième fois en un an et demi que la question revient : où a disparu le commandant de la Force Al-Qods ? Selon un reportage de la chaîne israélienne Kan News, Qaani avait déjà manqué une réunion récente sous prétexte d’une grippe. Des cas similaires s’étaient produits auparavant — notamment lors d’une réunion avec Hachem Safieddine, le successeur de Nasrallah, qu’il avait quittée par hasard juste avant l’élimination de ce dernier. Bien qu’il soit perçu comme terne et dépourvu de charisme, son nom ne cesse de revenir au centre de toutes les rumeurs.

Agent du Mossad ou victime des luttes internes du régime ?

Une rumeur tenace circule autour de Qaani depuis plusieurs années : il serait un agent sioniste travaillant pour Israël. S’agit-il réellement d’espionnage ? C’est ce que les réseaux sociaux cherchent à établir. Mais une autre explication est avancée par les analystes : des luttes de pouvoir internes au régime. Alors que le Guide suprême Khamenei vieillit, la question de la succession se joue dans les coulisses. Qaani pourrait redouter qu’un homme qui ne lui est pas fidèle soit choisi pour prendre les rênes. Chaque dirigeant a besoin de « son homme de confiance », et ce calcul politique expliquerait peut-être ses absences stratégiques.

Octobre 2024 : la première grande disparition

La première longue éclipse de Qaani remonte à octobre 2024 (5785), après l’opération des bipeurs au Liban. Il avait alors été absent pendant environ deux semaines. Le 6 octobre, plusieurs médias suggéraient qu’il avait été tué dans une frappe à Beyrouth visant Hachem Safieddine, le successeur présumé de Hassan Nasrallah — lui-même éliminé une semaine plus tôt. D’autres sources indiquaient qu’il était placé sous surveillance stricte à Téhéran, des membres de son entourage proche étant soupçonnés de travailler pour Israël. Sa disparition avait déclenché une telle vague de spéculations qu’il avait finalement été contraint de réapparaître en public — le 15 octobre, lors des funérailles à Téhéran du général Abbas Nilforoushan, tué aux côtés de Nasrallah le 27 septembre.

À l’époque, un porte-parole iranien avait tenu à rassurer : « Il est en bonne santé et continue d’accomplir ses missions. Ce qui est diffusé à son sujet n’est que mensonges et rumeurs malveillantes. L’une des stratégies de l’ennemi est de semer le désespoir au sein de l’axe de la résistance. »

Portrait : un homme de l’ombre formé dans les guerres de l’Iran

Pour comprendre le personnage, il faut remonter aux origines. Qaani rejoint les Gardiens de la Révolution islamique en 1979 ou 1980 (5740), peu après la Révolution iranienne. Il fait ses premières armes contre les rebelles séparatistes kurdes, avant de prendre part à la guerre Iran-Irak, au cours de laquelle il commande deux divisions des Gardiens. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Qassem Soleimani, avec lequel il noue une amitié durable. Nommé en 1987 à la tête du corps Ansar, qui opère en Afghanistan et au Pakistan, il intègre la Force Al-Qods en 1993 (5753).

Lorsque Soleimani prend la tête de la Force Al-Qods entre 1997 et 1998 (5757-5758), il choisit Qaani comme adjoint. Les deux hommes se partagent leurs zones d’influence : Soleimani s’occupe de l’Irak, de la Syrie, du Liban et de la Palestine à l’ouest ; Qaani gère l’Afghanistan et l’Asie centrale à l’est. À partir de 2007 (5767), il orchestre un rapprochement avec les Talibans et s’implique dans la guerre civile syrienne, participant notamment à la formation de la division des Fatimides, composée de combattants Hazaras afghans. En 2012 (5772), le département du Trésor américain le place sur sa liste noire, gelant ses actifs et lui interdisant toute transaction avec des entités américaines.

Un successeur inattendu de Soleimani

En janvier 2020 (5780), après l’élimination de Qassem Soleimani dans une frappe américaine à l’aéroport de Bagdad, le Guide suprême Ali Khamenei désigne Qaani pour lui succéder à la tête de la Force Al-Qods. Contre toute attente, le choix s’est porté sur lui, au détriment de plusieurs candidats jugés plus qualifiés. Sa mission était, au minimum, de préserver l’héritage de son prédécesseur : armer, entraîner et coordonner les activités des organisations supplétives sous la tutelle de l’Iran, le parrain régional. En avril 2023 (5783), il participe personnellement à plusieurs réunions avec le Hamas et le Hezbollah pour préparer des attaques contre Israël. Une nomination qui avait surpris jusqu’au sein du régime lui-même.

Un bilan désastreux pour l’axe de la résistance

Sous le commandement de Qaani, l’axe des organisations supplétives — le Hezbollah, les milices chiites en Irak, les Houthis et le Hamas — a subi des coups extrêmement durs. L’axe n’est plus coordonné, même dans ses relations avec Téhéran. Les analystes rappellent que Soleimani avait transformé le Hezbollah d’une organisation terroriste en une véritable armée terroriste structurée. Depuis l’entrée en scène de Qaani, cette dynamique s’est presque entièrement effritée. Sa capacité à approvisionner le Hezbollah a été considérablement réduite.

Par ailleurs, Qaani est tenu pour l’un des principaux responsables, du point de vue iranien, de la chute d’Assad en Syrie : il n’est pas venu au secours du régime de Damas, portant ainsi un coup profond à la sécurité nationale de la République islamique d’Iran.

Un officier clé à surveiller de près

Qu’il soit manipulé par le Mossad ou non, les experts s’accordent sur un point : l’activité — ou l’inactivité — de cet homme profite considérablement à l’État d’Israël. Son rôle au sein de la Force Al-Qods est fondamentalement un rôle de coulisses, consistant à coordonner les mouvements non publics que l’Iran effectue au Liban, en Irak et au Yémen. Le fait qu’il ne soit plus vu ni entendu crée un vide au sein du système iranien — et ce vide, pour l’instant, arrange beaucoup d’Israéliens, qu’ils le trollent ou qu’ils l’analysent.

Si le régime venait un jour à se renforcer à nouveau, les effets de ses actions se feraient sentir à travers la restructuration des organisations supplétives. En attendant, son absence répétée des scènes officielles continue d’alimenter, des deux côtés de la frontière, autant les blagues que les interrogations les plus sérieuses.

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La Méguila d’Esther on line – PDF et MP3

La Méguila d’Esther on line – PDF et MP3

קריאת המגילה נוסח חב’ד

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre7

Chapitre 8

Chapitre9

Chapitre10

 

En temps de guerre, une lettre des Rabbanim du Beth Din Habad en Terre Sainte

En temps de guerre, une lettre des Rabbanim du Beth Din Habad en Terre Sainte

 

Face aux événements sécuritaires et à la campagne générale menée contre les ennemis du peuple juif d’Iran, le Beth Din Rabbinique Habad en Terre Sainte publie une lettre de force et de guidance à l’attention de la communauté. Les Rabbanim appellent à rendre grâce à D.ieu pour les miracles accomplis, à intensifier la campagne de Pourim et à rassembler les enfants autour de la Torah, de la prière et de la Tsedaka. 

 

 

Des miracles au-dessus de l’ordre naturel

« Nous vivons des jours décisifs dans la campagne générale menée contre les ennemis de notre peuple et contre les oppresseurs des Juifs d’Iran. Grâce à D.ieu, nous sommes témoins de miracles et de prodiges dans cette campagne, au-delà de tout ordre naturel. Et pourtant, il nous incombe de renforcer la protection spirituelle pour assurer la réussite de la suite des opérations », ouvrent les Rabbanim.

« En ce mois d’Adar, dont le mazal est particulièrement favorable, et plus encore en ces jours de Pourim où le commandement du jour est la fête et la joie, nous devons intensifier la joie et rendre grâce à D.ieu pour Ses miracles et Ses merveilles. Car c’est dans la joie que vous sortirez de l’exil. »

Intensifier la campagne de Pourim

Les Rabbanim lancent un appel à chacun et à chacune :

1. Intensifier l’activité de la campagne de Pourim afin d’atteindre chaque fils et fille d’Israël avec les Mitsvot de Pourim. Conformément à la situation sécuritaire, il convient de multiplier les lectures de Méguila sur une large échelle et de répandre la joie parmi le peuple juif, dont la vertu est de briser les obstacles et les entraves. Il faut également redoubler d’efforts dans les campagnes des Mitsvot en général, et en particulier la campagne des Tefilin et la campagne de la « lettre dans le Sefer Torah » pour les enfants d’Israël.

Récitation des Téhilim et étude renforcée

2. Ajouter à la récitation des chapitres de Téhilim : 20, 22, 69, 124, 150, ainsi que les chapitres 81 à 90. Ceux qui le peuvent ajouteront également les chapitres de Téhilim correspondant aux jours de la semaine. Il est recommandé d’associer la récitation des Téhilim à un don de Tsedaka (les jours de semaine).

3. Se renforcer dans l’étude de tous les cours réguliers, en premier lieu le ‘Hitas et le Rambam, et d’approfondir particulièrement l’étude des sujets relatifs à la Gueoula et au Machia’h.

Les enfants : rempart spirituel pour Israël

4. Conformément à l’enseignement de notre maître le Rabbi, chef de notre génération, selon lequel la force de renforcer la sécurité matérielle et spirituelle du peuple d’Israël réside dans la Torah, la prière et la Tsedaka des enfants d’Israël, sur lesquels il est dit : « De la bouche des tout-petits et des nourrissons, Tu as fondé Ta force… pour réduire au silence l’ennemi et le vindicatif » — les parents feront participer leurs enfants, chez eux, à la Torah, à la prière et à la Tsedaka. De même, les institutions éducatives organiseront des Kinous pour enfants par tous les moyens disponibles, par téléphone ou tout autre moyen, les jours de Pourim ou dans les jours qui l’entourent.

En tout lieu, il convient d’agir conformément aux consignes de sécurité du commandement du front intérieur et des autres autorités compétentes, et de les appliquer selon les directives du Mara Deatra local.

Un appel à la foi et à la confiance

Les Rabbanim concluent en ces termes : « En ce temps, il appartient à chacun et à chacune de se renforcer dans la foi et la confiance, car ‘voici, Il ne sommeille ni ne dort, le Gardien d’Israël’, et plus encore parce que la Terre d’Israël est ‘une terre sur laquelle… les yeux de l’Éternel ton D.ieu sont posés depuis le début de l’année jusqu’à sa fin’, comme notre maître le Rabbi, chef de notre génération, l’a soulignée à chaque occasion similaire.

Nous venons ici renforcer et bénir tous ceux qui s’engagent dans cette campagne, pour qu’ils connaissent le succès dans leurs décisions et leurs actions, et que D.ieu les garde et les protège de tout mal, parmi tout le peuple d’Israël.

Que nous élevions notre supplication vers notre Père céleste pour qu’Il ait pitié et compassion de Son peuple et de Son héritage, d’une manière visible et révélée, ‘et pour les Juifs, il y eut lumière, joie, allégresse et honneur’ — dans la véritable et complète Délivrance, avec la venue de notre juste Machia’h, bientôt et de nos jours. »

 

Quelle est la signification du jeûne d’Esther ? – Lundi 2 mars 2026

Quelle est la signification du jeûne d’Esther ? – Lundi 2 mars 2026

Dans les heures les plus sombres de l’histoire juive, une reine courageuse choisit de risquer sa vie plutôt que d’abandonner son peuple à son sort. Portée par la prière collective et les larmes des enfants innocents, sa démarche désespérée allait devenir le tournant d’un miracle. Car lorsque les voix des plus faibles s’élèvent vers D.ieu, rien ne peut leur résister.

 

 

Le choix impossible d’Esther

« Va, rassemble tous les Juifs… et jeûnez en ma faveur… De mon côté, je jeûnerai, moi aussi, avec mes servantes. » — Esther 4, 15-16

Esther mesura alors toute l’étendue du péril qui menaçait son peuple. Son cœur était résolu : elle était prête à donner sa vie pour les siens. Pourtant, la situation semblait sans issue. Quand bien même le roi consentirait à l’entendre, les décrets royaux, scellés du cachet impérial, étaient irrévocables. Le souverain lui-même ne pouvait les défaire. Les chances de réussite étaient infimes. Mais Morde’haï avait raison — il n’y avait pas d’autre voie. Esther prit alors la résolution solennelle de ne pas abandonner son peuple dans l’heure de la détresse.

Elle s’adressa à Morde’haï en ces termes : « Dis à tous les Juifs, jeunes et vieux, de jeûner et de prier pendant trois jours, jusqu’à ce que l’Éternel nous entende et nous accorde Sa miséricorde. Ici même, au palais, mes servantes et moi nous joindrons à ce jeûne et à ces prières, car seul un miracle venu d’En-Haut peut sauver nos frères. À l’issue de ces trois jours, j’irai trouver le roi — même si cela m’est interdit. Et si je dois périr, je périrai. »

Un jeûne au cœur de la fête

La demande d’Esther, aussi juste que sage, plaça Morde’haï dans une position délicate : ce jeûne tomberait en plein cœur de la fête de Pessa’h. Comment pouvait-on imposer un tel deuil en pleine célébration de la libération ? Pourtant, c’était le sort du peuple tout entier qui était en jeu. Morde’haï n’hésita pas longtemps. Il proclama le jeûne.

Dans chacune des cent vingt-sept provinces de l’empire perse, partout où vivait un Juif, le même élan s’empara des âmes. Tous se soumirent au jeûne, suppliant D.ieu de toutes leurs forces. Beaucoup revêtirent des habits de sac et se couvrirent de cendres en signe de deuil et de pénitence.

La prière des enfants, plus puissante que tout

À Suse, Morde’haï avait rassemblé les enfants des écoles et des institutions d’étude. Vêtus de sac et la tête couverte de cendres, ils criaient et priaient, nuit et jour, implorant l’Éternel d’avoir pitié de Son peuple. Quand D.ieu vit ces enfants innocents et entendit leurs supplications déchirantes, Son cœur s’émut. Il dit alors : « C’est pour les enfants que Je viendrai au secours de Mon peuple. »

Haman, apprenant que Morde’haï avait organisé de grandes assemblées de prière à Suse, se rua vers l’endroit où les enfants s’étaient réunis. À son arrivée, il découvrit Morde’haï entouré de vingt-deux mille enfants en pleurs, les yeux levés vers le ciel. Ce spectacle n’éveilla en lui aucune compassion. Bien au contraire, il se moqua d’eux avec mépris : « Vos prières ne serviront à rien. Tout est perdu, votre sort est scellé. » Puis il ordonna à ses soldats d’enchaîner les enfants et de les garder sous bonne garde. « Les enfants mourront les premiers », lança-t-il avec cruauté.

La fidélité indéfectible des enfants

Les mères, le cœur brisé, accoururent avec de la nourriture et de l’eau pour leurs enfants. Mais ceux-ci, dans un élan de foi admirable, refusèrent. Ils jurèrent qu’ils préféraient mourir en jeûnant plutôt que de rompre leur engagement. Et ils dirent à Morde’haï, les yeux emplis de larmes : « Nous resterons ici avec toi jusqu’à ce qu’on nous sépare par la force. »

Le Chofar perce les cieux

À ce moment précis, douze mille prêtres juifs s’avancèrent, le rouleau de la Torah dans une main et le Chofar dans l’autre. D’une seule voix, ils élevèrent leur supplication vers l’Éternel : « Ô D.ieu d’Israël, Ton peuple élu doit-il périr ? Qui étudiera Ta Torah ? Qui restera pour sanctifier Ton Nom ? Réponds-nous, ô Seigneur, réponds-nous. »

Puis chacun d’eux porta le Chofar à ses lèvres. Les sons graves et plaintifs de l’instrument se mêlèrent aux sanglots et aux prières des enfants enchaînés — et ensemble, ils percèrent les voûtes du ciel.

Don de 3 pièces d’un demi-shekel le jour du jeûne d’Esther (pendant la prière de Min’ha)

Don de 3 pièces d’un demi-shekel le jour du jeûne d’Esther (pendant la prière de Min’ha)

A l’epoque du Temple on offrait le Mahatsit hashekel dans l’enceinte du Beth Hamikdach à partir de Roch ‘Hodech Adar jusqu’à Roch ‘Hodech Nissan. Cet argent servait pour l’achat des animaux dédiés aux sacrifices collectifs dans le Temple mais aussi pour son entretien.

 

 

Aujourd’hui, où nous n’avons plus le Beth Hamikdach, nous avons gardé l’habitude de donner de l’argent en souvenir du Mahatsit hashekel pendant le jeûne d’Esther car nos sages enseignent dans le traité de Meguila 13b :

« Il était dévoilé devant le Créateur du Monde qu’Haman ferait peser des Chékalim pour l’extermination d’Israël, et c’est pourquoi Hachem a ordonné la Mitsva de donner le demi-Chékel, afin que les Chékalim d’Israël devancent les Chékalim d’Haman. »

Combien faut-il donner pour le demi-shekel? 

Nous devons donner trois pièces à une œuvre caritative. Chaque pièce doit représenter la moitié de la devise devise utilisée dans son pays. Par conséquent, en France, la monnaie étant l’euro, nous donnerons trois pièces d’un demi-euro. En Israël, la monnaie étant le shekel, nous donnerons trois pièces d’un demi-shekel et ainsi de suite pour la monnaie de chaque pays.

Certains Poskim cependant, décident que si quelqu’un a les moyens, il doit donner une demi-pièce en argent pur de la valeur du demi-shekel de l’époque du Temple. Si une telle pièce n’est pas disponible, on donnera une somme correspondant à l’équivalent monétaire du demi-shekel à l’époque du Temple.

Le demi-shekel valait à l’origine 9,6 grammes d’argent pur. La valeur du demi-shekel fluctue donc en fonction du cours de l’argent. En février 2020, un gramme d’argent vaut environ 0,5 euros, donc environ 5 euros pour le demi-shekel d’argent. Chaque Pourim on doit vérifier le cours du marché de l’argent.  Ainsi, celui qui désire accomplir la Mitsva dans sa forme la plus élevée donnera cette somme d’argent à la charité. S’il ne peut pas se le permettre, il peut donner 3 pièces de la moitié de la monnaie du pays comme indiqué ci-dessus.

Donner pour les membres de sa famille ?

La coutume veut que le père de la maison donne trois demi-pièces au nom de chaque membre de sa famille, y compris sa femme et ses enfants, y compris même au nom du fœtus d’une femme enceinte. En outre, il est préférable de donner aux enfants l’argent pour qu’ils accomplissent eux-mêmes la mitsva.

Que faire s’il n’a pas de demi-pièces disponibles?

Il peut donner trois pièces entières avec l’intention que la moitié de chaque pièce soit donnée en tant que Machatzis Hashekel et l’autre moitié en cadeau.

On peut donner la valeur équivalente à une institution.

Le demi-shekel dans la Hassidout
(Discours du Rabbi, Likouteï Sithot, tome 1, page 178)

Le verset Tissa 30, 13 dit : «Voici ce qu’ils donneront, tous ceux qui sont dénombrés dans les comptes, un demi-Shekel du Shekel sacré, le Shekel étant de vingt Guéras, un demi-Shekel en prélèvement pour l’Eternel».

Le Talmud Babli, s’interroge à ce sujet : «Moché fut surpris, en l’occurrence : que peut donner l’homme pour le rachat de son âme?» Et, le Talmud Yerouchalmi, précise que : «D.ieu fit sortir comme une pièce de feu de sous Son Trône de gloire. Il la montra à Moché et II lui dit : « voici ce qu’ils donneront », c’est ceci qu’ils donneront».

Il semble, cependant, que la question de Moché, notre maître, n’ait pas reçu de réponse, dans cette explication : le don d’un demi-Shekel est-il susceptible d’effacer une faute aussi grave que celle du veau d’or ? En quoi D.ieu lui répondit-II en lui montrant un exemple de la pièce qu’ils devaient donner ?

Le Trône de gloire de D.ieu illustre la contraction de sa grande Lumière, qui fut nécessaire pour que le monde et ses créatures puissent l’intégrer. En effet, Kissé, le Trône est de la même étymologie que Kissouï, l’occultation, en l’occurrence celle de la Lumière infinie, afin que la «gloire de D.ieu» soit connue dans les mondes.

La réflexion à tout cela fait surgir deux sentiments opposés. D’une part, on ressent effectivement la merveilleuse richesse de la révélation divine, allumant le feu d’un désir intense de se libérer des entraves de ce monde, de recevoir l’élévation et de s’inclure en cette grande Lumière, tout comme un feu qui se dresse vers le haut.

Mais, d’autre part, lorsque l’on comprend que D.ieu s’est «installé» dans ce monde, qu’Il y est «descendu» afin de l’emplir de Sa Lumière, on en fait de même et l’on se maintient dans ce monde. Malgré le fort désir de le quitter, on se soumet à la Volonté de D.ieu et l’on mène une action ici-bas, dans le cadre des lois de la nature.

Tout comme une pièce est un objet dur, qui n’est pas malléable, selon le besoin, l’introduction de la Lumière dans les réceptacles du monde n’est en aucune façon modifiée par l’intensité du désir de fuir les entraves de ce monde.

D.ieu  attend de l’homme une «pièce de feu». Celui-ci doit Le servir avec la soumission la plus totale, de même qu’avec un profond enthousiasme. Cependant, il faut avoir conscience qu’une telle pièce de feu présente plusieurs aspects contradictoires. En effet, elle émane de : «sous Son Trône de gloire», de la source de l’âme qui se trouve en cet endroit.

Lorsque l’on met en éveil l’essence de son âme, il est possible de racheter chaque faute, y compris la plus grave. En effet, cette âme est pure et aucune faute ne pourrait la souiller.

Une autre coutumes des jours de jeûnes instituée par nos Sages : « l’Ègra DeTaanita » (le don à la Tsédaka lié au jeûne)

Sur les jours de jeûne, nos Sages ont dit : « Ègra DeTaanita Tsedakta » , « la principale récompense du jeûne est en échange de la charité donnée pendant celui-ci ».

La raison de cette coutume est expliquée ainsi : étant donné qu’en conséquence du jeûne, une personne a économisé de l’argent en n’achetant pas de nourriture pour son repas, elle devrait donc donner ce montant à la charité, afin de ne pas profiter du jeûne.

Il est d’usage de donner l’argent de « l’Ègra DeTaanita » lors de la prière de Min’ha (après-midi), comme le suggère la haftara (lecture des prophètes) du jeûne : « Observez la justice et pratiquez la charité ».

Qui doit donner de l’Ègra DeTaanita et quel montant cela représente-t-il ?

a) Il est d’usage de donner l’équivalent du montant des repas « qui ont été économisés ». Le montant exact du rachat n’a pas été précisé, et certains disent qu’il s’agit de l’équivalent des repas non consommés pendant le jeûne. Chacun évaluera par lui-même.

b) Cela s’applique à ceux qui jeûnent. Mais même ceux qui ne jeûnent pas pour des raisons médicales, les décisionnaires ont écrit qu’il convient de racheter le jeûne par la charité.

Pour faire un don à la Tsédaka lié au jeûne. >>>>

 

Tout savoir sur le jeûne d’Esther – lundi 2 mars 2026

Tout savoir sur le jeûne d’Esther – lundi 2 mars 2026

 

A Min’ha, lecture de la Torah et dans la «Amida», on rajoute la prière «Anénou».

 

Le jeûne d’Esther (en hébreu : תענית אסתר (Ta’anit Esther)) est un jeûne observé de l’aube au crépuscule du 13 Adar, à la veille de la fête de Pourim, en commémoration du jeûne de trois jours prescrit par la reine Esther aux Juifs de Suse (Est 4,16 : «Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour»).

L’instauration du jeûne

Contrairement à une croyance populaire, le jeûne d’Esther ne célèbre pas les jours anniversaires du jeûne. En effet, ce jeûne eut lieu, selon la tradition rabbinique le 13, le 14 et le 15 Nissan, c’est-à-dire à la veille de Pessa’h et ses deux premiers jours. L’interdit de jeûner à Pessa’h aurait été outrepassé car, aurait dit Esther, s’il n’y avait plus d’Israël, à quoi servirait Pessa’h? Toutefois, l’état d’urgence étant passé, et le Second Temple reconstruit, cet usage ne pouvait être maintenu et le jeûne fut transféré au premier et second lundi ainsi qu’au premier jeudi suivant Pourim.

Ce fut selon toute vraisemblance au temps des Gueonim que fut institué le jeûne d’Esther à la date du 13 Adar, car dans le Talmud de Jérusalem, qui se basait sur la Meguilat Ta’anit, le 13 Adar était un jour de joie, appelé le «Jour de Nicanor», commémorant la victoire de Judas Maccabée sur le général hellène Nicanor (également mentionné dans  Macc. 15:35-36), et la coutume de jeûner le 13 Adar n’apparaît ni dans le Tanakh ni dans le Talmud. En revanche, Rachi, et Moïse Maïmonide la mentionnent.

La première occurrence du jeûne, ainsi que le calcul de la date se trouvent dans le She’iltot de Rav A’haï Gaon (parashat Vayaqhel she’ilta 67:18) :

  • le jeûne s’était perpétué depuis, ainsi qu’il est écrit (Esther 9:31) : «Et ils acceptèrent sur eux et sur leurs enfants d’assumer leurs jeûnes et leurs pleurs.»
  • or, selon le Gaon, Est 9,18 parle d’un treizième jour, et le Talmud de Babylone (Meguila 2a) enseigne que «le treizième jour était jour de rassemblement», ce rassemblement se serait fait dans un but de prière publique et de jeûne.
  • Du fait de l’interdiction de jeûner le 13 Adar, le jeûne avait été repoussé après Pourim.

Rabbenou Tam (cet enseignement ne se trouve pas dans les Tossafot, mais est cité par le Rosh), le plus éminent des Tossafistes (xiie siècle) enseignait que le jeûne ne commémorait pas celui prescrit par Esther, mais était néanmoins suggéré dans la Meguila : zman qehila signifiait selon lui que le peuple se serait réuni à la veille de la bataille, le 13 Adar, afin de s’attirer la faveur divine. Afin d’appuyer ses dires, Rabbenou Tam faisait remarquer que Moïse jeûna lors de la bataille contre Amalek.

Ordonnances du jeûne

Ce jeûne n’étant cependant pas l’un des quatre prescrits par la Torah et les prophètes, les restrictions sont moindres, et les femmes enceintes, les mères au foyer, toute personne trop malade ou affaiblie pour supporter ce jeûne, en sont dispensés.

Certains jeûnaient trois jours mais de nos jours, seul le jeûne du 13 continue d’être observé.

Lorsque le 13 Adar tombe un jour de Chabbat, le jeûne est repoussé au jeudi précédent, car le vendredi est nécessaire pour se préparer pour le Chabbat, et la fête de Pourim à venir.

Le jeûne d’Esther dans la Kabbale

Selon Joseph Caro, le jeûne prescrit à la veille de Pourim, ainsi que celui à la veille de Pessa’h ont pour but de rappeler à l’homme que s’il lui est permis de boire du vin à volonté, ce n’est pas pour satisfaire son « mauvais penchant » (yetzer hara), mais pour honorer son Créateur.

De plus, le jeûne d’Esther ne célèbre pas seulement le passé mais aussi les jours à venir, la demande de libérer les Juifs de Haman s’appliquant aussi à l’exil.

La signification et le moment de la pratique de « l’Ègra DeTaanita » (le don à la Tsédaka lié au jeûne)

Sur les jours de jeûne, nos Sages ont dit : « Ègra DeTaanita Tsedakta » , « la principale récompense du jeûne est en échange de la charité donnée pendant celui-ci ».

La raison de cette coutume est expliquée ainsi : étant donné qu’en conséquence du jeûne, une personne a économisé de l’argent en n’achetant pas de nourriture pour son repas, elle devrait donc donner ce montant à la charité, afin de ne pas profiter du jeûne.

Il est d’usage de donner l’argent de « l’Ègra DeTaanita » lors de la prière de Min’ha (après-midi), comme le suggère la haftara (lecture des prophètes) du jeûne : « Observez la justice et pratiquez la charité ».

Qui doit donner de l’Ègra DeTaanita et quel montant cela représente-t-il ?

a) Il est d’usage de donner l’équivalent du montant des repas « qui ont été économisés ». Le montant exact du rachat n’a pas été précisé, et certains disent qu’il s’agit de l’équivalent des repas non consommés pendant le jeûne. Chacun évaluera par lui-même.

b) Cela s’applique à ceux qui jeûnent. Mais même ceux qui ne jeûnent pas pour des raisons médicales, les décisionnaires ont écrit qu’il convient de racheter le jeûne par la charité.

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