La Hatslatsa Bazman : le secret d’habiter pleinement chaque instant de sa vie

La Hatslatsa Bazman : le secret d’habiter pleinement chaque instant de sa vie

 

À Léningrad, quelques instants avant un voyage vers Moscou chargé de dangers mortels, notre Rabbi demeura assis dans un calme parfait, entièrement absorbé par la tâche qui l’occupait à cet instant précis, sans que rien ne trahît la moindre agitation. Cette sérénité prodigieuse illustre un concept transmis de maître en disciple au cœur de la tradition loubavitch : la « Hatslatsa Bazman » — le succès dans le temps —, cette faculté rare de consacrer toute son âme à l’action présente, sans être troublé ni par le passé ni par l’avenir. À travers l’exemple éloquent du Rachba, éminent décisionnaire médiéval qui conjuguait chaque jour trois cours de Torah, une intense activité médicale, d’innombrables responsa et même une promenade quotidienne, cette Si’ha du Rabbi révèle les fondements d’une existence pleinement accomplie.

 

 

 

Une visite à Léningrad sous le joug des persécutions

Je me rendis un jour auprès du maître de la Hilloula [du 12-13 Tamouz], mon maître et beau-père, notre Rabbi — alors qu’il se trouvait à Léningrad, la ville qui ne s’appelait plus « Pétersbourg » mais « Léningrad » —, dans la soirée même où il devait quitter Léningrad pour Moscou.

Il faut rappeler le contexte : c’était l’époque où les persécutions et les décrets contre la pratique juive étaient déjà bien établis. Chaque déplacement de notre Rabbi d’une ville à l’autre donnait lieu à une surveillance accrue de la part de la « Boulchta » [la police secrète soviétique]. Ceux-ci savaient que même lorsqu’il demeurait chez lui, dans sa chambre, il s’employait à la diffusion du judaïsme et des sources [du hassidisme] ; a fortiori ses voyages d’une ville à l’autre étaient indubitablement liés à cette mission sacrée — avec encore plus de vigueur et d’intensité —, au point qu’il ne pouvait confier cette tâche à quiconque et devait se déplacer lui-même. Cela valait d’autant plus pour un voyage à Moscou, qui était alors la capitale. De surcroît, il était désormais évident que leur patience était épuisée et qu’ils ne pouvaient plus tolérer son activité dans la diffusion du judaïsme ; ils avaient décidé qu’il fallait passer à l’action… Et pourtant, notre Rabbi poursuivait ses activités, avec toujours plus de vigueur et d’intensité.

Un calme intérieur déconcertant

Lorsque j’entrai dans sa chambre — il n’y avait alors personne d’autre que notre Rabbi —, c’était peu de temps avant qu’il ne quitte son appartement, rue Makhavaïe 22, pour se rendre à la gare d’où partirait le train pour Moscou. Je le vis assis dans un calme parfait, comme au milieu d’un jour ordinaire sans événements particuliers, sans que rien ne laissât transparaître la moindre agitation, pleinement absorbé par un sujet qui requérait toute son attention et sa réflexion.

Il est vrai que le cerveau gouverne le cœur — comme l’enseigne notre maître l’Admour, dans le Tanya, que « le cerveau est maître sur le cœur par nature », en citant le Zohar dans le Raya Mehemna — mais jusqu’à ce point ?!…

La question que je ne pus retenir

Je ne pus me contenir et demandai : jusqu’à ce point ?!

Notre Rabbi me raconta alors ce qu’il avait entendu — apparemment de son père, notre Rabbi l’Admour [Rachab] de bienheureuse mémoire —, au nom de l’Admour Mahar »ach : il existe un concept que l’on nomme « Hatslatsa Bazman » — le succès dans le temps.

Le secret du succès dans le temps

En d’autres termes : bien qu’il soit impossible d’allonger la durée d’un jour ou d’une nuit, il est en revanche possible, à l’intérieur même du temps, d’atteindre un niveau de réussite sans commune mesure — en tirant le meilleur parti de chaque instant dans toute la mesure du possible. Cela est possible lorsqu’un homme parvient à agir de telle manière que, lorsqu’il est occupé à une chose, toutes les autres — qu’il ait faites auparavant ou qu’il devra accomplir par la suite —, si elles ne sont pas liées à ce dont il s’occupe à cet instant précis, sont pour lui comme si elles n’existaient pas. Ainsi, même quand il ne s’agit que d’un bref instant, puisqu’aucune pensée ni aucune préoccupation ne le distrait — ni du passé ni de l’avenir —, il lui est possible de vivre cet instant dans toute sa plénitude. C’est cela que l’on appelle la Hatslatsa Bazman.

L’exemple lumineux du Rachba

L’illustration de ce concept — semble-t-il également au nom de l’Admour Mahar »ach — est tirée de la conduite du Rachba [Rabbi Chelomo ben Aderet, éminent décisionnaire espagnol, 1235-1310 (4995-5070)]. Celui-ci donnait chaque jour trois cours d’étude de la Torah ; il répondait en outre à un très grand nombre de questions halachiques — comme en témoigne la seule partie conservée de ses responsa, dont le volume est déjà considérable — ; il était par ailleurs médecin et soignait des malades au sens propre du terme ; et en plus de tout cela, il sortait se promener chaque jour ! Il va de soi que tout cela s’ajoutait à la prière, aux études personnelles de Torah et aux obligations incombant à chaque membre du peuple d’Israël — et ce n’est pas en cela que réside la grandeur du Rachba.

Considérons bien la chose : pour donner un cours devant des élèves en général, et a fortiori devant des disciples d’un niveau aussi élevé qu’il convient à ceux du Rachba — et non pas un seul cours, mais trois par jour —, il faut une concentration et un dévouement tout particuliers. Il en va de même pour la pratique de la médecine, et pareillement pour tous les autres engagements du Rachba, y compris la promenade elle-même, dont on ne peut jouir pleinement qu’en se trouvant dans un état d’esprit dégagé de toute préoccupation et inquiétude.

Comment le Rachba parvenait-il donc à accomplir tout cela de manière ordonnée, chaque jour ?

L’explication profonde : la présence totale à chaque instant

L’explication — même sur le plan naturel — est que la conduite du Rachba était telle que lorsqu’il donnait son cours, toutes les autres occupations n’existaient tout simplement plus pour lui ; et inversement, lorsqu’il partait se promener — bien que, comme le note le Rambam dans les Lois des caractères (Hilkhot Déot), « le sage se reconnaît à sa démarche » —, et que cela s’appelle « promenade », ce qui implique que ce n’est pas comme donner un cours, eh bien, dans ces instants de promenade, le cours lui-même était comme inexistant !

Voilà l’explication de la conduite de notre Rabbi, mon maître et beau-père : assis dans sa chambre, pleinement absorbé par un sujet requérant toute son attention et sa réflexion, s’appuyant sereinement sur sa décision en cette matière — et ce, malgré qu’il lui faille, dans quelques instants, partir pour un voyage comportant un réel danger mortel, non seulement pour lui en tant qu’individu, mais en tant que guide d’Israël pour toute sa génération, avec tout ce que ses activités impliquaient — parce que le voyage qui aura lieu dans quelques instants n’existe tout simplement pas encore pour lui.

Extrait de la Si’ha du 20 Chevat [5730 (1970)]
Torat Mena’hem 5730, fascicule 70, p. 9.

 

Mojtaba Khamenei est-il en train d’agoniser dans un bunker ? Ce que révèle le renseignement israélien

Mojtaba Khamenei est-il en train d’agoniser dans un bunker ? Ce que révèle le renseignement israélien

 

Alors que l’Iran subit les assauts dévastateurs de l’opération « Rugissement du Lion », des sources israéliennes de haut rang affirment que le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, serait grièvement blessé et incapable d’exercer le pouvoir. Cloîtré dans un bunker sous la surveillance des Gardiens de la Révolution, l’héritier du régime n’aurait pas été vu en public depuis la mort de son père. La question qui secoue désormais les capitales du monde entier est celle-ci : qui gouverne réellement la République islamique ?

 

 

 

Un guide suprême hors d’état de gouverner

Mojtaba Khamenei, successeur désigné de son père Ali Khamenei, serait grièvement blessé et incapable de fonctionner de manière autonome. C’est ce qu’ont confié des sources israéliennes de premier rang au réseau Fox News ce dimanche. Selon ces informations, le nouveau guide suprême se trouve sous surveillance étroite des services de renseignement : il est entouré en permanence par des éléments des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) qui administrent le pays en son nom. Les services israéliens s’emploieraient désormais à évaluer précisément l’étendue de ses blessures.

D’après les renseignements disponibles, Mojtaba Khamenei aurait été touché dès les premières frappes de l’opération « Rugissement du Lion » — le même bombardement qui a coûté la vie à son père. Téhéran n’a toujours pas confirmé l’état de santé du nouveau dirigeant, lequel n’a fait aucune apparition publique depuis qu’il a succédé à Ali Khamenei.

La première déclaration écrite : des Gardiens de la Révolution aux commandes ?

Jeudi dernier, Mojtaba Khamenei a publié sa toute première déclaration écrite, dans laquelle il laissait entendre que l’Iran pourrait ouvrir de nouveaux fronts dans le conflit en cours. Toutefois, des experts ont immédiatement souligné que ce texte aurait pu être rédigé par les cadres des Gardiens de la Révolution plutôt que par le guide lui-même. Cette hypothèse renforce les interrogations sur l’identité réelle de ceux qui tiennent les rênes du pouvoir à Téhéran.

Trump : « Je ne sais même pas s’il est encore en vie »

Dans le prolongement de ces révélations, le président Donald Trump s’est exprimé avec une franchise saisissante lors d’un entretien accordé à NBC News. Loin de se contenter d’évoquer les blessures du guide, il a mis en doute son existence même, tout en durcissant l’ultimatum adressé à Téhéran.

« J’entends dire qu’il n’est plus en vie, et s’il l’est, il doit faire quelque chose de très intelligent pour son pays — à savoir se rendre », a déclaré le président américain. Il a ajouté d’un ton sceptique : « Je ne sais pas s’il est seulement en vie. Jusqu’à présent, personne n’a réussi à le montrer. »

Trump a également affirmé que l’incapacité du régime à produire une preuve de vie de son dirigeant témoignait d’une faiblesse profonde. Il a réaffirmé que la guerre ne s’achèverait que lorsque l’Iran se « rendra » sans condition. Malgré les signaux de Téhéran en faveur de négociations, le président a déclaré ne pas souhaiter de compromis à ce stade : « L’Iran veut conclure un accord, et moi je ne le veux pas, parce que les conditions ne sont pas encore suffisamment bonnes. »

Le « guide en carton » : une mise en scène qui tourne au fiasco

Les soupçons sur l’état de Mojtaba Khamenei ont atteint un paroxysme d’absurdité lorsque le nouveau guide suprême a brillé par son absence lors de la cérémonie officielle de son investiture à Téhéran. À la place d’une apparition en chair et en os, les organisateurs ont disposé une silhouette en carton grandeur nature de Mojtaba aux côtés du fauteuil vide de son père défunt — un spectacle qui a provoqué la stupéfaction des participants et enflammé les réseaux sociaux sous le sobriquet de « guide en carton ».

Des groupes d’opposition iraniens et des analystes occidentaux ont interprété cette mise en scène désespérée comme une tentative de dissimuler la réalité : le dirigeant serait trop grièvement blessé ou trop diminué pour se montrer en public. Les Gardiens de la Révolution chercheraient ainsi à fabriquer une illusion de continuité du pouvoir par le biais d’un décor de théâtre. Cet épisode embarrassant n’a fait que conforter les propos du président Trump, qui s’était interrogé à voix haute : « S’il est vivant, pourquoi personne n’est capable de le montrer ? »

Un vide du pouvoir au pire moment possible

À l’heure actuelle, le régime de Téhéran observe un silence assourdissant sur l’état de santé de Mojtaba Khamenei. Ce vide au sommet de l’État — dans lequel les cadres de l’IRGC semblent piloter un « guide fantoche » incapacité — survient au moment précis où l’Iran subit une pression militaire et économique sans précédent.

Tandis que le renseignement israélien s’efforce de déterminer avec précision l’état médical du guide, Washington ne laisse planer aucune ambiguïté : en l’absence d’un dirigeant opérationnel capable de signer une capitulation, la campagne visant à démanteler les capacités nucléaires et terroristes du régime se poursuivra avec une intensité inaltérée.

Un empire caché de plusieurs milliards de dollars à travers le monde

Pendant des années, tandis qu’il œuvrait discrètement dans l’ombre du pouvoir iranien, Mojtaba Khamenei bâtissait en parallèle un empire financier international d’une ampleur colossale. Une enquête approfondie menée par Bloomberg pendant un an, s’appuyant sur des documents d’entreprise confidentiels, des registres immobiliers et des témoignages de sources issues des services de renseignement occidentaux, a mis au jour un réseau d’actifs à l’étranger évalué à plus de 138 millions de dollars — le tout soigneusement dissimulé derrière des sociétés écrans et des intermédiaires de confiance. Selon les estimations globales des analystes, la fortune personnelle du nouveau guide suprême dépasserait en réalité les trois milliards de dollars.

Au cœur du dispositif se trouve un mécanisme d’évasion financière rodé : des revenus issus de la vente du pétrole iranien ont été blanchis via un réseau de comptes bancaires répartis en Grande-Bretagne, en Suisse, au Liechtenstein et aux Émirats arabes unis, avant d’être réinjectés dans des acquisitions immobilières et des investissements à travers l’Europe et le Moyen-Orient. Ce circuit a permis au réseau de contourner les sanctions personnelles imposées à Mojtaba Khamenei par le Trésor américain en 2019.

Ali Ansari, l’homme de l’ombre du guide en Europe

La cheville ouvrière de ce réseau est un homme : Ali Ansari, homme d’affaires iranien de 57 ans détenteur également de la nationalité chypriote. Selon Bloomberg et plusieurs évaluations de services de renseignement occidentaux, Ansari connaît Mojtaba Khamenei depuis les années 1980 et a agi pendant plus de quinze ans comme son principal mandataire financier en Europe, supervisant notamment les acquisitions immobilières au nom de la famille. Sa double nationalité lui permettait d’ouvrir des comptes bancaires et d’enregistrer des sociétés à travers l’Europe sans éveiller les soupçons.

Par l’intermédiaire de sociétés telles que Birch Ventures et Ziba Leisure, Ansari a constitué un portefeuille de biens d’une valeur estimée à plus de 400 millions d’euros, comprenant des propriétés de luxe à Londres, deux hôtels Hilton à Francfort, un resort hôtelier à Camp de Mar en Espagne, un centre commercial à Oberhausen en Allemagne, un complexe de sports d’hiver en Autriche, un penthouse à Toronto, une section d’un immeuble de luxe à Paris, ainsi que diverses participations et comptes bancaires en Suisse. Ansari possédait également la banque Ayandeh, l’une des plus grandes banques privées d’Iran — désormais déclarée insolvable à la suite de prêts internes accordés à ses propres projets — ainsi que le vaste complexe commercial Iran Mall à Téhéran.

En octobre dernier, les autorités britanniques ont sanctionné Ansari, le qualifiant de « banquier et homme d’affaires iranien corrompu » ayant financé les Gardiens de la Révolution, et ont gelé ses avoirs. Des enquêtes ont par ailleurs été ouvertes en Allemagne et au Canada, tandis que Chypre a annoncé examiner les conditions dans lesquelles il avait obtenu sa citoyenneté. Ansari a nié toute relation personnelle ou financière avec Mojtaba Khamenei.

Billionaires’ Row : les manoirs londoniens du guide suprême

L’un des aspects les plus saisissants de cette fortune cachée concerne l’immobilier londonien. Selon Bloomberg, Khamenei contrôle plus de douze propriétés dans la capitale britannique pour une valeur totale avoisinant les 120 millions de dollars, dont une villa estimée à plus de 40 millions de dollars. Parmi les acquisitions identifiées figure une propriété achetée pour 33,7 millions d’euros en 2014. Plusieurs de ces biens se trouvent sur Bishops Avenue, dans le nord de Londres — une artère surnommée « Billionaires’ Row » en raison de la concentration de demeures cossues qui y sont implantées, et qui est considérée comme l’une des adresses résidentielles les plus onéreuses d’Europe. Une enquête de l’organisation journalistique israélienne Shomrim, réalisée en coopération avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), a par ailleurs révélé qu’un prêt de 36 millions de livres sterling, accordé en 2013 via une société enregistrée dans l’île de Man, avait contribué à financer ces acquisitions. Le prêteur n’était autre qu’une société contrôlée par des hommes d’affaires britannico-israéliens.

L’hypocrisie d’un régime qui prêche l’austérité et vit dans le luxe

La révélation de cet empire offshore met cruellement en lumière la contradiction au cœur du régime islamique : celui qui prêche le rejet des valeurs occidentales et dénonce l’impérialisme place ses milliards dans les marchés immobiliers de Londres, Paris et Francfort. Les médias d’État iraniens ont toujours présenté la classe dirigeante du pays comme vivant dans la modestie, conformément aux idéaux de la révolution de 1979. Or, les avoirs à l’étranger attribués à Mojtaba Khamenei forment un contraste saisissant avec cette image, d’autant plus que l’Iran est ravagé par la pauvreté et secoué par des protestations récurrentes contre la corruption des élites au pouvoir.

Des rapports font également état du transfert de 18,5 milliards de dollars en or et en liquidités vers la Turquie — des fonds qui auraient été saisis par les autorités turques — ainsi que du gel, en 2009, d’un compte bancaire au Royaume-Uni contenant environ 1,6 milliard de dollars, qui aurait été sous le contrôle de ce réseau financier. Ces éléments illustrent l’ampleur vertigineuse des flux de capitaux soustraits à l’économie iranienne au profit d’une élite dirigeante qui a fait de la résistance aux sanctions occidentales son étendard idéologique.ltérée.

Volonté et Intellect : les deux modes d’influence de l’âme selon la Hassidout – Rav Yossef Its’hak Havlin

Volonté et Intellect : les deux modes d’influence de l’âme selon la Hassidout – Rav Yossef Its’hak Havlin

 

Dans cet enseignement profond tiré de la ‘Hassidout, le maître expose deux modes distincts par lesquels l’âme exerce son influence sur le corps — l’un progressif et ordonné, l’autre immédiat et global. À travers la métaphore saisissante de l’apprentissage de la danse, il illustre comment l’intellect procède par étapes alors que la volonté agit instantanément sur l’ensemble des membres. Cette distinction éclaire l’une des grandes notions de la Kabbale : l’opposition entre Memaleh Kol Almin, la lumière divine qui pénètre graduellement tous les mondes, et Sovev Kol Almin, celle qui les enveloppe tous de manière égale et simultanée.

 

Rav Yossef Its’hak Havlin
(adapté d’un Maamar « Lehavin mipnei mah Yom Tov dePessa’h » de Pessa’h 5571 de l’Admour Hazaken)

 

Les deux modes d’influence de l’âme sur le corps

La leçon s’ouvre sur une question centrale : comment l’âme agit-elle sur les facultés et les membres du corps ? Deux modalités distinctes sont identifiées. La première procède selon un ordre rigoureux et une progression hiérarchique, du plus élevé vers le plus bas. La seconde, au contraire, agit sur l’ensemble simultanément, sans gradation ni délai.

Dans le premier mode, l’homme qui s’apprête à accomplir un acte commence par une réflexion intellectuelle. Il examine mentalement si la chose est bonne ou mauvaise, jusqu’à en tirer une conclusion ferme. De cette conviction intellectuelle naît dans le cœur un sentiment de désir et d’amour pour cette chose. Ce mouvement affectif, à son tour, engendre une pensée soutenue, et la pensée aboutit au discours — on en parle autour de soi, on en discute avec ses proches — jusqu’à ce que l’on passe finalement à l’acte. Ce processus, connu sous le nom d’influence « en ordre et par degrés » (beseder vehadroug), suit une chaîne ininterrompue : l’intellect agit sur les attributs affectifs, les attributs affectifs sur la pensée, la pensée sur la parole, et la parole sur l’action.

La volonté, une force qui transcende l’ordre

Il existe cependant un second mode, radicalement différent. On l’observe clairement dans la façon dont la volonté (haratson) agit sur les membres du corps. Lorsqu’un homme veut déplacer sa jambe, celle-ci obéit instantanément, à l’instant même où la volonté se manifeste. Nul besoin que l’intellect descende étape par étape jusqu’à la faculté motrice : la jambe reçoit l’impulsion directement, sans délai, sans médiation.

Ce phénomène s’explique par la nature supérieure de la volonté, qui est une force englobante. Contrairement à l’intellect, qui doit se contracter et s’adapter au niveau de chaque faculté pour y pénétrer, la volonté est présente dans tout le corps de manière égale et uniforme. Elle n’a pas à se transformer pour atteindre la jambe, pas plus que le bras ou tout autre membre. Elle pénètre chaque partie du corps avec la même intensité, sans distinction entre le haut et le bas, sans avoir à parcourir tous les degrés intermédiaires entre la tête et les extrémités.

La métaphore de la danse : l’intellect a besoin de temps

Pour illustrer davantage ce principe, le maître introduit une comparaison frappante : celle de l’apprentissage de la danse. Imaginons quelqu’un qui désire apprendre une chorégraphie complexe, comportant de nombreux mouvements variés et subtils. Il devra d’abord comprendre parfaitement dans son esprit la logique de chaque mouvement, les mémoriser et les maîtriser intellectuellement. Et pourtant, même après avoir tout appris par cœur, il sera incapable de danser si ses jambes ne sont pas entraînées.

La raison en est profonde : la jambe n’a pas d’intellect propre. Pour que la sagesse contenue dans l’esprit parvienne à la jambe, il faut que l’intellect descende et s’adapte à son niveau, et que la jambe, de son côté, s’exerce et se prépare à recevoir cet enseignement. Ce processus prend du temps. C’est une influence progressive, « de degré en degré », où chaque maillon doit se transformer pour transmettre la lumière au suivant.

En revanche, l’action de la volonté sur la jambe est d’une tout autre nature. Dès l’instant où l’homme veut marcher, sa jambe se met en mouvement. Aucune préparation n’est requise, aucun délai n’intervient. La volonté, force supérieure qui transcende l’intellect, se trouve déjà présente dans chaque membre du corps, prête à agir au moindre signe.

Memaleh Kol Almin et Sovev Kol Almin : l’enseignement cosmique

Cette distinction entre les deux modes d’influence trouve son application directe dans la compréhension des deux grands niveaux de la lumière divine décrits dans la pensée kabbalistique et ‘hassidique.

Memaleh Kol Almin — la lumière qui « remplit tous les mondes » — correspond au premier mode. C’est la lumière divine qui se « revêt » de chaque création, qui s’adapte à chaque niveau d’existence, se contractant et se transformant selon la capacité de réception de chaque être. À l’image d’un maître qui explique une idée profonde à ses élèves dans un langage simple et adapté à leur âge et à leur niveau de compréhension, la lumière divine se « condescend » à chaque créature afin qu’elle puisse la percevoir et en vivre. C’est pourquoi les Écritures disent que « la gloire de D.ieu remplit toute la terre » (Yesha’yahou 6, 3) — il s’agit de cette lumière rayonnante, semblable au rayonnement du soleil, qui se répand et pénètre, sans que le soleil lui-même descende.

Sovev Kol Almin — la lumière qui « enveloppe tous les mondes » — correspond au second mode, celui de la volonté. Cette lumière ne se revêt d’aucune création, elle ne se contracte pas et ne se transforme pas. Elle enveloppe tous les mondes de manière égale, sans différenciation entre les mondes supérieurs et inférieurs, entre le spirituel et le matériel, entre la sainteté et son contraire. Pour elle, tout est identique ; elle ne perçoit pas de hiérarchie, car elle se situe au-delà de toute graduation.

La Téchouva et Yom Kippour : une lumière au-delà du jugement

C’est à partir de ce niveau de Sovev Kol Almin que l’on comprend la portée illimitée de la Téchouva — le repentir — et la puissance de Yom Kippour. Il est dit : « Devant D.ieu vous serez purifiés » (Vayikra 16, 30). Comment est-il possible qu’une faute commise par l’homme soit effacée ?

La réponse réside précisément dans ce niveau qui transcende tout ordre et toute graduation. À ce niveau divin, la distinction entre la sainteté et la transgression, entre l’acte méritoire et la faute, perd toute pertinence — car tout y est égal et identique devant l’Infini. C’est cette lumière qui « enveloppe » également l’homme pécheur et l’homme juste, et c’est elle qui rend possible le pardon total en ce jour béni. Yom Kippour opère à ce niveau supra-rationnel où le repentir sincère peut véritablement atteindre et transformer jusqu’aux fautes les plus lourdes.

Ainsi, la compréhension des deux modes d’influence de l’âme — l’intellect qui progresse par degrés et la volonté qui agit globalement — ouvre une fenêtre sur les profondeurs de la pensée ‘hassidique et sur la relation entre l’homme, son âme et son Créateur.

Explosion dans une école juive à Amsterdam : l’antisémitisme frappe à nouveau en Europe

Explosion dans une école juive à Amsterdam : l’antisémitisme frappe à nouveau en Europe

 

Une bombe a explosé samedi dernier devant une école juive d’Amsterdam, endommageant le bâtiment sans faire de victimes. La mairesse de la ville et le Premier ministre néerlandais ont fermement condamné cet acte, qualifié d’attaque lâche contre la communauté juive. L’attentat s’inscrit dans une série alarmante d’actes antisémites visant des institutions juives à travers l’Europe.

 

 

Une bombe devant une école juive à Amsterdam

Une explosion s’est produite samedi dans un établissement scolaire juif situé dans un quartier résidentiel d’Amsterdam, causant des dégâts à une canalisation de drainage et à un mur extérieur du bâtiment. Aucune victime n’est à déplorer. La mairesse de la capitale néerlandaise, Femke Halsema, a réagi avec une vive indignation : « C’est un acte d’agression lâche contre la communauté juive. Les Juifs d’Amsterdam sont de plus en plus confrontés à l’antisémitisme. C’est inacceptable. » Elle a précisé que la police dispose d’images vidéo montrant un individu en train de déposer l’engin explosif, et a annoncé le renforcement immédiat des dispositifs de sécurité autour des institutions juives de la ville.

Le Premier ministre néerlandais : « L’antisémitisme n’a pas sa place dans notre pays »

Le Premier ministre des Pays-Bas a condamné l’attentat en termes sans équivoque : « Que ce soit parfaitement clair : l’antisémitisme n’a pas sa place dans notre pays. Il n’y a pas de place pour l’intimidation, la haine ou la violence contre quelque minorité religieuse que ce soit. » Il a ajouté vouloir s’engager personnellement dans le suivi de l’affaire : « Je comprends la colère et la peur que ressentent les membres de la communauté juive, et j’ouvrirai un dialogue avec elle. Ils doivent toujours se sentir en sécurité dans notre pays. »

Liège, une semaine plus tôt : explosion devant une synagogue belge

L’explosion d’Amsterdam n’est pas un incident isolé. La semaine précédente, une déflagration similaire s’était produite à proximité d’une synagogue dans la ville de Liège, en Belgique. L’explosion a endommagé le bâtiment et soufflé les vitres de la façade de la synagogue. Là encore, aucune victime n’a été signalée. Une vidéo diffusée par l’organisation belge JID, active dans la lutte contre l’antisémitisme, a révélé que les auteurs de l’attentat avaient filmé eux-mêmes les instants de l’explosion : « Ils sont fiers de leur acte », ont écrit les responsables de l’organisation dans une publication partagée sur le réseau X.

Barcelone : profanation d’un cimetière juif il y a deux mois

Il y a environ deux mois, des individus non identifiés avaient vandalisé plusieurs sépultures dans le cimetière juif de Les Corts à Barcelone, en Espagne. L’incident avait suscité de vives condamnations de la part d’Israël et de la communauté juive locale, qui avaient dénoncé cette profanation comme un épisode supplémentaire dans ce qu’ils décrivent comme une escalade préoccupante de l’antisémitisme dans le pays.

Ces actes répétés contre des lieux de culte, des établissements scolaires et des cimetières juifs à travers l’Europe dessinent le tableau d’un antisémitisme en pleine recrudescence, qui ne se limite plus à des discours de haine mais se traduit désormais par des violences physiques contre les symboles et les infrastructures de la vie juive sur le Vieux Continent.

L’unité divine et la nullité de l’existence devant le Créateur  – Rav Yossef Its’hak Ofen

L’unité divine et la nullité de l’existence devant le Créateur – Rav Yossef Its’hak Ofen

 

Le Chaar HaYi’houd VeHaEmounah de la Tanya explore les fondements métaphysiques de l’unité divine et révèle la nature profondément illusoire de l’existence telle que nous la percevons. À travers une analyse rigoureuse des Noms divins et de leurs entrelacs mystiques, cet enseignement démontre comment l’espace et le temps, loin d’être des réalités autonomes, sont en vérité annulés au sein de l’essence infinie du Créateur. La compréhension de l’attribut de la Middat Hamal’hout divine — son rapport à l’unité supérieure et à l’unité inférieure — constitue le fil conducteur de cet enseignement fondamental de la philosophie ‘hassidique.

 

Rav Yossef Itshak Ofen

 

Middat Hamal’hout (מידת המלכות) — littéralement : l’attribut de la Royauté — est la dixième et dernière des Séfirot dans la structure kabbalistique de l’arbre séfirotique.

Voici ses dimensions essentielles :

  • Sur le plan séfirotique C’est la Sefira de Mal’hout, également appelée Chekhinah — la Présence divine immanente. Elle est la dernière émanation de la chaîne divine, celle qui fait le lien entre l’infini et le monde créé.
  • Sur le plan cosmologique Elle est la source de l’existence de l’espace et du temps. Sans elle, le monde n’aurait aucune réalité perceptible. C’est elle qui « constitue » le lieu et donne consistance à la création.
  • Sur le plan des Noms divins Elle correspond au Nom d’Adnout (א-ד-נ-י) — Adon Olam, Seigneur du monde. Ce Nom exprime le rapport du Créateur à Sa création en tant que Maître et Souverain.
  • Sur le plan du voilement Elle est simultanément l’attribut de la contraction (Tsimtsoum, contraction) et de l’occultation (hester). C’est elle qui dissimule la lumière infinie — l’Or Ein Sof — de sorte que le monde nous apparaît comme une réalité autonome et non comme pure nullité dans l’Être divin.
  • Sur le plan de la royauté La royauté, par nature, s’exerce sur des sujets extérieurs au roi. C’est pourquoi cet attribut implique l’existence d’un monde apparemment séparé — non pas parce que la séparation est réelle, mais parce qu’elle est nécessaire à la manifestation de la souveraineté divine.

En résumé : la Middat Hamal’hout est le point de jonction entre l’Ein Sof et la création — elle est à la fois ce qui fait exister le monde et ce qui en masque l’origine divine.

la Middat Hamal’hout divine et la raison profonde de la création

La question qui ouvre cette leçon est d’une portée vertigineuse : pourquoi le Saint Béni-Soit-Il a-t-Il créé le monde de telle sorte qu’il apparaisse comme une réalité séparée et autonome ? La réponse réside dans la nature même de l’attribut divin de la Middat Hamal’hout — la Middat Hamal’hout. D.ieu a voulu révéler cet attribut, et la Middat Hamal’hout, par essence, exige l’existence de sujets.

Il n’est point de roi sans peuple. Et le terme hébreu « am » — le peuple — désigne précisément des étrangers, des individus qui ne font pas partie de la famille immédiate du souverain. Un père entouré de ses fils ne peut être dit roi, car la Middat Hamal’hout s’exerce sur ceux qui lui sont extérieurs. C’est pourquoi l’ensemble de la réalité créée procède de la Middat Hamal’hout, qui correspond au Nom divin d’Adnout — Adon Olam, Seigneur du monde. Si cet attribut venait à se retirer, le monde retournerait au néant absolu, à l’Ayin originel.

L’espace et le temps : frontières de l’existence mondaine

La notion de « monde » — olam — se définit par deux paramètres fondamentaux : l’espace et le temps. L’espace se décline en six directions : est, ouest, nord, sud, le haut et le bas. Le temps se déploie selon trois dimensions : le passé, le présent et l’avenir. Ces deux réalités constituent la trame même de l’existence créée.

Or, du point de vue des attributs supérieurs — les Middot ‘Elyonot — ces limitations ne s’appliquent pas. Ce n’est que depuis l’attribut de la Middat Hamal’hout que l’on peut affirmer que le Créateur est au-dessus du haut, au-delà du bas, qu’Il règne également dans le temps — « Il régnait, Il règne, Il régnera à jamais ». C’est donc la Middat Hamal’hout qui engendre et soutient l’existence même de l’espace et du temps. Et c’est la raison pour laquelle cette Middat Hamal’hout est associée au Nom d’Adnout : elle est l’interface entre l’infini divin et la réalité bornée de la création.

Le Yi’houd Tataah : l’unité supérieure — l’espace et le temps annulés

La Tanya explique deux niveaux d’unité divine. Le premier est le Yi’houd Tataah — l’unité supérieure. Il correspond à l’entrelacement du Nom d’Adnout à l’intérieur du Nom de l’Être — le Nom de Havayah. Lorsque la première lettre du Nom de Havayah prévaut, c’est Havayah qui domine : or Havayah transcende le temps et l’espace, car ce Nom signifie que D.ieu est simultanément ce qui était, ce qui est et ce qui sera — en un seul instant éternel, au-delà de toute temporalité.

De même, Havayah transcende l’espace, car ce Nom désigne D.ieu comme la source même de l’espace — Il « constitue » le lieu, Il en est l’origine. En conséquence, puisque D.ieu engendre l’espace, Il est nécessairement au-dessus de l’espace. C’est ainsi que dans le Yi’houd Tataah, l’espace et le temps sont réellement inclus au sein de ce qui les transcende — et par conséquent, ils sont « bétoulim bémétsiout » : annulés dans leur réalité même, comme un rayon de soleil à l’intérieur du soleil, qui n’a aucune existence propre. L’espace et le temps ne sont pas de vraies réalités indépendantes : ils sont contenus dans ce qui les dépasse.

Le Yi’houd Tata’ah : l’unité inférieure — la Middat Hamal’hout voile l’infini

Le second niveau est le Yi’houd Tata’ah — l’unité inférieure. Ici, l’entrelacement est inversé : c’est le Nom de Havayah qui est inclus à l’intérieur du Nom d’Adnout, et c’est ce dernier qui prévaut. Ce Yi’houd correspond à notre manière de percevoir le monde : l’espace et le temps nous apparaissent comme des réalités bien concrètes et solides. Pourtant, nous savons intellectuellement — même si nous ne le voyons pas — que le Nom de Havayah habite en leur sein, qu’il les constitue et les anime de l’intérieur.

Car le Créateur, bien qu’infiniment au-dessus de l’espace et du temps, descend également dans leur dimension et s’y trouve présent. Cependant, cela nous est dissimulé. Qui opère ce voilement ? La Middat Hamal’hout elle-même : elle est l’attribut de la contraction — le Tsimtsoum, contraction — et de l’occultation. Elle dissimule le Nom de Havayah de telle sorte que nous ne voyons que l’espace et le temps, et non l’infini divin qui les sous-tend. C’est la raison pour laquelle le monde nous semble être une réalité autonome : non que D.ieu soit absent, mais parce que Sa présence est cachée par le voile de la Middat Hamal’hout.

Chema Israël et Baroukh Chem : les deux déclarations d’unité

Ces deux niveaux d’unité correspondent aux deux déclarations liturgiques fondamentales du judaïsme. Le Chema Israël incarne le Yi’houd Tataah : le mot « E’had » — Un — signifie qu’Il est le maître de l’univers, et le Dalet agrandi de ce mot évoque les six directions de l’espace et les deux dimensions du temps, toutes annulées devant l’Aleph — Lui qui est au-dessus de l’espace et du temps. L’espace et le temps sont inclus dans ce qui les transcende.

Le Baroukh Chem — « Béni soit le Nom de Sa Royauté glorieuse pour toujours » — incarne le Yi’houd Tata’ah. Le mot « Baroukh » est issu du terme hébreu désignant une descente, une prolongation. « Chem » — le Nom — est une révélation, comme le nom d’un être humain qui n’est que son expression extérieure et non son essence profonde. Et « Kévod » — la gloire — ainsi que « Mal’houto » — Sa Royauté — font référence aux trois mondes de Bria, Yetsira et Assiya, qui tous procèdent de l’attribut de la Middat Hamal’hout divine. Quant au mot « Va’ed », sa structure en lettres constitue une permutation du mot « E’had » selon les règles kabbalistiques de substitution de lettres, indiquant comment l’Aleph — symbolisant l’Unique — descend et se prolonge pour habiter au sein de l’existence mondaine.

L’Or de l’infini remplit toute la terre — sans distinction de lieu

Un principe fondamental de cet enseignement est que l’Or Ein Sof — la Lumière de l’Infini — remplit l’intégralité de la création avec une parfaite égalité. Les cieux et la terre, les quatre points cardinaux, les profondeurs et les hauteurs : tout est empli de cette Lumière infinie à part égale, car le Créateur est identique aussi bien dans les cieux que sur la terre. La raison en est que tout ce qui relève de l’espace est annulé dans l’Or Ein Sof qui s’y revêt, par le biais de la Middat Hamal’hout qui s’unit à l’essence même du Créateur.

Pourquoi ne percevons-nous pas cette nullité ? Parce que la Middat Hamal’hout est précisément l’attribut de la contraction et de l’occultation — elle voile l’Or Ein Sof afin que l’espace et le temps ne s’annulent pas complètement dans notre perception. C’est cela même la raison pour laquelle l’espace et le temps nous semblent réels : la Middat Hamal’hout les préserve d’une dissolution totale dans la conscience de l’infini divin.

L’immuabilité absolue du Créateur avant et après la création

L’un des enseignements les plus saisissants de ce cours concerne l’absence totale de changement en D.ieu. Avant la création, Il était seul. Après la création — avec ses mondes supérieurs et inférieurs, ses créatures innombrables — Il est encore seul. Car l’ensemble des créés, étant annulé dans la réalité du Créateur, ne représente aucun ajout réel à Son être. En conséquence, il n’y a aucun changement. C’est le sens de la formule récitée chaque matin après le Chema : « Tu étais avant que le monde ne fût créé, Tu es maintenant que le monde est créé » — de la même manière qu’avant la création, Il était seul, de même après la création, Il est seul. Aucune modification n’a affecté Son essence.

La connaissance divine selon le Rambam : connaissant, connaissance et connu — un seul et même être

Pour illustrer cette unité absolue, la Tanya s’appuie sur l’enseignement du Rambam — Rabbi Moché ben Maïmon — qui formule une proposition d’une audace philosophique remarquable. Chez l’être humain, la connaissance implique trois éléments distincts : le connaissant — l’individu qui sait —, l’acte de connaissance — la faculté intellectuelle —, et l’objet connu. Ce sont là trois réalités séparées.

Or, pour le Créateur, ces trois éléments sont rigoureusement un seul et même être. D.ieu est à la fois le Connaissant, la Connaissance elle-même, et l’Objet connu. Comment est-ce possible ? Précisément parce que tout ce que D.ieu connaît provient de Lui, émane de Lui et est inclus en Lui. Lorsqu’Il Se connaît Lui-même, Il connaît par là même l’ensemble des créés, car ils procèdent tous de Lui. Sa connaissance n’est pas une acquisition de données extérieures — comme chez l’être humain qui reçoit des informations du monde environnant. Sa connaissance est une connaissance de Soi-même, et c’est par là qu’Il connaît tout.

Cela diffère radicalement de notre mode de connaissance. Chez nous, le savoir est toujours un ajout : hier, nous ignorions quelque chose ; aujourd’hui, nous le savons. Les Sages expriment cette réalité dans le verset : « Les jours parlent et les nombreuses années enseignent la sagesse » — chaque jour apporte un savoir nouveau qui vient s’ajouter à l’âme. Mais pour D.ieu, qui connaît tout depuis toujours — le passé, le présent et l’avenir simultanément — aucun ajout n’est possible ni concevable, car il n’existe rien en dehors de Lui qui puisse constituer un apport nouveau.

La foi face à ce qui dépasse toute représentation intellectuelle

Le Rambam lui-même reconnaît que cela ne peut être exprimé ni par la parole, ni perçu par l’oreille, ni pleinement saisi par l’intellect. Car nous n’avons aucun modèle analogue dans notre expérience. Tout ce que nous connaissons, nous le connaissons « depuis l’extérieur » — nous percevons un monde qui nous est étranger et nous l’enregistrons. Mais la connaissance divine, qui est identique à l’essence divine elle-même, est absolument sans équivalent dans notre réalité.

Nous pouvons démontrer — par des preuves rationnelles — que cela est ainsi. Nous pouvons en être convaincus. Nous étudions le Chaar HaYi’houd VeHaEmounah précisément pour acquérir cette certitude : que D.ieu et Sa connaissance ne font qu’un. Mais la manière dont cela s’actualise demeure inaccessible à notre intellect. C’est pourquoi le prophète Isaïe proclame : « Car les cieux sont plus élevés que la terre, ainsi Mes voies sont plus élevées que vos voies, et Mes pensées que vos pensées. » Et le Livre de Job rappelle : « Exploreras-tu D.ieu jusqu’à la perfection ? » — la profondeur divine ne peut être sondée par la seule investigation humaine.

Les maîtres de la Kabbale — dont le Ramak, Rabbi Moché Cordovero, dans son ouvrage Pardès Rimonim — ont d’ailleurs tous souscrit à cet enseignement du Rambam. Malgré le fait que le Créateur transcende infiniment toute catégorie de sagesse, Il est néanmoins un avec Sa sagesse ; Il est à la fois le Connaissant, la Connaissance et l’Objet connu — tout est Un.

Conclusion : une seule et unique réalité

C’est ainsi que se conclut la leçon sur la nullité de l’existence devant le Créateur. Du point de vue divin, il n’existe qu’une unité absolue et simple — une A’hdout Péchouta — dans laquelle seul le Créateur est réellement présent : « Il n’y a rien d’autre que Lui. » C’est pourquoi il n’y a aucun changement en D.ieu avant ou après la création. De même qu’avant la création Il était seul, de même après la création Il est seul — dans une solitude non pas d’isolement, mais d’absolue plénitude. L’ensemble des créés n’existe que par voile et occultation, et cet occultation ne s’applique qu’à notre perception, non à la réalité divine elle-même.

Quand l’ours ronge ses propres pattes : le génie humble de Rav Chmouel Nissenevitch

Quand l’ours ronge ses propres pattes : le génie humble de Rav Chmouel Nissenevitch

 

Dans les premières années de la Yechiva Tomchei Temimim à Loubavitch, les meilleurs étudiants eux-mêmes durent reconnaître qu’aucun candidat extérieur n’était à la hauteur pour enseigner parmi eux. C’est ainsi qu’ils proposèrent au Rabbi Rachab de confier le poste à l’un des leurs — un simple bochur du nom de Chmouel Nissenevitch. Le Rabbi approuva avec une image saisissante : « Quand l’ours a faim, il ronge ses propres pattes… »

 

 

Un fils de Borisov à la tête des cours

Rav Chmouel Nissenevitch est né à Borisov vers 5652 (1892), ce qui lui valut d’être surnommé Rav Chmouel Borisover — à ne pas confondre avec le célèbre ‘hassid du même surnom qui l’avait précédé, Rav Chmouel Ber Borisover. Élève de Tomchei Temimim à Loubavitch, il fut nommé Maguid Chiour au sein de la Yechiva alors qu’il n’était encore qu’un bochur. Par son alliance rare de génie talmudique et de bittoul — cet effacement de soi propre aux grands ‘hassidim —, Rav Chmouel forma toute une génération de talmidei ‘hahomim profondément ancrés dans l’esprit ‘hassidique. Il s’éteignit tragiquement à un jeune âge, le 11 Iyar 5682 (1922).

L’épreuve du cours modèle

Durant les années fondatrices de la Yechiva à Loubavitch, chaque fois qu’un poste de Maguid Chiour devenait vacant, des talmidei ‘hahomim venus de tout le pays étaient invités à Loubavitch pour y dispenser un cours d’essai. Ce cours était suivi par un petit groupe de lamdanim parmi les bochurim les plus avancés, qui rendaient ensuite leur verdict quant aux capacités du candidat. Un jour, après avoir été déçus par plusieurs postulants successifs, ces bochurim suggérèrent au Rabbi Rachab de se tourner vers l’un des leurs : Chmouel Nissenevitch, dont ils savaient pertinemment qu’il était un lamdan hors pair. Le Rabbi acquiesça et leur dit alors : « Quand l’ours a faim, il ronge ses propres pattes… » — manière éloquente de dire qu’en l’absence de ressources extérieures, on puise dans ses propres forces.

Un génie sans ostentation

Rav Chmouel était un gaon d’exception, et pourtant d’une humilité et d’une discrétion remarquables. Il enseignait aux bochurim du niveau des « Chiourim », des jeunes gens de quinze à seize ans, et après une année passée à ses côtés, ces derniers étaient capables de poursuivre leur apprentissage de manière autonome, que ce soit à Schedrin ou à Loubavitch. Son enseignement reposait sur une logique rigoureuse, sans le recours excessif au pilpoul. Il avait coutume de dire qu’une fois une sugya pleinement comprise dans sa profondeur, toutes les contradictions apparentes se dissipent d’elles-mêmes. Si remarquable était sa maîtrise qu’il énonçait souvent les explications des commentateurs sans les avoir étudiées au préalable.

Rav Zalman Chimon Dvorkin se souvenait de lui comme d’un génie hors du commun, capable de répondre sur-le-champ aux questions soulevées par Rav Akiva Eiger.

Absorbé dans la Torah jusqu’à l’oubli de soi

Rav Avraham Mayor rapporta un souvenir saisissant : un jour, en plein cours, le Rabbi précédent — le Friediker Rabbi —, qui était alors le directeur de Tomchei Temimim, entra dans la salle. Tous les talmidim furent saisis d’une vive émotion mêlée de crainte révérencielle. Rav Chmouel, lui, était si absorbé dans ce qu’il enseignait qu’il ne remarqua pas la présence du Rabbi. Lorsque les étudiants lui firent discrètement signe, il n’interrompit pas son cours pour autant — bien au contraire, il s’y plongea davantage encore, livrant des ‘hidouchim d’une profondeur encore plus grande qu’à l’ordinaire. Une image éloquente de ce que signifie enseigner la Torah avec tout son être.

Dvar-Mal’hout ‘Vayakel-Pekoudei’ – Rav Yaacov Abergel

Dvar-Mal’hout ‘Vayakel-Pekoudei’ – Rav Yaacov Abergel

Dans les Parachiot Troumah et Tétsavé nous avons lu que l’Eternel ordonne à Moché de construire le Michkan, et dans les Parachiot Vayakhel et Pékoudei c’est Moché qui l’ordonne aux enfants d’Israël.

 

 

Le Rabbi nous fait remarquer que la Paracha Ki-Tissa dans laquelle il est raconté le péché du veau d’or sépare les Parachot Troumah et Tetsavé des Parachot Vayakhel et Pékoudei.

De ce fait, nous pouvons nous rendre compte qu’entre l’ordre de D.ieu à Moché et celui de Moché aux enfants d’Israël il y a une chose qui interrompt et perturbe l’ordre divin : le péché du veau d’or. Cependant, juste après que Moché eut ordonné aux enfants d’Israël de construire le Michkan (Paracha Vayakhel), son ordre fut exécuté immédiatement (Paracha Pékoudei).
Le Rabbi tire de cela l’enseignement suivant : bien que le mauvais penchant puisse s’immiscer dans le but de nous empêcher d’accomplir la volonté divine, l’action de Moché réduit à néant son influence malfaisante.

A la lumière de cet enseignement il apparait avec clarté que notre attachement au Rabbi nous permet de briser toutes les limites et de franchir tous les obstacles afin d’atteindre le but de notre mission de faire de ce monde une demeure pour L’Essence divine.

L’ensemble et ses particularités :
Le Rabbi explique dans le Dvar Mal’hout que la Paracha Vayakel met l’accent sur l’Assemblée d’Israël telle qu’elle est dans son ensemble, une unité non-composite : ‘Une grande Assemblée’, au singulier. En revanche, dans la Paracha Pékoudeï, l’accent est mis sur ‘le compte des enfants d’Israël’, c’est à dire sur l’importance de chaque Juif en particulier qui fait partie intégrante de cette ‘grande Assemblée’.

La différence entre le contenu profond de la Paracha Vayakel et celui de la Paracha Pékoudeï peut être comprise grâce à l’explication du Rabbi d’une Michnah de la fin du Traité Kidouchin dans laquelle il est écrit :’J’ai été créé pour servir mon Créateur’ et dans une autre Guirsa du Talmud Babli, il est écrit : ‘Je n’ai été créé que pour servir mon Créateur’.

Le Rabbi explique que lorsqu’il est écrit : ‘Je n’ai été créé que pour servir mon Créateur l’accent est mis sur l’Existence d’Hachem avant même qu’il ne soit question de notre propre existence. D’après cela, lorsque nous méditons au fait que Moché rassemble tout le Peuple pour lui donner l’ordre de construire le Michkan ainsi que cela est mis en évidence dans la Paracha Vayakel nous ressentirons par-dessus-tout ‘qu’il n’y a rien d’autre en dehors de D.ieu’ et que notre existence n’a pour seul but que celui de construire une demeure pour L’Eternel, comme il est écrit : ‘Et vous Me ferez un Sanctuaire’.

En revanche, le Rabbi explique que lorsqu’il est dit ‘Je n’aie été créé que pour servir mon Créateur’ l’accent est mis sur notre propre existence (‘Je n’aie’ ), conformément à l’enseignement selon lequel dans la Paracha Pékoudeï l’importance est mise sur les détails qui constituent un ensemble et non pas l’ensemble lui-même (‘le compte des enfants d’Israël’ et ‘l’énumération de tous les poids de l’offrande du Michkan, en argent et en or et en cuivre, et sont énumérés tous ses accessoires pour tout son service’.

Deux services divins, ‘Vayakel’ et ‘Pékoudeï’ :
Ainsi, le Rabbi nous enseigne que notre service divin qui correspond au contenu profond de ‘Pékoudeï’ consiste à attirer le Divin dans tous les éléments et dans tous les sujets de ce monde matériel (par l’accomplissement des Commandements divins que l’on accomplit au moyen d’objets matériels qui tirent leur vitalité de Klipat Noga, et que l’on sanctifie par le fait de réaliser la Volonté Supérieure du Saint béni soit-Il).
Le travail de Pékoudeï met donc l’accent sur le fait d’agir dans le monde afin d’y dévoiler un niveau du Divin qui s’accorde avec ses limites.
A l’opposé, le Rabbi décrit le travail de ‘Vayakhel’ comme un travail d’élévation : ‘élever tous les sujets de ce monde en y dévoilant le niveau du Divin qui est au-delà du monde’. De fait, le Rabbi souligne que chaque Juif a la possibilité de s’élever et d’élever le monde au-delà des limites au point d’atteindre le niveau de l’Essence divine.

D’une certaine manière nous pouvons expliquer que le niveau de ‘Vayakel’ correspond au niveau de l’Essence de l’âme Juive et que le niveau de ‘Pékoudeï’ représente les quatre degrés de Néfech Roua’h Néchama et ‘Haya du fait que ‘ces quatre catégories de Néfech Roua’h Néchama ‘Haya constituent chacune un degré particulier de l’âme alors que le niveau de l’Essence de l’âme transcende tous les aspects particuliers’.

Dans les notes ajoutées au chapitre 20 de l’ouvrage du Rabbi intitulé ‘Iniana chel Torat Ha ‘Hassidout’ le Rabbi nous enseigne que ‘seule l’Essence divine détient le pouvoir de créer un être physique. Cependant, l’effusion de ce pouvoir essentiel en un être indépendant ne se réalise qu’à travers la Lumière. La Lumière étant l’intermédiaire entre l’Existence ‘Vraie’ (Divine) et l’existence créée. Ainsi, par l’entremise de la Lumière, le pouvoir de l’Essence peut porter à l’existence un objet à partir du véritable néant (Maamar Ye’hayénou, 5694, chapitre 14. Sefer Ha Maamarim 5711, page 39. Voir également Igguéreth Ha Kodech, 20).

De façon similaire, dans le service de D.ieu, bien que la manifestation de l’Essence se produise à travers l’observance active des Mitsvoth, il demeure que l’effusion de l’Essence dans les actes accomplis est tributaire des ressources intérieures humaines (intellectuelles et émotionnelles). C’est pour cette raison que l’amour et la crainte sont appelés ‘les voies de D.ieu’ (Likouteï Si’hot 3, page 956).

‘L’effusion de l’Essence dans les actes accomplis’ représente le dévoilement de l’Essence de l’âme qui ne s’habille pas dans le corps (‘Vayakel’ : le niveau du Divin qui est au-delà du monde) dans les forces de l’âme Néfech Roua’h Néchama et ‘Haya qui sont liées avec le corps (‘Pékoudeï’ : le niveau du Divin qui est lié au monde).

*Notre mission de construire le Michkan implique d’agir dans ce monde avec toutes les forces qui nous ont été données, c’est à dire avec les 10 forces de l’âme qui s’habillent dans le corps : l’intellect, les sentiments et les actions. Ce travail est celui de ‘Pékoudeï’ ainsi qu’il a été expliqué précédemment : Le travail de ‘Pékoudeï ‘met donc l’accent sur le fait d’agir dans le monde et dans tous ses détails et de dévoiler un niveau du Divin qui est lié avec le monde.

*Par ailleurs le Rabbi décrit le travail de ‘Vayakel’ comme un travail d’élévation : ‘élever tous les sujets de ce monde en y dévoilant le niveau du Divin qui est au-delà du monde’.
La prière de ‘Modé Ani’ correspond d’une certaine façon au travail de ‘Vayakel’ car lorsque nous disons cette prière nous mettons en avant que ‘Je n’aie été créé que pour servir mon Créateur’ et l’accent est donc mis, d’abord, sur l’Existence d’Hachem avant même qu’il ne soit question de notre propre existence. Cette prière est le point de départ de notre service divin, le Rabbi l’a décrit comme étant ‘le fondement et le ferment de tout ce que chacun doit accomplir durant toute la journée, dans le domaine de la Torah. On doit dès le réveil considérer en présence de Qui on se tient : devant le suprême Roi des rois, le Saint béni soit-Il, et il convient d’en avoir conscience durant toute occupation ou loisir. C’est là un grand principe de la Torah, de même qu’une immense vertu des Justes qui marchent devant D.ieu, ainsi qu’il est dit : J’ai conscience de la Présence de L’Eternel en face de moi, constamment.

C’est ainsi que la journée entière doit être pénétrée de cette pensée. Tout ceci permet de comprendre le mot prononcé par Rabbi Chalom Dov-Ber de Loubavitch, lorsqu’il était jeune : Il convient, dit-il, de parsemer la journée entière du point qui suit le mot miséricorde (‘Bé Hèmela’) dans le Modé Ani. Il exprimait ainsi l’idée que le dévouement suggéré par le Modé Ani est requis à chaque moment de la journée’.

De fait, l’amour et la crainte d’Hachem désignent nos ‘ressources intérieures’ et dans ce cas ils représentent le travail de ‘Pékoudeï’ lequel s’accorde au sens du verset ‘J’ai été créé pour servir mon Créateur’ où l’accent est mis sur notre propre existence : J’ai : Ani.

Ainsi, dévoiler la force de l’Essence de notre âme qui est enracinée dans l’Essence divine dépend tout d’abord de notre propre travail et de nos propres forces, en exploitant tous les détails de tous les aspects de notre personnalité car ils sont les chemins qui nous conduisent vers D.ieu, vers le dévoilement de Son Essence, au point que celle-ci S’unisse aux forces de notre intellect, à nos sentiments et à nos actes. C’est précisément le contenu profond de la Paracha ‘Vayakel’ qui est celui de la A’hdout (l’Unité).

Vayakel-Pekoudeï : une allusion au prénom ‘Haya-Mouchka :
Il est intéressant de mentionner ici que la date de ce Chabbat est celle de l’anniversaire de la Rabbanite ‘Haya-Mouchka, l’épouse du Rabbi. Nous avons étudié dans le Dvar Mal’hout que le prénom de la Rabbanite ‘Haya-Mouchka est lui-même une allusion à l’union entre l’Essence de l’âme Juive (qui est enracinée dans l’Essence divine) et les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps : Néfech Roua’h Néchama et ‘Haya. Dans ce cas le prénom de la Rabbanite, Haya-Mouchka, est lie de manière profonde aux contenus de ‘Vayakel’ et de ‘Pékoudeï’ qui comme il vient d’être expliqué représentent l’Essence de l’âme (‘Vayakel’) et les forces de l’âme (‘Pékoudeï’).
‘Haya désigne la ‘vitalité’ (‘Hayout) et fait donc allusion aux forces de l’âme qui s’habillent dans le corps, et Mouchka (qui est le nom d’un encens) représente l’Essence de l’âme qui ne s’habille pas dans le corps (Ko’hot ha makifim).

Le 25 Adar — Quand le Rabbi fit du jour d’anniversaire un acte de foi

Le 25 Adar — Quand le Rabbi fit du jour d’anniversaire un acte de foi

 

Le 25 Adar est l’anniversaire de la Rabbanite ‘Haya Mouchka, fille bien-aimée du Rabbi précédent de Loubavitch et épouse du Rabbi, dont le souvenir est une bénédiction éternelle. C’est en ce jour de 5748 (1988), peu après son départ de ce monde, que le Rabbi descendit à nouveau les marches de sa demeure pour prononcer une si’ha historique sur la sainteté du jour d’anniversaire. Depuis lors, le « Mivtsa Yom Houlèdèt » — la campagne pour l’anniversaire — s’est répandu dans le monde entier, invitant chaque Juif à transformer ce jour ordinaire en journée de renouveau spirituel, de joie ‘hassidique et de bonnes résolutions.

 

 

 

Chabbat 25 Adar – Anniversaire de la Rebbetzin Haya Mouchka : Ses accomplissements, ses qualités de coeur et ses enseignements

Chabbat 25 Adar – Anniversaire de la Rebbetzin Haya Mouchka : Ses accomplissements, ses qualités de coeur et ses enseignements

“A mon avis, toute éloge est trop pauvre pour exprimer sa valeur.
D.ieu seul sait à quel point elle est grande”
(Réponse du Rabbi a une personne qui fit les éloges de la Rebbetzin)

 

Quelques récits, pour la plupart inédits, qui préciseront l’image de la fille et de l’épouse d’un Rabbi, de ses accomplissements, de ses qualités de coeur et des enseignements qu’elle délivre ainsi à chacun de nous.

 

 

Elle s’appellera ‘Haya Moushka et elle sera en tout point identique à son arrière-grand-mère, la Rabbanit 

Je vous ai adressé un télégramme pour vous demander, si vous ne lui avaez pas encore donné de nom, de l’appeler ‘Haya Moushka. Il me semble qu’il doit effectivement en être ainsi.
Je vous adresse mes voeux de Mazal Tov pour le nom donné à notre petite-fille, votre fille, qui a été appelée ‘Haya Moushka.
Puisse D.ieu faire qu’elle ait de longs jours, des années bonnes et agréables, qu’elle craigne D.ieu sincèrement et qu’elle soit, en tout point, identique à son arrière grand-mère, la Rabbanit, dont elle porte le nom.
(Lettres de Rabbi Chalom Dov Ber, tome 3, pages 219, 227 et 237) (Lire la suite)

Sa fille ‘Haya Moushka resta réveillée toute la nuit

Le Echkavta de Rabbi décrit, en ces termes, les derniers jours dans ce monde de Rabbi Chalom Dov Ber: “Rabbi Yossef Its’hak et les membres de sa famille étaient allés dormir, à l’exception de sa fille, ‘Haya Moushka, qui resta réveillée toute la nuit.
Moi-même, je suis parti me coucher, dans l’une des chambres. Au milieu de la nuit, vers deux heures du matin, mon sommeil fut troublé par un bruit, dans la maison. Je me suis habillé et je suis sorti de la chambre. Moushka se déplaçait rapidement dans la maison, tenant à la main un verre de lait.
Je lui ai demandé ce qui se passait et pour qui était ce lait. Elle m’a répondu qu’il était destiné à son grand-père, Rabbi Chalom Dov Ber, lequel ne se sentait pas bien.
(Echkavta de Rabbi, page 13) 

En exil à Castroma 

En 5687 (1927), Rabbi Yossef Its’hak fut exilé à Castroma. C’est précisément à sa seconde fille, la Rabbanit, qu’il demanda de l’accompagner.
Dans l’une de ses lettres, Rabbi Yossef Its’hak décrit son départ pour Castroma en ces termes: “A huit heures, j’ai pris congé des membres de ma famille, à Leningrad. Une grande
foule s’était réunie à la gare et le voyage commença. Ma fille ‘Haya Moussya m’accompagna.” On raconte que Rabbi Yossef Its’hak expliqua, à l’époque, qu’elle seule était apte à le faire.
(Lettres de Rabbi Yossef Its’hak, tome 2, page 66)  

Visite au Ohel de Rabbi Chalom Dov Ber 

Un mois avant de quitter la Russie, le 15 Elloul 5687 (1927), Rabbi Yossef Its’hak visita le saint tombeau de son père, à Rostov. De fait, il s’y rendait pour la dernière fois. La seule qui ’accompagna, durant ce voyage, fut sa fille, la Rabbanit, vraisemblablement parce que, étant fiancée, elle se préparait alors à son mariage.
Le Rav Raphaël Na’hman Cohen, qui eut le mérite d’être, à l’époque, au service du Rabbi, raconte: “Sa fille, la Rabbanit Moussya, l’accompagna à Rostov, près du tombeau de Rabbi
Chalom Dov Ber. Dans chaque banquette de train, il y avait deux places assises. Rabbi Yossef Its’hak et sa fille se trouvaient alors sur la même banquette.
A l’époque, les ‘Hassidim se demandèrent pourquoi était-ce précisément la Rabbanit Moussya qui l’accompagnait. Ils expliquèrent que celle-ci se préparait à son mariage, pendant cette période. Quelques jours avant le décès de Rabbi Yossef Its’hak
Le mercredi 7 Chevat 5710 (1950), quelques jours avant son décès, le Rabbi dit à sa fille, la Rabbanit Moushka: “Le moment est venu de se retirer de l’action communautaire.”
Ou bien, selon une autre version: “Il convient de cesser l’action communautaire. Il faut se reposer.”
On raconte qu’elle fut très satisfaite de ses paroles. Elle pensa, en effet, que le Rabbi allait prendre un peu de repos.
(Yemeï Béréchit, page 82) 

 

 

Lorsque le Rabbi succéda à son beau-père 

Quand Rabbi Yossef Its’hak quitta ce monde, des ‘Hassidim demandèrent au Rabbi de lui succéder. Comme on le sait, le Rabbi émit tout d’abord un refus énergique. Celle qui, au final, exerça une influence déterminante, dans ce domaine, fut la Rabbanit. Elle lui dit: “Est-il concevable que l’abnégation dont mon père a fait preuve pendant trente ans
ait été inutile, ce qu’à D.ieu ne plaise?”
(Kfar ‘Habad n°748) 

On s’en remet à lui 

Pendant l’hiver 5711 (1950-1951), le Rabbi et la Rabbanit habitaient encore au 346 de la rue New York. L’un de ceux qui étaient proches d’eux raconta ce qui se passa, quand il leur rendit visite, un jour de l’hiver 5711 (1950-1951): “Je suis entré dans la maison et j’ai vu de nombreux livres, sur la table du salon. Quelques uns étaient ouverts, d’autres fermés. Il y avait aussi un grand nombre de lettres, sur cette table. La Rabbanit, me remarquant, se tourna vers moi et me dit: ‘Moi, je ne lis pas les lettres que l’on adresse à mon mari. On s’en remet à lui. Je ne veux pas savoir ce qu’ils lui écrivent’.”
(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1263)

Les honneurs sont, pour moi, dénués de tout intérêt 

En tant que Rabbanit de Loubavitch, elle aurait pu recevoir des honneurs royaux, si elle avait accepté de paraître en public et de prendre part aux réunions des femmes et jeunes filles ‘Habad. Mais, il ne lui vint jamais à l’esprit de le faire.
Une fois, répondant à quelqu’un qui était venu lui rendre visite, elle dit: “Croyez-moi, je me passe des honneurs. Ils sont, pour moi, dénués de tout intérêt.”
Je le regarde et je sens que je suis liée à la famille Une fois, au cours d’une discussion, elle dit: “Nous possédons un plateau du Tséma’h Tsédek que Horenstein nous a fait cadeau.
Mais, je ne m’en suis jamais servi pour y placer les bougies avant de les allumer, à la veille du Chabbat. Comment moi, une simple femme, pourrais-je utiliser de tels objets?
En fait, je me contente de le regarder et, de la sorte, je sens que je suis liée à la famille”.
(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1254) 

Le conseil qui sauva une vie 

La Rabbanit raconta: “Une fois, je me promenais au bord de la mer, à Nice. Soudain, une femme juive, épouse d’un Rav de Belgique, m’aborda. Je lui demandai: ‘Que faites-vous là?’
Elle me répondit qu’elle attendait son mari, lequel était aller se baigner. Il s’était éloigné de la plage centrale et avait déposé ses vêtements sur le côté.
Soudain, nous avons aperçu des Allemands qui se dirigeaient vers nous. A l’époque, ceux-ci n’avaient pas encore conquis la ville de Nice. Néanmoins, ils y inspiraient la crainte. En fait, c’était avant tout son mari qui courrait un danger, car le fait qu’il était juif apparaissait à l’évidence. Nous ne savions que faire. Soudain, j’ai eu une idée. J’ai été voir le maître nageur et lui ait dit, en français: ‘Ne voit-on pas une tête qui émerge, là-bas, au loin?’
Pendant qu’il observait, je lui indiquai, en allusion, qu’il était préférable que les Allemands ne voient pas cet homme. Le maître nageur comprit mon allusion, prit sa barque de sauveteur et partit “sauver” celui qui se “noyait”. Concrètement, il saisit ce Juif et le conduisit à bonne distance de la côte.
Entre temps, les Allemands s’approchèrent et observèrent ce qui se passait. Ils ne firent pas attention à moi, ni à l’autre femme. Peut-être ne recherchaient-ils pas de femmes. En revanche, ils s’aperçurent qu’il y avait un Juif avec le maître nageur, dans la barque, mais virent que celui-ci était déjà loin. Ils s’en allèrent donc.
Le maître nageur déposa le Rav dans un endroit éloigné, lui permit de mettre ses vêtements et lui fit regagner la côte, pendant la nuit. Par la suite, le Rav rentra chez lui et une nfant, l’une de leurs filles, vint me dire qu’il n’y avait plus lieu de s’inquiéter, car il se trouvait chez lui et tout allait bien. Néanmoins, je ne me trouvais pas à la maison, lorsqu’elle arriva, car j’étais alors partie chercher du lait surveillé.”

Techouva sur une faute datant de l’époque de la France 

Dans des circonstances exceptionnelles, la Rabbanit rapporta elle-même le récit suivant. Pendant les dix jours de Techouva, elle expliquait à un enfant la nécessité de se repentir, en cette période lorsque celui-ci la questionna, naïvement: “Rabbanit, vous-même n’avez sûrement nul besoin de la Techouva.”
La Rabbanit médita, durant quelques minutes, puis elle lui répondit qu’elle devait elle-même avoir recours à la Techouva. L’enfant s’en étonna et elle raconta alors: Une fois, à la veille du départ de Paris du Rabbi et de la Rabbanit, il y eut un grand bombardement et tous fuyaient donc, dans tous les sens, afin de se mettre à l’abri. Le Rabbi et la Rabbanit le firent également. De façon générale, chacun emportait avec lui un peu de nourriture. Le Rabbi, en revanche, prit son Talith, ses Tefilin et ses manuscrits.
En chemin, la Rabbanit observa un avion qui, les survolant, lâcha une bombe. Mais, un homme, se tenant près d’elle, poursuivit son chemin, sans voir ce qui se passait.
La Rabbanit se dit alors que, s’il ne se couchait pas aussitôt à terre, l’homme risquait d’être atteint par cette bombe ou par ses débris. Réagissant très rapidement, elle le poussa de côté, de toutes ses forces. Par la suite, il s’avéra qu’elle lui avait ainsi sauvé la vie.
Achevant son récit, la Rabbanit conclut, avec la grandeur d’âme qui la caractérisait: “Certes, ce Juif a été sauvé du bombardement, mais je l’ai poussé et, lorsque l’on
agit ainsi, on doit avoir recours à la Techouva.”

Mon père me l’a enseigné 

L’un de ceux qui était au service de la Rabbanit raconta: “Lors d’un déplacement avec la Rabbanit, nous sommes parvenus devant une artère fermée à la circulation. Un panneau indiquait un itinéraire détourné. Nous l’avons emprunté et là, nous avons vu, sur le coin de la rue, une voiture de police et un camion. Dans la cour, en face, il y avait des meubles et des affaires personnelles.
Nous avons poursuivi notre chemin, sur quelques dizaines de mètres, puis, la Rabbanit m’a demandé de faire demi-tour. Je lui en ai demandé la raison. Elle m’a considéré pendant quelques instants, puis m’a dit: ‘Mon père m’a enseigné que tout est effet de la divine Providence. Cette rue était fermée et nous avons donc fait un détour. Là, nous avons vu que quelque chose se passait. Nous devons savoir de quoi il s’agit.’
Nous avons donc rebroussé chemin et nous avons pu voir qu’un couple d’immigrants russes, ayant des enfants, habitait là. Depuis plusieurs mois, cette famille n’avait pas payé son loyer. Le propriétaire de la maison faisait donc exécuter l’ordre d’expulsion qui avait été prononcé par le tribunal. A notre arrivée, tous les membres de la famille se tenaient dans la cour et pleuraient.
La Rabbanit me demanda de rechercher auprès de l’huissier quel était le montant de la dette. J’ai posé la question et l’on m’a répondu qu’il s’agissait de quatre mois de loyer, c’est-à-dire d’une somme conséquente, de plusieurs milliers de dollars.
La Rabbanit prit son chéquier, établit aussitôt un chèque de ce montant, me demanda de le transmettre directement à l’huissier, sans que la famille n’en ait connaissance. Je le lui ai donné et aussitôt, la famille a pu regagner sa maison, sans comprendre pourquoi un changement soudain était intervenu dans leur situation.

Elle peut également donner une bénédiction 

Une fois, les femmes et jeunes filles ‘Habad adressèrent un bouquet de fleurs à la Rabbanit, à l’occasion de son anniversaire. Elles y joignirent une enveloppe, contenant les noms de personnes qui sollicitaient une bénédiction. Le Rav H. S. D. Halbershtam transmit le bouquet à la Rabbanit et l’enveloppe au Rabbi.
Le Rabbi observa l’enveloppe et, y voyant le nom de la Rabbanit, demanda pourquoi on lui apporté un courrier adressé à son épouse. Le Rav Halbershtam répondit qu’il s’agissait d’une liste de personnes sollicitant une bénédiction et le Rabbi, dont le visage devint alors très sérieux, dit: “Hé bien, elle peut également donner une bénédiction.”
(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1267)

Vous êtes tous nos enfants 

Une famille vint rendre visite à la Rabbanit, à son domicile. Pendant que celle-ci, se trouvant près de la table, discutait avec les adultes, les enfants se déplaçaient dans la maison. Lorsqu’ils finirent de la visiter, l’un d’entre eux s’adressa naïvement à la Rabbanit et lui demanda: “Où sont vos enfants?” Puis, après un instant de réflexion, il ajouta encore: “Sans doute sont-ils déjà grands et ils ont donc quitté la maison.”
Entendant ces propos, la Rabbanit ne répondit pas immédiatement. Elle plaça d’abord les enfants tout autour de l’endroit où elle était assise. Ensuite, elle désigna de son doigt chacun d’entre eux, puis la fenêtre, donnant vers la rue et dit: “Voyez-vous, toi, toi et toi et tous ceux qui se trouvent là-bas, vous êtes tous nos enfants.”

Notre satisfaction est de savoir que vous êtes satisfait 

Un Rav qui, à l’époque, résidait encore à Paris, rendit visite à la Rabbanit. Il prit congé d’elle en exprimant ses bons voeux et lui dit: “Que le Rabbi soit en bonne santé et qu’il conçoive de nous beaucoup de satisfaction.” La Rabbanit lui répondit: “Notre satisfaction est de savoir que vous êtes satisfait.”
(Atéret Mal’hout) 

Elle avait une personnalité hors du commun 

Le docteur Meïr Chohetman était proche du Rabbi et de la Rabbanit, quand ceuxci se trouvaient à Paris. Il étudiait même la Guemara, chaque jour, avec le Rabbi. Il fit part, en ces termes, de la manière dont il fut impressionné par la Rabbanit: “La Rabbanit Haya Moushka passait la majeure partie de la journée à la maison.
Elle étudiait le français, sans toutefois le faire de manière systématique. Elle accueillait chacun chaleureusement. Elle avait véritablement une personnalité hors du commun. Quiconque lui rendait visite une fois ne ratait pas une occasion de revenir, par la suite.”
(Yemeï Méle’h, tome 1, page 382) 

On les envoie partout

La Rabbanit s’intéressait beaucoup aux accomplissements des émissaires de son mari. Elle éprouvait une profonde admiration pour eux, eu égard à l’abnégation dont ils font preuve pour diffuser le Judaïsme. A chaque occasion, elle évoquait avec ravissement leur esprit de sacrifice. Avec une satisfaction évidente, elle disait: “Ils abandonnent leur famille, s’en vont avec de petits enfants, en faisant don de leur propre personne. Ils se rendent dans les coins les plus isolés de la terre, car on les envoie partout.”
(Kfar ‘Habad n°748)

Ses larmes coulèrent 

Une femme rendit visite à la Rabbanit en 5744 (1984). La Rabbanit l’invita à assister à une projection vidéo, montrant l’activité des tanks de Mitsvot, en Terre Sainte.
La Rabbanit fut elle-même particulièrement émue en voyant les émissaires du Rabbi distribuer des bougies de ‘Hanouka et des beignets aux soldats, afin de les réjouir, malgré le froid rigoureux. Elle en fut si émue, si fière, que ses larmes coulèrent sur ses joues.
(Kfar ‘Habad n°748) 

Attachement au Rabbi 

L’un de ceux qui étaient proches de la Rabbanit raconta qu’en 5746 (1985), il se rendit, à la veille de Sim’hat Torah, dans le bâtiment de la bibliothèque, où elle se trouvait alors. Elle lui demanda comment s’était passée la réunion ‘hassidique, au cours de laquelle son mari venait de s’adresser aux ‘Hassidim. Il lui raconta qu’au cours de celle-ci, le Rabbi avait demandé que chacun dise Le’haïm, puis retourne son verre vide.
Sur la table près de laquelle la Rabbanit était assise, il y avait une bouteille. La Rabbanit la saisit aussitôt et la retourna.
(Yemeï Méle’h, tome 3, page 1266) 

Mon mari a de bonnes idées 

Une femme eut le mérite de rendre visite à la Rabbanit, à de nombreuses reprises. Elle raconta que, de façon générale, celle-ci évitait de parler du Rabbi et de sa grandeur. Pour autant, il était clair qu’elle était fière des initiatives qu’il avait prises dans le but de diffuser le Judaïsme et en fonction desquelles l’action était menée. Cette femme raconte:
“Je me souviens qu’elle m’a demandée, une fois, de quelle manière la création des Tsivot Hachem avait été accueillie, à Londres. Je lui ai répondu que cette initiative avait eu beaucoup de succès. Elle dit alors: ‘Mon mari a de bonnes idées, n’est-ce pas?’”

Une réunion ‘hassidique qui rassasie 

L’un de ceux qui étaient proches de la Rabbanit lui rendit visite après une réunion ‘hassidique qui s’était poursuivie jusqu’à une heure très tardive. La Rabbanit lui proposa de manger et il répondit qu’il n’avait pas faim. La Rabbanit dit aussitôt que cela n’était pas étonnant et elle expliqua: “Une réunion ‘hassidique rassasie.”
(Kfar ‘Habad n°748) 

Mon mari l’a dit 

Une fois, un événement exceptionnel se produisit. Le livreur posa une caisse de légumes devant la porte qui se trouve à l’avant de la maison du Rabbi alors qu’il la mettait, d’ordinaire, devant celle qui est à l’arrière de la maison.
Le soir, le Rabbi rentra à la maison en tenant cette caisse à la main. La Rabbanit s’en aperçut et dit: “Pourquoi la portes-tu toi-même? Natik est là pour cela.” Le Rabbi lui répondit:
“Natik est un Juif comme les autres.” Depuis lors, chaque fois que Natik voulait aider la Rabbanit de manière inhabituelle, la Rabbanit lui répondait: “Mon mari n’a-t-il pas dit que Natik est un Juif comme les autres?”
Une fois, Natik indiqua qu’il se “plaindrait” au Rabbi, car celui-ci, par cette phrase, avait réduit ses possibilités de venir en aide à la Rabbanit. Elle lui répondit par un large sourire mais, à partir de ce jour, elle cessa de lui rappeler les mots du Rabbi.
(Kfar ‘Habad n°748) 

Il faut parler Yiddish 

A différentes occasions, la Rabbanit encouragea plusieurs personnes à s’exprimer en Yiddish. Une fois, elle expliqua à quelqu’un qui venait lui rendre visite à quel point il était important que tous parlent cette langue.
Elle précisa que, durant la guerre, alors que tous fuyaient devant les Allemands, elle côtoya de nombreux Juifs, venant de tous les horizons et de tous les milieux. L’élément unificateur entre eux était alors la langue Yiddish.

Il n’ira pas au 770 

La Rabbanit fit une chute et se cassa le bras. Elle dut alors être plâtrée. Un soir, alors qu’elle souffrait beaucoup, elle appela l’une des femmes desquelles elle était proche et lui demanda d’appeler une infirmière. Mais, il était difficile de le faire, compte tenu de l’heure tardive.
Voyant qu’elle ne recevait pas de réponse, la Rabbanit rappela cette femme, dix minutes plus tard, pour savoir ce qu’il en était. Elle précisa: “Mon mari est près de moi et il dit qu’il n’ira pas au 770, Eastern Parkway, tant qu’une infirmière n’arrivera pas ici. Je sais à quel point il est important pour lui d’être avec les ‘Hassidim et pour les ‘Hassidim d’être avec lui. Je ne souhaite pas qu’il soit retenu ici un instant de plus.”

Il est important pour moi de ne pas lui faire de la peine 

Durant ses derniers jours, la Rabbanit souffrit des yeux. Une fois, je lui ai posé la question suivante: “Des Juifs du monde entier émettent le voeu de recevoir une bénédiction du Rabbi. Comment pouvez-vous ne pas lui en parler?” La réponse de la Rabbanit fut à la fois simple et surprenante: “Il est important pour moi de ne pas lui faire de la peine.”
(Atéret Mal’hout)

Vous m’avez fait revivre 

Quelques instants avant de quitter ce monde, elle demanda au Rav Chalom Gansburg de lui apporter un verre d’eau. Il le lui présenta. Elle récita la bénédiction et en but quelques gouttes. Elle dit ensuite: “Chalom, vous m’avez fait revivre. Que D.ieu en fasse de même pour vous.” Mon père le Rabbi, ses livres et tout ce qui lui appartient sont aux ‘Hassidim
L’une des dernières actions réalisées ici-bas par celle qui a quitté ce monde a fait l’objet d’une diffusion et a été connue de tous, y compris des autres nations. Il s’agit de la réponse qu’elle fit, à propos de son père, le Rabbi, mon beau-père, chef de notre génération. Elle dit: “Mon père, le Rabbi, ses livres et tout ce qui lui appartient sont aux ‘Hassidim.”
Par cette réponse, celle qui a quitté ce monde a exprimé, affirmé devant tous que le chef de notre génération, successeur de nos saints maîtres, depuis l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad et le Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout générale, restera le Rabbi pour l’éternité, sans qu’aucune interruption ne soit envisageable, ce qu’à D.ieu ne plaise, jusqu’à la venue de notre juste libérateur.

Mais le fait véritablement nouveau est l’accueil réservé à cette réponse par les autres nations. En effet, c’est sur la base de celle-ci que le verdict a ét rendu, en particulier pour ce qui concerne les livres sacrés. Il a été décidé qu’il en serait effectivement ainsi.
On peut en conclure que le souvenir, nécessaire pour celui qui survit, doit essentiellement porter sur le renforcement et le développement, avec la plus grande ardeur, de cette éternité, de la pérennité de la ‘Hassidout générale, de la ‘Hassidout ‘Habad, de ses maîtres, à chaque époque, jusqu’à la venue de notre juste libérateur, d’une manière évidente pour tous, y compris pour les autres nations.
(Discours du Rabbi, à l’issue du Chabbat Terouma 5748-1988) 

Les enfants qui portent son nom 

Nous avons vu que le souvenir est nécessaire, pour celui qui survit. Chacun doit montrer que “sa descendance est encore en vie”, car, de la sorte, elle-même “est en vie”. Il faut aussi s’inspirer de son comportement et agir comme elle le faisait ellemême, avec abnégation.
Combien plus en est-il ainsi lorsque l’on donne son nom à un enfant. De la sorte, “sa descendance est encore en vie”, au sens le plus littéral, de sorte que elle-même “est en vie”. Et l’enfant qui s’appellera ‘Haya aura une longue vie, de longs jours et de bonnes années.
(Discours du Rabbi, Chabbat Yethro, 22 Chevat 5749-1989) 

Certaines ont eu le mérite que plusieurs filles juives portent leur nom. Et, ces filles donnent un bon exemple, ayant une âme saine dans un corps sain, sans aucune interruption. Elles reçoivent une éducation conforme à l’esprit de celle qui a quitté ce monde, en fonction de ses directives et du modèle qu’elle a elle-même fourni.
En effet, comme on l’a maintes fois souligné, elle a elle-même été éduquée par le chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi.
(Discours du Rabbi, veille du 22 Chevat 5752-1992) 

Une participation de sa part et de la mienne 

Le dimanche 24 Adar, veille de l’anniversaire de la naissance de la Rabbanit, fut posée la première pierre du campus ‘Haya Moushka, dédié à sa mémoire. A la fin de la cérémonie, qui fut particulièrement fastueuse, le Rabbi arriva, à la grande surprise de tous et il transmit au Rav Avraham Chem Tov un montant de quatre cent soixante dix dollars, correspondant à la valeur numérique du nom ‘Haya Moushka.
En lui transmettant ces dollars, le Rabbi dit: “Je me rends près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et j’irai également auprès d’elle. Ce soir, ce sera son anniversaire et ces quatre cent soixante dix dollars sont une participation de sa part et de la mienne. Puisse D.ieu faire que nous ayons de bonnes nouvelles.”

La campagne pour la célébration de l’anniversaire,lancée en l’honneur de la Rabbanit 

Dernièrement, nous avons évoqué, à différentes reprises, la nécessité de se souvenir incombant à celui qui survit. Pour cela, on doit systématiquement rechercher l’implication concrète, l’action, qui est essentielle. Il est donc certain que l’on peut profiter de son anniversaire, lorsque son Mazal est dominant, pour renforcer tout ce qui concerne le Judaïsme, la Torah et ses Mitsvot.
Un point préalable doit être précisé. Ce qui concerne un Juif, à titre personnel, exerce également son influence sur tout le peuple d’Israël et même sur le monde entier. De fait, nos Sages affirment que “chacun est tenu de considérer que le monde fut créé pour lui”. Or, ceci apparaît encore plus clairement pour ce qui concerne son anniversaire, qui est le 25 Adar.
Concrètement, il est donc proposé d’introduire une pratique positive qui, pour celui qui le désire, sera dédiée au mérite et à l’élévation de son âme. Celle-ci concerne le comportement que l’on doit adopter, lors de son anniversaire.
Mon beau-père, le Rabbi, a largement diffusé le comportement qu’il fallait avoir, à cette occasion et qui, dans les générations précédentes, n’était connu que d’une élite: “On doit évoquer ses souvenirs, y méditer, réparer ce qui doit l’être et introduire la Techouva chaque fois que cela est nécessaire”.
De même, on a alors coutume de donner de la Tsedaka, avant les prières de Cha’harit et de Min’ha. Si l’anniversaire est un Chabbat ou bien un jour de fête, on en donnera à la veille de ce jour. On aura aussi une étude de plus de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
En conséquence, il serait judicieux de diffuser encore plus largement ces pratiques parmi tous les Juifs, de leur demander, à l’occasion de leur anniversaire, de prévoir un ajout à l’étude de la Torah, à la prière et à la Tsedaka, qui sont les trois piliers sur lesquels reposent le monde, en général et, en premier lieu, le “petit monde” que constitue la personnalité humaine. Et, l’on prendra la bonne résolution d’intensifier, pendant l’année suivante, son engagement pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.
(Discours du Rabbi, 25 Adar 5748-1988) 

Le fonds ‘Hamech 

Dans la nuit qui suivit l’enterrement de la Rabbanit, le Rabbi appela son secrétaire, le Rav Krinsky et lui demanda, en particulier, de créer au plus vite un fonds de Tsedaka qui porterait le nom de la Rabbanit. Celui-ci fut effectivement créé et nommé “fonds ‘Hamech”, initiales de ‘Haya Moushka Schneerson, dans le but de soutenir les campagnes pour l’allumage des bougies du Chabbat, pour la pureté familiale, pour l’aide au financement des mariages, pour la construction et le développement de bains rituels et pour favoriser l’éducation. Durant les années suivantes, le Rabbi distribua des montants importants, prélevés sur ce fonds, aux institutions ‘Habad, dans le monde entier.
Prenant la parole à l’issue des sept jours du deuil, le Rabbi dit: “Il faut préciser qu’un fonds spécifique a été institué, qui porte le nom de fonds
‘Hamech, d’après les initiales du nom de la défunte, ‘Haya Moushka Schneerson. Certes, le nom de famille semble secondaire. Néanmoins, on le fait apparaître sur différents
actes officiels et les témoins de ces actes, pour raffermir leur rôle, signent également en le mentionnant.
Combien plus doit-il être mentionné, en l’occurrence. Ce nom, en effet, introduit une claire allusion au fondateur de la famille, l’Admour Hazaken, qui s’appelait Chnéor, deux lumières, parce qu’il portait en lui celle de la partie révélée de la Torah et celle de son enseignement profond. De plus, son âme descendait ici-bas pour la première fois, comme le rapportent les notes et les causeries du père de la défunte.
Bien plus, ce nom de famille, mentionnant Chnéor, se termine, en outre, par “son”, le fils, établissant ainsi la filiation avec l’Admour Hazaken. Or, disent nos Sages, un père, dans cinq domaines, confère un mérite à son fils, dès l’instant de sa naissance et ce dernier peut, dès lors, hériter de tout ce que son père possède.”
(Discours du Rabbi, 29 Chevat 5748-1988, à l’issue des sept jours du deuil)

La force du père se révèle chez la fille plus que chez le fils 

Les condoléances et les bénédictions qui les accompagnent ont été présentées pour la fille du chef de notre génération. Or, disent nos Sages, “lorsque l’homme ensemence le premier, l’enfant qui naît est une fille”. Ainsi, la force du père se révèle chez la fille plus que chez le fils. En l’occurrence, le chef de notre génération est le successeur de tous ceux qui l’ont précédé, depuis l’Admour Hazaken et le Baal Chem Tov. Ainsi, aux bénédictions que le Saint béni soit-Il accorde et qui se révèlent grâce aux bons voeux signifiés lorsque l’on a consolé les endeuillés, s’ajoutent les mérites et les vertus spécifiques de la défunte, celle de la fille du chef de la génération et celle qu’elle s’est acquise par les bonnes actions qu’elle a elle-même réalisées.

(Discours du Rabbi, 29 Chevat 5748-1988, à l’issue des sept jours du deuil) 

Ajout à l’action concrète, à l’occasion de la Hilloula 

L’acte est essentiel, en particulier pour ce qui concerne la Hilloula. En effet, la coutume juive veut que l’on intensifie l’action concrète, à cette occasion, pour l’élévation de son âme, de sorte que celle-ci puisse également se révéler ici-bas.
Concrètement, à l’occasion de la Hilloula, il est bon d’augmenter et de développer les institutions dédiées à sa mémoire, au delà de celles qui existent déjà. Ces institutions seront plus particulièrement consacrées aux trois Mitsvot précédemment définies.
Par ailleurs, il est également judicieux de donner de la Tsedaka, à l’occasion de la Hilloula, de préférence un multiple de quatre cent soixante dix, valeur numérique du nom de la défunte, comme nous l’avons vu.
Quiconque multipliera ses réalisations en ce sens sera digne d’éloge. Et, l’on ne donnera pas seulement quatre cent soixante dix petites pièces, des pièces de bronze. Ce seront de grandes pièces, des pièces d’or.

(Discours du Rabbi, Chabbat Yethro, 22 Chevat 5750-1990) 

Depuis 5687, les ‘Hassidim n’ont pas connu une joie aussi intense 

A la veille de Roch ‘Hodech 5738-1977, lorsque le Rabbi rentra chez lui pour la première fois, après le malaise cardiaque qu’il avait subi, le Chemini Atséret de la même année, la Rabbanit, se trouvant au second étage du 770, Eastern Parkway, dans la maison de Rabbi Yossef Its’hak, observait son mari, alors qu’il quittait son bureau.
Considérant l’immense joie des ‘Hassidim, à cette occasion, elle dit: “Depuis la libération de mon père, le 12 Tamouz 5687-1927, les ‘Hassidim n’ont pas éprouvé une telle joie.”

(Kfar ‘Habad n°785) 

Une oeuvre réalisée avec abnégation 

Un enseignement peut être donné à propos de cette Hilloula. Il y a eu un “incendie” et l’âme, au sein de la flamme, s’est élevée jusqu’au point le plus élevé du ciel.
Mais, il s’agit, en l’occurrence, d’une femme Tsidkanit, bien plus de la fille de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération et l’on connaît le lien spécifique d’une fille avec son père. Lorsque son âme se trouvait dans son corps, elle possédait donc le mérite de son père, en plus du sien propre. Elle servait D.ieu “comme l’ordonne Ta Volonté”. Bien plus, elle intensifiait régulièrement ce service, s’élevant ainsi d’une étape vers l’autre.
De fait, elle accomplit son oeuvre avec abnégation, comme on peut le déduire d’un récit décrivant l’éducation que mon beau-père, le Rabbi, prodigua à ses filles. En effet, leur professeur entendait privilégier l’approche intellectuelle, ne pas les effrayer en faisant appel au miracle ou au sacrifice physique. Mais, mon beau-père lui signifia que l’éducation d’un enfant juif commençait, bien au contraire, par des récits, relatant le don de soi. C’est là le message que cet enfant devait entendre.
Du reste, ce récit est spécifiquement lié à elle et l’on peut en conclure qu’il s’agissait, tout particulièrement, de lui donner une telle éducation, de lui faire profondément
intégrer cette abnégation.
Combien plus en est-il ainsi après son décès, alors que son âme a connu la plus haute élévation.

(Discours du Rabbi, Chabbat Yethro, 22 Chevat 5749-1989) 

Vendredi 13 mars 2026 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 31 – Vayakhel Si’ha 3 – Rav Levi Azimov

Vendredi 13 mars 2026 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 31 – Vayakhel Si’ha 3 – Rav Levi Azimov


Ce cours est retransmis
par téléphone
Tél.: +33159423068
code: 33 41 593 (♯)


ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

  • L’identité de Hour : Rachi explique que Hour était le fils de Myriam [cite : 5, 6]. Bien que ce lien soit déjà mentionné dans les Parachiot Béchala’h et Michpatim, Rachi le répète ici car l’ascendance de Betsalel (petit-fils de Hour) est essentielle à sa nomination [cite : 5, 6, 22].
  • La généalogie de Betsalel : Il est inhabituel de désigner quelqu’un par le nom de son grand-père plutôt que par celui de son père. Rachi justifie cela en précisant que Hour, étant le fils de Myriam, constituait l’ascendance principale de Betsalel [cite : 5].
  • L’égalité entre les rangs (Betsalel et Oholiab) :
    • Betsalel appartenait à la tribu de Juda, l’une des plus prestigieuses, tandis qu’Oholiab venait de la tribu de Dan, considérée comme l’une des moins élevées [cite : 22, 23].
    • D.ieu les a associés de manière égale pour la construction du Tabernacle (Michkan) afin d’illustrer le verset d’Iyyov (Job) : « Il ne distingue pas le riche du pauvre » ([cite : 22, 23, 43]).
    • Cette égalité souligne que pour l’œuvre sacrée du Michkan, le mérite et la sagesse du cœur priment sur le statut social ou l’origine tribale [cite : 43, 61, 96].
  • Différence entre Vayakhel et Ki Tissa : Dans la Paracha Ki Tissa, Oholiab est mentionné comme une aide pour Betsalel, alors que dans Vayakhel, ils sont présentés comme égaux dans leur capacité à enseigner [cite : 47, 88]. Rachi souligne ce changement pour montrer que D.ieu accorde une importance égale aux grands et aux petits [cite : 22, 61].
  • Le rôle de Moïse : L’insistance sur cette égalité apparaît spécifiquement dans le discours de Moïse aux enfants d’Israël, car il était nécessaire de renforcer l’unité du peuple malgré les différences dans leurs contributions matérielles au Michkan [cite : 90, 107, 120].