Vendredi 2 janvier 2026 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 20 – Vaye’hi Si’ha 2 – Rav Levi Azimov

Vendredi 2 janvier 2026 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 20 – Vaye’hi Si’ha 2 – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
au Beth Loubavitch – 8 rue Lamartine 75009 Paris
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Vaye’hi : le pouvoir libérateur de Yossef et Lévi

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Lors du transport du cercueil de Yaakov vers la Terre sainte, deux de ses fils furent exemptés de cette Mitsva : Lévi et Yossef. Loin d’être une simple dispense, cette exemption révèle leur rôle unique dans l’histoire du peuple juif : celui de préserver Israël de l’emprise de l’exil. À travers l’analyse du Likouté Si’hot, découvrons comment leur mission se perpétue jusqu’à nos jours.

 

Les instructions de Yaakov pour le transport de son cercueil

Notre Paracha relate le transport du cercueil de Yaakov par ses fils vers le pays de Canaan : « Ses fils le portèrent au pays de Canaan et l’inhumèrent dans le caveau du champ de Ma’hpéla » (Vaye’hi 50, 13).

Rachi explique que Yaakov avait donné des instructions précises : « Ne portera mon cercueil ni un Égyptien ni l’un de vos fils, car ils ont pour mères des Cananéennes, mais uniquement vous-mêmes ! » Il leur avait également fixé à chacun sa place : trois à l’est, et de même pour les quatre points cardinaux, dans le même ordre que celui qui sera institué pour les drapeaux des tribus au désert.

Cependant, deux fils furent exemptés : « Lévi ne portera pas, car il est destiné à porter l’Arche sainte. Yossef non plus ne portera pas, car il est roi. Menaché et Efraïm porteront à leur place. »

Une exemption qui soulève des questions

Cette dispense soulève une interrogation fondamentale : Lévi et Yossef ne sont-ils pas concernés par l’honneur dû à leur père ? Yossef ne s’était-il pas engagé personnellement à transporter son père hors d’Égypte, comme le relate la Torah : « Quand je dormirai avec mes pères, tu me transporteras hors de l’Égypte et tu m’enseveliras dans leur sépulcre » (Vaye’hi 47, 29) ?

Le ‘Hizkouni pose d’ailleurs une question pertinente : comment Moché, qui était de la tribu de Lévi, pouvait-il porter le cercueil de Yossef lors de la sortie d’Égypte ?

Menaché et Efraïm : des émissaires mandatés

Le Likouté Si’hot apporte un éclairage décisif : Rachi explique lui-même que « Menaché et Efraïm seront à leur place », ce qui signifie qu’ils étaient leurs émissaires, leurs mandataires. Ainsi, même si Lévi et Yossef n’ont pas physiquement porté le cercueil de Yaakov, ils ont pleinement accompli la Mitsva de le transporter à travers leurs représentants.

Toutefois, une question demeure : quel est le lien entre Menaché et Efraïm, fils de Yossef, et Lévi, pour qu’ils puissent également remplacer ce dernier ?

Le départ de Yaakov marque le début de l’asservissement

Pour comprendre cette énigme, il faut d’abord saisir la signification profonde du départ de Yaakov. Rachi explique pourquoi la Paracha Vaye’hi est « fermée », c’est-à-dire non séparée de la Paracha précédente par un alinéa : « C’est parce que dès que notre patriarche Yaakov quitta ce monde, les yeux et les cœurs d’Israël se fermèrent, à cause du début de la souffrance de l’asservissement égyptien. »

Le départ de Yaakov marque ainsi une nouvelle étape dans l’exil égyptien, le commencement de l’oppression.

Le point commun entre Lévi et Yossef : au-delà de l’exil

Le Midrach Chemot Rabba enseigne : « Tant que Yossef était en vie, les Égyptiens n’avaient aucun pouvoir sur les enfants d’Israël. Une fois Yossef décédé, la charge de l’oppression a commencé. »

De même, Rachi sur Vaéra explique pourquoi la Torah indique le nombre d’années qu’a vécues Lévi : « Pour nous faire connaître la durée de la servitude en Égypte. Car l’esclavage n’a pas commencé aussi longtemps qu’est resté en vie l’un des chefs de tribus. Or, Lévi a vécu plus longtemps que tous ses frères. »

Plus encore, Rachi précise : « Le labeur de l’asservissement d’Égypte ne s’appliquait pas à la tribu de Lévi. »

Voici donc le point commun entre Lévi et Yossef : ils « dépassent » l’exil, ils entravent l’asservissement en Égypte.

Lévi et Yossef ne peuvent participer au « départ » vers l’exil

Le Hadar Zekenim explique : « Les membres de la tribu de Lévi étaient des Sages, et ne voulaient pas se soumettre au travail forcé, car ils savaient qu’ils auraient à porter l’Arche. C’est ainsi qu’ils restèrent libres. »

Le Likouté Si’hot développe cette idée : la mission de Lévi de « porter l’Arche » le mettait hors du système d’asservissement. Et puisque Yossef était roi, l’Égypte n’avait pas de pouvoir sur lui ; au contraire, c’est lui qui dominait l’Égypte. Il est donc évident que l’asservissement égyptien ne pouvait pas le concerner.

C’est pourquoi Lévi et Yossef ne peuvent pas prendre part au « départ » de Yaakov, événement qui déclenche l’exil. Lorsque Moché récupère les ossements de Yossef, c’est précisément pour produire la délivrance !

Pourquoi la tribu de Lévi est-elle dispensée de l’esclavage ?

D.ieu avait annoncé à Avram : « Sache-le bien, ta postérité séjournera sur une terre étrangère, où elle sera asservie et opprimée, durant quatre cents ans. Mais, à son tour, la nation qu’ils serviront sera jugée par Moi ; et alors ils la quitteront avec de grandes richesses » (Le’h Le’ha 15, 13).

Le Likouté Si’hot apporte une explication profonde : le fait que la tribu de Lévi n’ait pas été soumise à l’esclavage ne signifie pas qu’ils ne faisaient pas partie de l’exil. Au contraire, leur statut fait partie intégrante du processus global de l’asservissement.

En effet, l’objectif de l’asservissement en Égypte n’est pas, à D.ieu ne plaise, de faire du mal à Israël, mais plutôt de leur permettre de s’élever, comme D.ieu l’a promis : « Je te ferai monter » (Vayigach 46, 4).

Toutefois, à cause de la dureté de l’exil, il était possible que non seulement les enfants d’Israël ne s’élèvent pas, mais qu’au contraire, ils s’enfoncent davantage dans l’Égypte infâme. Il était donc nécessaire qu’une certaine catégorie de Juifs reste au-dessus de la servitude et qu’ils exercent une influence sur tout Israël, pour les aider à atteindre l’objectif ultime : « Ils descendirent… et sortirent avec de grandes richesses. »

Na’hmanide ajoute : « Il est courant que chaque peuple ait des Sages pour enseigner ses lois. C’est pourquoi Pharaon épargna la tribu de Lévi, qui étaient les Sages et Anciens. Tout cela était orchestré par D.ieu. »

Enseignement pratique : suivre l’exemple de Yossef, Lévi, Menaché et Efraïm

Le Likouté Si’hot tire un enseignement pratique des noms de Menaché et Efraïm, qui représentent un programme en deux étapes pour permettre à chaque Juif de dépasser l’exil actuel.

Première étape : Yossef et Menaché

Le nom de Menaché évoque la nostalgie et le combat contre l’oubli : « Car D.ieu m’a fait oublier toute ma peine et la maison de mon père » (Mikets 41, 51). Ce nom fait référence au fait qu’on se trouve dans un lieu qui pousse à oublier ses origines, et il faut « sauter » de cet endroit.

Cela représente un travail spirituel constant pour ne pas être influencé par l’environnement hostile, en préservant le lien avec la « maison du père ». C’est le mode de service divin de Yossef : ne pas être affecté par l’exil.

Deuxième étape : Lévi et Efraïm

Quant à Efraïm, son nom signifie : « Car D.ieu m’a fait fructifier dans la terre de ma souffrance. » Cette fructification se produit précisément dans l’obscurité de l’exil !

Il s’agit de l’élévation produite grâce au travail de la tribu de Lévi, qui a permis à Israël de transformer cette obscurité en lumière : « Plus on l’opprimait, plus il se multipliait et se répandait » (Chémot 1, 12).

Un enseignement éternel

Les Psaumes proclament : « Berger d’Israël… Qui conduit Yossef comme un troupeau » (Psaumes 80, 2). Rachi explique que tout le peuple d’Israël est appelé du nom de Yossef, car c’est lui qui les a nourris et soutenus pendant la famine.

Maïmonide conclut dans les Lois sur la Chemita et le Yovel : « Ce n’est pas uniquement la tribu de Lévi qui est sacrée, mais tout individu dont l’esprit est inspiré pour se séparer et se dévouer à D.ieu, pour Le servir… Un tel homme est alors sanctifié comme un « Saint des Saints », et D.ieu deviendra sa part et son héritage pour l’éternité. »

Chacun de nous peut ainsi adopter le double programme de Yossef et Lévi : d’abord préserver son lien avec ses origines spirituelles malgré l’environnement de l’exil, puis transformer cette obscurité en lumière éternelle.

 

 

 

La vie idéale : le parcours singulier d’un philosophe en quête de sens

La vie idéale : le parcours singulier d’un philosophe en quête de sens

 

D’activiste des droits civiques à directeur d’école juive, le parcours singulier d’un homme en quête de sens. Une traversée du XXe siècle américain marquée par l’engagement politique, la découverte du judaïsme hassidique et la force de la prière. Portrait d’une âme idéaliste qui a trouvé sa voie au Beth Habad de Buffalo.

 

 

Le regard sur le monde

Vous observez le monde depuis un point de vue qui vous offre un peu plus de perspective que la plupart des gens. Quand vous laissez le monde entrer chez vous, qu’est-ce que cela vous fait ressentir ?

Mon sentiment, c’est que je regrette de ne pas avoir de moyen évident pour essayer de changer le monde. J’étais autrefois très impliqué dans cette tentative de transformer les choses, et cela me manque. S’il devait y avoir une marche pour les droits civiques à Philadelphie, j’essaierais d’y participer.

Du rêve de médecine à la philosophie

Depuis mon plus jeune âge, j’étais convaincu que j’allais devenir médecin, parce que cela me semblait évident. C’est ainsi qu’on aide les gens. Mais la vérité, c’est que j’ai rencontré la chimie organique sur mon chemin, et nous ne nous sommes pas entendus. J’ai tout juste réussi à valider le cours.

Cet échec m’a ouvert à la recherche d’autres manières d’être utile au monde. J’avais suivi un ou deux cours de philosophie. J’avais beaucoup apprécié et j’y avais obtenu d’excellents résultats. Alors, quand j’ai abandonné l’idée de devenir médecin, la suite logique a été de me spécialiser en philosophie et d’en faire une profession.

Professeur engagé contre la guerre

Je suis devenu professeur de philosophie, engagé dans les mouvements pour les droits civiques et contre la guerre. J’ai eu des ennuis lorsque j’enseignais à l’Université du Texas, à l’époque où Lyndon Johnson était président. J’ai prononcé un discours sur les marches du Capitole de l’État, à Austin, au Texas : « Si vous voulez mettre fin à la guerre au Vietnam, vous devez faire une révolution. »

À cette époque, les gens n’utilisaient pas beaucoup le mot « révolution ». Mon discours a littéralement fait la une de tous les journaux de l’État du Texas le lendemain. Et j’étais un employé de l’État. Ce fut essentiellement la fin de ma carrière. J’ai vraiment dû me résigner à l’abandonner, car personne n’embauchait des gens comme moi à l’époque.

Des regrets ?

Est-ce que je le regrette ? Absolument pas. Je regrette les conséquences. J’aimais vraiment enseigner et je pense que j’étais un très bon professeur. Alors je regrette d’avoir été privé de cette carrière, mais je ne regrette pas pourquoi ni comment cela s’est produit. Non, je ne ferais pas les choses différemment.

La découverte du Beth Habad à Buffalo

Nous venions d’emménager à Buffalo. C’était Kol Nidré, et Dena voulait aller à la synagogue pour Kol Nidré. Là-bas, ils venaient d’ouvrir un petit Shoul, tenu par un jeune homme de Brooklyn. C’était un Beth Habad à Buffalo.

C’était la première fois que je voyais des gens qui, avec une grande joie et un sérieux incroyable, croyaient manifestement en D.ieu et croyaient en ce qu’ils faisaient. Je n’avais jamais rencontré de telles personnes. Je n’avais jamais vu de telles personnes. Je suis retourné à ce Beth Habad par simple curiosité, pour comprendre ce qui les animait.

Et la chose suivante que j’ai sue, c’est qu’ils prenaient ces boîtes noires et me les mettaient sur le bras et la tête. Les Tefiline. Et les choses ont évolué à partir de là.

Une nouvelle vie à Philadelphie

Nous avons déménagé à Philadelphie. Le Rav Gerari m’avait donné deux noms à contacter une fois arrivés ici. L’un était le Rav Shtov et l’autre le Rav Popac.

Le Rav Popac m’a embauché pour collecter des fonds pour l’école Beth Yaacov. Il était le directeur de l’école Beth Yaacov. Il est tombé malade un an plus tard et est décédé l’année suivante. J’ai, en quelque sorte, hérité de son poste de directeur de l’école.

L’afflux des enfants russes

À la fin des années 70, il y a eu un énorme afflux d’enfants russes. C’est à cette époque que les Russes ont laissé tout le monde quitter la Russie, et beaucoup de gens sont venus à Philadelphie. Ces enfants n’avaient aucune notion de ce qu’était être juif. L’école les a tous accueillis. Beaucoup d’entre eux ne payaient aucun frais de scolarité.

Et ceux qui étaient philosophiquement opposés à l’arrivée de tous ces enfants non religieux dans l’école sont partis et ont fondé une nouvelle école.

Le poids de l’idéalisme

Prendre une décision idéaliste… Si vous la regardez rétrospectivement, elle a peut-être provoqué la chute de l’école. On perd du soutien, et puis tout s’effondre ensemble. D’un autre côté, si vous ne faisiez pas cela, vous ne seriez pas fidèle à vos idéaux.

Alors la question est : comment supporter le poids de l’idéalisme ?

La force de la prière

Si vous parlez de trouver personnellement du réconfort, cela vient du Davenen. Cela vient de croire vraiment que ce que j’accomplis quand je prie change littéralement le monde. D.ieu nous a donné une âme sainte, et même si cela ne nous permet pas de tout comprendre, cela nous permet de vivre la vie que nous sommes censés vivre, même sans comprendre.

Quand je prie, j’ai à l’esprit que mes paroles, prononcées en cet instant précis, contribuent d’une certaine manière à aider un enfant malade en Chine, en Afrique, ou quelque part à Hen Park. C’est ce qui me fait avancer, en plus de toutes les grandes bénédictions que j’ai reçues. D.ieu merci : des enfants, des petits-enfants, et tant d’autres choses encore.

Catastrophe en Suisse : Trois membres de la communauté juive sont portés disparus

Catastrophe en Suisse : Trois membres de la communauté juive sont portés disparus

Une explosion meurtrière a frappé la station de ski de Crans-Montana dans les Alpes suisses, faisant des dizaines de morts et plus d’une centaine de blessés. Trois membres de la communauté juive sont portés disparus. Les équipes de l’unité internationale de ZAKA se dirigent vers les lieux du drame, accompagnées d’un équipement logistique spécialisé.

 

 

Une tragédie dans les Alpes suisses

À la suite de la catastrophe survenue dans la station de ski de Crans-Montana en Suisse, où des dizaines de personnes ont perdu la vie et plus d’une centaine ont été blessées, des informations font état de trois personnes juives portées disparues et toujours non localisées. L’explosion s’est produite dans la petite ville de Crans-Montana, qui compte environ 10 000 habitants. Nichée dans les Alpes suisses, son point culminant s’élève à près de 3 000 mètres d’altitude.

Mobilisation immédiate de ZAKA

Dès réception de l’information, l’organisation ZAKA s’est mobilisée sans délai. Des équipes de l’unité internationale de ZAKA résidant dans la région se dirigent actuellement vers les lieux du drame, dans le but de participer aux recherches des personnes disparues et d’apporter toute l’assistance nécessaire, en coordination avec les autorités locales et la communauté juive.

Parallèlement, un équipement logistique spécialisé de l’organisation a été expédié sur place par le prochain vol, dans le cadre d’un dispositif global de soutien aux opérations sur le terrain.

Réouven R., directeur du département logistique de ZAKA, a déclaré : « Dès réception des informations, nous nous sommes immédiatement organisés pour expédier du matériel logistique sur le terrain, afin de permettre aux équipes présentes dans la région d’intervenir avec rapidité et professionnalisme sur les lieux du sinistre. »

L’origine de l’explosion en cours d’investigation

L’origine de l’explosion n’a pas encore été définitivement établie, mais la piste terroriste a été écartée. Des rescapés ont témoigné que le feu s’est propagé à cause d’un feu d’artifice attaché à une bouteille de champagne, provoquant un nombre considérable de victimes et de blessés. En Suisse, on rapporte environ 40 morts dans l’explosion, un chiffre qui n’a pas encore reçu de confirmation officielle des autorités à cette heure.

Les blessés graves ont été évacués par hélicoptère vers l’hôpital universitaire de Zurich. Des rescapés ont raconté aux médias locaux avoir brisé des fenêtres pour échapper aux flammes. Pour l’heure, aucun ressortissant israélien ne figure parmi les victimes connues. L’explosion s’est produite aux alentours d’une heure trente du matin (heure locale) dans un bar nommé « La Constellation », un établissement très prisé des touristes.

Réaction du Président israélien

Le Président de l’État d’Israël, Its’hak Herzog, a réagi à l’événement en publiant sur son compte Twitter : « Au nom de l’État d’Israël, j’adresse mes sincères condoléances au Président de la Suisse, au gouvernement, au peuple suisse et aux familles des victimes de cette terrible catastrophe survenue dans la station de ski de Crans-Montana en Suisse. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés et le succès des efforts de secours sur place. »

Etats-Unis : Netanyahou galvanise la communauté juive du sud de la Floride

Etats-Unis : Netanyahou galvanise la communauté juive du sud de la Floride

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou s’est adressé à des centaines de Juifs du sud de la Floride après sa rencontre avec le président Donald Trump. Dans un discours empreint de détermination, il les a exhortés à « se battre » et à « vaincre ». Cette visite historique témoigne de l’importance croissante de la région sur la scène internationale.

 

 

Des centaines de personnes se sont rassemblées mercredi à la synagogue de Bal Harbour, à Surfside en Floride, pour écouter le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou.

Selon les médias, cette visite a entraîné un renforcement considérable des mesures de sécurité, attiré des foules importantes et provoqué des embouteillages sur plusieurs kilomètres dans certains quartiers de Miami Beach et de Surfside.

Il s’agissait de sa première visite dans le sud de la Floride et de son cinquième déplacement aux États-Unis cette année.

Rencontre stratégique avec le président Trump

Netanyahou se trouvait en Floride pour rencontrer le président Donald Trump à Mar-a-Lago afin de discuter des tentatives persistantes du régime islamique iranien de reconstituer son arsenal nucléaire.

« Le président Trump a été inébranlable, constant. Il ne vacille jamais », a déclaré Netanyahou à l’assemblée. « Son instinct, son cœur — on ne dit pas « instinct », on dit ses « Kichkès » — son soutien viscéral à l’État d’Israël, sa compréhension de ce qui est juste et équitable. »

Une réception en présence de hauts dignitaires

Netanyahou est arrivé à la synagogue en début d’après-midi, accompagné de son épouse Sara Netanyahou, pour une réception exclusive réunissant des responsables gouvernementaux et d’éminents donateurs, parmi lesquels Simon Falic, président de Duty Free Americas.

La délégation israélienne comprenait la ministre des Transports Miri Regev, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU Danny Danon, le consul général d’Israël à New York Ofir Akunis et l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis Ye’hiel Leiter.

Parmi les élus américains présents figuraient le lieutenant-gouverneur de Floride Jay Collins, la sénatrice Ashley Moody (républicaine de Floride), le sénateur Bernie Moreno (républicain de l’Ohio), ainsi que les députés Randy Fine (républicain de Floride) et Carlos Giménez (républicain de Floride).

Un accueil chaleureux de la communauté

Netanyahou a ensuite pénétré dans le sanctuaire, où le Rav Zalman Lipskar et de nombreux participants de la région de Miami l’ont accueilli.

« Je ne connais personne qui ne se rende pas en Floride de nos jours, et la plupart y restent », a plaisanté Netanyahou lors de son allocution. « C’est un plaisir d’être parmi des Juifs fiers et des amis non juifs fiers du peuple juif et de l’État d’Israël, de comprendre que l’unité, la force et la détermination sont les gardiens et les garants de notre avenir. »

Le maire de Miami Beach, Steven Meiner, a confié à CBS News que cette visite illustre l’importance grandissante du sud de la Floride sur la scène mondiale.

« Par le passé, les dignitaires étrangers, en particulier le Premier ministre d’Israël, se rendaient à Washington ou à New York, mais pas dans le sud de la Floride », a expliqué Meiner. « Cela montre à quel point les choses ont changé. »

Le discours intégral du Premier ministre Netanyahou

Je tiens à remercier les sénateurs Bernie Moreno et Ashley Moody. Je suis certain que ce n’est pas votre première participation à un événement juif, et je dis cela également à nos amis représentants du Congrès ici présents. Vous remarquerez qu’ils sont généreux dans les présentations et brefs dans les discours, ce que j’ai l’intention de faire également.

Mais je veux remercier tous ceux qui m’ont précédé pour leurs paroles chaleureuses, votre soutien sincère, la manière dont vous avez accueilli Sarah et moi-même, notre délégation qui comprend la ministre Regev du gouvernement israélien, notre ambassadeur à l’ONU, notre ambassadeur à Washington, et bien sûr nos consuls généraux à New York et à Miami.

Je veux tous vous remercier, Rabbanim. Quelle force de la nature cette femme est, extraordinaire ! Ses parents, Hana — c’est d’elle qu’elle tient cela — et Simon, sont de merveilleux amis.

Unité, force et détermination

Nous nous tenons ici le dernier jour de 2025, à Miami, dans le grand État de Floride. Je ne connais personne qui ne se rende pas en Floride de nos jours, et la plupart y restent.

C’est un plaisir d’être parmi des Juifs fiers et des amis non juifs fiers du peuple juif et de l’État d’Israël, qui comprennent que l’unité, la force et la détermination sont les gardiens et les garants de notre avenir. L’unité, la force et la détermination. C’est cela qui fait la différence.

Les leçons tragiques de l’histoire juive

La tragédie de l’histoire de notre peuple est qu’ayant été exilés de notre terre, nous avons perdu la force, l’unité et la détermination. Et les conséquences furent horrifiques, plus que pour tout autre peuple dans l’histoire. Nous avons été expulsés de pays en pays. Nous avons souffert des pogroms. Nous avons souffert des massacres, culminant dans le plus grand massacre de tous : la Shoah, dans laquelle un tiers de notre peuple a péri.

Dehors, nous avions une réception, et un homme est venu vers moi. Il a 101 ans. Il s’appelle Jake Walks. Jake, lève-toi. Lève-toi, Jake !

Jake est un survivant de la Shoah. Il a échappé aux camps de la mort. Je lui ai serré la main et je lui ai dit, et je vous le dis à vous, je le dis au monde entier : Plus jamais. Plus jamais. Jamais.

« Plus jamais », c’était l’année dernière, où nous avons démontré à ceux qui voudraient détruire Israël : nous vous détruirons. Vous ne nous détruirez pas.

« Plus jamais », c’est l’année prochaine, et « plus jamais », c’est pour toujours. Car nous avons changé l’histoire juive avec l’établissement de l’État juif souverain et de l’armée juive souveraine pour notre défense. Nous sommes capables de faire ce que les Juifs pendant des siècles dans la diaspora ne pouvaient pas faire.

La capacité de se défendre

Nous étions vilipendés par d’horribles mensonges. « Ils empoisonnent les puits. Ils massacrent des enfants chrétiens pour utiliser leur sang afin de préparer les Matsot de Pessa’h. Ils propagent la vermine. » Et ces calomnies précédaient toujours les attaques physiques. Nous ne pouvions nous défendre ni contre les premières ni contre les secondes.

Mais avec la création de l’État d’Israël, une chose a changé. Nous avons la capacité de repousser ceux qui voudraient nous tuer. Nous le faisons et nous l’avons démontré.

Nous avons restauré la capacité du peuple juif à se défendre par lui-même. Nous pouvons le faire avec notre propre force indépendante. Cela ne signifie pas que nous avons mis fin aux calomnies. Elles continuent. Mais nous avons la capacité de nous assurer qu’elles n’aboutissent pas.

L’héroïsme de Ronnie Gilli

Nous pouvons le faire parce que nous avons des soldats incroyablement courageux comme Ronnie Gilli, un héros d’Israël.

Ronnie est arrivé au front le 7 octobre. Il est arrivé au front avec un bras cassé, puis il a été touché deux fois par balle, et il a tué 14 terroristes avant d’être à court de munitions. Et ils l’ont tué et ils ont emmené son corps à Gaza.

Et je vous le dis, Tali Kanitik, ses parents bien-aimés, ses sœurs et son frère qui sont ici : nous le ramènerons. Nous y travaillons en ce moment même. Il reviendra. Le premier à entrer, le dernier à sortir. Mais il reviendra. Vers vous et vers nous.

Une nation qui a défié toutes les prédictions

Nous avons accompli cela après la pire attaque contre le peuple juif depuis la Shoah. Quand tout le monde pensait qu’Israël était condamné, qu’il était en déclin. C’est ce qu’ils disaient. Il était en déclin. Et pourrait-il survivre ?

Le deuxième jour de la guerre, j’ai dit : « Nous changerons le visage du Moyen-Orient. » Et avec nos soldats incroyablement courageux, avec notre peuple incroyablement résolu, les citoyens d’Israël… Le président Trump m’a demandé : « Comment ces gens font-ils ? Comment tiennent-ils ? Comment font-ils ? »

Et j’ai répondu… Je ne pouvais pas citer directement un grand chanteur israélien. Je vais le dire en hébreu. Vous savez, c’est l’esprit. C’est l’esprit de nos ancêtres. C’est l’esprit des héros d’Israël. C’est l’esprit des Maccabées qui s’est réincarné dans l’État moderne d’Israël.

Le courage de nos soldats, la position résolue de notre peuple, et les décisions justes et correctes que nous avons prises au gouvernement ont changé le cours de la bataille et changé le visage du Moyen-Orient.

La force de faire ce qui est juste

Et il y avait deux autres choses. Premièrement, la capacité de faire ce qui est juste, de décider de faire ce qui est juste et ensuite de le faire face à une pression énorme, y compris celle qui venait de notre plus grand allié.

Nous devions montrer que nos ennemis voyaient que nous ferions ce qui est nécessaire pour protéger la vie de notre État et la vie de nos citoyens. Et le fait que nous l’ayons fait sous une attaque énorme de la presse mondiale et dans des conditions très difficiles avec notre allié américain a démontré la profondeur de notre détermination.

C’était une chose qui a été démontrée et qui a été enregistrée. Mais la seconde chose qui s’est passée, c’est que nous avions aussi l’amitié des États-Unis et le soutien d’un président comme aucun autre, le président Donald J. Trump, et le soutien qu’il a donné à l’État d’Israël.

Le soutien indéfectible du président Trump

Remarquez bien, j’ai apprécié le fait qu’au début de la guerre, le président Biden soit venu en Israël. J’ai apprécié le fait qu’il nous ait aidés au début.

Mais le président Trump a été inébranlable, constant. Il n’a jamais vacillé, y compris lors des réunions que nous venons d’avoir à Mar-a-Lago. C’est un endroit extraordinaire, je peux vous le dire. Il fait meilleur qu’à Washington, et il y a quelques autres avantages.

Mais le président est le même. Son instinct, son cœur — on ne dit pas « instinct », on dit ses « Kichkès » — vous savez, son soutien instinctif pour l’État d’Israël, sa compréhension de ce qui est juste, de ce qui est équitable, cela a été là depuis le premier jour.

Et nous avons montré ce qui se passe quand le président des États-Unis et le Premier ministre d’Israël n’ont aucune divergence entre eux. Des choses merveilleuses, des choses prodigieuses peuvent arriver. Elles sont arrivées et elles arriveront encore.

Une nation économiquement puissante

Beaucoup voient la merveille d’Israël. Ils voient comment cette petite nation, gigantesque en talent et en esprit, peut affronter des ennemis dix, vingt fois sa taille et gagner.

Vous pouvez voir le fait que notre économie, après deux ans de guerre, a été classée parmi les trois premières économies de la planète. C’est parce que je suis très fier d’avoir mené une révolution du marché libre qui a libéré les talents incroyables et le génie enracinés dans notre peuple et nos citoyens.

Et je dois vous dire qu’Israël est sorti de cette guerre plus fort que jamais militairement, plus fort que jamais économiquement. Que signifie être fort ? Eh bien, nous venons de signer un accord gazier de 37 milliards de dollars. Ça, c’est être fort.

Nous avons Nvidia. Vous connaissez Nvidia, cette petite entreprise de 4 billions de dollars. Ils ont décidé de faire un investissement massif en Israël, et nous l’accueillons avec joie.

Et tous les indicateurs économiques sont extraordinaires. Israël est un pays très fort, et cela augure bien pour l’avenir, car on fait des alliances avec les forts. On fait la paix avec les forts.

La paix par la force

Nous avons ouvert des opportunités de paix qui n’ont jamais existé auparavant. Lors du premier mandat du président Trump, nous avons conclu les Accords d’Abraham qui ont apporté quatre accords de paix historiques avec quatre États arabes. Et nous sommes déterminés à faire plus.

Mais la seule chose qui compte, au-delà de tout cela, c’est notre force. C’est la paix par la force. C’est la prospérité par la force. C’est l’espoir par la force. Et nous sommes un peuple très fort.

Le huitième front : la bataille contre l’antisémitisme

Mais il est vrai que nous avons un huitième front. Et ce huitième front est la montée de l’antisémitisme dans le monde et la formidable bataille que nous devons mener pour la vérité.

Et si je peux vous laisser avec quelque chose aujourd’hui, c’est ceci : tout comme nous menons la bataille physique sur le champ de bataille et nous gagnons, nous devons aussi mener la bataille pour la vérité. Nous devons aussi nous dresser contre le fléau de l’antisémitisme qui met en danger non seulement nous, mais chaque société qu’il infecte.

Cela commence par les Juifs. Cela ne finit jamais avec les Juifs. Vous devez l’étouffer dans l’œuf, et cela nécessite le courage des hommes d’État, des représentants publics et des citoyens.

Un appel vibrant à la résistance

Je vous le dis, membres de la communauté juive des États-Unis : la dernière chose que vous devez faire face aux attaques antisémites quand ils vous attaquent, la dernière chose que vous devez faire, c’est baisser la tête et chercher à vous cacher.

Ce n’est pas ce que vous devez faire. Vous devez vous lever et être comptés. Vous devez riposter. Vous devez vous faire entendre. Vous devez attaquer vos attaquants. Vous devez délégitimer ceux qui vous délégitiment. C’est ce que vous devez faire.

Et j’ai un secret pour vous : personne ne se battra pour vous plus que vous ne vous battez pour vous-mêmes. C’est ce qui se passe quand Israël se bat pour lui-même. Tous les gouvernements — pas tous, mais tant de gouvernements dans le monde — viennent à nous. Quand Israël est fort, les autres veulent s’associer à nous.

Levez-vous et soyez comptés, et vous verrez la différence. N’ayez pas peur. Ne vous laissez pas intimider. Ne baissez pas la tête.

Et au jeune étudiant qui m’a demandé tout à l’heure — 17 ans — il m’a demandé quoi faire : Parlez. Levez-vous. Ripostez. C’est l’essentiel. Cela s’appelle se battre. Se battre. Se battre.

Et alors nous vaincrons. Vaincre. Vaincre. Avec l’aide de D.ieu.

Chana Tova à vous tous. L’an prochain à Jérusalem — c’est demain. Merci.

Purifier l’atmosphère du monde par les lettres sacrées de la Torah

Purifier l’atmosphère du monde par les lettres sacrées de la Torah

En 1942, le Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn de Loubavitch, délivrait un enseignement d’une actualité saisissante sur le pouvoir des mots saints. À une époque où le monde sombrait dans les ténèbres de la Seconde Guerre mondiale, il révélait comment chaque Juif peut transformer l’air qu’il respire par la simple récitation de paroles de Torah. Un appel intemporel à sanctifier notre environnement spirituel, qui résonne avec une force particulière à notre époque.

 

Source : Sefer HaSi’hot 5702, p. 116 – A’haron Chel Pessa’h 5702 (1942)

 

L’heure de purifier l’atmosphère

Le Rabbi précédent ouvre son discours par une déclaration solennelle : »l’heure nous enjoint de purifier l’atmosphère. Le temps est venu de rendre l’air pur. Cette affirmation, prononcée au cœur des années les plus sombres du vingtième siècle, transcende son contexte historique pour s’adresser à chaque génération ».

Le Rabbi explique que « la vie de l’homme dépend entièrement de l’air dans lequel il se trouve ». Cette vérité, évidente sur le plan physique, revêt une dimension bien plus profonde sur le plan spirituel. De même que le corps ne peut survivre sans oxygène, l’âme ne peut s’épanouir sans une atmosphère spirituelle saine. L’environnement dans lequel nous évoluons façonne notre être intérieur, influence nos pensées et détermine la qualité de notre existence.

Deux atmosphères, deux destinées

Le Rabbi établit une distinction fondamentale entre deux types d’atmosphères spirituelles et leurs conséquences sur l’existence humaine.

Lorsqu’on vit dans une atmosphère imprégnée de Torah et de Mitsvot, la vie est saine et vigoureuse. L’âme respire un air vivifiant qui nourrit ses facultés les plus élevées. Les pensées s’élèvent naturellement vers le bien, le cœur s’ouvre à la sainteté, et l’individu développe une résistance naturelle aux influences négatives. C’est une vie de croissance spirituelle constante, où chaque jour apporte son lot de bénédictions et d’élévation.

En revanche, lorsqu’on vit dans une atmosphère d’hérésie et d’éloignement de D.ieu, la vie devient malade. L’âme, privée de sa nourriture essentielle, s’affaiblit progressivement. Plus grave encore, l’individu se trouve constamment exposé au danger de contracter des maladies contagieuses. Le Rabbi utilise ici une métaphore médicale puissante : « de même qu’un air pollué propage des virus et des bactéries, une atmosphère spirituelle corrompue propage le doute, le cynisme et l’indifférence religieuse. Ces maladies spirituelles sont d’autant plus dangereuses qu’elles se transmettent imperceptiblement, contaminant les esprits sans que l’on s’en aperçoive ».

Le premier remède universel

Face à ce diagnostic, le Rabbi prescrit un remède d’une simplicité désarmante mais d’une efficacité redoutable : « la purification de l’atmosphère par les lettres de la Torah ».

« Cette purification », explique le Rabbi, « s’accomplit par les Otiot HaTorah, les lettres saintes de la Torah. Chaque lettre hébraïque possède une dimension spirituelle qui transcende sa fonction linguistique. Selon la Kabbale, les vingt-deux lettres de l’alphabet hébraïque sont les instruments par lesquels D.ieu a créé le monde. Lorsqu’un Juif prononce ces lettres dans le contexte de l’étude ou de la prière, il active leur pouvoir créateur et purificateur ».

Le Rabbi insiste sur l’aspect pratique et universel de ce remède. « Il ne s’agit pas d’une pratique réservée aux érudits ou aux moments de recueillement dans la synagogue. Au contraire, cette purification peut et doit s’accomplir partout : lorsqu’on se tient dans un magasin, que l’on marche dans la rue ou que l’on voyage dans le métro. Chaque parole de Torah prononcée dans ces lieux profanes accomplit un double travail : elle élève l’individu qui la prononce et elle purifie l’atmosphère environnante pour tous ceux qui s’y trouvent ».

Cette idée révolutionnaire transforme chaque Juif en agent de purification spirituelle. Nul besoin d’être un grand Tsadik ou un érudit renommé. Le simple fait de murmurer un verset de Tehilim dans le métro ou de réciter une Michna en marchant dans la rue accomplit une œuvre de sanctification cosmique.

La responsabilité des érudits

Le Rabbi précise ensuite sur qui repose cette responsabilité sacrée. « Le travail de purification de l’atmosphère incombe en premier lieu à ceux qui connaissent le Livre et qui connaissent la Torah, les Yodé Sefer et les Yodé Torah. Cette catégorie englobe tous ceux qui ont reçu une éducation juive, qu’elle soit approfondie ou élémentaire ».

« Chacun de ceux qui possèdent cette connaissance doit avoir appris quelque chose par cœur ». Le Rabbi énumère les textes essentiels : « ‘Houmach, les cinq livres de Moché ; Tehilim, les Psaumes du roi David ; Michnaïot, la loi orale codifiée ; et Tanya, l’œuvre fondamentale de la ‘Hassidout Habad. Ces quatre piliers représentent les différentes dimensions de la Torah : la Torah écrite, la prière et la louange, la loi orale, et la dimension intérieure de la Torah ».

L’objectif de cette mémorisation est éminemment pratique : « ainsi, en tout temps et en tout lieu, l’individu pourra méditer et prononcer les saintes lettres de la Torah. Sans dépendre d’un livre, sans nécessiter de conditions particulières, le Juif qui a mémorisé des passages de Torah porte en lui une source intarissable de sainteté qu’il peut activer à tout moment ».

Un enseignement pour notre époque

Ce discours, prononcé il y a plus de huit décennies, résonne avec une actualité frappante. À une époque où nous sommes constamment bombardés d’informations, où l’atmosphère médiatique et culturelle est souvent chargée de négativité, de matérialisme et de valeurs contraires à la Torah, le remède prescrit par le Rabbi précédent n’a jamais été aussi pertinent.

Chaque Juif, où qu’il se trouve, possède le pouvoir de transformer son environnement. En récitant des paroles de Torah dans le métro, dans la rue, au bureau ou dans les espaces publics, il ne se contente pas de nourrir son âme : il purifie littéralement l’atmosphère pour tous ceux qui l’entourent, Juifs et non-Juifs confondus.

Cette vision confère une dignité extraordinaire aux gestes les plus simples de la vie juive quotidienne. Le Juif qui murmure des Tehilim en attendant le bus accomplit une mission cosmique. Celui qui révise sa Michna pendant sa pause déjeuner participe à la réparation du monde. La mémorisation de passages du Tanya transforme chaque instant d’attente en opportunité de sanctification.

Le message du Rabbi précédent nous invite à prendre conscience de notre responsabilité et de notre pouvoir. Nous ne sommes pas des victimes passives de notre environnement spirituel. Nous en sommes les artisans. Par nos paroles de Torah, nous avons le pouvoir de purifier l’air que nous respirons et de préparer le monde à la venue du Machia’h.

 

Yechiva de Brunoy : plus de 70 Bahourim ont appris par cœur l’intégralité de la Masse’het Ketoubot

Yechiva de Brunoy : plus de 70 Bahourim ont appris par cœur l’intégralité de la Masse’het Ketoubot

 

La Yechiva Guedola de Brunoy vient de vivre un moment historique avec la célébration du Mivtsa Torah 5785. Plus de 70 étudiants ont relevé un défi exceptionnel : apprendre par cœur les 112 Dapim, soit 224 pages, de la Massekhet Ketoubot. Une cérémonie émouvante a couronné des mois d’efforts intenses et de dévouement.

 

 

Un accomplissement d’une ampleur exceptionnelle

La célébration du grand concours Mivtsa Torah 5785 restera sans aucun doute comme l’un des moments forts de l’année. La Yechiva a eu l’immense mérite d’organiser un événement d’une ampleur rare, un projet qui marquera durablement l’histoire de l’institution.

Ce Mivtsa s’est distingué à la fois par son niveau d’exigence exceptionnel et par son ampleur impressionnante. Plus de 70 Bahourim ont participé activement et ont été interrogés, lors du Mivhan final, sur l’intégralité de la Massekhet Ketoubot, soit 112 Dapim, 224 pages. Un accomplissement remarquable, fruit de mois d’efforts, de constance et de véritable Ameilout BaTorah.

Une progression structurée en trois niveaux

Afin de permettre à chaque élève de progresser selon ses capacités tout en étant constamment tiré vers le haut, le Mivtsa a été organisé autour de trois niveaux distincts. Le principe était clair : à chaque interrogation, un nombre fixe de pages était ajouté, jusqu’à parvenir progressivement à la maîtrise complète de toute la Massekhet.

Le premier niveau prévoyait l’ajout de 12 Dapim à chaque interrogation (12, puis 24, puis 36, et ainsi de suite). Le deuxième niveau comportait l’ajout de 16 Dapim à chaque interrogation (16, puis 32, puis 48, etc.). Le troisième niveau, le plus exigeant, imposait l’ajout de 18 Dapim à chaque interrogation (18, puis 36, puis 54, etc.), jusqu’au dernier Mivhan portant sur l’ensemble des 112 Dapim de la Massekhet Ketoubot.

Cette progression structurée et exigeante a permis à chaque Bahour de se dépasser, tout en avançant avec sérieux, clarté et motivation.

Un investissement considérable pour honorer la Torah

Grâce à l’aide de D.ieu et à un investissement total, près de 20 000 euros ont été mobilisés afin de donner à ce Mivtsa toute la grandeur qu’il méritait. Chaque participant a été honoré et encouragé, recevant une récompense moyenne comprise entre 260 et 360 dollars, témoignant de la valeur immense accordée à l’étude sérieuse et approfondie de la Torah.

Un projet porté avec dévouement et Messirat Nefech

Le succès exceptionnel de Mivtsa Torah 5785 est indissociable de l’investissement total et inlassable des Chlouhim de la Yechiva, en l’occurrence du Chalia’h Chnéor Zalman Dahan ainsi que du Chalia’h Mena’hem Mendel Frankel. Ils se sont consacrés jour et nuit, sans compter leur temps ni leurs forces, à la mise en place, au suivi et à la réussite de ce projet.

Afin de permettre une préparation optimale, le Chalia’h Chnéor Dahan a mis en place des centaines de questions de révision avant chaque interrogation, offrant aux Bahourim un cadre clair et structuré pour maîtriser la matière. De plus, après chaque Mivhan, un Goral était organisé, avec notamment à la clé un Chass de poche, renforçant la motivation, la Sim’ha et l’enthousiasme autour du Mivtsa.

Par son engagement constant, sa proximité avec les Bahourim, son organisation rigoureuse et sa vision éducative profonde, le Chalia’h Chnéor Dahan a su insuffler une dynamique rare, élever les exigences et révéler le potentiel de chacun.

Des paroles fortes et un moment historique

Lors de la cérémonie, le Rav Its’hak Nemanow, directeur de la Yechiva, a pris la parole avec une émotion toute particulière. Après avoir souligné la grandeur du Mivtsa et la réussite collective des Bahourim, il a tenu à exprimer publiquement et avec force sa reconnaissance envers le Chalia’h Chnéor Zalman Dahan, déclarant que son investissement avait été rare, exceptionnel et profondément touchant.

Dans un geste d’une portée spirituelle immense, le Rav Nemanow a annoncé que, au vu des efforts acharnés et de la Messirat Nefech du Chalia’h, il souhaitait lui offrir un cadeau unique et précieux : une lettre personnelle du Rabbi, qu’il avait lui-même reçue. Ce moment d’une intensité particulière a profondément marqué l’assemblée.

Le Rav Nemanow a ensuite développé l’importance fondamentale d’étudier les Dapim par cœur, conformément aux enseignements du Rabbi, notamment tels qu’ils sont longuement développés dans le Farbrenguen de Parachat Bamidbar 5729, où le Rabbi explique que la Torah doit devenir une partie intégrante de l’homme.

Renforcer l’ambition dans l’étude de la Torah

Le Rav Chmouel Marozov a poursuivi en soulignant la grandeur de l’étudiant en Torah et l’importance cruciale de se fixer des objectifs clairs et ambitieux, permettant d’avancer avec constance et profondeur, jusqu’à ce que la Torah accompagne l’homme même dans ses pensées et ses rêves, comme le Rabbi l’exige.

Le Rav Mena’hem Mendel Uzan a conclu en renforçant ces messages, mettant en lumière l’impact durable de tels Mivtsaïm sur la construction spirituelle des élèves et sur l’avenir du monde de la Torah.

Remerciements et reconnaissance

Un profond et sincère remerciement est adressé à tous les très chers donateurs, dont la générosité a permis la réussite de ce Mivtsa exceptionnel. Que leur soutien leur apporte, avec l’aide de D.ieu, des bénédictions abondantes dans tous les domaines, matériel et spirituel.

Un remerciement tout particulier est également adressé à l’ensemble de la Yechiva, et notamment au cher Roch Yechiva, le Rav Ye’hiel Kalmenson, pour son soutien constant, sa confiance et les forces qu’il donne sans relâche afin de permettre la réussite de projets porteurs de Torah et de ‘Hassidout.

Une réussite collective tournée vers la Guéoula

Mivtsa Torah 5785 n’a pas été seulement un concours, mais une véritable Avoda ‘Hassidique, une expression vivante de l’enseignement du Rabbi selon lequel chaque ajout dans la Torah et chaque effort dans l’étude rapprochent concrètement la Guéoula Chelema.

Lorsque des dizaines de Bahourim s’unissent pour faire de la Torah une réalité vivante, apprise avec rigueur, intégrée en profondeur et portée avec joie, cela constitue sans aucun doute un grand Na’hat Roua’h pour le Rabbi, et une préparation directe à l’accomplissement de la promesse tant attendue.

Que ce Mivtsa, et tous ceux qui y ont pris part, soient des instruments pour amener la Guéoula immédiatement, et pour voir très prochainement la réalisation complète de « La terre sera remplie de la connaissance de D.ieu », avec la venue de Machia’h, immédiatement et concrètement.

 

 

 

 

Mazal Tov! Mariage de Mendel Belhamou (Créteil) et  Ne’hama Malka (Kfar Habad) à Kfar Habad

Mazal Tov! Mariage de Mendel Belhamou (Créteil) et Ne’hama Malka (Kfar Habad) à Kfar Habad

La salle des événements de Kfar Habad Bet a accueilli un mariage empreint d’émotion et de joie. L’union de Mendel Belhamou de Créteil, avec Ne’hama Malka de Kfar Habad, a rassemblé famille et amis venus célébrer ce moment béni.

 

Ce soir, la salle des événements de Kfar Habad Bet s’est illuminée pour accueillir le mariage du ‘Hatan Mendel, fils de Rav Makhlouf et Myriam Belamou de Créteil, en France, avec la Kalla Ne’hama, fille de Rav Yossi et Shevi Malka de Kfar Habad.

De nombreux membres de la famille et amis proches ont fait le déplacement pour participer à cette joyeuse célébration et souhaiter Mazal Tov aux jeunes mariés.

 

 

 

 

 

 

 

La ‘Hassidout : une sortie d’Égypte au cœur même du monde

La ‘Hassidout : une sortie d’Égypte au cœur même du monde

 

Dans un enseignement lumineux délivré à Otwock au lendemain de Pessa’h 5699 (1939), le Rabbi précédent révèle la profonde connexion entre la ‘Hassidout et la sortie d’Égypte. Si toutes deux visent à libérer l’homme de ses entraves, leur modalité diffère radicalement. Là où l’Exode historique impliquait une rupture totale, la ‘Hassidout propose une libération intérieure qui s’accomplit au sein même de l’existence mondaine.

 

 

Une même essence, deux expressions

La ‘Hassidout incarne véritablement le même concept que la sortie d’Égypte. Cette affirmation, apparemment simple, recèle une profondeur considérable. Le terme hébreu « Mitsraïm » (Égypte) dérive de la racine « Metsar », qui signifie étroitesse, limitation, frontière. Ainsi, Yetsiat Mitsraïm — la sortie d’Égypte — représente bien plus qu’un événement historique : c’est l’archétype de toute libération spirituelle, le passage de l’enfermement à l’expansion, de la contrainte à la liberté.

De même, la ‘Hassidout vise à nous faire sortir des limitations et des frontières du monde. Elle nous enseigne à transcender les barrières qui enferment notre conscience dans une vision étroite et matérialiste de l’existence. Toutefois, une différence fondamentale distingue ces deux formes de libération, et c’est précisément cette nuance qui constitue le cœur de l’enseignement du Rabbi précédent.

Briser ou raffiner : deux paradigmes de libération

La sortie d’Égypte historique relevait de la « Chevirah » (brisure) et de la « Azivah » (abandon). Le peuple d’Israël a dû quitter physiquement le pays d’Égypte, rompre définitivement avec cette terre d’esclavage. Il n’était pas question de transformer l’Égypte de l’intérieur, de la purifier ou de l’élever. La seule option était la fuite, la rupture radicale avec un lieu devenu symbole d’impureté et d’asservissement.

Cette approche correspond à un premier niveau de service divin : lorsque les forces du mal sont trop puissantes, lorsque l’environnement est irrémédiablement corrompu, la sagesse commande de s’en éloigner. C’est le principe du « Sour méra » — s’écarter du mal — dans sa forme la plus directe.

En revanche, la sortie d’Égypte que permet la ‘Hassidout procède par « Birour » (raffinement) et « Tikoun » (rectification). Ces deux termes kabbalistiques désignent un processus radicalement différent. Le Birour consiste à extraire les étincelles de sainteté emprisonnées dans la matière ; le Tikoun vise à réparer et à élever ce qui semblait brisé. La ‘Hassidout ne nous extrait donc pas du monde : elle nous apprend à le transformer de l’intérieur, à y déceler la lumière divine cachée sous les apparences.

Être dans le monde sans lui appartenir

Voici l’enseignement central : tout en vivant dans ce monde, nous devons nous affranchir de ses limitations et de ses contraintes. La ‘Hassidout ne prône pas l’ascétisme ni le retrait monastique. Elle ne demande pas à l’homme de fuir la réalité matérielle pour se réfugier dans une spiritualité désincarnée. Au contraire, elle l’invite à s’engager pleinement dans le monde tout en préservant sa liberté intérieure.

Cette vision repose sur une affirmation théologique fondamentale : le monde en lui-même est bon. « Alah beRetsono » — il est monté dans Sa volonté — signifie que D.ieu Lui-même a désiré l’existence de ce monde. La création n’est pas une erreur, une chute ou une dégradation. Elle est l’expression de la volonté divine, et à ce titre, elle possède une valeur intrinsèque et une sainteté potentielle.

Le véritable problème : l’emprise du monde

Ce qui pose problème, ce n’est donc pas le monde lui-même, mais ce que le Rabbi précédent appelle le « Metsar ouGvoul » — l’étroitesse et les limites — propres à ce monde matériel. Concrètement, cela désigne la manière dont le monde matériel accapare l’homme, le submerge de préoccupations, de désirs et d’angoisses qui le détournent de la Torah et du service divin.

Quand une personne est tellement absorbée par ses affaires qu’elle n’a plus de temps pour l’étude, quand ses soucis matériels l’empêchent de prier avec concentration, quand la course au profit étouffe toute aspiration spirituelle — voilà le « Metsar », l’étroitesse égyptienne qui persiste au cœur même de notre liberté apparente.

Cette emprise du monde n’est pas une fatalité : elle est précisément ce que l’homme est appelé à transformer. Car le monde ne nous asservit que dans la mesure où nous lui permettons de le faire. Sa tyrannie n’est pas inscrite dans sa nature ; elle résulte de notre propre aveuglement.

L’œuvre véritable de l’homme

Voilà précisément ce qui n’est pas bon : cette emprise qui constitue la limitation du monde. Et c’est là que réside l’Avodat haAdam — le travail de l’homme. Notre mission n’est pas de fuir le monde, mais d’ôter ses entraves, de dissiper ses limitations pour percevoir la vérité : que le monde, en son essence, est véritablement bon puisqu’il émane de la volonté divine.

Ce travail de libération s’accomplit sur deux plans simultanés. Extérieurement, il s’agit d’utiliser les réalités matérielles pour le service de D.ieu — transformer l’argent en Tsedaka, le temps en étude, les talents en actions positives. Intérieurement, il s’agit de modifier notre regard, de percevoir derrière l’apparence opaque des choses leur source lumineuse.

La voie de la ‘Hassidout

Cette transformation s’accomplit par la ‘Hassidout, c’est-à-dire par le service divin tel que l’enseigne la ‘Hassidout. L’étude de la ‘Hassidout éclaire l’esprit et lui révèle la dimension intérieure de la réalité. La prière hassidique — avec sa préparation méditative et son investissement émotionnel — libère le cœur de ses attaches superficielles. Les pratiques hassidiques — le Farbrenguen, le chant, la joie dans le service divin — créent une atmosphère où l’âme peut respirer librement.

C’est en cela que la ‘Hassidout constitue elle-même une véritable sortie d’Égypte — non pas une fuite hors du monde, mais une libération en son sein même. L’homme qui vit selon la ‘Hassidout habite le même monde que les autres, exerce les mêmes activités, affronte les mêmes défis. Mais il les traverse en homme libre, sans se laisser emprisonner par eux. Il est dans le monde sans être du monde. Il utilise la matière sans être utilisé par elle.

Un message d’une actualité brûlante

Cet enseignement, délivré à la veille de la Seconde Guerre mondiale, résonne avec une force particulière. Le Rabbi précédent savait que des épreuves terribles attendaient le peuple juif. Il savait aussi que la fuite ne serait pas toujours possible, que des millions de Juifs seraient contraints de traverser l’enfer sans pouvoir s’en échapper physiquement.

En enseignant que la véritable sortie d’Égypte s’accomplit dans le cœur de l’homme, il offrait à ses disciples un outil de survie spirituelle. Même dans les pires circonstances, même dans les camps où toute liberté extérieure était abolie, l’âme pouvait demeurer libre. La ‘Hassidout permettait — et permet encore — de trouver D.ieu partout, de sanctifier chaque instant, de transformer l’obscurité elle-même en lumière.

Aujourd’hui encore, dans un monde qui nous submerge d’informations, de sollicitations et de distractions, ce message conserve toute sa pertinence. La sortie d’Égypte de la ‘Hassidout nous invite à reconquérir notre liberté intérieure, à ne pas laisser le bruit du monde étouffer la voix de notre âme, à découvrir que le monde lui-même — ce monde apparemment si matériel et si profane — n’attend que d’être révélé dans sa vérité : une création divine, un palais pour le Roi des rois.

30 jours avant Youd Chevat : un commentaire lumineux du Rav Chmouel Pevzner

30 jours avant Youd Chevat : un commentaire lumineux du Rav Chmouel Pevzner

 

À l’approche du jour saint de Youd Chevat, le Rav Chmouel Pevzner propose une édition commentée du Maamar Bati Léguani de l’année 5726. Ce livret offre une explication claire et accessible de l’ensemble du discours, permettant à chacun d’approfondir cette étude fondamentale. Une initiative précieuse pour préparer dignement cette date majeure du calendrier hassidique.

 

 

L’importance de la préparation aux trente jours

Au fil des années, le Rabbi a encouragé une préparation adéquate en vue du grand et saint jour de Youd Chevat. Comme le Rabbi l’écrit dans son introduction au dernier Maamar de la série Bati Léguani, le jour du 2 Nissan comporte deux dimensions : la Hilloula du Rabbi Rachab et, ce qui nous concerne directement, le jour où a débuté la direction de notre génération.

Pour ce jour, le Maamar Bati Léguani a été donné afin d’être étudié. Chaque année, le Rabbi prononçait un Maamar sur un Ot spécifique, correspondant à l’Ot de cette année. Les discours relatifs au prochain Youd Chevat sont ceux des années 5726 et 5746, qui s’appuient sur le Ot 16 du Maamar original.

Une ferveur particulière autour de ces discours

Il règne une chaleur et un enthousiasme uniques autour des discours de Youd Chevat. C’est peut-être la seule période de l’année où tous les Hassidim et les Temimim étudient le même Maamar, s’y plongent avec ardeur et en débattent les différents points.

Afin de faciliter la tâche aux nombreuses personnes désireuses de comprendre le Maamar, un livret a été publié à nouveau cette année. Celui-ci contient le Ot 16 du Maamar original Bati Léguani, ainsi que le Bati Léguani de 5726 accompagné d’un commentaire intégré qui explique l’ensemble du discours dans un langage clair et accessible.

Un travail de commentaire en famille

Le commentaire a été rédigé par le Rav Chmouel Pevzner. Son père, le Rav Avraham Barouh Pevzner, Chaliah et Rav de la communauté Anash de Paris, en France, a relu l’intégralité du commentaire et y a apporté ses éclairages.

Un contenu enrichi pour une étude approfondie

Le livret comprend également le Maamar « Vayolekh Hachem », que le Rabbi a prononcé lors du Chabbat suivant Youd Chevat 5726, dans lequel plusieurs concepts du premier Maamar sont expliqués. Il présente aussi les enseignements de nos Rabbeim cités dans le Maamar. L’ensemble est publié avec l’autorisation des éditions Kehot Publication Society.

 

 

La prophétie du Rabbi accomplie : des diamants offerts au président Trump extraits des profondeurs de la mer de Haïfa

La prophétie du Rabbi accomplie : des diamants offerts au président Trump extraits des profondeurs de la mer de Haïfa

Une révélation fascinante se cache derrière le cadeau diplomatique offert par le Premier ministre Binyamin Netanyahou au président Donald Trump. Des pierres précieuses extraites des profondeurs marines au large de Haïfa, conformément à une prophétie du Rabbi de Loubavitch, ont été serties sur un drapeau américain en signe de reconnaissance. Le journaliste Moti Kastel de la chaîne 14 a dévoilé cette histoire extraordinaire qui témoigne du lien éternel entre Israël et les États-Unis.

Une prophétie prononcée en 5748-1988

En 5748 (1988), lors de la traditionnelle distribution de dollars du dimanche à Crown Heights, Brooklyn, le maire de Haïfa, Arieh Goral, se présenta devant le Rabbi pour le consulter sur les affaires de sa ville. Ce que le visiteur allait entendre dépassait tout ce qu’il pouvait imaginer.

Le Rabbi, qui n’avait jamais mis les pieds en Terre d’Israël, s’adressa au maire en ces termes : « À Haïfa, il y a une mer. Il ne faut pas se laisser intimider par ce qui est profond. C’est là l’unicité de Haïfa : elle possède une mer et une vallée, et dans cette vallée se trouvent des pierres précieuses et des perles. Le Saint béni soit-Il a accompli un prodige : Il les a dissimulées dans les profondeurs de la terre, et assurément, dans les profondeurs du sol labouré. »

Ces paroles extraordinaires, filmées ce jour-là, allaient dormir dans les archives pendant plusieurs années avant de déclencher l’une des aventures les plus remarquables de l’histoire moderne d’Israël. Le maire Goral, certainement stupéfait par cette révélation inattendue, ne pouvait soupçonner qu’un miracle se cachait sous les terres de sa ville.

 

 

Un enseignement public en 5751 sur les trésors de la Délivrance

Trois ans plus tard, en 5751 (1991), le Rabbi développa ce thème lors d’un Farbrenguen public. Il expliqua que de nouvelles connaissances et ressources matérielles, cachées depuis la Création du monde, seraient découvertes à mesure que la Délivrance approche. Le Rabbi précisa que ces pierres précieuses et ces gemmes sont destinées à permettre de donner davantage de Tsedaka et d’accomplir d’autres Mitsvot pour hâter la venue du Machia’h dans ses étapes finales.

Cette vision s’inscrivait dans le prolongement des prophéties bibliques. Le prophète Isaïe avait annoncé : « Ô pauvre, battue par la tempête, privée de consolation ! Voici, Je poserai tes pierres sur l’escarboucle, Je te fonderai sur des saphirs » (Isaïe 54:11). De même, la bénédiction de Moïse à la tribu de Zevouloun, dont le territoire ancestral correspond précisément à la région de Haïfa, évoquait des richesses cachées dans les sables.

Le Meam Loez, célèbre commentaire biblique du XVIIIe siècle initié par Rav Yaakov Culi, avait lui aussi fait allusion à ces trésors enfouis dans le territoire de Zevouloun. Tous ces indices convergeaient vers une même région : la vallée du Na’hal Kishon et les pentes du mont Carmel.

« Ces pierres auraient pu être découvertes il y a dix ans ou cent ans », expliquera plus tard Reb Avi Taub. « Le Rabbi nous a dit de commencer maintenant parce qu’il savait que le Machia’h approchait et que c’était le moment de mettre ces pierres en lumière. »

Un homme de foi issu d’une dynastie de diamantaires

Reb Avraham (Avi) Taub a’h, de mémoire bénie, était issu d’une illustre famille de diamantaires dont l’histoire se confond avec celle de l’État d’Israël. Son grand-père, ‘Hanan Taub, avait fui l’Europe lors de la montée au pouvoir d’Hitler et avait fondé l’une des toutes premières usines de polissage de diamants en Terre Sainte. Tragiquement, le reste de sa famille périt dans la Shoah. Son fils Avi, après avoir servi dans Tsahal durant la guerre de Kippour en 1973, développa l’entreprise familiale vers la fabrication et la commercialisation de bijoux de luxe.

La famille Taub, initialement laïque, connut un tournant spirituel décisif lorsque Avi rencontra le Rabbi de Loubavitch. Devenu un fervent Hassid, il reçut en 5749 (1989), lors d’une audience privée à Brooklyn, une directive énigmatique : se lancer dans l’extraction minière. Sa première tentative en Australie se solda par un échec. Ce n’est qu’après avoir découvert la vidéo de l’entretien entre le Rabbi et le maire de Haïfa qu’il comprit véritablement sa mission.

La fondation de Shefa Yamim et vingt-deux années de persévérance

En 5759 (1999), Reb Avi Taub et son fidèle ami Rav David Na’hshon, accompagnés de plusieurs investisseurs partageant leur foi inébranlable, fondèrent la société Shefa Yamim (« L’abondance des mers » en hébreu), établie dans l’antique cité d’Akko. Conformément aux indications du Rabbi, ils concentrèrent leurs recherches le long du lit du Na’hal Kishon, dans la vallée de Zevouloun, sur les pentes du mont Carmel et dans la région de Ramot Menaché.

Les scientifiques et les géologues accueillirent cette entreprise avec le plus grand scepticisme. Comment imaginer que des pierres précieuses puissent se trouver dans une région où aucune prospection n’avait jamais été menée ? Reb Avi Taub, homme d’affaires respecté, fut raillé et mis en doute. Pourtant, sa foi dans les paroles du Rabbi demeura inébranlable. « C’est une mission… Nous parlons de Providence divine », confiait-il à la presse, sa longue barbe blanche encadrant un visage empreint de sérénité.

Des découvertes qui défient l’entendement

Les équipes de Shefa Yamim creusèrent des tranchées et réalisèrent d’innombrables forages. Au fil des années, leurs efforts furent couronnés de découvertes stupéfiantes : de la kimberlite, la roche mère des diamants, 77 diamants de tailles diverses, ainsi que des centaines de milliers d’indicateurs minéraux. Les gemmes extraites comprenaient des saphirs, des rubis, des grenats, de la moissanite naturelle, de l’hibonite, du spinelle, de l’ilménite, du zircon et du rutile.

Mais la découverte la plus extraordinaire fut celle du « Saphir du Carmel », baptisé scientifiquement carmeltazite. Cette pierre d’un bleu nuageux unique au monde contient un minéral que les scientifiques pensaient n’exister que dans l’espace ! Lorsque Shefa Yamim envoya un échantillon à l’Université Mercury en Australie pour identification, les experts restèrent médusés devant cette gemme inédite, fruit de conditions géologiques introuvables ailleurs sur la planète.

La reconnaissance officielle en 5779

En 5779 (2019), après plus de deux décennies de labeur acharné, le gouvernement israélien reconnut officiellement la découverte. La région du mont Carmel près de Haïfa fut déclarée premier gisement économique de pierres précieuses jamais identifié en Terre d’Israël. Ce certificat de découverte marqua l’aboutissement d’un rêve prophétique et permit enfin à l’entreprise de commercialiser ses trésors.

Reb Avi Taub, de mémoire bénie, ne vit pas l’accomplissement complet de sa vision. Mais sa famille perpétue son héritage à travers la marque Holy Gems, dont le centre de visiteurs à Akko accueille des visiteurs du monde entier, leur faisant découvrir toutes les étapes de l’extraction des gemmes, du lavage des sables jusqu’au sertissage des bijoux de luxe. Une boutique a également ouvert ses portes sur Kingston Avenue à Crown Heights, au cœur du quartier du Rabbi.

Un cadeau symbolisant l’alliance éternelle

Le fils de Reb Avi, poursuivant l’œuvre de son père, prit contact avec le cabinet du Premier ministre. Il proposa d’offrir au président Trump un présent d’exception : un drapeau des États-Unis serti de pierres précieuses extraites en Israël, symbole du lien éternel et privilégié unissant les deux nations. Ce geste diplomatique d’une portée considérable témoigne de l’accomplissement remarquable d’une prophétie prononcée il y a près de quatre décennies dans le bureau du Rabbi à Brooklyn.