Le Rabbi Rayats, une partie de sa famille et quelques ‘Hassidim, parmi les plus proches, ont été miraculeusement sauvés de l’enfer nazi. Après leur libération, ils ont réussi à atteindre Riga le dimanche 5 Tévet 5700-1940. Ils ont séjourné là-bas pendant près de trois mois, jusqu’au 24 Adar Richon, date à laquelle ils ont embarqué à bord du bateau « Le Dratinghalm » à destination des États-Unis.
Alors qu’ils étaient déjà à bord du bateau, le Rabbi Rayats a envoyé une lettre à un responsable communautaire de Jérusalem, lui demandant d’expédier de la Matsa Chemoura à Paris pour son gendre, le Rabbi.
Arrivé à New York le 9 Adar Chéni 5700-1940, le précédent Rabbi a entrepris de multiples démarches pour venir en aide aux Juifs encore présents en Europe. Il a particulièrement œuvré pour sauver les autres membres de sa famille, ses deux filles et ses gendres.
À partir de cette date, l’action de sauvetage du Rabbi a été directement menée par son beau-père, avec une abnégation sans limite et un profond désir d’aboutir à une issue positive.
Le transfert des documents à Paris
Avant l’entrée des Nazis à Paris au printemps 5700-1940, le Rabbi a réussi à se procurer un document prouvant son inscription dans l’armée française. Ce document lui permettait de circuler librement dans les rues sans être arrêté. À plusieurs reprises, des policiers l’ont interpellé pour vérifier son identité, mais ce certificat l’a préservé des recherches, des vérifications ultérieures et même d’une arrestation en tant que déserteur.
Le 25 Iyar 5700-1940, une réunion a eu lieu aux États-Unis entre l’avocat Butler et les représentants du Département d’État. Butler leur a demandé de télégraphier au consul à Paris pour vérifier si l’autorisation d’immigrer avait été accordée au Rabbi en tant que membre du groupe bénéficiant d’un visa exceptionnel.
Les représentants du Département d’État ont informé, au nom du consulat de Paris, que le dossier contenant les documents relatifs au visa exceptionnel du Rabbi, demandé à Riga, avait été transféré à Bordeaux, d’où il serait ultérieurement envoyé à Paris.
Peu après, le secrétariat du Rabbi Rayats a appris que le dossier du Rabbi était effectivement arrivé à Paris, mais qu’il y avait encore un problème pour lui délivrer un visa d’entrée aux États-Unis. Butler a alors demandé aux représentants du Département d’État de contacter le consul à Paris à ce sujet.
Le 28 Iyar, le consul a envoyé un télégramme précisant sa position pour la première fois. Il a déclaré ne pas être convaincu que le demandeur du visa exerçait réellement des fonctions rabbiniques, sachant qu’il possédait un diplôme d’ingénieur. L’avocat Butler a donc demandé aux responsables de l’association des ‘Hassidim ‘Habad de fournir d’autres documents justifiant que le Rabbi était bien en droit de demander un visa exceptionnel.
La fuite devant la tentacule nazie
Au début de Sivan, les Nazis prirent Paris et le Rabbi décida aussitôt de s’éloigner de cette ville. Un influent général de l’armée française lui proposa de le cacher dans sa maison, qui se trouvait dans les faubourgs de la capitale, jusqu’à ce que tout danger soit écarté. Ce général, qui était un ami, était, certes, animé d’une bonne intention, mais sa proposition dénotait surtout l’incapacité des Français, à l’époque, d’imaginer ce que pouvait être l’occupation nazie. Le Rabbi, pour sa part, anticipa le danger et déclina cette proposition. Il opta pour la fuite, franchit la frontière de la zone occupée et se rendit à Vichy.
Le Rabbi et la Rabbanit abandonnèrent Paris quelques jours avant la fête de Chavouot. Ils prirent place dans un des derniers trains qui quitta la ville. Après avoir traversé la frontière, au prix d’un immense danger, ils parvinrent à Vichy, à la veille de Chavouot.
Avant de quitter Paris, le Rabbi fit un discours, par lequel il prit congé de ses connaissances. Il encouragea ceux qui restaient, leur souligna à quel point il était indispensable de s’en remettre à D.ieu, de Le servir dans toutes les situations. De fait, aucune preuve n’était nécessaire pour établir qu’il était effectivement possible de remplir cette dernière condition. Il suffisait, pour s’en persuader, d’observer le comportement du Rabbi lui-même.
A l’époque, les Juifs de Paris parlaient d’ores et déjà des miracles du Rabbi. Tous connaissaient sa fierté d’être Juif, son attitude sans compromis, le don de sa propre personne dont il faisait preuve pour mettre les Mitsvot en pratique de la meilleure manière qui soit.
L’espoir en la venue prochaine du gendre du Rabbi aux Etats Unis était si fort que les statuts officiels de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, ratifiés le 19 Tamouz 5700-1940, mentionnaient déjà son nom parmi les vingt membres de son conseil d’administration, placé sous la présidence du Rabbi Rayats.
L’accumulation des difficultés
Le Rabbi et la Rabbanit ont passé quelques mois à Vichy. Ensuite, le beau-frère du Rabbi, le Rav Chmaryahou Gurary, a informé l’avocat Butler le 26 Av qu’ils avaient quitté cette ville et s’étaient installés à Nice, dans le sud de la France. Nice était alors sous la domination de l’Italie et de nombreux Juifs s’y étaient réfugiés à l’époque.
Dans sa réponse au Rav Gurary le 30 Av, Butler a indiqué qu’il n’avait toujours pas obtenu l’accord du consul à Paris et qu’il avait demandé au Département d’État de transférer le dossier du Rabbi à Nice. Ce transfert a été effectué.
Le 20 Elloul, les représentants du Département d’État ont déclaré avoir reçu un télégramme du consul à Nice, dont les frais d’envoi avaient été payés par le Rabbi lui-même. Le consul exprimait son intention d’accorder au Rabbi et à la Rabbanit des visas exceptionnels. Cependant, il était alors difficile de quitter le territoire français.
Le 12 ‘Hechvan 5701-1940, ceux qui étaient engagés dans ce sauvetage ont appris que de nouvelles difficultés étaient survenues pour obtenir le visa d’entrée aux États-Unis. En effet, les autorités américaines, après avoir reçu la réponse du consul à Nice, ont procédé à un nouvel examen du dossier. Le consul avait remarqué que le Rabbi était ingénieur, qu’il avait des connaissances en physique et qu’il était également « journaliste » en raison de sa contribution au périodique HaTamim. Par conséquent, il préconisait l’attribution d’un visa ordinaire plutôt qu’un visa exceptionnel, qui était spécifiquement lié aux fonctions rabbiniques.
Par la suite, le consul américain à Nice a également posé des problèmes pour accorder un visa ordinaire. Il a exigé un nouvel engagement financier, arguant que celui figurant dans le dossier n’émanait pas d’un membre de la famille et qu’il n’était pas précisé combien de temps ce soutien financier serait accordé au Rabbi.
En réponse à ces informations, l’avocat Butler a informé les responsables de l’association des ‘Hassidim ‘Habad le 14 ‘Hechvan qu’il prévoyait de poursuivre ses interventions auprès des plus hautes instances du Département d’État afin de maintenir la position antérieure et d’obtenir l’accord pour que le Rabbi obtienne un visa exceptionnel malgré les difficultés soulevées par le consul. Butler a réaffirmé son intention de procéder de cette manière le 22 puis le 28 ‘Hechvan.
Parallèlement aux actions de l’avocat Butler, en coordination avec l’association des ‘Hassidim ‘Habad, le précédent Rabbi a fait intervenir un autre responsable communautaire, un avocat dynamique établi à Washington et fils d’un important ‘Hassid, du nom d’Acher Rabinovitch. Ce dernier avait réussi à intervenir avec succès pour son propre sauvetage.
Dans une lettre qu’il a adressée à Rabinovitch le 6 Kislev 5701-1940, le Rabbi Rayats écrivait : « Malheureusement, toutes les grandes promesses qui vous ont été faites, toutes les douces paroles qui ont été prononcées devant vous, n’ont pour l’instant eu aucun effet. Je suis profondément blessé et cela me cause une immense peine. » Dans la suite de sa lettre, il demande à Rabinovitch d’intervenir auprès du consul à Nice pour obtenir un visa d’immigration aux États-Unis pour le Rabbi, ainsi qu’une autorisation de quitter la France.
Le 13 Kislev 5701-1940, l’association des ‘Hassidim ‘Habad a envoyé une lettre au consul à Nice, à laquelle était joint un « certificat de fonction rabbinique » établi pour le Rabbi. Le Rabbi Rayats était en contact permanent avec lui par des télégrammes, en utilisant le nom « Avram » comme destinataire.
Deux jours plus tard, le 15 Kislev, le Rabbi Rayats a écrit à Rabinovitch, faisant référence à la lettre contenant le « certificat de fonction rabbinique » et lui demandant d’obtenir de la part du Département d’État la promesse qu’il exercerait des pressions sur le consul à Nice pour que cette démarche soit couronnée de succès. La lettre se termine par une bénédiction : « Puissions-nous être sauvés, que nos filles et nos gendres arrivent de la manière appropriée, avec succès, tant sur le plan matériel que spirituel. »
Dans une autre lettre datée du même jour, le précédent Rabbi écrit également : « Les difficultés s’accumulent, comme en témoigne le fait que plusieurs mois se sont écoulés depuis la promesse d’accorder une autorisation au Rav Mena’hem Schneerson et à son épouse. Pour l’instant, rien de tout cela n’a encore été obtenu de manière positive. »
Les visas d’entrée aux Etats Unis
Le 22 Kislev, Acher Rabinovitch est venu de Washington à New York pour rendre compte au Rabbi Rayats de ses actions visant à sauver son gendre. Le lendemain, dans une lettre datée du 23 Kislev, le précédent Rabbi a précisé son sentiment quant à l’avancement de la procédure en écrivant : « Pour ma part, je ne suis pas encore tranquillisé. »
C’est à peu près à la même période que le Rabbi a demandé le transfert de son dossier d’immigration de Nice à Marseille. À l’époque, aux États-Unis, la raison de cette demande n’était pas connue, et le Rabbi Rayats a interrogé le Rabbi à ce sujet par un télégramme daté du 14 Tévet.
La raison de cette demande n’a pas encore pu être établie avec certitude. Cependant, la consultation d’ouvrages historiques ultérieurs décrivant la personnalité du consul américain à Nice permet de comprendre qu’il était antisémite et ne manquait pas d’occasion de nuire aux Juifs. En revanche, le consul de Marseille était un ami des Juifs.
Cette demande a été transmise à Washington par le Rav Chmaryahou Gurary, qui s’est rendu personnellement dans cette ville le 19 Chevat. L’avocat de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, intervenant au plus haut niveau, a réussi à faire envoyer tous les éléments du dossier à Marseille. Il en a informé par télégramme le consul américain de cette ville.
Le 21 Chevat, l’avocat a communiqué par lettre au Rav Chmaryahou Gurary l’information suivante : le Département d’État a précisé au consul de Marseille qu’il n’était pas nécessaire d’exiger un engagement financier une fois l’immigration réalisée. En effet, il a été établi que cette question était réglée.
Dans de tels cas, précise l’avocat, le consul se conforme généralement à la position adoptée par le Département d’État. Malgré cela, l’ancien engagement financier a également été envoyé à Marseille, mais le consul n’en a pas été informé par télégramme afin de ne pas ralentir la procédure en attendant ce document.
Dans une lettre du 26 Adar 5701-1941, la Rabbanit a fait savoir que le consul américain avait enfin promis d’accorder des autorisations d’immigration aux États-Unis à tous les deux. Lorsqu’ils les recevraient, poursuivait-elle, ils entreprendraient eux-mêmes les démarches nécessaires pour obtenir les documents requis.
L’espoir est revenu à ce moment-là, et le Rabbi Rayats a écrit dans une lettre du 9 Nissan : « Notre fille ‘Haya Mouchka et son mari, le Rav Mena’hem Mendel, se trouvent encore en France. Mais nous avons bon espoir qu’après Pessa’h, ils arriveront enfin ici. »
Effectivement, le 2 Nissan, le Rabbi et la Rabbanit ont reçu à Marseille leurs visas d’immigration pour les États-Unis. Ainsi, une grande partie de cette difficile opération de sauvetage a été couronnée de succès.
L’obtention des billets et le voyage en bateau
Le départ du Rabbi et de la Rabbanit vers les États-Unis devait se faire par le Portugal. Cependant, des difficultés sont survenues, comme décrit dans une lettre du précédent Rabbi datée du 8 Iyar 5701-1941, où il dit : « Mon gendre, le grand érudit Rav Mena’hem Mendel Chlita Schneerson, et ma fille, son épouse Mouchka, se trouvent actuellement à Nice. Dieu merci, ils ont réussi à obtenir des autorisations d’immigration dans ce pays. Le problème qui subsiste est l’obtention de visas de transit portugais et de billets pour un grand bateau, en classe économique, pour la première date disponible. » Les interventions du précédent Rabbi ont permis d’obtenir ces visas de transit et ces billets.
On raconte qu’après avoir obtenu des places sur un bateau qui devait être le dernier à faire ce voyage, ils ont soudainement reçu un télégramme urgent du précédent Rabbi, les enjoignant, de manière surprenante, de ne pas monter à bord de ce bateau. Par la suite, il a été appris que ce bateau avait été capturé par les Italiens.
Il fallait donc trouver d’autres billets, ce qui était pratiquement impossible dans les conditions de l’époque. Finalement, grâce à l’intervention du Rav Morde’haï Bistritski, qui résidait aux États-Unis, il a été possible d’obtenir ces billets. Ce dernier possédait deux places pour un voyage en bateau qu’il avait achetées pour ses beaux-parents, le Rav Lévi Lugwir et son épouse Ra’hama. Le couple Lugwir s’était enfui d’Anvers et était arrivé à Nice, mais leurs visas de transit par le Portugal leur avaient été refusés, de sorte que les billets ne leur étaient d’aucune utilité. Malheureusement, le couple Lugwir a été par la suite assassiné dans le camp d’extermination d’Auschwitz.
Le gendre des Lugwir, touché par la peine du Rabbi Rayats, qui n’avait pas les moyens d’acheter des billets pour sa fille et son gendre, a accepté de donner les billets qu’il possédait pour le Rabbi et la Rabbanit. Par la suite, le précédent Rabbi lui a demandé d’accepter que ces billets lui soient remboursés. En effet, il avait l’intention de les payer de sa propre poche.
Le 17 Sivan 1941, le Rabbi et la Rabbanit ont pris place à bord du paquebot « Surpa Pinta » qui quittait Lisbonne, au Portugal, en direction des États-Unis. Ce voyage était particulièrement dangereux, et c’est par miracle que le bateau a échappé aux tirs des nazis. Pendant le voyage, le Rabbi a envoyé un télégramme à son beau-père pour le prévenir qu’ils avaient quitté les eaux territoriales de l’Europe.
Traduit par le Rav Haïm Mellul – Editions du Beth Loubavitch
Le barrage de Nova Kakhovka, situé sur la rivière Dniepr en Ukraine, a été partiellement détruit la nuit dernière, provoquant la propagation d’énormes quantités d’eau dans le sud du pays. Les conséquences de cette rupture sont déjà visibles, avec des localités voisines inondées et des prévisions alarmantes concernant l’augmentation du niveau de l’eau.
Le barrage de Nova Kakhovka sur la rivière Dniepr a été partiellement explosé la nuit dernière et d’énormes quantités d’eau se propagent actuellement dans le sud de l’Ukraine. Certaines des localités voisines sont déjà inondées, et selon les estimations, l’augmentation du niveau de l’eau deviendra critique.
La centrale hydroélectrique de Kakhovka est une centrale hydroélectrique et un barrage au fil de l’eau situé près de Nova Kakhovka, en Ukraine. Il a créé le réservoir de Kakhovka. Il permet l’irrigation de grandes étendues agricoles du sud de l’Ukraine et du nord de la Crimée via le canal de Crimée du Nord.
Danger aussi dans la province de Zaporozhye : les réservoirs d’eau servent à refroidir les cœurs nucléaires. « La Fédération des communautés juives d’Ukraine » suit de près les événements dangereux dans le sud de l’Ukraine et se prépare à fournir une aide de grande ampleur. Le Rav Yossi Wolf, Chalia’h Habad et Rav de la ville de Kherson : « Des centaines de milliers de maisons sont susceptibles d’être totalement détruites ».
Le barrage de Nova Kakhovka sur la rivière Dniepr a été partiellement détruit la nuit dernière et d’énormes quantités d’eau se propagent dans le sud de l’Ukraine. Une partie des localités voisines sont déjà inondées et selon les estimations, l’élévation de l’eau deviendra critique.
Depuis la libération de Kherson, on redoutait la destruction du barrage de Nova Kakhovka, sur le Dnipro. Il a vraisemblablement été explosé ce matin, laissant l'eau s'engouffrer dans un trou béant. Les conséquences peuvent être multiples et désastreuses. 1/ pic.twitter.com/uRw2cn9KWJ
Dans les villes proches du barrage dans la province de Kherson, une situation d’urgence a été déclarée et les résidents sont évacués. On estime que l’inondation durera environ trois jours, après quoi le niveau de l’eau commencera à baisser.
En Ukraine, on accuse les Russes d’avoir fait exploser le barrage afin de ralentir l’avancée militaire ukrainienne.
Un autre danger dans la province de Zaporozhye : l’eau sert à refroidir les cœurs nucléaires.
La société « Enerhoatom » a annoncé que la baisse du niveau de l’eau pourrait mettre en danger la centrale de Zaporizhzhya, mais la situation est sous contrôle et à 08h00, le niveau de l’eau est à la hauteur requise pour le fonctionnement des systèmes.
À la suite de l’explosion, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a convoqué une réunion d’urgence avec le Conseil de sécurité. Dans le passé, Zelensky a affirmé que la Russie prévoyait de faire exploser le barrage.
« La Fédération des communautés juives d’Ukraine » suit de près les événements dangereux dans le sud de l’Ukraine et se prépare à fournir une aide de grande ampleur.
La Fédération est en contact direct avec les autorités et les communautés juives à Kherson et en aval du fleuve – dans une zone qui est censée être inondée à cause de l’explosion du barrage.
Le Rav Yossi Wolf, Chalia’h Habad et Rav de la ville de Kherson, dit : « Les secouristes de la ville disent que le pic de l’inondation sera aujourd’hui vers midi. Des centaines de milliers de maisons vont être totalement endommagées. Toute la partie proche de la rivière va être inondée. »
Selon lui, « nous travaillons à plein régime et, avec l’aide de la Fédération, nous veillons à atteindre tous ces Juifs vivant au bord de la rivière et à les évacuer vers la partie haute de la ville afin qu’ils ne soient pas en danger de vie. Nous vérifions également où vivent les Juifs isolés dans les petits hameaux de la région afin de les évacuer eux aussi ».
La Fédération a également déclaré : « Nos employés et nos nombreux bénévoles sont prêts à faire tout leur possible pour aider autant que nécessaire et nous nous préparons à aider à l’évacuation de la population. Si vous avez des connaissances dans la zone inondée qui ont besoin d’aide, veuillez les diriger vers notre centre d’urgence au téléphone dont le numéro est :+380567908770 ».
« L’existence et la pérennité d’Israël sont un ancrage de raison dans un monde qui perd ses repères », déclare la star d’Hollywood.
Jon Voight, célèbre acteur américain, s’est révélé être un fervent partisan d’Israël et un soutien indéfectible de la politique conservatrice aux États-Unis et dans l’État juif au cours des dernières années. Lors d’une vaste interview exclusive accordée au portail d’information israélien Ynet, il a exprimé ouvertement son opinion sur le mouvement progressiste en politique, qu’il critique vivement. Il les décrit comme des personnes « endommagées, ayant une pensée déformée » qui ne disent pas la vérité et interfèrent dans la vie des autres. Voight insiste sur le fait qu’il refuse de se plier aux exigences de ce mouvement et de voir sa liberté de vie restreinte.
La vision du monde de Voight est profondément enracinée dans une attitude conservatrice, qui se reflète également dans sa perception d’Israël. Il a visité ce pays à plusieurs reprises par le passé et défend avec passion son existence et ses valeurs. L’acteur a régulièrement exprimé publiquement des critiques envers le Parti démocrate et son leadership aux États-Unis, en particulier en ce qui concerne leurs politiques envers Israël. Il interprète les événements politiques actuels comme l’accomplissement de prophéties bibliques, une connaissance acquise grâce à son éducation catholique et ses expériences d’enfance à Yonkers, dans l’État de New York.
Pendant l’interview, il a évoqué son père, un professeur de golf dans un club de campagne juif, qui lui a inculqué une profonde appréciation de la communauté juive et de son impact positif sur la société américaine. Ces expériences ont façonné sa vision du monde et l’ont convaincu que l’antisémitisme est absurde et injuste.
Concernant la situation politique en Israël, Voight a salué la persévérance et le dévouement des citoyens israéliens face à tous les dangers et les troubles politiques qui affligent le pays. Il a souligné le rôle du Premier ministre de longue date, Benjamin Netanyahu, qu’il considère « comme la plus grande bénédiction qu’Israël ait jamais connue ». Voight est convaincu que l’existence et la continuité d’Israël fournissent un point d’ancrage de raison dans un monde qui, selon lui, est en train de perdre ses repères.
À 84 ans, Voight reste très actif et n’a aucun projet de prendre sa retraite. Il souligne l’importance de rester actif et de continuer à travailler malgré le déclin physique. Il considère toujours avoir une mission à accomplir et estime qu’il lui reste encore beaucoup à faire avant de songer à la retraite.
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Avec une grande tristesse et une profonde douleur, nous avons appris le décès de la petite fille âgée d’un an, Déborah Leah (que son souvenir soit une bénédiction) Fishman, fille du Rav Menahem Mendel et Haya Fishman de Bnei Brak. Vendredi dernier, elle est tombée d’un canapé à son domicile et a été transportée en urgence dans un état critique à l’hôpital, alors que de nombreux fidèles ont prié pour sa guérison.
Une petite fille âgée d’un an, Déborah Leah Fishman, fille de Rav Menahem Mendel et Haya Fishman de la communauté Habad de Bnei Brak, a perdu connaissance vendredi après être tombée d’un canapé.
Les volontaires d’United Hatzalah et les ambulanciers de Magen David Adom ont effectué des manœuvres de réanimation sur elle et elle a été transportée dans un état grave à l’hôpital Tel HaShomer, sans connaissance.
Les équipes de secours qui ont été appelées samedi soir à la maison de la famille à Bnei Brak, suite à un rapport sur une petite fille tombée et ayant perdu connaissance, ont effectué des manœuvres de réanimation prolongées sur la petite fille. Après que son pouls soit revenu, elle a été transférée en ambulance vers une unité de soins intensifs pour une poursuite du traitement au centre médical Sheba à Tel HaShomer, son état étant critique.
Asher Shlomovitch et les secouristes Shmuel Rothberg et Dudi Glick, qui sont arrivés les premiers sur les lieux, ont déclaré : « Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, la petite fille d’un an était sans pouls ni respiration. Avec les secouristes et les paramédicaux d’United Hatzalah et de Magen David Adom, nous avons effectué des manœuvres de réanimation avancées, y compris l’administration de médicaments vitaux. Après que son pouls soit revenu, elle a été transférée pour une poursuite du traitement à la salle de traumatologie de l’hôpital Tel HaShomer. »
Après un traitement vital qui a permis de la ramener à la conscience, les médecins ont travaillé pour stabiliser son état, et la communauté était priée d’intensifier ses prières pour sa guérison miraculeuse.
Hier, dimanche, son état s’est à nouveau détérioré et lundi soir, nous avons reçu la triste nouvelle de son décès tragique, laissant ses parents et sa famille dévastés et endeuillés.
La Lévaya a eu lieu lundià 19h20 au cimetière Beit HaHayim à Elad.
La création artistique est un voyage passionnant, plein de découvertes, d’expérimentations et de transformations. « Mon Carnet d’Esquisses », par l’illustre dessinateur de BD Jacky Yarhi, disponible à partir du 4 juin 2023 sur Amazon, est un témoignage fascinant de ce voyage. Ce recueil unique nous fait découvrir trente ans de création dans le domaine de la bande dessinée et de l’illustration.
Jacky Yarhi, bien connu pour ses travaux dans la bande dessinée, a marqué le milieu avec son style distinctif et son sens de la narration visuelle. Dans ce livre, nous découvrons un autre aspect de son talent : ses esquisses. Chaque dessin est un instantané d’imagination, capturant sur papier les émotions, les idées et les histoires qui ont traversé l’esprit de l’artiste au fil des ans.
De la phase préliminaire de croquis jusqu’aux illustrations finales pour ses bandes dessinées, « Mon Carnet d’Esquisses » dévoile chaque étape du processus créatif. Il nous offre une immersion unique dans l’univers créatif de Yarhi et témoigne de son parcours artistique riche et en constante évolution.
Au-delà de ses bandes dessinées, Yarhi a développé au fil des années un style d’illustration distinctif, un langage visuel unique. Ses esquisses ne se contentent pas de refléter sa maîtrise technique ; elles capturent l’essence d’un sujet et transmettent des émotions profondes à travers chaque trait de crayon.
« Mon Carnet d’Esquisses » est bien plus qu’un simple recueil d’esquisses. C’est une invitation à explorer les pensées, les inspirations et les processus qui alimentent l’imagination de l’illustrateur. Chaque page offre une nouvelle perspective, un regard unique sur le monde qui nous entoure.
Pour les amateurs d’art, les artistes en herbe, les passionnés de bande dessinée ou ceux qui sont simplement curieux de plonger dans l’univers de l’illustration, ce livre est une mine d’or. Il vous transporte dans des mondes imaginaires, vous montre des personnages prenant vie sous vos yeux, et vous fait ressentir l’énergie créatrice qui a animé Yarhi tout au long de son parcours.
Préparez-vous pour un voyage artistique hors du commun. Parcourez attentivement les pages, immergez-vous dans ces esquisses uniques et laissez votre imagination prendre son envol. « Mon Carnet d’Esquisses » est une célébration de la créativité, une ode à l’art de l’illustration et de la bande dessinée, et une fenêtre ouverte sur trente ans de passion artistique.
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Jacky Yarhi : Une passion dédiée à l’illustration, à la bande dessinée et à la transmission culturelle
Jacky Yarhi a vu le jour en 1965 à Tunis, au cœur d’un monde vibrant de couleurs et de cultures. Mais le destin a vite fait de transporter sa famille et lui en Europe, à Paris pour être précis, après les émeutes qui ont marqué la fin de la guerre des six jours en 1967. Paris, ville lumière, berceau de tant d’artistes, est devenue le terrain de jeu de son enfance et de son adolescence, forgeant en lui une sensibilité artistique qu’il découvrira au fil des ans.
Très tôt, Jacky a été attiré par le dessin. Dès le lycée, il collabore avec plusieurs périodiques, affinant son coup de crayon, élargissant son imagination. C’est durant cette période précieuse, l’année de son baccalauréat, qu’il a lancé sa première bande dessinée, « Les Aventures de SuperMitsva », en collaboration avec un autre étudiant, Marc Bensoussan. En parodiant la communauté juive française, ils remportent un succès considérable, donnant des ailes à l’ambition artistique de Jacky.
Animé par l’énergie de ce succès, Jacky poursuit son voyage en solo et publie « Echec à Haman », une bande dessinée inspirée de l’histoire d’Esther. Cette œuvre, tout comme celle qui la précède, témoigne du dévouement de Jacky pour le monde de la bande dessinée et de l’illustration publicitaire. Une fois son baccalauréat en poche, il décide de se consacrer pleinement à ces deux arts, mettant ainsi en lumière son engagement et son audace.
En 1990, alors que la guerre du Golfe éclate, Jacky et sa famille prennent la décision d’émigrer en Israël. Ce tournant dans sa vie personnelle et artistique le rapproche d’une réalité géopolitique qu’il connaît bien. Le conflit israélo-arabe, qui a marqué son enfance, se retrouve au cœur de plusieurs de ses ouvrages, à la fois de fiction et de non-fiction. Cependant, son thème de prédilection reste le Judaïsme, lui offrant une source intarissable d’inspiration pour ses créations.
Son style, aux influences diverses et au rendu éclectique, est le reflet de sa formation en publicité. Cela lui permet de concevoir des ouvrages pour tous les âges, s’adaptant à chaque fois à un public différent, tout en conservant son style artistique personnel.
Au fil des années, Jacky Yarhi a construit un portfolio impressionnant, avec plus de 300 livres à son actif. Chaque œuvre est une fenêtre sur son univers, un mélange unique de culture, d’histoire et d’imagination.
Aujourd’hui, Jacky Yarhi est une figure emblématique de l’illustration et de la bande dessinée. Il est un témoin privilégié de l’évolution de ces deux arts, un acteur majeur de leur rayonnement. Son engagement pour le dessin et la narration visuelle continue d’inspirer des générations d’artistes et de lecteurs.
Un des points culminants de sa carrière reste sans aucun doute son travail sur la série « Haïm et Moshé », publiée dans le magazine pour enfants israélien « Yom Tsahir ». Ces histoires, au croisement des cultures et des histoires, sont devenues une véritable référence dans le monde de la bande dessinée israélienne. Le premier album de cette série, publié en hébreu par Yaffé Nof en 2003, a été suivi par une édition française aux Éditions M.J.R. en 2007.
Son travail dépasse les frontières de la bande dessinée traditionnelle, comme le démontrent ses ouvrages éducatifs tels que « Je colorie Pessah » et « Je colorie Hanouka ». Ces livres de coloriage, en plus d’être esthétiquement attrayants, sont un outil d’apprentissage ludique pour les enfants, qui découvrent les traditions et les fêtes juives tout en coloriant.
Yarhi a également marqué les esprits avec « Kadur Haraam » (« Bullet Storm »), une bande dessinée historique sur l’Opération de sauvetage d’Entebbe en 1976. Cette œuvre ambitieuse met en lumière une page importante de l’histoire d’Israël, tout en démontrant la capacité de Yarhi à allier précision historique et narration captivante.
En dépit de son parcours impressionnant, Jacky Yarhi reste un artiste passionné et dévoué, toujours prêt à repousser les limites de son art. Son parcours est un témoignage de l’impact qu’un crayon et une feuille de papier peuvent avoir, du pouvoir des images et des histoires pour transcender les cultures et les générations. Aujourd’hui encore, il continue de créer, d’expérimenter et de partager son amour de la bande dessinée avec le monde entier.
L’histoire de Jacky Yarhi est celle d’une passion indomptable, d’un talent exceptionnel et d’une détermination sans faille. Que l’on soit un amateur d’art, un passionné de bande dessinée ou un simple curieux, le parcours de Jacky Yarhi ne peut que nous inspirer et nous rappeler le pouvoir de l’art de raconter des histoires, de captiver l’imaginaire et de rapprocher les cultures.
Les textes ci-dessus abordent la question des noms donnés aux enfants dans la tradition juive. Ils font référence aux réponses et conseils du Rabbi sur le choix des prénoms et leur utilisation.
De manière générale, l’opinion du Rabbi était qu’il n’était pas nécessaire de changer ou d’ajouter des noms sans motif particulier. Cela a également été rapporté concernant le nom « Nimrod ». Par exemple, le Rav Nimrod Hefetz de Kfar Habad a raconté qu’il avait demandé au Rabbi s’il devait changer son nom. Le Rabbi lui aurait répondu qu’il n’y avait pas besoin de le faire.
En général, l’opinion du Rabbi était qu’il ne faut pas ajouter ou changer un nom sans une raison importante. Cette opinion se reflète également dans la réponse suivante (Igurot Kodesh, Partie 8, page 68. Choul’han Menachem, Partie 5, page 123):
« Dans ce qu’il écrit concernant… un nom qui n’a pas d’équivalent en hébreu et est appelé « אלגא » « Elga », et demande s’il doit ajouter un nom. Il est clairement expliqué à plusieurs endroits que les lettres du nom sont un canal de vie qui relie l’âme et le corps, et il est mentionné dans les écrits du Ari zal et généralement parmi les kabbalistes que le nom donné par les parents est celui par lequel D.ieu appelle l’âme dans le monde supérieur. Par conséquent, il ne faut pas changer ou ajouter un nom sans une raison importante. Et puisque les noms « עלקא » או « עלקה » « Alka » ou « Alkah » sont mentionnés dans les livres des noms des femmes, il ne faut pas les changer. »
Cela est également applicable aux paroles du Rabbi concernant de nommer un enfant en référence au grand-père ou à la grand-mère tant qu’ils sont encore en vie, comme décrit ci-dessous.
Lors d’un Farbrenguen de Chabbat Paracha Mikets 5743, le Rabbi a déclaré (Hisvaaduyot Tichri – Mar Heshvan 5743, Vol. 2, p. 760):
« …Concernant le cas de quelqu’un qui donne le nom de son grand-père lorsqu’il est encore en vie, et comment se comporter lorsqu’il est découvert après avoir donné le nom que son grand-père est encore appelé par ce nom (s’il doit changer le nom, etc.) – tout cela dépend des coutumes spécifiques de chaque lieu, selon la situation spécifique, comme expliqué ci-dessous ».
« Par conséquent, ce que nous voyons, c’est qu’il y a des différences dans la façon dont la question est traitée, ce n’est pas une question de repentir concernant la réponse précédente, mais la réponse est en fonction de la situation de la personne qui pose la question, de son affiliation à un groupe spécifique, et de l’endroit où il se trouve, etc., car il existe des différences de coutumes à cet égard… »
« En plus des différences de coutumes mentionnées précédemment, il y a une distinction entre le cas où la question est posée avant de donner le nom ou après avoir déjà donné le nom (et on demande s’il doit le changer), ce qui est lié à la vitalité de l’âme, etc… »
« Par conséquent, la réponse à cette question (ainsi qu’à d’autres questions similaires) est basée sur la situation spécifique de la personne qui pose la question, conformément aux coutumes et à l’endroit spécifique, etc ».
Il est vrai que le Rabbi était généralement en faveur de ne pas changer ou ajouter de noms sans raison importante. Cependant, il s’impliquait personnellement et il engageait des discussions privées avec de nombreuses personnes concernant le choix de leurs noms.
Il y a des exceptions aux règles mentionnées précédemment :
Dans le testament du Rabbi Yehouda Ha’hassid (Sefer Kavod veDa’at, chapitres 3-4), il est dit : « Un homme ne doit pas épouser une femme dont le nom est le même que celui de sa mère… Et s’il l’épouse, il doit changer le nom d’une des deux… Deux personnes dont les noms sont identiques ne devraient pas se marier et avoir des enfants ensemble ».
Dans ce contexte, le Rabbi a répondu à plusieurs reprises que si le mari et son beau-père, ou la femme et sa belle-mère, ont exactement le même nom (et pas lorsque l’un d’eux a un autre nom), ils devraient ajouter un autre nom.
Par exemple, le Rabbi a écrit (Teshoura Simpas’han, 5738) :
« Si la future mariée est pieuse, etc., il faut lui ajouter un autre nom, 30 jours avant les conditions (par quelqu’un qui bénit à la synagogue et similaires), et il est bon de signer occasionnellement de cette manière, alors il n’y a aucune inquiétude du tout ».
Des références supplémentaires concernant ces cas ont été rassemblées dans le livre « Choulhan Menahem » (partie 6, pages 133-141).
Dans le cas où le nom est un nom étranger, non-juif. Dans de nombreux cas, on a annoncé au Rabbi des noms étrangers, et le Rabbi lui-même a choisi le nom hébreu approprié pour le remplacer, généralement un nom similaire au nom d’origine.
Une note contenant plusieurs noms étrangers écrits à la main a été transmise au au Rabbi, et à côté de chaque nom, le Rabbi a écrit le nom hébreu qui devrait le remplacer :
Louise – Leah
Jack – Yaakov
Richard – Shmari
Arlette – Ariella
Julie – Yehudit
Nadine – Dina
Even Israël
Il convient de mentionner que dans le recueil « Zorea Tsedakot Oumatszmiah Yechouot », de nombreux cas similaires qui se sont produits lors de la distribution de reçus de Tsedaka ont été recueillis (pages 129-131).
Dans le livre du Rav Tuvia Silberstrom, « B’lomdei Yeshivat Tomchei Tmimim, Merkazit 770 », il est mentionné : « En tant qu’étudiant à la Yeshiva Tomchei Tmimim, à 770, j’ai passé une année dans une chambre avec le Rav Touvia. Son nom d’origine était un nom étranger, Tod, et quand il est entré en Yehidout auprès du Rabbi, il a demandé au Rabbi quel nom il devrait prendre à la place. Le Rabbi lui a répondu de changer son nom en Touvia, et de se rappeler que « Hachem est bon (Tov)… ».
Une situation rare où le Rabbi a proposé de changer un nom de famille s’est produite avec le Rav Adin Steinzaltz, à qui le Rabbi a proposé lors de la distribution des dollars de changer son nom de famille en un nom hébreu, ce qu’il a effectivement fait en devenant « Even Israël ».
« En ce qui concerne le nom de l’enfant lorsqu’il naîtra dans un moment propice et réussi – comme cela a été largement publié – c’est aux parents de décider. » (Teshoura Simpas’han, 5755).
Cependant, le Rabbi a eu différentes réactions aux questions des parents concernant cela, voici quelques-unes d’entre elles.
Le massacre terrible à l’école professionnelle de Kfar Habad s’est produit le premier jour du mois de Iyar, 5716-1956. Parmi les victimes se trouvait le Rav Shmuel Zilberstrom, que sa mémoire soit bénie.
Plus de trois mois plus tard, le 18 Av, 5716, son frère, le Rav Aharon Mordehai Zilberstrom, que son souvenir soit une bénédiction, a envoyé une lettre au Rabbi :
« Hier, un fils est né [pour nous]. Avant Pessa’h, nous avons clairement dit que si un garçon naît, il sera nommé d’après le Rabbi (précédent). Et maintenant [notre question est], devons-nous le faire [le nommer d’après le Rabbi (précédent)], ou [le nommer d’après la victime décédée, qui était son frère,] Shmuel, ou combiner [les deux noms] ? »
Le Rabbi a répondu dans un message daté du 22 Av, 5716 :
« Mazal Tov. Selon moi, il ne faut rien changer de ce qui a été dit précédemment. »
En effet, la Brit Milah a eu lieu le 24 Av, et le nouveau-né a été nommé sur le nom du Rabbi (précédent) « Yossef Its’hak », selon les instructions du Rabbi (selon la publication de Teshoura, Belevi, Vav Tamouz, 5775, page 29).
Certains ont la coutume de ne pas nommer d’après une personne décédée à un jeune âge. Il semble que l’opinion générale du Rabbi était que ceux qui n’avaient pas de préoccupation à ce sujet n’avaient aucun problème à le faire.
Dans une réponse du Rabbi à quelqu’un qui a demandé s’il y avait une préoccupation à donner un nom en l’honneur de quelqu’un qui est mort en sanctifiant le Nom Divin aux mains des Allemands, le Rabbi a répondu dans son écrit à la main :
« Si vous ne vous en préoccupez pas, alors je m’en préoccupe certainement pas, et au contraire, c’est un grand mérite. »
Il est bien connu que des réponses encourageantes ont été données à ceux qui ont donné des noms en l’honneur du père du Rabbi, le Rav Levi Its’hak, que sa mémoire soit une bénédiction (« qui est décédé avant son temps » – selon les paroles du Rabbi dans un discours, Dévarim, Vaet’hanan, 5747), ainsi qu’en l’honneur de ses frères, le Rav Dovber, que son souvenir soit une bénédiction (qui a été tué pendant l’Holocauste), et le Rav Israël Aryé Leib, que sa mémoire soit une bénédiction (qui est décédé relativement jeune).
Il convient de revenir aux paroles du Rabbi qui ont été prononcées dans un discours lors de Hanoucca, 5743 :
Concernant la question de savoir s’il faut donner à un enfant le nom de son grand-père alors que celui-ci est encore en vie, et comment se comporter lorsque, après avoir donné le nom, on découvre que le grand-père est toujours appelé par ce nom (faut-il changer de nom, etc.), et donc ce que l’on voit, c’est qu’il y a une différence dans la manière de répondre à cette question – cela ne signifie pas qu’il y a un regret par rapport à la réponse précédente, mais la réponse est en fonction de la situation du demandeur, de son affiliation, de l’endroit où il se trouve, etc…
En plus des différences de coutumes mentionnées précédemment (entre les Sepharades ou les Ashkénazes), il y a une différence si la demande de changement de nom se produit avant ou après avoir donné le nom, car alors cela concerne la vitalité de l’âme, etc… Par conséquent, la réponse à cette question (et à des questions similaires) est – en fonction de la situation du demandeur, selon sa coutume et le lieu, etc…
Sur le contexte des paroles du Rabbi – il convient de noter :
Lors de Hanoucca 5743, le Rabbi a reçu un recueil de ‘Hidouché Torah – en Niglé et en Hassidout (par des personnes de Kfar Habad). Le recueil était dans le cadre de l’instruction du Rabbi de publier des Hidouchim de Torah suite aux événements de l’année des 80 ans du Rabbi (11 Nissan 5742) dans tous les endroits [Référence : « Hatev’adoyos » 5742, vol. 3, pages 1269 et suivantes]. Dans ce recueil, un article fascinant de l’éminent Rav Tuvia Haïm Pless, de mémoire bénie (pages 155-153), intitulé « Après avoir donné le nom, il s’est avéré que c’est un nom similaire à celui de son père (ou de sa mère) », il mentionne quatre cas différents sur lesquels le Rabbi s’est prononcé :
Dans une lettre (19 Eloul 5749), le Rabbi répond: « il semble que l’on puisse continuer à utiliser le nom donné ».
Dans la deuxième lettre (22 Nissan 5743), le Rabbi répond: « il semble qu’il ne faille pas utiliser le nom en question ».
Dans la troisième lettre (9 Tamouz 5776), le Rabbi répond: « même si ce n’est pas le même cas et qu’il est possible de faire une distinction, il semble qu’il faille annuler complètement le nom ».
Dans la quatrième lettre, le Rabbi répond: « il semble que cela dépende de la décision des parents ».
Le 15 Tamouz 5742 – en réponse à des parents qui ont oublié et ont donné un deuxième nom similaire à celui de leur grand-père, et qui veulent continuer à utiliser les deux noms tout le temps, exprimant une préoccupation pour l’impact sur le père, et demandant au Rabbi un conseil. La réponse du Rabbi était la suivante : « Il est connu que ceux qui ont deux noms (ou plus) – certains ont l’habitude de les lire (ou de les signer) d’un seul nom, et d’autres utilisent les deux noms, et même parmi nos propres Rebbeim, nous trouvons ces deux pratiques, même pour les enfants – cela est déterminé spécifiquement par les parents, et il leur appartient de discuter entre eux de la façon de l’appeler en pratique, et de toute façon, il n’y a aucune raison de s’inquiéter du tout ».
Le Rav Pless s’est basé sur des sources du Talmud et de la loi juive et a conclu qu’il y a apparemment trois catégories générales de noms : 1) le nom principal (ikar), 2) le nom secondaire (tafel), 3) le nom surnom (nishtake’a).
À partir de là, les paroles du Rabbi peuvent être comprises comme suit :
Il est important de faire tous les efforts pour préserver le nom donné à un nourrisson et ne pas l’annuler ou le remplacer, même s’il s’agit du nom de sa grand-mère ou de sa sœur. Cependant, tout cela dépend si le nom est principal ou secondaire. Si le nom est principal, il devrait être annulé et remplacé.
Donc, dans la première réponse, l’accent est mis sur le fait de laisser le nom et de ne pas l’annuler.
Dans la deuxième réponse, cela implique que le nom double serait secondaire et non principal.
Dans la troisième réponse, il est sous-entendu que si le nom double est le principal, il doit être abandonné et un nouveau nom doit être donné.
Dans la quatrième réponse, il est sous-entendu que pour ce qui est de la détermination du nom, les parents sont les décideurs et il n’y a aucune raison de s’inquiéter du tout.
Cependant, en ce qui concerne l’utilisation de deux noms de manière permanente lorsque qu’il n’y a pas de doublon, certaines personnes ont l’habitude de le faire, etc. Mais en ce qui concerne le fait de le considérer comme principal ou secondaire, cela ne dépend ni de l’opinion des parents ni de l’opinion de la personne elle-même, comme le Rabbi l’écrit dans sa deuxième lettre. Ils devraient s’efforcer à ce que le prénom de leur enfant soit considéré comme principal, etc. »
Et une fois de plus, en ajoutant une note (N.B.) du Rav Pless : « Après avoir écrit ces mots, j’ai reçu une histoire d’un des Anash, qui seul fait foi :
« J’ai donné deux noms à ma fille dès sa naissance, sans savoir que ma mère et ma belle-mère avaient des noms similaires au deuxième nom que j’ai choisis pour ma fille. J’ai informé leRabbi de cela dans une lettre, qui a répondu après un certain temps : « Est-il possible que vous ayez donné deux noms qui sont tous deux les seconds noms de votre mère et de votre belle-mère? ». Le Rabbi m’a proposé trois autres noms parmi lesquels je pouvais choisir et annuler les deux noms que j’avais déjà donnés. J’ai suivi cette suggestion, et bien que trente jours soient passés, j’ai offert à nouveau un Kiddouch et j’ai donné un nouveau nom. »
Née en 1962, en un temps où l’école juive n’en était qu’à ses premiers balbutiements, l’école Chné-or a une longue histoire derrière elle. Elle a traversé bien des péripéties mais son fondateur, Rav Kalmenson, a toujours poursuivi sa route.
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