Les jeunes étudiants du Beth Loubavitch situé au 8 rue Lamartine à Paris, dans le 9ème arrondissement, ont décidé d’utiliser leur temps libre pendant la pause Bein Hazmanim du mois de Nissan pour approfondir leurs études et s’engager dans des actions de Mivtsaïm, contribuant ainsi à préparer le monde à la venue imminente du Machia’h.
Durant cette période de vacances, les jeunes ont choisi de consacrer leur temps à l’étude de la Torah et à des activités de sensibilisation auprès de la communauté juive locale. Leurs actions incluent notamment la distribution de bougies de Chabbat, la mise en place de Téfilines et la visite des personnes malades ou isolées. Ces activités ont permis de renforcer les liens communautaires et de mettre en pratique les enseignements de la Torah.
En plus de leur engagement dans les Mivtsaïm, les jeunes étudiants ont également continué à étudier la Torah et le Talmud, approfondissant ainsi leur compréhension des textes sacrés et renforçant leur engagement envers la pratique religieuse.
Cet engagement des jeunes étudiants de Beth Lubavitch à Paris montre que la prochaine génération est prête à prendre la relève et à assurer la pérennité du mouvement Chabad-Loubavitch. Leur dévouement et leur implication démontrent également leur désir de contribuer activement à préparer le monde à l’arrivée imminente du Machia’h.
Leur exemple est une source d’inspiration pour les autres, montrant comment il est possible de transformer les vacances en une opportunité de croissance spirituelle et de renforcement des liens communautaires. En œuvrant ainsi, les jeunes étudiants jouent un rôle crucial dans la vie des communautés juives et participent activement à la construction d’un monde prêt à accueillir le Machia’h.
Un garçon est né à une heure propice pour le Rav Daniel Lenau et son épouse Nehama, les émissaires de Habad à Kiev, qui ont perdu leur fils Yoel David Lenau, décédé il y a environ six mois dans un accident de la route à Jérusalem.
Pour rappel, il y a environ six mois, le jeune garçon de dix ans, issu d’une famille d’émissaires à Kiev en Ukraine, qui séjournait en Israël après avoir fui la terreur de la guerre, a été mortellement renversé par un camion dans les rues de la ville après avoir traversé la route.
Yoel David rentrait chez lui depuis le Talmud Torah Torat Emet de Jérusalem. Alors qu’il traversait la route, il a été heurté par un camion malaxeur de béton qui ne l’avait pas vu. Le conducteur qui l’a percuté a même essayé de lui porter secours et a ensuite coopéré avec la police, qui a ouvert une enquête sur les lieux.
Son père, qui se trouvait à Kiev au moment de l’accident, a reçu la terrible nouvelle et a pris un vol pour Israël. Il est arrivé à temps pour les funérailles de son fils, qui ont eu lieu à Jérusalem.
Le Mémorial de la Shoah trouve son origine pendant la guerre, avec la création dans la clandestinité d’un fonds d’archives visant à rassembler les preuves de la persécution des Juifs. Le Centre de documentation Juive Contemporaine se double plus tard du Mémorial du Martyr Juif Inconnu. Centre d’archives, musée, le Mémorial est aujourd’hui un lieu de médiation essentiel pour la transmission.
Le 28 avril 1943, alors que la France est occupée, Isaac Schneersohn, industriel d’origine russe, réunit dans l’appartement qu’il loue dans la rue Bizanet à Grenoble, 40 militants et responsables de différentes tendances de la communauté juive afin de créer un important fonds d’archives, dans la clandestinité.
Alors que la communauté juive de France est traquée par l’occupant nazi suppléé par la police du gouvernement de Vichy, l’objectif est de mettre en place une structure qui rassemblerait des preuves de la persécution des Juifs afin de témoigner et de demander justice dès la fin de la guerre. Isaac Schneersohn est en fait en train de rassembler les preuves qui donneront naissance à la justice pénale internationale lors du procès de Nuremberg quelques années plus tard.
Après cette réunion de Grenoble, les fondateurs de ce fonds d’archives, désormais nommé Centre de Documentation Juive Contemporaine commencent à rassembler des documents, mais leur activité est stoppée par l’invasion allemande en septembre 1943 de la zone jusqu’alors occupée par les Italiens, zone dans laquelle se trouvait Grenoble. Schneersohn rejoint la résistance en Dordogne et noue des contacts avec la Résistance française qui s’avéreront utiles par la suite. Alors que les combats pour la libération de la France ont commencé, Isaac Schneersohn et son équipe rejoignent Paris afin de sauver de la destruction et de la mise sous séquestre les fonds d’archives émanant de Vichy et de l’occupant nazi.
Récupération des archives de la Gestapo et de Vichy
Aidé par des résistants et grâce au flair d’Isaac Schneersohn et de Léon Poliakov en charge du Service de recherches des archives, le Centre de Documentation Juive Contemporaine (CDJC) met la main sur des archives précieuses dans des conditions souvent rocambolesques, telles que celles du CGQJ, de l’ambassade d’Allemagne à Paris, de l’Etat-major, de la délégation générale du Gouvernement de Vichy et surtout sur celles du service anti-juif de la Gestapo, l’une des rares récupérée en Europe.
Dès la fin des hostilités, le CDJC entreprend de classer ses archives afin d’étudier le processus qui avait conduit à la destruction des Juifs de France. Il crée sa propre maison d’édition, publie ses premiers travaux sur les camps d’internement (Joseph Weill, Contribution à l’histoire des camps d’internement dans l’anti-France, Paris, CDJC) et se dote, en 1946, de la première revue d’histoire de la Shoah, le Monde Juif.
LE CENTRE DE DOCUMENTATION ET LE JUGEMENT DES CRIMINELS DE GUERRE
Parallèlement à ce travail d’histoire et de mémoire, le Centre de Documentation Juive Contemporaine est sollicité par le gouvernement français, par l’entremise d’Edgar Faure, afin d’étayer la plaidoirie française aux procès de Nuremberg. Le CDJC transporte sa documentation à Nuremberg et bénéficie d’une représentation permanente pendant les procès internationaux et américains, devenant l’un des destinataires officiels de tous les documents alors en circulation.
L’activité déployée par le CDJC à Nuremberg lui vaut la reconnaissance du Procureur général Telford Taylor qui autorise Léon Poliakov et Joseph Billig à puiser dans les archives de ce premier grand procès international. Ce rôle d’aide à la justice inauguré lors des procès de Nuremberg s’est poursuivi durant les procès des responsables et complices de la solution finale en Allemagne, en France et en Israël où Georges Wellers, le responsable scientifique du CDJC est appelé à déposer au procès Eichmann.
Dans les années 1980, le CDJC fournit à la justice française une pièce d’archive, le télex d’Izieu, qui lui a permis de procéder à l’inculpation de Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, pour crimes contre l’humanité.
DU CENTRE DE DOCUMENTATION AU MÉMORIAL DU MARTYR JUIF INCONNU
En 1950, Isaac Schneersohn décide de créer un tombeau-Mémorial destiné aux victimes de la Shoah : Le Mémorial du Martyr Juif Inconnu (MMJI). Cette idée suscite d’abord l’opposition d’une partie de la communauté juive qui ne voulait pas « d’une institution tournée vers le passé ».
Isaac Schneersohn s’attache alors à fonder un large comité de parrainage comprenant de nombreuses personnalités. Lorsque le chef du gouvernement du très récent Etat d’Israël est sollicité, David Ben Gourion prend conscience que le premier Mémorial dédié aux victimes juives du nazisme va voir le jour à Paris. Aussi très vite, l’Etat d’Israël décide d’ériger son propre Mémorial, Yad Vashem, à Jérusalem, avec qui le CDJC établit des liens privilégiés. La première pierre du Mémorial de Paris est posée le 17 mai 1953, sur un terrain donné par la Ville de Paris. Plusieurs pays, la France, la Belgique, le Luxembourg, la Yougoslavie contribuent à la construction du Mémorial par la donation d’œuvres d’art.
La crypte du Mémorial
Le bâtiment est finalement inauguré le 30 octobre 1956 en présence de 50 délégations des communautés juives du monde entier et de nombreuses personnalités politiques et religieuses venues de toute l’Europe. Des cendres provenant des camps d’extermination et du ghetto de Varsovie sont solennellement déposées le 24 février 1957 dans la crypte du Mémorial par le grand rabbin Jacob Kaplan.
Classé monument historique en 1991, le Mémorial du Martyr Juif Inconnu accueille chaque année les principales cérémonies liées à la Shoah [ghetto de Varsovie, découverte du camp d’Auschwitz, Hazkarah, Journée nationale de la Déportation] organisées par l’Etat ou par la communauté juive.
L’INAUGURATION DU MÉMORIAL DE LA SHOAH EN 2005
Le développement du centre de recherche sur la Shoah, devenu l’un des tout premiers en Europe, comme celui des activités du Mémorial, notamment en direction des publics scolaires, ont amené le conseil d’administration du Mémorial- CDJC à proposer une nouvelle étape : la création du Mémorial de la Shoah.
Le CDJC, qui avait déménagé à Paris après la Libération et a retrouvé sa place en 1956 dans le Mémorial du Martyr Juif Inconnu, occupe toujours aujourd’hui une place naturelle dans les murs du Mémorial et est ouvert à la recherche. Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, de l’État, de la Ville de Paris et de la Région Île-de-France, le Mémorial s’est doté d’un projet d’agrandissement de son bâtiment.
Le nouveau Mémorial
Achevé fin 2004 cette extension a permis notamment d’offrir davantage de place aux chercheurs dans les salles de lecture, de déployer l’exposition permanente sur l’histoire de la Shoah, de créer un espace multimédia, un auditorium et d’ériger à l’extérieur du bâtiment « le Mur des noms » où ont été gravés les noms de tous les Juifs déportés de France.
Aujourd’hui, le Mémorial de la Shoah est à la fois un musée proposant une exposition permanente, deux expositions temporaires chaque année et de nombreux rendez-vous culturels (rencontres, projections, témoignages), un centre d’archives ouvert à la recherche et un lieu de mémoire et de transmission.
En 2012, le Mémorial de la Shoah a ouvert un musée à Drancy, en face de la cité de la Muette, ancien camp d’internement. Lieu d’histoire et de transmission, complémentaire du Mémorial de Paris, ce centre a pour vocation de présenter l’histoire du camp de Drancy.
Le Mémorial de la Shoah est aussi présent en région et à l’étranger. A Toulouse, l’antenne régionale pour le sud de la France relaie les actions du Mémorial en s’appuyant sur les partenaires locaux et sur le patrimoine régional. En 2016 est organisée pour les professeurs à Toulouse la première Université du sud de la France.
En Italie, où il peut compter depuis 2010 sur une correspondante permanente, le Mémorial de la Shoah développe trois grands types d’actions: la formation continue, les partenariats avec les musées de la Résistance, une présence active au sein du réseau universitaire.
Le Mémorial est aussi très présent en Pologne, avec, notamment les voyages de mémoire et l’Université d’été, et aux Etats-Unis où des expositions temporaires sont proposées au public américain grâce à des partenariats locaux.
Le Rabbi de Loubavitch, de mémoire bénie, est largement reconnu comme ayant joué un rôle majeur dans le façonnage du monde juif après l’Holocauste. Mais qu’a dit et enseigné le Rabbi au sujet de l’événement lui-même ?
Comme des millions de Juifs de sa génération, le Rabbi de Loubavitch fut personnellement touché par la Shoah. Son plus jeune frère, DovBer, fut abattu et jeté dans une fosse commune comme le furent des dizaines de milliers d’autres Juifs dans une série de massacres perpétrés par les Allemands peu après leur occupation de Dniepropetrovsk à l’automne 1941. Une grand-mère bien-aimée et d’autres membres de la famille furent aussi assassinés. L’épouse du Rabbi perdit sa jeune sœur Sheina qui périt à Treblinka avec son mari et leur fils adoptif.
Dans ses écrits et discussions sur le sujet, le Rabbi a rejeté toutes les explications théologiques de l’Holocauste. « Peut-il exister de plus grande vanité et de plus grande cruauté que de donner une «raison» à la mort et à la torture de millions d’hommes, femmes et enfants innocents ? Peut-on présumer s’imaginer qu’une explication assez petite pour tenir dans les limites de la raison humaine puisse expliquer une horreur d’une telle ampleur ? Nous pouvons seulement concéder qu’il est des choses qui se situent hors de la portée limitée de l’esprit humain ».
Reprenant les propos de son beau-père, le Rabbi disait : « Ce n’est pas ma tâche de justifier D.ieu sur cela. Seul D.ieu Lui-même peut répondre sur ce qu’Il a laissé arriver. Et la seule réponse que nous accepterons est l’immédiate et complète Rédemption qui bannira à jamais le mal de la surface de la Terre et révélera la bonté intrinsèque et la perfection de la création de D.ieu. »
Pour ceux qui ont fait valoir que l’Holocauste réfute l’existence de D.ieu ou de Sa providence dans nos vies, le Rabbi a dit : « Au contraire, l’Holocauste a réfuté de manière décisive toute foi possible en une morale basée seulement sur l’être humain. Dans l’Europe d’avant-guerre, c’est le peuple allemand qui incarnait le summum de la culture, du progrès scientifique et de la moralité philosophique. Et ce sont ces mêmes gens qui ont commis les atrocités les plus ignobles que l’histoire humaine ait connues ! S’il ne devait y avoir qu’un seul enseignement à retirer de la Shoah, c’est que cet événement nous a appris qu’une existence morale et civilisée n’est possible qu’à travers la croyance et l’acceptation de l’autorité divine. »
Le Rabbi a dit aussi : « Notre indignation, notre défi incessant de D.ieu sur ce qui s’est passé, cela même atteste avec force de notre croyance en Lui et de notre foi en Sa bonté. Parce que si nous ne possédions pas cette foi, au moins de manière sous-jacente, de quoi exactement serions-nous indignés ? Du fonctionnement arbitraire du destin ? De l’arrangement aléatoire des quarks qui composent l’univers ? C’est seulement parce que nous croyons en D.ieu, parce que nous sommes convaincus que le bien existe, que le mal existe, et que le bien doit triompher du mal – et qu’il finira par en triompher – que nous crions, comme le fit Moïse : Pourquoi, mon D.ieu, as-Tu fait du mal à Ton peuple ?! «
Mais la chose la plus importante au sujet de l’Holocauste pour le Rabbi n’était pas notre façon de le comprendre ou de ne pas le comprendre, ni même la manière dont nous commémorons ses victimes, mais ce que nous faisons à ce sujet. « Si nous permettons à la douleur et au désespoir de nous décourager d’élever une nouvelle génération de Juifs fortement attachée à son identité juive, alors la «solution finale» d’Hitler sera réalisée, à D.ieu ne plaise. Mais si nous reconstruisons, si nous élevons une génération fière et dévouée à sa judéité, nous aurons triomphé. »
Une femme du nom de Miriam venait d’accoucher d’un beau petit garçon.
Le huitième jour, conformément à la tradition, le petit garçon fut circoncis lors d’une cérémonie spéciale.
Un jour, alors que Miriam était en train de laver les vêtements de la famille, elle remarqua des taches roses et blanches sur la peau de son voisin, David.
Inquiète, elle lui dit : « David, as-tu remarqué ces taches sur ta peau ? Il faut que tu consultes le Cohen (prêtre) pour savoir si c’est de la tsaraat. »
David, inquiet lui aussi, se rendit chez le Cohen qui examina sa peau attentivement.
Après avoir suivi les critères et procédures nécessaires, le Cohen déclara que David était atteint de tsaraat et devait quitter le village jusqu’à ce qu’il guérisse.
Pendant ce temps, dans une autre maison du village, Sarah remarqua des taches vertes et rouges sur les murs de sa maison.
Effrayée, elle appela le Cohen pour qu’il vienne examiner les murs.
Le Cohen : « Sarah, je vais observer ces taches pendant dix-neuf jours pour déterminer s’il s’agit d’une altération lépreuse. »
Dix-neuf jours plus tard, le Cohen détermina que la maison était purifiable.
Il organisa une cérémonie de purification en utilisant :
deux oiseaux,
de l’eau vive,
un vase d’argile,
du bois de cèdre,
un fil d’écarlate
et un bouquet d’hysope.
Pendant ce temps, David, en dehors du village, guérit de sa tsaraat.
Il retourna voir le Cohen pour être purifié.
Après avoir suivi le processus de purification, David put retourner dans le village et retrouver sa famille et ses amis.
La vie reprit son cours normal, et les villageois continuèrent à respecter les lois de la toumah et de la tahara, pour vivre en harmonie avec leur foi et leurs traditions.
D.ieu a parlé à Moïse, disant : Parlez au peuple d’Israël et dites-leur :
Lorsque vous entrerez dans le pays que je vous donne et que vous en récolterez les fruits, vous apporterez la première gerbe de votre récolte au prêtre.
Il élèvera la gerbe devant D.ieu pour qu’elle soit acceptée en votre nom ; le prêtre l’élèvera le lendemain du Chabbat.
Le jour où vous élèverez la gerbe, vous offrirez en holocauste à D.ieu un agneau de la première année sans défaut.
L’offrande de farine qui l’accompagne sera de deux dixièmes d’un épha de fleur de farine mélangée à de l’huile, une offrande consumée par le feu, d’agréable odeur pour D.ieu ; et la libation qui l’accompagne sera de vin, un quart de hin.
Jusqu’à ce jour même, jusqu’à ce que vous ayez apporté l’offrande de votre D.ieu, vous ne mangerez ni pain, ni grain grillé, ni épis frais ; c’est une loi perpétuelle pour toutes les générations dans toutes vos habitations.
Et à partir du jour où vous apporterez la gerbe de l’offrande d’élévation – le lendemain du Chabbat – vous compterez sept semaines complètes : vous devrez compter jusqu’au lendemain de la septième semaine, soit cinquante jours ; puis vous apporterez une offrande de nouvelle céréale à D.ieu.
L’offrande de l’Omer ou Omer de la gerbe est une offrande publique apportée au début de la moisson.
L’offrande était apportée à partir d’une mesure d’orge d’un volume d' »Omer » (ce qui a donné son nom à l’offrande), et avant d’être présentée, elle était agitée par un prêtre devant D.ieu.
Cette offrande est également appelée « offrande des prémices » car elle est apportée à partir des premières récoltes.
À partir du jour de l’offrande de l’Omer, commence le décompte de l’Omer, qui compte les jours entre l’offrande de l’Omer et la fête de Chavouot, où l’on présente les deux pains.
Avant de présenter l’offrande, il est interdit de profiter de la nouvelle récolte. La date à laquelle il faut respecter ce commandement, et donc célébrer la fête de Chavouot, est comme il est écrit dans la Torah « au lendemain du Chabbat », c’est-à-dire au lendemain du premier jour de fête de Pessah (16 Nisan) selon l’interprétation des sages, et non selon l’opinion des Sadducéens qui pensent que c’est au lendemain du premier Chabbat après Pessah.
Comment procédaient-ils ?
Les émissaires du tribunal sortaient la veille de la fête et faisaient des liasses attachées au sol, afin qu’il soit facile de les moissonner.
Toutes les villes voisines se rassemblent là-bas, afin que la moisson soit faite en grande cérémonie. Dès que la nuit tombe, on leur demande :
« Le soleil est-il couché ? » Ils répondent « Oui ».
« Le soleil est-il couché ? » Ils répondent « Oui ».
« Avec cette faucille ? » Ils répondent « Oui ».
« Avec cette faucille ? » Ils répondent « Oui ».
« Dans ce panier ? » Ils répondent « Oui ».
« Dans ce panier ? » Ils répondent « Oui ».
Le Chabbat, on leur demande :
« Est-ce le Chabbat ? » Ils répondent « Oui ».
« Est-ce le Chabbat ? » Ils répondent « Oui ».
« Dois-je moissonner ? » et ils répondent « Moissonne ! »
« Dois-je moissonner ? » et ils répondent « Moissonne ! »
Trois fois pour chaque chose, et ils disent « Oui, oui, oui ».
Pourquoi tout cela ? À cause des Boéthusiens, qui disaient que la moisson de l’Omer n’avait pas lieu après la fête. (L’origine des boéthusiens provient des Avot de Rabbi Nathan, un texte rabbinique du VIIIe siècle. Le mouvement est apparu à la suite d’un schisme entre deux élèves d’Antigone de Sokho, en raison d’une dispute théologique. Les Boéthusiens, partisans de Yossé Ben Yoezer après son exécution, ont fini par renoncer à la Torah et créer les sectes des Boéthusiens et des saducéens, qui ne croyaient pas en la résurrection des morts. Le nom « boéthusiens » vient de l’ajout d’un suffixe au nom « Boethus », et Boethos et Sadoq sont parfois considérés comme les créateurs des deux sectes.)
La moisson de l’Omer dans la Halakha,
Il est interdit, même pour les particuliers, de moissonner les céréales des cinq espèces (blé, orge, avoine, épeautre et seigle) avant d’avoir moissonné l’Omer (même si l’offrande de l’Omer est faite uniquement d’orge).
L’interdiction vise à ce que la moisson de l’Omer par les émissaires du tribunal rabbinique soit conforme à la définition donnée dans la Torah : « le début de votre moisson », de sorte que l’Omer soit le premier des moissons.
Celui qui moissonne avant la moisson de l’Omer n’est pas puni. Et la moisson, après l’offrande de l’Omer, est autorisée à manger.
Selon la Halakha, la moisson de l’Omer est un commandement et il repousse même le Chabbat (la moisson est l’une des 39 catégories d’œuvres interdites à faire le Chabbat selon la Torah).
Le commandement est de récolter spécifiquement une « gerbe » pour l’offrande sacrificielle, mais si des Omers moissonnés sont apportés, le sacrifice est valable.
L’Omer provenait de l’orge. Les céréales doivent provenir spécifiquement de la terre d’Israël, et idéalement, elles doivent être apportées d’un endroit proche du Temple.
Méthode de récolte
Les émissaires du tribunal rabbinique sortaient la veille du jour férié (14 Nisan) et liaient les céréales encore attachées au sol, de manière à faciliter la récolte. Le moment de la récolte est la nuit du 16 Nisan, et si la récolte a lieu pendant la journée, le sacrifice est valable. Trois Seahs (mesure de volume) d’orge sont récoltés par trois hommes, avec trois faucilles, dans trois paniers. Il faut récolter des céréales fraîches et non sèches, mais les céréales sèches sont également valables.
Préparation de l’offrande
Les paniers contenant les trois Seahs sont apportés au Temple, et les grains d’orge sont battus, vannés et tamisés. Ensuite, ils sont grillés dans un récipient spécial appelé « abuv », un récipient en cuivre avec des trous, de sorte que les flammes touchent les grains. Après la torréfaction, les grains sont étalés dans la cour pour que le vent souffle sur eux. Ensuite, ils sont introduits dans des « moulins à gros grains » et moulus, puis les grains d’orge moulus sont tamisés treize fois, et un dixième d’un éphah de farine tamisée est prélevé à partir des trois Seahs d’orge pour l’offrande, qui est la mesure d’un Omer. Le reste des trois Seahs est racheté et peut être mangé par n’importe qui.
Offrande
Le 16 Nisan, après avoir offert le sacrifice supplémentaire et le sacrifice d’holocauste, mais avant d’avoir offert le sacrifice quotidien de l’après-midi, on prend l’Omer de farine d’orge, on le place dans un récipient pour le service sacré et on le mélange (en le pétrissant) avec un log d’huile d’olive.
Sur la farine mélangée à l’huile, on place une poignée de résine, comme pour les autres offrandes.
Après avoir mélangé, le prêtre prend l’offrande et la présente à l’est de la cour (d’où le nom « jour de l’offrande » pour le 16 Nisan), puis la place sur la corne sud-ouest, comme pour les autres offrandes.
Ensuite, le prêtre prélève une poignée de l’offrande et la fait brûler.
Le reste de l’offrande – considéré comme l’une des 24 dons sacerdotaux – est consommé par les prêtres comme les restes des autres offrandes.
Interdiction de manger du « חדש », le grain nouveau
Il existe une interdiction de manger des aliments à base des cinq sortes de céréales provenant de la nouvelle récolte avant l’offrande de l’Omer.
À l’époque du Temple, une fois l’Omer offert, il était permis de manger immédiatement du grain « חדש » nouveau.
Ceux qui étaient loin du Temple et ne pouvaient pas savoir exactement quand l’Omer avait été offert mangeaient à partir de midi et au-delà, « car ils savaient que le tribunal ne serait pas paresseux à ce sujet ».
Après la destruction du Temple, selon la loi, il était permis de manger du nouveau grain dès le matin du 16 Nisan, mais pour plusieurs raisons. Rabban Yohanan ben Zakkai a décrété que le jour de l’offrande (la présentation de l’Omer), c’est-à-dire le 16 Nisan, serait entièrement interdit.
Maïmonide tranche selon l’opinion de Rabbi Yehuda dans la Mishna, qu’en l’absence du Temple, toute la journée est interdite selon la Torah.
Les céréales qui ont germé avant l’Omer sont autorisées à partir de l’offrande. Cependant, si elles ont germé après l’Omer, il est interdit de les récolter et de les manger jusqu’à ce que l’Omer de l’année suivante soit offert.
Le Omer dans la Hassidout
Dans la Hassidout, l’offrande de l’Omer occupe une place importante car elle symbolise un processus spirituel de clarification et d’élévation de l’âme animale. L’âme animale représente la partie de notre être qui est attirée par les désirs et les besoins matériels, et le compte de l’Omer est un temps dédié à purifier et affiner cette partie de nous-mêmes.
L’utilisation spécifique de l’orge pour l’offrande de l’Omer est liée à la nature de cette céréale. Dans la tradition juive, l’orge est considérée comme une nourriture plus basse et plus grossière que le blé, qui est généralement associé à la spiritualité et à la Torah. L’orge est souvent considérée comme une nourriture pour les animaux plutôt que pour les êtres humains. Ainsi, le fait que l’offrande de l’Omer soit faite d’orge est en harmonie avec l’objectif de travailler sur l’aspect animal de notre âme.
Le processus de comptage de l’Omer dure 49 jours, pendant lesquels les Juifs sont encouragés à se concentrer sur l’amélioration de leurs traits de caractère et à grandir spirituellement. Chacun des sept premiers jours est associé à l’un des sept attributs émotionnels (sefirot) de la Kabbale, et les sept semaines complètes représentent un cycle complet de raffinement et de croissance spirituelle.
L’offrande de l’Omer en orge sert donc de rappel quotidien pendant cette période que le but de cette période est de travailler sur notre âme animale et de la raffiner. En offrant l’orge, qui symbolise notre nature animale, nous montrons notre désir et notre engagement à élever et à sanctifier même les aspects les plus bas et les plus matériels de nous-mêmes.
En fin de compte, l’offrande de l’Omer en orge nous rappelle que la spiritualité ne consiste pas seulement à nous élever au-dessus du monde matériel, mais aussi à travailler sur nous-mêmes pour transformer et élever notre nature animale, afin que nous puissions atteindre une harmonie et une unité plus profondes avec notre essence divine.
Le Rav Efraïm Mol, Hassid Habad et survivant de l’Holocauste, qui a été choisi pour réciter la prière « El Malé Rachamim » lors de la cérémonie du Yom Hashoah (la Journée du souvenir de la Shoah et du Souvenir) à « Yad Vashem », le soir du 27 du mois de Nissan et le lendemain matin, s’est effondré dimanche soir après avoir rencontré le Premier ministre et avant la répétition générale – et est hospitalisé au Centre médical Shaare Zedek dans un état grave. Récitez des Tehilim pour sa Réfouah : Efraïm Issi ben Blaha
Le Rav Efraïm Mol, survivant de l’Holocauste et Hassid Habad, qui a été choisi pour réciter la prière « El Malé Rachamim » lors de la cérémonie nationale de commémoration de l’Holocauste – s’est effondré hier soir (dimanche) à « Yad Vashem » et a été hospitalisé dans un état grave au Centre médical « Shaare Zedek » à Jérusalem.
Le Rav Mol, âgé de 85 ans, s’est effondré peu de temps après avoir rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahou et avant de participer à la répétition générale de la cérémonie nationale de commémoration de l’Holocauste à « Yad Vashem ».
Il souffre d’une hémorragie cérébrale et a besoin de prières. Son nom pour la prière – Efraïm Issi ben Blaha, pour une guérison complète et rapide parmi les autres malades du peuple d’Israël.
La prière « El Malé Rachamim » sera récitée à sa place par le chanteur Shuli Rand.
Hier, le Rav Mol a rencontré le Premier ministre Netanyahou, avec les allumeurs de torches, et lui a présenté une photo illustrant l’éternité du peuple juif. De plus, le Rav Mol a demandé à Netanyahou de faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher le phénomène de l’insoumission en Israël.
Binyamin Netanyahou a commenté sa rencontre avec Mol dans un post publié sur son compte Facebook. « L’un des survivants de l’Holocauste m’a envoyé aujourd’hui cette photo émouvante », a écrit Netanyahou. « D’un côté, des Juifs en uniformes rayés dans les camps d’extermination pendant l’Holocauste. De l’autre, des jeunes de grande taille en uniforme de l’armée de défense d’Israël.
« Une image qui illustre l’ampleur du changement dans l’histoire de notre peuple : d’un peuple battu et sans secours en exil, à une force émergente parmi les nations, enracinée dans notre patrie.
« En contemplant cette image, je suis renforcé par l’ordre des générations de défendre notre pays contre ceux qui cherchent à nous nuire, et la réalisation de cet ordre ne peut se faire que par une position ferme, une unité interne, épaule contre épaule. Am Israël Haï » (le peuple d’Israël vit).
Le Rav Mol devait participer à la cérémonie portant les médailles des guerres israéliennes auxquelles il a participé, aux côtés de son fils, R’ Yoël Mol, Hassid Habad et volontaire de la garde frontalière.
Le Rav Mol a déclaré avant la rencontre avec le Premier ministre : « Mon apparence à Habad, avec une longue barbe et un chapeau Hassidique, à côté des médailles des guerres auxquelles j’ai participé, dit tout… »
« Je bénirai le Premier ministre pour qu’il réussisse sans peur et sans hésitation à protéger le peuple d’Israël et la terre d’Israël. Nous avons un dénominateur commun : j’ai rencontré le Rabbi et lui aussi a rencontré le Rabbi. J’espère que cela continuera à l’inspirer dans son rôle important, comme cela m’a influencé ».
Décrivez ce que vous ressentez à l’approche de l’événement de demain, lorsque vous réciterez la prière « El Male Rachamim ».
« J’espère que mes petits-enfants et arrière-petits-enfants seront fiers de leur grand-père et arrière-grand-père. J’ai choisi mon fils R’ Yoël, qui porte le nom de mon père, qu’il repose en paix, pour se tenir à mes côtés avec l’uniforme de la garde frontalière, où il est volontaire depuis de nombreuses années. Ensemble, ce sera une double sanctification du Nom de D.ieu. ».
Photo : Ephraïm Mol à Bruxelles, 1942, avant de fuir vers la Suisse
Ephraïm (Freddy) Mol est né à Uccle, une banlieue de Bruxelles, en Belgique, le 9 mars 1938, fils unique de ses parents Reuven Yoel (Yulik) et Bella.
Ses parents et sa famille ont émigré en Belgique de Varsovie, leur lieu de naissance, juste après la Première Guerre mondiale. La famille vivait dans un appartement loué à Bruxelles. Le père, membre du mouvement Beitar, fabriquait des portefeuilles en cuir dans un atelier situé dans l’une des pièces de la maison, et la mère fabriquait des chapeaux pour femmes dans un autre atelier situé dans une autre pièce de la maison.
Photo : Réouven Mol, le père d’Ephraïm
En septembre 1942, les parents d’Ephraïm ont essayé de fuir la Belgique occupée par les nazis. Ils avaient prévu de se rendre en Suisse pour y trouver refuge. Ils sont arrivés en train à la ville de Besançon en France, non loin de la frontière suisse, et ont loué une chambre dans un petit hôtel. Les autorités suisses ont fermé la frontière aux réfugiés juifs, mais les parents d’Ephraïm ont appris qu’un résident de la ville aidait les Juifs à traverser la frontière la nuit en échange d’un paiement. Cet homme devait venir à l’hôtel la nuit suivante pour emmener Ephraïm et ses parents de l’autre côté de la frontière, mais à sa place, deux membres de la Gestapo sont venus à l’hôtel et les ont arrêtés.
Photo : Bella, la mère d’Ephraïm Mol
Ephraïm et ses parents ont été emmenés à la station de Gestapo située non loin de l’hôtel. L’un des Allemands a ordonné à deux policiers français de prendre Ephraïm. Sa mère a eu le temps de l’embrasser et de glisser deux photos dans sa poche : une d’elle et une de son père. Ephraïm ne savait pas qu’il ne les reverrait plus jamais. Le 18 septembre 1942, ses parents, Bella et Reuven, ont été déportés à Auschwitz, dans le convoi numéro 34 du camp de concentration de Drancy près de Paris, et ont été assassinés. Ephraïm a remis des pages de témoignage pour commémorer leur mémoire, ainsi que celle de ses grands-parents, Hinda et Yankel Dombinski, qui ont été tués dans l’Holocauste.
Les policiers ont amené Ephraïm, âgé de quatre ans, au monastère de Bezanson. Les religieuses se sont portées volontaires pour accueillir de nombreux jeunes enfants juifs dans leur monastère, comme Ephraïm. Après quelques semaines, Ephraïm fut envoyé à un orphelinat juif à Paris, avec d’autres enfants du monastère. Les autorités françaises collaboraient avec l’occupant nazi, mais permettaient encore aux citoyens juifs français de posséder un orphelinat, un hôpital et une maison de retraite.
Ephraïm fut adopté par les époux Vail, des Juifs français qui avaient une fille unique de 18 ans. Le couple souhaitait adopter un enfant juif de l’orphelinat. Ephraïm fut choisi grâce aux bons mots d’une des soignantes, et aussi parce qu’il parlait français. Ses parents adoptifs lui ont donné chaleur et amour.
Photo : Éphraïm Mol, France, 1942
Les Allemands et les Français ont capturé de très jeunes enfants juifs, et en 1942, ils ont suivi les traces d’Ephraïm depuis son séjour au monastère et ont failli le capturer. Lucy Cartier, une amie des parents adoptifs, les a hébergés chez elle et a trouvé une cachette pour Ephraïm dans un appartement en banlieue parisienne, où elle s’est occupée de tous ses besoins jusqu’à la libération. Plus tard, Mme Cartier a reçu la médaille des Justes parmi les Nations.
À l’été 1944, la région où Ephraïm résidait fut libérée.
photo : Ephraim Mol à Paris avant de s’enrôler dans l’armée française, années 1950
Les parents adoptifs d’Ephraïm étaient assimilés, il n’y avait aucun signe juif à la maison, et Ephraïm suivait le cursus scolaire officiel français. En 1956, lorsque Ephraïm avait 18 ans, la crise de Suez éclata, recevant une grande couverture médiatique en France. Les nouvelles l’ont amené à prendre conscience de son identité juive. Il s’est intéressé à Israël et a visité le pays à l’été 1957. La visite l’a enchanté, et il a voulu servir dans l’armée israélienne (Tsahal) plutôt que dans le service militaire obligatoire français. Selon un accord entre la France et Israël, cela était possible.
Photo : Ephraïm devant le corps français des transports dans la guerre d’Algérie devant son camion, fin des années 1950
Ses parents adoptifs s’opposaient fermement à l’idée et Ephraïm fut donc enrôlé dans l’armée française et participa à la guerre d’Algérie. En 1960, Ephraïm fut libéré du service militaire. Il monta en Israël et s’installa dans un kibboutz religieux, où il se maria, apprit les bases du judaïsme et travailla dans les champs et la laiterie. Il fut recruté dans Tsahal et servit dans des unités de combat de réserve. Lors d’une de ses périodes de service, il rencontra un Hassid de Habad et fut attiré par cette mouvance.
Photo : Ephraim Mol dans la Première Guerre du Liban, début des années 1980
Après cinq ans de vie pionnière au kibboutz, Ephraïm demanda à rejoindre la communauté Hassidique Habad. Il quitta le kibboutz avec sa femme et ses deux filles, et la famille déménagea à Jérusalem. Ephraïm travailla dans une usine de sécurité et continua à servir dans des unités de combat de réserve de Tsahal. Il participa à la guerre des Six Jours, à la guerre du Kippour et à la première guerre du Liban. Lorsqu’il prit sa retraite, il devint scribe spécialisé dans l’écriture des rouleaux de la Torah.
Photo : Ephraïm et sa femme Rachel ont une grande famille avec de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants.
En revenant sur les trois aspects – Création, Révélation et Rédemption – le Rav Jonathan Sacks, de mémoire bénie, répond à cette question importante en faisant référence aux philosophes modernes et aux grandes sociétés construites par des personnes profondément influencées par la Torah.
Les principes clés du judaïsme sont la création, la révélation et la rédemption. Ils nous fournissent trois chemins pour rencontrer D.ieu. Prenons d’abord la création.
La Création
L’un des plus grands scientifiques de notre époque, Lord Martin Rees, ancien astronome royal, président de la Royal Society et directeur du Trinity College à Cambridge, explique dans son livre « Just Six Numbers » que l’existence même de l’univers dépend de six constantes mathématiques dont la précision doit être telle que la probabilité de toute source d’énergie combustible se regroupant autour de ces six constantes est presque infiniment petite.
L’univers est donc finement ajusté pour l’émergence de la vie, ce qui ne pourrait pas être le résultat du simple hasard. De même, l’émergence de la vie elle-même à partir de la matière inanimée est à la fois intrinsèquement mystérieuse et va à l’encontre de l’un des principes fondamentaux de l’entropie, qui est que le monde perd progressivement de l’énergie et de l’ordre. La biologie fonctionne exactement de manière opposée, avec des organismes simples évoluant vers des organismes de complexité auto-organisée de plus en plus élevée. Sans un créateur intelligent, nous n’aurions aucun moyen de comprendre cela.
En observant la création, on comprend pourquoi Francis Collins, qui a dirigé le projet de séquençage du génome humain, est passé d’athée à croyant religieux. La seule explication valable pour le réglage fin de l’univers et l’émergence de la vie est un créateur intelligent, et il n’est pas nécessaire d’invoquer des concepts douteux comme le « dessein intelligent ».
La Révélation
Ensuite, concernant la révélation, la Torah est à la base du judaïsme. Les Juifs sont un peuple minuscule, peut-être 14 millions dans le monde aujourd’hui, et pourtant, les idées de la Torah ont inspiré deux autres grandes religions, le christianisme et l’islam, qui se considèrent également comme adorant le D.ieu d’Abraham. Cela représente 2,4 milliards de chrétiens et 1,6 milliard de musulmans, soit bien plus de la moitié de la population mondiale. Comment se fait-il qu’un homme, Abraham, qui a vécu il y a près de 4 000 ans, sans armée, sans empire, sans miracles ni prophéties bouleversantes, ait réussi à persuader plus de la moitié de la population mondiale ? Si ce n’est pas une preuve empirique à travers l’histoire de la vérité de la révélation, je ne sais pas ce que c’est.
La Rédemption
Quant à la rédemption, les grandes sociétés ouvertes de l’Occident ont été construites au XVIIe siècle par des personnes profondément immergées dans la Torah, telles que John Milton et John Locke en Angleterre, les calvinistes en Écosse et aux Pays-Bas, ou les puritains qui se sont rendus en Amérique dans les années 1620 et 1630. Ces personnes étaient inspirées par la Torah pour construire des sociétés libres, respectueuses de la dignité humaine et des droits. Et c’est la forme de rédemption la plus claire que nous ayons connue.
Chaque mouvement rédempteur qui a réussi, et il y en a eu beaucoup qui ont échoué, comme la révolution russe ou la révolution française qui étaient essentiellement des mouvements laïcs, a été basé sur la Torah, généralement de manière très explicite. Que nous examinions la création, la révélation ou la rédemption, je pense qu’il ne peut y avoir aucun doute que ces choses sont toutes d’origine divine.
Ce sont les trois voies qui nous conduisent à D.ieu.
Rav Jonathan Sacks, né en 1948 à Lambeth, Grand Londres, était un rabbin, professeur et lord britannique.
En 1968, un étudiant juif à l’Université de Cambridge a visité les États-Unis. Il a rencontré de nombreux leaders juifs et a cherché leurs conseils. Il a posé des questions philosophiques et a reçu des réponses perspicaces. Mais lorsqu’il a rencontré le Rabbi de Loubavitch, tout a changé.
Le Rabbi a lancé une série de défis: – « Combien d’étudiants juifs y a-t-il à Cambridge ? » – « Combien sont impliqués dans le judaïsme ? » – « Que faites-vous pour les rapprocher de leur héritage ? »
Le jeune Jonathan Sacks était abasourdi. Il avait prévu de faire un doctorat, pas de s’occuper de la sensibilisation religieuse. Il a commencé à s’excuser poliment: – « Étant donné la situation dans laquelle je me trouve… »
Le Rabbi l’a interrompu: – « Nous ne nous trouvons pas dans des situations. Nous nous y mettons. Et nous pouvons les changer si nous le souhaitons vraiment. »
Inspiré, Jonathan Sacks a changé de voie. Il est devenu un leader du judaïsme britannique.
De 1991 à 2013, il était grand rabbin des Congrégations hébraïques unies du Commonwealth et chef spirituel de l’United Synagogue, une fédération de 62 synagogues du judaïsme orthodoxe britannique.
En 2005, il a reçu le titre de chevalier et en 2009, il a été nommé à vie à la Chambre des lords avec le titre de baron Sacks d’Oldgeight. Il était engagé dans le dialogue interreligieux et a écrit plusieurs livres sur la relation entre la foi juive et la modernité. Après sa retraite en tant que grand rabbin, il a enseigné au King’s College de Londres, à l’université Yeshiva et à l’université de New York.
Il est considéré comme un penseur libéral qui favorise l’ouverture culturelle et qui présente le judaïsme comme une voix d’espoir dans le dialogue humain.
Rav Jonathan Sacks est décédé en 2020 à l’âge de 72 ans des suites d’un cancer.