Un pas de plus vers le Machia’h : la communauté juive de Sao Paulo célèbre l’inauguration du nouveau centre Habad

Un pas de plus vers le Machia’h : la communauté juive de Sao Paulo célèbre l’inauguration du nouveau centre Habad

Le nouveau centre Habad de Morumbi à Sao Paulo, au Brésil, a été inauguré lors d’une cérémonie marquée par la présence d’environ mille personnes. L’événement a célébré des années de travail acharné au sein de la communauté juive et l’ouverture du nouveau centre promet d’apporter une nouvelle ère passionnante pour la vie juive dans la région.

La foule comprenait des Juifs issus de diverses écoles et organisations de la communauté juive diversifiée de Sao Paulo, et un sentiment fort d’unité était palpable dans l’atmosphère.

Le Rav David Weitman, qui a fondé le centre il y a plus de 30 ans, a lu une lettre qui lui a été envoyée par le Rabbi en 1989 lors de l’ouverture du Habad Morumbi. Le Rav Shabtai Alperin, responsable de la construction des centres Habad à travers le Brésil, a souligné l’importance et la signification de la création de ces centres pour revitaliser la communauté juive.

Des psaumes spéciaux et des prières ont été récités par le Rav Hirschel Leib Biegun, émissaire vétéran au Brésil, et le Rav Laniado de la synagogue séfarade Beit Yaakov.

Le Rav David Goldberg, qui dirige Habad Morumbi avec sa femme Hani, a déclaré après l’événement : « Cela a laissé les gens avec un sentiment d’élévation spirituelle et d’inspiration d’une manière que je n’ai jamais vue auparavant. La chaleur, l’unité et le sentiment de connexion et de but étaient palpables. Nous sommes déterminés à utiliser ce nouveau centre pour améliorer la vie juive à Morumbi de manière sans précédent, pour en tirer beaucoup de joie pour le Rabbi et pour nous rapprocher de l’avènement du Machia’h. »

Le nouveau centre Habad de Morumbi à Sao Paulo est un exemple éclatant de la manière dont les centres Habad aident à renforcer et à soutenir les communautés juives à travers le monde. La cérémonie d’inauguration a non seulement célébré l’ouverture du centre, mais aussi l’unité et la solidarité de la communauté juive locale, montrant la force et la résilience de la vie juive au Brésil.

l’inauguration du nouveau centre Habad à Sao Paulo représente un tournant majeur pour la communauté juive locale. Ce magnifique centre servira non seulement à renforcer la vie juive dans la région, mais aussi à unir les membres de la communauté dans leur quête spirituelle et leur engagement envers les valeurs juives. Il est indéniable que la réalisation de projets tels que celui-ci contribue à l’accomplissement des préceptes de la Torah et prépare le terrain pour la venue du Machia’h. Puissions-nous continuer à travailler ensemble pour propager la lumière du judaïsme et accueillir cette ère tant attendue de paix, d’harmonie et de bonté universelle.

 

Les leçons du Baal Chem Tov : La puissance des paroles que nous prononçons

Les leçons du Baal Chem Tov : La puissance des paroles que nous prononçons

Rabbi Israël Baal Chem Tov, le fondateur du mouvement hassidique, a enseigné l’importance de la réalité spirituelle des paroles que nous prononçons. Selon lui, chaque mot que nous disons a un impact réel, que ce soit dans le monde physique ou spirituel.

 

La lecture de la Paracha de cette semaine expose les lois de Tsaraat (la « lèpre » biblique). Pourquoi cette maladie de peau était-elle si importante au point d’être l’objet de lois particulières de la Torah ? Le Midrach enseigne qu’il arrivait que des affections physiques soient les conséquences des actions de l’homme et que cette « lèpre » très spéciale était un résultat de la médisance.

La maison, les habits et la peau

La « lèpre » pouvait apparaître sur la peau, sur les habits voire même sur les murs de la maison. Le Midrach enseigne que la « lèpre » sur les murs était le premier signe d’une faute. Si l’on ignorait ce signe et que l’on continuait à pécher, la « lèpre » gagnait les vêtements. Et en cas d’occultation de ce second symptôme, la « lèpre » devenait alors une maladie dermatologique.

Une question de choix

Un examen attentif de la Paracha met à jour un point intéressant. Alors qu’elle évoque l’apparition de la « lèpre » sur les murs, la Torah dit : « Il se rendra chez le Cohen ». L’implication en est que, lorsqu’un malaise spirituel est négligé et qu’on le laisse s’envenimer, l’on peut s’y habituer et on finit par l’ignorer. C’est par leur propre volonté que ces « patients » ne se rendaient pas chez le Cohen. Il fallait que des amis attentionnés les y conduisent.

Quand apparaissait la « lèpre », un Juif devait rechercher le Cohen et non un dermatologue. Il est vrai que les médecins sont exercés à avoir accès aux forces curatives de D.ieu et peuvent guérir l’affection de la peau. Mais il s’agit pour eux de soigner les symptômes. Ils ne peuvent soigner la cause. Le Cohen conseillait et guidait selon les enseignements de la Torah. La cause était traitée et automatiquement une guérison totale en résultait.

Pour réfléchir

Aujourd’hui, nous n’observons plus les lois de cette « lèpre » puisque nous ne possédons plus le Temple ni la prêtrise. Les symptômes de la « lèpre » ne sont plus fréquents mais sa cause reste toujours présente. Encourager son ami à ne pas proférer de médisance et accepter un tel conseil de nos propres amis est une tâche délicate. Et pourtant le but en vaut la peine, la cause est cruciale et nous ne devons pas la négliger.

Les mots et les pierres

A Médziboch, la ville natale de Rabbi Israël Baal Chem Tov (fondateur du ‘hassidisme, 1698-1760), deux hommes se prirent d’une violente querelle. Un jour, alors qu’ils criaient avec colère l’un contre l’autre, l’un des deux s’écria : « Je vais te couper en pièces de mes propres mains ! »

Le Baal Chem Tov, qui était à la synagogue à ce moment-là, demanda à ses disciples de former un cercle, chacun tenant la main de son voisin, et de fermer les yeux. Rabbi Israël en fit de même et plaça ses mains sur les épaules de ses deux voisins, à sa gauche et à sa droite. Soudain, les disciples poussèrent un cri de terreur : derrière leurs yeux fermés ils voyaient l’homme en colère déchirer réellement en morceaux celui qu’il avait menacé de ces mots.

« Les mots sont comme des flèches », dit le Psalmiste, « et comme des charbons ardents. » Comme des flèches, explique le Midrach, car l’homme reste au même endroit et ses mots dévastent la vie de quelqu’un d’autre, à des milliers de kilomètres. Et comme un charbon ardent dont la surface extérieure est à demi éteinte mais dont l’extérieur reste enflammé. Ainsi les mots malveillants continuent-ils à endommager bien après que l’effet extérieur s’est éteint.

Les mots tuent de plusieurs manières. Parfois, ils mettent en marche une chaîne d’événements qui peuvent se réaliser comme une véritable prophétie. Parfois ils dévient de la cible du venin pour frapper un témoin innocent. Et parfois, ils reviennent, comme un boomerang, et s’abattent sur celui qui les a prononcés. Mais quelle que soit la route qu’ils empruntent, les mots de haine débouchent inévitablement sur des actions détestables, quelquefois des années voire des générations après qu’ils aient été prononcés. La nature humaine est telle que les pensées luttent pour s’exprimer verbalement et les mots cherchent leur réalisation dans des actions, souvent empruntant des chemins complexes que celui qui les a proférés n’aurait pas désirés ni anticipés.

Mais la force des mots va plus loin que son potentiel à les traduire en actions. Même si ce potentiel ne se réalise jamais, même si les mots prononcés ne se matérialisent pas dans ce « monde de l’action », ils continuent quand même à exister dans le plus spirituel « monde de la parole ». Car l’homme n’est pas un simple corps, il possède également une âme ; il n’est pas seulement un être physique, il est également une créature spirituelle. Au plan physique, les mots prononcés ne peuvent signifier que des actions potentielles, virtuelles. Mais dans la réalité de l’âme, elles sont réelles.

C’était ce que le Baal Chem Tov désirait montrer à ses disciples en leur permettant un regard furtif jeté dans le monde des mots habité par les âmes des deux protagonistes. Il voulait qu’ils comprennent que chaque mot que nous prononçons est réel, qu’il s’accomplisse ou non dans le « monde de l’action » où réside notre être physique. A un plan plus élevé, plus spirituel de la réalité, une réalité aussi vraie que l’est pour notre corps la réalité physique, chacune de nos paroles, bonne ou mauvaise, se réalise.

Il en va de même, bien sûr, au sens positif : une parole de louange, une parole d’encouragement est aussi bonne que si elle était réalisée, dans la réalité spirituelle de l’âme. Avant même qu’une bonne parole ait donné lieu à une bonne action, elle a déjà opéré un effet profond et durable sur l’intériorité de notre être et de notre monde.

Tazria-Metsora : « Juste avant la Délivrance finale tout le mal apparait à la surface, mais l’intérieur est complètement purifié! »

Tazria-Metsora : « Juste avant la Délivrance finale tout le mal apparait à la surface, mais l’intérieur est complètement purifié! »

Dans la Si’ha marquante de Tazria-Metsora 5751, le Rabbi explique comment la Tsaraat est une condition qui survient à la fin de la Galout, après l’achèvement de l’Avodat Habirourim (c’est pourquoi elle apparaît dans la Torah après la Parachat Tazria, qui fait référence à la naissance de l’âme du Machia’h).

À présent, nous nous trouvons à cette époque et en ce lieu – la fin de la Galout, après la fin des Birourim – la condition de la Tsaraat nous est pertinente.

Chaque Juif aujourd’hui peut être considéré comme étant au niveau de celui qui a accompli son Avoda et se trouve dans un état de Metsora – tout le mal apparait à la surface, mais l’intérieur est complètement purifié. Cela rappelle le jeu de mots des ‘Hazal selon lequel « Metsora » vient des mots «Motsi Ra», une référence au Lachone Hara, mais selon la Hassidout, nous pouvons le comprendre littéralement comme « expulser le mal » – tout le mal a été purgé de l’intérieur et son apparence extérieure est vraiment l’étape finale avant son éradication complète.

Le Maamar de l’Alter Rebbe dans le Likkoutei Torah et cette Si’ha du Rabbi expliquent comment les Orot Elyonim (« lumières divines élevées ») commencent à briller dans l’âme d’un Juif seulement après que la purification intérieure soit achevée.

Faute de Bitoul et de récipients appropriés pour recevoir ces Orot, les lumières divines du « Oneg » sont réarrangées pour devenir « Nega », lésion.

Il existe une autre forme de Tsaraat qui peut affecter une personne, de manière opposée, également évoquée dans le Maamar. L’Alter Rebbe explique que la lésion du Tsaraat qui apparaît sur la peau est une tache blanche sur la peau parce que la couleur blanche est un signe que la circulation sanguine est interrompue. Dans un corps sain, le cœur pompe le sang vers les membres, et les membres renvoient le sang vers le cœur (voir aussi Tanya, Igeret Hakodesh ch. 31). L’échec d’un membre à renvoyer le sang vers le cœur entraîne la tache blanche sur la peau, qui est la Tsaraat.

Le Rabbi, dans la Si’ha du 2 Nissan, 5748, explique comment le Roi est le cœur de la nation (comme l’écrit le Rambam) et tout comme le rôle du cœur est de pomper le sang, qui est la vie, vers les membres, de même le Roi donne la vie au peuple. Ensuite, dans un corps sain, les membres doivent renvoyer ce sang – la vie – à nouveau vers le cœur. De même, le peuple doit redonner la vie qui a reçu au Roi (par le Bitoul au Roi). Le Bitoul du peuple affectent la vie du Roi. L’échec de renvoyer le sang au cœur entraîne la lésion blanche qu’est le Tsaraat.

Le remède à la Tsaraat est le Bitoul, réalisé grâce à l’étude des Si’hot et des Maamarim du Rabbi.

Guemara Sota 13a et 13b par le Rav Menahem Altabé

Guemara Sota 13a et 13b par le Rav Menahem Altabé

Etude de la Guémara Sota 13a et 13 b par le Rav Yehiel Klein  (25mn)

Etude de la Guémara Sota 13a et 13 b par le Rav Yehiel Klein (25mn)

 

 

Etude de la Guémara Sota 13a et 13 b par le Rav Yehiel Klein  (25mn)

Etude de la Guémara Sota 12a et 12 b par le Rav Yehiel Klein (24mn)

י״ב א

דַּיְקָא נָמֵי דִּכְתִיב ״הַקְּנִזִּי״. שְׁמַע מִינַּהּ. ״עֲזוּבָה״ — זוֹ מִרְיָם, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ עֲזוּבָה — שֶׁהַכֹּל עֲזָבוּהָ מִתְּחִילָּתָהּ. ״הוֹלִיד״ — וַהֲלֹא מִינְסָב הֲוָה נָסֵיב לַהּ! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כָּל הַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה לְשֵׁם שָׁמַיִם — מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ יְלָדָהּ. ״יְרִיעוֹת״ — שֶׁהָיוּ פָּנֶיהָ דּוֹמִין לִירִיעוֹת. ״וְאֵלֶּה בָּנֶיהָ״ — אַל תִּקְרֵי בָּנֶיהָ אֶלָּא ״בּוֹנֶיהָ״, ״יֵשֶׁר״ — שֶׁיִּשֵּׁר אֶת עַצְמוֹ. ״שׁוֹבָב״ — שֶׁשִּׁיבֵּב אֶת יִצְרוֹ, ״וְאַרְדּוֹן״ — שֶׁרָדָה אֶת יִצְרוֹ, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: עַל שֶׁהָיוּ פָּנֶיהָ דּוֹמִין לְוֶרֶד. ״וּלְאַשְׁחוּר אֲבִי תְקוֹעַ הָיוּ שְׁתֵּי נָשִׁים חֶלְאָה וְנַעֲרָה״. ״אַשְׁחוּר״ — זֶה כָּלֵב, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ ״אַשְׁחוּר״ — שֶׁהוּשְׁחֲרוּ פָּנָיו בְּתַעֲנִיּוֹת. ״אֲבִי״ — שֶׁנַּעֲשָׂה לָהּ כְּאָב, ״תְּקוֹעַ״ — שֶׁתָּקַע אֶת לִבּוֹ לְאָבִיו שֶׁבַּשָּׁמַיִם. ״הָיוּ שְׁתֵּי נָשִׁים״ — נַעֲשָׂה מִרְיָם כִּשְׁתֵּי נָשִׁים. ״חֶלְאָה וְנַעֲרָה״ — לָא חֶלְאָה וְנַעֲרָה הֲוַאי, אֶלָּא בַּתְּחִילָּה חֶלְאָה, וּלְבַסּוֹף נַעֲרָה. ״וּבְנֵי חֶלְאָה צֶרֶת וְצֹהַר וְאֶתְנָן״. ״צֶרֶת״ — שֶׁנַּעֲשֵׂית צָרָה לְחַבְרוֹתֶיהָ. ״צֹהַר״ — שֶׁהָיוּ פָּנֶיהָ דּוֹמִין כַּכָּהֳרַיִם, ״אֶתְנָן״ — שֶׁכָּל הָרוֹאֶה אוֹתָהּ מוֹלִיךְ אֶתְנָן לְאִשְׁתּוֹ. ״וַיְצַו פַּרְעֹה לְכָּל עַמּוֹ״, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: אַף עַל עַמּוֹ גָּזַר. וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שָׁלֹשׁ גְּזֵירוֹת גָּזַר: בַּתְּחִילָּה ״אִם בֵּן הוּא וַהֲמִתֶּן אוֹתוֹ״, וּלְבַסּוֹף ״כָּל הַבֵּן הַיִּלּוֹד הַיְאֹרָה תַּשְׁלִיכֻהוּ״, וּלְבַסּוֹף אַף עַל עַמּוֹ גָּזַר. ״וַיֵּלֶךְ אִישׁ מִבֵּית לֵוִי״. לְהֵיכָן הָלַךְ? אָמַר רַב יְהוּדָה בַּר זְבִינָא: שֶׁהָלַךְ בַּעֲצַת בִּתּוֹ. תָּנָא: עַמְרָם גְּדוֹל הַדּוֹר הָיָה. כֵּיוָן שֶׁרָאָה שֶׁאָמַר פַּרְעֹה הָרָשָׁע ״כָּל הַבֵּן הַיִּלּוֹד הַיְאֹרָה תַּשְׁלִיכֻהוּ״, אָמַר: לַשָּׁוְא אָנוּ עֲמֵלִין, עָמַד וְגֵירַשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ. עָמְדוּ כּוּלָּן וְגֵירְשׁוּ אֶת נְשׁוֹתֵיהֶן. אָמְרָה לוֹ בִּתּוֹ: אַבָּא, קָשָׁה גְּזֵירָתְךָ יוֹתֵר מִשֶּׁל פַּרְעֹה. שֶׁפַּרְעֹה לֹא גָּזַר אֶלָּא עַל הַזְּכָרִים, וְאַתָּה גָּזַרְתָּ עַל הַזְּכָרִים וְעַל הַנְּקֵיבוֹת. פַּרְעֹה לָא גָּזַר אֶלָּא בָּעוֹלָם הַזֶּה, וְאַתָּה בָּעוֹלָם הַזֶּה וּלְעוֹלָם הַבָּא. פַּרְעֹה הָרָשָׁע — סָפֵק מִתְקַיֶּימֶת גְּזֵירָתוֹ, סָפֵק אֵינָהּ מִתְקַיֶּימֶת. אַתָּה צַדִּיק, בְּוַדַּאי שֶׁגְּזֵירָתְךָ מִתְקַיֶּימֶת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְתִגְזַר אוֹמֶר וְיָכָּם לָךְ״. עָמַד וְהֶחְזִיר אֶת אִשְׁתּוֹ, עָמְדוּ כּוּלָּן וְהֶחְזִירוּ אֶת נְשׁוֹתֵיהֶן. ״וַיִּקַּח״. ״וַיַּחְזִיר״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אָמַר רַב יְהוּדָה בַּר זְבִינָא: שֶׁעָשָׂה לוֹ מַעֲשֵׂה לִיקּוּחִין — הוֹשִׁיבָהּ בְּאַפִּרְיוֹן, וְאַהֲרֹן וּמִרְיָם מְרַקְּדִין לְפָנֶיהָ, וּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת אָמְרוּ ״אֵם הַבָּנִים שְׂמֵחָה״. ״אֶת בַּת לֵוִי״. אֶפְשָׁר בַּת מֵאָה וּשְׁלֹשִׁים שָׁנָה הָוְיָא וְקָרֵי לַהּ ״בַּת״, דְּאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: זוֹ יוֹכֶבֶד, שֶׁהוֹרָתָהּ בַּדֶּרֶךְ וְלֵידָתָהּ בֵּין הַחוֹמוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲשֶׁר יָלְדָה אוֹתָהּ לְלֵוִי בְּמִצְרָיִם״ — לֵידָתָהּ בְּמִצְרַיִם, וְאֵין הוֹרָתָה בְּמִצְרַיִם. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: שֶׁנּוֹלְדוּ בָּהּ סִימָנֵי נַעֲרוּת. ״וַתַּהַר הָאִשָּׁה וַתֵּלֶד בֵּן״. וְהָא הֲוָת מִיעַבְּרָא בֵּיהּ תְּלָתָא יַרְחֵי מֵעִיקָּרָא! אָמַר רַב יְהוּדָה בַּר זְבִינָא: מַקִּישׁ לֵידָתָהּ לְהוֹרָתָהּ: מָה הוֹרָתָהּ שֶׁלֹּא בְּצַעַר — אַף לֵידָתָהּ שֶׁלֹּא בְּצַעַר. מִכָּאן לְנָשִׁים צִדְקָנִיּוֹת שֶׁלֹּא הָיוּ בְּפִיתְקָהּ שֶׁל חַוָּה. ״וַתֵּרֶא אוֹתוֹ כִּי טוֹב הוּא״. תַּנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: ״טוֹב״ שְׁמוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״טוֹבִיָּה״ שְׁמוֹ. רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: הָגוּן לִנְבִיאוּת. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: נוֹלַד כְּשֶׁהוּא מָהוּל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בְּשָׁעָה שֶׁנּוֹלַד מֹשֶׁה, נִתְמַלֵּא הַבַּיִת כּוּלּוֹ אוֹר. כְּתִיב הָכָא: ״וַתֵּרֶא אוֹתוֹ כִּי טוֹב הוּא״, וּכְתִיב הָתָם: ״וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת הָאוֹר כִּי טוֹב״. ״וַתִּצְפְּנֵהוּ שְׁלֹשָׁה יְרָחִים״ — דְּלָא מְנוֹ מִצְרִיִּם אֶלָּא מִשָּׁעָה דְּאַהְדְּרַהּ, וְהִיא הֲוָת מִיעַבְּרָא בֵּיהּ תְּלָתָא יַרְחֵי מֵעִיקָּרָא. ״וְלֹא יָכְלָה עוֹד הַצְּפִינוֹ״. אַמַּאי? תִּצְפְּנֵיהּ וְתֵיזִיל! אֶלָּא, כֹּל הֵיכָא דַּהֲווֹ שָׁמְעִי מִצְרָאֵי דְּמִתְיְלִיד יָנוֹקָא, מַמְטוּ יָנוֹקֵי הָתָם כִּי הֵיכִי דְּלִישְׁמְעִינְהוּ וּמְעַוֵּי בַּהֲדַיְהוּ, דִּכְתִיב: ״אֶחֱזוּ לָנוּ שׁוּעָלִים שׁוּעָלִים קְטַנִּים וְגוֹ׳״. ״וַתִּקַּח לוֹ תֵּבַת גֹּמֶא״. מַאי שְׁנָא גּוֹמֶא? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִיכָּן לְצַדִּיקִים שֶׁמָּמוֹנָם חָבִיב עֲלֵיהֶן יוֹתֵר מִגּוּפָן. וְכָּל כָּךְ לָמָּה — לְפִי שֶׁאֵין פּוֹשְׁטִין יְדֵיהֶן בְּגָזֵל. רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: דָּבָר רַךְ, שֶׁיָּכוֹל לַעֲמוֹד בִּפְנֵי דָּבָר רַךְ וּבִפְנֵי דָּבָר קָשֶׁה. ״וַתַּחְמְרָה בַחֵמָר וּבַזָּפֶת״, תָּנָא: חֵמָר מִבִּפְנִים וְזֶפֶת מִבַּחוּץ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יָרִיחַ אוֹתוֹ צַדִּיק רֵיחַ רַע. ״וַתָּשֶׂם בָּהּ אֶת הַיֶּלֶד וַתָּשֶׂם בַּסּוּף״, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: יַם סוּף. רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: 

י״ב ב

אֲגַם, כְּדִכְתִיב: ״קָנֶה וָסוּף קָמֵלוּ״. ״וַתֵּרֶד בַּת פַּרְעֹה לִרְחוֹץ עַל הַיְאֹר״, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מְלַמֵּד שֶׁיָּרְדָה לִרְחוֹץ מִגִּלּוּלֵי [בֵּית] אָבִיהָ, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״אִם רָחַץ ה׳ אֵת צוֹאַת בְּנוֹת צִיּוֹן וְגוֹ׳״. ״וְנַעֲרֹתֶיהָ הוֹלְכוֹת וְגוֹ׳״, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הֲלִיכָה זוֹ אֶלָּא לְשׁוֹן מִיתָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״הִנֵּה אָנֹכִי הוֹלֵךְ לָמוּת״. ״וַתֵּרֶא אֶת הַתֵּיבָה בְּתוֹךְ הַסּוּף״, כֵּיוָן דַּחֲזוֹ דְּקָא בָעוּ לְאַצּוֹלֵי לְמֹשֶׁה, אָמְרוּ לָהּ: גְּבִירְתֵּנוּ, מִנְהָגוֹ שֶׁל עוֹלָם מֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם גּוֹזֵר גְּזֵירָה, אִם כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ אֵין מְקַיְּימִין אוֹתָהּ — בָּנָיו וּבְנֵי בֵיתוֹ מְקַיְּימִין אוֹתָהּ, וְאַתְּ עוֹבֶרֶת עַל גְּזֵירַת אָבִיךְ? בָּא גַּבְרִיאֵל וַחֲבָטָן בַּקַּרְקַע. ״וַתִּשְׁלַח אֶת אֲמָתָהּ וַתִּקָּחֶהָ״. רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי נְחֶמְיָה, חַד אָמַר: יָדָהּ, וְחַד אָמַר: שִׁפְחָתָהּ. מַאן דְּאָמַר יָדָהּ — דִּכְתִיב ״אַמָּתָהּ״. וּמַאן דְּאָמַר שִׁפְחָתָהּ — מִדְּלָא כְּתִיב ״יָדָהּ״. וּלְמַאן דְּאָמַר שִׁפְחָתָהּ, הָא אָמְרַתְּ בָּא גַּבְרִיאֵל וַחֲבָטָן בַּקַּרְקַע! דְּשַׁיַּיר לַהּ חֲדָא, דְּלָאו אוֹרְחַהּ דְּבַת מַלְכָּא לְמֵיקַם לְחוֹדַהּ. וּלְמַאן דְּאָמַר יָדָהּ, לִיכְתּוֹב ״יָדָהּ״! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִישְׁתַּרְבַּב אִישְׁתַּרְבּוֹבֵי. דְּאָמַר מָר: וְכֵן אַתָּה מוֹצֵא בְּאַמָּתָהּ שֶׁל בַּת פַּרְעֹה, וְכֵן אַתָּה מוֹצֵא בְּשִׁינֵּי רְשָׁעִים, דִּכְתִיב: ״שִׁנֵּי רְשָׁעִים שִׁבַּרְתָּ״, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אַל תִּיקְרֵי ״שִׁבַּרְתָּ״, אֶלָּא ״שֶׁרִיבַּבְתָּה״. ״וַתִּפְתַּח וַתִּרְאֵהוּ אֶת הַיֶּלֶד״. ״וַתֵּרֶא״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שֶׁרָאֲתָה שְׁכִינָה עִמּוֹ. ״וְהִנֵּה נַעַר בֹּכֶה״. קָרֵי לֵיהּ ״יֶלֶד״, וְקָרֵי לֵיהּ ״נַעַר״. תָּנָא: הוּא יֶלֶד וְקוֹלוֹ כְּנַעַר, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. אָמַר לוֹ רַבִּי נְחֶמְיָה: אִם כֵּן, עֲשִׂיתוֹ לְמֹשֶׁה רַבֵּינוּ בַּעַל מוּם. אֶלָּא, מְלַמֵּד שֶׁעָשְׂתָה לוֹ אִמּוֹ חוּפַּת נְעוּרִים בַּתֵּיבָה, אָמְרָה: שֶׁמָּא לֹא אֶזְכֶּה לְחוּפָּתוֹ. ״וַתַּחְמֹל עָלָיו וַתֹּאמֶר מִיַּלְדֵי הָעִבְרִים זֶה״. מְנָא יָדְעָה? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שֶׁרָאֲתָה אוֹתוֹ מָהוּל. ״זֶה״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מְלַמֵּד שֶׁנִּתְנַבְּאָה שֶׁלֹּא מִדַּעְתָּהּ — זֶה נוֹפֵל, וְאֵין אַחֵר נוֹפֵל. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, מַאי דִּכְתִיב: ״וְכִי יֹאמְרוּ אֲלֵיכֶם דִּרְשׁוּ אֶל הָאֹבוֹת וְאֶל הַיִּדְּעֹנִים הַמְצַפְצְפִים וְהַמַּהְגִּים״: צוֹפִין וְאֵינָם יוֹדְעִין מָה צוֹפִין, מְהַגִּים וְאֵינָן יוֹדְעִים מָה מְהַגִּים. רָאוּ שֶׁמּוֹשִׁיעָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל בַּמַּיִם הוּא לוֹקֶה, עָמְדוּ וְגָזְרוּ: ״כָּל הַבֵּן הַיִּלּוֹד הַיְאֹרָה תַּשְׁלִיכֻהוּ״. כֵּיוָן דְּשַׁדְיוּהּ לְמֹשֶׁה, אָמְרוּ: תּוּ לָא חָזֵינַן כִּי הָהוּא סִימָנָא, בַּטִּלוּ לִגְזֵירְתַּיְיהוּ. וְהֵם אֵינָן יוֹדְעִין שֶׁעַל מֵי מְרִיבָה הוּא לוֹקֶה. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי דִּכְתִיב ״הֵמָּה מֵי מְרִיבָה אֲשֶׁר רָבוּ״ — הֵמָּה שֶׁרָאוּ אִיצְטַגְנִינֵי פַּרְעֹה וְטָעוּ. וְהַיְינוּ דְּקָאָמַר מֹשֶׁה: ״שֵׁשׁ מֵאוֹת אֶלֶף רַגְלִי וְגוֹ׳״, אָמַר לָהֶן מֹשֶׁה לְיִשְׂרָאֵל: בִּשְׁבִילִי נִצַּלְתֶּם כּוּלְּכֶם. רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא אָמַר: אוֹתוֹ הַיּוֹם עֶשְׂרִים וְאֶחָד בְּנִיסָן הָיָה, אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִי שֶׁעָתִיד לוֹמַר שִׁירָה עַל הַיָּם בְּיוֹם זֶה — יִלְקֶה בְּיוֹם זֶה? רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא אָמַר: אוֹתוֹ הַיּוֹם שִׁשָּׁה בְּסִיוָן הָיָה, אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִי שֶׁעָתִיד לְקַבֵּל תּוֹרָה מֵהַר סִינַי בְּיוֹם זֶה — יִלְקֶה בְּיוֹם זֶה? בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בְּשִׁשָּׁה בְּסִיוָן, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ תְּלָתָא יַרְחֵי. דְּאָמַר מָר: בְּשִׁבְעָה בַּאֲדָר מֵת, וּבְשִׁבְעָה בַּאֲדָר נוֹלָד מֹשֶׁה, וּמִשִּׁבְעָה בַּאֲדָר וְעַד שִׁשָּׁה בְּסִיוָן תְּלָתָא יַרְחֵי. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בְּעֶשְׂרִים וְאֶחָד בְּנִיסָן, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אוֹתָהּ שָׁנָה מְעוּבֶּרֶת הָיְתָה: רוּבּוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן, וְרוּבּוֹ שֶׁל אַחֲרוֹן, וְאֶמְצָעִי שָׁלֵם. ״וַתֹּאמֶר אֲחוֹתוֹ אֶל בַּת פַּרְעֹה הַאֵלֵךְ וְקָרָאתִי לָךְ אִשָּׁה מֵינֶקֶת מִן הָעִבְרִיּוֹת״. וּמַאי שְׁנָא מֵעִבְרִיּוֹת? מְלַמֵּד שֶׁהֶחְזִירוּהוּ לְמֹשֶׁה עַל כָּל הַמִּצְרִיּוֹת כּוּלָּן, וְלֹא יָנַק, אָמַר: פֶּה שֶׁעָתִיד לְדַבֵּר עִם הַשְּׁכִינָה יִינַק דָּבָר טָמֵא? וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״אֶת מִי יוֹרֶה דֵעָה וְגוֹ׳״. לְמִי יוֹרֶה דֵּעָה וּלְמִי יָבִין שְׁמוּעָה — ״לִגְמוּלֵי מֵחָלָב וּלְעַתִּיקֵי מִשָּׁדַיִם״. ״וַתֹּאמֶר לָהּ בַּת פַּרְעֹה לֵכִי וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מְלַמֵּד שֶׁהָלְכָה בִּזְרִיזוּת כְּעַלְמָה. רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: ״הָעַלְמָה״ — שֶׁהֶעֱלִימָה אֶת דְּבָרֶיהָ. ״וַתֹּאמֶר לָהּ בַּת פַּרְעֹה הֵילִיכִי אֶת הַיֶּלֶד הַזֶּה״. אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מִתְנַבְּאָה וְאֵינָהּ יוֹדַעַת מָה מִתְנַבְּאָה, ״הֵילִיכִי״ — הָא שֶׁלִּיכִי. ״וַאֲנִי אֶתֵּן אֶת שְׂכָרֵךְ״. אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: לֹא דַּיָּין לַצַּדִּיקִים שֶׁמַּחְזִירִין לָהֶן אֲבֵידָתָן, אֶלָּא שֶׁנּוֹתְנִין לָהֶן שְׂכָרָן. ״וַתִּקַּח מִרְיָם הַנְּבִיאָה אֲחוֹת אַהֲרֹן וְגוֹ׳״. אֲחוֹת אַהֲרֹן וְלֹא אֲחוֹת מֹשֶׁה? אָמַר רַב עַמְרָם אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַב: מְלַמֵּד שֶׁהָיְתָה מִתְנַבְּאָה כְּשֶׁהִיא אֲחוֹת אַהֲרֹן,