Liste des poissons Cachers (Liste du Consistoire)

Liste des poissons Cachers (Liste du Consistoire)

  • Ablette
  • Aiglefin
  • Albacore
  • Alose
  • Anchois
  • Athérine
  • Bar
  • Barbeau ou Barbot
  • Barbue (le Turbot est interdit)
  • Beryx
  • Bogue
  • Bonite
  • Brême
  • Brochet
  • Cabillaud ou Cabilleau
  • Capélan
  • Capitaine
  • Carpe (La Carpe à Cuir est interdite)
  • Carpe miroir (Il faut vérifier la présence d’écailles)
  • Carpion
  • Carrelet
  • Chinchard
  • Colin
  • Colinot
  • Dorade (grise, rose, royale ou sébaste)
  • Eglefin
  • Eperlan
  • Empereur
  • Flet
  • Flétan
  • Gardon ou Rosse
  • Germon ou Thon blanc
  • Goujon
  • Grenadier
  • Grondin
  • Hareng
  • Hocki
  • Julienne
  • Liche
  • Lieu
  • Limande
  • Limande-Sole
  • Limande-Plie
  • Lingue
  • Loup ( le Filet de Loup et le Loup de mer sont interdits )
  • Maquereau
  • Merlan
  • Merlu ou Merluche
  • Merluchon
  • Mérou
  • Morue
  • Mostelle
  • Mulet ou Muge
  • Ombrine
  • Orphie
  • Pageot
  • Pagre
  • Patudo
  • Perche
  • Plie
  • Prêtre
  • Rascasse
  • Rouget
  • Saint Pierre (uniquement d’eau douce !)
  • Sandre
  • Sar doré ou Sargue
  • Sardine
  • Saumon (la Saumonette est interdite)
  • Sole
  • Sprat
  • Tacaud
  • Tanche
  • Thon
  • Truite
  • Truite saumonée
  • Véron
  • Vieille
  • Vivanneau
  • Vive ou Dragon de mer
Séder publics de Pessa’h au Beth Habad de Cusco : une expérience mémorable pour les jeunes touristes israéliens

Séder publics de Pessa’h au Beth Habad de Cusco : une expérience mémorable pour les jeunes touristes israéliens

 

Les Seder publics de Pessa’h au Beth Habad de Cusco sont une expérience unique pour les touristes, en particulier pour les jeunes Israéliens qui parcourent le monde. Chaque année, des centaines de voyageurs se réunissent pour célébrer cette fête juive majeure dans une atmosphère de camaraderie et de partage.

 

Pessa’h, également appelée la fête de la liberté, commémore la sortie des enfants d’Israël de l’esclavage en Égypte. Le séder est un repas rituel qui raconte cette histoire et qui se déroule pendant les deux premières nuits de la fête. Le Beth Habad de Cusco organise des Seder publics pour offrir aux voyageurs juifs l’occasion de célébrer ensemble, loin de chez eux.

Ces Seder publics attirent des centaines de touristes, dont un grand nombre de jeunes Israéliens. Les Israéliens en particulier, qui viennent de terminer leur service militaire et voyagent souvent en Amérique du Sud, trouvent dans ces Seder une occasion de se reconnecter à leurs racines et de se retrouver entre compatriotes. Les Seder sont également ouverts aux voyageurs juifs de toutes nationalités et origines, créant un melting-pot culturel unique.

Les Seder au Beth Habad de Cusco sont menés par le Rav Ofer Kripor et sont conduits en hébreu, avec des traductions et des explications en anglais et en espagnol. Les participants sont encouragés à poser des questions et à partager leurs expériences et leurs réflexions sur la signification de la fête. Les Seder sont également l’occasion d’apprendre les traditions et les coutumes de Pessa’h, telles que la lecture de la Haggadah, le récit de la sortie d’Égypte, la consommation de mets symboliques comme la matsa et les herbes amères, et la recherche de l’afikoman.

Le repas servi lors des Seder est préparé dans le respect des lois de la cacheroute et des coutumes de Pessa’h, avec un menu varié pour satisfaire les palais de tous les convives. Le Beth Habad met un point d’honneur à proposer des ingrédients locaux et des spécialités péruviennes adaptées à la fête, pour que les participants se sentent connectés à leur environnement et découvrent de nouvelles saveurs.

Les Seder publics de Pessa’h au Beth Habad de Cusco sont une expérience unique et enrichissante pour les voyageurs juifs. Ils offrent un espace pour renouer avec la tradition juive, partager des moments de joie et créer des souvenirs impérissables. Ces Seder sont le reflet de la mission de Habad-Loubavitch : unir les Juifs du monde entier et leur offrir un foyer spirituel, où qu’ils soient.

Le Beth Habad de Cusco

En mars 2006, Le Rav Ofer et Yael Kripor ont ouvert le premier Beth Habad pour les voyageurs en Amérique du Sud, situé à Cusco, au Pérou. Ce projet fait partie de la mission internationale de Habad-Loubavitch, initiée par le Rabbi de Loubavitch, qui a envoyé des milliers d’émissaires dans le monde entier pour unir et connecter les Juifs de tous horizons.

Après avoir passé deux ans en Inde et ayant eux-mêmes voyagé en tant que touristes, les Kripor ont compris le besoin crucial de soutien pour les nombreux routards juifs qui visitent l’Amérique du Sud. Le Beth Habad de Cusco est idéalement situé dans le centre historique de la ville, près de la Plaza de Armas. Ce lieu est devenu un point de rencontre pour les dizaines de milliers de voyageurs juifs qui affluent en Amérique du Sud.

Au fil des ans, le Beth Habad de Cusco a gagné en popularité et en notoriété grâce à son rôle central dans la vie des voyageurs juifs et à l’aide matérielle et spirituelle que les émissaires apportent à ceux qui en ont besoin. Que ce soit pour une aide d’urgence, comme dans les cas de vol de carte de crédit ou de téléphone portable, ou pour des situations plus graves nécessitant des soins médicaux ou une assistance quelconque, les émissaires sont dévoués pour aider.

Le Beth Habad de Cusco propose également un restaurant casher avec des saveurs de la maison, un accès Internet gratuit, des appels gratuits vers Israël et une oreille attentive pour ceux qui se sentent seuls ou nostalgiques. L’ambiance chaleureuse et conviviale attire les voyageurs qui souhaitent se connecter à leurs racines juives.

Les Kripor et leurs enfants, Rachel, Shneur, Shalom, Shayna, Mushka, Miriam et Eliyahu, sont là pour répondre à tous les besoins matériels et spirituels des voyageurs juifs. Ils sont heureux d’être une ressource pour tout problème, de donner des conseils sincères et d’aider dans toutes les situations, lors des voyages et dans la région environnante.

Ils sont ravis de voir les voyageurs profiter des services offerts par le Beth Habad de Cusco et sont reconnaissants pour le soutien et les dons qui leur permettent de poursuivre leur mission d’aider les voyageurs juifs. Leur travail s’inscrit dans la tradition et la vision du rabbin Schneerson, qui a œuvré pour unifier le peuple juif et diffuser la lumière du judaïsme à travers le monde.

Les centres Habad pour les voyageurs sont uniques en ce qu’ils se trouvent dans des lieux touristiques populaires, où jeunes et moins jeunes, de toutes origines, se rencontrent. Le Rabbi a légué à ses disciples l’héritage de l’amour du peuple juif et de la Torah, et ses émissaires travaillent sans relâche pour offrir un foyer chaleureux à tous les Juifs, où qu’ils se trouvent.














     
Guemara – Talmud Sota 10a et 10b par le Rav Menahem Altabé

Guemara – Talmud Sota 10a et 10b par le Rav Menahem Altabé

 

 

Hayom Yom du 25 Nissan :  L’effort de chacun dans le service de D.ieu doit être à la mesure de ses capacités

Hayom Yom du 25 Nissan : L’effort de chacun dans le service de D.ieu doit être à la mesure de ses capacités

העבודה היא בכל אדם לפי מהותו ומעלתו.

מי שיש בידו לנקוב [=לדלות ממעמקי הים] מרגליות או ללטוש אבנים טובות ועוסק בעבודת מלאכת אפיית לחם –

ומובן דוגמת כל זה בעבודה [בקדושה] – הגם שהיא עבודה ומלאכה הנצרכת במאוד, בכל זה לחטא יחשב לאיש ההוא.

L’effort de chacun dans le service de D.ieu doit être à la mesure de son caractère et de ses qualités.

Quelqu’un peut être capable d’enfiler des perles ou de tailler des pierres précieuses, mais se contenter de faire cuire du pain (l’équivalent de ces travaux pour le service de D.ieu sera aisément perçu).

Une telle personne accomplit sans nul doute une tache d’une grande utilité. Elle lui sera cependant comptée comme une faute.

Le Nassi du jour « Ephraïm » : Lundi 7 Nissan

Le Nassi du jour « Ephraïm » : Lundi 7 Nissan

בַּיּוֹם, הַשְּׁבִיעִי, נָשִׂיא, לִבְנֵי אֶפְרָיִם–אֱלִישָׁמָע, בֶּן-עַמִּיהוּד. קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת-כֶּסֶף אַחַת, שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ, מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף, שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ; שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים, סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן–לְמִנְחָה. כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב, מְלֵאָה קְטֹרֶת. פַּר אֶחָד בֶּן-בָּקָר, אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ-אֶחָד בֶּן-שְׁנָתוֹ–לְעֹלָה. שְׂעִיר-עִזִּים אֶחָד, לְחַטָּאת. וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים, בָּקָר שְׁנַיִם, אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה, כְּבָשִׂים בְּנֵי-שָׁנָה חֲמִשָּׁה: זֶה קָרְבַּן אֱלִישָׁמָע, בֶּן-עַמִּיהוּד.

Au septième jour, le phylarque des enfants d’Ephraïm, Elichama, fils d’Amihoud. Son offrande : une écuelle d’argent, du poids de cent trente sicles ; un bassin d’argent de soixante-dix sicles, au poids du sanctuaire, tous deux remplis de fleur de farine pétrie à l’huile, pour une oblation ; une coupe de dix sicles, en or, pleine de parfum ; un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour holocauste ; un jeune bouc, pour expiatoire ; et, pour le sacrifice de rémunération, deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d’un an. Telle fut l’offrande d’Elichama, fils d’Amihoud.

יְהִי רָצוֹן מִלְפָנֶיךָ יְיָ אֳלֹהַי וֵאלהֵי אֲבוֹתַי שֶׁתָּאִיר הָיוֹם בְּחַסְדְּךָ הַגָּדוֹל עַל נִשְׁמַתִין קָדִּישִׁין דְּמִתְחַדְשִׁין כְּצִפָּרִים וּמְצַפְצְפִין וּמְשַׁבְּחִין וּמְצַלְּאִין עַל עַמָּא קַדִּישָׁא יִשְׂרָאֵל. רִבּוֹנוֹ שֶל עוֹלָם תַּכְנִיס וּתְעַיֵיל הַנַּךְ צִיפָרֵי קַדִּישֵׁי לַאֲתַר קַדִּישָׁא דְּאִיתְמַר עֲלֵייה עַיִן לֹא רָאֲתָה אֳלֹהִים זוּלָתֶךָ. יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ יְיָ אֱלֹהַי וֵאלֹהֵי אֲבוֹתַי שֶׁבְּאִם אֲנִי עַבְדְּךָ מִשֵּׁבֶט אֶפְרָיִם שֶׁקָּרָאתִי בְּתוֹרָתֶךָ פַּרְשָׁה שֶׁל הַנָּשִׁיא הַיוֹם אֲזַי יָאִירוּ נָא עָלַי כָּל נִיצוֹצִין קַדִּישִׁין וְכָל הָאוֹרוֹת הַקְּדוֹשׁוֹת הַכְּלוּלוֹת בִּקְדוּשַׁת זֶה הַשֵּׁבֶט לְהָבִין וּלְהַשְׂכִּיל בְּתוֹרָתֶךָ וּבְיִרְאָתֶךָ לַעַשׂוֹת רֱצוֹנְךָ כָּל יְמֵי חַיַי אֲנִי וְזַרְעִי וְזֶרַע זַרְעִי מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם אָמֵן:

Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que dans Ta grande bonté Tu éclaires les âmes saintes qui se renouvellent comme des « oiseaux » et chantent et disent des louanges et prient au nom du peuple saint d’Israël. Maître du monde, recueille et fait entrer ces « oiseaux » sacrés dans le lieu saint dont il est dit : « Aucun œil ne l’a vu, sauf toi, ô Dieu. » Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que si moi, Ton serviteur, je suis de la tribu d’Ephraïm dont j’ai lu aujourd’hui dans Ta Torah la section du Nassi, que toutes les « étincelles » saintes et toutes les illuminations saintes qui sont incluses dans la sainteté de cette tribu brillent sur moi, pour me donner la compréhension et l’intelligence dans Ta Torah et la crainte de Toi, pour accomplir Ta volonté tous les jours de ma vie, moi et mes enfants et les enfants de mes enfants, de maintenant à jamais. Amen.

 

 

 

Texte et Audio : Chemini à la lumière du Dvar-Mal’hout, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Chemini à la lumière du Dvar-Mal’hout, par le Rav Yaacov Abergel

 

Une signification du Titre ‘Dvar-Mal’hout’

Le Rabbi déclare dans le ‘Dvar Mal’hout’ (Chemini) que ‘Moché a la capacité d’unir les enfants d’Israël avec le Saint béni soit-Il, car l’infini et le fini sont en lui’. En d’autres termes, ‘l’infini est en lui’ signifie que la force de la partie la plus profonde de l’âme de Moché, l’Essence de l’âme de Moché, ‘l’infini’, est dévoilée dans la partie ‘finie’ de son âme (la partie de son âme qui s’habille dans son corps : les forces de l’intellect dans le cerveau, les sentiments dans le cœur, la vitalité dans le sang).

Le Rabbi nous enseigne alors que l’humilité de Moché est la raison pour laquelle il a le mérite que l’infini soit dévoilé en son âme, et c’est à cela que se rapporte la déclaration du Pirkeï Avot selon laquelle : ‘Moché a reçu la Loi du Sinaï et l’a transmise à Yéochoua’ : la Montagne du Sinaï, par le fait qu’elle soit la plus basse parmi toutes les montagnes, exprime l’humilité et la soumission la plus totale vis à vis de l’Eternel, et le Rabbi révèle que ‘Moché a reçu la Loi du Sinaï’ signifie qu’il apprend du ‘Sinaï’, qu’il est animé par la plus grande humilité, et parfaitement soumis à D.ieu.

D’une certaine manière, la force de soumission de Moché et son exceptionnelle humilité sont peut-être liées au titre donné à l’ouvrage du Rabbi : ‘Dvar Mal’hout’. En effet, la ‘Hassidout nous enseigne que la Séfira de Mal’hout (la dernière Séfira du monde d’Atsilout) est qualifiée de ‘pauvre’ car elle ne possède pas une lumière qui lui est propre. Comme la lune qui reçoit toute sa lumière du soleil, la Séfira de Mal’hout reçoit toute sa lumière des autres Séfirot du monde d’Atsilout. A l’exemple de l’élève qui est parfaitement soumis à son Maître et qui de ce fait parvient finalement à le dépasser, la Séfira de Mal’hout finira dans les temps messianiques par s’élever au- dessus de toutes les Séfirot et à leur dispenser sa propre lumière, ainsi qu’il est dit au sujet des temps messianiques : ‘une épouse vertueuse est la couronne de son mari’.

Il en va de même pour la lune car dans les temps messianiques celle-ci ne recevra plus sa lumière du soleil mais dispensera sa propre lumière et deviendra aussi grande que le soleil, ainsi qu’il est dit : ‘la nuit brillera comme le jour’.

Le principe selon lequel l’annulation vis-à-vis de D.ieu provoque les plus hauts dévoilements divins transparaît à travers tous les enseignements du ‘Dvar Mal’hout’. L’image donnée par la ‘Hassidout d’une graine qui se putréfie dans le sol avant de donner naissance à une plante en est le parfait exemple, et elle s’accorde à l’image de la lune dont la taille diminue jour après jour dans l’obscurité du ciel jusqu’à finir par disparaître puis y renaître ensuite à nouveau.

‘Ton absence sera remarquée, ta place étant vide’ 

Dans le ‘Dvar Mal’hout’ (Chemini) le Rabbi cite le livre de Chmouel (1, 20, 18) : ‘Ton absence sera remarquée, ta place étant vide’. Dans ce verset, Yonathan s’adresse à David en lui faisant remarquer que son absence à la table du roi ne peut passer inaperçue. Sans l’ombre d’un doute, le Roi Chaoul se souviendra de David, en voyant qu’il ‘manque à sa place’. C’est précisément parce que David ‘manque’ à sa place que le Roi se ‘souvient’ de lui. Le Rabbi déclare qu’il en va de même pour la lune le jour de Roch ‘Hodech : c’est précisément après avoir diminuée de taille au point de disparaître (de ‘manquer à sa place’) que la lune renaît et grandit à nouveau dans le ciel.

D’après l’enseignement du Rabbi, ce principe s’applique à celui de l’obscurité qui précède la Délivrance. La Délivrance ‘manque à sa place’, c’est précisément ‘Parce qu’un Juif ne se trouve pas à sa véritable place, à la table de son Père, sur la terre sainte à Jérusalem, la ville sainte, dans le Beït-Ha-Mikdache, et c’est cette absence précisément qui aura pour effet que l’Eternel se souviendra de lui et le délivrera.’

A travers ces paroles du Rabbi, nous devons comprendre que c’est ce qui nous fait défaut qui nous permet par la suite d’atteindre le divin illimité. L’absence de David à la Table du Roi Chaoul est une allusion à l’attribut de Gvurah, au Tsimtsoum, à la limitation et à la dissimulation de la lumière divine. Le Rabbi nous dévoile que c’est précisément par l’attribut de Gvurah, le ‘fini’, que l’on peut accéder à ‘l’infini’, ainsi qu’il est dit : ‘celui qui accomplit la Torah dans la pauvreté finira par l’accomplir dans l’opulence’ (Rabbi Yonathan, Pirkeï Avoth).

Ainsi, peut-être est-ce à travers l’idée selon laquelle tout dévoilement divin passe nécessairement par la révélation de notre petitesse, que le Rabbi intitula son recueil ‘Dvar Mal’hout’. En effet, notre petitesse doit être comparable à celle de la Séfira de Mal’hout. A l’évidence, Mal’hout représente la ‘pauvreté’ qui mène à l’opulence, à l’exemple de cette graine qui disparaît dans la terre pour renaître ensuite, à celui de la lune qui disparaît pour réapparaître ensuite.

A l’exemple de Moché dont le nom disparaît dans la Paracha Tetsaveh, à celui du Rabbi qui demande à ses émissaires de ne pas mentionner son nom si cela s’avère nécessaire, c’est par le fait de s’annuler totalement à la volonté du Rabbi, le Moché de notre génération, que l’on parvient à renaître ensuite, à s’élever dans notre service divin dans la plus grande opulence.

‘Celui qui dit une chose qu’il n’a pas entendu de la bouche de son Maître, provoque que la présence divine quitte l’Assemblée d’Israël’ :

Dans notre Paracha, il est question du travail de Moché et d’Aaron, le huitième jour des Milouim, quand ils terminèrent d’apporter des sacrifices.
Il est écrit (9, 24) : ‘un feu sortit de devant l’Eternel et consuma sur l’Autel…Le peuple vit, ils prièrent’.

Dans le Likoutei Si’hot (‘Hélek 12, pages 49-51), le Rabbi explique que les mots ‘un feu sortit’ évoquent le ‘salaire’ d’Israël. De fait, leur service divin fut agréé par le Saint béni soit-Il quand Il fit régner alors sa présence au sein de l’Assemblée des enfants d’Israël.

Puis, dans les versets suivants (10, 1, 2) il est question des enfants d’Aaron, Nadav et Avihou, lesquels ‘apportèrent devant l’Eternel un feu étranger qu’Il ne leur avait pas ordonné (d’apporter). ‘Un feu sortit de devant l’Eternel, les consuma et ils moururent devant l’Eternel’.
Ainsi, les mêmes mots, ‘un feu sortit’, sont employés, une fois au début de la Paracha pour exprimer la présence de l’Eternel au milieu des enfants d’Israël, et une seconde fois pour exprimer la terrible punition que le Saint béni infligea aux fils d’Aaron.

Rachi explique, au nom de Rabbi Eliézer, que ‘Nadav et Avihou ne moururent que, parce qu’ils enseignèrent une loi devant Moché leur Maître’.

Les enfants d’Aaron ne sont pas morts à cause de leur service divin, au contraire, quand ils apportèrent des encens, ils provoquèrent un dévoilement divin, ‘un feu sortit’, comme ce fut le cas lorsque Moché et Aaron apportèrent des sacrifices. Cependant ils n’agirent pas selon un ordre divin, et le feu qui représente un dévoilement divin lorsqu’il est ordonné par D.ieu, ‘les consuma et ils moururent’.

Le Rabbi explique au sujet de Rabbi Eliézer que sa grande sagesse fut de nombreuses fois louées par les Sages d’Israël. Cependant, et malgré sa grandeur, Rabbi Eliézer déclara que ‘Celui qui dit une chose qu’il n’a pas entendu de la bouche de son Maître, provoque que la présence divine quitte l’Assemblée d’Israël’.

De fait, s’il nous est interdit de dire une chose que l’on n’a pas entendu de la bouche de notre Maître, combien est plus grande encore notre punition quand nous disons une telle chose devant notre Maitre lui-même.

Nadav et Avihou, enseignèrent une Halakha devant Moché qui était leur Maître, et ils en furent punis, et cela, même s’ils étaient eux-mêmes des Justes de ce monde.

A la lueur de cet enseignement de Rabbi Eliézer, rapporté par Rachi, le Rabbi semble faire une allusion à l’attachement qui nous lie à lui.

Le silence de l’Admour Hazaken

On raconte que l’Admour Hazaken gardait le silence lorsqu’il était assis à la table du Maguid de Mézeritch, son Maître, quand celui-ci donnait un cours de Torah.

Bien des années après avoir quitté le Maguid, un des élèves du Maguid se rendit chez l’Admour Hazaken. Il découvrit alors combien l’Admour Hazaken mit à profit l’enseignement qu’il reçut à la table du Maguid, et il déclara que de tous les élèves de Rabbi Dov Ber (le Maguid), l’Admour Hazaken fut celui qui ‘prit les meilleurs morceaux’.

Certes, tous ceux qui eurent le mérite d’entendre de la bouche du Maguid des paroles de Torah furent tous marqués par son enseignement, mais l’Admour Hazaken fut celui qui en fut le plus imprégné. L’explication à cela est toute simple. L’Admour Hazaken gardait le silence devant son Maitre. Cela signifie qu’il était un élève totalement soumis aux pensées, aux paroles et aux actes de son Maître. Et c’est précisément grâce à cette soumission que l’influence de son Maître le toucha au plus profond de son être, et ne le quitta pas tout au long de son existence en ce monde.

L’infini du ciel n’est pas sans évoquer la Sagesse de D.ieu, laquelle est insaisissable. La profondeur des mers et des océans n’est pas sans évoquer les secrets qui se cachent dans les mots divins de la Torah. La force infinie contenue dans la terre silencieuse, de faire pousser des fruits, des plantes et des arbres, n’est pas sans évoquer les commandements divins, lesquels sont justement accomplis au moyen de la poussière de la terre (Rachi).

Le Maître est celui qui nous permet de saisir cette sagesse infinie. Plus nous lui sommes soumis, plus nous voyageons avec lui au centre de la mer de la Torah, et découvrons la profondeur de ses secrets. Il nous élève vers les hauteurs des cieux de la Torah afin de libérer notre âme divine de ‘tout ce qui l’empêche de voir la lumière de l’Eïn-Sof’ (Tanya). Il nous fait voyager sur cette terre que nous foulons avec nos pieds et qui ne se plaint jamais pour cela, et nous enseigne ce que nous gagnons à lui ressembler.
Ainsi, lorsque nous parvenons à nous attacher à notre Maître, c’est un feu de vie et de bénédictions que nous faisons descendre du ciel.

Ce qui fait la particularité du Rabbi, c’est que notre soumission à ses enseignements n’exclut pas qu’il attend de chacun d’entre nous d’exprimer nos particularités. Chaque juif possède en effet une chose que l’autre ne possède pas. Aussi, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour exploiter les dons particuliers que l’Eternel nous a donnés. Nous devons exprimer nos propres qualités dans nos actes, et les inscrire dans le projet divin, de révéler le Machia’h en faisant de ce monde une demeure pour D.ieu. D’un autre côté, c’est précisément en nous soumettant aux enseignements du Rabbi que nous pouvons y parvenir, afin de provoquer, enfin, le dévoilement de notre Juste Machia’h, dès-à-présent avec l’aide de D.ieu.

Il est bien de mentionner ici que dans le Likouteï-Torah sur la Paracha Chemini, l’Admour Hazaken nous enseigne que le ‘Léviathan’ désigne le Tsaddik qui est attaché à la partie profonde de la Torah, et que le ‘Chor-ha-bar’ désigne le Tsaddik qui est attaché à la partie révélée de la Torah. Or, la Séouda Chlichit du Chabbat a précisément lieu au moment où se dévoile tout particulièrement le niveau de Yé’hida, l’Essence de l’âme Juive. Ce précieux moment est celui du dévoilement des secrets de la Torah, ‘Razin de Razin’. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons l’usage à cette occasion de chanter des Nigunim et d’écouter avec attention, juste après avoir chanté, un discours ‘Hassidique du Rabbi.

Le Rabbi sur le fait que le jour du 9 Av qui est le jour ou le Temple de Jérusalem fut détruit est aussi le jour de la naissance du Machia’h, le Rabbi souligne que la naissance du Machia’h eut lieu au moment de la prière de Min’ha qui précède ce moment du Chabbat, ‘Razin de Razin’.

Chaque Séouda Chlichit, durant chaque Chabbat, nous rappelle le festin de la Délivrance finale. Les Sages nous enseignent en effet que lors de la Délivrance, L’Eternel dressera une table pour les Tsaddikim et que chacun mangera de la chair du poisson (le Léviathan) de la viande du taureau sauvage (le Chor-ha-Bar), et boira du vin que L’Eternel garde en secret (le vin Méchoumar). A l’évidence ce festin possèdera une dimension spirituelle très élevée, notamment par le fait que chacun ressentira le lien profond entre la partie révélée de la Torah (symbolisée par le Chor-ha-Bar) et la partie la plus profonde de la Torah (symbolisée par le Léviathan). A l’image de l’Admour Hazaken et de tous les Maîtres de ‘Habad qui possèdent, chacun, la Connaissance des deux Luminaires de la Torah, et qui surtout, révèlent le lien qui les unit.

La cérémonie émouvante de la Bar Mitsva d’Hillel à l’école Chnéor d’Aubervilliers

La cérémonie émouvante de la Bar Mitsva d’Hillel à l’école Chnéor d’Aubervilliers

La cérémonie émouvante de la Bar Mitsva d’Hillel à l’école Chnéor d’Aubervilliers : un exemple d’amour du prochain et d’attente du Machia’h

 

L’école Chnéor d’Aubervilliers a été le théâtre d’une cérémonie émouvante pour célébrer la Bar Mitsva du jeune Hillel Benichou dont les parents vivent en Israël. Le garçon est désormais inscrit à l’école Yad Eliezer, une nouvelle structure mise en place pour aider les adolescents dans leur parcours éducatif et spirituel. L’école est en partenariat avec l’association Suzy Love Children et a été créée en mémoire du défunt Rav Eliezer Nisilevitch, président des institutions ChneOr et émissaire de la communauté.

La Bar Mitsva, rite de passage pour les jeunes garçons juifs de 13 ans, marque leur entrée dans la vie adulte et leur engagement envers les commandements de la Torah. La cérémonie d’Hillel a été un moment fort pour la communauté d’Aubervilliers, témoignant de la solidarité et du soutien mutuel entre familles et institutions éducatives.

L’école Yad Eliezer, où Hillel poursuivra ses études, est une initiative innovante visant à aider les adolescents en difficulté à trouver un environnement éducatif et spirituel adapté à leurs besoins. Elle a été fondée en partenariat avec l’association Suzy Love Children, qui œuvre pour le bien-être des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité.

Cette cérémonie émouvante a été également l’occasion d’exprimer l’amour du prochain, « Ahavat Israel », une valeur fondamentale du judaïsme. En cette période de l’Omer, qui relie la fête de Pessah à celle de Chavouot, les membres de la communauté ont manifesté leur unité et leur engagement mutuel, reflétant ainsi cette valeur.

Selon la tradition, c’est en cultivant l’amour du prochain et en renforçant les liens au sein de la communauté que l’on accélérera la venue imminente du Machia’h, le Messie annoncé par les prophètes. La cérémonie de la Bar Mitsva d’Hillel, dans ce contexte, prend une dimension spirituelle et eschatologique particulière.

En résumé, la célébration de la Bar Mitsva d’Hillel à l’école Chnéor d’Aubervilliers a été un événement marquant pour la communauté locale, mettant en lumière l’importance de l’amour du prochain et de l’attente du Machia’h. La nouvelle école Yad Eliezer, en partenariat avec l’association Suzy Love Children, incarne cet esprit de solidarité et d’engagement envers l’éducation et la croissance spirituelle des jeunes, perpétuant ainsi l’héritage de Rav Eliezer Nisilevitch zal.