4 Tamouz : Yortzait du Rav Menahem Mendel Futerfas (1906-1995)

4 Tamouz : Yortzait du Rav Menahem Mendel Futerfas (1906-1995)

Figure emblématique du mouvement Habad, le Rav Menachem Mendel Futerfas (1906-1995) a marqué l’histoire par son courage exceptionnel face à la répression soviétique. Emprisonné quatorze années dans les goulags sibériens pour avoir maintenu l’éducation juive clandestine, ce grand Hassid est devenu une légende vivante de la résistance spirituelle. Son parcours extraordinaire, de la Sibérie aux bancs de la Yechiva de Kfar Habad, témoigne d’une foi inébranlable qui continue d’inspirer les générations.

 

Le Rav Menachem Mendel Futerfas, surnommé affectueusement Reb Mendel, demeure l’une des figures les plus respectées du mouvement Habad du XXe siècle. Élève du célèbre Mashpia Reb Zalman Moishe HaYitzchaki, il a consacré sa vie à l’enseignement et à la préservation du judaïsme, même dans les conditions les plus extrêmes. Son emprisonnement de quatorze ans dans les camps soviétiques, conséquence directe de ses activités éducatives clandestines, n’a jamais entamé sa détermination. Libéré et autorisé à quitter l’URSS, il a rejoint sa famille à Londres avant de s’installer en Israël, où il a exercé comme Mashpia à la Yechiva Tom’hei Temimim de Kfar Habad dès 1973, marquant profondément ses étudiants par ses enseignements et ses récits extraordinaires.

Un parcours d’exception au service de l’éducation juive

Né en 1906, Menachem Mendel Futerfas grandit dans une époque de bouleversements pour les communautés juives d’Europe de l’Est. Disciple remarqué du Mashpia Reb Zalman Moishe HaYitzchaki, il développe très tôt une passion pour l’enseignement et la transmission des valeurs hassidiques.

C’est cette même passion qui le conduira vers son destin le plus redoutable : l’ouverture d’écoles juives clandestines en Union Soviétique, à une époque où le régime communiste réprime violemment toute expression religieuse. Ces Talmud Torah secrets représentent alors l’unique moyen de perpétuer l’éducation juive traditionnelle dans un contexte d’hostilité systématique.

Quatorze années de calvaire dans les goulags sibériens

L’arrestation de Reb Mendel marque le début d’une épreuve qui aurait brisé les plus solides. Condamné pour ses activités éducatives, il est déporté dans les goulags de Sibérie, où il affronte pendant quatorze longues années des conditions inhumaines : froid glacial, malnutrition chronique, promiscuité avec des criminels endurcis, violences quotidiennes et travail épuisant.

Pourtant, loin de se laisser abattre, Reb Mendel transforme cette épreuve en victoire spirituelle. Avec une détermination qui force l’admiration, il annonce dès son arrivée qu’aucune menace ne le contraindra jamais à travailler le Chabbat. Cette fermeté, exprimée avec une conviction si profonde, lui permet effectivement de respecter ce commandement fondamental tout au long de sa détention.

Plus remarquable encore, il parvient chaque année à se procurer au moins trente grammes de Matsa Chmoura pour Pessah, grâce aux colis alimentaires que sa famille peut lui envoyer. Lorsque la quantité le permet, il partage précieusement cette Matsa avec d’autres détenus juifs ou la conserve pour l’année suivante, témoignant d’une solidarité et d’une prévoyance exceptionnelles.

La libération et la mission en Israël

Après sa libération, Reb Mendel retrouve enfin sa famille à Londres, séparée depuis dix-huit ans. Mais sa véritable renaissance commence lorsque le Rabbi de Loubavitch, Menachem Mendel Schneerson, lui confie une mission particulière : devenir Mashpia à la Yechiva Tom’hei Temimim de Kfar Habad, en Israël.

Son arrivée à l’été 1973 marque le début d’une nouvelle légende. À Kfar Habad, ses Farbrengen deviennent rapidement célèbres. Ces rassemblements spirituels, où Reb Mendel partage ses enseignements et ses récits extraordinaires, attirent des hassidim de tout le pays et même de l’étranger.

 

 

L’engagement dans les campagnes du Rabbi

Malgré son âge avancé et ses difficultés physiques, Reb Mendel s’investit pleinement dans les campagnes de Mitsvot lancées par le Rabbi. Lorsque débute en juin 1967 la première campagne pour encourager la mise des Téfilines, il se joint immédiatement aux jeunes étudiants qui se rendent chaque vendredi à Rishon Letsion.

Ses difficultés de déplacement et sa maîtrise limitée de l’hébreu moderne n’entament pas sa détermination. Quand il balbutie avec son accent particulier : « Moi Juif, toi Juif, mets les Téfilines ! », sa sincérité désarme toutes les résistances. Interrogé sur cette obstination qui semble disproportionnée par rapport à ses capacités physiques, Reb Mendel révèle la profondeur de sa motivation.

Une philosophie de la réparation spirituelle

Sa réponse au Rav Cholom Feldman illustre parfaitement sa conception de la vie spirituelle. Il explique d’abord ressentir le besoin de « réparer » toutes les fois où il n’a pas pu mettre les Téfilines en prison : « Cette longue période où je n’avais pas de Téfilines me manque ! Je dois la réparer, et en mettant les Téfilines à d’autres Juifs, cela remplace un peu toutes les fois où je n’ai pas pu les mettre moi-même ! »

Sa seconde motivation révèle une humilité touchante : « Je veux agir, ne serait-ce que symboliquement, pour prouver mon attachement au Rabbi ! Sinon, en quoi pourrais-je prétendre être un Hassid du Rabbi ? » Cette approche concrète de la fidélité spirituelle caractérise toute sa philosophie.

Un maître de la sagesse quotidienne

Les enseignements de Reb Mendel se distinguent par leur ancrage dans l’expérience vécue. Ses récits de prison, qu’il partage avec parcimonie, regorgent de leçons profondes exprimées avec simplicité. L’histoire des cartes cachées dans la poche du gardien illustre parfaitement sa méthode : « Souvent nous cherchons loin ce que nous voulons, alors qu’il se trouve dans notre poche. »

Cette capacité à transformer les situations les plus sombres en enseignements lumineux fait de lui un maître unique, capable de toucher tous les publics par sa sagesse accessible.

Un héritage durable

Le Rav Menachem Mendel Futerfas quitte ce monde le 4 Tamouz 5755 (2 juillet 1995) et repose à Londres. Sa disparition marque la fin d’une époque, mais son influence perdure bien au-delà de sa mort physique.

Figure légendaire de Kfar Habad, Reb Mendel incarne la résistance spirituelle face à l’oppression et la capacité de transformer les épreuves en opportunités de croissance. Son exemple continue d’inspirer les hassidim du monde entier, témoignant que la foi authentique peut triompher des adversités les plus terribles.

Ses Farbrengen, immortalisés par de rares images où on le voit aux côtés d’autres grands hassidim comme le Rav Moshe Vishtaki, le Rav Berke Hein, le professeur Yirmiyahu Branover et le Rav Hershel Rivkin, demeurent des moments d’exception dans l’histoire du mouvement Habad.

L’héritage de Reb Mendel réside dans cette leçon fondamentale : même dans les ténèbres les plus épaisses, la lumière de la foi peut non seulement survivre, mais rayonner avec une intensité qui éclaire le chemin des générations futures.

 

 

Barouh Dayan Haemet : Mme Myriam a’h Marcovici a quitté ce monde le 3 Tamouz 5786

Barouh Dayan Haemet : Mme Myriam a’h Marcovici a quitté ce monde le 3 Tamouz 5786

Barouh Dayan Haémet — Béni soit le Juge de Vérité. C’est avec une immense tristesse que nous vous faisons part du départ de ce monde de Myriam Marcovici, rappelée à D.ieu le 3 Tamouz 5786 (18 juin 2026). Elle laisse derrière elle ses enfants et toute une communauté endeuillée, unis dans la douleur et dans la prière.

Déroulement de la levaya

La levaya (cérémonie funèbre) aura lieu aujourd’hui même,  Jeudi 18 juin à 14h30, à l’Hôpital Georges Pompidou — entrée principale
20, rue Leblanc — Chambre mortuaire, rez-de-chaussée, pôle A.

Inhumation en Israël

Le départ pour Israël est prévu dans la soirée.

L’inhumation se déroulera au cimetière de Beth Shemesh, vendredi matin.

והקיצו ורננו שוכני עפר והיא בתוכם
« Et ils se réveilleront et ils exulteront, ceux qui reposent dans la poussière — et elle sera parmi eux. »

Guimel Tamouz :  Kovets à imprimer et Michnayot commençant par les lettres initiales du prénom du Rabbi

Guimel Tamouz : Kovets à imprimer et Michnayot commençant par les lettres initiales du prénom du Rabbi

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(מ)
Lettre Mêm
traité Bera’hot, chapitre 1 – מסכת ברכות פרק א

משנה א
מֵאֵימָתַי קוֹרִין אֶת שְׁמַע בְּעַרְבִית. מִשָּׁעָה שֶׁהַכֹּהֲנִים נִכְנָסִים לֶאֱכֹל בִּתְרוּמָתָן , עַד סוֹף הָאַשְׁמוּרָה הָרִאשׁוֹנָה, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, עַד חֲצוֹת. רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, עַד שֶׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשָּׁחַר . מַעֲשֶׂה שֶׁבָּאוּ בָנָיו מִבֵּית הַמִּשְׁתֶּה, אָמְרוּ לוֹ, לֹא קָרִינוּ אֶת שְׁמַע. אָמַר לָהֶם, אִם לֹא עָלָה עַמּוּד הַשָּׁחַר, חַיָּבִין אַתֶּם .לִקְרוֹת. וְלֹא זוֹ בִּלְבַד, אֶלָּא כָּל מַה שֶּׁאָמְרוּ חֲכָמִים עַד חֲצוֹת, מִצְוָתָן עַד שֶׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשָּׁחַר. הֶקְטֵר חֲלָבִים וְאֵבָרִים, מִצְוָתָן עַד שֶׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשָּׁחַר. וְכָל הַנֶּאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד, מִצְוָתָן עַד שֶׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשָּׁחַר. אִם כֵּן, לָמָּה אָמְרוּ חֲכָמִים עַד חֲצוֹת, כְּדֵי לְהַרְחִיק אֶת הָאָדָם מִן הָעֲבֵירָה

Michna 1 :
A partir de quand lit-on le Chema Israël du soir ? Depuis le moment où les Cohanim reviennent pour consommer les prélèvements consacrés jusqu’à la fin de la première garde. Tels sont les propos de Rabbi Eliézer. Les Sages, en revanche, enseignent: «  Jusqu’au milieu de la nuit  ». Et, Rabban Gamliel dit : «  Jusqu’au lever du jour  ».

Une fois, ses fils rentrèrent d’un festin et ils lui dirent : «  Nous n’avons pas encore lu le Chema  ». Il leur répondit alors : «  Si le jour ne s’est pas encore levé, vous êtes tenus de le faire maintenant. Bien plus, toutes les pratiques que nos Sages ont limité à la première moitié de la nuit s’appliquent également jusqu’au lever du jour. Ainsi, la combustion des graisses et celle des membres des sacrifices peuvent être effectuées jusqu’au lever du jour. Les sacrifices qui ne sont consommables qu’une seule journée peuvent encore être mangés jusqu’au lever du jour. Dès lors, pourquoi les Sages parlent-ils de la première moitié de la nuit ? Afin d’écarter l’homme de la faute  ».

משנה ב
.מֵאֵימָתַי קוֹרִין אֶת שְׁמַע בְּשַׁחֲרִית. מִשֶּׁיַּכִּיר בֵּין תְּכֵלֶת לְלָבָן. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, בֵּין תְּכֵלֶת לְכַרְתִי. (וְגוֹמְרָהּ) עַד הָנֵץ הַחַמָּה. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, עַד שָׁלשׁ שָׁעוֹת, שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ בְּנֵי מְלָכִים לַעֲמוֹד בְּשָׁלשׁ שָׁעוֹת. הַקּוֹרֵא מִכָּאן וְאֵילָךְ לֹא הִפְסִיד, כְּאָדָם הַקּוֹרֵא בַתּוֹרָה

Michna 2 :
A partir de quand lit-on le Chema Israël du matin ? Dès que l’on distingue un fil d’azur d’un fil blanc. Rabbi Eliézer dit : «  Un fil d’azur d’un fil vert  ».
Et, l’on achève cette lecture avant le lever du soleil. Rabbi Yochoua dit : «  Jusqu’à la fin de la troisième heure du jour, car c’est alors que les princes ont coutume de se lever  ». Mais, celui qui le lit, passé ce délai, n’aura pas tout perdu. Car, il reçoit alors la récompense d’un homme qui lit la Torah.

משנה ג
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, בָּעֶרֶב כָּל אָדָם יַטוּ וְיִקְרְאוּ, וּבַבֹּקֶר יַעֲמְדוּ, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים ו) וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, כָּל אָדָם קוֹרֵא כְּדַרְכּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (שם) וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ. אִם כֵּן, לָמָּה נֶאֱמַר וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ, בְּשָׁעָה שֶׁבְּנֵי אָדָם שׁוֹכְבִים, וּבְשָׁעָה שֶׁבְּנֵי אָדָם עוֹמְדִים. אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן, אֲנִי הָיִיתִי בָא בַדֶּרֶךְ,.וְהִטֵתִילִקְרוֹת, כְּדִבְרֵי בֵית שַׁמַּאי, וְסִכַּנְתִּי בְעַצְמִי מִפְּנֵי הַלִּסְטִים. אָמְרוּ לוֹ, כְּדַי הָיִיתָ לָחוֹב בְּעַצְמְךָ, שֶׁעָבַרְתָּ עַל דִּבְרֵי בֵית הִלֵּל

Michna 3 :
Beth Chamaï enseigne : «  Le soir, chacun s’inclinera pour faire cette lecture et le matin, on se tiendra debout, ainsi qu’il est dit (Devarim 6, 7) : ‘quand tu te coucheras et quand tu te lèveras’  ». Mais, Beth Hillel dit : «  Chacun le lit comme il le veut, ainsi qu’il est dit (Devarim 6, 7) : ‘quand tu marcheras sur le chemin’. S’il en est ainsi, que signifie l’expression : ‘quand tu te coucheras et quand tu te lèveras’ ? Elle fait référence à l’heure où les hommes se couchent et à l’heure où ils se lèvent  ».
Rabbi Tarfon relate : «  J’avançai moi-même sur le chemin et je me suis incliné pour le lire, conformément à l’avis de Beth Chamaï. Je me suis alors trouvé en danger mortel, du fait des brigands  ». Les Sages lui répondirent : «  Tu aurais mérité d’en mourir et tu aurais été tenu pour responsable de ton sort, car tu as transgressé les propos de Beth Hillel  ».

משנה ד
.בַּשַּׁחַר מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם לְפָנֶיהָ וְאַחַת לְאַחֲרֶיהָ, וּבָעֶרֶב שְׁתַיִם לְפָנֶיהָ וּשְׁתַּיִם לְאַחֲרֶיהָ. אַחַת אֲרֻכָּה וְאַחַת קְצָרָה. מְקוֹם שֶׁאָמְרוּ לְהַאֲרִיךְ, אֵינוֹ רַשַּׁאי לְקַצֵּר. לְקַצֵּר, אֵינוֹ רַשַּׁאי לְהַאֲרִיךְ. לַחְתֹּם, אֵינוֹ רַשַּׁאי שֶׁלֹּא לַחְתֹּם. וְשֶׁלֹּא לַחְתֹּם, אֵינוֹ רַשַּׁאי לַחְתֹּם

Michna 4 :
Le matin, on dit deux bénédictions avant cette lecture et une après elle. Le soir, deux avant et deux après, une longue et une courte.
Là où les Sages ont instauré une bénédiction longue, on n’est pas autorisé à lui substituer une courte. Là où ils en ont fixé une courte, on n’est pas autorisé à la remplacer par une longue. Là où ils ont instauré une conclusion de bénédiction, on n’est pas autorisé à l’omettre. Là où ils n’ont pas fixé une telle conclusion, on n’est pas autorisé à l’introduire.

משנה ה
מַזְכִּירִין יְצִיאַת מִצְרַיִם בַּלֵּילוֹת. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, הֲרֵי אֲנִי כְּבֶן שִׁבְעִים שָׁנָה, וְלֹא זָכִיתִי שֶׁתֵּאָמֵר יְצִיאַת מִצְרַיִם בַּלֵּילוֹת, עַד שֶׁדְּרָשָׁהּ בֶּן זוֹמָא, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים טז) לְמַעַן תִּזְכֹּר אֶת יוֹם צֵאתְךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם כֹּל יְמֵי חַיֶּיךָ. יְמֵי חַיֶּיךָ, הַיָּמִים. כֹּל יְמֵי חַיֶּיךָ, הַלֵּילוֹת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, יְמֵי חַיֶּיךָ, הָעוֹלָם הַזֶּה. כֹּל .(יְמֵי חַיֶּיךָ), לְהָבִיא לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ

Michna 5 :
On fait mention de la sortie d’Egypte pendant les nuits. Rabbi Eléazar Ben Azarya dit : «  Je suis comme si j’étais âgé de soixante dix ans et je n’ai pas eu le mérite d’obtenir que la sortie d’Egypte soit mentionnée la nuit, jusqu’à ce que Ben Zoma l’établisse, ainsi qu’il est dit (Devarim 16, 3) : ‘afin que tu te souviennes du jour de ta sortie d’Egypte, tous les jours de ta vie’ : ‘les jours de ta vie’ correspond aux jours et ‘tous les jours de ta vie’ introduit les nuits’  ».
Mais, les Sages disent : «  ’les jours de ta vie’ correspond à ce monde et ‘tous les jours de ta vie’ introduit la période du Machia’h.  »

(נ) Lettre Noun
Traité Chabbat, chapitre 21 – מסכת שבת פרק כא

משנה א
.נוֹטֵל אָדָם אֶת בְּנוֹ וְהָאֶבֶן בְּיָד, וְכַלְכָּלָה וְהָאֶבֶן בְּתוֹכָהּ. וּמְטַלְטְלִין תְּרוּמָה טְמֵאָה עִם הַטְהוֹרָה וְעִם הַחֻלִּין. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אַף מַעֲלִין אֶת הַמְדֻמָּע בְּאֶחָד וּמֵאָה

Michna 1 :
Un homme, peut prendre son fils dans les bras alors que celui-ci tient une pierre à la main ou bien un panier contenant une pierre. De même, il peut transporter les prélèvements agricoles devenus impurs avec ceux qui sont encore purs et avec la récolte ordinaire.
Rabbi Yehouda enseigne : “ Il est même permis de confondre les prélèvements agricoles qui se sont mélangés avec la récolte ordinaire, par une quantité cent une fois plus importante ”.

משנה ב
הָאֶבֶן שֶׁעַל פִּי הֶחָבִית, מַטָהּ עַל צִדָּהּ וְהִיא נוֹפֶלֶת. הָיְתָה בֵין הֶחָבִיּוֹת, מַגְבִּיהָהּ וּמַטָהּ עַל צִדָּהּ וְהִיא נוֹפֶלֶת. מָעוֹת שֶׁעַל הַכַּר, נוֹעֵר אֶת הַכַּר וְהֵן נוֹפְלוֹת. הָיְתָה עָלָיו לִשְׁלֶשֶׁת, מְקַנְּחָהּ בִּסְמַרְטוּט. הָיְתָה שֶׁל עוֹר, נוֹתְנִין עָלֶיהָ מַיִם עַד שֶׁתִּכְלֶה

Michna 2 :
Si une pierre sert de bouchon à un tonneau, celle-ci peut être inclinée afin qu’elle tombe. Si la pierre se trouve entre les tonneaux, on peut soulever un tonneau et l’incliner pour la faire tomber.
Si de l’argent est posé sur un oreiller, on peut secouer l’oreiller pour le faire tomber. Si des déchets ont été déposés sur lui, on peut les essuyer avec un chiffon. Si l’oreiller était en cuir, on fera couler de l’eau sur lui, jusqu’à ce que les déchets disparaissent.

משנה ג
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, מַגְבִּיהִין מִן הַשֻּׁלְחָן עֲצָמוֹת וּקְלִפִּין. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, נוֹטֵל אֶת הַטַבְלָה כֻלָּהּ וּמְנַעֲרָהּ. מַעֲבִירִין מִלִּפְנֵי הַשֻּׁלְחָן פֵּרוּרִין פָּחוֹת מִכַּזַּיִת וְשֵׂעָר שֶׁל אֲפוּנִין וְשֵׂעָר שֶׁל עֲדָשִׁים, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַאֲכַל בְּהֵמָה. סְפוֹג, אִם יֶשׁ לוֹ עוֹר בֵּית אֲחִיזָה, מְקַנְּחִין בּוֹ, וְאִם לָאו, אֵין מְקַנְּחִין בּוֹ. (וַחֲכָמִים אוֹמְרִים) בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ, נִטָל בַּשַּׁבָּת, וְאֵינוֹ מְקַבֵּל טֻמְאָה

Michna 3 :
Beth Chamaï enseigne : «  On débarrasse les os et les épluchures de la table  ». Beth Hillel dit : «  On soulève toute la surface recouvrant la table et on la secoue  ».
On débarrasse les miettes de la table, même si elles ont moins que le poids d’une olive, de même que le duvet des fèves et des lentilles, car celles-ci peuvent constituer la nourriture des animaux.
On peut se servir, pour nettoyer, d’une éponge ayant une anse de cuir. Si elle n’en a pas, on ne s’en sert pas. Les Sages disent : «  Dans un cas comme dans l’autre, on peut la prendre pendant le Chabbat et elle ne contracte pas l’impureté  ».

(ח)
Lettre Heth

Traité Chabbat, chapitre 22 – מסכת שבת פרק כב

משנה א
חָבִית שֶׁנִּשְׁבְּרָה, מַצִּילִין הֵימֶנָּה מְזוֹן שָׁלשׁ סְעֻדּוֹת, וְאוֹמֵר לַאֲחֵרִים, בּוֹאוּ וְהַצִּילוּ לָכֶם, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִסְפֹּג. אֵין סוֹחֲטִין אֶת הַפֵּרוֹת לְהוֹצִיא מֵהֶן מַשְׁקִין, וְאִם יָצְאוּ מֵעַצְמָן, אֲסוּרִין. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אִם לָאוֹכָלִין, הַיּוֹצֵא מֵהֶן מֻתָּר, וְאִם לְמַשְׁקִין, הַיּוֹצֵא מֵהֶן אָסוּר. חַלּוֹת דְּבַשׁ שֶׁרִסְּקָן מֵעֶרֶב שַׁבָּת וְיָצְאוּ מֵעַצְמָן, אֲסוּרִין. וְרַבִּי אֶלִיעֶזֶר מַתִּיר

Michna 1 :
Lorsqu’un tonneau se brise pendant le Chabbat, on peut en prélever la quantité de nourriture nécessaire pour trois repas et dire à d’autres personnes : «  Venez, prélevez-en pour votre compte  », à condition de ne pas en éponger le contenu.
On ne presse pas les fruits pour en faire sortir le jus et, s’il sort de lui-même, celui-ci est interdit. Rabbi Yehouda dit : «  Si les fruits sont préparés comme des aliments solides, ce qui en sort est permis. S’ils sont pris comme liquides, ce qui en sort est interdit  ».
Si des pains de miel ont été liquéfiés à la veille du Chabbat et que le miel en a coulé de lui-même, celui-ci est interdit. Rabbi Eliézer le permet.

משנה ב
כָּל שֶׁבָּא בַחַמִּין מֵעֶרֶב שַׁבָּת, שׁוֹרִין אוֹתוֹ בַחַמִּין בַּשַּׁבָּת, וְכָל שֶׁלֹּא בָא בְחַמִּין מֵעֶרֶב שַׁבָּת, מְדִיחִין אוֹתוֹ בַחַמִּין בַּשַּׁבָּת, חוּץ מִן הַמָּלִיחַ הַיָּשָׁן (וְדָגִים מְלוּחִים קְטַנִּים) וְקוּלְיַס הָאִסְפָּנִין, שֶׁהֲדָחָתָן זוֹ הִיא גְמַר מְלַאכְתָּן

Michna 2 :
Ce qui a été cuit, à la veille du Chabbat peut être trempé dans l’eau chaude, pendant le Chabbat. Ce qui n’a pas été cuit, à la veille du Chabbat, peut, néanmoins, être rincé à l’eau chaude, pendant le Chabbat, à l’exception d’un poisson ancien en saumure, de petits poissons salés ou encore d’un maquereau, car c’est en les rinçant que l’on achève leur préparation.

משנה ג
שׁוֹבֵר אָדָם אֶת הֶחָבִית לֶאֱכֹל הֵימֶנָּה גְרוֹגְרוֹת, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּן לַעֲשׂוֹת כֶּלִי. וְאֵין נוֹקְבִין מְגוּפָה שֶׁל חָבִית, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים מַתִּירִין. וְלֹא יִקְּבֶנָּה מִצִּדָּהּ. וְאִם הָיְתָה נְקוּבָה, לֹא יִתֵּן עָלֶיהָ שַׁעֲוָה, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מְמָרֵחַ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, מַעֲשֶׂה בָא לִפְנֵי רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי בַּעֲרָב, וְאָמַר, חוֹשְׁשַׁנִי לוֹ מֵחַטָאת

Michna 3 :
Il est permis de briser un tonneau afin de consommer les figues qui s’y trouvent, à la condition de ne pas avoir l’intention d’en faire un instrument.
On ne perce pas le bouchon du tonneau, selon les propos de Rabbi Yehouda, mais les Sages le permettent. On ne le perce pas non plus sur son flanc et, s’il est déjà percé, on ne bouche pas l’orifice avec de la cire, de peur de la gratter.
Rabbi Yehouda raconte : «  Un cas similaire a été soumis à Rabban Yo’hanan Ben Zakaï dans la ville de Arav et il a dit : ‘J’ai bien peur que (ayant transgressé le Chabbat par inadvertance), il doive apporter un sacrifice de ‘Hatat’.  »

משנה ד
נוֹתְנִין תַּבְשִׁיל לְתוֹךְ הַבּוֹר בִּשְׁבִיל שֶׁיְּהֵא שָׁמוּר, וְאֶת הַמַּיִם הַיָּפִים בָּרָעִים בִּשְׁבִיל שֶׁיֵּצַּנּוּ, וְאֶת הַצּוֹנֵן בַּחַמָה בִּשְׁבִיל שֶׁיֵּחַמּוּ. מִי שֶׁנָּשְׁרוּ כֵלָיו בַּדֶּרֶךְ בַּמַּיִם, מְהַלֵּךְ בָּהֶן וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ. הִגִּיעַ לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, שׁוֹטְחָן בַּחַמָּה, אֲבָל לֹא כְנֶגֶד הָעָם

Michna 4 :
Il est permis d’introduire un plat dans une fosse pour le protéger, de l’eau potable dans celle qui ne l’est pas pour la refroidir ou de l’eau froide dans la chaude pour la réchauffer.
Celui qui, avançant sur son chemin, perd ses vêtements dans l’eau, peut poursuivre sa route sans crainte. Puis, parvenu dans une cour extérieure, il les étalera au soleil. Mais, il ne le fera pas en public.

משנה ה
הָרוֹחֵץ בְּמֵי מְעָרָה וּבְמֵי טְבֶרְיָא וְנִסְתַּפַּג, אֲפִלּוּ בְעֶשֶׂר אֲלֻנְטִיאוֹת, לֹא יְבִיאֵם בְּיָדוֹ , אֲבָל עֲשָׂרָה בְנֵי אָדָם מִסְתַּפְּגִין בַּאֲלְנְטִית אַחַת פְּנֵיהֶם יְדֵיהֶם וְרַגְלֵיהֶם, וּמְבִיאִין אוֹתָהּ בְּיָדָן

Michna 5 :
Celui qui se lave dans le bassin d’une grotte, ou bien dans les eaux de Tibériade, puis se sèche, même avec dix serviettes, ne pourra pas les déplacer dans sa main.
En revanche, dix hommes peuvent sécher leur visage, leurs mains et leurs pieds avec une seule serviette, puis la déplacer dans leurs mains.

משנה ו
סָכִין וּמְמַשְׁמְשִׁין (בִּבְנֵי מֵעַיִם), אֲבָל לֹא מִתְעַמְּלִין וְלֹא מִתְגָּרְדִין. אֵין יוֹרְדִין לְקוֹרְדִּימָא, וְאֵין עוֹשִׂין אַפִּקְטְוִיזִין, וְאֵין מְעַצְּבִין אֶת הַקָּטָן, וְאֵין מַחֲזִירִין אֶת הַשֶּׁבֶר. מִי שֶׁנִּפְרְקָה יָדוֹ וְרַגְלוֹ, לֹא יִטְרְפֵם בְּצוֹנֵן, אֲבָל רוֹחֵץ הוּא כְדַרְכּוֹ, וְאִם נִתְרַפָּא נִתְרַפָּא

Michna 6 :
On s’enduit le corps et on le masse, mais on ne fait pas d’exercice physique et l’on ne se gratte pas. On ne descend pas dans un fleuve boueux et l’on ne prépare pas de vomitif.
On ne redresse pas un petit enfant et l’on ne corrige pas une fracture. Si quelqu’un s’est déboîté la main ou le pied, il ne les plongera pas dans l’eau froide. En revanche, il peut les laver comme il le fait d’habitude et s’ils guérissent, c’est tant mieux.

(מ)
Lettre Mêm

Traité Chabbat, chapitre 24

משנה א
.מִי שֶׁהֶחְשִׁיךְ בַּדֶּרֶךְ, נוֹתֵן כִּיסוֹ לַנָּכְרִי, וְאִם אֵין עִמּוֹ נָכְרִי, מַנִּיחוֹ עַל הַחֲמוֹר. הִגִּיעַ לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, נוֹטֵל אֶת הַכֵּלִים הַנִּטָלִין בַּשַּׁבָּת, וְשֶׁאֵינָן נִטָלִין בַּשַּׁבָּת, מַתִּיר אֶת הַחֲבָלִים, וְהַשַּׂקִּין נוֹפְלִין מֵאֵלֵיהֶם

Michna 1 :
Celui-ci qui se trouve encore en chemin lorsque la nuit tombe peut confier sa bourse à un non Juif. Si aucun non Juif ne l’accompagne, il la déposera sur l’âne.
Parvenu dans la cour extérieure de la ville, il prendra les instruments qu’il est permis de porter pendant le Chabbat. Quant à ceux qu’il n’est pas permis de porter, il détachera les sangles de l’âne et les sacs tomberont d’eux-mêmes.

משנה ב
מַתִּירִין פְּקִיעֵי עָמִיר לִפְנֵי בְהֵמָה, וּמְפַסְפְּסִים אֶת הַכִּפִין, אֲבָל לֹא אֶת הַזִּירִין. אֵין מְרַסְּקִין לֹא אֶת הַשַּׁחַת וְלֹא אֶת הֶחָרוּבִין לִפְנֵי בְהֵמָה, בֵּין דַּקָּה בֵּין גַּסָּה. רַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר בֶּחָרוּבִין לַדַּקָּה

Michna 2 :
On détache des bottes de céréales devant un animal et l’on en éparpille les tiges, mais non les feuilles.
Il est interdit d’écraser le foin et les caroubes devant l’animal, qu’il s’agisse de petit ou de gros bétail. Mais, Rabbi Yehouda permet les caroubes pour le petit bétail.

משנה ג
אֵין אוֹבְסִין אֶת הַגָּמָל, וְלֹא דוֹרְסִין, אֲבָל מַלְעִיטִין. וְאֵין מַמְרִים אֶת הָעֲגָלִים, אֲבָל מַלְעִיטִין. וּמְהַלְקְטִין לַתַּרְנְגוֹלִין, וְנוֹתְנִין מַיִם לַמֻּרְסָן, אֲבָל לֹא גוֹבְלִים. וְאֵין נוֹתְנִין מַיִם לִפְנֵי דְבוֹרִים וְלִפְנֵי יוֹנִים שֶׁבַּשּׁוֹבָךְ, אֲבָּל נוֹתְנִין לִפְנֵי אֲוָזִים וְתַרְנְגוֹלִים וְלִפְנֵי יוֹנֵי הַרְדְּסִיּוֹת

Michna 3 :
On ne gave pas le chameau et l’on ne le nourrit pas contre son gré. En revanche, on peut lui faire passer sa nourriture. On n’introduit pas profondément la nourriture des veaux, mais on peut la faire passer. On nourrit la volaille et l’on verse de l’eau dans la pâtée qui leur est servie, mais on ne la remue pas.
On ne donne pas d’eau aux abeilles et aux colombes se trouvant dans le colombier. En revanche, on peut en donner aux oies, aux poulets et aux pigeons.

משנה ד
מְחַתְּכִין אֶת הַדְּלוּעִין לִפְנֵי הַבְּהֵמָה, וְאֶת הַנְּבֵלָה לִפְנֵי הַכְּלָבִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אִם לֹא הָיְתָה נְבֵלָה מֵעֶרֶב שַׁבָּת, אֲסוּרָה, לְפִי שֶׁאֵינָהּ מִן הַמּוּכָן

Michna 4 :
On peut découper les courges devant un animal et la dépouille d’une bête devant les chiens.
Rabbi Yehouda dit : «  Si cette dépouille n’était pas déjà prête à la veille du Chabbat, elle est interdite, parce qu’elle n’a pas été préparée  ».

משנה ה
מְפִירִין נְדָרִים בַּשַּׁבָּת, וְנִשְׁאָלִין לִדְבָרִים שֶׁהֵן לְצֹרֶךְ הַשַּׁבָּת. פּוֹקְקִין אֶת הַמָּאוֹר, וּמוֹדְדִין אֶת הַמַּטְלִית וְאֶת הַמִּקְוֶה. וּמַעֲשֶׂה בִימֵי אָבִיו שֶׁל רַבִּי צָדוֹק וּבִימֵי אַבָּא שָׁאוּל בֶּן בָּטְנִית, שֶׁפָּקְקוּ אֶת הַמָּאוֹר בְּטָפִיחַ וְקָשְׁרוּ אֶת הַמְּקֵדָּה בְגֶמִי, לֵידַע אִם יֵשׁ בַּגִּיגִית פּוֹתֵחַ טֶפַח אִם לָאו. וּמִדִּבְרֵיהֶן לָמַדְנוּ, שֶׁפּוֹקְקִין וּמוֹדְדִין וְקוֹשְׁרִין בַּשַּׁבָּת.

Michna 5 :
On peut annuler des vœux pendant le Chabbat et interroger le sage pour les vœux qui concernent le Chabbat.
On a le droit de fermer les volets. On peut mesurer le chiffon et le Mikwé. A l’époque du père de Rabbi Tsadok et de Abba Chaoul, fils de Botnit, il arriva que l’on ferme des volets avec de la glaise, que l’on rattache les débris d’argile avec de la paille afin de vérifier s’il y avait, dans l’auvent, une ouverture de la largeur d’un Tefa’h ou non.
Nous déduisons des propos de ces Sages qu’il est permis, pendant le Chabbat, de boucher, de mesurer et d’attacher.

(מ)
Lettre Mêm
Traité Erouvin, chapitre 1

משנה א
מָבוֹי שֶׁהוּא גָבוֹהַּ לְמַעְלָה מֵעֶשְׂרִים אַמָּה, יְמַעֵט. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אֵינוֹ צָרִיךְ. וְהָרָחָב מֵעֶשֶׂר אַמּוֹת, יְמַעֵט. וְאִם יֶשׁ לוֹ צוּרַת הַפֶּתַח, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא רָחָב מֵעֶשֶׂר אַמּוֹת, אֵין צָרִיךְ לְמַעֵט

Michna 1 :
Si la poutre d’une ruelle a été placée plus haut que vingt coudées, il faut l’abaisser, mais Rabbi Yehouda dit : “ Cela n’est pas nécessaire ”.
Si la ruelle est plus large que dix coudées, il faudra la réduire. Toutefois, si l’entrée a la forme d’une porte, il ne sera pas nécessaire de la réduire, même si elle est plus large que dix coudées.

משנה ב
הֶכְשֵׁר מָבוֹי, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, לֶחִי וְקוֹרָה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, לֶחִי אוֹ קוֹרָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, לְחָיַיִן. מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמַר תַּלְמִיד אֶחָד לִפְנֵי רַבִּי עֲקִיבָא, לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל מָבוֹי שֶׁהוּא פָחוּת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת, שֶׁהוּא (נִתָר) אוֹ בְלֶחִי אוֹ בְקוֹרָה, עַל מַה נֶחְלְקוּ, עַל רָחָב מֵאַרְבַּע אַמּוֹת וְעַד עֶשֶׂר, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, לֶחִי וְקוֹרָה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, אוֹ לֶחִי אוֹ קוֹרָה. אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא, עַל זֶה וְעַל זֶה נֶחְלְקוּ

Michna 2 :
Comment préparer une ruelle pour que l’on puisse y transporter des objets ? Beth Chamaï dit : “ Par un piquet et par une poutre ”. Beth Hillel dit : “ Ou bien par un piquet ou bien par une poutre ”. Rabbi Eliézer dit : “ Par deux piquets ”.
Un disciple dit, au nom de Rabbi Ichmaël, devant Rabbi Akiva : “ La discussion entre Beth Chamaï et Beth Hillel ne porte pas sur une ruelle de moins de quatre coudées, dans laquelle il peut être permis de porter ou bien par un piquet ou bien par une poutre. Sur quoi porte donc leur discussion ? Sur la ruelle qui a entre quatre et dix coudées de largeur. Dans ce cas, Beth Chamaï demande un piquet et une poutre, alors que Beth Hillel se suffit de l’un ou de l’autre ”.
Rabbi Akiva lui répondit : “ Leur discussion porte sur ces deux cas à la fois ”.

משנה ג
הַקּוֹרָה שֶׁאָמְרוּ, רְחָבָה כְּדֵי לְקַבֵּל אָרִיחַ, וְהָאָרִיחַ חֲצִי לְבֵנָה שֶׁל שְׁלֹשָה טְפָחִים, דַּיָהּ לַקּוֹרָה שֶׁתְּהֵא רְחָבָה טֶפַח, כְּדֵי לְקַבֵּל אָרִיחַ לְאָרְכּוֹ

Michna 3 :
La poutre dont parlent nos Sages doit être suffisamment large pour recevoir les matériaux de construction.
Ces matériaux de construction sont des demi briques d’une longueur de trois Tefa’h et il suffit que la poutre ait une largeur d’un Tefa’h pour recevoir ces matériaux de construction sur sa longueur.

משנה ד
רְחָבָה כְּדֵי לְקַבֵּל אָרִיחַ, וּבְרִיאָה כְּדֵי לְקַבֵּל אָרִיחַ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, רְחָבָה אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ בְּרִיאָה

Michna 4 :
La poutre doit être assez large pour recevoir les matériaux de construction et assez solide pour les supporter.
Rabbi Yehouda dit : “ Il suffit qu’elle soit assez large, même si elle n’est pas assez solide ”.

משנה ה
הָיְתָה שֶׁל קַשׁ אוֹ שֶׁל קָנִים, רוֹאִין אוֹתָהּ כְּאִלּוּ הִיא שֶׁל מַתֶּכֶת. עֲקֻמָה, רוֹאִין אוֹתָהּ כְּאִלּוּ הִיא פְשׁוּטָה. עֲגֻלָּה, רוֹאִין אוֹתָהּ כְּאִלּוּ הִיא מְרֻבַּעַת. כָּל שֶׁיֵשׁ בְּהֶקֵּפוֹ שְׁלשָׁה טְפָחִים, יֶשׁ בּוֹ רֹחַב טֶפַח

Michna 5 :
Si la poutre était en paille ou en jonc, on fait comme si elle était en fer. Si elle était tordue, on fait comme si elle était droite. Si elle était arrondie, on, fait comme si elle était carrée.
Si son pourtour est d’au moins trois Tefa’h, sa largeur a nécessairement un Tefa’h.

משנה ו
לְחָיַיִן שֶאָמְרוּ, גָּבְהָן עֲשָרָה טְפָחִים, וְרָחְבָּן וְעָבְיָן כָּל שֶׁהוּא. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, רָחְבָּן שְׁלשָׁה טְפָחִים

Michna 6 :
Le piquet dont parlent nos Sages a dix Tefa’h de hauteur, n’importe quelle largeur et n’importe quelle épaisseur.
Rabbi Yossi dit : “ Il doit avoir une largeur de trois Tefa’h.

משנה ז
בַּכֹּל עוֹשִׂין לְחָיַיִן, אֲפִלּוּ בְדָבָר שֶׁיֶשׁ בּוֹ רוּחַ חַיִים . וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר. וּמְטַמֵּא מִשּׁוּם גּוֹלֵל, וְרַבִּי מֵאִיר מְטַהֵר. וְכוֹתְבִין עָלָיו גִּטֵי נָשִׁים, וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי פּוֹסֵל

Michna 7 :
Toute matière peut être utilisée pour constituer un piquet, y compris ce qui est vivant, mais Rabbi Yossi l’interdit.
Si ce piquet a servi à recouvrir une tombe, il est impur, mais Rabbi Meïr le décrète pur. On peut rédiger sur lui l’acte de divorce d’une femme, mais Rabbi Yossi le Galiléen le disqualifie pour cet usage.

משנה ח
שְׁיָרָא שֶׁחָנְתָה בַבִּקְעָה וְהִקִּיפוּהָ בִּכְלֵי בְהֵמָה מְטַלְטְלִין בְּתוֹכָהּ, וּבִלְבַד שֶׁיְהֵא גָדֵר גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים וְלֹא יִהְיוּ פְרָצוֹת יְתֵרוֹת עַל הַבִּנְיָן. כָּל פִּרְצָה שֶׁהִיא כְעֶשֶׂר אַמּוֹת, מֻתֶּרֶת, מִפְּנֵי שֶׁהִיא כַפֶּתַח. יָתֵר מִכָּאן, אָסוּר

Michna 8 :
Si une caravane campe dans la plaine et que le campement est entouré par des instruments servant pour les animaux, on pourra transporter des objets à l’intérieur de ce périmètre, à condition que la barrière ait au moins dix Tefa’h de hauteur et que les parties ouvertes ne soient pas plus importantes que les parties fermées.
Chaque ouverture qui a dix coudées est permise, car elle est considérée comme une porte. Au-delà de cette largeur, elle est interdite.

משנה ט
מַקִּיפִין שְׁלשָׁה חֲבָלִים, זֶה לְמַעְלָה מִזֶּה וְזֶה לְמַעְלָה מִזֶּה, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין חֶבֶל לַחֲבֵרוֹ שְׁלשָׁה טְפָחִים. שִׁעוּר חֲבָלִים וְעָבְיָן,

Michna 9 :
On peut entourer ce campement au moyen de trois cordes, chacune se trouvant au dessus de l’autre, à condition que la distance entre deux cordes soit toujours inférieure à trois Tefa’h.
La mesure de l’épaisseur des cordes doit dépasser un Tefa’h, afin que l’ensemble ait plus de dix Tefa’h.

משנה י
מַקִּיפִין בַּקָּנִים, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין קָנֶה לַחֲבֵרוֹ שְׁלשָׁה טְפָחִים. בַּשְּׁיָרָא דִבְּרוּ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, לֹא דִבְּרוּ בַשְּׁיָרָא אֶלָּא בַהווֶֹה. כָּל מְחִצָּה שֶׁאֵינָהּ שֶׁל שְׁתִי וְשֶׁל עֵרֶב, אֵינָהּ מְחִצָּה. דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בַּר רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, אֶחָד מִשְּׁנֵי דְבָרִים. אַרְבָּעָה דְבָרִים פָּטְרוּ בַמַּחֲנֶה, מְבִיאִין עֵצִים מִכָּל מָקוֹם, וּפְטוּרִים מֵרְחִיצַת יָדַיִם, וּמִדְּמַאי, וּמִלְּעָרֵב

Michna 10 :
On peut également l’entourer avec des pieux, à condition que la distance entre deux pieux soit inférieure à trois Tefa’h. Ceci s’applique à la caravane, selon les propos de Rabbi Yehouda. Mais, les Sages disent : “ Cela ne se limite pas à la caravane, mais s’applique à toute situation courante. ”
Une barrière, pour être considérée comme telle, doit avoir des planches verticales et d’autres horizontales. Tel est l’avis de Rabbi Yossi, fils de Rabbi Yehouda. Les Sages, en revanche, disent : “ Les unes ou les autres ”.
Quatre permissions ont été données, dans un campement militaire. On peut y apporter du bois de n’importe quel endroit. On y est dispensé de se laver les mains. On n’y effectue pas les prélèvements agricoles au bénéfice du doute. On n’y fait pas d’Erouv entre les tentes.

(ע)
Lettre Aïn

Traité Cheviit, chapitre 1

משנה א
עַד אֵימָתַי חוֹרְשִׁין בִּשְׂדֵה הָאִילָן עֶרֶב שְׁבִיעִית. בֵּית שַׁמַאי אוֹמְרִים, כָּל זְמַן שֶׁהוּא יָפֶה לַפֶּרִי. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, עַד הָעֲצֶרֶת. וּקְרוֹבִין דִּבְרֵי אֵלוּ לִהְיוֹת כְּדִבְרֵי אֵלּוּ

Michna 1 :
Jusqu’à quand peut-on labourer un verger, à la veille de la septième année ? Beth Chamaï dit : “ Tant que cela est profitable aux fruits ”. Beth Hillel dit : “ Jusqu’à Chavouot ”.
Ces deux avis sont pratiquement concordants.

משנה ב
אֵיזֶהוּ שְׂדֵה הָאִילָן. כָּל שְׁלשָׁה אִילָנוֹת לְבֵית סְאָה, אִם רְאוּיִין לַעֲשׂוֹת כִּכַּר דְּבֵלָה שֶׁל שִׁשִּׁים מָנֶה בָּאִיטַלְקִי, חוֹרְשִׁים כָּל בֵּית סְאָה בִּשְׁבִילָן. פָּחוֹת מִכָּאן, אֵין חוֹרְשִׁין לָהֶן אֶלָא מְלֹא הָאוֹרֶה וְסַלוֹ חוּצָה לוֹ

Michna 2 :
Qu’appelle-t-on un verger ? Un champ qui a au moins trois arbres sur une surface d’une Séa.
Si ceux-ci peuvent produire un collier de figues d’une valeur de soixante Mané italiens, on labourera toute la Séa pour eux. S’ils produisent une quantité moindre, on ne laboure que la place qu’occupe l’homme cueillant les figues et son panier, se trouvant à l’extérieur par rapport à lui.

משנה ג
אֶחָד אִילַן סְרָק וְאֶחָד אִילַן מַאֲכָל, רוֹאִין אוֹתָן כְּאִלּוּ הֵם תְּאֵנִים. אִם רְאוּיִים לַעֲשׂוֹת כִּכַּר דְּבֵלָה שֶׁל שִׁשִּׁים מָנֶה בָּאִיטַלְקִי, חוֹרְשִׁים כָּל בֵּית סְאָה בִּשְׁבִילָן. פָּחוֹת מִכָאן, אֵין חוֹרְשִׁים לָהֶם אֶלָּא לְצָרְכָּן

Michna 3 :
Un arbre ne donnant pas de fruits et un arbre fruitier sont observés comme s’ils étaient des figuiers.
Ainsi, s’ils peuvent produire l’équivalent d’un collier de figues d’une valeur de soixante Mané italiens, on labourera toute la Séa pour eux. S’ils en produisent une quantité moindre, on ne labourera qu’en fonction de leur besoin.

משנה ד
הָיָה אֶחָד עוֹשֶׂה כִּכַּר דְּבֵלָה וּשְׁנַיִם אֵין עוֹשִׂין, אוֹ שְׁנַיִם עוֹשִׂין וְאֶחָד אֵינוֹ עוֹשֶׂה, אֵין חוֹרְשִׁין לָהֶם אֶלָא לְצָרְכָּן, עַד שֶׁיִּהְיוּ מִשְׁלשָׁה וְעַד תִּשְׁעָה. הָיוּ עֲשָׂרָה, מֵעֲשָׂרָה וּלְמַעְלָה, בֵּין עוֹשִׂין בֵּין שֶׁאֵינָן עוֹשִׂין, חוֹרְשִׁין כָּל בֵּית סְאָה בִּשְׁבִילָן. שֶׁנֶּאֱמַר (שמות לד) בֶּחָרִישׁ וּבַקָצִיר תִּשְׁבֹּת, אֵין צָרִיךְ לוֹמַר חָרִישׁ וְקָצִיר שֶׁל שְׁבִּיעִית, אֶלָּא חָרִישׁ שֶׁל עֶרֶב שְׁבִיעִית שֶׁהוּא נִכְנָס בַּשְּׁבִיעִית, וְקָצִיר שֶׁל שְׁבִיעִית שֶׁהוּא יוֹצֵא לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר, מֶה חָרִישׁ רְשׁוּת, אַף קָצִיר רְשׁוּת, יָצָא קְצִיר הָעֹמֶר

Michna 4 :
Si un arbre fournit bien un collier de figues, mais non les deux autres, ou bien si deux en fournissent, mais non le troisième, on ne labourera qu’en fonction de leur besoin. Il doit y avoir au moins trois arbres et jusqu’à neuf.
S’il y a dix arbres ou plus, qu’ils produisent un collier de figues ou non, on labourera toute la Séa pour eux, ainsi qu’il est dit (Chemot 34, 21) : “ Tu cesseras de labourer et de récolter ”. Ceci s’applique non seulement au labourage et à la récolte de la septième année, mais aussi à ceux de la veille de cette septième année, s’y introduisant et à ceux de la septième année, s’introduisant dans l’année suivante.
Rabbi Ichmaël précise : “ Tout comme le labourage dont il est ici question est un acte permis, la récolte qui est mentionnée là est également un acte permis. Ceci exclut la récolte de Mitsva, celle de l’Omer. ”

משנה ה
שְׁלשָׁה אִילָנוֹת שֶׁל שְׁלשָׁה אֲנָשִׁים, הֲרֵי אֵלּוּ מִצְטָרְפִין, וְחוֹרְשִׁין כָּל בֵּית סְאָה בִּשְׁבִילָן . וְכַמָּה יְהֵא בֵינֵיהֶם , רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא הַבָּקָר עוֹבֵר בְּכֵלָיו

Michna 5 :
Trois arbres appartenant à trois personnes s’additionnent et l’on labourera toute la Séa pour eux.
Quelle distance doit-il y avoir entre eux ? Rabban Gamliel répond : “ Celle qui est nécessaire pour que passe le bétail, avec ses ustensiles ”.

משנה ו
עֶשֶׂר נְטִיעוֹת מְפֻזָּרוֹת בְּתוֹךְ בֵּית סְאָה, חוֹרְשִׁין כָּל בֵּית סְאָה בִּשְׁבִילָן, עַד רֹאשׁ הַשָּׁנָה . הָיוּ עֲשׂוּיוֹת שׁוּרָה וּמֻקָּפוֹת עֲטָרָה, אֵין חוֹרְשִׁין לָהֶם אֶלָּא לְצָרְכָּן

Michna 6 :
Si dix plants de culture se répartissent sur une surface d’une Séa, on peut labourer toute la Séa pour eux, jusqu’à Roch Hachana.
S’ils sont regroupés et entourés d’une haie, on ne labourera qu’en fonction de leur besoin.

משנה ז
הַנְּטִיעוֹת וְהַדְּלּוּעִים, מִצְטָרְפִין לְתוֹךְ בֵּית סְאָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, כָּל עֲשָׂרָה דְלּוּעִים לְבֵית סְאָה, חוֹרְשִׁין כָּל בֵּית סְאָה עַד רֹאשׁ הַשָּׁנָה

Michna 7 :
Les plants de culture et les grandes citrouilles s’additionnent, à l’intérieur d’une surface d’une Séa.
Rabban Chimeon Ben Gamliel dit : “ S’il y a dix grandes citrouilles sur une surface d’une Séa, on pourra labourer toute la Séa, jusqu’à Roch Hachana. ”

משנה ח
עַד אֵימָתַי נִקְרְאוּ נְטִיעוֹת. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר, עַד שֶׁיָּחֹלּוּ. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, בַּת שֶׁבַע שָׁנִים. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, נְטִיעָה כִשְׁמָהּ. אִילָן שֶׁנִּגְמַם וְהוֹצִיא חֲלִיפִין, מִטֶפַח וּלְמַטָה כַּנְּטִיעָה, מִטֶפַח וּלְמַעְלָה, כָּאִילָן, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן

Michna 8 :
A partir de quand peut-on parler de plants de culture ? Rabbi Eléazar Ben Azarya dit : “ Dès l’instant où ils sont permis aux profanes ”. Rabbi Yochoua dit : “ A l’issue de sept ans ”. Rabbi Akiva dit : “ Tant qu’ils sont qualifiés de plants ”.
Quand un arbre a été coupé et qu’il a produit de nouvelles branches, si celles-ci ont moins d’un Tefa’h, il s’agit d’un plant de culture. Si elles ont plus d’un Tefa’h, il s’agit d’un arbre. Tels sont les propos de Rabbi Chimeon.

(נ)
Lettre Noun

Traité Sanhédrin, chapitre 6

משנה א
נִגְמַר הַדִּין, מוֹצִיאִין אוֹתוֹ לְסָקְלוֹ. בֵּית הַסְּקִילָה הָיָה חוּץ לְבֵית דִּין, שֶׁנֶּאֱמַר (ויקרא כד) הוֹצֵא אֶת הַמְקַלֵּל. אֶחָד עוֹמֵד עַל פֶּתַח בֵּית דִּין וְהַסּוּדָרִין בְּיָדוֹ (וְאָדָם אֶחָד רוֹכֵב), הַסּוּס רָחוֹק מִמֶּנּוּ כְּדֵי שֶׁיְּהֵא רוֹאֵהוּ . אוֹמֵר אֶחָד יֶשׁ לִי לְלַמֵד עָלָיו זְכוּת, הַלָּה מֵנִיף בַּסּוּדָרִין וְהַסּוּס רָץ וּמַעֲמִידוֹ. וַאֲפִלּוּ הוּא אוֹמֵר יֶשׁ לִי לְלַמֵּד עַל עַצְמִי זְכוּת, מַחֲזִירִין אוֹתוֹ אֲפִלּוּ אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה פְעָמִים , וּבִלְבַד שֶׁיֵּשׁ מַמָּשׁ  בִּדְבָרָיו. מָצְאוּ לוֹ זְכוּת, פָּטָרוּהוּ, וְאִם לָאו, יוֹצֵא לִסָּקֵל. וְכָרוֹז יוֹצֵא לְפָנָיו, אִישׁ פְּלוֹנִי בֶּן פְּלוֹנִי יוֹצֵא לִסָּקֵל עַל שֶׁעָבַר עֲבֵרָה פְלוֹנִית וּפְלוֹנִי וּפְלוֹנִי עֵדָיו, כָּל מִי שֶׁיּוֹדֵעַ לוֹ זְכוּת יָבוֹא וִילַמֵּד עָלָיו

Michna 1 :
Quand le verdict a été prononcé, on fait sortir le condamné pour le lapider. Le lieu de lapidation se trouvait à l’extérieur du tribunal, ainsi qu’il est dit (Vaykra 24, 14) : “ Fais sortir celui qui a blasphémé ”. Un homme se tenait à la porte du tribunal, tenant des fanions à la main et un autre, à cheval, se trouvait à une distance où il pouvait le voir.
Si quelqu’un déclare qu’il peut produire une circonstance atténuante, l’autre agite les fanions et le cavalier se hâte d’aller arrêter l’exécution. Même si le condamné lui-même prétend avoir des arguments à produire en sa faveur, on le ramène au tribunal, quatre ou cinq fois s’il le faut, à condition que ses paroles aient un contenu.
Si on lui trouve un motif d’acquittement, on le libère. Sinon, il ressort du tribunal pour être lapidé et quelqu’un annonce devant lui : “ Un tel, fils d’un tel, va être lapidé pour avoir commis telle faute. Un tel et un tel sont ses témoins. Si quelqu’un connaît un argument pour sa défense, qu’il vienne le faire connaître. ”

משנה ב
הָיָה רָחוֹק מִבֵּית הַסְּקִילָה כְּעֶשֶׂר אַמּוֹת, אוֹמְרִים לוֹ הִתְוַדֵּה, שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ הַמּוּמָתִין מִתְוַדִּין, שֶׁכָּל הַמִּתְוַדֶּה יֶשׁ לוֹ חֵלֶק לָעוֹלָם הַבָּא. שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְעָכָן שֶׁאָמַר לוֹ יְהוֹשֻׁעַ (יהושע ז) בְּנִי שִׂים נָא כָבוֹד לַה’ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל וְתֶן לוֹ תוֹדָה וְגוֹ’, וַיַּעַן עָכָן אֶת יְהוֹשֻׁעַ וַיֹּאמַר אָמְנָה אָנֹכִי חָטָאתִי (לַה’ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל) וְכָזֹאת וְגוֹ’. וּמִנַּיִן שֶׁכִּפֶּר לוֹ וִדּוּיוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (שם) וַיֹּאמֶר יְהוֹשֻׁעַ מֶה עֲכַרְתָּנוּ יַעְכָּרְךָ ה’ בַּיּוֹם הַזֶּה, הַיּוֹם הַזֶּה אַתָּה עָכוּר וְאִי אַתָּה עָכוּר לָעוֹלָם הַבָּא. וְאִם אֵינוֹ יוֹדֵעַ לְהִתְוַדּוֹת, אוֹמְרִים לוֹ אֱמוֹר תְּהֵא מִיתָתִי כַּפָּרָה עַל כָּל עֲוֹנוֹתָי. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אִם הָיָה יוֹדֵעַ שֶׁהוּא מְזֻמָּם, אוֹמֵר תְּהֵא מִיתָתִי כַּפָּרָה עַל כָּל עֲוֹנוֹתַי חוּץ מֵעָוֹן זֶה. אָמְרוּ לוֹ, אִם כֵּן, יְהוּ כָל אָדָם אוֹמְרִים כָּךְ כְּדֵי לְנַקּוֹת אֶת עַצְמָן

Michna 2 :
Quand on parvient à environ dix coudées du lieu de la lapidation, on dit au condamné : “ Confesse-toi ! ”. En effet, tous ceux qui sont mis à morts se confessent, car quiconque le fait a part au monde futur. Ce fut le cas pour A’han, auquel Yochoua dit (Yochoua 7, 19-20) : “ ‘De grâce, mon fils, honore l’Eternel, D.ieu d’Israël et confesse-toi devant Lui’. A’han répondit à Yochoua : ‘C’est vrai, j’ai fauté envers l’Eternel, D.ieu d’Israël et voici ce que j’ai commis’. ”
D’où sait-on que sa confession lui permet d’obtenir l’expiation ? Parce qu’il est écrit (Yochoua 7, 25) : “ Yochoua lui dit : ‘Comme tu nous as affligés, l’Eternel t’affligera en ce jour’. ”, ce qui veut dire : “ tu es affligé en ce jour, mais tu ne le seras pas dans le monde futur ”.
S’il ne sait pas se confesser, on lui fera dire : “ Que ma mort rachète toutes mes fautes ”. Rabbi Yehouda dit : “ S’il sait qu’il a été condamné sur la foi de témoins mensongers, il dira : ‘Que ma mort rachète toutes mes fautes, à l’exception de celle-ci’. ” On lui rétorqua : “ S’il en est ainsi, tous opteront pour cette formule, afin de s’innocenter ”.

משנה ג
הָיָה רָחוֹק מִבֵּית הַסְּקִילָה אַרְבַּע אַמּוֹת, מַפְשִׁיטִין אוֹתוֹ אֶת בְּגָדָיו . הָאִישׁ, מְכַסִּין אוֹתוֹ מִלְּפָנָיו. וְהָאִשָּׁה, מִלְּפָנֶיהָ וּמֵאַחֲרֶיהָ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, הָאִישׁ נִסְקָל עָרוֹם וְאֵין הָאִשָּׁה נִסְקֶלֶת עֲרֻמָּה

Michna 3 :
Quand on parvient à quatre coudées du lieu de la lapidation, on lui ôte ses vêtements.
On couvre un homme par devant, une femme par devant et par derrière. Tels sont les propos de Rabbi Yehouda. Les Sages disent : “ Un homme est lapidé nu, mais une femme n’est pas lapidée nue ”.

משנה ד
בֵּית הַסְּקִילָה הָיָה גָבוֹהַּ שְׁתֵּי קוֹמוֹת. אֶחָד מִן הָעֵדִים דּוֹחֲפוֹ עַל מָתְנָיו. נֶהְפַּךְ עַל לִבּוֹ , הוֹפְכוֹ עַל מָתְנָיו. אִם מֵת בָּהּ, יָצָא. וְאִם לָאו, הַשֵּׁנִי נוֹטֵל אֶת הָאֶבֶן וְנוֹתְנָהּ עַל לִבּוֹ. אִם מֵת בָּהּ, יָצָא. וְאִם לָאו, רְגִימָתוֹ בְכָל יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים יז) יַד הָעֵדִים תִּהְיֶה בּוֹ בָרִאשֹׁנָה לַהֲמִיתוֹ וְיַד כָּל הָעָם בָּאַחֲרֹנָה. כָּל הַנִּסְקָלִין נִתְלִין, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, אֵינוֹ נִתְלֶה אֶלָּא הַמְגַדֵּף וְהָעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה. הָאִישׁ תּוֹלִין אוֹתוֹ פָּנָיו כְּלַפֵּי הָעָם וְהָאִשָּׁה פָּנֶיהָ כְּלַפֵּי הָעֵץ, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, הָאִישׁ נִתְלֶה וְאֵין הָאִשָּׁה נִתְלֵית. אָמַר לָהֶן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וַהֲלֹא שִׁמְעוֹן בֶּן שֶׁטָח תָּלָה נָשִׁים בְּאַשְׁקְלוֹן. אָמְרוּ לוֹ, שְׁמוֹנִים נָשִׁים תָּלָה וְאֵין דָּנִין שְׁנַיִם בְּיוֹם אֶחָד. כֵּיצַד תּוֹלִין אוֹתוֹ, מְשַׁקְּעִין אֶת הַקּוֹרָה בָאָרֶץ וְהֵעֵץ יוֹצֵא מִמֶּנָּה, וּמַקִּיף שְׁתֵּי יָדָיו זוֹ עַל גַּבֵּי זוֹ וְתוֹלֶה אוֹתוֹ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, הַקּוֹרָה מֻטָה עַל הַכֹּתֶל וְתוֹלֶה אוֹתוֹ כְּדֶרֶךְ שֶׁהַטַבָּחִין עוֹשִׂין. וּמַתִּירִין אוֹתוֹ מִיָּד. וְאִם לָן, עוֹבֵר עָלָיו בְּלֹא תַעֲשֶׂה, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים כא) לֹא תָלִין נִבְלָתוֹ עַל הָעֵץ כִּי קָבוֹר תִּקְבְּרֶנּוּ (בַּיּוֹם הַהוּא) כִּי קִלְלַת אֱלֹהִים תָּלוּי וְגוֹ’. כְּלוֹמַר, מִפְּנֵי מָה זֶה תָּלוּי, מִפְּנֵי

Michna 4 :
Le lieu de la lapidation avait une hauteur de deux tailles d’homme. L’un des témoins pousse le condamné par les hanches. S’il se retourne et tombe, cœur contre terre, il le replacera sur les hanches. S’il meurt ainsi, la sentence a bien été appliquée. Sinon, le second témoin prend une pierre et la fait tomber sur son cœur. S’il meurt ainsi, la sentence a bien été appliquée. Sinon, tout le peuple d’Israël participera à sa lapidation, ainsi qu’il est dit (Devarim 17, 7) : “ La main des témoins le frappera en premier pour le mettre à mort et la main de tout le peuple, en dernier lieu ”.
Tous ceux qui sont lapidés sont ensuite pendus. Tels sont les propos de Rabbi Eliézer. Les Sages disent : “ Seuls le blasphémateur et l’idolâtre sont pendus après lapidation ”. Un homme est pendu avec le visage tourné vers le peuple et une femme, avec le visage tourné vers la potence. Tels sont les propos de Rabbi Eliézer. Les Sages disent : “ L’homme est pendu, mais la femme ne l’est pas ”.
Rabbi Eliézer leur dit : “ Chimeon, fils de Chéta’h n’a-t-il pas fait pendre des femmes à Ashkelon ? ”. Ils lui répondirent : “ Il a même fait pendre quatre vingt femmes, alors que, d’ordinaire, l’on ne doit pas prononcer deux condamnations à mort, le même jour. ”
Comment le pendre ? On enfonçait un poteau en terre, sur lequel il y avait la potence. On attachait ses deux mains l’une sur l’autre et on le pendait par celles-ci. Rabbi Yossi dit : “ Le poteau était appuyé contre un mur et on le pendait comme le font les bouchers ”.
On le détachait aussitôt, faute de quoi on transgressait un Interdit, ainsi qu’il est dit (Devarim 21, 23) : “ Tu ne laisseras pas son cadavre passer la nuit sur la potence. Tu l’enterreras le même jour, car un homme pendu est une offense envers D.ieu ”, ce qui veut dire que l’on se demanderait pourquoi cet homme est pendu et qu’il faudrait alors répondre qu’il a blasphémé. Le Nom de D.ieu s’en trouverait profané.

משנה ה
אָמַר רַבִּי מֵאִיר, בִּזְמַן שֶׁאָדָם מִצְטַעֵר, (שְׁכִינָה) מָה הַלָּשׁוֹן אוֹמֶרֶת (כַּבְיָכוֹל) קַלַּנִי מֵרֹאשִׁי, קַלַּנִי מִזְּרוֹעִי. אִם כֵּן הַמָּקוֹם מִצְטַעֵר עַל דָּמָם שֶׁל רְשָׁעִים שֶׁנִּשְׁפַּךְ, קַל וָחֹמֶר עַל דָּמָם שֶׁל צַדִּיקִים. וְלֹא זוֹ בִלְבַד (אָמְרוּ), אֶלָּא כָּל הַמֵּלִין אֶת מֵתוֹ, עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה. הֱלִינוּ לִכְבוֹדוֹ לְהָבִיא לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִים, אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו. וְלֹא הָיוּ קוֹבְרִין אוֹתוֹ בְּקִבְרוֹת אֲבוֹתָיו, אֶלָּא שְׁנֵי בָתֵּי קְבָרוֹת הָיוּ מְתֻקָּנִין לְבֵית דִּין, אֶחָד לַנֶּהֱרָגִין וְלַנֶּחֱנָקִין וְאֶחָד לַנִּסְקָלִין וְלַנִּשְׂרָפִין

Michna 5 :
Rabbi Meïr dit : “ Lorsque l’homme souffre, que dit la Présence divine ? Elle dit : ‘Ma Tête est lourde. Mon bras est lourd’. ” Et, si D.ieu se lamente à ce point quand est versé le sang des impies, combien plus est-ce le cas pour le sang des Justes.
Bien plus encore, quiconque fait passer la nuit à un mort sans l’inhumer transgresse une Interdiction. Toutefois, s’il le fait pour l’honneur du mort, dans le but de lui préparer un cercueil et des vêtements mortuaires, il ne commet pas de faute.
On ne l’enterrait pas dans la tombe de ses pères. En fait, le tribunal aménageait deux cimetières, l’un pour ceux qui avaient été décapités ou étranglés, l’autres pour ceux qui avaient été lapidés ou exécutés par le feu.

משנה ו
נִתְעַכַּל הַבָּשָׂר, מְלַקְּטִין אֶת הָעֲצָמוֹת וְקוֹבְרִין אוֹתָן בִּמְקוֹמָן. וְהַקְּרוֹבִים בָּאִים וְשׁוֹאֲלִין בִּשְׁלוֹם הַדַּיָּנִין וּבִשְׁלוֹם הָעֵדִים, כְּלוֹמַר שֶׁאֵין בְּלִבֵּנוּ עֲלֵיכֶם כְּלוּם, שֶׁדִּין אֱמֶת דַּנְתֶּם. וְלֹא הָיוּ מִתְאַבְּלִין, אֲבָל אוֹנְנִין , שֶׁאֵין אֲנִינוּת אֶלָּא בַלֵּב

Michna 6 :
Lorsque la chair est putréfiée, on recueille les ossements et on les enterre à leur place.
Les proches du condamné viennent ensuite saluer les juges et les témoins, affirmant ainsi qu’ils ne leur en veulent pas du tout, car leur jugement a été prononcé selon la vérité.
On n’observe pas les lois du deuil. En revanche, on observe les lois du chagrin tant que le mort n’a pas été enterré, car c’est uniquement là un sentiment du cœur.

(ד)
Lettre Dalet

Traité Nidda, chapitre 7

משנה א
דַּם הַנִּדָּה וּבְשַׂר הַמֵּת, מְטַמְּאִין לַחִין וּמְטַמְּאִין יְבֵשִׁין. אֲבָל הַזּוֹב, וְהַנִּיעַ, וְהָרֹק, וְהַשֶּׁרֶץ, וְהַנְּבֵלָה, וְהַשִּׁכְבַת זֶרַע, מְטַמְּאִין לַחִין וְאֵין מְטַמְּאִין יְבֵשִׁין. וְאִם יְכוֹלִין לְהִשָּׁרוֹת וְלַחֲזוֹר לִכְמוֹת שֶׁהֵן, מְטַמְּאִין לַחִין וּמְטַמְּאִין יְבֵשִׁין. וְכַמָּה הִיא שְׁרִיָּתָן, בַּפּוֹשְׁרִין מֵעֵת לְעֵת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, בְּשַׂר הַמֵּת יָבֵשׁ וְאֵינוֹ יָכוֹל לְהִשָּׁרוֹת וְלַחֲזוֹר לִכְמוֹת שֶׁהָיָה, טָהוֹר

Michna 1 :
Le sang d’une femme Nidda et la chair d’un homme mort rendent impurs, qu’ils soient humides ou secs. A l’opposé, l’écoulement de sang, la morve, la salive, le reptile, le cadavre d’un animal et l’écoulement séminal rendent impurs quand ils sont humides, mais non quand ils sont secs.
Toutefois, si on peut les humecter et leur faire retrouver leur état initial, ils rendent impurs, qu’ils soient humides ou secs. Combien de temps doivent-ils être trempés ? Dans de l’eau tiède, pendant vingt quatre heures.
Rabbi Yossi dit : “ La chair d’un homme mort est desséchée et il n’est pas possible de la tremper. ”

משנה ב
הַשֶּׁרֶץ שֶׁנִּמְצָא בַּמָּבוֹי, מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, עַד שֶּׁיֹּאמַר בָּדַקְתִּי אֶת הַמָּבוֹי הַזֶּה וְלֹא הָיָה בוֹ שֶׁרֶץ, אוֹ עַד שְׁעַת כִּבּוּד. וְכֵן כֶּתֶם שֶׁנִּמְצָא בֶּחָלוּק, מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, עַד שֶׁיֹּאמַר בָּדַקְתִּי אֶת הֶחָלוּק הַזֶּה וְלֹא הָיָה בוֹ כֶּתֶם, אוֹ עַד שְׁעַת הַכִּבּוּס. וּמְטַמֵּא בֵּין לַח בֵּין יָבֵשׁ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, הַיָּבֵשׁ מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, וְהַלַּח אֵינוֹ מְטַמֵּא אֶלָּא עַד שָׁעָה שֶׁהוּא יָכוֹל לַחֲזוֹר וְלִהְיוֹת לַח

Michna 2 :
Si l’on a trouvé un reptile dans une ruelle, on établit son impureté de manière rétroactive, à partir du moment où l’on peut dire : “ J’ai vérifié cette ruelle et aucun reptile ne s’y trouvait ” ou bien à partir de la date à laquelle elle a été balayée.
Il en est de même pour la tache de sang que l’on trouve sur un vêtement. L’impureté est alors établie rétroactivement, à partir du moment où l’on peut dire : “ J’ai vérifié ce vêtement et il ne portait pas de tache ” ou bien à partir de la date à laquelle il a été lavé et cette tache rend impur, qu’elle soit humide ou sèche.
Rabbi Chimeon dit : “ Celle qui est sèche rend impur de manière rétroactive, alors que celle qui est humide rend impur uniquement à partir du moment rendant possible le fait qu’elle soit encore humide. ”

משנה ג
כָּל הַכְּתָמִין הַבָּאִים מֵרֶקֶם, טְהוֹרִין. רַבִּי יְהוּדָה מְטַמֵּא, מִפְּנֵי שֶׁהֵם גֵּרִים וְטוֹעִין. הַבָּאִין מִבֵּין הַגּוֹיִם, טְהוֹרִין. מִבֵּין יִשְׂרָאֵל וּמִבֵּין הַכּוּתִים, רַבִּי מֵאִיר מְטַמֵּא. וַחֲכָמִים מְטַהֲרִין, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא נֶחְשְׁדוּ עַל כִּתְמֵיהֶן

Michna 3 :
Toutes les taches de sang provenant de Rékem sont pures. Rabbi Yehouda pensent qu’elles sont impures, car cette région est peuplée de convertis, qui sont sujets à l’erreur.
Les taches provenant d’entre les nations sont pures. Celles qui parviennent d’entre les Juifs et les Koutim sont impures d’après Rabbi Meïr, pures selon les Sages, car il n’y a pas lieu de les suspecter à propos de telles taches.

משנה ד
כָּל הַכְּתָמִים הַנִּמְצָאִים בְּכָל מָקוֹם, טְהוֹרִין, חוּץ מִן הַנִּמְצָאִים בַּחֲדָרִים וּבִסְבִיבוֹת בֵּית הַטֻּמְאוֹת. (בֵּית הַטֻּמְאוֹת) שֶׁל כּוּתִים מְטַמְּאִין בָּאֹהֶל, מִפְּנֵי שֶׁהֵם קוֹבְרִין שָׁם אֶת הַנְּפָלִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, לֹא הָיוּ קוֹבְרִין אֶלָּא מַשְׁלִיכִין וְחַיָּה גוֹרְרָתָן

Michna 4 :
Les taches de sang se trouvant dans n’importe quel endroit sont pures, à l’exception de celles qui sont dans des pièces ou bien à proximité de lieux d’impureté.
L’impureté se répand, comme au sein d’une tente, dans les lieux d’impureté des Koutim, car c’est dans cet endroit qu’ils ont coutume d’enterrer leurs fœtus.
Rabbi Yehouda dit : “ Ils ne les enterraient pas, mais les jetaient et une bête sauvage les emportait ”.

משנה ה
נֶאֱמָנִים לוֹמַר, קָבַרְנוּ שָׁם אֶת הַנְּפָלִים, אוֹ, לֹא קָבַרְנוּ. נֶאֱמָנִים לוֹמַר עַל הַבְּהֵמָה אִם בִּכְּרָה, אִם לֹא בִכְּרָה. נֶאֱמָנִים עַל צִיּוּן קְבָרוֹת, וְאֵין נֶאֱמָנִין לֹא עַל הַסְכָכוֹת וְלֹא עַל הַפְּרָעוֹת וְלֹא עַל בֵּית הַפְּרָס. זֶה הַכְּלָל, דָּבָר שֶׁחֲשׁוּדִים בּוֹ, אֵין נֶאֱמָנִים עָלָיו

Michna 5 :
On peut leur faire confiance quand les Koutim disent : “ C’est là que nous avons enterré nos fœtus ” ou bien : “ Nous n’en avons pas enterrés ”.
On peut leur faire confiance quand ils déclarent qu’un animal a eu un premier-né ou bien n’en a pas eu. On peut aussi leur faire confiance pour le marquage des tombeaux.
En revanche, on ne leur fait pas confiance pour localiser les tombes dans les bosquets, pour les tombes marquées par les pierres d’une barrière et pour les tombes se trouvant dans un champ. Le principe général est le suivant : dans tous les domaines où on les suspecte, on ne leur fait pas confiance.

(ל)
Lettre Lamed

Traité Tamid, chapitre 4

משנה א
לֹא הָיוּ כוֹפְתִין אֶת הַטָּלֶה, אֶלָּא מְעַקְּדִין אוֹתוֹ. מִי שֶׁזָּכוּ בָאֵבָרִים, אוֹחֲזִים בּוֹ . וְכָךְ הָיְתָה עֲקֵדָתוֹ, רֹאשׁוֹ לַדָּרוֹם וּפָנָיו לַמַּעֲרָב . הַשּׁוֹחֵט, עוֹמֵד בַּמִּזְרָח וּפָנָיו לַמַּעֲרָב. שֶׁל שַׁחַר הָיָה נִשְׁחָט עַל קֶרֶן צְפוֹנִית מַעֲרָבִית עַל טַבַּעַת שְׁנִיָּה. שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם הָיָה נִשְׁחָט עַל קֶרֶן מִזְרָחִית צְפוֹנִית עַל טַבַּעַת שְׁנִיָּה. שָׁחַט הַשּׁוֹחֵט, וְקִבֵּל הַמְקַבֵּל . בָּא לוֹ לְקֶרֶן מִזְרָחִית צְפוֹנִית, וְנוֹתֵן מִזְרָחָה צָפוֹנָה. מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית, וְנוֹתֵן מַעֲרָבָה דָּרוֹמָה. שְׁיָרֵי הַדָּם הָיָה שׁוֹפֵךְ עַל יְסוֹד דְּרוֹמִית

Michna 1 :
L’agneau du sacrifice perpétuel n’était pas ligoté, mais attaché, chaque membre avant avec un membre arrière. Ceux que le sort avait désigné pour en tenir les membres les prenaient. Voici de quelle manière il était attaché. Sa tête était tournée vers le sud et son visage, vers l’ouest. Le sacrificateur se tenait à l’est, le visage tourné vers l’ouest.
Le sacrifice perpétuel du matin était sacrifié dans le coin nord-ouest, sur le second anneau. Celui du soir l’était dans le coin nord-est, sur le second anneau. Le sacrificateur l’égorgeait et celui qui devait recevoir le sang le faisait. Il se rendait dans le coin nord-est et il en versait, puis il allait dans le coin sud-ouest et il en versait. Enfin, il déversait ce qui en restait sur la partie sud du socle de l’autel.

משנה ב
לֹא הָיָה שׁוֹבֵּר בּוֹ אֶת הָרֶגֶל, אֶלָּא נוֹקְבוֹ מִתּוֹךְ עַרְכּוּבוֹ וְתוֹלֶה בוֹ. הָיָה מַפְשִׁיט וְיוֹרֵד עַד שֶׁהוּא מַגִּיעַ לֶחָזֶה. הִגִּיעַ לֶחָזֶה, חָתַךְ אֶת הָרֹאשׁ וּנְתָנוֹ לְמִי שֶׁזָּכָה בוֹ. חָתַךְ אֶת הַכְּרָעַיִם וּנְתָנָן לְמִי שֶׁזָּכָה בָהֶן. מֵרַק אֶת הַהֶפְשֵׁט . קָרַע אֶת הַלֵּב וְהוֹצִיא אֶת דָּמוֹ. חָתַךְ אֶת הַיָּדַיִם וּנְתָנָן לְמִי שֶׁזָּכָה בָהֶן . עָלָה לְרֶגֶל הַיְמָנִית, חֲתָכָהּ וּנְתָנָהּ לְמִי שֶׁזָּכָה בָהּ, וּשְׁתֵּי בֵּיצִים עִמָּהּ. קְרָעוֹ, וְנִמְצָא כֻלּוֹ גָּלוּי לְפָנָיו . נָטַל אֶת הַפֶּדֶר וּנְתָנוֹ עַל בֵּית שְׁחִיטַת הָרֹאשׁ מִלְמַעְלָן. נָטַל אֶת הַקְּרָבַיִם וּנְתָנָן לְמִי שֶׁזָּכָה בָהֶם לְהָדִיחָן. וְהַכֶּרֶס מְדִיחִין אוֹתָהּ בְּבֵּית מְדִיחִין כָּל צָרְכָּהּ. וְהַקְּרָבַיִם מְדִיחִין אוֹתָן שְׁלשָׁה פְעָמִים בְּמִעוּטָהּ, עַל שֻׁלְחָנוֹת שֶׁל שַׁיִשׁ שֶׁבֵּין הָעַמּוּדִים

Michna 2 :
Il ne brisait pas la jambe de cet agneau. Il la perçait à l’épaule et il la suspendait ainsi. Il le dépeçait de haut en bas, jusqu’à ce qu’il atteigne la poitrine. Quand il y était parvenu, il coupait la tête et il la donnait à celui que le sort avait désigné pour la prendre. Il lui coupait les pattes postérieures et il les donnait à celui que le sort avait désigné pour les prendre.
Il achevait de dépecer l’animal. Il lui déchirait le cœur et il en extrayait le sang. Il coupait les pattes antérieures et il les donnait à celui que le sort avait désigné pour les prendre. Il remontait vers la patte postérieure droite, il la coupait en y laissant les deux testicules et il la donnait à celui que le sort avait désigné pour la prendre. L’animal était alors entièrement ouvert devant lui.
Il prenait de la graisse et en couvrait l’endroit de l’abattage, sur la tête, par le dessus. Il prenait les intestins et les donnait à celui que le sort avait désigné pour les recevoir, afin de les rincer. Le ventre était abondamment lavé dans l’office de rinçage. Les intestins proprement dit étaient lavés, au moins trois fois, sur les tables de marbre qui étaient disposées entre les colonnes.

משנה ג
נָטַל אֶת הַסַּכִּין וְהִפְרִישׁ אֶת הָרֵיאָה מִן הַכָּבֵד, וְאֶצְבַּע הַכָּבֵד מִן הַכָּבֵד, וְלֹא הָיָה מְזִיזָהּ מְמְּקוֹמָהּ. נָקַב אֶת הֶחָזֶה וּנְתָנוֹ לְמִי שֶׁזָּכָה בוֹ. עָלָה לְדֹפֶן הַיְמָנִית, הָיָה חוֹתֵךְ וְיוֹרֵד עַד הַשִּׁדְרָה, וְלֹא הָיָה נוֹגֵעַ בַּשִּׁדְרָה, עַד שֶׁהוּא מַגִּיעַ לִשְׁתֵּי צְלָעוֹת רַכּוֹת . חֲתָכָה וּנְתָנָהּ לְמִי שֶׁזָּכָה בָהּ, וְהַכָּבֵד תְּלוּיָה בָהּ. בָּא לוֹ לַגֵּרָה, וְהִנִּיחַ בָּהּ שְׁתֵּי צְלָעוֹת מִכָּאן וּשְׁתֵּי צְלָעוֹת מִכָּאן. חֲתָכָהּ וּנְתָנָהּ לְמִי שֶׁזָּכָה בָהּ, וְהַקָּנֶה וְהַלֵּב וְהָרֵיאָה תְּלוּיִים בָּהּ. בָּא לוֹ לְדֹפֶן הַשְּׂמָאלִית, וְהִנִּיחַ בָּהּ שְׁתֵּי צְלָעוֹת רַכּוֹת מִלְמַעְלָן וּשְׁתֵּי צְלָעוֹת רַכּוֹת מִלְּמַטָּן. וְכָךְ הָיָה מַנִּיחַ בַּחֲבֶרְתָּהּ. נִמְצָא מַנִּיחַ בִּשְׁתֵּיהֶן שְׁתַּיִם שְׁתַּיִם מִלְמַעְלָן וּשְׁתַּיִם שְׁתַּיִם מִלְּמַטָּן. חֲתָכָהּ וּנְתָנָהּ לְמִי שֶׁזָּכָה בָהּ, וְהַשִּׁדְרָה עִמָּהּ, וְהַטְחוֹל תָּלוּי בָּהּ, וְהִיא הָיְתָה גְדוֹלָה, אֶלָּא שֶׁל יָמִין קוֹרִין גְּדוֹלָה, שֶׁהַכָּבֵד תְּלוּיָה בָהּ . בָּא לוֹ לָעֹקֶץ, חוֹתְכוֹ וּנְתָנוֹ לְמִי שֶׁזָּכָה בוֹ, וְאַלְיָה וְאֶצְבַּע הַכָּבֵד וּשְׁתֵּי כְלָיוֹת עִמּוֹ. נָטַל רֶגֶל הַשְּׂמָאלִית וּנְתָנָהּ לְמִי שֶׁזָּכָה בָהּ. נִמְצְאוּ כֻלָּן עוֹמְדִין בַּשּׁוּרָה וְהָאֵבָרִים בְּיָדָם. הָרִאשׁוֹן, בָּרֹאשׁ וּבָרֶגֶל. הָרֹאשׁ בִּימִינוֹ, וְחָטְמוֹ כְּלַפֵּי זְרוֹעוֹ, וְקַרְנָיו בֵּין אֶצְבְּעוֹתָיו, וּבֵית שְׁחִיטָתוֹ מִלְמַעְלָן, וְהַפֶּדֶר נָתוּן עָלֶיהָ. וְהָרֶגֶל שֶׁל יָמִין בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרוֹ לַחוּץ. הַשֵּׁנִי, בִּשְׁתֵּי יָדַיִם. שֶׁל יָמִין בִּימִינוֹ, שֶׁל שְׂמֹאל בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרָן לַחוּץ. הַשְּׁלִישִׁי, בָּעֹקֶץ וּבָרֶגֶל. הָעֹקֶץ בִּימִינוֹ, וְהָאַלְיָה מְדֻלְדֶּלֶת בֵּין אֶצְבְּעוֹתָיו, וְאֶצְבַּע הַכָּבֵד וּשְׁתֵּי הַכְּלָיוֹת עִמּוֹ, הָרֶגֶל שֶׁל שְׂמֹאל בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרוֹ לַחוּץ. הָרְבִיעִי, בֶּחָזֶה וּבַגֵּרָה. הֶחָזֶה בִּימִינוֹ, וְהַגֵּרָה בִּשְׂמֹאלוֹ, וְצַלְעוֹתֶיהָ בֵּין אֶצְבְּעוֹתָיו . הַחֲמִישִׁי, בִּשְׁתֵּי דְפָנוֹת. שֶׁל יָמִין בִּימִינוֹ, וְשֶׁל שְׂמֹאל בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרָן לַחוּץ. הַשִּׁשִּׁי, בַּקְּרָבַיִם הַנְּתוּנִין בְּבָזָךְ וּכְרָעַיִם עַל גַּבֵּיהֶם מִלְמָעְלָה. הַשְּׁבִיעי, בַּסֹּלֶת. הַשְּׁמִינִי, בַּחֲבִתִּין. הַתְּשִׁיעִי, בַּיָּיִן. הָלְכוּ וּנְתָנוּם מֵחֲצִי הַכֶּבֶשׁ וּלְמַטָּה בְּמַעֲרָבוֹ, וּמְלָחוּם. וְיָרְדוּ וּבָאוּ לָהֶם לְלִשְׁכַּת הַגָּזִית, לִקְרוֹת אֶת שְׁמַע

Michna 3 :
Il prenait le couteau, séparait les poumons du foie, puis l’excroissance se trouvant au dessus du foie de cet organe, tout en la laissant à sa place. Il perçait la poitrine et la donnait à celui que le sort avait désigné pour la prendre.
Il remontait vers le flanc droit, tranchait vers le bas, jusqu’à la colonne vertébrale, qu’il ne touchait pas, s’arrêtant aux deux côtes tendres. Il le coupait, en y laissant le foie suspendu et il le donnait à celui que le sort avait désigné pour le prendre.
Il parvenait à l’estomac, auquel il lassait deux côtes, de part et d’autre. Il le coupait, en y laissant la trachée, le cœur et les poumons suspendus et il le donnait à celui que le sort avait désigné pour le prendre.
Il allait ensuite vers le flanc gauche, auquel il laissait deux côtes tendres vers le haut et deux côtes tendres vers le bas. Il en faisait de même de l’autre côté, de sorte qu’il y avait, en tout, deux fois deux côtes en haut et deux fois deux côtes en bas. Il le coupait, alors que la colonne vertébrale s’y trouvait et la rate y était suspendue et il le donnait à celui que le sort avait désigné pour la prendre. Ce flanc gauche était le plus grand. Malgré cela, on qualifiait de grand le flanc droit, car le foie y était suspendu.
Il parvenait à l’arrière-train, le coupait en y laissant la queue, l’excroissance se trouvant au dessus du foie et les deux reins. Il le donnait à celui qui le sort avait désigné pour le prendre. Il prenait la patte postérieure gauche et il la donnait à celui que le sort avait désigné pour la prendre.
Dès lors, tous se tenaient en rang, tenant ces membres à la main. Le premier avait la tête et la patte postérieure, la tête dans sa main droite, avec le nez vers son bras et les cornes entre ses doigts, l’endroit de l’abattage vers le haut, recouvert de graisse et la patte postérieure droite dans sa main gauche, avec la peau tournée vers l’extérieur.
Le second tenait les deux pattes antérieures, la droite dans sa main droite et la gauche dans sa main gauche, leur peau étant tournée vers l’extérieur. Le troisième tenait l’arrière-train et la patte postérieure, l’arrière train dans sa main droite, la queue pendant entre ses doigts, accompagnée de l’excroissance se trouvant au dessus du foie et des deux reins, la patte postérieure gauche dans sa main gauche, avec sa peau tournée vers l’extérieur.
Le quatrième tenait la poitrine et l’estomac, la poitrine dans la main droite et l’estomac dans la main gauche, avec les côtes entre ses doigts. Le cinquième tenait les deux flancs, le flanc droit dans sa main droite et le flanc gauche dans sa main gauche, avec leur peau tournée vers l’extérieur.
Le sixième tenait les intestins dans une grande louche, recouverts par les pieds, sur le dessus. Le septième portait la farine. Le huitième portait les pains et le neuvième portait le vin.
Tous allaient et déposaient ce qu’ils portaient sur la moitié inférieure de la pente conduisant vers l’autel, à l’ouest et ils les recouvraient de sel. Puis, ils redescendaient et ils se rendaient dans l’office des Cohanim, afin d’y lire le Chema Israël.

Guimel Tamouz 5786 au Ohel et à Crown Heights: le nouveau Sirtouk lavable ATICA qui traverse les années

Guimel Tamouz 5786 au Ohel et à Crown Heights: le nouveau Sirtouk lavable ATICA qui traverse les années

 

À l’occasion de Guimel Tamouz 5786 (2026), des milliers de fidèles francophones convergent vers Crown Heights pour se recueillir auprès du Rabbi. Cette année, ATICA leur réserve une avancée attendue de longue date : un Sirtouk enfin lavable et extensible, conçu pour durer, à découvrir dans sa boutique du 260 Kingston Avenue, au cœur de Crown Heights. Fini le pressing, fini l’usure prématurée : un Sirtouk solide et impeccable, fait pour vous accompagner saison après saison.

 

 

Le Sirtouk lavable, une vraie avancée technique

C’est la grande nouveauté de la saison, et elle répond à un besoin concret de la communauté : le Sirtouk. ATICA, installée au cœur de Crown Heights, présente un Sirtouk inédit, à la fois lavable et extensible, fruit d’un travail sérieux sur la matière et la construction du vêtement. Le tissu a été sélectionné pour sa résistance et sa tenue dans le temps : un simple lavage à froid, un séchage sur cintre, et le vêtement retrouve de lui-même sa forme, sans repassage, sans pressing, et sans se déformer lavage après lavage. L’extensibilité ajoute une liberté de mouvement qui ménage les coutures et prolonge d’autant la durée de vie du vêtement. Proposé à 249 dollars, soit environ 215 euros, ce Sirtouk est avant tout un investissement de qualité, pensé pour durer.

Une fabrication qui tient la distance

Au-delà de sa praticité, ce Sirtouk se distingue par le soin apporté à sa confection. Coutures renforcées, matière robuste, tenue irréprochable au fil des lavages : tout a été conçu pour résister à un usage régulier et intensif. Là où un Sirtouk classique s’use vite et exige des passages répétés au pressing, ce modèle conserve sa solidité et son aspect d’origine. C’est précisément ce que recherche le voyageur venu de France : un vêtement fiable, qui ne le lâchera pas et qu’il pourra porter en toute confiance, à Crown Heights comme de retour chez lui, durant toute l’année.

Le bon choix pour le voyageur

Pour le fidèle venu de loin, ce Sirtouk lavable est tout simplement providentiel. Plus besoin de craindre les plis de la valise, : on le lave, on le suspend, et le voilà de nouveau prêt à porter. Robuste, libre de mouvement, il supporte sans broncher le rythme intense de ces journées de Guimel Tamouz. Vous repartez de Crown Heights avec une pièce solide, faite pour tenir dans le temps, et non pour être remplacée à la première saison.

 

 

Une exigence de qualité sur toute la garde-robe

La même rigueur se retrouve dans l’ensemble des collections ATICA. Les chemises sont taillées dans un coton Supima haut de gamme, réputé pour ses fibres longues qui garantissent douceur, solidité et longévité ; leur finition infroissable leur permet de conserver un aspect net lavage après lavage, sans repassage. Comptez trois chemises pour 119 dollars, soit environ 100 euros, et des costumes confectionnés avec soin à partir de 360 dollars, soit environ 310 euros. Des matières sérieuses, des finitions maîtrisées : à chaque pièce, ATICA met la qualité avant tout.

À Crown Heights, sur votre chemin

Installée au 260 Kingston Avenue, en plein cœur de Crown Heights, la boutique ATICA se trouve à quelques minutes seulement des lieux où vous passerez l’essentiel de votre séjour. Entre les visites au Ohel, la prière, les réunions au 770, un détour aussi simple qu’évident pour venir essayer votre Sirtouk et juger par vous-même de sa qualité. Et si le temps vous manque, commandez en ligne sur aticaman.com et venez simplement retirer votre commande sur place, généralement prête sous vingt-quatre heures.

Un achat garanti

Vous ne reviendrez peut-être pas de sitôt : profitez de ce séjour pour faire le plein de pièces durables. ATICA accompagne chaque achat d’une garantie qualité de trois cents jours, preuve concrète de la confiance que la maison place dans la solidité de chacun de ses vêtements. Le Sirtouk lavable, lui, n’attend que vous.

Rejoignez ATICA en plein cœur de Crown Heights, au 260 Kingston Avenue, à deux pas du 770, ou commandez dès maintenant sur aticaman.com.

 

 

L’ambassadeur américain en Israël : «Sans Israël, il n’y aurait pas d’Amérique»

L’ambassadeur américain en Israël : «Sans Israël, il n’y aurait pas d’Amérique»

 

Lors de l’ouverture du Congrès international sur le patrimoine israélien en Judée-Samarie, l’ambassadeur américain Mike Huckabee a prononcé un discours retentissant sur le site archéologique de l’Hérodion. Affirmant que l’héritage juif est au cœur même de l’identité américaine, il a bousculé les représentations habituelles de la diplomatie américaine au Proche-Orient. Ses propos font écho à ceux de Donald Trump au sommet du G7, dessinant une ligne politique assumée : Israël et l’Amérique partagent un destin commun.

 

 

Un ambassadeur qui parle en ami, pas seulement en représentant

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a ouvert mardi soir le Congrès international sur le patrimoine israélien en Judée-Samarie dans un cadre aussi symbolique qu’imposant : le site archéologique de l’Hérodion, forteresse hérodienne dominant le désert de Judée à une trentaine de kilomètres au sud de Jérusalem. Placé sous l’égide du ministère du Patrimoine, l’événement a réuni chercheurs, diplomates et responsables politiques autour de l’héritage historique et archéologique d’Israël.

Dans son discours, Huckabee a tenu à dépasser le cadre protocolaire de sa fonction. Son mandat, a-t-il expliqué, ne consiste pas seulement à représenter Washington à Jérusalem : il lui incombe également de rappeler aux Américains le rôle fondamental joué par l’État hébreu et l’héritage juif dans la construction de leur propre identité nationale — une mission qu’il assume avec une conviction personnelle que d’aucuns qualifient de quasi-prophétique. Huckabee avait d’ailleurs lui-même comparé sa nomination en Israël à « un moment biblique », une formule qui en dit long sur la nature spirituelle autant que diplomatique de son engagement.

« C’est aussi le patrimoine des États-Unis »

S’adressant directement au ministre du Patrimoine, Amichai Eliyahu, l’ambassadeur a énoncé une thèse audacieuse : « C’est votre patrimoine, sans aucun doute, monsieur le ministre — mais c’est aussi le patrimoine des États-Unis. Sans Israël, sans le fondement juif, il n’y aurait pas d’Amérique. »

Il a ensuite développé cette conviction en affirmant que les États-Unis « doivent leur existence même à ce qui s’est passé dans cette terre », établissant un parallèle direct entre les racines bibliques de la civilisation occidentale et les valeurs fondatrices de la République américaine. Une lecture de l’histoire que partagent de nombreux milieux évangéliques américains proches de l’actuelle administration, et que Huckabee, pasteur baptiste de formation, incarne avec une cohérence de longue date.

Dans la lignée de Trump au G7

Ces déclarations résonnent avec celles prononcées quelques heures plus tôt par Donald Trump lors du sommet du G7, où le président américain avait affirmé publiquement que sans son intervention et celle de son pays face à l’Iran, l’État d’Israël n’existerait plus aujourd’hui. « Sans les États-Unis, sans moi, il n’y aurait pas d’Israël », avait-il lancé sans ambages, soulignant à nouveau la place centrale qu’il attribue à l’alliance américano-israélienne dans les équilibres régionaux.

Entre le président et son ambassadeur, le message est donc parfaitement coordonné : Washington entend marquer son soutien à Israël non seulement sur le plan stratégique et militaire, mais également sur le terrain symbolique, identitaire et culturel, à l’heure où la légitimité historique de l’État hébreu est contestée sur plusieurs fronts internationaux.

La réponse d’Eliyahu à l’UNESCO

Le ministre Amichai Eliyahu a saisi l’occasion pour répliquer aux accusations d’isolement international dont Israël fait régulièrement l’objet. Il a visé nommément les manœuvres engagées à l’UNESCO pour contester la souveraineté historique d’Israël sur certains sites archéologiques majeurs — une bataille diplomatique que Jerusalem mène depuis plusieurs années avec des fortunes diverses.

« Certains prétendent qu’Israël est isolé et que les relations avec l’Amérique sont tendues, a-t-il déclaré. Certains s’adressent à l’UNESCO et tentent de nous voler notre histoire. Aujourd’hui, ils sont invités à regarder l’Hérodion, ce congrès archéologique international, et une piscine vieille de deux mille ans revenue à la vie. C’est notre réponse à ceux qui nous affaiblissent, de l’intérieur comme de l’extérieur — non pas en paroles, mais en actes. »

La tenue de ce congrès à l’Hérodion, site classé et fouillé depuis des décennies par des équipes israéliennes et internationales, constitue en elle-même une réponse politique : celle d’un pays qui affirme son ancrage historique par la science et la pierre, face aux résolutions onusiennes et aux pressions diplomatiques.

« Birkat Kohanim » : le duo inattendu d’Avraham Fried et Amram Adar

« Birkat Kohanim » : le duo inattendu d’Avraham Fried et Amram Adar

 

Un nouveau clip vient de paraître, extrait du tout dernier album d’Amram Adar : Birkat Kohanim, un duo saisissant avec Avraham Fried, sur une mélodie et une production signées Itzy Waldner. Deux grandes voix de la musique juive réunies autour d’une prière millénaire, pour un résultat à la fois grandiose et profondément émouvant. Une collaboration née en studio, dans un éclair d’inspiration partagée, dont Amram Adar lui-même raconte les coulisses avec enthousiasme.

 

 

 

Naissance d’un duo inattendu

Tout a commencé dans l’intimité du studio, lorsque Amram Adar se trouvait en séance de travail avec le compositeur et producteur Itzy Waldner, tous deux plongés dans l’élaboration de la nouvelle mélodie de Birkat Kohanim. En un instant d’inspiration, l’évidence s’est imposée à eux avec une clarté absolue : ce chant ne pouvait être enregistré qu’avec Avraham Fried.

« Fried n’est pas seulement l’une des voix les plus aimées et les plus respectées de la musique juive, confie Amram Adar. Il est lui-même un Cohen. Le fait de l’associer à des paroles aussi puissantes et aussi anciennes a apporté quelque chose de tout à fait particulier — une énergie radicalement différente, impossible à ignorer. »

Guimel Tamouz 5786 : programme des voyages au Ohel et horaires d’ouverture du bureau et de la maison du Rabbi

Guimel Tamouz 5786 : programme des voyages au Ohel et horaires d’ouverture du bureau et de la maison du Rabbi

 

À l’approche de Guimel Tamouz, nous avons rassemblé pour vous l’ensemble des informations pratiques réunies en un seul endroit. Vous y trouverez le programme complet des autobus vers le Ohel, les horaires d’accès à la chambre sainte du Rabbi ainsi que les heures de visite de sa maison. Tout figure ci-dessous afin de vous accompagner au mieux durant ces journées particulières.

 

 

Horaires des autobus vers le Ohel

Du dimanche au mardi (14 au 16 juin / 29 Sivan au 1er Tamouz), les départs depuis Crown Heights ont lieu chaque heure pleine de 8h00 à 16h00, puis à 17h00 et à 20h00. Les départs depuis le Ohel s’effectuent chaque heure pleine de 9h00 à 17h00, puis à 18h45 et à 21h45.

Mercredi (17 juin / 2 Tamouz), les départs depuis Crown Heights se font chaque heure pleine de 5h00 à 16h00, puis toutes les demi-heures de 17h00 jusqu’à 4h00 du matin. Les départs depuis le Ohel ont lieu chaque heure pleine de 9h00 à 17h00, puis toutes les demi-heures de 18h00 jusqu’à 5h00 du matin.

Jeudi (18 juin / Guimel Tamouz), les départs depuis Crown Heights s’effectuent toutes les demi-heures, de 4h00 du matin jusqu’à minuit. Les départs depuis le Ohel ont lieu toutes les demi-heures, de 5h00 du matin jusqu’à 1h00.

Vendredi (19 juin / 4 Tamouz), les départs depuis Crown Heights ont lieu chaque heure pleine de 8h00 à 18h00, et les départs depuis le Ohel chaque heure pleine de 9h00 à 18h00. Un voyage spécial, sur inscription préalable uniquement (sur le site BUSTOOHEL.COM), est prévu la veille de Chabbat à 18h30.

À la sortie de Chabbat (20 juin / 5 Tamouz), le départ depuis Crown Heights est fixé à 22h00 et le départ depuis le Ohel à 23h45. Des voyages spéciaux, sur inscription préalable uniquement (sur le site BUSTOOHEL.COM), sont également proposés à la sortie de Chabbat à 21h50 et à 22h20.

Dimanche (21 juin / 6 Tamouz), les départs depuis Crown Heights ont lieu chaque heure pleine de 8h00 à 16h00, puis à 17h00 et à 20h00. Les départs depuis le Ohel s’effectuent chaque heure pleine de 9h00 à 17h00, puis à 18h45 et à 21h45.

Pour toute information complémentaire:
Site internet est Bustoohel.com,
Téléphone le +1-347-770-7792
Mail :  [email protected].

Le prix du voyage est de 10 dollars au tarif normal et de 7 dollars au tarif subventionné.

Le point de départ depuis Crown Heights se situe à proximité du Sevivon (la toupie), sur Eastern Parkway.

 

Horaires d’ouverture du bureau du Rabbi

Lundi 30 Sivan (premier jour de Roch ‘Hodech), la prière de Cha’harit a lieu à 9h30, et l’accès est réservé aux femmes de 10h50 à 11h30.

Mardi 1er Tamouz (deuxième jour de Roch ‘Hodech), Cha’harit à 9h30, puis l’accès est ouvert aux hommes de 11h00 à 12h00 et aux femmes de 12h00 à 13h00.

Mercredi 2 Tamouz, l’accès est ouvert aux hommes de 11h00 à 13h00 et aux femmes de 13h00 à 15h00.

Mercredi soir, veille de Guimel Tamouz, l’accès est réservé aux hommes de 20h30 à 21h30.
La prière de Maariv débute à 21h30, et un Ma’amar sera dit dans le zal, à l’étage, après l’office.

Jeudi Guimel Tamouz, la prière de Cha’harit a lieu à 9h30, suivie d’un Ma’amar dit dans le zal, à l’étage.
L’accès est ensuite ouvert aux femmes de 10h50 à 12h00,
puis aux hommes de 12h00 à 13h00,
et à nouveau aux hommes de 14h30 à 15h00.
La prière de Min’ha est fixée à 15h15, suivie elle aussi d’un Ma’amar dit dans le zal, à l’étage.
L’accès reprend ensuite pour les hommes de 15h30 à 16h30,
puis pour les femmes de 16h30 à 17h30.

Vendredi 4 Tamouz, l’accès est ouvert aux hommes de 11h00 à 12h00 et aux femmes de 12h00 à 13h00.

Dimanche 6 Tamouz, l’accès est ouvert aux hommes de 12h00 à 13h00 et aux femmes de 13h00 à 14h00.

À noter, concernant l’ensemble des prières, que les portes ouvrent quinze minutes avant chaque office.

Horaires d’ouverture de la maison du Rabbi — 1304 President Street

Mardi 1er Tamouz, l’accès est ouvert aux femmes de 20h15 à 21h00, puis aux hommes de 21h00 à 22h00.

Mercredi 2 Tamouz, l’accès est ouvert aux femmes de 20h15 à 21h00, puis aux hommes de 21h00 à 22h00.
La prière de Maariv, réservée aux hommes uniquement, débute à 21h30.

Jeudi Guimel Tamouz, l’accès est ouvert aux hommes de 9h15 à 10h45.
La prière de Cha’harit, réservée aux hommes uniquement, a lieu à 9h30.
L’accès est ensuite ouvert aux femmes de 11h00 à 12h30,
puis au grand public de 14h00 à 17h00.
La prière de Min’ha, réservée aux hommes uniquement, est fixée à 15h15.

À noter que les horaires de prière sont réservés aux hommes uniquement.

Guimel Tamouz avec le Rav Israël Chimon Kalmenson : Tsfat vibre au rythme des Farbrenguen des institutions Tseirei Hachlouhim

Guimel Tamouz avec le Rav Israël Chimon Kalmenson : Tsfat vibre au rythme des Farbrenguen des institutions Tseirei Hachlouhim

 

À l’approche de Guimel Tamouz, la ville mystique de Tsefat a vibré au rythme de deux Farbrenguen de préparation organisés au sein des institutions Tseirei Hachlouhim — les Jeunes Émissaires — qui accueillent chaque année des élèves venus des quatre coins du monde. Des personnalités marquantes du mouvement Habad-Loubavitch ont insufflé leur ardeur ‘hassidique à des centaines de Tmimim rassemblés pour préparer l’anniversaire du départ du Rabbi. Le séjour de ces hôtes de marque s’est conclu par un moment de recueillement d’une rare intensité, sur la tombe de Reb Israël Aryeh Leib, frère du Rabbi, qui repose dans l’antique cimetière de la cité mystique.

 

 

Deux Farbrenguen pour entrer dans l’esprit de Guimel Tamouz

C’est dans l’atmosphère chargée d’histoire et de spiritualité de Tsefat, ville des Kabbalistes et haut lieu du mysticisme juif, que les institutions Tseirei Hachlouhim ont organisé des Farbrenguen de préparation à la date emblématique de Guimel Tamouz — le 3 Tamouz, jour de Hilloula du Rabbi, commémoré chaque année par des rassemblements au Ohel à New York et dans les communautés Habad du monde entier.

À la Yechiva Ohel Mena’hem Mendel, le Farbrenguen a réuni les élèves autour du Rav Israël Chimon Kalmenson, l’un des rédacteurs et correcteurs seniors du Vaad Hana’hot belachon hakodech — le comité chargé de la transcription et de la publication des Si’hot et des Ma’amarim du Rabbi en lachon hakodech. Dépositaire d’une connaissance intime et approfondie des enseignements du Rabbi accumulée au fil de quatre décennies de labeur érudit, le Rav Kalmenson a su transmettre aux jeunes Tmimim l’essence profonde de cette date dans le calendrier ‘hassidique, les invitant à s’y préparer avec toute la ferveur et la hith’orerou requises.

 

Le Rav Israël Chimon Kalmenson : un gardien de la parole du Rabbi

La présence du Rav Israël Chimon Kalmenson à Tsefat n’est pas anodine pour quiconque connaît le monde des publications Habad. Originaire de France, il s’installa à New York pour se consacrer entièrement à une mission qui allait marquer l’histoire de la transmission de la Torah du Rabbi au monde entier.

L’aventure débute en 5741 (1981), lorsque le Rav David Feldman fonda le Vaad Hana’hot belaHaK — dont l’acronyme désigne la lachon hakodech, la langue sacrée. Jusqu’alors, les hana’hot (transcriptions) des Farbrenguen du Rabbi étaient rédigées en yiddish par le Vaad Hana’hot Hatmimim et envoyées aux communautés du monde entier. Mais les ‘hassidim d’Erets Israël, d’Europe et d’Amérique latine — hébraïsants dans leur grande majorité — peinaient à accéder à ces enseignements dans une langue qu’ils maîtrisaient. Le Rav Feldman entreprit alors de rédiger les Si’hot de chaque Farbrenguen en hébreu, dans une course contre la montre hebdomadaire : les transcriptions devaient être prêtes dès le lundi ou mardi pour être expédiées par El Al vers Erets Israël, copiées et distribuées avant le Chabbat suivant.

 

C’est à cette époque que le Rav Kalmenson rejoignit l’équipe. Son rôle inaugural : identifier les références et citations obscures que le Rabbi glissait dans ses Si’hot — versets, passages talmudiques, sources kabbalistiques — et les sourcer avec précision pour permettre leur compréhension et leur mise en contexte. Cette tâche de détective érudit, qui semblait d’abord secondaire, allait se révéler fondatrice. En 5744 (1984), une décision historique fut prise : intégrer systématiquement des notes de bas de page avec les sources complètes dans chaque volume de Torat Mena’hem. Depuis lors, pendant quarante années consécutives, le Rav Kalmenson assume cette responsabilité avec une constance et une précision remarquables, traquant chaque référence dans les profondeurs de la littérature rabbinique pour offrir aux lecteurs une lecture pleinement éclairée des enseignements du Rabbi.

Aujourd’hui, l’équipe de Lahak Hana’hot, dont il est l’un des piliers aux côtés du Rav ‘Haïm Chaoul Brook et du Rav David Feldman, a publié plus de quatre-vingt volumes de Torat Mena’hem — Hitvadouyot, couvrant l’ensemble des Si’hot et Ma’amarim du Rabbi depuis 5710 (1950). Ces volumes, qui totalisent des dizaines de milliers de pages d’un enseignement Torah d’une richesse sans précédent dans l’histoire juive moderne, sont aujourd’hui disponibles en ligne et dans les bibliothèques de communautés Habad aux quatre coins du globe. En janvier 2026, le Rav Kalmenson faisait partie de la délégation Habad reçue par le Rav de Satmar à Williamsburg — symbole éloquent du respect universel que lui valent ses décennies de service au rayonnement de la Torah du Rabbi.

À la Yechiva Gedola — la grande Yechiva de l’institution —, c’est le Rav Yossef Gorlik, Rav de la communauté Anshei Loubavitch de Crown Heights, véritable cœur battant de la ‘hassidout Habad en Amérique, qui a pris la parole. Fort de son ancrage au sein de cette communauté emblématique, le Rav Gorlik a partagé des réflexions profondes sur la signification de Guimel Tamouz et sur le lien indéfectible qui unit chaque ‘hassid au Rabbi, transcendant les limites du temps et de l’espace physique.

La Yechiva Tseirei Hachlouhim : un fleuron de l’éducation Habad à Tsefat

Les institutions Tseirei Hachlouhim de Tsefat constituent aujourd’hui l’un des pôles d’éducation ‘hassidique Habad les plus dynamiques de la Terre sainte, un établissement dont la réputation dépasse largement les frontières d’Israël. À leur tête, le Rav Chneur Zalman Kaplan, qui avait consacré neuf ans à la Cheli’hout à Montréal avant de revenir à Tsefat pour reprendre en main les rênes de la Yechiva, incarne par son parcours même les valeurs que l’institution cherche à transmettre : l’engagement total au service du Rabbi et la transmission vivante de la ‘hassidout Loubavitch. Le Rav Kaplan est réputé pour la rigueur de son enseignement, son approche pédagogique singulière et les méthodes d’étude qu’il insuffle à ses élèves avec un dévouement exemplaire.

L’institution comprend la Yechiva Ketana Ohel Mena’hem Mendel, dont la direction spirituelle est assurée par le Rav Chmouel Michoulovin. Fondée il y a cinq ans, cette Yechiva s’est imposée en très peu de temps comme l’une des plus recherchées d’Israël, saluée pour la qualité de son environnement éducatif et ‘hassidique, ainsi que pour l’investissement remarquable de ses Meshoupi’im — ses guides spirituels — auprès de chaque élève. Les étudiants, soigneusement sélectionnés et issus du monde entier, évoluent sur un campus récemment rénové, doté de nouvelles infrastructures, d’espaces sportifs spacieux et d’un cadre de vie propice à l’épanouissement intellectuel et spirituel. Des bourses généreuses sont également proposées aux familles de Chlou’him.

Pour l’année académique 5786 (2025-2026), un cap décisif a été franchi avec l’ouverture d’une toute nouvelle Yechiva Gedola Ohel Mena’hem Mendel. Placée sous la houlette du Rav Mena’hem Mendel Farkash, venu tout spécialement de New York pour en diriger le département de Nigleh — les études halakhiques —, cette nouvelle étape s’inscrit dans la vision ambitieuse portée par le Rav ‘Haïm Kaplan, Chalia’h en chef du Rabbi à Tsefat et président du comité de direction des mosdot Habad de la ville. L’objectif est de doubler les effectifs étudiants, d’amplifier encore la présence du Rabbi dans cette cité chargée de sainteté et de faire de Tsefat un pôle d’excellence Torah reconnu à l’échelle mondiale. L’équipe pédagogique de la nouvelle Yechiva Gedola réunit des figures de premier plan : le Rav Mena’hem Mendel Gopin en tant que Machpia, le Rav Yaakov Batkin comme Maggid Chi’our en ‘Hassidout, et le Rav Itamar Zilberstrom comme Machguia’h.

Une halte chargée d’émotion sur la tombe du frère du Rabbi

En chemin vers l’aéroport, à l’issue de leurs Farbrenguen, les Mashpi’im ont tenu à marquer une halte d’une profonde intensité : celle de la tombe de Reb Israël Aryeh Leib Schneerson, frère du Rabbi, qui repose dans l’antique cimetière de Tsefat — à la demande expresse du Rabbi lui-même.

Né en 1907 à Nikolaev, en Ukraine, Reb Israël Aryeh Leib fut un homme de discrétion et de profondeur, profondément attaché à la Torah et à la ‘hassidout. Durant ses années à Leningrad, il fut un guide spirituel influent pour de nombreux jeunes ‘hassidim. Dans les années 1930, il s’installa à Tel Aviv où il fonda un foyer. Les dernières années de sa vie, il résida à Liverpool, en Angleterre, où il poursuivait des études scientifiques de haut niveau — un homme de Torah et de sciences, à l’image du portrait universel que tracent les enseignements du Rabbi. Il quitta ce monde le 13 Iyar 5712 (1952), à l’âge de 46 ans, des suites d’une crise cardiaque. Le Rabbi, qui ne voulait pas retarder son inhumation, ne put se rendre à ses funérailles — geste de renoncement personnel d’une éloquence poignante, révélateur de l’immensité de son attachement à la Tsniout et au respect de la loi. À la demande du Rabbi, il fut inhumé à Tsefat, seule ville sainte d’Erets Israël alors accessible aux Juifs. Sa pierre tombale porte également une inscription à la mémoire de leur autre frère, Reb Dov Ber, martyrisé par les Nazis, que leur mémoire soit bénie.

Chaque année, au 13 Iyar, de nombreux ‘hassidim et Tmimim font le déplacement jusqu’au vieux cimetière de Tsefat pour y réciter des Michnaïot et invoquer la bénédiction divine. La présence des Mashpi’im en ces lieux, à la veille de Guimel Tamouz, revêtait une signification toute particulière : relier deux moments de mémoire et de dévotion, unir dans un même élan de prière le souvenir du frère et la commémoration du Rabbi, dans la ville où leurs destins continuent de se croiser, au-delà de toute frontière du temps.

 

R. Yisrael Aryeh Leib Schneerson, Torah Scholar and Mathematician -  Chabad.org

Guimel Tamouz 5786 : les Krayot et la baie de Haïfa s’embrasent pour une soirée d’exception en l’honneur du Rabbi

Guimel Tamouz 5786 : les Krayot et la baie de Haïfa s’embrasent pour une soirée d’exception en l’honneur du Rabbi

 

Ils étaient cinq cents, venus de Kiryat Motzkin, Kiryat Yam, Kiryat Bialik, Kiryat ‘Haim et de tout le nord du pays, à s’être rassemblés à la salle des fêtes Kinnarot pour marquer Guimel Tamouz 5786 (2026) en un événement sans précédent dans la région. Vingt-quatre Chlou’him du Rabbi et leurs communautés, des Rabbanim, des maires et de nombreuses personnalités publiques ont répondu à l’appel du Chalia’h principal des Krayot, le Rav Moché Chmouel Overkman, pour une soirée placée sous le signe de l’unité, de l’héritage et de la mission. Récits de vie bouleversants, paroles de Torah enflammées et chants de l’âme ont fait de ce rassemblement un moment de grâce collective, unanimement salué comme l’un des plus grands événements de Guimel Tamouz qu’ait connus la région depuis de nombreuses années.

 

 

 

Un discours qui embrase, une Torah qui éclaire

C’est le Rav Mendy Gerlitzky, venu spécialement de Tel Aviv, qui a tenu le rôle de conférencier principal. Son discours — ardent, lumineux, sans concession — a brossé le portrait d’un Rabbi tout entier voué à l’autre : un être de don, d’amour inconditionnel et de dévouement absolu envers chaque Juif, où qu’il se trouve. Le Rav Chnéour Zalman Kaplan, Chalia’h du Rabbi dans le sud de Kiryat Bialik, a pris le relais avec un enseignement tiré de la Torah du Rabbi, montrant avec précision en quoi la pensée du Rabbi reste, plus que jamais, une boussole vivante pour le Juif d’aujourd’hui.

La voix qui transporte les âmes

Pour habiller spirituellement cette soirée, les organisateurs avaient fait appel au ‘hazzan et interprète de renommée internationale Mocheh Louk. Sa voix, tour à tour puissante et recueillie, a conduit l’assistance à travers des pièces de ‘hazanut, des piyyoutim et des nigounim de l’âme, transformant la salle en un espace de prière et de ferveur collective, à la juste mesure du jour.

 

 

Prières pour les soldats, voix d’un père

La soirée s’était ouverte par la récitation solennelle du chapitre de Tehilim du Rabbi, portée par le Rav Oren Yirmiya, représentant des Chlou’him des Krayot, de Kiryat Yam. Puis le chapitre 20 des Tehilim a été dit pour la paix, le succès et la guérison des soldats blessés, par ‘Hagai Engars, habitant de Kiryat Bialik et père du rescapé de captivité Matan Engars. Devant une salle suspendue à ses mots, il a évoqué ses prières au Ohel et la relation profonde qui l’unit au Rav Pini Marton, Chalia’h du Rabbi à Givat Harakafot, qui l’a accompagné tout au long de cette douloureuse épreuve.

Chaque Juif est un Chalia’h : le message qui a traversé la salle

Le souffle qui a parcouru toute la soirée tenait en une conviction : chaque Juif, quel que soit son parcours, est porteur d’une mission. Il lui appartient d’influencer son entourage, d’allumer une étincelle chez un autre Juif et de devenir, à sa façon, un véritable Chalia’h du Rabbi. Pour illustrer cette vérité autrement qu’en paroles, des récits concrets, tirés de la vie de gens ordinaires, ont été partagés avec une assemblée tenue en haleine.

 

Ahmed, Dotan et la puissance d’une rencontre

Parmi ces histoires, celle de Dotan Lévi, de Kiryat Motzkin, a particulièrement retenu l’attention. Ingénieur chez NVIDIA, Dotan avait sympathisé avec un collègue prénommé Ahmed, cadre supérieur chez Facebook — un homme que sa mère avait élevé dans une vérité longtemps gardée secrète : elle était juive et allumait en cachette les bougies de Chabbat. Cette confidence d’enfance avait semé en Ahmed un désir tenace de retrouver ses racines. Avec le soutien du Rav Chimon Eisenbach, Chalia’h du Rabbi à Neve Ganim, Dotan a nourri et approfondi ce lien. Le Chalia’h du Rabbi en Californie a pris le relais : Ahmed a posé les Téfilines pour la première fois de sa vie, avant de célébrer un pidyon haben et une Bar-Mitsva. Un destin transformé, grâce à la fidélité et à la persévérance d’un ami.

Quand des voisins deviennent des ambassadeurs

L’histoire de Dotan n’était pas isolée. Des résidents de Kiryat Yam et de Kiryat Motzkin ont à leur tour pris la parole pour témoigner du chemin parcouru depuis leur première rencontre avec un Beth Habad ou un Chalia’h. Certains, entrés presque par hasard dans l’une de ces maisons, dispensent aujourd’hui des cours de Torah et enseignent la Guemara dans le cadre des Kollelim locaux. L’enchaînement est saisissant : celui qui a reçu devient à son tour celui qui transmet.

 

Lior Moyal : la table mise pour l’identité

Copropriétaire du restaurant « Atika », Lior Moyal a livré un témoignage d’une grande sincérité, retraçant le chemin qui l’a conduit, pas à pas, vers le judaïsme, vers Habad, vers le Rabbi. Aujourd’hui, il est un soutien actif et fidèle du Chalia’h Rav Lévi Overkman à Kiryat ‘Haim, à Haïfa, et multiplie les initiatives personnelles pour rapprocher d’autres Juifs de leur héritage.

Un dollar du Rabbi, des images d’histoire et des diplômes d’honneur

La soirée a également été marquée par la projection d’extraits vidéo du Rabbi, dont une séquence historique rare : la remise des clés des villes des Krayot au Rabbi, par le Rav Moché Chmouel Overkman lui-même. Ces images, chargées d’émotion et de mémoire collective, ont été reçues dans un silence recueilli, avant que des témoignages plus contemporains des Chlou’him et de leurs proches ne viennent les prolonger.

En clôture, une loterie organisée autour d’un dollar du Rabbi a été remportée par le Rav Chimon Bitton, président du conseil religieux de Kiryat Motzkin, qui avait lui-même largement contribué au succès de la soirée. Une cérémonie de remise de diplômes d’honneur a ensuite récompensé les représentants des conseils religieux et les partenaires ayant œuvré à la réussite de l’événement, en témoignage de gratitude pour leur engagement sans faille.

 

Les personnalités présentes

Plusieurs maires avaient tenu à marquer leur présence : M. Tziki Avishar (Kiryat Motzkin), M. David Even Tzour (Kiryat Yam) et M. Eli Dokorsky (Kiryat Bialik). Le comité de Kiryat ‘Haim était représenté par M. Barou’h Shamilov. Les Rabbanim des villes, le Rav Yossef HaLévi Abarki et le Rav David Drukman, avaient également pris place parmi les participants, aux côtés de nombreux Chlou’him, personnalités publiques et responsables associatifs venus de l’ensemble des Krayot.

Organisation

Organisé par le Beth Habad central des Krayot et produit par la société « Tsvaim Productions », l’événement a bénéficié du soutien actif du conseil religieux de Kiryat Yam, sous la direction de R’ Ami Ilouz, du conseiller municipal Maître David Abarki, et du conseil religieux de Haïfa, sous la direction de R’ Dror Amos — qui ont tous transmis leurs vœux chaleureux à l’occasion. Avec cinq cents participants rassemblés sous un même toit, ce rendez-vous a confirmé sa place parmi les événements de Guimel Tamouz les plus marquants de la région, témoignage vivant de l’unité et de la vitalité du monde Habad dans les Krayot et la baie de Haïfa. Rabbi.

 

 

La gêne et le sourire – ce que le Rabbi voyait derrière l’imperfection

La gêne et le sourire – ce que le Rabbi voyait derrière l’imperfection

Ce jeudi Guimel Tamouz 5786 (2026), trente-deuxième Hilloula du Rabbi — le chiffre trente-deux s’écrit en hébreu « Lev », le cœur. Eli Wolf, auteur et ‘hassid, replonge dans un souvenir impérissable : une Ye’hidout vécue à l’âge de cinq ans, où une frange de Tsitsit introuvable le laissa dans l’embarras face au Rabbi. Cet instant révèle toute la profondeur de sa pédagogie : exiger l’infini de chacun, tout en accueillant avec un sourire lumineux la plus sincère des intentions.

 

 

Par Eli Wolf

 

 

Un souvenir gravé dans la mémoire

Je les rassemble, je veux les présenter au Rabbi : « Un, deux, trois… » Je cherche le quatrième pour pouvoir conclure et annoncer « quatre », mais ne le trouve pas. Où a-t-il bien pu disparaître ? Je lève les yeux, embarrassé, comme quelqu’un qui n’arrive pas à accomplir sa mission.

Ce jeudi est le Guimel Tamouz, la trente-deuxième Hilloula du Rabbi de Loubavitch. Trente-deux ans — « lev », le cœur, en hébreu.

Ces jours-ci me ramènent naturellement aux moments que j’ai eu le mérite de vivre aux côtés du Rabbi. Les prières en sa présence, les Farbrenguen, les instants exaltants des fêtes de Tichri et les moments ordinaires du quotidien.

Presque cinq ans, devant le Rabbi

Mon premier souvenir du Rabbi remonte à mon enfance : j’avais presque cinq ans et je me tenais avec mes parents — qu’ils vivent longtemps — dans son bureau, lors d’une Ye’hidout. L’attention qu’il me porta, à moi le petit enfant, est gravée dans ma mémoire avec une clarté absolue.

Après m’avoir interrogé sur des notions de vocalisation hébraïque — « kamats alef », « kamats hé », « kamats ayin », « kamats tav » — le Rabbi me posa cette question : « Combien de Tsitsit as-tu ? »

Je ne voulais pas simplement répondre « quatre » : je préférais les lui montrer. Je commençai à les rassembler un à un : « Un, deux, trois… » Mais le quatrième demeurait introuvable. Quelque part, la quatrième frange avait disparu.

Le petit garçon se retrouvait dans l’embarras. Je levai les yeux vers le Rabbi, n’ayant en main que trois franges de Tsitsit, comme pour lui dire en silence : « Je ne trouve pas la dernière, la mission n’est pas accomplie. » Et c’est alors que je vis le visage du Rabbi s’illuminer, m’offrant un large sourire rayonnant, un sourire qui disait : « Tout va bien, cher enfant. Je vois ta volonté sincère, j’ai vu tes efforts. »

Un sourire dont le souvenir, aujourd’hui encore, m’emplit de nostalgie…

Celui qui a cent en veut deux cents

« Celui qui possède une maneh en veut deux cents. Celui qui en possède deux cents en veut quatre cents. »

Cette expression des Sages — Hazal — que le Rabbi avait souvent à la bouche illustre un principe fondamental : lorsqu’un homme atteint un sommet, la « maneh » (pièce talmudique valant cent zouz), il aspire à doubler cette somme et en veut deux cents. Mais lorsqu’il parvient à son but, non seulement il ne s’en contente pas, non seulement il aspire à réaliser cent supplémentaires pour en avoir trois cents — non : « celui qui possède deux cents en veut quatre cents ». Le désir est toujours de doubler l’intégralité du total actuel.

Ceux qui venaient trouver le Rabbi en lui présentant de grandes réussites ne parvenaient jamais à le satisfaire : ils s’entendaient citer cette expression. Le but d’hier n’est que le point de départ d’aujourd’hui. Le succès présent est la preuve que l’on a la capacité de le doubler — et si on le peut, on se doit de le faire.

Une seule Mitsva peut tout changer

En parallèle de cette exigence, une autre citation revenait sans cesse dans la bouche du Rabbi, tirée des écrits du Rambam (Maïmonide) : « Si un homme a accompli une seule Mitsva, il fait pencher la balance en sa faveur et en faveur du monde entier, et cause ainsi le salut et la délivrance pour lui-même et pour tous. »

Un seul acte positif, une seule bonne pensée d’un juif, a le pouvoir de transformer la réalité du monde entier. Le Rabbi éclairait d’une lumière précieuse chaque action positive, si infime et unique fût-elle.

Le Rabbi ne se satisfaisait pas du maximum — et pourtant, appréciait profondément la moindre action, même minuscule.

Les deux messages réunis en un seul instant

Sur la signification de la première Ye’hidout d’un ‘hassid, le Rabbi écrit : « La première Ye’hidout est à la mesure du ‘hassid lui-même, selon la nature de son être propre — c’est selon cela que le Rabbi lui trace son chemin de service divin. »

Cet instant de Ye’hidout rassemble à lui seul ces deux messages.

Le sentiment personnel doit être : tu n’as pas accompli la mission, tu dois faire effort et progresser. « Celui qui a deux cents en veut quatre cents. »

Et simultanément, le Rabbi voit l’investissement, le désir intérieur, l’embarras de celui qui essaie encore et encore — et illumine son visage d’un regard bienveillant.

« S’il a accompli une seule Mitsva, il a fait pencher la balance en sa faveur et en faveur du monde entier. »

Envoyer ses requêtes au Ohel du Rabbi

Le jour de la Hilloula du Rabbi, il est possible d’envoyer à son Ohel des requêtes pour la bénédiction et le succès dans tous les domaines de la vie, matériels et spirituels :

Ecrire au Rabbi – Demande de bénédictions (site)