Au cœur de la Dahieh à Beyrouth : Tsahal a frappé « le commandant responsable du massacre à Majdal Shams »

Au cœur de la Dahieh à Beyrouth : Tsahal a frappé « le commandant responsable du massacre à Majdal Shams »

 Selon les rapports, le haut responsable du Hezbollah Fouad Shukr, No 2 du Hezbollah a été éliminé. Gallant après la frappe : « Le Hezbollah a franchi la ligne rouge ». Fouad Shukr était le conseiller militaire de Nasrallah, pour lequel les États-Unis ont offert une récompense de 5 millions de dollars.

 

Des rapports indiquent qu’un haut responsable du Hezbollah a été éliminé lors d’une attaque à Beyrouth, « son corps transféré dans un hôpital sécurisé »

La chaîne de télévision saoudienne « Al-Hadath » a rapporté de sources que le haut responsable du Hezbollah Fouad Shukr, surnommé Hajj Mohsen, a été éliminé lors d’une attaque à Beyrouth. Cela fait suite à une série de rapports selon lesquels il aurait pu survivre à la tentative d’assassinat. La chaîne saoudienne a également rapporté que « son corps a été transféré à l’hôpital Al-Rasoul al-Azam, et qu’il y a un bouclage sécuritaire sur place ». La chaîne de télévision saoudienne « Al-Arabiya » a également rapporté que Shukr avait été éliminé.

Israël a frappé ce soir (mardi) dans la Dahieh à Beyrouth, selon les rapports, le haut responsable du Hezbollah Fouad Shukr, chef du département des opérations de l’organisation terroriste appelé « Hajj Mohsen » – en réponse au massacre à Majdal Shams. Tsahal a revendiqué la frappe ciblée à Beyrouth, contre « le commandant responsable du meurtre d’enfants à Majdal Shams et de nombreux civils israéliens », selon le porte-parole de Tsahal. Le ministre de la Défense Yoav Gallant a commenté l’attaque, tweetant en hébreu et en anglais : « Le Hezbollah a franchi la ligne rouge ». La frappe est la réponse au massacre, et aucune autre réponse n’est prévue.

 

 

Selon les rapports, le sort de Shukr n’est toujours pas clair. Selon un rapport d’Al-Arabiya saoudienne, la cible de la frappe « a été éliminée ». Trois sources de sécurité ont déclaré à Reuters que « son sort est inconnu », et d’autres responsables de la sécurité ont déclaré dans les médias locaux qu’une femme a été tuée et sept autres personnes blessées dans l’attaque. Des sources de sécurité libanaises ont déclaré à Al-Hadath : « Shukr n’a pas survécu ». Les rapports sur  l’assassinat ont été entre autres dans l’agence iranienne Tasnim et l’agence russe Sputnik.

L’élimination comme mentionné, est intervenue dans le contexte du massacre de 12 enfants et adolescents à Majdal Shams, tués il y a trois jours par l’impact d’une roquette du Hezbollah sur un terrain de football dans la localité.

Il s’agit de l’élimination le plus significatif dans la guerre au nord, équivalent au chef de la branche militaire du Hamas Mohammed Deif à Gaza, et en fait la personne la plus proche de Nasrallah. En pratique, il est le deuxième plus important dans l’organisation, et aussi le commandant de tous les systèmes stratégiques du Hezbollah. Il est difficile de dire pour le moment comment l’organisation terroriste chiite réagira. Lors de la réunion du cabinet, les ministres n’ont pas été informés de cette cible, et on a évité de les informer même avant l’exécution de l’opération – par crainte de fuites.

Lors de la réunion du cabinet, la conseillère juridique du gouvernement Gali Baharav-Miara a précisé que si on va vers une action qui pourrait conduire à la guerre – il faut revenir à une discussion au cabinet qui approuvera l’action de manière finale. Netanyahu a répondu que ce n’est actuellement pas le scénario probable, et le cabinet n’a pas été convoqué à nouveau.

Ce soir, après les rapports sur la frappe, le secrétaire du gouvernement Yossi Fuchs a transmis une directive aux ministres selon laquelle « sur instruction du Premier ministre, il ne faut pas faire référence, jusqu’à nouvel ordre, à la frappe à Beyrouth ».

Selon une source haut placée qui a parlé à CNN, Israël a informé les États-Unis avant la frappe à Beyrouth. La source a déclaré que les explications ont été transmises « via des canaux de sécurité », mais n’a pas précisé quand l’information a été transmise. La Maison Blanche a déclaré que les États-Unis ne croient pas qu’une guerre entre le Hezbollah et Israël soit « inévitable ».

Plus tôt dans la journée, un civil a été tué par l’impact direct d’une roquette dans le kibboutz Goshrim en Haute Galilée, trois jours après le massacre, et dans le nord les chefs des autorités locales et les habitants étaient en colère contre le retard de la réponse au Hezbollah – qui est arrivée ce soir.

Hier, nous avons rapporté que dans le système de défense, on attendait l’opportunité opérationnelle pour la frappe de réponse, qui est donc arrivée ce soir. Elle a été approuvée avant-hier par le cabinet politique-sécuritaire, deux jours après le massacre, et avec le retour du Premier ministre Benjamin Netanyahu des États-Unis. La cible de la frappe a également été décidée au sommet israélien, et soumise à l’approbation du cabinet.

Lors d’une visite de condoléances effectuée hier à Majdal Shams, Gallant a déclaré : « Nous ferons tout pour ramener la sécurité et permettre à la vie de continuer comme il se doit. Le Hezbollah paiera le prix pour cela – nos actes parleront ». Netanyahu, qui a visité hier la localité druze, a également déclaré que « l’État d’Israël ne peut pas et ne passera pas outre. Notre réponse viendra, et elle sera dure ».

Le conseiller militaire de Nasrallah : c’est Fouad Shukr

Les États-Unis ont offert en 2017 une récompense de cinq millions de dollars à quiconque capturerait Fouad Shukr, la cible de la frappe aujourd’hui à Beyrouth. Une enquête publiée la même année a jeté la lumière sur les activités de l’homme qui a opéré dans l’organisation terroriste pendant plus de 30 ans.

L’inclusion de Shukr dans la liste des personnes recherchées par le Département d’État américain s’est faite alors du fait qu’il était considéré comme un conseiller senior du secrétaire général de l’organisation, Hassan Nasrallah, en matière militaire. Shukr a servi comme premier commandant militaire de l’organisation dans le sud du Liban et en même temps membre de l’organe militaire senior, le « Conseil du Jihad ».

Il est né à Nabi Chit dans la Bekaa, la vallée du Liban, et est surnommé « Hajj Mohsen ». Les Américains ont affirmé qu’il a joué un rôle central dans l’exécution de l’attentat contre les Marines américains à Beyrouth en 1983, dans lequel 241 soldats américains ont été tués.

Dans l’enquête « Intelli Times », il a été révélé que Shukr faisait partie du groupe central au début du parcours du Hezbollah, et a opéré aux côtés d’Imad Mughniyeh, Mustafa Badreddine et Mustafa Shahadeh. Shukr est arrivé à la grandeur par la voie militaire, et est également responsable d’opérations contre Israël, peut-être aussi de l’enlèvement de soldats.

Shukr est, comme mentionné, originaire du village de Nabi Chit, le même village où est né Abbas Musawi, secrétaire général de l’organisation en 1991-1992 – alors éliminé par Israël et remplacé par Nasrallah. Au fil des années, le nom du village est apparu comme l’une des principales bases de pouvoir du Hezbollah servant également au stockage d’armes introduites en contrebande depuis la frontière syrienne.

 
Crown Heights : Avraham Fried au barbecue d’été des supporters de « Yaldei Shlu’hei HaRabbi »

Crown Heights : Avraham Fried au barbecue d’été des supporters de « Yaldei Shlu’hei HaRabbi »

 

Les supporters de l’organisation Yaldei Shluchei Harabbi se sont réunis pour leur barbecue annuel pour hommes à The Arches à Brooklyn avec un Kumzitz du superstar chanteur hassidique Avraham Fried en soutien aux enfants des Chlou’him ayant des besoins spéciaux.

 

 

Les supporters de l’organisation Yaldei Shluhei Harabbi, une division de Merkos Suite 302, se sont réunis pour leur barbecue annuel pour hommes à The Arches à Brooklyn.

Les invités ont profité d’un délicieux buffet barbecue et d’un Kumzitz par le superstar chanteur hassidique Avraham Fried en soutien aux enfants des Chlou’him ayant des besoins spéciaux.

Yaldei Shlu’hei Harabbi soutient et aide les Chlou’him qui élèvent des enfants ayant des besoins spéciaux, afin que les Chlou’him puissent concentrer leur énergie sur la diffusion de la lumière de la Torah et du judaïsme dans leurs communautés.

 

 

 

Des familles d’otages se sont rendues  au Centre mondial de Loubavitch

Des familles d’otages se sont rendues au Centre mondial de Loubavitch

 

 

Après avoir visité l’Ohel du Rabbi dans le Queens, les familles des otages à Gaza se sont rendues au 770 Eastern Parkway où elles ont prié pour leurs proches.

 

Des membres de la délégation des familles des kidnappés, qui ont voyagé avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington, DC, sont arrivés tôt vendredi matin à l’Ohel, le lieu de sépulture du Rabbi de Loubavitch à New York.

De là, ils se sont rendus à une visite spéciale au 770, le siège mondial de Habad. Ils ont été reçus par des représentants de Tzach en Israël, qui assistent les familles des kidnappés depuis Simhat Torah.

Ils ont prié dans le bureau du Rabbi, où ils ont été spécialement accueillis par le Rav Haïm Barouh Halberstam, qui les a préparés avant leur entrée. Ils ont visité la bibliothèque de Habad, où ils ont été accueillis par le bibliothécaire Rav Shalom Dov Ber Levine, qui a donné une explication informative sur la bibliothèque et l’exposition. Ils ont visité la salle de diffusion et la synagogue principale (le grand zal). La visite du 770 a été guidée et dirigée par le Rav Mendel Eisenbach, directeur du Beth Habad du 770.

Accompagnant la délégation de Washington à New York se trouvaient le Chalia’h Rav Mendel Fogelman et son fils le Rav Levi Fogelman, qui les ont reçus et guidés à la tombe du Rabbi et au 770. Le voyage a été organisé par le Rav Shimi Segal, directeur du voyage des familles des kidnappés au nom de Tzach, sous la direction du président de Tzach, le Rav Yossef Itshak Aharonov.

Aux côtés de Noa Argamani et de son père Yaakov Argamani, les participants au voyage comprenaient : l’avocate Talik Guilli, mère de l’officier YSM Ran Guilli, de mémoire bénie, dont le corps est détenu par le Hamas ; Eli Bibas, père de Yarden Bibas kidnappé et grand-père des enfants Kfir et Ariel, qui ont été kidnappés et dont le sort est inconnu ; Ayelet Samarnu, mère de Yonatan Samarnu, qui a été kidnappé à Nova et déclaré assassiné après 59 jours ; Ofir Shaul, frère d’Oron Shaul, qui a été kidnappé pendant l’opération Bordure protectrice ; Shuli Shem Tov, mère d’Omer Shem Tov, 21 ans, qui a été kidnappé à Gaza depuis Nova ; Esther Yehali, mère d’Ohad Yehudai kidnappé, qui est toujours détenu à Gaza ; et la grand-mère d’Eitan, 12 ans, qui a été libéré après 52 jours, entre autres.

 

 




















Bien connaître les Lois et les coutumes des neuf jours, du dimanche soir 4 août au mardi soir 13 août 2024

Bien connaître les Lois et les coutumes des neuf jours, du dimanche soir 4 août au mardi soir 13 août 2024

 

 

LE MOIS D’AV

« Quand le mois d’Av commence, nous réduisons notre joie. » Le mois entier d’Av est considéré comme inopportun. Une personne qui a une audience au tribunal ou quelque chose de similaire devrait essayer de le reporter après le mois d’Av, ou au moins après les neuf jours.

LES NEUF JOURS

En plus des interdictions des trois semaines, d’autres restrictions s’appliquent pendant les neuf jours, commençant le dimanche soir, Roch Hodech Av au coucher du soleil :

  1. On ne doit pas se couper les cheveux. [Cependant, une femme peut se faire les sourcils et s’épiler les jambes, etc. De même, un homme peut tailler sa moustache si elle gêne pour manger, mais seulement jusqu’à la semaine même de Tishah B’Av.]
  2. La première coupe de cheveux d’un garçon à 3 ans, doit être reportée après les neuf jours. [Les autres pratiques associées à une Opshernish – comme apprendre à l’enfant à porter les Tsitsit et à réciter les Brahot, le Chéma et le Birkat Hamazon – ne doivent pas être reportées.]
  3. Les mariages ne doivent pas être célébrés pendant les neuf jours.
  4. On ne doit pas manger de nouveaux fruits, sauf pour des raisons de santé.
  5. On ne doit pas écouter de musique live. L’écoute de musique enregistrée à des fins de divertissement ou festives doit également être évitée.
  6. On ne doit pas construire, rénover ou peindre sa maison. [On peut être indulgent si les réparations sont urgentes ou constituent une urgence ; quand attendre comporte un risque de perte financière importante ; quand un entrepreneur non-juif engagé avant les neuf jours insiste pour travailler pendant les neuf jours et refuse même un petit bonus pour retarder le travail ; quand c’est nécessaire pour une Mitsva, comme une synagogue, ou pour le premier mariage d’un couple peu après les neuf jours.]
  7. L’emménagement dans une nouvelle maison doit être reporté jusqu’au mois d’Elloul, ou au moins jusqu’après le 15 Av. Cependant, on peut conclure un contrat pour acheter ou louer une propriété.
  8. On ne doit pas planter d’arbres ou de fleurs pour l’ombre ou le parfum, mais on peut s’occuper de ceux déjà plantés avant les neuf jours. On peut aussi planter pour produire des fruits.
  9. On ne doit pas organiser ou assister à un festin ou une fête (comme une fête d’adieu) – même pour une Mitsva qui n’a pas de temps fixe. Par conséquent, un Siyoum Sefer Torah ou une Hanoukat Habaït doivent être reportés après les neuf jours.
  10. On peut organiser un rassemblement avec des rafraîchissements légers, surtout si le rassemblement est associé à une Mitsva.
  11. On peut se fiancer pendant les neuf jours et même le jour de Tishah B’Av. Néanmoins, un repas festif ne doit pas être organisé avant la fin des neuf jours. On peut marquer l’occasion avec des rafraîchissements légers, mais sans chant ni danse.
  12. Le Kiddoush Levana est reporté jusqu’à Motzei Tishah B’Av.
  13. Dans la mesure du possible, les procédures médicales non urgentes doivent être évitées, en particulier pendant la semaine de Tishah B’Av.
  14. Il est d’usage d’éviter de s’engager dans des activités périlleuses pendant les neuf jours. De même, il est d’usage de s’abstenir de voyager pendant les neuf jours. Si le voyage est absolument nécessaire, on devrait au moins commencer les préparatifs (comme faire ses bagages) à l’avance.

NATATION ET BAIN

  1. On ne doit pas se doucher ou se baigner le corps entier, même à l’eau froide. Cependant, on peut se laver le visage, les mains et les pieds à l’eau froide. De même, on peut rincer toute zone sale.
  2. On ne doit pas aller nager.
  3. On peut se baigner comme d’habitude pour des raisons de santé ou de Mitsva (par exemple, le Mikvah).
  4. Il y a une place pour l’indulgence si on souffre de transpiration et autres, et qu’on ne se lave pas pour le plaisir. [Si possible, cela devrait être fait avec de l’eau plus froide que d’habitude, et seulement aussi longtemps qu’absolument nécessaire, pour minimiser tout plaisir non intentionnel.]
  5. On ne doit pas utiliser un spa ou un sauna.
  6. On peut se couper les ongles. [Même ceux qui sont stricts le permettent pour le Chabbat ou pour une Mitsva.]

NOUVEAUX VÊTEMENTS ET MODIFICATIONS

  1. On ne doit pas acheter de nouveaux vêtements ou chaussures pendant les neuf jours – même s’ils ne seront pas portés avant la fin des neuf jours. [Cela s’applique même aux vêtements et chaussures pour enfants.]
  2. On peut être indulgent si prix l’article est substantiellement réduit et ne peut pas être acheté plus tard à un prix similaire.
  3. On ne doit pas porter de nouveaux vêtements pendant les neuf jours, même s’ils ont été achetés en solde, ou avant que les trois semaines ne commencent. Néanmoins, si on a oublié d’acheter des chaussures nécessaires pour Tishah B’Av, on peut le faire pendant les neuf jours.
  4. On ne doit pas engager un tailleur ou une couturière pour créer de nouveaux vêtements – même s’ils ne seront pas portés avant la fin des neuf jours. [On peut être indulgent si nécessaire pour son propre mariage et qu’il n’y a pas assez de temps après les neuf jours.]
  5. On ne doit pas tricoter ou broder un nouveau vêtement.
  6. On ne doit pas faire de modifications sur de nouveaux vêtements ou chaussures, mais on peut faire des modifications mineures sur des vêtements ou chaussures usagés.
  7. Un tailleur ou une couturière de profession devrait consulter un Rav concernant ce qui peut et ne peut pas être fait.

LESSIVE

  1. Il est interdit de laver ou repasser des vêtements, sous-vêtements, nappes, draps ou serviettes – même s’ils ne seront pas utilisés avant la fin des neuf jours. [Le nettoyage d’une tache ponctuelle devrait également être évité si possible.] Cependant, l’utilisation d’un sèche-linge et le pliage des vêtements sont permis.
  2. On ne doit pas donner ces articles à un blanchisseur ou nettoyeur à sec non-juif pendant les neuf jours. [Cependant, on peut les donner avant les neuf jours, même s’ils seront lavés pendant les neuf jours. De même, on peut les donner pendant les neuf jours si on n’aura pas de vêtements propres à porter pour Chabbat.]
  3. On peut laver les vêtements des jeunes enfants – qui salissent constamment leurs vêtements – selon les besoins. De même, une femme mariée peut laver et utiliser des Levanim selon les besoins. [Lors du lavage à la main, il est préférable de ne laver que quelques articles à la fois. Cependant, lors du lavage en machine, il est préférable de réduire le nombre de charges en lavant autant d’articles ensemble que possible. Même ainsi, on ne peut inclure que les articles qu’il est permis de laver.]
  4. Un blanchisseur de profession devrait consulter un Rav concernant ce qui peut et ne peut pas être fait.

PORTER DES VÊTEMENTS FRAIS

  1. Il est interdit de porter des vêtements fraîchement lavés ou d’utiliser des nappes, draps et serviettes fraîchement lavés – même s’ils ont été lavés avant les neuf jours. Par conséquent, avant le début des neuf jours, on devrait porter ou utiliser (même pour un court moment) tous les articles qu’on a l’intention d’utiliser pendant les neuf jours. Si on a négligé de le faire, il y a une place pour l’indulgence et on peut permettre que ces articles soient portés ou utilisés après les avoir laissés par terre pendant un moment.
  2. Ce qui précède ne s’applique pas aux sous-vêtements et aux chaussettes ; la pratique acceptée est de les changer selon les besoins, même s’ils sont fraîchement lavés.
  3. On peut fournir à un invité des draps et serviettes frais. Cependant, il convient que l’invité les laisse par terre pendant un moment avant de les utiliser.
  4. On ne doit pas porter de vêtements de Chabbat pendant les jours de semaine des neuf jours, même s’ils ne sont pas fraîchement lavés. Cependant, à l’occasion d’une Brit Milah, des vêtements de Chabbat fraîchement lavés sont portés par le Mohel et le Sandek, les parents du nouveau-né, ainsi que la femme qui sert de kvater. De même, dans le cas d’un Pidyon Haben, les parents du bébé et le Cohen portent des vêtements de Chabbat fraîchement lavés. De même, un garçon Bar-Mitsva et ses parents peuvent porter des vêtements de Chabbat.

VIANDE ET VIN

  1. La viande et le vin sont associés à la joie. De plus, l’Avodah dans le Beit Hamikdash, qui a été interrompue pendant les neuf jours, impliquait principalement de la viande et du vin. Par conséquent, on ne doit pas manger de volaille et de viande, ni boire de jus de raisin et de vin, sauf pour des raisons de santé.
  2. On ne doit même pas consommer un plat qui est simplement aromatisé avec de la viande ou de la sauce, du jus de raisin ou du vin. [Cependant, on peut utiliser du vinaigre de vin.]
  3. On peut manger des aliments Parve qui ont été cuits dans une casserole ou un ustensile de viande propre.
  4. Les autres boissons alcoolisées sont permises, mais on doit être attentif à « l’esprit de la loi ».
  5. Lors de l’exécution d’un Mezuman, on ne doit pas utiliser un Kos, même si on a l’habitude de le faire.
  6. C’est la pratique de Habad de ne pas manger de viande et de boire du vin même lors de la célébration d’un Siyoum.

APPRENTISSAGE ET Siyoumm

  1. Pendant ces jours, il convient que les hommes et les femmes augmentent leurs études de la Torah, en se concentrant particulièrement sur les Halahot des neuf jours, les sujets de la Geoulah et du Beit Hamikdash (par exemple, les chapitres 40-48 d’Ezéchiel, les traités Middot et Tomid, et Hilchot Beit Habechira dans le Rambam).
  2. Il convient également d’augmenter la Tsedaka et l’Ahavat Israël. Ces activités devraient être particulièrement réalisées en association avec des Siyoumm.
  3. On devrait participer à un Siyoum chaque jour des neuf jours, y compris Chabbat, et si possible, jusqu’au 15 Av. À mesure que nous nous rapprochons des jours du Machia’h, nous commençons à nous concentrer sur le but intérieur de la destruction, qui est de nous amener à un niveau encore plus élevé – le troisième Beit Hamikdash. Par conséquent, nous modérons la tristesse avec des expressions de joie permises.
  4. Le Siyoum devrait de préférence être fait sur un Mase’het de Guemara. Le Siyoum peut même être fait par un enfant.
  5. On récite le Kaddish D’rabannan normal à la conclusion du Siyoum, et non le « Kaddish Hagadol » imprimé à la fin de la Guemara.
  6. Idéalement, le Siyoum devrait porter sur un Masse’het dont la conclusion est facile à comprendre pour tous les participants. Celui qui fait le Siyoum devrait le présenter de manière facile et bien comprise.
  7. Les Siyoumim devraient impliquer autant de participants que possible. À plusieurs occasions, le Rebbe a encouragé les femmes, et même les très jeunes enfants, à participer à un Siyoum.
  8. S’il n’est pas possible de participer en personne, on devrait au moins s’efforcer de participer par téléphone ou par d’autres moyens de communication.
  9. Si possible, le Siyoum devrait inclure de la nourriture (et même un Farbrengen), mais pas de viande ou de vin.

5 AV – Hilloula du Arizal

Ce jour de la Hilloula du Arizal. On devrait marquer ce jour en augmentant ses efforts pour diffuser la dimension intérieure de la Torah.

CHABBAT ‘HAZON

  1. Le vendredi, on se lave comme d’habitude en l’honneur du Chabbat, on va au Mikvaé, on se coupe les ongles, et on utilise des vêtements et des nappes de Chabbat fraîchement lavés (qui ont été lavés avant les neuf jours). Cependant, on ne doit pas changer les draps.
  2. On ne doit pas consommer la viande de Chabbat le vendredi, même si on a l’habitude de le faire.
  3. Les vêtements de Chabbat sont portés comme d’habitude et on prend soin de ne pas afficher de signes de deuil le Chabbat. En fait, on devrait être encore plus joyeux que d’habitude.
  4. On peut – et on doit – manger de la viande et boire du vin le Chabbat ‘Hazon.
  5. C’est une Mitsva de publier, au nom de R’ Levi Its’hak de Berditchev, que ce Chabbat est appelé « ‘Hazon » (vision) parce que la Neshama reçoit une vision du Beit Hamikdash. Le but de cette vision est d’éveiller un désir ardent de voir réellement le Beit Hamikdash, et de faire tout ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif.
  6. Dans la Kriat Hatorah, la première Aliyah se termine à la fin du verset 11, et la deuxième Aliyah commence avec le mot Eicha.
  7. La Havdallah est récitée sur du vin. En premier lieu, le vin devrait être bu par un enfant qui comprend le concept des Brachot (le plus jeune possible). Si ce n’est pas une option, le vin est bu par celui qui a récité la Havdallah.
  8. Les vêtements de Chabbat sont portés Motsaei Chabbat, comme d’habitude.
Netanyahou apprend le massacre dans ville druze de Majdal Shams pendant la prière du Chabbat à Washington

Netanyahou apprend le massacre dans ville druze de Majdal Shams pendant la prière du Chabbat à Washington

Peu après que le Premier ministre Binyamin Netanyahu ait terminé une émouvante prière de « Mi Sheberach » pour chacun des otages, à l’hôtel Watergate à Washington, il a reçu l’information de l’attaque du Hezbollah à Majdal Shams, où 12 enfants et adolescents ont été tués et d’autres blessés.

 

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a terminé une semaine médiatisée aux États-Unis. Le Premier ministre et sa délégation sont restés à Washington pendant le Chabbat.

Pendant sa visite, Netanyahu a prononcé un discours historique devant les deux chambres du Congrès. Il était accompagné d’otages libérés et de soldats d’élite de Tsahal.

Il a ensuite eu des réunions séparées avec le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris, candidate démocrate à la présidence pour 2024.

Vendredi, Binyamin Netanyahu s’est rendu en Floride pour rencontrer le candidat républicain et ancien président, Donald Trump, dans sa propriété de Mar-a-Lago.

En raison de la proximité du Chabbat, Netanyahu a décidé de rester aux États-Unis.

L’ambassade d’Israël à Washington et l’équipe du PM Netanyahu ont travaillé avec le Chabad, dirigé par l’émissaire à Washington, le Rav Levi Shemtov, pour s’assurer qu’ils auraient tout le nécessaire pour le Chabbat.

À l’initiative du propriétaire, M. Jack Cohen, l’hôtel Watergate sur Virginia Avenue a rapidement aménagé une synagogue temporaire sur place.

Même des étuis à tallit et des livres de prières ont été achetés avec l’inscription « Visite du Premier ministre – Washington, Tamouz 5784 ».

Binyamin Netanyahu, son épouse Sarah, leur fils Yair, l’ambassadeur Michael Herzog, son épouse et leurs équipes et amis, ainsi que le Rav Levi Shemtov et son épouse, Nechama, ont participé au repas du Chabbat.

Pendant la prière de Chaharit du Chabbat, le Premier ministre est arrivé avec son équipe de sécurité. Netanyahu a récité le « Mi Shebera’h » pour le bien-être des soldats de Tsahal, puis a commencé à dire un « Mi Shebera’h » spécial pour les otages encore détenus par le Hamas.

« Il a lu soigneusement et avec émotion le nom de chacun d’entre eux », a-t-on rapporté.

Quelques instants plus tard, un officier de sécurité a informé Netanyahu de la frappe meurtrière d’une roquette du Hezbollah sur un terrain de football dans le village druze de Majdal Shams sur le plateau du Golan.

L’attaque a tué 12 enfants et en a blessé des dizaines d’autres, ce qui a conduit le Premier ministre et sa délégation à rentrer en Israël plus tôt que prévu.

 

Couverture de l’attaque du Hezbollah sur Majdal Shams »

Chabbat après-midi, une attaque meurtrière a frappé la ville druze de Majdal Shams sur les hauteurs du Golan, faisant 12 morts et 19 blessés, principalement des enfants. Initialement, le Hezbollah a revendiqué avoir lancé 100 roquettes sur une base militaire israélienne dans la région. Cependant, lorsqu’il est apparu que les victimes étaient des civils druzes et non des Juifs israéliens, l’organisation a rapidement nié toute implication.

Cette tragédie a mis en lumière un problème préoccupant : le traitement médiatique biaisé des événements impliquant Israël. Plusieurs grands médias internationaux ont présenté l’incident de manière à minimiser la gravité de l’attaque ou à justifier implicitement les actions du Hezbollah.

Sky News, par exemple, a décrit l’événement comme une « attaque sur un terrain de football dans le Golan occupé par Israël », omettant de mentionner que les victimes étaient des enfants et suggérant même que l’attaque était une mesure de représailles. Cette présentation contraste fortement avec leur couverture d’une frappe israélienne à Gaza, où ils ont mis l’accent sur les victimes civiles.

La BBC a choisi d’utiliser le terme moins émotif de « jeunes » pour décrire les victimes, tout en mettant en avant la réponse d’Israël à l’attaque. Le Washington Post et NPR ont tous deux lié l’incident à la guerre à Gaza, diluant ainsi la responsabilité du Hezbollah. CNN, quant à elle, a mis l’accent sur le déni du Hezbollah plutôt que sur les victimes de l’attaque.

Ce type de couverture médiatique révèle un double standard troublant. Les victimes israéliennes semblent être traitées avec moins d’empathie, et les actions d’Israël sont souvent présentées sous un jour négatif, même lorsqu’il s’agit de réponses à des attaques terroristes. Cette narration simpliste non seulement déshumanise les victimes innocentes, mais risque aussi de légitimer des actes de terrorisme.

 

 

 

EN IMAGES. Le séminaire d’étude 2024 du Beth Loubavitch aux Deux Alpes – (Dimanche 28 et lundi 29 juillet)

EN IMAGES. Le séminaire d’étude 2024 du Beth Loubavitch aux Deux Alpes – (Dimanche 28 et lundi 29 juillet)

Le Beth Loubavitch organise deux séminaires d’études européens pour étudiants et familles juives pendant l’été 2024, offrant l’opportunité de combiner vacances et approfondissement spirituel.

 

Séminaire pour les étudiantes du 8 au 22 juillet 2024

Un premier séminaire est dédié aux étudiantes et se tiendra du 8 au 22 juillet 2024. Pendant deux semaines, les participantes pourront suivre des cours, participer à des ateliers et échanger entre elles dans un cadre convivial propice à l’étude. Les inscriptions se font par téléphone au 07 56 95 01 22 ou par email à [email protected].

Séminaire pour les étudiants et les familles du 28 juillet au 18 août 2024 

Le second séminaire, ouvert aux étudiants et aux familles, aura lieu du 28 juillet au 18 août 2024 aux 2 Alpes, à l’Hôtel Le Panorama. Situé dans un cadre montagnard idyllique, ce séjour de 3 semaines permettra d’allier activités de plein air, repos et étude de textes. Des cours seront dispensés chaque jour pour les adultes. Les enfants bénéficieront d’un programme adapté avec le Gan Israël. Un rayon cacher sera à disposition des vacanciers.

Pour s’inscrire à ce séminaire familial, il suffit de contacter le Beth Loubavitch au 01 45 26 87 60 ou de remplir le formulaire en ligne sur le site bethloubavitch-etudiants.com/seminaire. Des hébergements pourront être trouvés auprès des agences locales pour ceux qui ne logeraient pas à l’hôtel.

Le Beth Loubavitch d’Île-de-France, situé 8 rue Lamartine dans le 9ème arrondissement de Paris, se tient à la disposition de toutes les personnes intéressées pour fournir des informations complémentaires sur ces deux séminaires qui s’annoncent riches en partage, en découvertes et en approfondissement des connaissances dans une ambiance chaleureuse.

Ces séminaires sont une belle occasion pour les étudiants et familles juives de France et d’Europe de se retrouver pendant l’été autour de valeurs et d’un héritage communs, tout en profitant d’un cadre agréable en montagne. Le Beth Loubavitch déploie des trésors d’organisation pour faire de ces séjours des moments privilégiés et inoubliables pour tous les participants, quel que soit leur niveau de pratique ou de connaissances.

Une expérience unique à ne pas manquer pour les jeunes et les familles qui souhaitent vivre leur judaïsme de façon épanouissante pendant les vacances d’été.

BETH LOUBAVITCH – ILE DE FRANCE
8, RUE LAMARTINE – 75009 PARIS
TÊL : 01 45 26 87 60
LOUBAVITCH.FR

« Que sommes-nous ? » : L’annulation de soi et l’Existence Divine, par le Rav Yossef Its’hak Havlin

« Que sommes-nous ? » : L’annulation de soi et l’Existence Divine, par le Rav Yossef Its’hak Havlin

Dans cet enseignement profond de la Hassidout, nous explorons le concept complexe de l’annulation de soi face à l’Existence Divine. Ce texte, basé sur les enseignements du Baal Shem Tov et des maîtres hassidiques qui l’ont suivi, nous invite à réfléchir sur la nature de notre existence et notre relation avec le Divin. Préparons-nous à plonger dans ces concepts profonds qui touchent à l’essence même de notre existence et de notre relation avec le Créateur.

Nous en sommes à la partie de la prière du matin sur la préparation au premier Kriat Shema. Nous disons alors « Que sommes-nous ? ». Qu’entendons-nous par là ? Que nous ne sommes absolument rien, que nous n’avons aucune existence propre.

Le concept du Baal Shem Tov sur le verset « Ta parole, Éternel, subsiste à jamais dans les cieux » est expliqué ainsi : Les Paroles que D.ieu a prononcées lors de la création du monde demeurent constamment présentes dans les cieux et continuent à insuffler la vie au monde. Si D.ieu cessait, ne serait-ce qu’un instant, de faire vivre le monde, celui-ci cesserait immédiatement d’exister. Ce n’est pas comparable à la mort d’un être humain ; le monde disparaîtrait simplement, car toute son existence dépend entièrement et continuellement de la parole divine.

L’exemple de la séparation de la mer Rouge illustre ce concept. D.ieu fit souffler un vent d’est toute la nuit pour maintenir les eaux. Ce « vent d’est » symbolise la force divine primordiale. Si D.ieu avait cessé, ne serait-ce qu’un instant, d’exercer cette force, les eaux se seraient immédiatement effondrées. Cela démontre que les eaux n’avaient pas en elles-mêmes la capacité de se tenir comme un mur ; D.ieu devait continuellement leur insuffler cette faculté.

Ce principe s’applique de la même manière à la création du monde : le ciel et la terre n’ont pas d’existence autonome. Leur existence dépend entièrement de la parole divine qui les maintient à chaque instant. Tant que la parole divine les imprègne, ils existent ; si elle venait à s’en retirer, ils cesseraient instantanément d’exister.

La relation entre D.ieu et le monde diffère fondamentalement de celle entre l’âme et le corps. Le corps possède une existence propre, même dépourvu d’âme, bien que celle-ci lui confère vie et mouvement. En revanche, les créatures n’ont absolument aucune existence indépendante de D.ieu, qui les crée et les maintient perpétuellement. Il ne s’agit pas simplement de D.ieu qui s’envelopperait dans le monde ; le monde est la manifestation directe de la parole divine. Il n’existe pas de réalité distincte de D.ieu.

Cette relation peut être comparée à la lumière du soleil à l’intérieur même de l’astre solaire. Cette lumière n’a aucune existence distincte du soleil ; elle est totalement absorbée dans sa source. De manière analogue, les créatures sont entièrement incluses dans la parole divine et complètement annulées en elle.

On illustre cette idée par la différence entre les créatures terrestres et aquatiques. Les êtres terrestres, bien que tirant leur vitalité de la terre, semblent jouir d’une indépendance. En revanche, les poissons manifestent une dépendance évidente à l’eau, périssant dès qu’ils en sont extraits. De façon analogue, toutes les créatures dépendent entièrement de D.ieu, même si cette dépendance n’est pas toujours perceptible à nos yeux.

La vérité profonde est que toutes les créatures sont dénuées d’existence propre et sont complètement annulées en D.ieu. C’est la raison pour laquelle nous commençons notre prière par l’interrogation « Que sommes-nous ? ». Lorsqu’un Juif se tient devant D.ieu pour prier, il prend conscience de son insignifiance face à l’infini divin.

Cette prise de conscience ne vise pas à dévaloriser l’individu, mais à le situer dans sa juste relation avec le Créateur, favorisant ainsi une approche authentique et humble de la prière.

Cette prise de conscience peut conduire à un sentiment d’annulation totale de soi. Paradoxalement, c’est un niveau spirituel très élevé, car il témoigne d’une proximité telle avec D.ieu que la créature se sent complètement incluse en Lui. C’est là le fondement du commandement de l’unicité divine : nous sommes unis à D.ieu dans une unité parfaite et indivisible.

Une anecdote illustrative est rapportée à propos de l’Admour Hazaken. Peu avant sa Histalkout (son départ de ce monde), il demanda à ses disciples ce qu’ils voyaient. Ils répondirent qu’ils voyaient un plafond. L’Admour leur expliqua alors qu’il percevait la parole divine qui donnait vie au plafond, et non le plafond lui-même. Il avait atteint un niveau de perception où la véritable réalité divine derrière les apparences lui était visible.

On explique que, bien que nous ne percevions généralement pas cette réalité, elle demeure la vérité ultime. Nous avons l’impression d’exister de manière autonome, mais en réalité, nous sommes totalement annulés en D.ieu. C’est sur cette compréhension profonde que nous nous appuyons lorsque nous disons « Que sommes-nous ? » au début de la prière, reconnaissant notre véritable place face à l’infini divin.

Le hassid Shmuel Zalmanov, éditeur du recueil HaTamim et éminent connaisseur des nigunim, relatait dans ses dernières années une évolution intéressante dans l’approche hassidique. Il racontait que le Rabbi interrogeait fréquemment son prédécesseur sur un point crucial : l’enseignement hassidique de l’annulation de soi ne risquait-il pas d’entraver le développement personnel ? Le Rabbi précédent confirmait que telle était effectivement l’intention, et que cela devait être ainsi.

Cependant, lorsque le Rabbi devint lui-même Nassi, il apporta une nuance significative à cette approche. Tout en reconnaissant la valeur de l’annulation de soi, il mit également l’accent sur l’importance du développement personnel. Il encouragea à valoriser les élèves par des récompenses, à prodiguer des compliments, et à faire émerger les forces individuelles de chacun.

Cette apparente contradiction se résout en réalité dans une compréhension plus profonde. Ces deux aspects – annulation de soi et développement personnel – ne s’opposent pas, mais se complètent à un niveau spirituel supérieur. Dans cet état élevé, l’individu parvient à concilier une conscience de son existence propre avec une annulation totale devant D.ieu. Toute l’existence de la personne devient ainsi un instrument consacré au divin.

Cette synthèse harmonieuse entre l’effacement de soi et l’épanouissement personnel représente une approche spirituelle sophistiquée. Elle permet à l’individu de se développer pleinement, tout en orientant ce développement vers un but divin, créant ainsi une synergie entre la croissance individuelle et le service de D.ieu.

 

 

« Que sommes-nous ? » : L’annulation de soi et l’Existence Divine, par le Rav Yossef Its’hak Havlin

La Création perpétuelle : une perspective hassidique sur l’existence et la réalité divine

Dans les profondeurs de la pensée hassidique, particulièrement illuminée par les enseignements du Baal Shem Tov et cristallisée dans le Tanya, se trouve une conception révolutionnaire de la création divine. Cette vision, ancrée dans le verset « Pour toujours, Éternel, ta parole se tient dans les cieux » (Psaumes 119:89), offre une perspective radicale sur la nature de l’existence et notre relation au divin, remettant en question notre compréhension habituelle de la réalité.

Le concept central de cette philosophie est que la création n’est pas un événement unique et achevé, mais un acte continu qui se renouvelle à chaque instant. Le monde, dans toute sa complexité et sa diversité, n’existe que par la volonté constante de D.ieu, exprimée métaphoriquement comme une « parole » divine incessante. Cette idée bouleversante implique que si, ne serait-ce qu’un instant, cette volonté divine venait à cesser, l’univers entier retournerait instantanément au néant.

Cette conception s’oppose radicalement à la vision d’un monde autonome, comparable à un édifice qui, une fois construit, subsisterait indépendamment de son architecte. Dans la perspective hassidique, notre réalité est intimement et perpétuellement liée à sa source divine, dépendant à chaque seconde de l’influx créateur de D.ieu. Cette vision souligne la différence fondamentale entre la création divine et la création humaine : l’homme ne peut que transformer ce qui existe déjà, tandis que D.ieu crée véritablement ex nihilo, du néant absolu.

Le Baal Shem Tov enseigne que cette création continue s’applique à chaque aspect de notre réalité. Tout comme les cieux furent créés par la parole divine « Que soit le firmament », cette même parole continue de soutenir leur existence à chaque instant. De même, chaque brin d’herbe, chaque être vivant, chaque atome de notre univers dépend constamment de cette volonté divine pour exister. Si cette volonté divine devait cesser, même pour un instant, tout retournerait au néant, comme si cela n’avait jamais existé.

Cette perspective a des implications profondes sur notre compréhension de l’existence et de notre place dans le cosmos. Elle souligne l’immanence divine dans chaque aspect de la création, rendant chaque moment précieux et chargé de potentiel spirituel. Elle invite à une conscience accrue de la présence divine dans notre vie quotidienne et à une gratitude renouvelée pour le miracle constant de l’existence.

La pensée hassidique étend cette idée au-delà de la création matérielle pour englober des aspects plus personnels de notre vie. Par exemple, le concept de mariage est vu comme un miracle perpétuel, nécessitant un renouvellement constant de l’union divine entre deux âmes fondamentalement différentes. Le Rabbi de Loubavitch explique que l’union entre un homme et une femme, étant contre nature en raison de leurs différences fondamentales, nécessite une intervention divine constante pour se maintenir. C’est pourquoi, dit-il, le mariage est comparé à la séparation de la mer Rouge, un miracle qui nécessitait une intervention divine continue tout au long de la traversée.

Cette idée s’applique également à des événements comme les anniversaires ou les fêtes religieuses. Dans la pensée hassidique, ces moments ne sont pas simplement des commémorations d’événements passés, mais des occasions de revivre et de réactualiser ces moments spirituels cruciaux. Chaque année, lors de la fête de Pâque par exemple, ce n’est pas seulement le souvenir de la libération d’Égypte qui est célébré, mais une nouvelle opportunité de vivre cette libération spirituelle dans le présent. De même, chaque anniversaire n’est pas seulement une commémoration de la naissance, mais un renouvellement de l’essence spirituelle de la personne.

Cette philosophie offre une vision du monde empreinte d’émerveillement et de mystère. Elle nous invite à percevoir la réalité non pas comme un fait acquis, mais comme un miracle perpétuel, une expression continue de la créativité et de l’amour divins. Elle nous encourage à vivre chaque instant avec une conscience renouvelée, reconnaissant la présence divine qui sous-tend toute existence.

La pensée hassidique va même plus loin en affirmant que cette compréhension de la création continue est la base de toute la Torah et du judaïsme. C’est ce qui explique pourquoi le Rebbe de Loubavitch a pu faire de l’idée de « faire une demeure pour D.ieu dans les mondes inférieurs » le fondement de toute sa philosophie, malgré le fait que cette idée ne soit mentionnée qu’une fois dans un midrash. Ce n’est pas une innovation, mais plutôt une mise en lumière d’un principe fondamental qui sous-tend toute la pensée juive.

Cette perspective hassidique contraste fortement avec la vision matérialiste du monde. Alors que la science moderne peut expliquer les mécanismes de l’univers, elle ne peut pas répondre à la question fondamentale de pourquoi quelque chose existe plutôt que rien. La vision hassidique, en revanche, propose que l’existence elle-même est un miracle constant, maintenu par la volonté divine à chaque instant.

Cette idée a des implications profondes pour notre compréhension de la prière et de la relation avec D.ieu. Si nous sommes constamment soutenus par la volonté divine, alors chaque instant est une opportunité de connexion avec le divin. La prière n’est plus simplement une demande ou une louange, mais une reconnaissance consciente de notre dépendance totale envers D.ieu et une affirmation de notre désir de nous aligner sur Sa volonté.

En conclusion, cette perspective hassidique sur la création continue nous offre une voie pour transcender la routine de la vie quotidienne et accéder à une conscience plus élevée de notre relation avec le divin. Elle nous rappelle que chaque moment est une opportunité de connexion avec le transcendant, faisant de notre existence même un acte de dévotion et de gratitude envers le Créateur. Cette vision nous invite à vivre chaque instant avec émerveillement, conscients que notre existence, et celle de tout ce qui nous entoure, est un miracle perpétuel, une expression constante de l’amour et de la créativité divine.

Ainsi, la pensée hassidique nous offre non seulement une philosophie profonde, mais aussi un mode de vie. Elle nous invite à voir le divin dans chaque aspect de notre existence, à reconnaître la sainteté dans le quotidien, et à vivre chaque moment comme une opportunité de connexion avec le Créateur. C’est une invitation à une vie de conscience élevée, de gratitude profonde, et d’émerveillement constant face au miracle de l’existence.

 

 

  • Le Rav Yossef Its’hak Havlin est né en 1951 à Jérusalem. Son père était Dov Eliezer Havlin, fils du Rav Shlomo Zalman Havlin, et sa mère était Elka, une descendante du Rav Yossef Haïm Zonnenfeld.
  •  Dans sa jeunesse, il a étudié à la Yeshiva Mir de Jérusalem et a été éduqué par le Rav Nahum Partzovitch. Après s’être rapproché du hassidisme Habad, il est passé étudier à la Yeshiva Tomchei Tmimim Lubavitch centrale d’Israël.
  •  En 1972, il s’est rendu étudier quelques mois à la Yeshiva Tomchei Tmimim centrale au 770 à New York. À la fin de cette année, il a épousé Adina, la fille du superviseur de la Yeshiva de Kamenitz, le Rav Moshe Aharon Stern.
  •  Pendant des années, il a servi comme Rosh Metivta (directeur d’études) à la Yeshiva Torat Emet à Jérusalem.
  •  En 1996, lorsque le quartier de Ramat Shlomo a été établi, il y a déménagé avec sa famille et a été nommé Rav de la communauté Habad locale.
  •  En 1988, après le décès de la Rabbanit Chaya Mushka, le Rav Havlin a fondé avec le philanthrope Yossef Its’hak Gutnick la « Bibliothèque Loubavitch « Institut Heichal Mena’hem ».
  •  En 1997, le Rav Havlin a fondé le séminaire « Shoshanat Yerushalayim », destiné aux filles des émissaires Habad à travers le monde.
  •  En 2001, à son initiative, la construction de la « Synagogue 770 » a commencé dans le quartier de Ramat Shlomo.
  • En 2003, la synagogue a été inaugurée en présence de Ravs et de personnalités publiques.
  •  Un projet spécial dans lequel le Rav Havlin a investi pour la construction de la synagogue est une réplique exacte de la pièce du Rabbi de Loubavitch, telle qu’elle apparaît dans sa synagogue à New York.
  •  En 2016, il a établi une maison d’études (Beit Midrash) adjacente à la synagogue.
  • En 2020, il a fondé le Beit Midrash « Iyun Hala’ha » qui sert d’institut d’ordination Ravique.
  • Le Rav Yossef Its’hak Havlin est une figure importante du mouvement Habad en Israël, connu pour son travail éducatif, communautaire et dans la diffusion du hassidisme à travers ses institutions.

 

Rabbi Shimon et le roi Idriss II du Maroc

Rabbi Shimon et le roi Idriss II du Maroc

La Torah, source inépuisable de sagesse, nous offre chaque semaine des enseignements profonds à travers ses parachot. Elle nous invite à réfléchir sur la nature de nos actions et l’importance de nos intentions. À travers l’histoire de Pin’has et une parabole fascinante du Maroc, cette lecture nous révèle comment des gestes apparemment similaires peuvent avoir des conséquences radicalement différentes selon l’esprit qui les anime. La Torah nous enseigne une leçon essentielle sur la valeur de la paix et l’importance d’agir avec un cœur pur dans notre vie quotidienne et nos relations avec les autres.

 

La Torah nous offre une perspective profonde sur l’importance des actions guidées par de bonnes intentions et le pouvoir de la paix. Cette section commence par relater les conséquences des actions de Pin’has, qui avait tué un des leaders du peuple d’Israël pour avoir commis un acte immoral avec une femme étrangère.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’acte de Pin’has n’est pas considéré comme un péché. Au contraire, il est présenté comme une action qui a protégé le peuple d’Israël d’une épidémie grave qui s’était déclenchée suite au comportement répréhensible du leader. Non seulement Pin’has a arrêté l’épidémie, mais la Torah nous explique qu’il a réussi à instaurer la paix dans le monde.

En récompense de son action, Pin’has et ses descendants, les Cohanim (prêtres), reçoivent le privilège de bénir le peuple d’Israël pour toutes les générations à venir. Cette bénédiction est accordée car Pin’has, petit-fils d’Aaron le Cohen, a démontré la qualité essentielle de toujours ramener la paix parmi le peuple.

Pour illustrer l’importance des intentions derrière nos actions, le texte raconte une histoire fascinante qui s’est déroulée au Maroc. Elle met en scène deux hommes, Rabbi Shimon, un homme pauvre, et Yov, son riche voisin. Rabbi Shimon achète un vase ancien pour honorer la table du Chabbat, mettant toutes ses économies dans cet achat. Sur les conseils moqueurs de Yov, il offre ce vase au roi Idris II.

Le roi Idris II, touché par le geste sincère de cet homme pauvre, le récompense généreusement, faisant de Rabbi Shimon un homme riche. Yov, voyant cela, décide d’offrir un vase bien plus précieux au roi, espérant une récompense encore plus grande. Cependant, le roi Idris II, reconnaissant l’intention intéressée derrière ce geste, ne lui offre en retour que le vase simple de Rabbi Shimon.

Cette parabole nous enseigne que ce ne sont pas seulement nos actions qui comptent, mais aussi les intentions qui les motivent. La Torah nous rappelle l’importance d’agir avec un cœur pur, dans un esprit de paix et de construction, plutôt que de destruction. Elle nous encourage à considérer chaque personne de notre communauté et de notre société avec bienveillance.

En conclusion, la Torah nous invite à réfléchir sur nos propres actions et intentions. Elle nous enseigne que lorsque nous agissons avec un bon cœur, en cherchant à apporter la paix et à construire positivement, nous serons récompensés, non seulement dans ce monde, mais aussi spirituellement. C’est une leçon précieuse pour notre vie quotidienne et nos relations avec les autres.

 

Idris II, né en 791 et décédé en 828, était le fondateur de la dynastie idrisside au Maroc et le fils d’Idris Ier. Il accéda au pouvoir à l’âge de 11 ans en 803, sous la régence de son tuteur Rachid. Idris II est considéré comme le véritable fondateur de la ville de Fès, qu’il développa considérablement en y construisant notamment la mosquée et l’université Al Quaraouiyine.
Sous son règne, le royaume idrisside s’étendit, englobant une grande partie du Maroc actuel. Il mena plusieurs campagnes militaires pour consolider et étendre son territoire, notamment contre les Berbères. Idris II était réputé pour sa piété et son savoir, et il contribua à la propagation de l’islam et de la culture arabe au Maghreb.
À sa mort en 828, son royaume fut partagé entre ses fils, ce qui marqua le début du déclin de la dynastie idrisside. Idris II est vénéré comme un saint au Maroc, et son mausolée à Fès est un lieu de pèlerinage important.

 

 

Les deux séminaires d’été 2024 organisés par le Beth Loubavitch (Mise à jour)

Les deux séminaires d’été 2024 organisés par le Beth Loubavitch (Mise à jour)

 

Le Beth Loubavitch organise deux séminaires d’études européens pour étudiants et familles juives pendant l’été 2024, offrant l’opportunité de combiner vacances et approfondissement spirituel.

 

Séminaire pour les étudiantes du 8 au 22 juillet 2024

Un premier séminaire est dédié aux étudiantes et se tiendra du 8 au 22 juillet 2024. Pendant deux semaines, les participantes pourront suivre des cours, participer à des ateliers et échanger entre elles dans un cadre convivial propice à l’étude. Les inscriptions se font par téléphone au 07 56 95 01 22 ou par email à [email protected].

Séminaire pour les étudiants et les familles du 28 juillet au 18 août 2024 

Le second séminaire, ouvert aux étudiants et aux familles, aura lieu du 28 juillet au 18 août 2024 aux 2 Alpes, à l’Hôtel Le Panorama. Situé dans un cadre montagnard idyllique, ce séjour de 3 semaines permettra d’allier activités de plein air, repos et étude de textes. Des cours seront dispensés chaque jour pour les adultes. Les enfants bénéficieront d’un programme adapté avec le Gan Israël. Un rayon cacher sera à disposition des vacanciers.

Pour s’inscrire à ce séminaire familial, il suffit de contacter le Beth Loubavitch au 01 45 26 87 60 ou de remplir le formulaire en ligne sur le site bethloubavitch-etudiants.com/seminaire. Des hébergements pourront être trouvés auprès des agences locales pour ceux qui ne logeraient pas à l’hôtel.

Le Beth Loubavitch d’Île-de-France, situé 8 rue Lamartine dans le 9ème arrondissement de Paris, se tient à la disposition de toutes les personnes intéressées pour fournir des informations complémentaires sur ces deux séminaires qui s’annoncent riches en partage, en découvertes et en approfondissement des connaissances dans une ambiance chaleureuse.

Ces séminaires sont une belle occasion pour les étudiants et familles juives de France et d’Europe de se retrouver pendant l’été autour de valeurs et d’un héritage communs, tout en profitant d’un cadre agréable en montagne. Le Beth Loubavitch déploie des trésors d’organisation pour faire de ces séjours des moments privilégiés et inoubliables pour tous les participants, quel que soit leur niveau de pratique ou de connaissances.

Une expérience unique à ne pas manquer pour les jeunes et les familles qui souhaitent vivre leur judaïsme de façon épanouissante pendant les vacances d’été.

BETH LOUBAVITCH – ILE DE FRANCE
8, RUE LAMARTINE – 75009 PARIS
TÊL : 01 45 26 87 60
LOUBAVITCH.FR