15 Tamouz : Biographie Rabbi ‘Haïm Benattar, le Ohr Ha’haïm Hakadoch

15 Tamouz : Biographie Rabbi ‘Haïm Benattar, le Ohr Ha’haïm Hakadoch

 

 Le 15 Tamouz marque la Hilloula de Rabbi ‘Haïm Benattar, connu sous le nom d’Ohr Ha’haïm Hakadoch. Ce grand mystique juif du 18ème siècle, né au Maroc, a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire et la pensée juive. Renommé pour ses miracles, sa sagesse et son commentaire sur la Torah, sa vie et son héritage continuent d’inspirer et d’éclairer les générations. Découvrons l’histoire extraordinaire de cet homme saint et l’impact durable de ses enseignements.

Rabbi ‘Haïm Benattar fut un des grands mystiques du peuple juif des dernières générations. Il écrivit de nombreux ouvrages et était renommé pour ses miracles mais aussi pour tout ce qu’il entreprenait d’une manière bien au-delà des lois de la nature. Un de ses plus grands disciples fut Rabbi Yossef David Azoulay, appelé plus communément le ‘Hida. De plus, les Juifs qui prièrent sur son tombeau ont eux aussi connu de grands miracles. Son œuvre principale fut le commentaire de la Torah qu’il intitula Ohr Ha’haïm.

Né au Maroc, Rabbi ‘Haïm Benattar se rendit aussi en Italie vers la fin de sa vie et finalement à Jérusalem où il fonda la Yechiva He’hal Haahava. Il est enterré sur le Mont des Oliviers.

De fait, Rabbi ‘Haïm était orfèvre mais il veillait à utiliser chaque instant de libre pour étudier la Torah. Dès qu’il estimait avoir gagné assez d’argent pour nourrir sa famille, il cessait de travailler et se rendait à la maison d’études.

Quand le roi du Maroc organisa le mariage de sa fille, il commanda des bijoux auprès du patron du Ohr Ha’haïm. A cause de l’amour de la Torah de cet « employé » peu commun, les bijoux ne furent pas prêts à temps. Le patron accusa l’employé et le roi, furieux, décréta qu’il fallait jeter le « coupable » dans la fosse aux lions qui se trouvait dans son jardin.

Mais Rabbi ‘Haïm avait une pleine confiance en D.ieu et, certain d’échapper à un sort affreux, il demanda à emporter son Talit et ses Tefilines ainsi que quelques livres saints.

Quelques jours plus tard, les responsables du zoo vinrent s’assurer que les lions avaient bien mangé leur proie… A leur grande surprise, ils aperçurent Rabbi ‘Haïm assis, enveloppé dans son Talit, couronné de ses Tefilines et étudiant la Torah tandis que les lions semblaient s’être transformés en élèves écoutants attentivement son cours de Torah ! On appela le roi pour qu’il constate lui-même le prodige.

Emerveillé, le roi s’empressa de louer le D.ieu des Juifs et ordonna de laisser sortir Rabbi ‘Haïm car il avait compris qu’il avait devant lui un homme exceptionnellement saint. Il le nomma son conseiller et l’honora comme il se doit et, ainsi, grâce à Rabbi ‘Haïm, la situation des Juifs du royaume fut considérablement améliorée.

Malgré la distance géographique qui les séparait, le Baal Chem Tov et Rabbi ‘Haïm avaient un lien spirituel très fort. Du Ciel on apprit au Baal Chem Tov que s’il rencontrait le Ohr Ha’Haïm, tous deux pourraient accélérer la venue du Machia’h. Rabbi Éliézer Baal Chem Tov partit donc de sa ville natale Okoup en Podolie pour se rendre en Eretz Israël puisque Rabbi ‘Haïm y séjournait maintenant.

Il monta dans le bateau qui était supposé partir vers Eretz Israël mais … peu avant d’accoster, le Baal Chem Tov reçut un message divin comme quoi sa vie était en danger. Il dut se résoudre à rebrousser chemin.

Quelques trois mois plus tard, Chabat Pin’has 1643, le Baal Chem Tov se lava les mains avant le repas et, soudain, poussa un cri déchirant : « La lumière de l’occident s’est éteinte ! ». Inquiets, les ‘Hassidim demandèrent à leur maître ce qui s’était passé et il répondit qu’en ces instants justement, Rabbi ‘Haïm Benattar était décédé.

Comment le savait-il ? Il répondit que, quand le Tsadik de la génération se lave les mains, il a certaines Kavanot que lui seul peut avoir. Or quand le Baal Chem Tov s’était lavé les mains, il avait eu ces révélations qu’un seul Tsadik peut avoir dans sa génération – ce qui signifiait que l’autre Tsadik, Rabbi ‘Haïm Benattar avait quitté ce monde.

Il ajouta que l’âme de Rabbi ‘Haïm était en fait celle de Rabbi Moché Cordovéro, le grand Kabaliste, disciple du AriZal.

En soupirant, le Baal Chem Tov raconta qu’il avait cherché dans les mondes supérieurs l’âme de Rabbi ‘Haïm mais celle-ci s’était élevée si rapidement en traversant tous les mondes intermédiaires qu’il n’avait pas réussi à la localiser…

Plusieurs Si’hot du Rabbi au sujet du Ohr Ha’Haïm Hakadoch

CAHIER DU RABBI – POURIM 1938 – PARIS

Rabbi Chmouel raconta à Rabbi Chalom Dovber, lors d’une Yé’hidout, en réponse à une question sur le Zohar (Paracha Vayé’hi) au sujet du Tikoun HaBrit, (Sav ‘Hout Ve’heit) : il s’agit de celui qui a veillé à Kedouchat HaBrit (la sainteté du signe d’alliance) tel le Ohr Ha’Haïm (Rabbi ‘Haïm Benattar) dont voici l’histoire :

Un jour alors que le Ohr Ha’Haïm voyageait en groupe, alors que Chabat approchait, il interrompit son voyage et campa, loin de la caravane qui avait continué son chemin, en compagnie de son secrétaire. Durant la nuit de Chabat, ils aperçurent un lion qui se rapprochait dangereusement d’eux. Le Ohr Ha’Haïm souleva alors son Talit Katan, défit son pantalon et montra au lion sa Brit Mila. Immédiatement, le lion se coucha et resta calme jusqu’à la sortie du Chabat. Ensuite le Ohr Ha’Haïm chevaucha le lion pour rejoindre le groupe. Il donna à son secrétaire un manuscrit en lui enjoignant de le garder à la main et de le rejoindre à pied : il l’attendrait. Puis, dimanche matin, ils parvinrent à rattraper le groupe.

Dans le journal «Hatamim», il est rapporté au nom du Rabbi précédent que le Ohr Ha’Haïm étudiait le vendredi soir la Torah avec ses filles.

Un jour le Rabbi interrogea son beau-père, le Rabbi précédent, à ce sujet : comment le Ohr Ha’Haïm pouvait-il étudier avec ses filles alors qu’il est souvent rapporté à son sujet qu’il n’avait pas de filles ?

Par la suite, Rabbi Yossef Yts’hak écrivit au Rabbi dans une lettre datée du 9 Tévèt 1939 : « En ce qui concerne (ce que l’on dit à propos) des filles du Ohr Ha’Haïm : cela ne me concerne pas, car c’est ainsi que je l’ai entendu clairement ; certainement ce sont les autres qui se trompent ».

LE RABBI, DANS UNE SI’HA DU 15 TAMOUZ 1960 ADRESSÉE AUX JEUNES FILLES DU CENTRE AÉRÉ ÉMOUNA DÉCLARA :

« Ce jour-là est la Hiloula du Ohr Ha’Haïm Hakadoch, Rabbi ‘Haïm Ben Atar.

« Cela est étroitement lié aux filles d’Israël, car il est bien connu que le Ohr Ha’Haïm – qui n’avait que des filles – leur enseignait le ‘Houmach chaque vendredi soir. Par la suite, il transcrivait ses commentaires qui sont devenus le commentaire du Ohr Ha’Haïm sur la Torah.

« Chacune d’entre vous peut en tirer une leçon : non seulement vous devez être éduquées convenablement mais vous devez aussi influencer les autres filles autour de vous ».

SI’HA DU 15 TAMOUZ 1976

Il y a également à l’ordre du jour la Hiloula et le Yartzheit du Ohr Ha’Haïm. Il est rapporté dans les écrits et les paroles de nos maîtres, nos Néssiim que, quand on mentionne le Ohr Ha’Haïm, on précise immédiatement : le Ohr Ha’Haïm Hakadoch.

Plusieurs histoires sont connues au sujet du lien qu’il y avait entre le Baal Chem Tov et le Ohr Ha’Haïm, Rabbi ‘Haïm Ben Atar. Il est souligné dans une lettre bien connue que ce lien était une liaison dans l’âme, l’âme de David et l’esprit de David, peu importe le sens.

SI’HA DU 7 TÉVÈT 1981 ADRESSÉE AUX CHLOUHIM DE CASABLANCA (MAROC)

Que l’on rajoute dans l’étude de la Torah avec assiduité et ferveur, jusqu’à en tirer des leçons halakhiques, à l’exemple des lois qui furent tranchées là-bas et selon lesquelles nous marchons jusqu’à aujourd’hui.

Surtout qu’entre-temps, la Torah du Baal Chem Tov est apparue (il est bien connu qu’un lien mystique très fort unissait le Baal Chem Tov et le Ohr Ha’Haïm Hakadoch).

EXTRAIT DE LA SI’HA PARACHA CHELA’H 1950.

J’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi (précédent) qu’une personne avait demandé (il me semble) à Rabbi Chmouel à propos de préserver la Brit Mila. Le Rabbi Maharach répondit que la référence pour préserver la Brit Mila vient du Ohr Ha’haïm car, une fois, il entreprit un voyage avec une caravane et, à l’approche du Chabat, personne ne voulut l’attendre. Il resta donc seul dans le désert. Un lion arriva et le Ohr Ha’Haïm lui montra le signe de l’alliance (la Brit Mila) ; le lion se coucha et ne lui fit aucun mal. Il le protégea même d’autres prédateurs. A la sortie du Chabat, le Ohr Ha’Haïm chevaucha le lion et rejoignit le groupe !

Nos Sages expliquent ainsi cette histoire : «Un animal sauvage ne peut pas faire du mal à un homme sauf si ce dernier lui apparaît tel un animal». C’est pourquoi, en voyant le signe de l’alliance, le lion s’est ravisé : c’est une référence à l’attachement à D.ieu comme son nom l’indique : Brit au sens d’attachement, un signe où on aperçoit fortement l’image d’Hachem. C’est là que la qualité d’être humain trouve tout son sens. L’animal sauvage ne pouvait plus avoir d’emprise sur lui et, bien au contraire, il ne pouvait que se mettre à son service.

Edition : Meïr lubecki – Beth Habad Paris 3eme
Traduction : Feiga Lubecki
Adaptation : Levi Benech

 

Argentine : Le Ministre des Affaires de la diaspora d’Israël, Amichai Shikli, visite les institutions ‘Habad de Buenos Aires

Argentine : Le Ministre des Affaires de la diaspora d’Israël, Amichai Shikli, visite les institutions ‘Habad de Buenos Aires

Amichai Shikli a récemment effectué une visite significative à Buenos Aires en Argentine, à l’occasion des 30 ans depuis l’attentat tragique contre le centre communautaire juif de la ville. Accompagné par l’ambassadeur d’Israël en Argentine, Eyal Sela, le ministre a également visité les institutions florissantes de ‘Habad à Buenos Aires, dirigées par le Rav Zvi Grinblatt. Cette visite a été l’occasion pour le ministre Shikli de découvrir l’ampleur impressionnante des activités de ‘Habad dans le pays et de renforcer les liens entre la communauté juive locale et Israël.

Le Ministre des Affaires de la diaspora d’Israël Amichai Shikli a visité les institutions de ‘Habad en Argentine pendant le week-end et a participé aux festivités de la fête de la délivrance du 12 au 13 Tamouz. Sous la direction du Rav Zvi Grinblatt, le ministre a exprimé une grande admiration pour l’ampleur des activités et la croissance significative de ‘Habad dans le pays.

Pendant le Chabbat, le ministre Shikli a partagé un repas chaleureux avec le Chalia’h à Buenos Aires, Rav Chaim Avirkhman, en présence de l’ambassadeur d’Israël en Argentine, Eyal Sela, ainsi que d’autres dignitaires et dirigeants communautaires juifs et des représentants des institutions de ‘Habad en Argentine.

À la fin de sa visite, le ministre Shikli a chaleureusement remercié ses hôtes pour leur hospitalité exceptionnelle, soulignant comment le mouvement ‘Habad grandit et renforce le lien des Juifs du monde entier avec leur identité juive et avec Israël.

 

L’armée israélienne bombarde le Yemen : le port de Hodeida, important canal économique, complètement détruit

L’armée israélienne bombarde le Yemen : le port de Hodeida, important canal économique, complètement détruit

  • Israël a mené une attaque importante contre le port de Hodeida au Yémen, contrôlé par les Houthis.
  • Selon des médias arabes, l’attaque a complètement mis hors service ce port important et fait des dizaines de morts et blessés. Un incendie majeur se poursuit dans le port.
  • Israël affirme que ce port était une source économique importante pour le « terrorisme houthi » et servait au transfert d’armes iraniennes.
  • L’attaque a été menée par des avions de combat israéliens qui ont parcouru environ 1800 km, nécessitant un ravitaillement en vol.
  • Israël se dit prêt à une riposte des Houthis et menace de frappes supplémentaires si nécessaire.
  • Les responsables israéliens soulignent que c’est un message non seulement aux Houthis mais à tous les alliés de l’Iran dans la région.
  • Israël affirme ne pas viser le peuple yéménite mais uniquement les infrastructures terroristes houthies.
  • Le porteparole de Tsahal a qualifié cette opération de complexe et l’une des plus lointaines jamais menées par l’armée de l’air israélienne.
  • Israël s’attend à ce que d’autres pays affectés par le terrorisme houthi se joignent à la lutte contre cette menace.

 

 

 

Selon les rapports arabes, le port maritime considéré comme un important canal économique pour les Houthis a été complètement mis hors service à la suite de l’attaque israélienne – et des dizaines de personnes ont été tuées ou blessées. L’incendie qui s’est déclaré brûle toujours, et en Israël on se prépare à une réponse exceptionnelle – et menace d’attaques supplémentaires. La discussion exceptionnelle au ministère des Transports, et les nouvelles images du Yémen

 

Des médias arabes ont rapporté ce soir (samedi) que l’attaque israélienne à Hodeida dans l’ouest du Yémen, qui est sous contrôle houthi, a effectivement mis hors service le port maritime important – et a causé des dizaines de blessés et de morts. En Israël, il a été précisé que le port attaqué constitue « une source économique importante pour le terrorisme houthi », notamment en raison des marchandises et des armes qui y transitent – ainsi que des infrastructures énergétiques qui y ont été attaquées.

La chaîne libanaise Al-Mayadeen a également affirmé que le nombre de blessés s’élève à environ 80, dont certains souffrent de graves brûlures dues à l’incendie qui s’est déclaré après les énormes explosions. Ce soir encore, des heures après l’attaque, le feu brûle toujours dans le port touché par une série d’attaques menées par des avions de combat israéliens, qui ont également ravitaillé en vol en raison de la grande distance qu’ils ont dû parcourir – environ 1 800 kilomètres.

Le port de Hodeida, notons-le, ne sert pas seulement à des activités terroristes – mais aussi au passage de marchandises civiles, y compris des fournitures humanitaires pour le Yémen et les zones houthies frappées par la famine. Mais, en pratique, les Houthis l’utilisaient également à des fins terroristes – et la ville elle-même constitue un « canal d’approvisionnement » central pour recevoir des armes d’Iran. En Israël, on a qualifié la décision de la coalition internationale dirigée par les États-Unis de ne pas attaquer le port d' »immunité occidentale ». Les messages transmis après l’attaque étaient clairs : c’est certes la première fois qu’Israël riposte, mais pas la dernière – tant que les Houthis mèneront d’autres attaques comme celle qui a tué Yevgeny Prader à Tel Aviv.

Les Houthis, du moins officiellement, essaient de montrer qu’ils ne sont pas intimidés par l’attaque exceptionnelle, qui comprenait également une frappe sur une centrale électrique et des installations pétrolières – et a conduit à une grande panique à Sanaa et à Hodeida, qui s’est traduite par d’énormes files d’attente dans les stations-service. Des porte-parole officiels de leur part ont précisé qu’il y aura une réponse à l’attaque israélienne, et qu’ils « n’arrêteront pas leur soutien à la bande de Gaza ». Les Houthis, selon Tsahal, ont tenté de frapper Israël environ 220 fois depuis le début de la guerre – et n’ont réussi qu’une seule fois, dans la nuit de jeudi à vendredi à Tel Aviv. Le ministre de la Défense Yoav Gallant a même précisé qu’Israël a attaqué « la première fois qu’ils ont réussi à frapper ».

Malgré cela, en Israël on ne sous-estime pas les menaces houthies, et des responsables disent qu’ils prennent en compte qu’il y aura une réponse du Yémen – et se préparent donc à donner un « coup plus fort » aux Houthis. En attendant, les systèmes de défense ont été renforcés, et au ministère des Transports s’est tenue une réunion d’évaluation de la situation exceptionnelle dirigée par la ministre Miri Regev et les hauts responsables des chemins de fer, des ports et de l’aviation – en préparation à la possibilité que les Houthis tentent de frapper des infrastructures civiles.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a souligné ce soir dans sa déclaration que le port attaqué n’est pas un port « innocent », bien qu’il puisse sembler l’être. « Il a servi de point d’entrée pour des armes mortelles fournies aux Houthis par l’Iran », a-t-il déclaré.

Netanyahu, Gallant et le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Daniel Hagari, ont tous choisi de souligner dans leur déclaration qu’il s’agit non seulement d’un message aux Houthis – mais à tous les mandataires de l’Iran au Moyen-Orient, y compris le Hezbollah et Téhéran elle-même. Le nom choisi pour l’opération, « Main longue », et le fait qu’elle ait été menée à une distance plus grande que la distance de Téhéran à Israël – transmettent exactement ce message. Selon Gallant, « le feu qui brûle à Hodeida est vu dans tout le Moyen-Orient ».

Parallèlement, on a souligné en Israël que l’objectif n’était pas de frapper le Yémen en tant que pays – malgré les frappes visant des infrastructures civiles. « Le Yémen est un grand pays dont seule une partie est contrôlée par le terrorisme houthi », a déclaré Hagari ce soir. « Nous n’avons pas l’intention d’attaquer le peuple yéménite »

Selon Hagari, « C’est une attaque complexe, l’une des plus lointaines et des plus longues jamais menées par l’armée de l’air israélienne. Elle a nécessité une planification minutieuse et une préparation à diverses menaces possibles dans la région. Tsahal a frappé seul (sans les membres de la coalition, Y.Z.), mais Israël s’attend à ce que les pays du monde touchés par le terrorisme houthi dirigé par l’Iran se tiennent sur un front uni face à la menace ».

« Avec l’attaque de ce soir, la campagne n’est pas terminée », a souligné Hagari. « Le terrorisme iranien et ses mandataires sur toutes les frontières nous défieront et nous obligeront à continuer à nous défendre et à agir là où nous en aurons besoin. »

Le Rabbi qui changea le monde : Un héritage d’amour au-delà des frontières, par Dr. Israël Jamitovsky

Le Rabbi qui changea le monde : Un héritage d’amour au-delà des frontières, par Dr. Israël Jamitovsky

Le Rabbi de Loubavitch, a laissé un impact durable bien au-delà de sa communauté religieuse. Son engagement pour l’humanité transcendait les barrières ethniques, raciales et religieuses, comme en témoignent ses interactions avec des personnalités politiques et des citoyens ordinaires. Trente ans après sa disparition, son influence continue à inspirer des actions pour la justice sociale et l’harmonie interconfessionnelle.

par Dr. Israël Jamitovsky

 

Ces jours-ci marquent les trente ans depuis le 3 Tamouz 5754-1994, Hilloula du Rabbi de Loubavitch. L’énorme impulsion que ce leader spirituel a donnée au Mouvement est connue. Chabad, principalement à travers ses nombreux représentants dispersés à travers le monde. Le dernier chiffre date de l’année 2022 et fait référence à 7136 émissaires du mouvement qui étaient actifs dans 4800 centres dans 119 pays.

Mais il y a une facette moins connue dans l’œuvre du Rabbi de Loubavitch et je fais référence à son engagement universaliste qui transcende les barrières. Parallèlement à la préservation stricte de son identité religieuse, dans ses entretiens avec différentes personnalités publiques, sa préoccupation pour des sujets sociaux brûlants émergeait toujours ainsi que sa généreuse volonté d’offrir son aide et sa collaboration à chaque être humain et collectif, quelle que soit leur origine ethnique, la pigmentation de leur peau ou leur confession religieuse.

Ainsi, dans ses multiples entretiens avec David Dinkins (premier maire afro-américain de New York), il insistait en permanence sur la nécessité de réduire autant que possible l’écart social aigu et croissant qui prévalait dans la ville et de renforcer les liens entre les différents groupes, sans préjudice de la préservation par chacun d’eux de leur singularité historique, religieuse et culturelle. Il invoquait constamment et à juste titre que tous les humains ont été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.
Un autre signe intéressant qui émergeait dans ses multiples entretiens avec le maire susmentionné est que le Rabbi de Loubavitch s’intéressait toujours à sa vie personnelle (épouse, enfants, petits-enfants) et insistait sur le fait que le travail public ne devrait jamais se faire au détriment de l’unité familiale, comme c’est le cas dans de nombreuses situations.

Brillante référence dans la lutte contre le sans-abrisme

Un jalon remarquable de son engagement social et universel est sa rencontre avec Shirley Chisholm, femme politique américaine, éducatrice, écrivaine, qui en 1968 est devenue la première femme afro-américaine élue au Congrès des États-Unis représentant l’État de New York. Shirley Chisholm résidait à un pâté de maisons du 770 à Brooklyn.

En 1968, elle fut la première femme afro-américaine élue au Congrès américain, mais elle rencontra des collègues racistes et des préjugés qui visaient à entraver sa progression. Sous la pression des congressistes du Sud, elle fut nommée à la Commission de l’Agriculture, un domaine dans lequel elle pouvait peu contribuer étant donné qu’elle était née et avait grandi en milieu urbain.
Peu après, le Rabbi de Loubavitch prit l’initiative et l’invita à discuter dans son bureau, elle vivait à un pâté de maisons du Quartier Général mondial. C’était le deuxième entretien entre eux. Lors du premier, Shirley Chisholm avait demandé son soutien pour sa candidature, ce à quoi le Rabbi de Loubavitch avait refusé avec tact pour ne pas être impliqué dans l’espace politique local.

À cette occasion, le Rabbi de Loubavitch déclara : « Je sais que vous êtes déçue (à quoi Shirley acquiesça), mais le Tout-Puissant vous a donné un véritable don. Les États-Unis ont d’énormes excédents alimentaires alors que des milliers de personnes souffrent de la faim. Vous pouvez faire usage du don du Tout-Puissant pour fournir de la nourriture aux démunis et marginalisés de la société. Votre devoir est de trouver la manière originale de concrétiser cette option. »

Peu de temps après, Shirley prit contact avec le sénateur Bob Dole qui représentait le Kansas, un État riche en terres agricoles. Dole exprima la situation difficile que traversaient les agriculteurs de la région étant donné qu’ils se retrouvaient avec un surplus considérable de nourriture et d’énormes pertes financières. À cette époque, les États-Unis avaient décidé d’acquérir des fruits et légumes à Cuba.

À ce moment-là, Shirley se souvint du sage conseil du Rabbi de Loubavitch et avec le sénateur Bob Dole, ils commencèrent à le concrétiser. Ils fondèrent l’initiative Food Stamp Program qui permit à des milliers d’Américains indigents, munis d’une carte spéciale, d’acheter des aliments subventionnés pour un coût de milliards de dollars. Les efforts déployés portèrent leurs fruits lorsqu’en 1973 cette entreprise fut légiférée et appliquée dans tous les États-Unis.
En plus de cela, Shirley gravita fondamentalement vers l’établissement du programme étiqueté WIC destiné à fournir de l’aide aux femmes enceintes indigentes ou avec des grossesses problématiques et aux femmes allaitantes. Actuellement, 8 millions de personnes bénéficient mensuellement du programme WIC. Le conseil donné par le Rabbi de Loubavitch avait été pleinement concrétisé et continue de l’être.

À partir de là, Shirley Chisholm eut une carrière réussie dans la sphère publique, étant élue au National Women’s Hall of Fame en 1982. En 2015, elle fut reconnue à titre posthume par le président Barack Obama qui lui décerna la Médaille présidentielle de la Liberté, considérée comme la plus haute distinction civile aux États-Unis.

Dans l’hommage qui lui fut rendu lorsqu’elle se retira du service public, Shirley souligna : « Je dois toutes mes réalisations dans cet espace au Rabbi qui était optimiste et qui m’a enseigné que ce qui apparaît comme un défi est en réalité un don du Tout-Puissant. Si les bébés ont du lait, si les enfants indigents ont accès à la nourriture, c’est grâce au Rabbi de Crown Heights (quartier dans la partie centrale de Brooklyn). »

Deux enfants afro-américains et un souvenir inoubliable

Jeffery Davis est un activiste social afro-américain. Il se souvient que dans les années 70 et durant son enfance, il avait l’habitude de jouer au basket-ball avec son frère James dans les rues de Crown Heights. Lorsqu’il retournait chez lui, le Rabbi de Loubavitch avait l’habitude de parler fréquemment avec eux deux et en plus de leur donner de l’argent liquide, il leur disait : « Comportez-vous bien, aimez-vous les uns les autres comme vous vous aimez vous-mêmes », reflétant le principe biblique d’aimer son prochain comme soi-même.

Le temps passa et les deux frères déclarèrent que les rencontres avec le Rabbi de Loubavitch durant leur jeunesse avaient laissé leur empreinte sur eux deux et un souvenir indélébile.

Des années plus tard, James Davis fut élu à l’Assemblée de la ville de New York et en 2003, il fut assassiné par un rival politique. En conséquence, son frère Jeffrey Davis érigea une fondation étiquetée Love Yourself, Stop the Violence inspirée par les paroles du Rabbi de Loubavitch. Récemment, un livre pour enfants que le même Jeffrey Davis réalisera intitulé Love Yourself Love Each Other, dédié à décrire cette relation très unique établie entre le Rabbi de Loubavitch et les frères Davis. Le volume dédié aux jeunes lecteurs met l’accent sur la paix et la fraternité qui doivent régner entre les personnes et les groupes d’origines différentes. La couverture du volume en dit long, deux enfants et un rabbi y apparaissent.

Mariage de Mendel Ohayon (Paris) & Malka Meïr (Australie) Roch Hodech Tamouz à Crown Heights

Mariage de Mendel Ohayon (Paris) & Malka Meïr (Australie) Roch Hodech Tamouz à Crown Heights

 

Photos : Mordehai Lubecky

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wedding: Ohayon – Meyer

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Photos: Shalom Ross/COLlive