Etudes pendant les trois semaines – Cours No 11 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 11 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Les 3 points communs des 3 endroits

Ye’hezkel chap. 41

 

 

א – וַיְבִיאֵ֖נִי אֶל־הַֽהֵיכָ֑ל וַיָּ֣מָד אֶת־הָֽאֵילִ֗ים שֵׁשׁ־אַמּ֨וֹת רֹ֧חַב מִפּ֛וֹ וְשֵֽׁשׁ־אַמּ֥וֹת רֹֽחַב־מִפּ֖וֹ רֹ֥חַב הָאֹֽהֶל: 1. Puis, il m’introduisit dans le Heikhal et mesura les pilastres : six coudées de large d’un côté et six coudées de large de l’autre côté : telle était la largeur de la tente.

 

ב – וְרֹ֣חַב הַפֶּתַח֘ עֶ֣שֶׂר אַמּוֹת֒ וְכִתְפ֣וֹת הַפֶּ֔תַח חָמֵ֚שׁ אַמּוֹת֙ מִפּ֔וֹ וְחָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת מִפּ֑וֹ וַיָּ֚מָד אָרְכּוֹ֙ אַרְבָּעִ֣ים אַמָּ֔ה וְרֹ֖חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּֽה: 2. La largeur de l’entrée était de dix coudées et les parois latérales de l’entrée avaient cinq coudées d’un côté et cinq coudées de l’autre. Il en mesura la longueur, qui était de quarante coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées.
ג – וּבָ֣א לִפְנִ֔ימָה וַיָּ֥מָד אֵֽיל־הַפֶּ֖תַח שְׁתַּ֣יִם אַמּ֑וֹת וְהַפֶּ֙תַח֙ שֵׁ֣שׁ אַמּ֔וֹת וְרֹ֥חַב הַפֶּ֖תַח שֶׁ֥בַע אַמּֽוֹת: 3. Et il pénétra à l’intérieur et mesura le pilastre de l’entrée qui avait deux coudées. L’entrée avait six coudées et la largeur de l’entrée était de sept coudées.
ד – וַיָּ֨מָד אֶת־אָרְכּ֜וֹ עֶשְׂרִ֣ים אַמָּ֗ה וְרֹ֛חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֖ה אֶל־פְּנֵ֣י הַֽהֵיכָ֑ל וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י זֶ֖ה קֹ֥דֶשׁ הַקֳּדָשִֽׁים: 4. Il en mesura la longueur, qui était de vingt coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées, correspondant à la largeur du Heikhal. Et il me dit : « C’est là le Saint des Saints ! »
ה – וַיָּ֥מָד קִיר־הַבַּ֖יִת שֵׁ֣שׁ אַמּ֑וֹת וְרֹ֣חַב הַצֵּלָע֩ אַרְבַּ֨ע אַמּ֜וֹת סָבִ֧יב | סָבִ֛יב לַבַּ֖יִת סָבִֽיב: 5. Puis il mesura le mur de l’édifice [dont l’épaisseur était de] six coudées, et la largeur des chambres latérales était de quatre coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
ו – וְהַצְּלָעוֹת֩ צֵלָ֨ע אֶל־צֵלָ֜ע שָׁל֧וֹשׁ וּשְׁלֹשִׁ֣ים פְּעָמִ֗ים וּ֠בָאוֹת בַּקִּ֨יר אֲשֶׁר־לַבַּ֧יִת לַצְּלָע֛וֹת סָבִ֥יב | סָבִ֖יב לִֽהְי֣וֹת אֲחוּזִ֑ים וְלֹֽא־יִֽהְי֥וּ אֲחוּזִ֖ים בְּקִ֥יר הַבָּֽיִת: 6. Les chambres latérales, contiguës l’une à l’autre, se répétaient trente-trois fois ; elles pénétraient dans le mur régnant tout autour de l’édifice et des chambres latérales comme pour s’y encastrer, mais elles n’entamaient pas le mur de l’édifice.
ז – וְרָֽחֲבָ֡ה וְנָֽסְבָה֩ לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה לַצְּלָע֗וֹת כִּ֣י מֽוּסַב־הַ֠בַּיִת לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה סָבִ֚יב | סָבִיב֙ לַבַּ֔יִת עַל־כֵּ֥ן רֹֽחַב־לַבַּ֖יִת לְמָ֑עְלָה וְכֵ֧ן הַתַּחְתּוֹנָ֛ה יַֽעֲלֶ֥ה עַל־הָֽעֶלְיוֹנָ֖ה לַתִּֽיכוֹנָֽה: 7. Et l’édifice s’élargissait en tournant, à mesure que s’élevaient les chambres latérales ; car il régnait une galerie, montant par degrés tout autour de l’édifice ; aussi l’édifice s’élargissait-il en haut, et ainsi du rez-de-chaussée on montait à l’étage supérieur par celui du milieu.
ח – וְרָאִ֧יתִי לַבַּ֛יִת גֹּ֖בַהּ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב מוּסְד֚וֹת (כתיב מיּסְד֚וֹת) הַצְּלָעוֹת֙ מְל֣וֹ הַקָּנֶ֔ה שֵׁ֥שׁ אַמּ֖וֹת אַצִּֽילָה: 8. Et je vis une élévation régnant sur tout le pourtour de l’édifice, les fondements des chambres latérales mesurant une canne entière, six grandes coudées.
ט – רֹ֣חַב הַקִּ֧יר אֲשֶׁר־לַצֵּלָ֛ע אֶל־הַח֖וּץ חָמֵ֣שׁ אַמּ֑וֹת וַֽאֲשֶׁ֣ר מֻנָּ֔ח בֵּ֥ית צְלָע֖וֹת אֲשֶׁ֥ר לַבָּֽיִת: 9. La largeur du mur extérieur aux chambres était de cinq coudées ; et l’espace libre entre les chambres attenant à l’édifice
י – וּבֵ֨ין הַלְּשָׁכ֜וֹת רֹ֣חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֛ה סָבִ֥יב לַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 10. et entre les salles était de vingt coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
יא – וּפֶ֚תַח הַצֵּלָע֙ לַמֻּנָּ֔ח פֶּ֚תַח אֶחָד֙ דֶּ֣רֶךְ הַצָּפ֔וֹן וּפֶ֥תַח אֶחָ֖ד לַדָּר֑וֹם וְרֹ֙חַב֙ מְק֣וֹם הַמֻּנָּ֔ח חָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 11. Et les chambres latérales avaient une entrée donnant sur l’espace libre, une seule entrée du côté du Nord et une seule du côté du Sud et la largeur de l’espace libre était de cinq coudées tout autour.
יב – וְהַבִּנְיָ֡ן אֲשֶׁר֩ אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה פְּאַ֣ת דֶּֽרֶךְ־הַיָּ֗ם רֹחַב שִׁבְעִ֣ים אַמָּ֔ה וְקִ֧יר הַבִּנְיָ֛ן חָֽמֵשׁ־אַמּ֥וֹת רֹ֖חַב סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְאָרְכּ֖וֹ תִּשְׁעִ֥ים אַמָּֽה: 12. Quant au bâtiment qui était attenant à la Ghizra du côté de l’Ouest, il avait une largeur de soixante-dix coudées ; le mur de ce bâtiment avait cinq coudées de large sur tout le pourtour ; sa longueur était de quatre-vingt-dix coudées.
יג – וּמָדַ֣ד אֶת־הַבַּ֔יִת אֹ֖רֶךְ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַגִּזְרָ֚ה וְהַבִּנְיָה֙ וְקִ֣ירוֹתֶ֔יהָ אֹ֖רֶךְ מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 13. Puis il mesura l’édifice, dont la longueur était de cent coudées ; la Ghizra et le bâtiment, y compris ses murs, avaient une longueur de cent coudées.
יד – וְרֹחַב֩ פְּנֵ֨י הַבַּ֧יִת וְהַגִּזְרָ֛ה לַקָּדִ֖ים מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 14. La largeur du front de l’édifice et de la Ghizra, du côté de l’Est, était de cent coudées.
טו – וּמָדַ֣ד אֹֽרֶךְ־הַ֠בִּנְיָן אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה אֲשֶׁ֨ר עַל־אַֽחֲרֶ֧יהָ וְאַתִּיקֶ֛יהָא (כתיב וְאַתִּוקֶ֛יהָא) מִפּ֥וֹ וּמִפּ֖וֹ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַֽהֵיכָל֙ הַפְּנִימִ֔י וְאֻֽלַמֵּ֖י הֶֽחָצֵֽר: 15. Il mesura ensuite la longueur du bâtiment attenant à la Ghizra, qui était à l’arrière, avec ses portiques de part et d’autre : cent coudées, avec le Heikhal intérieur et les vestibules du parvis,
טז – הַסִּפִּ֡ים וְהַֽחַלּוֹנִ֣ים הָֽ֠אֲטֻמוֹת וְהָֽאַתִּיקִ֚ים | סָבִיב֙ לִשְׁלָשְׁתָּ֔ם נֶ֧גֶד הַסַּ֛ף שְׂחִ֥יף עֵ֖ץ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְהָאָ֙רֶץ֙ עַד־הַ֣חַלּוֹנ֔וֹת וְהַֽחַלֹּנ֖וֹת מְכֻסּֽוֹת: 16. les seuils et les fenêtres grillagées et les portiques tout autour des trois côtés ; jusqu’à la hauteur des seuils il y avait un revêtement de bois sur le pourtour, depuis le sol jusqu’aux fenêtres, et les fenêtres étaient couvertes.
יז – עַל־מֵעַ֣ל הַפֶּ֡תַח וְעַד־הַבַּיִת֩ הַפְּנִימִ֨י וְלַח֜וּץ וְאֶל־כָּל־הַקִּ֨יר סָבִ֧יב | סָבִ֛יב בַּפְּנִימִ֥י וּבַחִיצ֖וֹן מִדּֽוֹת: 17. Par-dessus l’entrée jusqu’à l’édifice intérieur, et à l’extérieur, sur la muraille tout autour, à l’extérieur, et à l’intérieur, il y avait des mesures.
יח – וְעָשׂ֥וּי כְּרוּבִ֖ים וְתִֽמֹרִ֑ים וְתִֽמֹרָה֙ בֵּין־כְּר֣וּב לִכְר֔וּב וּשְׁנַ֥יִם פָּנִ֖ים לַכְּרֽוּב: 18. On avait sculpté des chérubins et des palmes, une palme entre deux chérubins, et les chérubins avaient deux faces :
יט – וּפְנֵ֨י אָדָ֚ם אֶל־הַתִּֽמֹרָה֙ מִפּ֔וֹ וּפְנֵֽי־כְפִ֥יר אֶל־הַתִּֽמֹרָ֖ה מִפּ֑וֹ עָשׂ֥וּי אֶל־כָּל־הַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 19. Il y avait une face d’homme vers la palme d’un côté et une face de lion vers la palme de l’autre côté. [Ces sculptures] s’étendaient sur tout le pourtour de l’édifice.
כ – מֵֽהָאָ֙רֶץ֙ עַד־מֵעַ֣ל הַפֶּ֔תַח הַכְּרוּבִ֥ים וְהַתִּֽמֹרִ֖ים עֲשׂוּיִ֑ם וְקִ֖יר הַ֗הֵ֗י֗כָֽ֗ל֗: 20. À partir du sol jusqu’au-dessus de l’entrée, on avait représenté des chérubins et des palmes, ainsi que sur la paroi du Heikhal.
כא – הַֽהֵיכָ֖ל מְזוּזַ֣ת רְבֻעָ֑ה וּפְנֵ֣י הַקֹּ֔דֶשׁ הַמַּרְאֶ֖ה כַּמַּרְאֶֽה: 21. Le Heikhal avait des poteaux carrés, et le front du sanctuaire avait une apparence conforme à la vision.
כב – הַמִּזְבֵּ֡חַ עֵ֣ץ שָׁלוֹשׁ֩ אַמּ֨וֹת גָּבֹ֜הַּ וְאָרְכּ֣וֹ | שְׁתַּ֣יִם אַמּ֗וֹת וּמִקְצֹֽעוֹתָיו֙ ל֔וֹ וְאָרְכּ֥וֹ וְקִֽירֹתָ֖יו עֵ֑ץ וַיְדַבֵּ֣ר אֵלַ֔י זֶה הַשֻּׁלְחָ֔ן אֲשֶׁ֖ר לִפְנֵ֥י יְהֹוָֽה: 22. L’autel en bois avait trois coudées de haut et deux coudées de long. Il avait ses angles, sa longueur et ses parois en bois ; et [l’homme] m’adressa ces paroles : « Voici la table qui est devant l’Éternel ! »
כג – וּשְׁתַּ֧יִם דְּלָת֛וֹת לַֽהֵיכָ֖ל וְלַקֹּֽדֶשׁ: 23. Le Heikhal et le Saint [des Saints] avaient deux portes.
כד – וּשְׁתַּ֥יִם דְּלָת֖וֹת לַדְּלָת֑וֹת שְׁתַּיִם מֽוּסַּבּ֣וֹת דְּלָת֔וֹת שְׁתַּיִם לְדֶ֣לֶת אֶחָ֔ת וּשְׁתֵּ֥י דְלָת֖וֹת לָֽאַחֶֽרֶת: 24. Il y avait deux battants à ces vantaux, deux battants mobiles : à un vantail deux battants et à l’autre deux battants.
כה – וַֽעֲשׂוּיָ֨ה אֲלֵיהֶ֜ן אֶל־דַּלְת֚וֹת הַֽהֵיכָל֙ כְּרוּבִ֣ים וְתִֽמֹרִ֔ים כַּֽאֲשֶׁ֥ר עֲשׂוּיִ֖ם לַקִּיר֑וֹת וְעָ֥ב עֵ֛ץ אֶל־פְּנֵ֥י הָֽאוּלָ֖ם מֵֽהַחֽוּץ: 25. Et on y avait sculpté, sur ces vantaux du Heikhal, des chérubins et des palmes, comme il y en avait de sculptés sur les parois, et un entablement de bois était sur le devant du vestibule, du côté extérieur,
כו – וְחַלּוֹנִ֨ים אֲטֻמ֚וֹת וְתִֽמֹרִים֙ מִפּ֣וֹ וּמִפּ֔וֹ אֶל־כִּתְפ֖וֹת הָֽאוּלָ֑ם וְצַלְע֥וֹת הַבַּ֖יִת וְהָֽעֻבִּֽים: 26. ainsi que des fenêtres grillagées et des palmes de part et d’autre sur les parois latérales du portique, sur les chambres latérales à l’édifice et aux entablements.

 

Questions & Réponses sur la venue du Machia’h

Questions & Réponses sur la venue du Machia’h

Nous sommes actuellement dans les Neuf Jours, une période où nous nous concentrons sur la venue du Machia’h.

 

1) Question :
Nous avons déjà eu tant de déceptions dans le passé, en attendant le Machia’h. N’est-ce pas une erreur de soulever des espoirs qui pourraient à nouveau être déçus ?

Réponse : Certaines personnes pensent que la meilleure façon de se prémunir contre tout revers ou déception possible est de ne jamais se faire d’espoirs au départ. Pour eux, croire à l’imminence de la venue du Machia’h n’est qu’une source de frustration.

Cependant, le peuple juif n’a pas survécu pendant des milliers d’années en étant pessimiste. Au contraire, le secret de notre survie est que nous avons toujours anticipé l’avenir avec une perspective optimiste et pleine de foi.

Selon le Rambam, l’un des 13 principes de foi est de « croire avec une foi parfaite en la venue du Machia’h, et même s’il tarde, j’attends son arrivée chaque jour. »

2) Après la Résurrection des morts, tous les Sages et Prophètes de toutes les générations seront vivants. Quelle sera leur relation avec le Machia’h ?

Réponse : La question est intéressante car lorsque le Machia’h viendra, tous les Prophètes et dirigeants du Peuple Juif, passés et présents, entendront la Torah directement du Machia’h. Tous les Juifs, jeunes et vieux, érudits et simples, apprendront la Torah de la même manière, tout comme les Juifs ont appris la Torah de Moïse dans le désert. Si tel est le cas, quel sera le statut des autres érudits de la Torah par rapport au Machia’h ?

Le Rebbe explique que le Machia’h n’enseignera que la dimension mystique de la Torah à l’ensemble du Peuple Juif. En ce qui concerne les aspects révélés de la Torah, comme la halakha pratique, les érudits n’auront pas besoin de l’apprendre du Machia’h, car ils sont eux-mêmes experts en la matière. Comme l’écrit l’Alter Rebbe : « Moïse, Josué et les Anciens de toutes les générations, qui connaissent déjà la partie révélée de la Torah, ne recevront pas de nouvelles halakhot du Machia’h ».

Ils apprendront l’essence intérieure de la Torah du Machia’h, une révélation si élevée qu’elle semblera entièrement différente et nouvelle : « Une nouvelle Torah sortira de moi ».

(Likutei Torah Parshat Tzav, 17:1 ; Toras Menachem 5746, Vol. 3 p. 138.)

3) Question :
Aurons-nous encore le libre arbitre quand le Machia’h viendra ? D’après ce que j’ai lu, il semble que nous ferons automatiquement la bonne chose. Et sans aucune décision à prendre, la vie ne sera-t-elle pas assez ennuyeuse ?

Réponse : J’aime cette question. Quand le Machia’h viendra, il n’y aura plus les nombreuses couches de confusion qui rendent la vie si difficile. Les priorités changeront. Nous percevrons l’importance et la beauté de la Torah et des Mitzvot. Être généreux envers les autres sera naturel. La sagesse divine brillera à travers chaque aspect du monde. Selon les mots du prophète, « Le monde entier sera rempli de la connaissance d’Elokus comme les eaux couvrent l’océan. »

Et avec la vérité si évidente, qui pourra faire quelque chose de mal ?

Cependant, le bien contre le mal n’est pas la seule décision que nous prenons dans la vie. Il y a un autre type de libre arbitre qui s’appliquera même quand le Machia’h viendra : le bien contre le mieux.

Aujourd’hui, la question est souvent de savoir si nous accomplissons ou non une certaine bonne action. Quand le Machia’h viendra, ce sera de savoir dans quelle mesure nous accomplissons cette Mitzvah. Allons-nous nous pousser au maximum ou nous contenter d’un travail ordinaire ? Aujourd’hui, nous choisissons entre utiliser nos talents pour de bonnes choses ou de mauvaises choses. Quand le Machia’h viendra, nous choisirons entre développer davantage ces talents ou simplement les laisser tels quels.

Je pense que cela répond à votre deuxième question. Vous avez raison. Les obstacles nous donnent de l’enthousiasme. Ils nous fournissent une motivation pour la vie. Quand le Machia’h viendra, cette motivation sera toujours présente – mais sous une forme différente.

Pensez à un avion et à une fusée. Les deux ont besoin d’une forme de résistance pour voler. Dans l’avion, cette résistance est fournie par l’interaction avec un facteur externe : les différents degrés de pression d’air des deux côtés des ailes. Au-dessus d’une certaine altitude, ce n’est plus possible. Vous devez créer votre propre résistance qui pousse vers le bas. C’est la fusée.

Aujourd’hui, notre bataille est entre le bien et le mal. Avec le mal qui agit contre nous, nous prenons les bonnes décisions et nous nous propulsons en avant. Mais quand le Machia’h viendra, nous quitterons cette atmosphère. Le mal deviendra une évidence. Nous aurons besoin de nos propres fusées – le défi du bien contre le mieux. Et nous utiliserons notre libre arbitre pour décider jusqu’où nous voulons nous élever.

Comme nous dit le Talmud : « Les Tsadikim n’ont pas de repos, ni dans ce monde, ni dans le suivant. » Selon les mots du Prophète : « Ils vont de force en force. »

 

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 11 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 10 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Mesurer pour ressusciter!

Ye’hezkel chap. 41

 

א – וַיְבִיאֵ֖נִי אֶל־הַֽהֵיכָ֑ל וַיָּ֣מָד אֶת־הָֽאֵילִ֗ים שֵׁשׁ־אַמּ֨וֹת רֹ֧חַב מִפּ֛וֹ וְשֵֽׁשׁ־אַמּ֥וֹת רֹֽחַב־מִפּ֖וֹ רֹ֥חַב הָאֹֽהֶל: 1. Puis, il m’introduisit dans le Heikhal et mesura les pilastres : six coudées de large d’un côté et six coudées de large de l’autre côté : telle était la largeur de la tente.

 

ב – וְרֹ֣חַב הַפֶּתַח֘ עֶ֣שֶׂר אַמּוֹת֒ וְכִתְפ֣וֹת הַפֶּ֔תַח חָמֵ֚שׁ אַמּוֹת֙ מִפּ֔וֹ וְחָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת מִפּ֑וֹ וַיָּ֚מָד אָרְכּוֹ֙ אַרְבָּעִ֣ים אַמָּ֔ה וְרֹ֖חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּֽה: 2. La largeur de l’entrée était de dix coudées et les parois latérales de l’entrée avaient cinq coudées d’un côté et cinq coudées de l’autre. Il en mesura la longueur, qui était de quarante coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées.
ג – וּבָ֣א לִפְנִ֔ימָה וַיָּ֥מָד אֵֽיל־הַפֶּ֖תַח שְׁתַּ֣יִם אַמּ֑וֹת וְהַפֶּ֙תַח֙ שֵׁ֣שׁ אַמּ֔וֹת וְרֹ֥חַב הַפֶּ֖תַח שֶׁ֥בַע אַמּֽוֹת: 3. Et il pénétra à l’intérieur et mesura le pilastre de l’entrée qui avait deux coudées. L’entrée avait six coudées et la largeur de l’entrée était de sept coudées.
ד – וַיָּ֨מָד אֶת־אָרְכּ֜וֹ עֶשְׂרִ֣ים אַמָּ֗ה וְרֹ֛חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֖ה אֶל־פְּנֵ֣י הַֽהֵיכָ֑ל וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י זֶ֖ה קֹ֥דֶשׁ הַקֳּדָשִֽׁים: 4. Il en mesura la longueur, qui était de vingt coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées, correspondant à la largeur du Heikhal. Et il me dit : « C’est là le Saint des Saints ! »
ה – וַיָּ֥מָד קִיר־הַבַּ֖יִת שֵׁ֣שׁ אַמּ֑וֹת וְרֹ֣חַב הַצֵּלָע֩ אַרְבַּ֨ע אַמּ֜וֹת סָבִ֧יב | סָבִ֛יב לַבַּ֖יִת סָבִֽיב: 5. Puis il mesura le mur de l’édifice [dont l’épaisseur était de] six coudées, et la largeur des chambres latérales était de quatre coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
ו – וְהַצְּלָעוֹת֩ צֵלָ֨ע אֶל־צֵלָ֜ע שָׁל֧וֹשׁ וּשְׁלֹשִׁ֣ים פְּעָמִ֗ים וּ֠בָאוֹת בַּקִּ֨יר אֲשֶׁר־לַבַּ֧יִת לַצְּלָע֛וֹת סָבִ֥יב | סָבִ֖יב לִֽהְי֣וֹת אֲחוּזִ֑ים וְלֹֽא־יִֽהְי֥וּ אֲחוּזִ֖ים בְּקִ֥יר הַבָּֽיִת: 6. Les chambres latérales, contiguës l’une à l’autre, se répétaient trente-trois fois ; elles pénétraient dans le mur régnant tout autour de l’édifice et des chambres latérales comme pour s’y encastrer, mais elles n’entamaient pas le mur de l’édifice.
ז – וְרָֽחֲבָ֡ה וְנָֽסְבָה֩ לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה לַצְּלָע֗וֹת כִּ֣י מֽוּסַב־הַ֠בַּיִת לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה סָבִ֚יב | סָבִיב֙ לַבַּ֔יִת עַל־כֵּ֥ן רֹֽחַב־לַבַּ֖יִת לְמָ֑עְלָה וְכֵ֧ן הַתַּחְתּוֹנָ֛ה יַֽעֲלֶ֥ה עַל־הָֽעֶלְיוֹנָ֖ה לַתִּֽיכוֹנָֽה: 7. Et l’édifice s’élargissait en tournant, à mesure que s’élevaient les chambres latérales ; car il régnait une galerie, montant par degrés tout autour de l’édifice ; aussi l’édifice s’élargissait-il en haut, et ainsi du rez-de-chaussée on montait à l’étage supérieur par celui du milieu.
ח – וְרָאִ֧יתִי לַבַּ֛יִת גֹּ֖בַהּ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב מוּסְד֚וֹת (כתיב מיּסְד֚וֹת) הַצְּלָעוֹת֙ מְל֣וֹ הַקָּנֶ֔ה שֵׁ֥שׁ אַמּ֖וֹת אַצִּֽילָה: 8. Et je vis une élévation régnant sur tout le pourtour de l’édifice, les fondements des chambres latérales mesurant une canne entière, six grandes coudées.
ט – רֹ֣חַב הַקִּ֧יר אֲשֶׁר־לַצֵּלָ֛ע אֶל־הַח֖וּץ חָמֵ֣שׁ אַמּ֑וֹת וַֽאֲשֶׁ֣ר מֻנָּ֔ח בֵּ֥ית צְלָע֖וֹת אֲשֶׁ֥ר לַבָּֽיִת: 9. La largeur du mur extérieur aux chambres était de cinq coudées ; et l’espace libre entre les chambres attenant à l’édifice
י – וּבֵ֨ין הַלְּשָׁכ֜וֹת רֹ֣חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֛ה סָבִ֥יב לַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 10. et entre les salles était de vingt coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
יא – וּפֶ֚תַח הַצֵּלָע֙ לַמֻּנָּ֔ח פֶּ֚תַח אֶחָד֙ דֶּ֣רֶךְ הַצָּפ֔וֹן וּפֶ֥תַח אֶחָ֖ד לַדָּר֑וֹם וְרֹ֙חַב֙ מְק֣וֹם הַמֻּנָּ֔ח חָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 11. Et les chambres latérales avaient une entrée donnant sur l’espace libre, une seule entrée du côté du Nord et une seule du côté du Sud et la largeur de l’espace libre était de cinq coudées tout autour.
יב – וְהַבִּנְיָ֡ן אֲשֶׁר֩ אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה פְּאַ֣ת דֶּֽרֶךְ־הַיָּ֗ם רֹחַב שִׁבְעִ֣ים אַמָּ֔ה וְקִ֧יר הַבִּנְיָ֛ן חָֽמֵשׁ־אַמּ֥וֹת רֹ֖חַב סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְאָרְכּ֖וֹ תִּשְׁעִ֥ים אַמָּֽה: 12. Quant au bâtiment qui était attenant à la Ghizra du côté de l’Ouest, il avait une largeur de soixante-dix coudées ; le mur de ce bâtiment avait cinq coudées de large sur tout le pourtour ; sa longueur était de quatre-vingt-dix coudées.
יג – וּמָדַ֣ד אֶת־הַבַּ֔יִת אֹ֖רֶךְ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַגִּזְרָ֚ה וְהַבִּנְיָה֙ וְקִ֣ירוֹתֶ֔יהָ אֹ֖רֶךְ מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 13. Puis il mesura l’édifice, dont la longueur était de cent coudées ; la Ghizra et le bâtiment, y compris ses murs, avaient une longueur de cent coudées.
יד – וְרֹחַב֩ פְּנֵ֨י הַבַּ֧יִת וְהַגִּזְרָ֛ה לַקָּדִ֖ים מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 14. La largeur du front de l’édifice et de la Ghizra, du côté de l’Est, était de cent coudées.
טו – וּמָדַ֣ד אֹֽרֶךְ־הַ֠בִּנְיָן אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה אֲשֶׁ֨ר עַל־אַֽחֲרֶ֧יהָ וְאַתִּיקֶ֛יהָא (כתיב וְאַתִּוקֶ֛יהָא) מִפּ֥וֹ וּמִפּ֖וֹ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַֽהֵיכָל֙ הַפְּנִימִ֔י וְאֻֽלַמֵּ֖י הֶֽחָצֵֽר: 15. Il mesura ensuite la longueur du bâtiment attenant à la Ghizra, qui était à l’arrière, avec ses portiques de part et d’autre : cent coudées, avec le Heikhal intérieur et les vestibules du parvis,
טז – הַסִּפִּ֡ים וְהַֽחַלּוֹנִ֣ים הָֽ֠אֲטֻמוֹת וְהָֽאַתִּיקִ֚ים | סָבִיב֙ לִשְׁלָשְׁתָּ֔ם נֶ֧גֶד הַסַּ֛ף שְׂחִ֥יף עֵ֖ץ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְהָאָ֙רֶץ֙ עַד־הַ֣חַלּוֹנ֔וֹת וְהַֽחַלֹּנ֖וֹת מְכֻסּֽוֹת: 16. les seuils et les fenêtres grillagées et les portiques tout autour des trois côtés ; jusqu’à la hauteur des seuils il y avait un revêtement de bois sur le pourtour, depuis le sol jusqu’aux fenêtres, et les fenêtres étaient couvertes.
יז – עַל־מֵעַ֣ל הַפֶּ֡תַח וְעַד־הַבַּיִת֩ הַפְּנִימִ֨י וְלַח֜וּץ וְאֶל־כָּל־הַקִּ֨יר סָבִ֧יב | סָבִ֛יב בַּפְּנִימִ֥י וּבַחִיצ֖וֹן מִדּֽוֹת: 17. Par-dessus l’entrée jusqu’à l’édifice intérieur, et à l’extérieur, sur la muraille tout autour, à l’extérieur, et à l’intérieur, il y avait des mesures.
יח – וְעָשׂ֥וּי כְּרוּבִ֖ים וְתִֽמֹרִ֑ים וְתִֽמֹרָה֙ בֵּין־כְּר֣וּב לִכְר֔וּב וּשְׁנַ֥יִם פָּנִ֖ים לַכְּרֽוּב: 18. On avait sculpté des chérubins et des palmes, une palme entre deux chérubins, et les chérubins avaient deux faces :
יט – וּפְנֵ֨י אָדָ֚ם אֶל־הַתִּֽמֹרָה֙ מִפּ֔וֹ וּפְנֵֽי־כְפִ֥יר אֶל־הַתִּֽמֹרָ֖ה מִפּ֑וֹ עָשׂ֥וּי אֶל־כָּל־הַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 19. Il y avait une face d’homme vers la palme d’un côté et une face de lion vers la palme de l’autre côté. [Ces sculptures] s’étendaient sur tout le pourtour de l’édifice.
כ – מֵֽהָאָ֙רֶץ֙ עַד־מֵעַ֣ל הַפֶּ֔תַח הַכְּרוּבִ֥ים וְהַתִּֽמֹרִ֖ים עֲשׂוּיִ֑ם וְקִ֖יר הַ֗הֵ֗י֗כָֽ֗ל֗: 20. À partir du sol jusqu’au-dessus de l’entrée, on avait représenté des chérubins et des palmes, ainsi que sur la paroi du Heikhal.
כא – הַֽהֵיכָ֖ל מְזוּזַ֣ת רְבֻעָ֑ה וּפְנֵ֣י הַקֹּ֔דֶשׁ הַמַּרְאֶ֖ה כַּמַּרְאֶֽה: 21. Le Heikhal avait des poteaux carrés, et le front du sanctuaire avait une apparence conforme à la vision.
כב – הַמִּזְבֵּ֡חַ עֵ֣ץ שָׁלוֹשׁ֩ אַמּ֨וֹת גָּבֹ֜הַּ וְאָרְכּ֣וֹ | שְׁתַּ֣יִם אַמּ֗וֹת וּמִקְצֹֽעוֹתָיו֙ ל֔וֹ וְאָרְכּ֥וֹ וְקִֽירֹתָ֖יו עֵ֑ץ וַיְדַבֵּ֣ר אֵלַ֔י זֶה הַשֻּׁלְחָ֔ן אֲשֶׁ֖ר לִפְנֵ֥י יְהֹוָֽה: 22. L’autel en bois avait trois coudées de haut et deux coudées de long. Il avait ses angles, sa longueur et ses parois en bois ; et [l’homme] m’adressa ces paroles : « Voici la table qui est devant l’Éternel ! »
כג – וּשְׁתַּ֧יִם דְּלָת֛וֹת לַֽהֵיכָ֖ל וְלַקֹּֽדֶשׁ: 23. Le Heikhal et le Saint [des Saints] avaient deux portes.
כד – וּשְׁתַּ֥יִם דְּלָת֖וֹת לַדְּלָת֑וֹת שְׁתַּיִם מֽוּסַּבּ֣וֹת דְּלָת֔וֹת שְׁתַּיִם לְדֶ֣לֶת אֶחָ֔ת וּשְׁתֵּ֥י דְלָת֖וֹת לָֽאַחֶֽרֶת: 24. Il y avait deux battants à ces vantaux, deux battants mobiles : à un vantail deux battants et à l’autre deux battants.
כה – וַֽעֲשׂוּיָ֨ה אֲלֵיהֶ֜ן אֶל־דַּלְת֚וֹת הַֽהֵיכָל֙ כְּרוּבִ֣ים וְתִֽמֹרִ֔ים כַּֽאֲשֶׁ֥ר עֲשׂוּיִ֖ם לַקִּיר֑וֹת וְעָ֥ב עֵ֛ץ אֶל־פְּנֵ֥י הָֽאוּלָ֖ם מֵֽהַחֽוּץ: 25. Et on y avait sculpté, sur ces vantaux du Heikhal, des chérubins et des palmes, comme il y en avait de sculptés sur les parois, et un entablement de bois était sur le devant du vestibule, du côté extérieur,
כו – וְחַלּוֹנִ֨ים אֲטֻמ֚וֹת וְתִֽמֹרִים֙ מִפּ֣וֹ וּמִפּ֔וֹ אֶל־כִּתְפ֖וֹת הָֽאוּלָ֑ם וְצַלְע֥וֹת הַבַּ֖יִת וְהָֽעֻבִּֽים: 26. ainsi que des fenêtres grillagées et des palmes de part et d’autre sur les parois latérales du portique, sur les chambres latérales à l’édifice et aux entablements.

 

Pourquoi se tremper dans un  Mikvé chaque jour?

Pourquoi se tremper dans un Mikvé chaque jour?

 Le Mikvé, bain rituel juif, est une institution millénaire dont l’importance a été renouvelée et approfondie par le mouvement hassidique. Ce texte explore les origines bibliques du Mikvé, son rôle dans la purification spirituelle, et sa signification particulière dans la pratique quotidienne. Il aborde notamment les raisons de son utilisation fréquente, son lien avec la prière et l’étude, ainsi que sa dimension mystique telle qu’enseignée par les maîtres hassidiques. À travers cet examen, nous découvrons comment une pratique ancienne continue d’être un pilier central de la vie spirituelle juive, en particulier dans la tradition hassidique.

 

Le Mikvé n’est pas quelque chose de nouveau, quelque chose institué au siècle dernier. C’est un concept très ancien dans le judaïsme. Des découvertes récentes ont révélé de nombreux Mikvés datant de la période du Second Temple, dispersés dans les régions d’Eretz Israël qui étaient habitées à cette époque. Le Mikvé n’est pas non plus utilisé exclusivement par les hassidim ; dans chaque communauté juive, il y a un certain nombre de Mikvés. Pourtant, l’expression « Aller au Mikvé » a une connotation définitivement hassidique. Pourquoi en est-il ainsi ?

La raison d’être du Mikvé est d’éliminer la touma (impureté). La première fois qu’un Mikvé a été utilisé, c’était à l’époque de Noé. Hashem a décidé qu’il était temps de nettoyer un monde éthiquement et moralement corrompu. Alors il a fait appel à l’équipe de nettoyage.

Quel était le but de provoquer une telle destruction chaotique en provoquant un déluge ? Sans parler des difficultés imposées à Noé pour construire une arche et rassembler des paires de chaque espèce animale ! Quel en était le but ?

Dans la Hassidout, il est expliqué que le monde avait besoin d’être spirituellement purifié et Hashem l’a fait en plaçant le monde dans un Mikvé. Hashem a « immergé » le monde dans un Déluge de quarante jours et quarante nuits, le rendant ainsi tahor (pur). En fait, ces quarante jours et nuits du Déluge sont analogues à la mesure de quarante séah requise pour un Mikvé.

Évidemment, la raison pour laquelle nous allons au Mikvé est de devenir tahor, mais pourquoi faut-il le faire chaque matin ?

Ezra a institué une takana (ordonnance) selon laquelle, puisqu’un baal keri (homme ayant eu une émission séminale) est tamé (impur), il ne peut pas prier ou étudier jusqu’à ce qu’il soit allé au Mikvé. Bien que cette takana ait été plus tard supprimée. [Il y a une discussion à ce sujet, il y a de bonnes raisons de dire que cette suppression ne s’applique qu’à l’étude et non à la prière].

Le Shoulhan Aroukh dit que la veille de Yom Kippour, tout le monde est tenu d’utiliser un Mikvé afin d’entrer dans Yom Kippour en état de tahara (pureté). Cela se fait en raison de Tevilat Ezra.

Nous pouvons maintenant expliquer pourquoi nous nous immergeons dans un Mikvé chaque jour avant la prière. Il y a deux raisons :

1) Dans le Likoutei Torah, l’Alter Rebbe spécifie trois étapes de préparation nécessaires pour une prière appropriée. Ce sont : aller au Mikvé, donner la tsedaka et étudier la Hassidout. L’Alter Rebbe mentionne que l’utilisation du Mikvé n’est pas nécessairement liée à la Takanat Ezra, mais plutôt simplement comme une méthode pour apporter une mesure supplémentaire de kedousha (sainteté) sur soi-même avant la prière.

2) Le Rabbi explique à divers endroits que nous y allons aussi à cause de la takana d’Ezra.

Qu’est-ce qui rend l’utilisation du Mikvé si spéciale ?

Dans la Hassidout, il est expliqué que le mot Tevila (immersion) a les mêmes lettres que le mot Bitoul (annulation). Quand on se submerge sous l’eau, tout ce qu’on peut voir est l’eau, rien de l’individu ne semble indépendant. Sous l’eau, chaque être individuel et séparé est totalement couvert, formant ainsi un tout unifié. En nous immergeant dans le Mikvé, nous nous annulons nous-mêmes en préparation à la prière.

De plus, le Mikvé ne se contente pas d’éliminer la touma et d’apporter la tahara, il élève aussi celui qui s’y immerge d’un niveau à l’autre dans la kedousha elle-même. Un exemple de cela serait les multiples (cinq) immersions du Cohen Gadol à Yom Kippour. Son utilisation du Mikvé ne pouvait pas être due à son impureté, si cela avait été le cas, le Cohen Gadol substitut aurait pris le relais. Plutôt, chaque fois qu’il s’immergeait dans le Mikvé, c’était pour l’élever à un niveau supérieur de kedousha.

Le Rabbi écrit que le Mikvé non seulement purifie le corps et l’âme, mais renforce aussi la foi et provoque le repos de la divinité sur la personne (Hashraat Elokout).

Que doit-on faire s’il n’y a aucun moyen d’aller au Mikvé ?

En cas de force majeure, on devrait étudier quelques mishnayot de l’ordre de Taharot, de préférence du traité Mikvaot. Cela ne sert que de substitut à l’aspect de la tevila qui ajoute de la kedousha (réponse #1 ci-dessus) ; cependant, il n’y a pas de substitut à l’aspect de la tevila qui élimine la touma et apporte la tahara (réponse #2 ci-dessus).

On dit du Baal Shem Tov qu’il a mérité toutes les grandes révélations et atteint de très hauts niveaux de kedousha parce qu’il allait très fréquemment au Mikvé.

Le Maggid de Mezeritch ne pouvait pas utiliser le Mikvé parce qu’il était très malade et avait des problèmes avec ses jambes. Les hassidim disent que si le Maggid était allé au Mikvé, le Machia’h serait venu.

Les hassidim vont aussi au Mikvé avant d’aller en yehidout (audience privée) avec le Rabbi ou visiter l’Ohel.

– Il est intéressant de noter : il y a une lettre du Rabbi où il explique la raison pour laquelle ce n’est pas la coutume de Habad de visiter l’Ohel le 9 Av, contrairement à ce qui est indiqué dans diverses sources et fait dans de nombreux autres cercles. Le Rabbi dit que c’est probablement parce que nous ne pouvons pas utiliser le Mikvé ce jour-là. De plus, nous ne visitons pas le cimetière même sans nous arrêter à l’Ohel, car rien qu’en voyant l’Ohel de l’extérieur, on se connecte à un certain niveau avec le Rabbi, et nous devons donc nous abstenir même de regarder l’Ohel avant d’utiliser le Mikvé ! –

Certains se souviennent que pendant les années où le Rabbi recevait des gens en yehidout, le Mikvé sur Kingston était ouvert vers cinq heures de l’après-midi pour permettre aux personnes qui n’avaient pas encore utilisé le Mikvé ce jour-là d’avoir une chance de le faire avant d’aller en yehidout.

La même chose se produisait lorsque le Rabbi tenait un farbrengen surprise.

Tout savoir sur le Mont du Temple : 1 – Introduction

Tout savoir sur le Mont du Temple : 1 – Introduction

Ce texte a été compilée par le Rav Mendel Raskin, émissaire du Rabbi à Côte St. Luc, Canada, en réponse à l’ordonnance du Rabbi. Cette année, à l’occasion des « Trois Semaines », l’équipe de Tut Altz a préparé une nouvelle édition spécialement pour vous.

 

Le Mont du Temple a été créé avant la création du monde (Pessahim 54a).

Le Mont du Temple inclut le monde entier en lui (R. Moshe Alshich, Parshat Vayeitzei; Torat Ha’olah du Rama, Chapitre 1).

Le Mont du Temple relie les mondes supérieurs et inférieurs. C’est le lieu de « une échelle [le Temple] posée à terre et dont le sommet atteint les cieux » (R. Moshe Alshich, ibid).

Le Mont du Temple est le lieu qui fait descendre un flux d’énergie divine [shefa] dans le monde (ibid).

Le Mont du Temple expie les péchés des Enfants d’Israël (Menahot 53b, Zohar 2:152) c’est pourquoi il est appelé « Levanon » (Devarim 3:25; Yirmiyahu 22; Yeshayahu 10), car il « blanchit » [malbin] les péchés des Enfants d’Israël, comme il est dit (Yeshayahu 1:18), « Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme neige » (Sifrei sur Va’etchanan).

Du Saint des Saints vient la subsistance pour le monde entier (Zohar 3:161, 1:24). Même en ruines, le monde entier est soutenu par lui (Zohar 2:127).

Semblable au cœur, par lequel tous les organes du corps reçoivent la vie, ainsi le Mont du Temple donne l’existence au monde entier (Gevurot Hashem du R. Yehuda Loew, Chapitre 71).

Le Temple affecte le monde entier – la lumière en émane vers le monde entier (Rashi sur Menachot 86b, dans le manuscrit).

En général, Hashem dispensait Sa bonté au monde depuis le Temple. Tant que le service dans le Temple durait, le monde et ses habitants étaient bénis, et la pluie tombait au bon moment (Avot D’Rabbi Natan 4:14).

Si les nations du monde savaient seulement combien le Temple leur est bénéfique, elles l’entoureraient de fortifications pour le préserver (Bamidbar Rabba 1:3; Vayikra Rabba 1:11; Kohelet Rabba 2:3[5]).

Notez que 70 taureaux étaient offerts à Souccot correspondant aux 70 nations. Il est écrit (Soukka 55b), « Malheur aux nations du monde qui ont perdu et ne savent pas ce qu’elles ont perdu, car quand le Temple existait, l’autel expiait pour elles, et maintenant qui expie pour elles ? » (Torat Menachem 1988, section 4, pp. 56-7).

[Yaakov Avinu a dit à propos du Mont du Temple :] « Et ceci est la porte du Ciel » (Bereshit 28:17).

Le Temple est la porte pour l’ascension des prières et des sacrifices vers le Ciel (Ramban sur Vayeitzei 28:17).

Les prières du peuple juif doivent être dirigées vers la Terre d’Israël et vers le Temple et le Saint des Saints, comme il est dit, « Et ils prieront vers ce lieu » (Melachim I, 8:35). Nous trouvons que tous les Juifs dirigent leurs cœurs vers un seul endroit. À ce sujet, les sages expliquent le verset, « Ton cou est construit comme la tour de David, construite avec des créneaux [talpiyot] » comme faisant référence à un monticule [tel] vers lequel toutes les bouches [piyot] se tournent (Brachot 30a). Par conséquent, nous prions vers l’est (Shoulhan Aroukh Admour Hazaken, Hilkhot Tefila 94:1-2).

L’endroit le plus saint du monde, le Saint des Saints, se trouve sur le Mont du Temple (Mishnayot Kelim 1:9). Personne n’y entrait sauf le Grand Prêtre pendant le service de Yom Kippour (Rambam Hilkhot Beit Habehira 22).

La sainteté du Mont du Temple vient du fait qu’Hashem a choisi cet endroit (voir l’explication détaillée dans Likoutei Sihot, Section 18, p. 140 et suivantes), comme il est écrit deux fois dans la Paracha Re’eh (14:5, 11) « L’endroit que Hashem choisira. »

Le Mont du Temple est le trône du Roi, le trône d’Hashem. Il y a un merveilleux Midrash à ce sujet : Il y a une parabole d’un roi qui avait un fils qu’il mit en charge de tous ses biens, mais le fils dit au père, « Si tu ne me donnes pas ton trône, comment tout le monde saura-t-il que tu me favorises ? Quand tu me donneras ton trône, tout le monde me fera des éloges. » Ainsi Hashem donna-t-Il le monde à Abraham, comme il est dit (Bereshit 18:17), « Et Hashem dit, cacherai-Je à Abraham? » Puisqu’Il lui donna tout, Abraham dit, « Si Tu ne me donnes pas le Temple, 500 par 500 coudées, Tu ne m’as rien donné. » Alors Hashem le lui donna (Shemot Rabba 15:8; voir Yefeh To’ar).

Le Mont du Temple, qui est le Mont Moriah, mesurait 500 par 500 coudées (Rambam Hilkhot Beit Habehira, 5:1; Mishnayot Middot 2:1). Sachez que sa mesure correspondait à celle du monde, c’est pourquoi il était de 500 par 500 coudées correspondant à la longueur et la largeur du monde, qui sont chacune une distance de 500 ans de marche (Torat Ha’olah du Rama, Ch. 1).

Le Mont du Temple est éternel dans le présent, et sa destruction ne l’affecte pas, comme expliqué plus loin ci-dessous.

Le Mont du Temple est éternel dans le futur, quand le troisième Temple sera construit.

Profondément dans le Saint des Saints [dans le langage de Rambam dans Hilkhot Beit Habehira 4:1 « dans des tunnels profonds et tortueux »], se trouvent l’Arche et les deux Tables de l’Alliance jusqu’à ce jour.

Sur le Mont du Temple se trouve la Pierre de Fondation [Even Hashetiya] à partir de laquelle le monde a été fondé (Yoma 54b), et le monde repose sur elle. Elle est dans le Saint des Saints, qui est le nombril [centre] du monde (Zohar Chadash Bereshit 9).

Le Mont du Temple lie et unit la nation juive par un lien profond et éternel, dans le passé, le présent et le futur.

Avant la Rédemption finale, la terre dans un rayon de 45 milles autour du Temple tremblera (Zohar 3:212).

Depuis le jour où le monde a été créé, il n’y a pas eu de joie devant Hashem comme au moment où le Temple a été construit (Zohar 2:143).

« Sortez et voyez, filles de Sion… et au jour de la joie de son cœur » – ceci fait référence à la construction du Temple, qu’il soit reconstruit rapidement de nos jours (Mishnayot Ta’anit 4:1).

De nos jours, nous pouvons voir de nos propres yeux comment le monde entier est passionné par le sujet du Mont du Temple, avec un débat acharné sur à qui appartient ce lieu.

 

Résumé des lois des 9 jours selon la coutume Habad

Résumé des lois des 9 jours selon la coutume Habad

 

Période des 9 jours

Commence au coucher du soleil la veille de Roch Hodech Av
Se termine le 10 Av à Hatsot (milieu de journée)

Viande et volaille 

Interdiction de consommer de la viande et de la volaille
Interdiction de manger des plats contenant de la viande ou cuits avec de la viande
Exception : Les aliments cuits dans une ״marmite viande״ sont autorisés

  • Exceptions pour raisons de santé :
    Les personnes faibles, manquant de fer, femmes enceintes ou allaitantes peuvent manger de la volaille jusqu’au 7 Av.
  • Après le 7 Av : uniquement si considérées comme légèrement malades
  • Les enfants faibles se nourrissant principalement de poulet/viande sont autorisés à en manger

Vin et jus de raisin 

  • Interdiction de boire du vin et du jus de raisin.
  • Les Autres alcools sont autorisés.
  • Ne pas assaisonner les plats avec du vin.

Chabbat 

  • Autorisation de manger de la viande et de boire du vin
  • Éviter tout comportement de deuil

Sortie de Chabbat 

Havdala :

  • faire boire le vin à un enfant en “âge d’éducation” mais pas assez âgé pour comprendre le deuil sur Jérusalem
  • Si pas d’enfant disponible, l’adulte peut boire lui-même
  • Certains ont la coutume de boire eux-mêmes le vin même si un enfant est présent

Seoudat Melaveh Malka :

Pas de viande ni de vin

Vêtements et lessive 

Règle générale :

  • Interdiction de laver les vêtements
  • Interdiction de porter des vêtements fraîchement lavés

Exceptions :

  • Vêtements d’enfants qui se salissent facilement
  • Vêtements de femmes salis par la cuisine ou les soins aux enfants
  • Personnes n’ayant plus de vêtements propres
  • Les Sous-vêtements fraîchement lavés peuvent être portés

Chabbat

  • Autorisation de laver et repasser du linge pour Chabbat si pas de vêtements propres
  • Possibilité de porter pendant 30 minutes durant le Chabbat un vêtement lavé, dans le but de pouvoir le porter ensuite en semaine

Autres règles 

  • Ne pas changer les draps (sauf pour enfants ou draps sales)
  • Pas de dépôt au pressing pendant cette période

Après les 9 jours 

  • Reprise de la lessive le 10 Av après Hastsot (milieu de journée)
  • Si Tisha B’Av est repoussé : autorisation dès la sortie du jeûne

Entretien des vêtements

  • Interdiction de repasser
  • Autorisation de nettoyer les chaussures pour Chabbat
  • La couture pour réparations est autorisée (boutons, déchirures)

Hygiène personnelle 

Douches et bains :

  • Interdiction des douches pour le plaisir, même à l’eau froide
  • Dans les endroits chauds : douche à l’eau froide ou tiède autorisée
  • Utilisation de savon permise si nécessaire
  • Interdiction d’aller à la piscine ou à la mer (même pour les enfants)
  • Pas d’apprentissage de la natation

Exceptions :

  • Raisons de santé : douche à l’eau chaude autorisée
  • Enfants qui se salissent souvent : autorisation de les laver
  • Immersion rituelle (Mikveh) autorisée mais ne pas y rester trop longtemps
  • Veille de Chabbat : douche et Mikveh comme d’habitude

Soins personnels :

  • Utilisation de déodorant pour éviter de transpirer autorisée
  • Femmes : parfum autorisé
  • Ongles : préférable de ne pas les couper la semaine de Tisha B’Av, sauf pour Chabbat

Événements particuliers

Brit Milah ou Pidyon HaBen :

  • Autorisation de manger de la viande et boire du vin jusqu’à la semaine de Tisha B’Av
  • Pendant la semaine de Tisha B’Av : seuls 10 invités pourront consommer de la viande et du vin, les autres ne consommeront ni viande ni vin.
Les forces ont localisé un tunnel de trois mètres de haut sur l’axe Philadelphi

Les forces ont localisé un tunnel de trois mètres de haut sur l’axe Philadelphi

L’armée israélienne a annoncé la découverte d’un tunnel de grande taille le long de la frontière avec l’Égypte, révélant une menace souterraine significative.

 

Selon le porte-parole de Tsahal, ces derniers temps, les forces de la 162e division et de l’unité du génie Yahalom opèrent pour localiser et détruire des structures souterraines dans la zone de Philadelphi. Jusqu’à présent, les forces ont localisé et détruit des dizaines de ces structures.

Il a ajouté qu’au début de la semaine dernière, lors d’une des opérations de recherche souterraine dans la zone de Philadelphi, un tunnel de trois mètres de haut a été découvert sur l’axe Philadelphi.

À ce stade, les forces poursuivent l’étude et la neutralisation de la structure souterraine découverte, ainsi que d’autres structures étendues qui ont été trouvées.

Cette découverte souligne les efforts continus de Tsahal pour contrer les menaces souterraines le long de la frontière avec l’Égypte, communément appelée l’axe Philadelphi. La hauteur inhabituelle du tunnel (3 mètres) suggère qu’il pourrait être utilisé pour des opérations importantes de contrebande ou d’infiltration.