Réjouissances et festivités de Pourim dans les rues de Jérusalem : Un reportage haut en couleurs
Alors que Jérusalem célèbre Pourim Meshoulash, le photographe Dov Ber Hechtman nous offre un regard privilégié sur les festivités hautes en couleur qui animent les quartiers traditionnels de Mea Shearim, Geoula et Ramat Shlomo. Entre costumes flamboyants, chants traditionnels et échanges de « mishloach manot », notre reporter a capturé l’essence de cette fête emblématique qui célèbre la joie et la résilience du peuple juif.
C’est dans une ambiance de joie et d’allégresse que les rues de Jérusalem s’animent aujourd’hui pour célébrer Pourim, cette fête juive tant attendue. Notre équipe a eu le privilège de parcourir les quartiers emblématiques de la ville sainte pour vous faire vivre ces moments uniques.
Dès les premières heures de la journée, les quartiers de Mea Shearim, Geoula et Ramat Shlomo se sont parés de leurs plus beaux atours festifs. Partout, les habitants arborent des costumes colorés et créatifs, transformant les ruelles anciennes en un véritable carnaval à ciel ouvert.
« C’est une fête qui rassemble toutes les générations, » nous confie Sarah, une habitante de Geula, tenant par la main ses deux enfants déguisés en personnages bibliques. « Pour nous, Pourim représente la victoire de la joie sur la tristesse, de la lumière sur l’obscurité. »
Cette année, la célébration prend une dimension particulière avec Pourim Meshulash, le « Pourim triple », une configuration spéciale du calendrier qui prolonge les festivités. Dans les synagogues, la lecture de la Méguilat Esther, relatant l’histoire de Pourim, attire des fidèles par centaines, tous unis dans la prière et la commémoration.
Sur les places publiques, des musiciens entonnent des airs traditionnels, tandis que des tables regorgeant de « oznei Haman » (oreilles d’Haman) et autres délices culinaires typiques de la fête invitent à la dégustation. Les « michloa’h manot », ces paniers de friandises que l’on s’échange entre amis et voisins, passent de main en main, renforçant les liens communautaires.
« Photographier Pourim à Jérusalem, c’est capturer l’essence même de notre tradition, » explique Dov Ber Hechtman, photographe qui a immortalisé ces scènes de liesse. « Chaque visage, chaque danse, chaque costume raconte une histoire millénaire qui se perpétue. »
À la tombée du jour, les festivités ne faiblissent pas. Les « seoudot », repas festifs partagés en famille, s’organisent dans une atmosphère chaleureuse. Les plus jeunes se réjouissent des spectacles de marionnettes racontant l’histoire d’Esther et Morde’hai, tandis que les adultes se retrouvent pour célébrer dans la convivialité.
Dans cette Jérusalem éternelle, Pourim résonne comme un hymne à la résilience et à la joie de vivre du peuple juif, une tradition vivante qui traverse les âges sans rien perdre de sa splendeur et de sa signification profonde.






« Shoushan Tsahala Ve’Sameha »: La lecture de la Meguila au 770 de Ramat Shlomo
Dans le 770 central de Habad à Jérusalem, dirigé par le Rav de la communauté Habad de Ramat Shlomo, le Rav Yossef Itshak Havlin, située dans le quartier de Ramat Shlomo, la plus importante communauté Habad de Jerusalem s’est rassemblée avec leurs enfants pour écouter la lecture de la Meguila par le Rav Avraham Kot.







































Pourim 5785 : Des milliers de personnes rassemblées au 770 pour la lecture de la Méguilat Esther
La grande synagogue et maison d’étude du 770 Eastern Parkway à Crown Heights a accueilli une foule considérable pour la lecture traditionnelle de la Méguilat Esther lors de la fête de Pourim. Les fidèles se sont rassemblés en grand nombre pour écouter la lecture effectuée par le Rav Michaël Slavin, perpétuant ainsi cette tradition millénaire dans ce lieu emblématique du mouvement Loubavitch.
De notre correspondant à Brooklyn
Une foule immense venue de tous les quartiers de Crown Heights s’est réunie pour la fête de Pourim à la grande synagogue et maison d’étude du 770, afin d’écouter la lecture publique de la Méguilat Esther dans une atmosphère de ferveur collective, selon le principe de « la magnificence du roi réside dans la multitude du peuple ».
Cette cérémonie traditionnelle, au cœur des célébrations de Pourim, a été conduite par le lecteur expérimenté Rav Michaël Slavin, dont la voix puissante, claire et mélodieuse a captivé l’assemblée pendant toute la durée de la lecture du rouleau sacré relatant l’histoire du sauvetage miraculeux du peuple juif dans la Perse antique.
Le 770 Eastern Parkway, siège mondial du mouvement Loubavitch et lieu emblématique pour les Juifs du monde entier, était rempli jusqu’aux portes pour l’occasion. Des participants de tous âges, des familles entières, des étudiants de la yeshiva et des visiteurs venus parfois de loin se sont pressés dans la synagogue historique pour accomplir ce commandement essentiel de la fête.
« Il y a quelque chose de particulièrement émouvant à entendre la Méguilah ici, dans ce lieu chargé d’histoire et de spiritualité », confie Mendel Goldstein, un habitant du quartier venu avec ses enfants. « C’est comme si nous faisions partie d’une chaîne ininterrompue de générations célébrant la survie et la résilience du peuple juif. »
Suivant la tradition, à chaque mention du nom d’Haman, l’ennemi des Juifs, le bruit assourdissant des crécelles et les tapements de pieds ont retenti dans toute la synagogue, certains fidèles brandissant des marteaux en plastique ou d’autres objets bruyants pour « effacer » symboliquement le souvenir de cet oppresseur.
Plusieurs sessions de lecture ont été organisées tout au long de la journée pour permettre à chacun d’accomplir ce précepte religieux, y compris des lectures spéciales pour les femmes et pour ceux qui n’avaient pas pu assister aux premières séances.
Après la cérémonie, les festivités se sont poursuivies avec des échanges de Michloach Manot (paniers de nourriture) et des repas festifs, les fidèles se dispersant dans les rues animées de Crown Heights pour continuer les célébrations de Pourim, l’une des fêtes les plus joyeuses du calendrier juif.
La présence massive des fidèles cette année témoigne non seulement de l’importance de cette célébration dans la tradition juive, mais aussi de la vitalité de la communauté hassidique de Crown Heights, qui continue de perpétuer les enseignements du Rabbi de Loubavitch dans ce lieu historique du judaïsme américain.



Paris célèbre Pourim en grand : des lectures de la Méguilah non-stop rassemblent des milliers de personnes au Beth Haya Mouchka
Des milliers de membres de la communauté juive parisienne se sont réunis au Centre Beth Haya Mouchka pour la traditionnelle lecture de la Méguilah, marquant le début des festivités de Pourim. Sous la direction du Rav Mendel Azimov, l’événement a connu une affluence exceptionnelle, tandis que le Beth Loubavitch a distribué plus de 70 000 Michloach Manot, témoignant de la vitalité de cette célébration.
De notre correspondant à Paris
La communauté juive parisienne a vécu cette année un moment de grande ferveur à l’occasion de la célébration de Pourim. Le Centre Beth Haya Mouchka, l’un des plus importants centres communautaires de la capitale française, a accueilli des milliers de fidèles venus écouter la lecture traditionnelle du Livre d’Esther, connue sous le nom de Méguilah.
Les grandes salles du centre ainsi que la synagogue étaient combles pour cet événement spirituel marquant le début des festivités de Pourim. Hommes, femmes et enfants de tous âges se sont réunis dans une atmosphère à la fois recueillie et festive, perpétuant ainsi une tradition millénaire.
« C’est toujours un moment très émouvant de voir notre communauté rassemblée en si grand nombre », a confié le Rav Mendel Azimov, directeur des institutions Loubavitch parisiennes. « La lecture de la Méguilah nous rappelle l’importance de l’unité du peuple juif face à l’adversité, un message qui résonne particulièrement aujourd’hui. »
Pour répondre à l’affluence exceptionnelle, plusieurs sessions de lecture ont été organisées tout au long de la soirée et de la journée. Les fidèles ont suivi avec attention chaque mot du récit biblique, selon la coutume qui veut que l’on entende chaque mot de la Méguilah sans interruption.
À chaque mention du nom d’Haman, l’ennemi des Juifs dans le récit d’Esther, le bruit des crécelles et les tapements de pieds ont retenti dans la salle, conformément à la tradition qui consiste à « effacer » symboliquement le nom de cet oppresseur.
Une distribution massive de Michloach Manot
La fête de Pourim est également marquée par l’une de ses traditions les plus importantes : l’échange de Michloach Manot, ces paniers contenant au moins deux types d’aliments prêts à consommer. Cette année, le Beth Loubavitch a réalisé un effort logistique remarquable en distribuant plus de 70 000 Michloach Manot à travers Paris et sa région.
Cette initiative d’envergure a mobilisé des dizaines de bénévoles qui ont sillonné la capitale pour apporter ces paniers traditionnels aux membres de la communauté, y compris aux personnes âgées, isolées ou hospitalisées. « Notre objectif était que personne ne soit oublié durant ces célébrations », explique un des coordinateurs de cette distribution massive.
Les paniers, soigneusement préparés dans les jours précédant la fête, contenaient notamment des pâtisseries traditionnelles, des fruits et d’autres délices, permettant à chacun de participer pleinement à cette mitzvah (commandement) essentielle de Pourim.
« La particularité de Pourim est qu’elle associe profondeur spirituelle et joie manifeste », explique Sarah Benhaim, une participante régulière aux événements du centre. « C’est pourquoi tant de personnes, même celles qui fréquentent moins assidûment la synagogue le reste de l’année, tiennent à être présentes pour cette célébration. »
Le Centre Beth Haya Mouchka, nommé en hommage à l’épouse du Rabbi de Loubavitch, fait partie d’un vaste réseau d’institutions éducatives et communautaires créés par le Rav Chmouel Azimov a’h. Depuis plusieurs décennies, ce centre est devenu un point d’ancrage essentiel pour la communauté juive parisienne, proposant des activités religieuses, culturelles et éducatives tout au long de l’année.
Après la lecture de la Méguilah, les festivités se sont poursuivies avec un repas communautaire dans une ambiance joyeuse, marquant le début des célébrations de Pourim qui se prolongeront aujourd’hui avec l’échange traditionnel de Michloach Manot et les dons aux nécessiteux.
« En ces temps parfois difficiles pour notre communauté, ces moments de rassemblement et de joie partagée sont plus importants que jamais », a souligné le Rav Mendel Azimov. « Ils nous rappellent que, comme dans l’histoire de Pourim, la lumière finit toujours par dissiper les ténèbres. »
Les célébrations se poursuivront aujourd’hui dans toute la capitale avec divers événements festifs, dont un grand carnaval pour les enfants prévu cet après-midi au Centre Beth Haya Mouchka, et plusieurs repas de fête dans différents centres communautaires parisiens.
Pourim 5785 chez le Rabbi : une explosion de joie et de couleurs dans les rues de Crown Heights
L’exubérance de la tradition juive s’est emparée vendredi des rues de ce quartier emblématique de Crown Heights, où habitants et familles ont défilé dans des costumes rivalisant d’originalité. Perpétuant la coutume ancestrale des « Michloa’h Manot », ces paniers gourmands offerts aux proches et amis, la communauté a fait de cette journée un moment de partage aussi visuel que savoureux.
De notre correspondant à Crown Heights
Les rues de Crown Heights, quartier emblématique de Brooklyn, se sont transformées en véritable carnaval ce vendredi. Fidèles à la tradition joyeuse de Pourim, les résidents ont envahi les artères du quartier vêtus de costumes aussi créatifs qu’extravagants pour distribuer leurs « Michloa’h Manot », ces paniers garnis de mets délicieux.
Cette tradition, qui consiste à offrir au moins deux aliments prêts à consommer à des amis et des proches, a pris une tournure particulièrement festive cette année. Des familles entières, des groupes d’amis et même des personnes seules ont arpenté les trottoirs avec leurs offrandes soigneusement préparées, créant une atmosphère de joie contagieuse.
« C’est ma fête préférée de l’année », confie Sarah Levinstein, résidente de longue date, déguisée en personnage de la reine Esther dans une robe scintillante. « Tout le monde est de bonne humeur et les enfants s’amusent tellement. C’est une façon merveilleuse de célébrer notre communauté. »
La créativité ne connaissait pas de limites : superhéros côtoyant des personnages bibliques, des animaux fantaisistes croisant des versions humoristiques de célébrités. Un groupe particulièrement remarqué a reconstitué l’intégralité de l’histoire de Pourim avec des costumes élaborés représentant tous les personnages du récit d’Esther.
« Nous avons commencé à préparer nos costumes il y a plus d’un mois », explique Menahem Freadman, dont la famille entière s’est déguisée en thème spatial. « Les enfants ont participé à la confection des costumes et à la préparation des Michloa’h Manot. C’est une excellente occasion de transmettre nos traditions tout en s’amusant. »
Au-delà de l’aspect festif, cette tradition remplit une fonction sociale importante dans la communauté juive hassidique de Crown Heights. Elle renforce les liens entre voisins et amis, tout en encourageant le partage et la générosité. De nombreux résidents ont également préparé des paniers supplémentaires pour les personnes isolées ou dans le besoin.
Un commerçant local, qui préfère rester anonyme, a remarqué une augmentation des ventes liées à Pourim depuis plusieurs années : « Les gens investissent davantage dans leurs costumes et dans la présentation de leurs Michloa’h Manot. C’est devenu une véritable compétition amicale pour offrir les paniers les plus originaux. »
La fête de Pourim commémore la délivrance des Juifs de Perse d’un projet d’extermination orchestré par Haman, conseiller du roi Assuérus, au 5ème siècle avant notre ère. Aujourd’hui, elle est célébrée par de multiples coutumes dont la lecture du Livre d’Esther, les festins, les dons aux pauvres et, bien sûr, l’échange de Michloa’h Manot.







































Inondations dévastatrices en Argentine : le sauvetage spectaculaire du Chalia’h de la ville et de sa famille à Bahía Blanca
Soirée émouvante à la mémoire du Rav Eliezer Nissilevitch a’h à Chné-Or
Les institutions « Shné-Or » d’Aubervilliers ont organisé une soirée commémorative en l’honneur du Rav Eliezer Nisilevitch zal, à l’occasion de son anniversaire. Émissaire dévoué du Rabbi et président fondateur des institutions, le Rav Nisilevitch avait consacré sa vie au développement de la communauté juive à Aubervilliers. L’événement a rassemblé élèves, émissaires et membres de la communauté venus célébrer son héritage spirituel.
Une grande soirée s’est tenue récemment dans les locaux des institutions « Chné-Or » à Aubervilliers, en France, à l’occasion du Yortzeit du regretté émissaire du Rabbi et président des institutions, le Rav Eliezer Nisilevitch zal. Cet événement commémoratif a réuni étudiants, émissaires et membres de la communauté, venus rendre hommage à sa mémoire et perpétuer son héritage.
Le Rav Nisilevitch, figure emblématique du judaïsme hassidique en France, avait consacré sa vie à développer les institutions « Chné-Or » qui sont aujourd’hui devenues un pilier central de la vie juive à Aubervilliers et dans la région parisienne. Sous sa direction, ces établissements ont connu un essor remarquable, touchant des centaines de familles juives et renforçant la présence du mouvement Habad-Loubavitch en France.
Durant la soirée, plusieurs orateurs ont partagé des souvenirs personnels et des enseignements inspirés par le Rav Nisilevitch. Des chants traditionnels hassidiques ont également ponctué l’événement, créant une atmosphère à la fois nostalgique et empreinte d’espoir pour l’avenir.
« Le Rav Nisilevitch nous a enseigné que chaque Juif, où qu’il soit, mérite d’avoir accès à son héritage spirituel, » a déclaré l’un des organisateurs. « Cette soirée est non seulement un hommage à sa mémoire, mais aussi un engagement à poursuivre son œuvre avec la même passion et le même dévouement. »
Les institutions « Chné-Or », fondées selon la vision du Rabbi de Loubavitch, continuent d’offrir une vaste gamme de services communautaires, allant de l’éducation juive formelle aux programmes sociaux et culturels. L’impact du travail du Rav Nisilevitch se fait encore sentir quotidiennement dans la communauté qu’il a si fidèlement servie.
La soirée s’est conclue par une résolution collective de renforcer les activités des institutions « Chné-Or » et d’honorer la mémoire du Rav Nisilevitch en perpétuant son engagement indéfectible envers le peuple juif et ses traditions.
Vidéo : Morde’hai Lubecki
Evénement inédit à Paris : « la Meguila qui ne dort jamais »
Pour la première fois en France, le Beth Habad du Marais propose un marathon de lecture nocturne de la Meguila pour Pourim
Par notre correspondant – Paris, le 12 mars 2025
Une révolution dans la célébration de Pourim s’annonce cette année dans la capitale française. Alors que la plupart des synagogues fermeront leurs portes après la lecture traditionnelle du soir, un lieu restera éveillé toute la nuit pour permettre à tous de vivre l’expérience de la Meguila : le Beth Habad du Marais.
Cette initiative sans précédent, lancée par le Beth Loubavitch Paris 3 sous l’impulsion du Rav Meir Chlomo Lubecki, délégué du Beth Loubavitch du 3ème arrondissement, transformera la nuit de Pourim en une véritable fête continue au cœur de Paris. Des lectures de la Meguila d’Esther seront proposées toutes les heures, de la tombée de la nuit jusqu’à l’aube, dans un concept inédit baptisé « La Meguila qui ne dort jamais ».
« Notre objectif est simple : que personne ne manque cette mitsva essentielle de Pourim, » explique avec enthousiasme le Rav Lubecki, initiateur du projet. « Travailleurs de nuit, fêtards qui rentrent tard, insomniaques chroniques ou simples curieux – chacun trouvera un créneau qui lui convient pour entendre la lecture intégrale de la Meguila. »
L’événement, qui se déroulera au 14 rue de Beauce dans le Marais historique, promet une ambiance unique mêlant tradition ancestrale et concept moderne. Les organisateurs prévoient un dispositif d’accueil continu avec boissons chaudes et « oznei Haman » (oreilles d’Haman) pour sustenter les participants nocturnes.
« Nous voulons créer un espace-temps où la magie de Pourim opère en continu, » poursuit le Rav Lubecki. « Imaginez entendre l’histoire d’Esther à 3 heures du matin, quand la ville dort et que le silence amplifie chaque mot de ce récit millénaire. »
Cette initiative répond également à une réalité contemporaine : dans notre société qui fonctionne 24h/24, de nombreuses personnes travaillent en horaires décalés et se trouvent dans l’impossibilité d’assister aux lectures traditionnelles. Chauffeurs de taxi, personnel médical, agents de sécurité ou employés de l’hôtellerie pourront désormais accomplir cette mitsva essentielle malgré leurs contraintes professionnelles.
« Nous avons reçu des appels de personnes émues aux larmes, » confie l’un des bénévoles pour l’événement. « Un infirmier m’a dit qu’il n’avait pas pu entendre la Meguila depuis cinq ans à cause de ses gardes de nuit. Cette année, il pourra enfin renouer avec cette tradition. »
L’impact de cette initiative dépasse le cadre religieux. Le quartier du Marais, haut lieu de la vie nocturne parisienne, verra ainsi cohabiter fêtards des clubs branchés et pratiquants venus accomplir une mitsva millénaire – une rencontre symbolique qui résonne particulièrement avec le message universel de Pourim.
Des témoignages recueillis auprès des riverains suggèrent que l’événement suscite déjà la curiosité bien au-delà de la communauté. « J’ai vu l’affiche en rentrant de soirée la semaine dernière, » raconte Mordehai, 28 ans, habitant du quartier. « L’idée d’assister à un rituel ancestral en pleine nuit m’intrigue énormément. Je pense que je vais passer vers 2h du matin. »
Pour les organisateurs, cet aspect inattendu représente une opportunité unique de faire découvrir la richesse de la tradition juive à un public qui n’y aurait pas été exposé autrement. « Pourim célèbre le renversement de situation, le monde à l’envers, » rappelle le Rav Lubecki. « Quoi de plus approprié que de transformer la nuit en jour pour cette fête? »
Des bénévoles se relaieront pour assurer les différentes lectures horaires, créant ainsi une chaîne humaine ininterrompue de transmission de ce texte fondamental. Un système de réservation a été mis en place pour les groupes, mais les participants spontanés seront également accueillis à tout moment de la nuit.
Pour plus d’informations, les intéressés peuvent contacter directement le Rav Meir Chlomo Lubecki au 06 66 90 73 60 ou se rendre au Beth Habad situé au 14 Rue de Beauce, 75003 Paris.
À l’heure où les traditions ancestrales cherchent à maintenir leur pertinence dans un monde en perpétuelle évolution, cette initiative audacieuse du Beth Loubavitch du 3ème arrondissement pourrait bien créer un précédent et inspirer d’autres communautés à repenser la manière dont les fêtes juives peuvent s’adapter aux rythmes de la vie moderne tout en préservant leur essence millénaire.
La fête de Pourim commémore le sauvetage miraculeux des Juifs dans la Perse antique, comme relaté dans le Livre d’Esther (la Meguila). Parmi les observances de cette fête figurent la lecture de la Meguila, l’envoi de cadeaux alimentaires (Michloah Manot), des dons aux pauvres et un repas festif.
Scènes de chaos à Kfar Habad : des suspects tentent d’écraser le propriétaire du supermarché « Hyper Lipsker »
Un vol à l’étalage tourne au drame quand des suspects tentent d’écraser le propriétaire du magasin lors de leur fuite effrénée
Par notre correspondant spécial – Édition du 13 mars 2025
Une scène digne d’un film d’action s’est déroulée hier à Kfar Habad, lorsque ce qui semblait être un simple vol à l’étalage a rapidement dégénéré en tentative d’homicide. Deux individus ont été arrêtés après avoir tenté de fuir en voiture et d’écraser délibérément le propriétaire du supermarché « Hyper Lipsker » qui tentait de les intercepter.
« J’ai cru voir la mort en face, » a déclaré l’un des frères propriétaires du commerce, encore sous le choc. « Le conducteur a délibérément tourné son volant dans ma direction. Sans mon réflexe de dernière seconde, je ne serais plus là pour en parler. »
Les faits se sont produits en fin d’après-midi, lorsque les deux suspects ont été surpris en train de dérober des marchandises dans le populaire supermarché casher. Confrontés par le personnel, ils ont pris la fuite à bord d’une voiture noire stationnée à proximité.
Ce qui a suivi relève du miracle selon plusieurs témoins. « Le conducteur a accéléré brutalement alors que le propriétaire se tenait devant le véhicule. Ce n’était pas une simple tentative d’évasion, mais une volonté claire de blesser, voire pire, » a confié un témoin visiblement ébranlé à notre reporter.
L’alerte a immédiatement été donnée aux « Volontaires du Village », une brigade de sécurité civile dirigée par Reb Moishe Gutman, qui a organisé une poursuite et contacté les forces de l’ordre. La police de Ramla, mobilisée en urgence, a finalement intercepté les suspects après une course-poursuite haletante à travers les routes de la région.
« Nous avons assisté à une escalade inquiétante de la violence liée aux vols dans notre communauté, » s’alarme un responsable local qui souhaite rester anonyme. « Ce n’est plus seulement une question de marchandises dérobées, mais de vies mises en danger. »
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes dans la région, où plusieurs commerces ont signalé des incidents similaires ces derniers mois. Les autorités locales envisageraient de renforcer les mesures de sécurité autour des zones commerciales de Kfar Habad.
Les deux suspects sont actuellement en garde à vue au commissariat de Ramla, où ils font face à de multiples chefs d’accusation, dont vol aggravé et tentative d’homicide. Le procureur devrait requérir leur maintien en détention lors de leur comparution prévue demain.
« C’est un véritable miracle que personne n’ait été blessé, » a déclaré un habitant de Kfar Habad. « Quelques centimètres de plus, et nous serions en train de pleurer une tragédie. »
L’enquête se poursuit pour déterminer si les suspects sont impliqués dans d’autres affaires similaires dans la région. Les autorités invitent tout témoin disposant d’informations à se manifester auprès du commissariat de Ramla.










































































































































































