Réjouissances et festivités de Pourim dans les rues de Jérusalem : Un reportage haut en couleurs

Réjouissances et festivités de Pourim dans les rues de Jérusalem : Un reportage haut en couleurs

Alors que Jérusalem célèbre Pourim Meshoulash, le photographe Dov Ber Hechtman nous offre un regard privilégié sur les festivités hautes en couleur qui animent les quartiers traditionnels de Mea Shearim, Geoula et Ramat Shlomo. Entre costumes flamboyants, chants traditionnels et échanges de « mishloach manot », notre reporter a capturé l’essence de cette fête emblématique qui célèbre la joie et la résilience du peuple juif.

 

C’est dans une ambiance de joie et d’allégresse que les rues de Jérusalem s’animent aujourd’hui pour célébrer Pourim, cette fête juive tant attendue. Notre équipe a eu le privilège de parcourir les quartiers emblématiques de la ville sainte pour vous faire vivre ces moments uniques.

Dès les premières heures de la journée, les quartiers de Mea Shearim, Geoula et Ramat Shlomo se sont parés de leurs plus beaux atours festifs. Partout, les habitants arborent des costumes colorés et créatifs, transformant les ruelles anciennes en un véritable carnaval à ciel ouvert.

« C’est une fête qui rassemble toutes les générations, » nous confie Sarah, une habitante de Geula, tenant par la main ses deux enfants déguisés en personnages bibliques. « Pour nous, Pourim représente la victoire de la joie sur la tristesse, de la lumière sur l’obscurité. »

Cette année, la célébration prend une dimension particulière avec Pourim Meshulash, le « Pourim triple », une configuration spéciale du calendrier qui prolonge les festivités. Dans les synagogues, la lecture de la Méguilat Esther, relatant l’histoire de Pourim, attire des fidèles par centaines, tous unis dans la prière et la commémoration.

Sur les places publiques, des musiciens entonnent des airs traditionnels, tandis que des tables regorgeant de « oznei Haman » (oreilles d’Haman) et autres délices culinaires typiques de la fête invitent à la dégustation. Les « michloa’h manot », ces paniers de friandises que l’on s’échange entre amis et voisins, passent de main en main, renforçant les liens communautaires.

« Photographier Pourim à Jérusalem, c’est capturer l’essence même de notre tradition, » explique Dov Ber Hechtman, photographe qui a immortalisé ces scènes de liesse. « Chaque visage, chaque danse, chaque costume raconte une histoire millénaire qui se perpétue. »

À la tombée du jour, les festivités ne faiblissent pas. Les « seoudot », repas festifs partagés en famille, s’organisent dans une atmosphère chaleureuse. Les plus jeunes se réjouissent des spectacles de marionnettes racontant l’histoire d’Esther et Morde’hai, tandis que les adultes se retrouvent pour célébrer dans la convivialité.

Dans cette Jérusalem éternelle, Pourim résonne comme un hymne à la résilience et à la joie de vivre du peuple juif, une tradition vivante qui traverse les âges sans rien perdre de sa splendeur et de sa signification profonde.

Pourim 5785 : Des milliers de personnes rassemblées au 770 pour la lecture de la Méguilat Esther

Pourim 5785 : Des milliers de personnes rassemblées au 770 pour la lecture de la Méguilat Esther

La grande synagogue et maison d’étude du 770 Eastern Parkway à Crown Heights a accueilli une foule considérable pour la lecture traditionnelle de la Méguilat Esther lors de la fête de Pourim. Les fidèles se sont rassemblés en grand nombre pour écouter la lecture effectuée par le Rav Michaël Slavin, perpétuant ainsi cette tradition millénaire dans ce lieu emblématique du mouvement Loubavitch.

De notre correspondant à Brooklyn

Une foule immense venue de tous les quartiers de Crown Heights s’est réunie pour la fête de Pourim à la grande synagogue et maison d’étude du 770, afin d’écouter la lecture publique de la Méguilat Esther dans une atmosphère de ferveur collective, selon le principe de « la magnificence du roi réside dans la multitude du peuple ».

Cette cérémonie traditionnelle, au cœur des célébrations de Pourim, a été conduite par le lecteur expérimenté Rav Michaël Slavin, dont la voix puissante,  claire et mélodieuse a captivé l’assemblée pendant toute la durée de la lecture du rouleau sacré relatant l’histoire du sauvetage miraculeux du peuple juif dans la Perse antique.

Le 770 Eastern Parkway, siège mondial du mouvement Loubavitch et lieu emblématique pour les Juifs du monde entier, était rempli jusqu’aux portes pour l’occasion. Des participants de tous âges, des familles entières, des étudiants de la yeshiva et des visiteurs venus parfois de loin se sont pressés dans la synagogue historique pour accomplir ce commandement essentiel de la fête.

« Il y a quelque chose de particulièrement émouvant à entendre la Méguilah ici, dans ce lieu chargé d’histoire et de spiritualité », confie Mendel Goldstein, un habitant du quartier venu avec ses enfants. « C’est comme si nous faisions partie d’une chaîne ininterrompue de générations célébrant la survie et la résilience du peuple juif. »

Suivant la tradition, à chaque mention du nom d’Haman, l’ennemi des Juifs, le bruit assourdissant des crécelles et les tapements de pieds ont retenti dans toute la synagogue, certains fidèles brandissant des marteaux en plastique ou d’autres objets bruyants pour « effacer » symboliquement le souvenir de cet oppresseur.

Plusieurs sessions de lecture ont été organisées tout au long de la journée pour permettre à chacun d’accomplir ce précepte religieux, y compris des lectures spéciales pour les femmes et pour ceux qui n’avaient pas pu assister aux premières séances.

Après la cérémonie, les festivités se sont poursuivies avec des échanges de Michloach Manot (paniers de nourriture) et des repas festifs, les fidèles se dispersant dans les rues animées de Crown Heights pour continuer les célébrations de Pourim, l’une des fêtes les plus joyeuses du calendrier juif.

La présence massive des fidèles cette année témoigne non seulement de l’importance de cette célébration dans la tradition juive, mais aussi de la vitalité de la communauté hassidique de Crown Heights, qui continue de perpétuer les enseignements du Rabbi de Loubavitch dans ce lieu historique du judaïsme américain.

Paris célèbre Pourim en grand : des lectures de la Méguilah non-stop rassemblent des milliers de personnes au Beth Haya Mouchka

Paris célèbre Pourim en grand : des lectures de la Méguilah non-stop rassemblent des milliers de personnes au Beth Haya Mouchka

Des milliers de membres de la communauté juive parisienne se sont réunis au Centre Beth Haya Mouchka pour la traditionnelle lecture de la Méguilah, marquant le début des festivités de Pourim. Sous la direction du Rav Mendel Azimov, l’événement a connu une affluence exceptionnelle, tandis que le Beth Loubavitch a distribué plus de 70 000 Michloach Manot, témoignant de la vitalité de cette célébration.

 

De notre correspondant à Paris

La communauté juive parisienne a vécu cette année un moment de grande ferveur à l’occasion de la célébration de Pourim. Le Centre Beth Haya Mouchka, l’un des plus importants centres communautaires de la capitale française, a accueilli des milliers de fidèles venus écouter la lecture traditionnelle du Livre d’Esther, connue sous le nom de Méguilah.

Les grandes salles du centre ainsi que la synagogue étaient combles pour cet événement spirituel marquant le début des festivités de Pourim. Hommes, femmes et enfants de tous âges se sont réunis dans une atmosphère à la fois recueillie et festive, perpétuant ainsi une tradition millénaire.

« C’est toujours un moment très émouvant de voir notre communauté rassemblée en si grand nombre », a confié le Rav Mendel Azimov, directeur des institutions Loubavitch parisiennes. « La lecture de la Méguilah nous rappelle l’importance de l’unité du peuple juif face à l’adversité, un message qui résonne particulièrement aujourd’hui. »

Pour répondre à l’affluence exceptionnelle, plusieurs sessions de lecture ont été organisées tout au long de la soirée et de la journée. Les fidèles ont suivi avec attention chaque mot du récit biblique, selon la coutume qui veut que l’on entende chaque mot de la Méguilah sans interruption.

À chaque mention du nom d’Haman, l’ennemi des Juifs dans le récit d’Esther, le bruit des crécelles et les tapements de pieds ont retenti dans la salle, conformément à la tradition qui consiste à « effacer » symboliquement le nom de cet oppresseur.

Une distribution massive de Michloach Manot

La fête de Pourim est également marquée par l’une de ses traditions les plus importantes : l’échange de Michloach Manot, ces paniers contenant au moins deux types d’aliments prêts à consommer. Cette année, le Beth Loubavitch a réalisé un effort logistique remarquable en distribuant plus de 70 000 Michloach Manot à travers Paris et sa région.

Cette initiative d’envergure a mobilisé des dizaines de bénévoles qui ont sillonné la capitale pour apporter ces paniers traditionnels aux membres de la communauté, y compris aux personnes âgées, isolées ou hospitalisées. « Notre objectif était que personne ne soit oublié durant ces célébrations », explique un des coordinateurs de cette distribution massive.

Les paniers, soigneusement préparés dans les jours précédant la fête, contenaient notamment des pâtisseries traditionnelles, des fruits et d’autres délices, permettant à chacun de participer pleinement à cette mitzvah (commandement) essentielle de Pourim.

« La particularité de Pourim est qu’elle associe profondeur spirituelle et joie manifeste », explique Sarah Benhaim, une participante régulière aux événements du centre. « C’est pourquoi tant de personnes, même celles qui fréquentent moins assidûment la synagogue le reste de l’année, tiennent à être présentes pour cette célébration. »

Le Centre Beth Haya Mouchka, nommé en hommage à l’épouse du Rabbi de Loubavitch, fait partie d’un vaste réseau d’institutions éducatives et communautaires créés par le Rav Chmouel Azimov a’h. Depuis plusieurs décennies, ce centre est devenu un point d’ancrage essentiel pour la communauté juive parisienne, proposant des activités religieuses, culturelles et éducatives tout au long de l’année.

Après la lecture de la Méguilah, les festivités se sont poursuivies avec un repas communautaire dans une ambiance joyeuse, marquant le début des célébrations de Pourim qui se prolongeront aujourd’hui avec l’échange traditionnel de Michloach Manot et les dons aux nécessiteux.

« En ces temps parfois difficiles pour notre communauté, ces moments de rassemblement et de joie partagée sont plus importants que jamais », a souligné le Rav Mendel Azimov. « Ils nous rappellent que, comme dans l’histoire de Pourim, la lumière finit toujours par dissiper les ténèbres. »

Les célébrations se poursuivront aujourd’hui dans toute la capitale avec divers événements festifs, dont un grand carnaval pour les enfants prévu cet après-midi au Centre Beth Haya Mouchka, et plusieurs repas de fête dans différents centres communautaires parisiens.

 

Pourim 5785 chez le Rabbi : une explosion de joie et de couleurs dans les rues de Crown Heights

Pourim 5785 chez le Rabbi : une explosion de joie et de couleurs dans les rues de Crown Heights

 

Inondations dévastatrices en Argentine  : le sauvetage spectaculaire du Chalia’h de la ville et de sa famille à Bahía Blanca

Inondations dévastatrices en Argentine  : le sauvetage spectaculaire du Chalia’h de la ville et de sa famille à Bahía Blanca

La ville portuaire de Bahía Blanca subit actuellement des inondations d’une ampleur historique ayant causé la mort de 16 personnes et le déplacement de plus d’un millier d’habitants. Parmi les récits marquants de cette catastrophe naturelle, celui du Rav Chmouel Friedman, Chalia’h du Rabbi pour la communauté juive locale, qui a été évacué avec sa famille alors que leur maison était progressivement engloutie par les eaux.

De notre correspondant à Buenos Aires

Il est tombé l’équivalent d’une année de pluie en seulement quelques heures

L’Argentine est confrontée à des inondations depuis vendredi 7 mars. Une ville est particulièrement touchée : il s’agit de Bahía Blanca, située à 600 km au sud de Buenos Aires. 16 personnes sont mortes, selon un bilan encore provisoire. Après le passage des intempéries, des voitures sont empilées les unes sur les autres, ou ont été emportées avec des pans de bitume par la violence du courant. Les habitants chassent la boue, trois jours après une tempête éclair et brutale. Il est tombé l’équivalent d’une année de pluie en seulement quelques heures.

Le Rav Chmouel Freedman et son épouse Shternie, émissaires de Habad-Loubavitch, ont été secourus avec leurs quatre enfants de leur maison inondée le 7 mars, quelques heures seulement avant Chabbat.

Ce déluge qui s’est abbatu en quelques heures ont créé des conditions catastrophiques dans toute la ville, détruisant des ponts et provoquant l’effondrement de routes asphaltées. Les rues étaient complètement submergées, avec des voitures et des maisons rapidement inondées, rendant toute évacuation difficile.

Face à l’aggravation de la situation, les Freedman se sont coordonnés avec le siège de Habad-Loubavitch d’Argentine à Buenos Aires, située à huit heures de route au nord-est de Bahía Blanca, pour soutenir la communauté juive locale qui compte 1 600 personnes. Avec l’approche de Chabbat et la montée rapide des eaux dans leur propre maison, qui sert également de centre Habad, les Freedman ont compris qu’ils devaient évacuer immédiatement.

Shternie Freedman raconte comment leurs canalisations ont été débordées et l’eau a commencé à pénétrer lentement dans leur maison. « Le premier étage, qui avait récemment été rénové avec un grand espace de restauration pour les dîners communautaires du Chabbat, était totalement inondé. Et cela ne s’arrêtait pas. »

« Le Chabbat approchait, et nous regardions dehors en voyant l’eau continuer de monter. Nous savions que nous devions évacuer, mais il n’y avait aucun moyen de le faire par nous-mêmes. »

Depuis le deuxième étage de leur maison, les Freedman ont utilisé leurs téléphones pour mettre en relation les membres de leur communauté avec les services d’urgence afin qu’ils soient mis à l’abri. Pendant ce temps, avec l’aide du Rav Tzvi Grunblatt, directeur régional de Habad en Argentine, et du Rav Levi Silberstein et de son épouse Etti, directeurs de Tzach Argentine, une équipe de secours a pataugé vers la maison des Freedman pour atteindre la famille.

Quelques heures avant Chabbat, les Freedman ont été secourus par des personnels d’urgence qui se sont rappelés jusqu’à leur balcon du deuxième étage et ont aidé chaque membre de la famille à descendre l’extérieur du bâtiment, un par un. Ils ont évacué vers Sierra de La Ventana, à environ 90 minutes de route de Bahía Blanca, s’arrêtant pour vérifier l’état des membres de la communauté. Mais même cette étape s’est avérée dramatique lorsque le grand camion de l’armée qui les transportait est tombé en panne pendant huit heures.

Une fois sa famille en sécurité, le Rav Freedman est retourné le lendemain auprès de sa communauté à Bahía Blanca.

Un retour chez soi difficile

Les Freedman sont arrivés à Bahía Blanca en 2021, reprenant le rôle précédemment tenu par le père de Chmouel, le Rav Moshe Freedman, décédé en 2016 à l’âge de 57 ans. Le couple s’est marié en 2019 et s’est engagé à soutenir sa mère, Sarah Freedman, qui avait maintenu les opérations depuis le décès de son mari.

En peu de temps, les Freedman se sont rapidement établis et étaient devenus les leaders indispensables de la communauté lorsque les eaux pluviales orageuses ont frappé vendredi dernier.

Les dégâts laissés au centre Habad sont dévastateurs. Leur soupe populaire, qui sert de bouée de sauvetage à 200 familles démunies et aux personnes âgées chaque semaine, a été anéantie. Des congélateurs remplis de nourriture ont été emportés par les eaux montantes. Le mikvé situé au sous-sol est irréparable, tandis que la nouvelle boutique casher de Habad, qui devait ouvrir dans les semaines à venir, a également été inondée.

Miraculeusement, la synagogue et les rouleaux de la Torah situés à l’étage supérieur ont survécu aux inondations.

« Nous essayons simplement d’évaluer les dégâts et de voir quelles seront les prochaines étapes à prendre, » a déclaré le Rav Freedman.

Le Beth Habad de Bahía Blanca fait tout son possible pour venir en aide à tous les membres de la communauté qui sont en difficulté, et se prépare même à célébrer Pourim, qui sera marqué cette semaine du soir du 13 mars jusqu’au début de Chabbat le 14 mars. Depuis le Habad de Buenos Aires, le couple a reçu des mishloach manot — les cadeaux alimentaires traditionnels échangés à Pourim, l’une des quatre Mitsvot de la journée — à distribuer à toute la communauté.

« Nous avions prévu une grande fête, mais dans ces circonstances, nous ne sommes pas sûrs d’avoir l’espace physique pour l’accueillir, » a déclaré le Rav. « Notre plan principal est simplement de faire le tour de toutes les maisons et d’essayer d’apporter l’esprit de Pourim à chacun. »

Lors d’un entretien téléphonique, le Rav Freedman conduisait un Range Rover emprunté, allant de maison en maison dans la communauté juive pour offrir aide et soutien. Sa propre voiture est submergée et inutilisable.

Les Freedman ont un besoin urgent de soutien pour reconstituer les fournitures essentielles, restaurer leur maison et le Beth Habad, et fournir de l’aide à tous les membres de la communauté qui sont en difficulté. Ils attendent l’arrivée d’un camion avec des générateurs, car de nombreuses parties de la ville sont encore privées d’électricité.

« Le plus important est que la communauté se rassemble et se soutienne mutuellement après une telle catastrophe, » a déclaré Shternie Freedman. « Nous remercions Dieu que nous, et toutes les personnes de notre communauté, soyons vivants et en bonne santé. »

Elle a poursuivi en disant : « Nous sommes très reconnaissants d’être en sécurité. En ce moment, notre priorité est de contacter tout le monde pour vérifier leur état. Nous vivons dans un endroit où beaucoup luttent pour se permettre l’essentiel, alors nous nous assurons que les gens vont bien — demandant comment vont leurs maisons et leurs familles, et si quelqu’un a besoin d’aide. Maintenant, il est temps de se mettre au travail et de reconstruire. »

Les Freedman ont un besoin urgent de soutien : https://raisethon.com/bahia

Soirée émouvante à la mémoire du Rav Eliezer Nissilevitch a’h à Chné-Or

Soirée émouvante à la mémoire du Rav Eliezer Nissilevitch a’h à Chné-Or

Les institutions « Shné-Or » d’Aubervilliers ont organisé une soirée commémorative en l’honneur du Rav Eliezer Nisilevitch zal, à l’occasion de son anniversaire. Émissaire dévoué du Rabbi et président fondateur des institutions, le Rav Nisilevitch avait consacré sa vie au développement de la communauté juive à Aubervilliers. L’événement a rassemblé élèves, émissaires et membres de la communauté venus célébrer son héritage spirituel.

 

Une grande soirée s’est tenue récemment dans les locaux des institutions « Chné-Or » à Aubervilliers, en France, à l’occasion du Yortzeit du regretté émissaire du Rabbi et président des institutions, le Rav Eliezer Nisilevitch zal. Cet événement commémoratif a réuni étudiants, émissaires et membres de la communauté, venus rendre hommage à sa mémoire et perpétuer son héritage.

Le Rav Nisilevitch, figure emblématique du judaïsme hassidique en France, avait consacré sa vie à développer les institutions « Chné-Or » qui sont aujourd’hui devenues un pilier central de la vie juive à Aubervilliers et dans la région parisienne. Sous sa direction, ces établissements ont connu un essor remarquable, touchant des centaines de familles juives et renforçant la présence du mouvement Habad-Loubavitch en France.

Durant la soirée, plusieurs orateurs ont partagé des souvenirs personnels et des enseignements inspirés par le Rav Nisilevitch. Des chants traditionnels hassidiques ont également ponctué l’événement, créant une atmosphère à la fois nostalgique et empreinte d’espoir pour l’avenir.

« Le Rav Nisilevitch nous a enseigné que chaque Juif, où qu’il soit, mérite d’avoir accès à son héritage spirituel, » a déclaré l’un des organisateurs. « Cette soirée est non seulement un hommage à sa mémoire, mais aussi un engagement à poursuivre son œuvre avec la même passion et le même dévouement. »

Les institutions « Chné-Or », fondées selon la vision du Rabbi de Loubavitch, continuent d’offrir une vaste gamme de services communautaires, allant de l’éducation juive formelle aux programmes sociaux et culturels. L’impact du travail du Rav Nisilevitch se fait encore sentir quotidiennement dans la communauté qu’il a si fidèlement servie.

La soirée s’est conclue par une résolution collective de renforcer les activités des institutions « Chné-Or » et d’honorer la mémoire du Rav Nisilevitch en perpétuant son engagement indéfectible envers le peuple juif et ses traditions.

 

Vidéo :  Morde’hai Lubecki

Evénement inédit à Paris : « la Meguila qui ne dort jamais »

Evénement inédit à Paris : « la Meguila qui ne dort jamais »

Pour la première fois en France, le Beth Habad du Marais propose un marathon de lecture nocturne de la Meguila pour Pourim

Par notre correspondant – Paris, le 12 mars 2025

Une révolution dans la célébration de Pourim s’annonce cette année dans la capitale française. Alors que la plupart des synagogues fermeront leurs portes après la lecture traditionnelle du soir, un lieu restera éveillé toute la nuit pour permettre à tous de vivre l’expérience de la Meguila : le Beth Habad du Marais.

Cette initiative sans précédent, lancée par le Beth Loubavitch Paris 3 sous l’impulsion du Rav Meir Chlomo Lubecki, délégué du Beth Loubavitch du 3ème arrondissement, transformera la nuit de Pourim en une véritable fête continue au cœur de Paris. Des lectures de la Meguila d’Esther seront proposées toutes les heures, de la tombée de la nuit jusqu’à l’aube, dans un concept inédit baptisé « La Meguila qui ne dort jamais ».

« Notre objectif est simple : que personne ne manque cette mitsva essentielle de Pourim, » explique avec enthousiasme le Rav Lubecki, initiateur du projet. « Travailleurs de nuit, fêtards qui rentrent tard, insomniaques chroniques ou simples curieux – chacun trouvera un créneau qui lui convient pour entendre la lecture intégrale de la Meguila. »

L’événement, qui se déroulera au 14 rue de Beauce dans le Marais historique, promet une ambiance unique mêlant tradition ancestrale et concept moderne. Les organisateurs prévoient un dispositif d’accueil continu avec boissons chaudes et « oznei Haman » (oreilles d’Haman) pour sustenter les participants nocturnes.

« Nous voulons créer un espace-temps où la magie de Pourim opère en continu, » poursuit le Rav Lubecki. « Imaginez entendre l’histoire d’Esther à 3 heures du matin, quand la ville dort et que le silence amplifie chaque mot de ce récit millénaire. »

Cette initiative répond également à une réalité contemporaine : dans notre société qui fonctionne 24h/24, de nombreuses personnes travaillent en horaires décalés et se trouvent dans l’impossibilité d’assister aux lectures traditionnelles. Chauffeurs de taxi, personnel médical, agents de sécurité ou employés de l’hôtellerie pourront désormais accomplir cette mitsva essentielle malgré leurs contraintes professionnelles.

« Nous avons reçu des appels de personnes émues aux larmes, » confie l’un des bénévoles pour l’événement. « Un infirmier m’a dit qu’il n’avait pas pu entendre la Meguila depuis cinq ans à cause de ses gardes de nuit. Cette année, il pourra enfin renouer avec cette tradition. »

L’impact de cette initiative dépasse le cadre religieux. Le quartier du Marais, haut lieu de la vie nocturne parisienne, verra ainsi cohabiter fêtards des clubs branchés et pratiquants venus accomplir une mitsva millénaire – une rencontre symbolique qui résonne particulièrement avec le message universel de Pourim.

Des témoignages recueillis auprès des riverains suggèrent que l’événement suscite déjà la curiosité bien au-delà de la communauté. « J’ai vu l’affiche en rentrant de soirée la semaine dernière, » raconte Mordehai, 28 ans, habitant du quartier. « L’idée d’assister à un rituel ancestral en pleine nuit m’intrigue énormément. Je pense que je vais passer vers 2h du matin. »

Pour les organisateurs, cet aspect inattendu représente une opportunité unique de faire découvrir la richesse de la tradition juive à un public qui n’y aurait pas été exposé autrement. « Pourim célèbre le renversement de situation, le monde à l’envers, » rappelle le Rav Lubecki. « Quoi de plus approprié que de transformer la nuit en jour pour cette fête? »

Des bénévoles se relaieront pour assurer les différentes lectures horaires, créant ainsi une chaîne humaine ininterrompue de transmission de ce texte fondamental. Un système de réservation a été mis en place pour les groupes, mais les participants spontanés seront également accueillis à tout moment de la nuit.

Pour plus d’informations, les intéressés peuvent contacter directement le Rav Meir Chlomo Lubecki au 06 66 90 73 60 ou se rendre au Beth Habad situé au 14 Rue de Beauce, 75003 Paris.

À l’heure où les traditions ancestrales cherchent à maintenir leur pertinence dans un monde en perpétuelle évolution, cette initiative audacieuse du Beth Loubavitch du 3ème arrondissement pourrait bien créer un précédent et inspirer d’autres communautés à repenser la manière dont les fêtes juives peuvent s’adapter aux rythmes de la vie moderne tout en préservant leur essence millénaire.


La fête de Pourim commémore le sauvetage miraculeux des Juifs dans la Perse antique, comme relaté dans le Livre d’Esther (la Meguila). Parmi les observances de cette fête figurent la lecture de la Meguila, l’envoi de cadeaux alimentaires (Michloah Manot), des dons aux pauvres et un repas festif.

Scènes de chaos à Kfar Habad : des suspects tentent d’écraser le propriétaire du supermarché « Hyper Lipsker »

Scènes de chaos à Kfar Habad : des suspects tentent d’écraser le propriétaire du supermarché « Hyper Lipsker »

Un vol à l’étalage tourne au drame quand des suspects tentent d’écraser le propriétaire du magasin lors de leur fuite effrénée

 

Par notre correspondant spécial – Édition du 13 mars 2025

Une scène digne d’un film d’action s’est déroulée hier à Kfar Habad, lorsque ce qui semblait être un simple vol à l’étalage a rapidement dégénéré en tentative d’homicide. Deux individus ont été arrêtés après avoir tenté de fuir en voiture et d’écraser délibérément le propriétaire du supermarché « Hyper Lipsker » qui tentait de les intercepter.

« J’ai cru voir la mort en face, » a déclaré l’un des frères propriétaires du commerce, encore sous le choc. « Le conducteur a délibérément tourné son volant dans ma direction. Sans mon réflexe de dernière seconde, je ne serais plus là pour en parler. »

Les faits se sont produits en fin d’après-midi, lorsque les deux suspects ont été surpris en train de dérober des marchandises dans le populaire supermarché casher. Confrontés par le personnel, ils ont pris la fuite à bord d’une voiture noire stationnée à proximité.

Ce qui a suivi relève du miracle selon plusieurs témoins. « Le conducteur a accéléré brutalement alors que le propriétaire se tenait devant le véhicule. Ce n’était pas une simple tentative d’évasion, mais une volonté claire de blesser, voire pire, » a confié un témoin visiblement ébranlé à notre reporter.

L’alerte a immédiatement été donnée aux « Volontaires du Village », une brigade de sécurité civile dirigée par Reb Moishe Gutman, qui a organisé une poursuite et contacté les forces de l’ordre. La police de Ramla, mobilisée en urgence, a finalement intercepté les suspects après une course-poursuite haletante à travers les routes de la région.

« Nous avons assisté à une escalade inquiétante de la violence liée aux vols dans notre communauté, » s’alarme un responsable local qui souhaite rester anonyme. « Ce n’est plus seulement une question de marchandises dérobées, mais de vies mises en danger. »

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes dans la région, où plusieurs commerces ont signalé des incidents similaires ces derniers mois. Les autorités locales envisageraient de renforcer les mesures de sécurité autour des zones commerciales de Kfar Habad.

Les deux suspects sont actuellement en garde à vue au commissariat de Ramla, où ils font face à de multiples chefs d’accusation, dont vol aggravé et tentative d’homicide. Le procureur devrait requérir leur maintien en détention lors de leur comparution prévue demain.

« C’est un véritable miracle que personne n’ait été blessé, » a déclaré un habitant de Kfar Habad. « Quelques centimètres de plus, et nous serions en train de pleurer une tragédie. »


L’enquête se poursuit pour déterminer si les suspects sont impliqués dans d’autres affaires similaires dans la région. Les autorités invitent tout témoin disposant d’informations à se manifester auprès du commissariat de Ramla.