Crown Heights s’apprête à honorer l’héritage du Rabbi de Loubavitch avec une plaque de rue en son nom
Une cérémonie historique marquera l’installation officielle de « Voie du Rabbi de Loubavitch » sur President Street, là où le leader spirituel a vécu pendant des décennies
Par Sarah Goldstein, correspondante à New York
NEW YORK – Le quartier emblématique de Crown Heights à Brooklyn s’apprête à vivre un moment historique le 8 Nissan (6 avril 2025), lorsque sera dévoilée la plaque officielle désignant une portion de President Street comme « Voie du Rabbi de Loubavitch ». Cette initiative, longtemps attendue par la communauté, rend hommage au Rabbi Menachem Mendel Schneerson, septième leader de la dynastie Chabad-Loubavitch et figure majeure du judaïsme contemporain.
La cérémonie, prévue à 16h30 à l’intersection des rues Brooklyn et President, rassemblera dignitaires, élus locaux et membres de la communauté dans une célébration qui promet d’être aussi émouvante que significative. L’événement se tiendra quelques jours avant le 11 Nissan, date marquant l’anniversaire du Rabbi.
« Cette co-désignation représente bien plus qu’un simple changement sur une carte, » explique Yaakov Berman, l’un des organisateurs de l’événement. « C’est la reconnaissance officielle de l’impact profond que le Rabbi a eu non seulement sur notre communauté, mais sur le monde entier. »
La conseillère municipale Crystal Hudson, qui a soutenu cette initiative auprès des autorités de la ville, considère ce moment comme particulièrement significatif. « En tant que représentante élue de ce district, c’est un privilège de contribuer à honorer l’héritage du Rabbi de cette manière tangible, » a-t-elle déclaré. « Cette plaque rappellera quotidiennement aux résidents et aux visiteurs l’importance de son message d’unité et de service. »
L’événement, coordonné avec le Département des Transports de New York, le bureau du maire et la police de New York, transformera temporairement President Street en un espace de célébration communautaire. Les organisateurs prévoient un programme mêlant étude de textes sacrés, prières, musique live et allocutions d’invités de marque.
La symbolique du lieu choisi pour cette plaque commémorative est particulièrement forte. President Street, entre Brooklyn Avenue et New York Avenue, abritait la résidence où le Rabbi a vécu et travaillé pendant plusieurs décennies. C’est de cette modeste maison que son influence s’est étendue à travers le globe, inspirant la création de plus de 5 000 centres Chabad dans plus de 100 pays.
« Le Rabbi nous a toujours enseigné l’importance des symboles dans l’espace public, » rappelle le rabbin Shea Hecht, figure respectée de la communauté de Crown Heights. « Il encourageait lui-même les municipalités en Israël à nommer des rues en l’honneur de grands leaders spirituels, soulignant que ces noms ont le pouvoir d’éveiller une conscience spirituelle chez tous ceux qui les croisent. »
Cette co-désignation intervient à un moment où l’héritage du Rabbi continue de s’amplifier, plus de trois décennies après son décès en 1994. Son approche inclusive du judaïsme, son engagement pour l’éducation et son message d’unité transcendant les différences religieuses et culturelles résonnent aujourd’hui avec une pertinence renouvelée.
Les familles Duchman, Rapoport, Popack et Gerlitzman, qui ont soutenu financièrement cette initiative, seront honorées lors de la cérémonie pour leur contribution à la réalisation de ce projet.
Les organisateurs s’attendent à une affluence considérable et conseillent aux participants d’arriver tôt. Des dispositions spéciales seront prises pour accueillir les personnes à mobilité réduite et des traductions simultanées seront disponibles pour les non-anglophones.
Cette cérémonie marque une étape importante dans la reconnaissance officielle de l’impact du Rabbi sur la ville de New York, rejoignant ainsi d’autres figures historiques dont les noms ornent les rues de la métropole américaine.
Rabbi Menachem Mendel Schneerson (1902-1994) a dirigé le mouvement Chabad-Loubavitch depuis son quartier général de Crown Heights à partir de 1951. Sous sa direction, ce qui était un petit groupe hassidique s’est transformé en l’une des organisations juives les plus influentes au monde, connue pour son approche inclusive et son engagement envers chaque Juif, indépendamment de son niveau d’observance religieuse.

Cérémonie de Co-désignation et de Dévoilement de Plaque de la Voie du Rabbi de Loubavitch
Date : 6 avril 2025
Heure : 16h30
Lieu : 1304 President Street
Le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menachem Mendel Schneerson, est le septième dirigeant de la dynastie Chabad-Loubavitch et est largement considéré comme l’une des personnalités juives les plus remarquables des temps modernes. Sous sa direction, Chabad-Loubavitch a établi plus de 5 000 centres dans plus de 100 pays et dans les 50 États américains.
Rejoignez-nous alors que nous honorons le Rabbi en donnant son nom à la rue où il a marché quotidiennement et vécu pendant des décennies : Voie du Rabbi de Loubavitch.
Communauté Loubavitch de Crown Heights – Bureau du Membre du Conseil CRYSTAL HUDSON – JFA FondsFédérésAlliés
Remerciements spéciaux à : Duchman Family, Rapoport Family Atlantic City, Lavie & Shlomo Popack, Yocl and Hindy Gerlitzman
Beit Shemesh célèbre avec ferveur un Siyoum HaShas exceptionnel
Des centaines de fidèles se sont réunis hier soir pour marquer l’achèvement du cycle d’étude du Talmud, dans une ambiance de joie et d’unité communautaire
Par notre correspondant à Beit Shemesh
La communauté de Beit Shemesh a vibré hier soir, 12 Adar, lors d’une cérémonie exceptionnelle marquant l’achèvement de l’étude intégrale du Talmud. Ce Siyoum HaShas, réalisé par Yossef Itshak Abishid, fils du respecté Dayan-Rav Mikhael Abichid, a rassemblé plusieurs centaines de participants venus partager ce moment spirituel intense à quelques jours de la fête de Pourim.
Un accomplissement qui transcende l’individuel
L’étude complète des 2711 pages du Talmud babylonien représente un engagement intellectuel et spirituel monumental, généralement étalé sur plusieurs années de travail quotidien assidu. Dans la tradition juive, l’achèvement de ce cycle d’étude est considéré comme l’une des plus grandes réalisations intellectuelles et spirituelles, donnant lieu à des célébrations communautaires importantes.
« Terminer le Shas n’est pas simplement un accomplissement personnel, c’est un événement qui réjouit toute la communauté, » a expliqué le Rav Abishid. « Lorsqu’un membre de notre communauté achève ce cycle, c’est comme si une nouvelle lumière s’allumait pour nous tous. »
La salle, décorée pour l’occasion, accueillait des étudiants, des Rabbanim et des membres de la communauté de tous âges, venue témoigner leur respect et partager la joie de cet accomplissement remarquable.

Une cérémonie riche en traditions et en émotions
La cérémonie a suivi le rituel traditionnel du Siyoum, avec la lecture des dernières lignes du traité Niddah, concluant ainsi le cycle complet du Talmud. Lorsque Yossef Itshak Abishid a prononcé les mots finaux « Hadran Alakh Shas VeHadrakh Alan » (« Nous reviendrons à toi, Talmud, et tu reviendras à nous »), l’assemblée a éclaté en chants et en danses.
Les discours qui ont suivi ont souligné l’importance de l’étude continue de la Torah, non seulement comme un devoir religieux, mais comme un pilier central de l’identité juive à travers les âges. Plusieurs intervenants ont également établi des parallèles entre la persévérance nécessaire pour compléter l’étude du Talmud et les défis actuels auxquels la communauté juive fait face.

Un Farbrengen inspirant pour clôturer la soirée
Après la cérémonie officielle, le Dayan-Rav Mikhael Abichid a dirigé un Farbrengen, une réunion hassidique informelle mêlant enseignements, chants et partage convivial. Cette partie de la soirée a permis d’aborder des questions d’actualité et d’explorer la signification profonde de la fête de Pourim qui approche.
« En ces temps où la lumière et l’obscurité semblent se confronter dans le monde, Pourim nous rappelle que la délivrance divine opère parfois à travers des événements qui semblent ordinaires ou même aléatoires, » a souligné le Rav Abichid. Il a encouragé l’assemblée à renforcer l’unité communautaire et à intensifier l’étude de la Torah comme source de résilience collective.
Une inspiration pour la nouvelle génération
La présence remarquée de nombreux jeunes à cette célébration témoigne de la vitalité de l’étude traditionnelle dans la communauté de Beit Shemesh. Plusieurs adolescents et jeunes adultes ont exprimé leur admiration pour cet accomplissement et leur désir de s’engager eux-mêmes dans l’étude approfondie des textes.
« Voir quelqu’un de notre communauté achever le Shas me donne de l’espoir et de la motivation, » a confié un jeune étudiant de 17 ans. « Cela montre que c’est possible, même dans notre monde moderne rempli de distractions. »
La soirée s’est terminée tard dans la nuit, alors que les discussions et les chants continuaient, témoignant de l’enthousiasme suscité par cet événement. Plusieurs participants ont d’ores et déjà exprimé leur intention de commencer ou d’approfondir leur propre étude du Talmud, inspirés par l’exemple de Yossef Itshak Abishid.
Cette célébration s’inscrit dans une série d’événements communautaires qui renforcent le statut de Beit Shemesh comme l’un des centres dynamiques d’étude de la Torah en Israël, alliant respect des traditions ancestrales et engagement des nouvelles générations.
Barouh Dayan Haemet : Raphaël Menahem a’h Leboeuf, 62 ans, a quitté ce monde le 12 Adar 5785 à Crown Heights
R’ Raphaël Menachem Leboeuf, époux et père bien-aimé, expert Sofer Stam de Crown Heights, s’est éteint ce mercredi 12 Adar 5785. Les funérailles auront lieu aujourd’hui à 15h à 770.
R’ Raphaël Menahem Leboeuf, originaire de Paris, époux et père bien-aimé, expert Sofer Stam de Crown Heights, s’est éteint ce mercredi 12 Adar 5785 des suites d’une longue maladie. Il avait 62 ans.
R’ Leboeuf était un ‘Hassid dévoué du Rabbi et un Sofer Stam reconnu pour son expertise dans le Ksav Alter Rebbe. Il était un époux, père et grand-père aimant.
Il laisse dans le deuil son épouse, Hanna (Crown Heights) et trois filles, Sheina Haya Mushka (Crown Heights), Beila Rivka (Arkansas), et Sterna Sarah Simha (Floride).
Il laisse également dans le deuil sa mère, Hanna Gnendel Zenou; son père, C. Marcelin Leboeuf; son frère, Shneor Zalman Zenou; et sa sœur, Sarah (Gaelle) Benisvy.
Les funérailles auront lieu aujourd’hui, mercredi, passant devant le 770 Eastern Parkway à 15h, suivies de l’inhumation au Cimetière Old Montefiore à 16h.
La Shiva sera observée au 549 Maple Street, Brooklyn, NY 11203. Plus de détails suivront.




























La Knesset adopte à l’unanimité en lecture préliminaire la loi sur l’héritage du Rabbi
Sans opposants ni abstentionnistes, la Knesset a approuvé aujourd’hui à l’unanimité en lecture préliminaire le projet de loi pour la création d’un centre du patrimoine du Rabbi, initié par le député Amichai Eliyahu d’Otzma Yehudit : « Les émissaires du Rabbi ne posent pas de questions. Ils sont là pour vous. Point final. »
L’assemblée plénière de la Knesset a approuvé aujourd’hui (mercredi) à l’unanimité, sans opposants ni abstentionnistes, en lecture préliminaire, le projet de loi visant à établir un centre du patrimoine du Rabbi, initié par le député Amichai Eliyahu d’Otzma Yehudit.
Dans son discours à l’assemblée, le député Eliyahu a souligné la contribution sans précédent du Rabbi au peuple juif en Israël et dans la diaspora. « Le Rabbi a établi un réseau mondial de plus de 5 000 centres dans plus de 100 pays, un réseau qui sert aujourd’hui d’épine dorsale à la vie communautaire juive à travers le monde », a-t-il déclaré.
Le centre du patrimoine prévu ne sera pas seulement un site commémoratif, mais « un lieu vivant et dynamique qui servira de pont entre toutes les composantes du peuple, qui s’occupera d’unité et non de division, de connexion et non de controverse », a déclaré le député Eliyahu dans son discours. Le centre devrait servir de lieu de dialogue, d’apprentissage, de recherche et d’activités éducatives dans l’esprit de l’enseignement du Rabbi.
Le député Eliyahu a appelé les membres de la Knesset, sans distinction entre coalition et opposition, à soutenir le projet de loi comme « une opportunité de rendre justice historique à l’une des figures les plus influentes du peuple juif au cours des dernières générations ».
Dans son discours, Eliyahu a mentionné les maisons Chabad dispersées à travers le monde, qui servent de nombreux Israéliens lors de leurs voyages après le service militaire, et a noté que « les émissaires du Rabbi ne demandent pas si vous êtes pratiquants, si vous êtes politiquement identifiés à la droite ou à la gauche. Ils sont là pour vous. Point final ».
Le président d’Otzma Yehudit, le député Itamar Ben Gvir, a ajouté : « La loi sur la transmission de l’héritage du Rabbi de Loubavitch est une étape importante pour reconnaître son immense contribution au peuple d’Israël. Le Rabbi était un leader d’envergure mondiale, qui a œuvré sans relâche pour rapprocher chaque Juif de son identité et de sa tradition, avec un amour sincère pour chaque personne. Je suis fier d’être associé à cette loi, qui exprime l’appréciation que méritent le Rabbi et son œuvre. »
Avec l’approbation de la loi en lecture préliminaire, elle sera transmise à la commission de l’éducation de la Knesset pour préparation à la première lecture.
Si’ha du Rabbi de Pourim 5720 : la symbolique du bassin d’airain du Tabernacle dans la transformation du monde
Dans cet enseignement profond donné à Pourim 1960, le Rabbi de Loubavitch explore la symbolique du bassin d’airain du Tabernacle. À travers cette analyse, il révèle comment la purification spirituelle quotidienne est essentielle pour notre mission de transformer le monde matériel en demeure pour le divin, et met en lumière le rôle particulier des femmes dans ce discernement spirituel.
(Torat Menahem vol. 27, p. 470)
Pour éviter que la boue et la fange des affaires mondaines ne pénètrent à l’intérieur, mains et pieds doivent être lavés dans « les eaux de la connaissance pure ». La pensée, telle qu’elle est influencée par les habitudes du monde, doit être purifiée pour renforcer l’âme divine qui est « véritablement une partie de Dieu d’en haut ».
Lorsque mains et pieds deviennent propres, l’homme peut alors accomplir sa mission dans le monde – transformer les affaires mondaines en sanctuaire et en temple pour le Créateur.
À propos du bassin, il est dit : « Tu feras un bassin de cuivre et son support de cuivre ». Le bassin et son support n’étaient pas faits d’or ou d’argent, mais de cuivre, le moins précieux des métaux. Et d’où provint ce cuivre pour le bassin et son support ? Des « miroirs des femmes assemblées ». Comme le racontent nos Sages, « les filles d’Israël possédaient des miroirs [faits de cuivre]… et elles n’hésitèrent pas à les apporter en contribution pour le Tabernacle ».
De cela, nous apprenons qu’il n’est pas nécessairement besoin d’une personne dotée d’un intellect grandiose, pur et très élevé, ni d’un objet fait d’or ou d’argent ; ce peut être aussi un objet fait de cuivre, le moins noble des métaux. Mais si son don est fait de telle sorte que « tout cœur généreux l’apporte » de tout cœur, alors – puisque cela vient d’un cœur juif pur – il a le pouvoir de laver la poussière, la fange et la boue qui adhèrent aux mains et aux pieds.
La Torah nous révèle une innovation – tout le monde savait que cet élément avait été fourni par les femmes d’Israël :
La nature de la femme est telle que « toute la gloire de la fille du roi est à l’intérieur », tandis que les affaires du monde sont traitées par le mari. Mais c’est précisément pour cette raison, parce que le mari passe de nombreuses heures dans les affaires de ce monde, qu’il lui est plus difficile de discerner et de déterminer ce qui est ‘étranger’ pour lui et ce qui lui appartient.
La femme, quant à elle, qui reste à la maison, « toute la gloire de la fille du roi est à l’intérieur », et « la sagesse des femmes construit sa maison » pour établir son foyer sur les fondements de la Torah et des commandements – bien qu’apparemment « les femmes aient l’esprit léger », étant fille de Sarah, Rebecca, Rachel et Léa, elle a le pouvoir et la capacité – grâce au pouvoir de la foi, une foi simple, qui existe davantage chez les femmes que chez les hommes – de discerner et de déterminer qu’une certaine chose appartient à ce monde matériel et doit donc être lavée et éliminée, alors qu’une autre appartient à la partie du monde qui peut être transformée en sanctuaire et temple pour Lui.
« La main qui fut envoyée contre Ton sanctuaire » [la destruction du Temple] ne concernait que le Temple matériel. Le Temple qui se trouve dans le cœur de chaque enfant d’Israël, dont il est dit « Je demeurerai parmi eux » – à l’intérieur de chacun – ne dépend que de lui seul. Et s’il s’efforce et s’engage en cela, alors il possède un Temple construit sur ses fondations.
À l’image du Tabernacle littéral, fait d' »or, d’argent et de cuivre » matériels, le « sanctuaire » de chacun doit également être construit à partir des affaires de ce monde. Il s’agit de transformer le monde en un lieu sacré, une « maison sainte ».
L’engagement dans les affaires mondaines fait que quelque chose d’elles s’attache à l’homme. Comme c’est la nature humaine, celui qui se débat avec un être souillé se retrouve couvert de poussière, de saleté et même de boue. Dans un tel état, il est impensable d’entrer dans le Temple, comme l’enseigne la Mishna : même sur l’esplanade du Temple, il est interdit d’entrer avec de la poussière sur ses pieds.
C’est pour cela que vient l’affaire du « bassin » dont nous parle notre paracha. Le prêtre qui entre dans le sanctuaire pour offrir un sacrifice ou se prosterner devant l’Éternel devait d’abord se laver les mains et les pieds avec l’eau du bassin. Il en va de même dans le service de chaque Juif : avant d’entrer dans le « sanctuaire », il doit procéder à un lavage.
Que faut-il laver ? Les parties du corps par lesquelles on s’engage principalement dans les affaires du monde – les mains et les pieds.
Comment se fait ce lavage ? En prenant de l’eau et en la versant sur les mains et les pieds. Alors, les mains et les pieds eux-mêmes restent en place, mais la poussière, la fange et la boue qui y adhèrent sont emportées par l’eau qu’on y verse, pour peu qu’elle soit en quantité suffisante.
La notion d' »eau » dans le service divin est, selon les termes de Maïmonide : « les eaux de la connaissance pure ». C’est-à-dire : l’étude de la Torah de la Hassidout, qui amène à « connaître le Dieu de ton père ». « Les eaux de la connaissance pure » ont le pouvoir de laver les mains et les pieds, les parties du corps qui entrent en contact avec le monde, et d’en éliminer les « présupposés du monde » [la façon de penser qui découle des habitudes mondaines].
Cours de Tanya Likoutei Amarim chapitre 42 – 4 avec le Rav Haim Mellul
Beth Loubavitch Paris : Un tour de force avec 70 000 Michloa’h Manot de Pourim prêts à Illuminer la France
Dans une logistique impressionnante témoignant de son engagement inébranlable envers la communauté juive française, le Beth Loubavitch Paris célèbre l’arrivée de dizaines de milliers de Michloa’h Manot destinés à faire rayonner la fête de Pourim dans tout l’Hexagone.
Par notre correspondant spécial à Paris
C’est un spectacle extraordinaire qui s’est déroulé ce soir au Beth Haya Mouchka à Paris, où plus de 70,000 paquets de Michloa’h Manot, commandés par le Beth Loubavitch sous la direction visionnaire du Rav Mendel Azimov, Chaliah principal, viennent d’arriver. Dans une atmosphère électrisante mêlant excitation et détermination, des centaines de volontaires se sont rassemblés pour participer à cette opération logistique d’envergure.
Le ballet des bénévoles, orchestré avec une précision remarquable, témoigne de l’ampleur de cette initiative qui dépasse le simple cadre religieux pour devenir un véritable phénomène communautaire. Chaque paquet, préparé avec soin, représente bien plus qu’un simple assortiment alimentaire – c’est un messager de joie, d’unité et de tradition dans une période où ces valeurs prennent tout leur sens.
« Cette campagne incarne parfaitement l’esprit du mouvement Loubavitch – atteindre chaque juif, où qu’il soit, » explique un des coordinateurs, les yeux brillants d’enthousiasme. En effet, grâce au réseau exceptionnellement développé des Chlouhim à travers l’Hexagone, ces 70,000 colis traverseront villes et villages pour permettre à des centaines de milliers de juifs français d’accomplir la mitsva de Michloa’h Manot dans les meilleures conditions.
L’initiative, pilotée par le Bureau des Chlouhim dans le cadre de leur campagne nationale de Pourim, illustre la capacité remarquable du mouvement à mobiliser ressources et volontaires pour maintenir vivante la flamme des traditions juives. Sous la houlette du Rav Azimov, dont le leadership charismatique continue d’inspirer toute la communauté, cette opération transforme un commandement religieux en une célébration communautaire inclusive.
À l’heure où ces lignes sont écrites, les premiers chargements quittent déjà le centre parisien vers leurs destinations finales. Demain, des sourires s’illumineront à travers toute la France, reliés par un fil invisible mais puissant – celui de la tradition millénaire de Pourim, ravivée avec brio par l’engagement sans faille du Beth Loubavitch.
Cette prouesse logistique et spirituelle confirme, s’il en était besoin, le rôle central que joue le mouvement Loubavitch dans le maintien et l’épanouissement de la vie juive en France, transformant chaque défi en opportunité de connexion et de célébration.
L’Esprit qui gouverne le cœur : La Philosophie profonde de Pourim
Pour vraiment comprendre Pourim, il faut saisir l’ordre précis de ses Mitsvot. Contrairement aux apparences, cette fête de « désordre » obéit à une séquence spirituelle profonde qui commence par l’intellect et culmine dans l’émotion. Le Rav Shraga Nathan Dahan nous révèle comment l’âme divine utilise d’abord notre cerveau pour nous guider vers la joie authentique.
Rav Shraga Nathan Dahan
À Pourim, nous sommes tenus d’accomplir plusieurs Mitsvot : donner la charité aux pauvres (matanot la’évionim), offrir des plats de nourriture à notre entourage (mishloach manot), lire la Meguila et organiser un festin (mishteh). Je voudrais m’attarder particulièrement sur ces actes de donner – la nourriture à autrui et la charité aux nécessiteux.
Ces Mitsvot comportent une particularité : on ne peut pas donner autant qu’on veut, il existe un taux minimal précis. Je dois donner à deux pauvres, et concernant les plats de nourriture, je dois en offrir à au moins une personne. Pourquoi ces lois stipulent-elles un minimum ?
En réalité, c’est parce que ces Mitsvot sont accomplies avec notre cerveau. Pourim possède un règlement précis, un ordre établi. On dit souvent que Pourim est une fête de désordre, d' »ad lo yada » (jusqu’à ne plus savoir distinguer), où tout est « balagane » (désordre) et où tout le monde est excité. Non ! Il existe un ordre très précis à Pourim.
Laissez-moi vous expliquer quelque chose de fascinant. Nous avons souvent envie de faire des choses, mais d’où viennent ces envies ? L’envie naît dans le cœur – j’ai envie d’un bon steak, j’ai envie de boire un jus. Après que cette envie se manifeste, je commence à réfléchir avec mon cerveau et j’essaie de la rationaliser.
Cela provient de l’âme animale (nefesh habehamit), qui est située dans le cœur, plus précisément dans la chaleur du sang qui circule dans la partie gauche du cœur. Cette énergie influence nos désirs et envoie également du sang au cerveau, qui comprend qu’il doit trouver des raisonnements pour justifier nos envies.
À l’inverse, l’âme divine (nefesh ha’elokit) fonctionne différemment. Elle est installée dans notre cerveau et raisonne différemment. Elle ne part pas de l’envie, mais du besoin. Qu’est-ce qui est nécessaire ? De quoi le monde a-t-il besoin ? Comment puis-je faire avancer le monde ? Après avoir réfléchi à une idée que nous devrions réaliser, l’âme divine, depuis le cerveau, envoie des ordres au cœur pour qu’il s’active et désire accomplir ces actions raisonnées. C’est alors que nous pouvons réaliser ces choses avec beaucoup de joie – le cœur fonctionne, mais sous la direction du cerveau.
Cet ordre des choses est essentiel, et c’est ce que nous enseigne la fête de Pourim. Nous commençons par la lecture de la Meguila. Si l’on examine l’histoire de la Meguila, elle raconte comment un peuple voulait anéantir le peuple juif, mais n’a finalement pas réussi – un scénario qui s’est répété maintes fois dans notre histoire.
Ce qui rend Pourim unique, c’est qu’il s’agit du seul événement où un décret visait l’annihilation de tout le peuple juif en un seul jour. Ce décret a été annulé, mais l’enseignement va plus loin. Des miracles se produisent quotidiennement – prenons-nous le temps de les observer et d’exprimer notre gratitude ? Parfois, nous attribuons les événements au hasard, mais il existe une Providence divine précise derrière chaque chose.
« Megilat Esther » signifie non seulement « le rouleau d’Esther », mais aussi « dévoiler les secrets » (Esther étant lié au mot « seter », secret). Lorsque nous lisons la Meguila, nous devons utiliser notre cerveau pour discerner la Providence divine dans l’histoire de la Meguila et dans notre vie quotidienne. C’est alors que nous découvrons que la Meguila est imprégnée de Providence divine, que chaque événement suit un ordre précis.
Une fois cette compréhension acquise, la joie s’installe naturellement et le cœur commence à fonctionner. Ensuite, nous partageons des plats avec notre entourage et organisons le festin. Maintenant que notre cerveau a fonctionné et que nous avons compris pourquoi nous devons nous réjouir, nous pouvons exprimer les sentiments du cœur – une joie sans limite.
Cet ordre est crucial, car quelle différence y aurait-il sinon entre celui qui boit du vin lors du festin de Pourim et celui qui s’enivre dans un bistrot jusqu’à perdre ses moyens ? Lors du mishteh, nous buvons du vin parce que nous avons d’abord compris pourquoi nous le faisons – c’est le cerveau qui nous a fait raisonner et comprendre les secrets de Pourim. Cette compréhension nous amène ensuite à une joie sans limite, mais nous savons qu’elle provient de l’âme divine.
Celui qui accomplit les pratiques de Pourim sans respecter cet ordre nécessaire n’a rien compris. Il faut d’abord faire fonctionner notre cerveau, puis notre cœur.
Le Rav Reouven Matusof supervise l’envoi des Matsot Chemourot 5785 de Kfar Habad vers Paris
La qualité des Matsot Chemourot pour les communautés Habad de France ne laisse rien au hasard. Le Rav Reuven Matusof, Chalia’h du Rabbi à la Lichka, s’est déplacé spécialement à Kfar Habad pour garantir une production répondant aux plus hautes exigences rituelles sous la supervision du Rav de Kfar Habad, le Rav Meïr Ashkenazi.
Par notre correspondant en Israël
La fabrique de Matsot Chemourot de Kfar Habad, dirigée par le Rav Meir Stembler, a terminé il y a quelques semaines la cuisson des Matsot Chemourot destinées au « Bureau » pour les émissaires et les membres de la communauté Habad en France.
Ce travail méticuleux a été réalisé par les employés de la fabrique sous la supervision du Mara D’atra (autorité Ravique locale), le Rav Meir Ashkenazi, et en présence de l’émissaire du « Bureau », le Rav Reuven Matusof, venu spécialement pour contrôler la qualité des Matsot Chemourot et leur conditionnement, afin que les clients reçoivent le produit le plus strict et de la plus haute qualité.
Une tradition séculaire renouvelée
La production de Matsot Chemourot pour Pessah représente l’un des piliers fondamentaux de la préparation de cette fête majeure du calendrier juif. Pour les communautés Habad à travers le monde, recevoir des Matsot Chemourot de Kfar Habad produites sous la stricte supervision Ravique constitue un élément essentiel de la célébration authentique de Pessah.
Une tradition de plus de 70 ans
La fabrique de Matsot de Kfar ‘Habad a démarré son activité à l’approche de Pessa’h 5710 (1950), peu après la Histalkout (décès) du Rabbi Précédent. Depuis lors, cette institution perpétue un savoir-faire ancestral qui a reçu l’approbation et l’encouragement des plus hautes autorités du mouvement Loubavitch.
le Rabbi désirait que les Matsot Chemourot de Kfar ‘Habad soient consommée dans tous les foyers juifs
Le Rav Reuven Matusof, Chalia’h du Rabbi à la Lichka Lubavitch en France et responsable de la diffusion des Matsot auprès de la communauté Loubavitch, explique :
« On sait combien le Rabbi a agi pour que les Matsot de Kfar ‘Habad se retrouvent dans tous les foyers juifs à travers le monde. Lorsqu’il arriva une année qu’en France on fit venir des Matsot d’une autre fabrique, le Rabbi exprima son vif mécontentement. C’est ainsi que depuis plus de 70 ans, les Matsot pour la France sont confectionnées à Kfar ‘Habad. »
Cette anecdote révèle l’importance que le Rabbi de Loubavitch accordait personnellement à la source des Matsot distribuées aux communautés. Sa présence à Kfar Habad cette année témoigne de la perpétuation de cette volonté du Rabbi.
Un processus sous haute surveillance
La fabrication de ces Matsot Chemourot suit un protocole rigoureux. Chaque étape, de la sélection du blé jusqu’à l’expédition finale, est soumise à des contrôles stricts pour garantir que les Matsot Chemourot respectent les plus hautes exigences de la cacherout. La présence du Rav Meïr Ashkenazi, Mara Déatra de Kfar Habad, assure le respect scrupuleux des normes halakhiques les plus rigoureuses.
Une coordination internationale
Le Rav Reouven Matusof, Chalia’h du Rabbi à la Lichka, s’est déplacé personnellement pour superviser l’ensemble du processus. Cette démarche témoigne de l’importance accordée à la qualité et à l’authenticité des Matsot Chemourot qui seront distribuées aux communautés françaises.
Le rôle clé de la fabrique de Matsot de Kfar Habad
Sous la direction experte du Rav Meir Stembler, la fabrique de Matsot Chemourot de Kfar Habad s’est imposée comme une référence dans la production de Matsot Chemourot chémourot élaborées selon les traditions les plus strictes du judaïsme. Cette institution fournit des Matsot Chemourot aux communautés Habad du monde entier, perpétuant ainsi un savoir-faire ancestral.
Distribution en France
Les Matsot Chemourot seront maintenant acheminées vers la France où elles seront distribuées aux différents centres Habad et aux membres de la communauté, garantissant ainsi que chaque table de Séder puisse bénéficier de Matsot Chemourot produites selon les plus hautes exigences rituelles.
Cette collaboration entre Kfar Habad et les communautés françaises illustre parfaitement la dimension internationale du mouvement Habad-Loubavitch et son engagement à fournir des services religieux de qualité aux communautés juives à travers le monde.
Photo : Meir Dahan

















