Célébration exceptionnelle du 44e Siyoum Harambam au Casino de Paris

Célébration exceptionnelle du 44e Siyoum Harambam au Casino de Paris

Le dimanche 9 Adar 5785 (mars 2025), Paris a accueilli l’un des événements les plus significatifs de l’année juive en France. Le Beth Loubavitch a organisé une soirée d’exception au prestigieux Casino de Paris pour célébrer le Siyoum Harambam – la conclusion du 44ème cycle d’étude du Michné Torah, l’œuvre magistrale de Maïmonide.

 

C’est en 1984 que le Rabbi de Loubavitch a lancé cette initiative révolutionnaire : encourager l’étude quotidienne du Michné Torah, permettant ainsi à chaque juif, quelle que soit son origine ou son niveau d’érudition, de parcourir l’intégralité de la loi juive selon un programme structuré.

Quarante-et-un ans plus tard, cette vision a continué d’unir des milliers de juifs à travers le monde dans l’étude quotidienne de ce chef-d’œuvre de clarté et de profondeur. Le Michné Torah, rédigé au 12ème siècle, est considéré comme l’une des œuvres les plus remarquables de systématisation de la loi juive, organisant méthodiquement l’ensemble de la Torah Orale en 14 livres.

Une soirée mémorable

La célébration, organisée par le Beth Loubavitch sous la direction du Rav Mendel Azimov, a été mémorable à plus d’un titre. Le Casino de Paris, salle emblématique au cœur de la capitale, a accueilli cette grande soirée, témoignant de l’importance accordée à cet événement.

L’événement a atteint son apogée avec la conclusion solennelle du Siyoum prononcée par le Rav Avraham Barouh Pevzner, dont les paroles ont résonné dans la salle avec une profonde gravité. Ce moment fut suivi d’un Pilpoul (analyse talmudique) d’une grande profondeur intellectuelle présenté par le Rav Hilik Kalmenson, directeur de la Yechiva de Brunoy, dont l’émotion était palpable après le récent départ de ce monde de son épouse, Mme Sterna Kalmenson a’h.

Dans un moment particulièrement touchant, le Rav Shlomo Azoulay, directeur et responsable des institutions de Levallois-Perret, a livré une intervention poignante où il a partagé des anecdotes personnelles sur son épouse, Mme Dvora Azoulay a »h, rappelée à D.ieu moins de deux semaines auparavant. À travers ces souvenirs, il a su illustrer avec une émotion contenue le principe fondamental d’abnégation qui guide la vie juive authentique.

De nombreux autres Rabbanim et personnalités de premier plan étaient également présents pour partager leurs enseignements et expériences. L’animation musicale a été assurée par le célèbre chanteur Mendy Gabay, accompagné de l’orchestre d’Asher Touitou, offrant des moments d’élévation spirituelle et de joie collective.

Un événement fédérateur

Cette célébration a offert une occasion unique aux participants de s’associer à un accomplissement intellectuel et spirituel remarquable, de découvrir la richesse et la profondeur de l’enseignement du Rambam, et de s’inspirer pour rejoindre le nouveau cycle d’étude qui a débuté immédiatement.

Le Michné Torah n’est pas seulement un monument d’érudition juive, c’est un guide pratique qui parle à chaque génération. En participant à cette soirée, les invités ont pris part à une chaîne de transmission qui s’étend sur plus de huit siècles et qui continue d’éclairer notre compréhension du judaïsme aujourd’hui.

Un nouveau cycle entamé

À l’issue de la soirée, le 45ème cycle d’étude du Michné Torah a été inauguré dans une atmosphère de ferveur et d’enthousiasme, perpétuant ainsi la vision du Rabbi de Loubavitch d’unir le peuple juif à travers l’étude quotidienne de ce texte fondamental.

L’atmosphère était à la fois solennelle et joyeuse, mêlant respect, étude et ferveur, dans une unité remarquable. Ce Siyoum restera gravé comme un moment fort de transmission et d’engagement pour la Torah et la Hassidout.

 


Album Photos de David Karsenty


Album Photos de Mordehai Lubecki

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mélodie joyeuse de Rav Moshe de Zembin dans une interprétation authentique du Rav Menahem Amar

La mélodie joyeuse de Rav Moshe de Zembin dans une interprétation authentique du Rav Menahem Amar

Le centre ‘Or Menahem’ d’Ashdod, dirigé par le Rav Menahem Mendel Amar, présente une version authentique de la mélodie joyeuse de Rav Moshe de Zembin. Ce Nigoun, caractérisé par son mouvement ondulant évoquant les danses hassidiques, résonne particulièrement en ces temps de Pourim 5785, apportant lumière et espoir face aux défis actuels.

« Gaagouyim » (Nostalgie) – l’atelier infatigable du Rav Menahem Mendel Amar, qui dirige le centre ‘Or Menahem’ à Ashdod, présente au grand public une interprétation authentique et précise de la mélodie joyeuse qui était fréquemment chantée par Rav Moshe de Zembin. Cette mélodie apparaît deux fois dans le livre des Nigounim (dans la première partie – Nigoun 140 ; et dans la deuxième partie – Nigoun 284) et se caractérise par un mouvement ondulant de joie qui illustre la danse et les rondes des hassidim lors de moments de joie pure.

Rav Moshe de Zembin était un mashpia (mentor spirituel) réputé à la yeshiva ‘Tomkhei Tmimim’ originale de Loubavitch, la sainte yeshiva fondée par le Rabbi Rashab. Les hassidim racontaient que malgré ses souffrances, Rav Moshe gardait toujours un visage rayonnant.

Le Rav Menahem Mendel Amar déclare que « ce fait merveilleux s’exprime à travers cette mélodie vibrante et joyeuse. Par providence divine, cette mélodie correspond parfaitement à l’esprit de ces jours de Pourim 5785. Nous sommes tous sous l’ombre de la grande guerre qui n’est pas encore terminée. Le peuple qui habite Sion est entouré d’ennemis qui se dressent contre lui de toutes parts. Le cœur s’inquiète pour le bien-être des otages qui croupissent encore à Gaza et l’espoir est grand pour une défaite totale des vils assassins. Du sein de l’obscurité et des ténèbres, le chant et la mélodie hassidique éclatent dans toute leur puissance. »

Le Nigoun est chanté par la voix fine et âme du Rav Amar lui-même, accompagné par le musicien hassidique Rav Mordechai Brotski au violon et Menahem Monis au bouzouki. Oved Monis est responsable de l’arrangement. Le projet Gaagouyim remercie Rav Haïm Weiss pour son accompagnement et ses conseils professionnels et est convaincu que, comme toutes les dizaines de mélodies précédentes, ce Nigoun sera bientôt chanté par de nombreuses personnes de tous horizons qui seront emportées par son chant authentique et pur.

 

Intervention du Rav Chlomo Azoulay au Siyoum Harambam 5785 au Casino de Paris

Intervention du Rav Chlomo Azoulay au Siyoum Harambam 5785 au Casino de Paris

 

 

Intervention du Rav Chlomo Azoulay au Siyoum Harambam 5785 au Casino de Paris

Je souhaite profiter pleinement des nouveaux canaux de bénédictions que le Rabbi nous a offerts grâce à l’étude du Rambam. Je commencerai par rappeler quelques enseignements d’une Si’ha du Rabbi.

Nous sommes ce soir le 10 Adar, date à laquelle le Rabbi a tenu un Farbrenguen significatif. Il nous invitait à méditer sur la symbolique de ce dixième jour du mois d’Adar. Comme nous le savons tous, Adar est le mois de la joie, de l’allégresse et de l’enthousiasme. Cette dimension est amplifiée par le chiffre 10, symbole de plénitude et de complétude.

Dans cet enseignement, le Rabbi nous exhorte à prendre la résolution d’influencer positivement dix personnes autour de nous. Il insiste particulièrement sur la manière d’exercer cette influence : non pas par des critiques ou des réprimandes, mais en touchant le cœur des gens. Et dans cette démarche, le Rabbi nous recommande de ne pas oublier les enfants et les femmes.

Le Rabbi ouvre alors une parenthèse sur le mérite particulier des femmes de notre génération. Il nous rappelle que c’est par le mérite des femmes que nous sommes sortis d’Égypte. Il ajoute une idée fascinante : les femmes de notre génération sont la réincarnation des femmes de la génération de l’Exode. Et de même que ces femmes ont permis la sortie d’Égypte par leurs mérites, le message est clair : c’est par les femmes de notre génération que nous sortirons de l’exil actuel vers la Guéoula, très prochainement, avec l’aide de D.ieu.

Quel est donc ce mérite particulier des femmes, selon le Rabbi ? C’est leur patience et leur dévouement. Pendant que leurs maris vont prier, étudient la Hassidout le matin, participent à de longues prières du Chabbat ou assistent à des Farbrenguen – activités auxquelles elles ne peuvent pas toujours participer – elles attendent à la maison. Mais cette attente n’est pas passive : elles attendent avec impatience que leurs maris leur rapportent ce qu’ils ont entendu à la synagogue.

Ces enseignements constituent leur oxygène spirituel, la force dans laquelle elles puisent pour non seulement discuter avec leurs époux de ce qu’ils ont appris, que ce soit lors du Chabbat ou d’un cours en semaine, mais aussi pour comprendre comment appliquer concrètement ces enseignements. Et c’est souvent la femme, nous dit le Rabbi, qui encourage son mari à aller plus loin, à mettre en pratique ce qu’il a étudié. Le Rabbi affirme que c’est précisément cette attitude qui apporte aux femmes de notre génération santé et longévité.

Mon épouse incarnait parfaitement cet idéal décrit par le Rabbi. Elle ne me laissait jamais en paix lorsque je rentrais de mon cours. Elle me disait : « J’ai essayé de suivre ton cours en ligne, mais j’ai été interrompue par les nombreuses tâches liées à notre mission. » Elle me demandait alors de lui répéter l’intégralité du cours. Pendant le Chabbat, durant ces longues heures d’attente, elle me questionnait : « Qu’as-tu dit lors du Farbrenguen ? » J’étais souvent gêné de devoir répéter mes propres paroles – que valent mes discours, après tout ? Mais pour elle, c’était vital : « C’est mon oxygène, je veux que tu me les répètes. »

Elle a toujours manifesté un désir ardent de participer à tous les grands événements d’étude de la Torah. Bien sûr, elle assistait aux cours destinés aux femmes, mais elle tenait également à être présente lors des événements traditionnellement réservés aux hommes, comme les Kinoussé Torah du séminaire.

Le Rav Levi Azimov, que je remercie ainsi que son frère de m’avoir permis de prendre la parole ce soir pour l’élévation de l’âme de mon épouse, m’a rappelé que lors des Yarhe Kalla au séminaire, il y avait des rencontres d’étude talmudique qui, a priori, n’intéressaient que les hommes venus étudier et débattre. Pourtant, il fallait souvent, à la dernière minute, aménager un espace avec une Mehitsa pour les quelques femmes présentes, dont mon épouse, qui ne voulait manquer aucune de ces occasions. Elle a participé à tous les Siyoum du Rambam tant que sa santé le lui a permis.

Une question se pose néanmoins : avons-nous le droit de nous interroger sur les promesses divines ? Nous avons appris dans les Mishnayot du Rambam, particulièrement lors du recommencement du cycle d’étude, qu’il ne faut pas remettre en question les promesses de D.ieu, et encore moins celles du Rabbi, qui affirmait que l’attitude pieuse des femmes leur garantirait santé et longue vie. Comment comprendre alors que mon épouse soit partie si tôt, comme d’autres qui nous ont quittés prématurément ?

Il n’y a pas de réponse évidente, et nous avons tous appris à cultiver l’abnégation face aux décrets divins. Permettez-moi néanmoins de partager avec vous un enseignement du Rambam concernant notre attitude face aux décisions divines.

Dans le « Moré Névoukhim » (Le Guide des Égarés), le Rambam aborde la question fondamentale du libre arbitre. Il pose une interrogation profonde, qui prend une dimension particulière à la lumière des enseignements hassidiques : « Possédons-nous réellement un libre arbitre, alors que D.ieu gouverne le monde ? » Diverses réponses ont été proposées, mais quand on les examine à travers le prisme de la Hassidout, on comprend mieux tant la question du Rambam que sa réponse surprenante.

Après avoir développé cette question – « Avons-nous vraiment le libre arbitre si D.ieu connaît tout par avance, si tout est déjà écrit et programmé ? » – le Rambam conclut de manière étonnante : cette question dépasse les capacités de compréhension de l’esprit humain.

Le Raavad, commentateur du Rambam qui soulève souvent des objections à ses propos, s’étonne de cette réponse. Il demande pourquoi ce grand maître pose des questions qui troublent les consciences pour ensuite nous laisser sans réponse satisfaisante. N’aurait-il pas été préférable de laisser les esprits en paix plutôt que de susciter des doutes sur des questions de foi, pour finalement conclure que nous ne pouvons pas comprendre ?

Le Rabbi nous explique que le Rambam a bien répondu, mais sa réponse mérite d’être éclairée. La Hassidout nous enseigne que la pensée divine anime le monde. Pour illustrer ce concept avec une image contemporaine, c’est comme un projecteur qui projette des images sur un écran. On n’imagine pas un instant qu’une image puisse se comporter différemment de ce que dicte le projecteur. Ce projecteur représente D.ieu, et tout ce qui se passe dans le monde correspond à l’écran de projection.

La question est donc puissante : avons-nous réellement un libre arbitre si tout est préenregistré, si c’est D.ieu qui détermine le déroulement des événements ? Quelle est notre place dans ce système ?

La réponse du Rambam, nous explique le Rabbi, n’est pas une échappatoire. Le Rambam essaie de nous mettre en garde : ne croyez pas en D.ieu comme les autres nations, qui prétendent croire en une divinité mais seulement dans la mesure où celle-ci peut être appréhendée par leur intellect.

Prenons un exemple : si vous demandez à quelqu’un qui croit en D.ieu mais n’appartient pas à notre tradition s’il croit en l’infinité divine, il répondra probablement par l’affirmative. Si vous lui demandez ensuite si D.ieu peut créer une infinité de cercles, puis une infinité de carrés, il acquiescera encore. Mais si vous lui demandez si D.ieu peut lui montrer, à lui, simple être humain, un cercle carré, il dira que c’est impossible, qu’il ne peut même pas imaginer à quoi cela ressemblerait.

C’est précisément ce que le Rambam nous enseigne : cette apparente contradiction – D.ieu est le « projecteur » de tout ce qui se passe dans le monde, mais Il accorde néanmoins à chacun le libre arbitre – dépasse les capacités de compréhension du cerveau humain. Le Rabbi souligne la force de cette réponse du Rambam, qui n’élude pas la question mais reconnaît les limites de notre entendement.

De même, nous devons accepter que D.ieu agit et promet, et que nous n’avons pas toujours la capacité de comprendre – non pas parce qu’il n’y a pas d’explication, mais parce que notre intellect est trop limité pour la saisir.

Je terminerai par une anecdote que m’a rapportée mon beau-frère, une histoire qui offre une forme de réponse sans prétendre être définitive.

Le Rabbi de Gour, qui avait lui-même perdu de nombreux membres de sa famille pendant la Shoah, s’était installé en Israël. Dans sa communauté, avant la guerre, vivait un Hassid très pieux qui, malheureusement, avait également perdu sa famille. Ce drame l’avait si profondément affecté qu’il avait abandonné toutes ses pratiques religieuses. Il avait certes émigré en Israël, mais ce n’était plus le même homme : plus de barbe, plus de caftan, plus de respect des règles de cacheroute, plus de kippa – il avait tout abandonné.

Un jour, cet homme ressentit comme un réveil spirituel, un rappel de ses racines. Il décida alors de rendre visite au Rabbi de Gour en Israël. Malgré son apparence radicalement différente de celle qu’il avait avant la guerre, le Rabbi le reconnut immédiatement. Il l’invita à s’approcher, et ils échangèrent sur leurs épreuves et leurs souffrances respectives.

Le Rabbi de Gour lui dit alors : « Sais-tu qu’à la fin de la Torah, il est écrit qu’il n’y eut jamais de prophète aussi grand que Moïse, capable d’accomplir tous ces prodiges et ces miracles devant Israël ? Les derniers mots sont ‘aux yeux de tout Israël’. Que signifie cette expression selon Rachi ? Elle fait allusion au fait que Moïse a brisé les Tables de la Loi, comme nous le lisons cette semaine dans la Paracha Ki Tissa. Moïse lui-même, dans le Deutéronome, lorsqu’il rappelle ces événements à la nouvelle génération, dit : ‘Je les ai brisées à vos yeux’. »

Le Rabbi poursuivit : « Mais que signifie précisément ‘à vos yeux’ ? Il aurait pu dire simplement ‘Je les ai brisées’ et tout le monde en aurait été témoin. Pourquoi ajouter ‘à vos yeux’ ? C’est la même expression que l’on trouve à propos de Joseph, lorsqu’il reçut ses frères sans s’être encore révélé à eux. Il leur fit pression et prit Siméon en otage, disant : ‘Je garde l’un d’entre vous jusqu’à ce que vous me rameniez Benjamin.’ La Torah dit alors : ‘Il l’emprisonna à leurs yeux’, mais dès qu’ils furent partis, il le libéra immédiatement. »

« De même, » conclut le Rabbi de Gour, « Moïse a brisé les Tables ‘à leurs yeux’ – c’était une façade, une apparence, mais spirituellement, les Tables existent toujours, elles sont toujours présentes. Il en va de même pour notre Rabbi : même si nous ne le percevons plus physiquement, il est là. Et il en va de même pour toutes les femmes que le Rabbi a bénies d’une longue vie et d’une bonne santé : même si, à nos yeux, nous nous posons des questions, elles sont bien présentes. »

Que D.ieu fasse que nous les retrouvions très bientôt, avec toute la couronne et la gloire qui les accompagnent. Puissions-nous avoir bientôt l’esprit empli de la connaissance divine parfaite qui nous permettra de comprendre toutes les voies de D.ieu, très prochainement et de nos jours. Amen.

Lundi 17 mars 2025 à 19h30 à Sinaï  : Soirée de recueillement à l’occasion de ses Chlochim de Madame Sterna Kalmenson a’h

Lundi 17 mars 2025 à 19h30 à Sinaï : Soirée de recueillement à l’occasion de ses Chlochim de Madame Sterna Kalmenson a’h

Soirée de recueillement en mémoire de Madame Sterna Kalmenson a’h, directrice du collège-lycée Sinaï pendant plus de 30 ans. Lundi 17 mars 2025 (18 Adar 5785) à 19h30, Cité de l’Éducation Sinaï, Paris 18ème. En présence de Rabbanim et personnalités du monde éducatif. Public : hommes et femmes. Buffet et Brakhot à l’issue de la cérémonie.

C’est avec émotion que la communauté se prépare à honorer la mémoire de Madame Sterna Kalmenson a’h, lors d’une soirée de recueillement organisée à l’occasion de ses Chlochim. Figure emblématique de l’éducation juive en France, Madame Kalmenson a dirigé le collège-lycée Sinaï pendant plus de trois décennies, façonnant l’avenir de milliers d’élèves et laissant une empreinte indélébile dans le paysage éducatif juif parisien.

Une cérémonie d’hommage exceptionnelle

La cérémonie commémorative se tiendra le lundi 17 mars 2025 (18 Adar 5785) à 19h30, dans les locaux de la Cité de l’Éducation Sinaï, située au 2 rue Tristan Tzara dans le 18ème arrondissement de Paris. Cette soirée rassemblera Rabbanim, personnalités du monde éducatif, anciens collègues, élèves et parents, tous unis pour honorer la mémoire d’une femme dont le dévouement et la vision ont profondément marqué l’éducation juive en France.

Un héritage pédagogique remarquable

Pendant plus de trente ans à la tête du collège-lycée Sinaï, Madame Kalmenson a développé une approche pédagogique alliant excellence académique et transmission des valeurs juives. Sous sa direction, l’établissement est devenu une référence, reconnu tant pour ses résultats scolaires que pour la formation de jeunes attachés à leur identité et leur tradition.

Une soirée de partage et de mémoire

La commémoration sera l’occasion de partager des témoignages et de rappeler l’influence considérable que Madame Kalmenson a exercée sur la communauté éducative. Des intervenants de renom évoqueront son parcours, sa vision pédagogique novatrice et son engagement sans faille pour l’éducation juive.

Cette soirée de recueillement est ouverte aux hommes et aux femmes. Un buffet et des Brakhot seront proposés à l’issue de la cérémonie, permettant aux participants d’échanger leurs souvenirs dans un cadre convivial et respectueux.

Un souvenir comme source d’inspiration

Comme le souligne l’invitation à cette commémoration, « Que son souvenir soit une source d’inspiration et de bénédiction. » L’héritage de Madame Kalmenson continue de vivre à travers les générations d’élèves qu’elle a formées et l’institution qu’elle a façonnée. Cette soirée sera l’occasion de réaffirmer l’importance de poursuivre son œuvre et de s’inspirer de ses valeurs.

 

Plus de 3 000 personnes à Lévaya du Rav Yossef Itshak a’h Vilshansky, Roch Yéchiva de la Yéchiva Loubavitch de Tsfat

Plus de 3 000 personnes à Lévaya du Rav Yossef Itshak a’h Vilshansky, Roch Yéchiva de la Yéchiva Loubavitch de Tsfat

 

La ville de Tsfat a été le théâtre d’un rassemblement massif ce dimanche pour les obsèques du Rav Yossef Itshak Vilshansky, fondateur et directeur de la Yéchiva Habad de la ville. Selon les chiffres de la police, plus de 3 000 personnes venues de tout Israël ont participé à la Lévaya, dont de nombreux rabbins, émissaires du Rabbi, étudiants actuels et anciens de la Yéchiva, ainsi que des représentants des autorités locales. Le cortège, qui a paralysé le centre-ville pendant plusieurs heures, s’est achevé au cimetière de Tsfat où le Rav a été inhumé après une vie entièrement dédiée à l’éducation juive et à la diffusion des enseignements de la Torah.

TSFAT, ISRAËL — La ville de Tsfat a été le théâtre d’un impressionnant rassemblement ce dimanche alors que plus de 3 000 personnes ont participé à la Lévaya du Rav Yossef Itshak Vilshansky, éminent érudit et directeur de la Yéchiva Habad-Loubavitch de Tsfat, décédé samedi soir à l’âge de 74 ans après une longue maladie.

Selon les estimations de la police, la foule, composée principalement de hassidim de Habad venus de tout le pays, a dépassé les 3 000 personnes, transformant le centre historique de la ville en une mer de kippot noires et de chapeaux traditionnels.

Un cortège funèbre qui a paralysé la ville

La Lévaya a débuté à 11h du hall principal de la Grande Yéchiva Habad-Loubavitch, située au 17 rue Jérusalem, où la dépouille du Rav avait été amenée la veille à minuit. Des centaines de personnes s’étaient relayées tout au long de la nuit pour réciter des Tehilim près du corps, conformément à la tradition juive.

La procession s’est ensuite dirigée vers la synagogue Habad dans le quartier Kiryat Habad de Tsfat, où plusieurs Esped ont été prononcés, avant de se poursuivre vers le cimetière de la ville, où le Rav a été inhumé peu après midi.

Face à l’ampleur de l’événement, la municipalité de Tsfat avait annoncé dès le matin des modifications importantes dans la circulation de la ville. Plusieurs axes majeurs ont été fermés entre 11h30 et 13h15, notamment la rue HaShiva Shazar, la rue du Rav Bistritsky, la zone piétonne de Jérusalem et la rue de la Brigade Yiftach. Le stationnement était également interdit sur le marché municipal, entraînant d’importantes perturbations pour les habitants et les visiteurs.

Une assemblée prestigieuse pour un dernier hommage

Parmi les participants à la Lévaya se trouvaient de nombreuses personnalités éminentes du monde juif orthodoxe : des rabbins de premier plan du mouvement Habad, des émissaires du Rabbi (chlou’him) venus de diverses communautés à travers le pays, des centaines d’étudiants actuels de la Yéchiva ainsi que d’anciens élèves de toutes générations.

Des représentants des autorités locales étaient également présents pour rendre un dernier hommage au Rav Vishansky, notamment le maire de Tsfat et plusieurs membres de l’administration municipale, soulignant ainsi l’influence et le respect dont il jouissait bien au-delà de sa communauté.

Un héritage éducatif exceptionnel

Le Rav Yossef Itshak Vilshansky était une figure emblématique du mouvement Habad en Israël. Né en France en 1951 et orphelin de mère à l’âge de trois ans, il avait été envoyé en Terre Sainte par le Rabbi de Loubavitch en 1976. Un an plus tard, suivant les directives du Rabbi, il fondait la Yéchiva Loubavitch de Tsfat qui allait devenir, sous sa direction, une des plus grandes institutions d’études talmudiques du mouvement Loubavitch dans le monde.

Sa vision éducative révolutionnaire consistait à intégrer dans un même établissement des étudiants issus de familles traditionnelles hassidiques et des jeunes en quête spirituelle revenant au judaïsme, créant ainsi une synergie unique entre différentes sensibilités.

Au fil des décennies, son influence s’est étendue avec la création d’antennes de la Yéchiva à Haïfa, Nof HaGalil et Tel-Aviv, ainsi que d’autres institutions éducatives adaptées à différents publics.

Une succession déjà organisée

Le Rav Vilshansky laisse derrière lui son épouse, Mme Malka Pearl, six fils et deux filles, tous engagés dans des postes de responsabilité au sein du mouvement Habad. Son fils aîné, le Rav Menachem Mendel Vilshansky, qui dirige déjà la branche de Haïfa de la Yéchiva, devrait reprendre la direction de l’institution de Tsfat selon plusieurs sources proches de la famille.

Lors des oraisons funèbres, plusieurs intervenants ont souligné l’impact considérable du Rav Vilshansky sur des milliers de jeunes juifs et sur le renouveau du judaïsme hassidique en Israël. « Son départ laisse un vide immense, mais son héritage continuera à vivre à travers les milliers d’étudiants qu’il a formés et les institutions qu’il a créées », a déclaré l’un de ses anciens élèves, résumant le sentiment général de l’assemblée.

Ce sentiment de continuité était palpable alors que la communauté accompagnait le Rav jusqu’à sa dernière demeure au cimetière de Tsfat, où il a été inhumé.

Une communauté en deuil mais déterminée

Si la tristesse et l’émotion était forte parmi les participants, beaucoup ont également exprimé leur détermination à poursuivre son œuvre éducative et spirituelle. « Le Rabbi nous a enseigné que face à la douleur, notre réponse doit toujours être de redoubler d’efforts dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot », confiait un jeune étudiant de la Yéchiva à l’issue de la cérémonie.

Dans les jours qui viennent, de nombreuses initiatives d’étude et de prière en sa mémoire seront organisées à travers le réseau des institutions Habad en Israël et dans le monde, tandis que la Yéchiva de Tsfat poursuivra son activité sous une nouvelle direction, fidèle à la vision de son fondateur.