La perception « directe » comme phénomène interprétatif
« Et qu’il se souvienne encore de ceci: tout comme pour un roi de chair et de sang, la crainte principale qu’il inspire vient de son intériorité et de sa vitalité, et non de son corps – car lorsqu’il dort, on n’éprouve aucune crainte de lui – et cette intériorité et vitalité ne sont pas visibles aux yeux de chair, mais seulement aux yeux de l’intellect, par l’intermédiaire de la vision des yeux de chair qui perçoivent son corps et ses vêtements, sachant que sa vitalité y est revêtue; de même, exactement, on doit craindre l’Éternel par l’intermédiaire de la vision des yeux de chair qui perçoivent les cieux, la terre et toutes leurs armées, dans lesquels la lumière de l’Infini, béni soit-Il, est revêtue pour leur donner vie. » (Tanya ch. 42)
Ce passage illustre parfaitement comment, même dans notre perception la plus « directe » (voir le corps du roi), notre intellect complète déjà cette perception avec des éléments invisibles (son autorité, sa vitalité). Cette perception enrichie n’est pas une addition secondaire à une perception « pure » – elle constitue notre expérience perceptive immédiate.
Lorsque nous observons le monde qui nous entoure, nous avons l’impression de saisir directement la réalité telle qu’elle est. Cette sensation d’immédiateté perceptive, de contact direct avec le monde, est si intuitive et convaincante qu’elle semble difficilement contestable. Pourtant, l’enseignement hassidique du Tanya, en dialogue avec la philosophie contemporaine et les sciences cognitives, nous invite à reconsidérer cette conception naïve de la perception.
La thèse fondamentale qui émerge de cette analyse est que même ce que nous considérons comme une perception « directe » et « immédiate » est déjà profondément imprégnée d’interprétation. Il n’existe pas, à proprement parler, de perception pure qui précéderait l’interprétation – les deux sont inextricablement liées dans un processus cognitif unifié.
L’interprétation pré-consciente et automatique
Le premier niveau d’interprétation se produit de façon pré-consciente et automatique, avant même que nous ayons conscience d’avoir perçu quelque chose. Notre système nerveux organise déjà les stimuli sensoriels en fonction de schémas innés et acquis.
Par exemple, lorsque nous voyons un objet tridimensionnel, notre cerveau interprète automatiquement les indices de perspective, d’ombre et de texture pour construire une représentation de sa forme et de sa position dans l’espace. Cette interprétation est si immédiate que nous n’avons pas conscience d’effectuer un travail cognitif – nous avons l’impression de simplement « voir » l’objet.
Les illusions d’optique démontrent de façon frappante le caractère interprétatif de cette perception supposément « directe ». Dans l’illusion de Müller-Lyer, deux lignes de même longueur paraissent inégales en raison des flèches à leurs extrémités. Notre cerveau interprète automatiquement ces indices visuels selon des règles de perspective qui, dans ce cas précis, conduisent à une perception erronée. Ce n’est pas notre jugement qui est erroné – c’est notre perception elle-même qui est déjà une interprétation.
L’interprétation culturellement conditionnée
Un deuxième niveau d’interprétation concerne les cadres culturellement transmis qui façonnent notre perception. Différentes cultures peuvent littéralement « voir » le monde différemment. Des recherches en psychologie ont montré que les membres de cultures « individualistes » et « collectivistes » accordent une attention différente aux éléments centraux et contextuels d’une scène visuelle.
De même, les catégories linguistiques disponibles dans notre langue maternelle influencent directement notre perception. Des études ont montré que les locuteurs de langues qui possèdent plus de termes pour distinguer différentes nuances de couleurs perçoivent effectivement ces distinctions plus rapidement et plus facilement. Le langage ne vient pas simplement étiqueter des perceptions préexistantes – il façonne activement ce que nous sommes capables de percevoir.
L’interprétation liée à l’expertise
Un troisième niveau d’interprétation se manifeste dans l’expertise. Un musicien expérimenté n’entend pas simplement des sons là où un novice entendrait une mélodie agréable – il perçoit directement la structure harmonique, les modulations tonales, les techniques instrumentales employées. De même, un médecin radiologiste ne voit pas simplement des taches grises sur une radiographie – il perçoit directement des pathologies spécifiques.
Cette perception d’expert n’est pas une interprétation secondaire appliquée à une perception première identique à celle du novice. L’expert perçoit littéralement différemment, sa perception étant enrichie par ses connaissances et son expérience.
Le dépassement du modèle computationnel classique
Cette vision de la perception comme phénomène intrinsèquement interprétatif remet en question le modèle computationnel classique de l’esprit, qui distingue nettement entre la perception (entrée de données), le traitement (computation) et l’action (sortie). Selon ce modèle traditionnel, la perception fournirait des données brutes qui seraient ensuite traitées par des processus cognitifs de niveau supérieur.
L’approche proposée suggère plutôt un modèle plus circulaire et intégré, où la perception elle-même est déjà façonnée par nos attentes, nos connaissances préalables et nos objectifs. Notre cerveau ne se contente pas de traiter passivement l’information sensorielle – il génère activement des prédictions sur ce qu’il s’attend à percevoir et utilise les signaux sensoriels principalement pour corriger ces prédictions lorsqu’elles s’avèrent inexactes.
Ce modèle « prédictif » de la cognition, de plus en plus influent en neurosciences cognitives, rejoint de façon remarquable l’intuition hassidique selon laquelle notre perception immédiate est déjà imprégnée d’interprétation.
La remise en question de la dichotomie fait/valeur
Une autre implication philosophique majeure concerne la distinction traditionnelle entre faits et valeurs. Selon une conception répandue depuis Hume, nous percevrions d’abord des faits neutres, puis leur attribuerions secondairement des valeurs ou des significations morales.
Si la perception elle-même est déjà interprétative, cette séparation nette devient problématique. Nous ne percevons pas d’abord un mouvement physique neutre, puis l’interprétons comme un geste agressif – dans de nombreux cas, nous percevons directement l’agression dans le mouvement. De même, nous ne percevons pas d’abord un visage comme un arrangement neutre de traits, puis l’interprétons comme exprimant la tristesse – nous percevons directement la tristesse dans le visage.
Cette perception directe des valeurs et des significations émotionnelles ou morales dans notre environnement suggère que le monde tel que nous le percevons n’est jamais un monde de faits bruts, mais toujours déjà un monde imprégné de valeurs et de significations.
La perception directe du divin chez les prophètes
Dans la tradition mystique juive, la perception prophétique illustre de façon paradigmatique cette fusion entre perception et interprétation. Les prophètes ne « voient » pas d’abord des phénomènes neutres qu’ils interprètent ensuite comme divins – ils perçoivent directement le divin à travers ces phénomènes.
Moïse, dont on dit qu’il a contemplé Dieu « face à face », représente le summum de cette perception directe du divin. Ce que Moïse perçoit n’est pas simplement interprété comme divin après coup – sa perception elle-même est déjà imprégnée de la reconnaissance immédiate de la présence divine.
Cette forme suprême de perception prophétique peut être vue comme une extension et une intensification de la capacité ordinaire à percevoir des réalités invisibles (comme l’autorité du roi) à travers des manifestations visibles.
La vision du monde hassidique comme pratique perceptive
La perspective hassidique propose non seulement une théorie de la perception comme phénomène interprétatif, mais aussi une pratique visant à transformer cette perception. L’objectif n’est pas simplement de comprendre intellectuellement que le monde est animé par la présence divine, mais de cultiver une perception où cette présence devient directement appréhendée dans l’expérience ordinaire.
Cette transformation perceptive est facilitée par diverses pratiques contemplatives et rituelles. La structure même de la prière juive, avec sa progression de la contemplation des merveilles de la création (Pesoukei deZimra) vers une reconnaissance plus profonde de la présence divine (Shema), peut être comprise comme un exercice quotidien de transformation perceptive.
De même, les bénédictions prononcées sur divers aspects de l’expérience quotidienne (nourriture, phénomènes naturels, événements significatifs) peuvent être comprises comme des pratiques qui transforment progressivement notre perception du monde, rendant la présence divine de plus en plus directement perceptible.
Implications pour l’éducation
Si notre perception est toujours déjà interprétative, l’éducation ne peut se limiter à transmettre des faits ou des compétences techniques – elle doit aussi cultiver des cadres interprétatifs qui permettent aux apprenants de percevoir le monde de façon plus riche et plus nuancée.
L’éducation juive traditionnelle, centrée sur l’étude des textes et leur interprétation multiple, peut être comprise comme une formation à la perception interprétative. Les méthodes d’étude en havrouta (binôme d’étude) où l’on débat des interprétations possibles d’un texte, cultivent précisément cette sensibilité aux multiples dimensions interprétatives de notre expérience.
Plus généralement, une éducation qui prend au sérieux la nature interprétative de la perception devrait viser à développer chez les apprenants une conscience de leurs propres cadres interprétatifs et une capacité à les enrichir et à les diversifier.
Implications pour la résolution de conflits
De nombreux conflits, tant interpersonnels que sociaux, résultent de perceptions divergentes de la réalité qui semblent mutuellement incompatibles. Si nous reconnaissons que ces perceptions sont toujours déjà des interprétations, nous pouvons aborder ces divergences avec plus d’humilité épistémique.
Dans cette perspective, l’objectif du dialogue n’est pas simplement de déterminer quelle perception est « correcte », mais de comprendre les cadres interprétatifs qui sous-tendent des perceptions divergentes et de chercher des points de convergence ou de complémentarité.
Cette approche rejoint la tradition talmudique où des interprétations contradictoires peuvent coexister comme « les paroles du Dieu vivant », tout en reconnaissant la nécessité pragmatique d’établir des normes communes pour l’action collective.
Entre relativisme et réalisme
Reconnaître la dimension interprétative de toute perception pourrait sembler conduire à un relativisme radical où toutes les interprétations se valent. Cependant, l’approche hassidique maintient un équilibre subtil entre cette reconnaissance et l’affirmation d’une réalité objective qui transcende nos interprétations.
D’une part, nos perceptions sont inévitablement façonnées par nos cadres interprétatifs, ce qui explique pourquoi des personnes sincères peuvent percevoir le monde de façons radicalement différentes. D’autre part, certaines interprétations sont plus adéquates que d’autres pour saisir la réalité dans sa plénitude.
La Torah est présentée comme un cadre interprétatif supérieur précisément parce qu’elle provient d’une source qui transcende les limitations de la perception humaine ordinaire. Elle ne supprime pas l’interprétation, mais fournit un cadre plus adéquat pour interpréter une réalité qui dépasse notre appréhension immédiate.
Le rôle de la communauté interprétative
La nature interprétative de la perception souligne également l’importance de la communauté dans la validation et l’enrichissement de nos interprétations. Si nos perceptions individuelles sont toujours déjà des interprétations influencées par nos expériences et nos biais personnels, la communauté interprétative peut nous aider à corriger et à enrichir ces interprétations.
La tradition d’étude juive valorise précisément cette dimension communautaire de l’interprétation. L’étude en havrouta, les débats talmudiques, la consultation des commentaires accumulés au fil des générations – toutes ces pratiques reconnaissent que notre perception individuelle de la vérité gagne à être confrontée et enrichie par les perceptions d’autrui.
Conclusion : vers une conscience interprétative
Reconnaître que même notre perception apparemment la plus directe est déjà imprégnée d’interprétation nous invite à une forme particulière de conscience réflexive. Il ne s’agit pas simplement de remettre en question nos jugements sur ce que nous percevons, mais de développer une conscience des cadres interprétatifs qui façonnent notre perception elle-même.
Cette conscience interprétative n’est pas un obstacle à la perception authentique, mais sa condition de possibilité. C’est précisément en reconnaissant la médiation inévitable de nos cadres interprétatifs que nous pouvons travailler à les raffiner et à les enrichir, développant ainsi une perception plus complète et plus adéquate de la réalité dans toutes ses dimensions.
L’approche hassidique nous rappelle que cette réalité inclut des dimensions spirituelles et morales qui ne sont pas moins réelles que les dimensions physiques plus immédiatement accessibles. Développer une perception qui intègre ces multiples dimensions n’est pas une distorsion subjective d’une réalité objective purement physique, mais une appréhension plus complète de la plénitude multidimensionnelle de la réalité telle qu’elle est.
En fin de compte, cette vision de la perception comme phénomène intrinsèquement interprétatif ne diminue pas notre capacité à connaître le monde – elle l’enrichit, en nous invitant à cultiver une perception plus consciente, plus nuancée et plus profonde de la réalité dans toute sa complexité.
Le Grand Rabbin d’Israël impressionné par le Habad en Russie
Pendant trois jours, le Grand Rav ashkénaze d’Israël, Rav Kalman Meir Bar, a visité les institutions Loubavitch à Moscou, notamment le Centre Marina Roshcha, le Heder Menahem, Bnot Menahem et la Mesivta. Le Grand Rav a rencontré divers rabbins et activistes, et a été l’invité d’honneur du Siyoum Harambam.
Moscou, la capitale de la Russie, a vécu trois jours glorieux en présence du Rav Kalman Meir Bar, Grand Rav d’Israël et Président du Conseil du Grand Rabbinat d’Israël, qui est arrivé à l’invitation de son collègue, le Grand Rav de Russie, Rav Berel Lazar, pour une série de sermons, de cours publics de Torah et de rencontres avec les Dayanim et Rabbanim du Grand Rabbinat russe.
Le point culminant de la visite fut le Chabbat Parachat Shkalim, Teruma et Rosh Hodech Adar, qui s’est tenu dans le bâtiment de la synagogue « Marina Roshcha » au centre de Moscou. Des centaines de Juifs de toute la ville sont arrivés après avoir été invités par les Gabbaim, parmi eux de nombreux jeunes qui participent aux cours et événements YaHaD sous l’organisation-cadre pour la jeunesse juive dans toute la Russie. Tous ont profité d’un Chabbat rempli de Tefilla, Torah et Hassidisme, Halacha et Aggadah, avec les deux Grands Rabbins assis côte à côte du côté est de la synagogue. Les sermons et conférences tout au long du Chabbat ont été partagés entre les Rabbins, et le samedi après-midi, ils ont tous deux farbrenged avec l’ensemble de la communauté.
Peu après la fin du Chabbat, les deux Grands Rabbins se dirigeaient déjà vers la synagogue. Cette fois, ils ont été accueillis par le beau spectacle d’environ cent cinquante pères et fils assis et étudiant la Torah ensemble. Cette vision céleste se produit chaque samedi soir, avec des participants venant de quartiers de toute la ville pour se joindre à l’Avos Uvanim hebdomadaire.
De là, ils ont continué vers le magnifique banquet Melave Malka organisé par la communauté caucasienne, dirigée par le président de la communauté et de la Fondation STMEGI, M. German Zakharyev, qui a accueilli les grands rabbins à l’entrée du bâtiment puis les a emmenés visiter toutes ses ailes.
Ils se sont ensuite assis aux côtés des dirigeants communautaires pour un repas avec des plats traditionnels, profondément ancrés dans l’histoire juive du Caucase et de la Russie.
En raison du manque de temps, l’éminent invité n’a eu le temps de visiter que quelques-unes des institutions fondées par le Grand Rav de Russie, et de constater de première main le pouvoir de l’éducation et du Hessed pour des milliers de Juifs russes.
Entre autres, il a visité le bâtiment ‘Mesivta’, le Talmud Torah ‘Heder Menahem’, l’école ‘Bnot Menahem’, et dans la Yeshiva Ketana ‘Tomchei Temimim’, il a participé au Siyum Rambam dirigé par le Rosh Yeshiva, Rav Moshe Lerman, avec le personnel de la yeshiva.
La Yeshiva Gedola de « Tomchei Temimim » a profité de l’occasion pour présenter un groupe d’étudiants de leur cours de Smicha au Grand Rav d’Israël qui, avec le Rav Lazar et le responsable du programme Smicha de la yeshiva, Rav Dovid Rosenzweig, ont été impressionnés par leur profondeur de connaissances.
En effet, la yeshiva, qui offre des conditions de vie confortables ainsi qu’un excellent personnel éducatif, a déjà formé des centaines de rabbins.
Les Grands Rabbins se sont également assis avec quatorze des Chlouhim de Moscou, qui étudient dans un cours intensif depuis deux ans. Le cours est géré par l’organisation « L’maan Yilmedu », et à son achèvement, les participants ont eu l’honneur de recevoir des certificats de « Rav de la Diaspora ».
Au Centre de Hessed juif Shaarei Tzedek, qui s’occupe de milliers de personnes âgées et orphelines, malades et nécessiteuses, l’invité a eu l’honneur de poser une mezouza dans sa nouvelle aile qui vient d’être inaugurée. Une visite du lieu a permis de mieux comprendre le grand pouvoir de tzedaka et de Hessed dans tous les pays de l’ex-URSS, et principalement à Moscou.
L’invité a vécu des moments émouvants lors d’une cérémonie d’upsherin après Shacharis à la synagogue « Bolshaya Bronaya » avec son légendaire Rav Yitzhak Kogan, connu comme le « Tsadik de Leningrad ». Il a ensuite eu l’honneur d’être Sandek lors d’une brit mila pour un garçon plus âgé, qui a pris cette décision grâce à son Rav de la Maison Chabad de Chimki, Rav Lev Itshak Drutz.
L’événement principal s’est tenu à l’hôtel « Metrapol » près de la Place Rouge, avec la participation d’environ mille invités, marquant la conclusion du quarante-quatrième cycle du Rambam selon l’encouragement du Rabbi de Loubavitch.
Nous sommes vraiment une génération bénie, dans laquelle grâce à l’initiative du Grand Rabbin, des milliers de Juifs russes ont le privilège d’apprendre chaque jour du Rambam, dont la traduction en russe est un projet qui a rendu l’étude du Rambam accessible à tous les russophones à travers le monde.
Le Siyum HaRambam, organisé par le directeur du Centre de Torah de Moscou, Rav Menahem Mendel Wilansky, a été un grand succès et a créé un grand éveil parmi le public. Pendant plusieurs heures, des frères de toutes les différentes communautés de Moscou se sont assis ensemble, dans une grande cérémonie en l’honneur de la Torah. Avec la décision d’avancer dans l’apprentissage de la Torah, ils ont dit au revoir à l’éminent invité, Rav Bar, qui a investi beaucoup de ressources et d’énergie pour renforcer les Juifs de Moscou lors d’une visite qui a laissé une impression indélébile sur la capitale russe.


























































Cours de Tanya Likoutei Amarim chapitre 42 – 3 avec le Rav Haim Mellul
וְגַם נִרְאֶה בִּרְאִיַּית הָﬠַיִן, שֶׁהֵם בְּטֵלִים לְאוֹרוֹ יִתְבָּרֵךְ בְּהִשְׁתַּחֲוָואָתָם כָּל יוֹם כְּלַפֵּי מַﬠֲרָב בִּשְׁקִיﬠָתָם, – כְּמַאֲמַר רַבּוֹתֵינוּ־זִכְרוֹנָם־לִבְרָכָה ﬠַל פָּסוּק: ״וּצְבָא הַשָּׁמַיִם לְךָ מִשְׁתַּחֲוִים״ – שֶׁהַשְּׁכִינָה בַּמַּﬠֲרָב, וְנִמְצָא – הִילּוּכָם כָּל הַיּוֹם כְּלַפֵּי מַﬠֲרָב הוּא דֶּרֶךְ הִשְׁתַּחֲוָואָה וּבִיטּוּל. וְהִנֵּה, גַּם מִי שֶׁלֹּא רָאָה אֶת הַמֶּלֶךְ מֵעוֹלָם, וְאֵינוֹ מַכִּירוֹ כְּלָל, אַף־ﬠַל־פִּי־כֵן כְּשֶּׁנִכְנָס לַחֲצַר הַמֶּלֶךְ וְרוֹאֶה שָׂרִים רַבִּים וְנִכְבָּדִים מִשְׁתַּחֲוִים לְאִישׁ אֶחָד – תִּפּוֹל ﬠָלָיו אֵימָה וָפַחַד:
6 000 personnes personnes se rassemblent à New York pour célébrer le 44e Siyoum Harambam International
Plus de 6 000 personnes, hommes, femmes et enfants se sont rassemblées dimanche à l’Armurerie de Bedford Union près de Crown Heights pour célébrer le 44e Siyoum Harambam International. Cet événement majeur a mis en vedette une programmation exceptionnelle d’orateurs éminents, accompagnée de musique inspirante et de danses animées qui ont transformé cette journée en une véritable fête communautaire.
L’Armurerie de Bedford, imposante structure historique située au cœur de Brooklyn, a été transformée pour l’occasion en un vaste espace de célébration et d’étude. Les murs normalement austères de ce bâtiment militaire ont résonné des chants traditionnels et des discussions érudites autour de l’œuvre monumentale de Maïmonide.
Une tradition d’étude qui traverse les générations
Le Siyum Horambam, qui marque l’achèvement du cycle d’étude du Michnei Torah – l’œuvre magistrale de Rabbi Moïse ben Maïmon (Maïmonide ou Rambam) – est devenu une tradition annuelle suivie par des communautés juives du monde entier. Cette célébration internationale revêt une importance particulière pour la communauté Habad-Loubavitch, qui perpétue l’enseignement du Rabbi encourageant l’étude quotidienne du Rambam.
Les participants, venus de tous les quartiers de New York mais aussi de l’étranger, ont pu assister à des discours inspirants de rabbins et d’érudits renommés qui ont souligné l’importance et la pertinence des enseignements du Rambam dans le monde contemporain.
Une ambiance festive et spirituelle
L’atmosphère était à la fois solennelle et joyeuse, reflétant la double nature de l’événement : la conclusion d’un cycle d’étude rigoureuse et le début immédiat d’un nouveau cycle. Des orchestres de musique hassidique ont accompagné les moments de célébration, tandis que des cercles de danse se formaient spontanément au centre de l’armurerie.
Les familles entières ont participé à cette journée mémorable, transmettant ainsi aux plus jeunes générations l’importance de l’étude continue et de la préservation des traditions. Des activités spéciales étaient organisées pour les enfants, leur permettant de se familiariser avec les enseignements du Rambam d’une manière ludique et accessible.
Un événement qui renforce la cohésion communautaire
Cette 44e édition du Siyum Horambam International à Brooklyn témoigne de la vitalité de la communauté juive de New York et de son attachement profond aux traditions d’étude. Au-delà de sa dimension religieuse, l’événement a également servi de plateforme pour renforcer les liens communautaires et promouvoir l’unité.
Les organisateurs ont exprimé leur satisfaction quant au succès de cette journée et ont déjà commencé à planifier les célébrations de l’année prochaine, espérant attirer encore plus de participants pour perpétuer cette tradition d’étude collective qui traverse les âges.



















































































Le « Dvar Malchout » en captivité du Hamas : le père d’Omer Shem Tov révèle
Le père d’Omer Shem Tov montre le « Dvar Malhout » que son fils a étudié pendant sa captivité à Gaza
Dans une interview le père et la sœur d’Omer Shem Tov ont raconté comment il a survécu à 450 jours de captivité, passant une partie du temps dans les tunnels du Hamas et en cellule d’isolement | « Ces derniers jours, il priait beaucoup, demandant à D.ieu que quelque chose se passe, qu’il puisse quitter cet endroit. Puis, après environ 50 jours, ils sont venus le chercher et l’ont transféré ailleurs », a raconté son père avec émotion.
Malki, le père d’Omer Shem Tov, a donné aujourd’hui sa première interview depuis la libération de son fils.
Entre autres, le père d’Omer a raconté : « Pendant le premier accord de libération des otages, Omer ne savait pas que son compagnon de captivité allait être libéré. « Cela les a surpris, Itaï ne savait pas qu’il allait être libéré. Ils sont venus leur dire qu’ils allaient les séparer. Omer a dit qu’après deux jours, il a compris qu’Itaï avait probablement été libéré. À ce moment-là, Omer a été transféré dans un autre tunnel, profond et long. Il a été placé dans une cellule très petite, où il ne pouvait même pas se tenir debout ou étendre les bras. Une petite cellule, sombre, sous terre, sans électricité. On lui a donné une petite lampe de poche mais parfois la batterie s’épuisait, et il restait dans l’obscurité totale. »
« Au début, on lui donnait des pitas, mais à un moment donné, il ne recevait que des biscuits », a ajouté le père. « L’eau qu’il recevait était salée, impropre à la consommation. C’était très difficile. Il raconte que les derniers jours, il lui était très difficile mentalement et physiquement de tenir bon. »
« Ces derniers jours, il priait beaucoup, demandant à D.ieu que quelque chose se passe, qu’il puisse quitter cet endroit. Puis, après environ 50 jours, ils sont venus le chercher et l’ont transféré ailleurs », a raconté son père avec émotion.
Les terroristes qui le retenaient ont trouvé des livres laissés par des soldats de Tsahal, et les lui ont apportés. Le père d’Omer a montré lors de l’interview à YNET un livret « Dvar Malhout », à partir duquel il a étudié la portion hebdomadaire de la Torah et les discours du Rabbi, ce qui lui a apporté encouragement et réconfort durant cette période extrêmement difficile.
Actuellement, Omer est en route vers la Maison Blanche pour une rencontre avec le président américain Donald Trump « pour le remercier et pour qu’ils fassent tout leur possible afin de ramener tout le monde à la maison. »
Sur la Chaîne 13, les parents d’Omer ont été interviewés et ont montré le livret « Dvar Malhout » sur lequel était inscrit le nom du soldat « Yoel Elbaz ». « Omer veut te le rendre… »
Omer Shem Tov de retour de captivité : Un témoignage de foi et d’espoir
Tétsavé : Tes vêtements parlent pour toi : que révèlent-ils vraiment ?
Lettre du Rabbi : Comment adopter un enfant – Le fondement d’une relation saine
Cette lettre est adressée au Professeur Ze’ev Falk, un éminent professeur de l’Université Hébraïque de Jérusalem, qui était très impliqué dans le droit familial juif d’un point de vue halakhique. Le Rabbi aborde la question de savoir si les enfants adoptés devraient être informés qu’ils sont adoptés, démontrant que tant d’un point de vue halakhique qu’humanitaire, tromper les enfants de cette manière est extrêmement préjudiciable. Il est intéressant de noter que l’opinion du Rabbi, qui à l’époque était contraire à la pratique acceptée (comme le Rabbi le détaille dans la lettre), est depuis devenue beaucoup plus acceptée dans la communauté scientifique. Des études ont démontré que la découverte tardive de l’adoption est très préjudiciable à un enfant, et les parents adoptifs sont régulièrement conseillés de dire à leurs enfants qu’ils sont adoptés dès leur jeune âge, dès qu’ils sont assez grands pour comprendre. Il convient de noter que cette lettre concerne l’opinion du Rabbi sur la question de savoir si les enfants qui ont été adoptés devraient être informés qu’ils sont adoptés. Lorsqu’il s’agit de questions concernant l’adoption en général, un rav hassidique devrait être consulté. Il y a de nombreuses autres lettres où le Rabbi aborde ce sujet.
22 Sivan 5725
M. Ze’ev Falk,
Salutations et bénédictions !
En réponse à votre lettre :
Il est inutile pour moi de souligner que le Choulhan Aroukh a le dernier mot dans tout ce qui concerne un Juif. Il en va de même pour les conseils et les orientations ; tant qu’on s’appuie sur le Choulhan Aroukh, on peut donner des conseils et des orientations pour la vie d’un Juif. Si quelqu’un donne des conseils qui ne sont pas conformes au Choulhan Aroukh, ce n’est pas simplement un mauvais conseil — la personne s’est disqualifiée en tant que guide. En d’autres termes, quand quelqu’un me demande conseil et que je veux donner un avis honnête, je dois voir ce que dit le Choulhan Aroukh et le suivre. Car si je savais que le Choulhan Aroukh disait quelque chose et que je m’en écartais, ce serait la plus grande forme de tromperie — car la personne qui me demande conseil le fait en supposant que je suis un Juif dont le chemin est éclairé par la Torah.
Par conséquent, en ce qui concerne la question de l’adoption contemporaine, dans laquelle on ne dit pas aux enfants qu’ils sont adoptés — de sorte que même s’ils souhaitent suivre le Choulhan Aroukh [en ce qui concerne les interdictions de yihoud et de contact physique qui s’appliquent à quiconque n’est pas un parent de sang], ils ne peuvent pas le faire dans ces circonstances — clairement, une telle adoption est interdite par la Torah.
Puisque — comme nos sages nous le disent — « la Torah a été donnée pour le bien de l’humanité », il est clair que cette approche n’est pas bonne pour les enfants ou pour les parents adoptifs, non seulement dans l’Olam Haba, mais aussi dans ce monde. La question de savoir si nous comprenons ou non logiquement en quoi c’est négatif est secondaire, car on ne peut pas avancer un argument logique quand il y a une directive claire du Choulhan Aroukh.
Puisque vous êtes médecin, je n’ai pas besoin de vous citer des dizaines de preuves dans le domaine de la médecine, où les traitements et les médicaments sont utilisés sur la base de l’expérience [qu’ils fonctionnent] plutôt que de la compréhension [pourquoi ils fonctionnent]. La compréhension vient après, et il y a des choses dont nous ne comprenons toujours pas l’efficacité, et pourtant elles sont néanmoins utilisées — sur la base d’essais et d’expériences — avec beaucoup de succès. C’est pour le côté positif.
Il en va de même pour le côté négatif : Il y a des dizaines d’exemples de traitements pour les malades, et même de choix de mode de vie des personnes en bonne santé, où, lorsque l’expérience montre qu’une certaine action ou une certaine chose est nuisible, les médecins annoncent immédiatement que ces choix de mode de vie sont préjudiciables, sans attendre de comprendre du tout ; et certainement sans attendre de comprendre pleinement quel est l’élément nocif et comment il est nocif.
En outre, il est vrai pour de nombreux aspects de la Torah et des mitsvot que, avec le temps, les avantages d’agir conformément à la Torah sont rendus clairs d’un point de vue mondain, et les inconvénients de ne pas suivre les interdictions de la Torah sont également observés. Cela après qu’ils aient été considérés pendant longtemps comme des décrets non compréhensibles.
Dans de nombreux cas d’adoption dont j’ai eu connaissance, où les parents adoptifs ont caché à leurs enfants qu’ils n’étaient pas leurs vrais parents, plus tard, lorsqu’ils ont finalement révélé qu’ils avaient trompé leurs enfants, mon expérience a montré que cela a conduit à des tragédies et à des relations hostiles, parfois même à de la haine de la part des enfants adoptés. La douleur que les parents adoptifs ont traversée est indéniable.
Si vous y réfléchissez un peu, il n’est pas surprenant que l’adoption de cette manière mène à de tels résultats, car il est impossible qu’une vie construite sur le mensonge — un mensonge qui affecte l’âme même d’un garçon ou d’une fille — ne conduise pas à la rupture des relations que l’enfant a avec ceux qui lui sont proches.
Si on dit de tout mensonge que la vérité finira par éclater, c’est d’autant plus vrai quand il s’agit d’un mensonge comme celui-ci, qui dure des années et affecte la vie quotidienne. Il est impossible que le secret ne soit pas révélé, que ce soit par des voisins ou des amis, intentionnellement ou non.
Il convient de noter que l’adoption de cette manière est relativement nouvelle — seulement quelques décennies — et même ainsi, les cas de complications et de tragédies sont nombreux. Et d’autant plus aujourd’hui, où ces adoptions sont de plus en plus courantes, parce que les médecins et les travailleurs sociaux font pression et conditionnent l’adoption à ce que la relation entre les parents adoptifs et les enfants adoptés soit construite sur un mensonge. Les résultats naturels de cela sont faciles à comprendre.
Autre point : Dans les cas typiques, on conseille aux parents adoptifs de dire la vérité aux enfants une fois qu’ils grandissent. Même dans ces cas [quand les enfants ne l’ont pas découvert par accident, mais par leurs parents], les enfants viennent avec une plainte sincère : « Pourquoi m’avez-vous trompé ? »
Qui plus est — et ceci aussi est essentiel — dans de nombreux cas, les parents adoptifs ne trouvent pas la force de dire à leurs enfants adoptés qu’ils les trompaient chaque jour depuis de nombreuses années, et finalement, les enfants adoptés découvrent la vérité par des étrangers.
En résumé : Le bien ultime global pour un Juif dépend des instructions de notre Torah ; en suivant le principe fondamental depuis le temps de la réception de la Torah — na’aseh venishma, faire avant de comprendre. Ce bien ultime n’est pas seulement dans le monde à venir mais aussi dans ce monde. Même si nous ne parlons pas de Juifs, l’approche consistant à tromper les enfants adoptés finira en tragédie ; après un court moment ou longtemps — la vérité éclatera.
Bien que ce ne soit pas ma profession, sur la base des cas dont j’ai connaissance (et il s’ensuit que ceux impliqués dans le domaine connaissent beaucoup plus de tels cas), je n’ai aucun doute que cette approche doit être entièrement changée, et la relation entre les parents adoptifs et les enfants adoptés doit être établie sur la vérité dès le début. C’est la relation naturelle qu’ils devraient avoir.
Il est difficile de croire que dans la plupart des cas, les parents adoptifs peuvent espérer une relation naturelle entre eux et leurs enfants adoptifs exactement comme celle des parents biologiques et de leurs enfants [même s’ils ne leur disaient pas la vérité. Et même si cela fonctionnait dans de rares cas,] il n’y a aucune raison d’établir une façon normative d’agir basée sur des instances qui sont l’exception à la règle.
Je ne vous cacherai pas que la longueur avec laquelle j’ai écrit la deuxième partie de cette lettre n’est pas seulement dans l’espoir que vous serez d’accord avec moi que selon le Choulhan Aroukh, la pratique d’adopter des enfants et de ne pas leur dire la vérité doit être abandonnée. [C’est aussi dans l’espoir] que vous utiliserez votre influence pour persuader les psychologues qu’ils devraient abandonner cette pratique d’un point de vue psychologique au moins, car il est quasi certain que les résultats seront à l’opposé de ce qui est optimal — un cœur brisé de la part de l’enfant adopté, et de la déception de la part des parents adoptifs.
Au lieu que [les autorités] fassent pression [sur les parents adoptifs] et posent comme condition qu’ils doivent mentir à l’enfant adopté, ils devraient établir la relation sur la vérité dès le début, avec une relation vraie et naturelle. Cela s’avérera être pour le bénéfice des parents adoptifs et des enfants adoptés, comme discuté ci-dessus.
Avec estime et bénédiction.
Évidemment, cela m’intéressera de connaître votre réponse à tout ce que j’ai écrit ci-dessus, et [j’espère] qu’il est inutile pour moi de souligner que ce devrait être une réponse ouverte et franche.
Les Chiva de Mme Dvora Azoulay ע’ה se dérouleront au 37, rue Collange 92300 Levallois
Mme Dvora a’h Azoulay , Chlou’ha de Levallois-Perret a quitté ce monde le 30 Chevat – Roch ‘Hodech Adar 5785.
Les Chiva de Mme Dvora Azoulay ע »ה se dérouleront au :
37, rue Collange 92300 Levallois
Code grille résidence : 9518
Bâtiment A1
Interphone : Azoulay
1er étage
Horaires des visites : De 9h00 à 22h00
Horaires des Minyanim à Levallois
Mardi 4 Adar – 4 mars
Cha’harit : 8h30
Min’ha : 18h20
Arvit : 19h15
Mercredi 5 Adar – 5 mars
Cha’harit : 8h30
Min’ha : 18h20
Arvit : 19h15
Jeudi 6 Adar – 6 mars
Cha’harit : 8h30
Min’ha : 18h20
Arvit : 19h15
Vendredi 7 Adar – 7 mars
Cha’harit : 8h30
Min’ha : 13h30
Dimanche 9 Adar – 9 mars
Cha’harit : 9h00
Fin de la Chiva
Les offices dans les batei habad continueront à se dérouler comme d’habitude.
La famille a besoin de 16 personnes pour chaque office. Merci à chacun pour sa participation.
Avec l’espoir que nous méritions très bientôt la résurrection de tous les disparus par la venue imminente du Machia’h.
« Le Rambam lui-même était présent » : Célébration centrale du 44e Siyoum du Rambam à Jérusalem
La célébration centrale de clôture de l’étude du Rambam à Jérusalem, organisée par les Jeunes de l’Association Habad de Jérusalem, s’est tenue hier soir, à l’issue du Shabbat de la paracha Terouma, dans la salle de réception 770 du quartier Ramat Shlomo. L’événement a été organisé pour marquer la conclusion du 44ème cycle d’étude du Rambam et l’ouverture du 45ème cycle, en présence de Ravs et de personnalités publiques.
Les invités d’honneur étaient le Rav Daniel Alter, Rav de la communauté « Ari Shebachaboura » et fils du Admour de Gour (l’auteur du « Pnei Menachem »), ainsi que le Rav Izik Landau, Rav de la ville de Bnei Brak. À leurs côtés étaient présents les Ravs de Jérusalem, les Ravs de Habad, les émissaires du Rabbi et les Rabbins des quartiers, venus honorer la Torah et renforcer l’étude du Rambam.
Des centaines de hassidim Habad et d’habitants de Jérusalem se sont rassemblés pour cette imposante célébration. L’événement festif s’est déroulé dans une atmosphère sublime autour de tables dressées pour un repas de Melavé Malka plein de splendeur, dans la grande salle « Beit Rabbeinou 770 » à Ramat Shlomo, sous la présidence du Mara D’Atra, le Rav Yossef Itshak Havlin.
L’événement, organisé par les Jeunes de l’Association Habad de Jérusalem, a rassemblé des centaines de personnes, femmes et enfants, étudiants quotidiens du Rambam, amateurs de Torah et admirateurs de cette grande institution. Tout cela sous la direction des grands maîtres de la Torah et du hassidisme qui sont venus renforcer et encourager les étudiants du Rambam et, parallèlement, exprimer leur gratitude et leur respect envers l’initiateur de cette institution, notre Rav, le leader de notre génération.
La cérémonie a débuté par les paroles impressionnantes du maître de cérémonie légendaire, le Rav Naftali Hacohen Roth, président des Jeunes de l’Association Habad de Jérusalem. Citant les paroles du Rabbi prononcées lors d’une réunion festive à l’occasion de la conclusion du Rambam: « Comment pourrait-on ne pas participer à la conclusion du Rambam, car le Rambam lui-même sera présent », le Rav Roth a déclaré avec grande émotion que nous assistons ici, dans cette grande salle, à des scènes exceptionnelles d’étonnement sacré, unis et solidaires autour de l’institution d’étude du Rabbi, connectés à l’initiateur de l’institution. Ainsi, le Rambam et le Rav, fondateur de l’institution, sont présents avec nous ici, et c’est le moment opportun de se renforcer et d’influencer les autres dans l’observance des saintes institutions du Rabbi, en particulier dans l’étude du Rambam.
Selon la coutume des hassidim, l’émissaire du Rabbi et représentant de Habad à la municipalité de Jérusalem, le Rav Yaakov Halperin, a été invité à monter à la tribune pour ouvrir par un chapitre des Psaumes – le chapitre du Rabbi – et par des paroles de bénédiction. Le Rav Halperin, qui a participé activement à l’organisation de l’événement et qui a fourni un soutien constant tout au long de l’année aux maisons Habad et aux institutions Habad, a souligné le grand mérite que le Rav nous a accordé avec ce merveilleux cadeau qui unit hommes, femmes et enfants dans l’étude de la Torah dans son intégralité. Dans ses paroles, il a également loué la coopération avec le département de la culture religieuse de la municipalité de Jérusalem, qui a fourni l’aide financière nécessaire à la réussite de l’événement.
En prélude à la cérémonie de clôture, le Rav Yossef Itshak Tzirkus, Rav de la communauté Or Menachem Mendel, l’un des dirigeants de la yeshiva Torat Emet et des Ravs de Jérusalem, a prononcé un discours enthousiaste sur les vertus de l’étude du Rambam, sur l’effervescence que le Rav a suscitée parmi tout Israël, en Israël et dans le monde, sur les dizaines de milliers d’innovations en Torah dans les paroles du Rambam qui ont été renouvelées, écrites et imprimées grâce à cette sainte institution.
Suite aux paroles du Rabbi Tzirkus, un moment émouvant a eu lieu lorsque le représentant des enfants d’Israël, le soldat de l’armée de Hashem, Moshe Uri Bialkovich, élève du Talmud Torah Habad Gilo à Jérusalem, a été invité sur l’estrade pour conclure le Sefer Hamitzvot du Rambam, révélant au public son amour pour l’étude du Rambam et son choix d’étudier à la fois le Mishné Torah et le Sefer Hamitzvot.
Le Gaon Rav Izik Landa, Rav de la ville de Bnei Brak, a été honoré de diriger la conclusion du 44ème cycle. Le Rav Landau a merveilleusement expliqué le mérite de l’institution d’étude du Rambam et a souligné, entre autres, la qualité de l’étude qui s’améliore de cycle en cycle grâce à la multiplication des éditions des livres du Rambam qui illuminent les yeux avec des explications accessibles à tous, en profondeur et en simplicité, tout cela aussi grâce à cette sainte institution.
Le Mara D’Atra, le Rav Yossef Itshak Havlin, a été honoré d’ouvrir le 45ème cycle. Le Rav Havlin a invité et encouragé le public à rejoindre le nouveau cycle et a souligné le cadeau spécial – un volume élégant de l’édition du Rambam expliqué, offert à chaque participant par les Ravs de Habad de Jérusalem, afin d’encourager l’étude quotidienne du Rambam.
Après une pause marquée par un chant puissant, avec tout le public debout et dansant, le Gaon Rav Daniel Alter, chef de la communauté « HaAri Sheba’haboura », a été invité à prendre la parole et a captivé l’audience par ses paroles émouvantes. Le Rav Alter a réchauffé les cœurs et a souligné le grand mérite que, par la connexion à cette institution, chacun se connecte au Rav, d’une manière qui approfondit le lien spirituel et renforce l’engagement à continuer à diffuser la lumière de l’étude du Rambam et les enseignements du Rabbi partout.
Au cours de la célébration, le Rav Aharon Benayahu, l’un des Ravs du quartier de Ramot, et le Rav Baruch Hadad, émissaire du Rabbi dans le quartier de Minhat Yerushalayim et l’un des principaux organisateurs de la célébration de clôture, ont prononcé des paroles de Torah et de bénédiction, soulignant la révolution que l’institution du Rabbi a provoquée dans l’étude du Rambam.
L’estrade présidentielle a été ornée par la présence des Ravs éminents parmi les Ravs de Habad à Jérusalem et les Ravs des quartiers, suivis d’une liste de nombreux Ravs distingués.
La soirée a été accompagnée par le chant émouvant du Rabbi Simcha Friedman et le claviériste hassidique Rav Avreimi Cohen, qui ont transformé chaque moment en une occasion joyeuse et unificatrice. Comme il sied aux jours du mois d’Adar – « Quand entre Adar, on augmente la joie » – le public s’est joint aux mélodies, aux chants, à la joie et aux danses.
L’organisation et la production du programme et de l’ensemble de l’événement ont été supervisées avec succès par une équipe de Ravs dévoués.
Liste des Rabbanim présents à la célébration de clôture du Rambam à Jérusalem :
Invités d’honneur
Le Gaon Rav Daniel Alter – Rav de la communauté « Ari Shebachaboura » et fils du Admour de Gour (l’auteur du « Pnei Menachem »)
Le Gaon Rav Izik Landau – Rav de la ville de Bnei Brak
Présidence
Rav Yossef Itshak Havlin – Mara D’Atra de la communauté Habad de Ramat Shlomo (autorité Rabbinique locale)
Rav Naftali Hacohen Roth – Président des Jeunes de l’Association Habad de Jérusalem et maître de cérémonie
Orateurs
Rav Yaakov Halperin – Émissaire du Rabbi et représentant de Habad à la municipalité de Jérusalem
Rav Yossef Itshak Tzirkus – Rav de la communauté Or Menachem Mendel, dirigeant de la yeshiva Torat Emet
Rav Aharon Benayahu – Rav du quartier de Ramot
Rav Baruch Hadad – Émissaire du Rabbi dans le quartier de Minhat Yerushalayim
Ravs présents sur l’estrade
Rav Ephraim Bougard – Dayan au tribunal Rabbinique et Rav de la communauté Habad à Ramot
Rav David Bardogo – Dayan et Rav du quartier Ramat Shlomo
Rav Yaakov Goldschmidt – Rav de la communauté Habad à Har Nof, dirigeant de la yeshiva centrale Tomchei Temimim
Rav Touvia Zilbershtrom – Rav de la synagogue Habad « Heichal Levi Itshak » dans le quartier Habad de Jérusalem
Rav Baruch Hadad – Émissaire du Rabbi et Rav de la communauté Habad à Malcha
Rav Moshe Tzvi Halperin – Rav de la communauté Habad à Ramot D
Rav Menachem Mendel Vahba – Rav et décisionnaire à Jérusalem et à Kfar Habad, directeur du Kollel et de la maison d’étude « Torah Shlema » à Jérusalem
Rav Shneur Zalman Cohen – Émissaire du Rabbi pour le quartier Har Homa
Rav Yossef Tzvi Segal – Directeur du Kollel « Tzemach Tzedek » à Jérusalem
Rav Itshak Meir Segal – Rav de la communauté Habad à Shaarei Hesed
Rav Shaul Silam – Rav de la communauté Habad à Gilo
Rav Hirsch Farber – Émissaire du Rabbi pour le quartier Gilo
Rav Yekutiel Farkash – Rav et décisionnaire des hassidim Habad à Jérusalem
Rav Yossef Itshak Tzirkus – Rav de la communauté « Or Menachem Mendel » à Jérusalem
Rav Aharon Benayahu – Rav du quartier de Ramot
Organisateurs
Rav Noam Roth – Directeur général des Jeunes de l’Association Habad
Rav Itshak Meir Segal – Rav de la communauté Habad à Shaarei Hesed
Rav Shalom Ber Marzel – Émissaire du Rabbi dans le quartier Nachlaot
Rav Baruch Hadad – Émissaire du Rabbi dans le quartier Malcha
Rav Shneur Cohen – Émissaire du Rabbi dans le quartier Har Homa
Rav Israël Cohen – De la direction de la yeshiva Torat Emet
Rav Shlomo Shochat – Activiste Habad à Jérusalem
Rav Avinoam Stern
Rav Dovi Segal – Gabbaï du centre Habad 770 à Ramat Shlomo
Animation musicale
Simcha Friedman – Chant
Avreimi Cohen – Claviériste hassidique














































































































