À Berlin, une nouvelle salle d’étude et synagogue a été inaugurée à la Yechiva Habad-Loubavitch, en mémoire de l’émissaire bien-aimé et inoubliable, le Rav Nahum Ber, fils de R’ Levi Persman, émissaire de la ville de Potsdam et de l’État de Brandebourg, dont l’anniversaire de décès a lieu cette semaine.
Une cérémonie émouvante s’est tenue hier soir à Berlin pour l’inauguration d’une nouvelle salle d’étude et synagogue (zal) à la yeshiva Habad-Loubavitch. Cette installation a été dédiée à la mémoire du Rav Nahum Ber Persman, émissaire bien-aimé de la ville de Potsdam et de l’État de Brandebourg, dont le deuxième anniversaire de décès est commémoré cette semaine.
L’événement a réuni de nombreux Ravs et émissaires de toute l’Allemagne, ainsi que des membres des communautés juives de Berlin et de Potsdam, témoignant de l’impact profond que le Rav Persman a eu dans la région.
Un parcours de dévouement et de service
Le Rav Nahum Ber Persman, né le 27 Iyar 5731 (22 mai 1971) à Tachkent, était le fils de R’ Levi et Malka Persman. Nommé d’après son arrière-grand-père, R’ Nahum Dov Ber de Klimovitch, il n’avait que trois mois et demi lorsque sa famille a émigré en Israël, s’installant à Nahalat Har Habad.
Après avoir étudié à la petite yeshiva Torat Emet, il a poursuivi son éducation à la yeshiva centrale Tomchei Tmimim au « 770 » à New York pour son année de « Kvutza » en 1992.
Le Rav Nahum Ber Persman a’h
Suite à son mariage avec Michal, fille du Rav Meir Bostomsky de Kfar Habad, en 1996, le couple est parti en mission pour le Rabbi à Potsdam, en Allemagne. Là, ils ont fondé la maison Habad et des jardins d’enfants pour les résidents juifs de la région. Le centre Habad a également établi un kollel pour les personnes âgées, appelé « Kollel Torah », dirigé par le Rav Moshe Weber et le Rav Ben Zion Lipsker.
En 2018, le Rav Persman avait reçu l’autorisation de construire un grand bâtiment pour la maison Habad, prévu pour être érigé près du parlement régional de la province. Le complexe devait comprendre une synagogue, des bureaux, une école, un kollel, et accueillir des cérémonies de mariage et des événements pour la communauté juive locale.
Vers le mois de Kislev 5782 (novembre 2021), il avait posé la première pierre d’une synagogue Habad dans sa ville de Potsdam. Malheureusement, quelques mois plus tard, le 5 Adar II 5782 (8 mars 2022), le Rav Persman est décédé des suites d’un accident vasculaire cérébral.
Une transformation symbolique
Lors de la cérémonie d’inauguration, le Grand Rav de Berlin et émissaire du Rabbi, Rav Yehuda Teichtal, a prononcé un discours émouvant à la mémoire du Rav Persman. Il a souligné un fait particulièrement symbolique : le bâtiment qui abrite aujourd’hui la yeshiva appartenait autrefois aux nazis. « C’est un exemple parfait de la transformation de l’obscurité en lumière », a-t-il déclaré, illustrant comment un lieu autrefois associé à la haine est maintenant consacré à l’étude de la Torah et à la vie juive.
Le directeur général des institutions BBL (Beit Berlin Loubavitch pour russophones) et directeur de la yeshiva, le Rav Elisha Pavlotsky, a également pris la parole lors de l’événement, touchant profondément l’assistance par ses propos.
L’importance de la continuité
Le directeur spirituel de la yeshiva, le Rav Yehiel Weber, s’est entretenu avec les étudiants sur le thème « Vehahai yiten el libo » (« Le vivant prendra à cœur »), soulignant l’importance de tirer des leçons de vie de ceux qui nous ont quittés. Il a partagé une série d’événements remarquables qui se sont déroulés grâce à l’influence continue du Rav Persman, notamment à travers l’un de ses proches qui réside maintenant à proximité de la yeshiva.
Parmi les invités d’honneur figuraient des membres de la famille du Rav Persman : son beau-père, le Rav Meir Bestomsky, son beau-frère R’ Mendy Bestomsky, ainsi que R’ Alexander Buchman, un généreux donateur qui soutient activement la yeshiva.
Un nouvel élan pour l’éducation juive à Berlin
La yeshiva, ouverte l’année dernière, commence maintenant les inscriptions pour l’année scolaire 5786 (2025-2026), profitant de ses nouvelles installations qui comprennent cette salle d’étude fraîchement inaugurée et une bibliothèque impressionnante.
L’institution est conçue pour les jeunes hommes qui souhaitent étudier la Torah dans une atmosphère familiale, hassidique et chaleureuse, tout en ayant la possibilité de compléter leur baccalauréat. Cette approche équilibrée reflète la vision du Rav Persman, qui croyait fermement en l’importance d’une éducation juive solide combinée à une préparation adéquate pour la vie professionnelle.
La création de cette nouvelle salle d’étude témoigne non seulement du respect et de l’admiration pour l’héritage du Rav Nahum Ber Persman, mais aussi de la croissance continue de la présence hassidique Habad en Allemagne, un pays dont l’histoire complexe avec le peuple juif rend chaque nouvelle institution juive particulièrement significative.
Après 505 jours de captivité dans les tunnels du Hamas à Gaza, Omer Shem Tov, 22 ans, a enfin retrouvé la liberté et sa famille en Israël. Son retour, marqué par des scènes émouvantes de retrouvailles avec ses parents le 22 février 2025, a été suivi d’un geste symbolique fort : la mise des tefillin, qu’il a partagée sur ses réseaux sociaux avec un message de gratitude.
Dans un message touchant publié sur son compte personnel, Omer a exprimé toute sa reconnaissance : « Shehecheyanou vekiyemanou vehigi’anou lizman hazeh » (Qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a permis d’atteindre ce moment). « Créateur du monde, merci d’avoir été avec moi à chaque instant, » a-t-il ajouté, témoignant de la force spirituelle qui l’a soutenu pendant sa longue détention.
Le jeune homme a également adressé un hommage poignant au peuple israélien : « Peuple d’Israël – il n’y a pas et il n’y aura jamais de peuple comme nous ! Je vous ai vus lutter pour nous, et cela m’a donné la force de croire que je rentrerais à la maison. J’ai ressenti vos prières, et même dans l’obscurité, j’avais une lumière. »
Des défis médicaux particuliers
La libération d’Omer était particulièrement urgente en raison de ses conditions médicales préexistantes. Souffrant d’asthme et de maladie cœliaque, son état de santé était une source d’inquiétude constante pour sa famille et les médecins. Actuellement, il reçoit des soins au Centre médical Rabin de Petah Tikva, où sa famille a veillé à préparer des repas sans gluten adaptés à son état.
Les médecins craignent que l’absence d’alimentation sans gluten pendant sa captivité n’ait aggravé sa condition, compliquant davantage son processus de rétablissement. La maladie cœliaque est une affection auto-immune dans laquelle l’ingestion de gluten entraîne des dommages à l’intestin grêle, et une exposition prolongée peut avoir des conséquences graves sur la santé.
Un long chemin vers la guérison
Si la famille d’Omer se réjouit de son retour, elle reste prudente quant à son état de santé réel. « Nous ne savons pas encore grand-chose de sa condition, mais nous le soutenons autant qu’il en a besoin et le désire, » ont confié ses proches.
La mise des tefillin par Omer représente un pas significatif dans son processus de guérison spirituelle. Dans la tradition juive, cet acte quotidien de prière et de connexion avec Dieu prend une résonance particulière après une épreuve aussi traumatisante.
La pensée pour les autres otages
Malgré la joie des retrouvailles, les pensées de la famille Shem Tov vont également aux autres otages encore retenus à Gaza. « Je souhaite que toutes les autres familles d’otages soient également bénies de ce bonheur, » a déclaré un membre de la famille.
Le retour d’Omer s’inscrit dans un contexte plus large où plusieurs otages ont été libérés, mais où de nombreuses personnes demeurent toujours en captivité. Chaque libération renforce l’espoir des familles qui attendent encore le retour de leurs proches.
Un symbole d’espoir et de résilience
Le témoignage d’Omer, sa gratitude et sa foi inébranlable malgré les épreuves endurées, offrent un puissant message d’espoir et de résilience. Sa capacité à trouver de la lumière même dans les moments les plus sombres de sa captivité résonne profondément avec tous ceux qui suivent son histoire.
Alors qu’il entame son long processus de rétablissement physique et psychologique, son geste de mettre les tefillin et de remercier publiquement Dieu témoigne d’une force intérieure remarquable qui l’aidera sans doute dans son chemin vers la guérison.
Pour beaucoup en Israël, le retour d’Omer et son témoignage de foi représentent un phare d’espoir dans une période particulièrement difficile, rappelant l’importance de la solidarité nationale et de la spiritualité comme sources de force face à l’adversité.
Ariel Oscar Lijo, né à Buenos Aires le 19 octobre 1968, est un avocat et juge fédéral argentin qui vient d’être nommé à la Cour suprême d’Argentine. Le président Javier Milei l’a proposé à ce poste en mars 2024, et sa nomination a été officialisée par décret le 25 février 2025.
Tout au long de sa carrière, le juge Lijo s’est fait connaître pour avoir instruit des affaires à fort impact public impliquant des personnalités politiques de premier plan. Parmi les dossiers sensibles qu’il a traités figurent des enquêtes visant :
– L’ancien président Carlos Menem
– L’ancienne présidente Cristina Fernández de Kirchner
– L’ancien vice-président Amado Boudou dans l’affaire Ciccone
– L’ancien président Mauricio Macri dans l’affaire de la négociation entre le Groupe Macri et Correo Argentino
Un défenseur de la communauté juive et un allié contre l’antisémitisme
La communauté juive argentine se félicite de cette nomination, considérant le juge Lijo comme un allié précieux dans la lutte contre l’antisémitisme. Il est particulièrement reconnu pour son engagement dans la recherche de justice concernant l’attentat contre le bâtiment de l’AMIA (Association mutuelle israélite argentine) survenu il y a 30 ans à Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et plus de 300 blessés.
Le juge Lijo s’est également investi dans l’élucidation des circonstances entourant la mort suspecte du procureur Alberto Nisman. Ce dernier a été retrouvé mort par balle à son domicile en 2015, le matin même du jour où il devait présenter des preuves devant le Congrès argentinien concernant une possible dissimulation par le gouvernement de l’implication de l’Iran dans l’attentat de l’AMIA.
Des liens étroits avec la communauté Habad-Loubavitch
Au-delà de ses fonctions judiciaires, Ariel Lijo entretient des relations privilégiées avec le mouvement Habad-Loubavitch en Argentine. Il participe régulièrement aux événements organisés par cette branche du judaïsme hassidique, présidés par l’émissaire principal, le rabbin Tzvi Grunblatt.
Ces dernières années, il a également rencontré plusieurs personnalités israéliennes de passage en Argentine, notamment :
– Le ministre de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme, Amichai Chikli
– L’ancien Grand Rabbin d’Israël, le rabbin David Lau
Ces rencontres ont été facilitées par son ami, le rabbin Haïm Oirechman, émissaire de Habad en Argentine.
Perspectives pour la justice argentine
La communauté juive espère que dans ses nouvelles fonctions à la Cour suprême, le juge Lijo continuera à défendre les valeurs de justice et d’équité, tout en maintenant son engagement contre l’antisémitisme. Sa nomination intervient dans un contexte politique en mutation en Argentine, avec l’arrivée au pouvoir du président libertarien Javier Milei, lui-même connu pour ses positions favorables à Israël.
L’expérience du juge Lijo dans des affaires complexes impliquant des personnalités politiques de tous bords pourrait apporter une nouvelle dynamique à la plus haute juridiction du pays, à un moment où l’Argentine traverse des défis économiques et sociaux majeurs.
Bouleversement en Allemagne : Friedrich Merz devrait devenir le prochain chancelier d’Allemagne • Il est ami avec les émissaires Habad dans le pays, admirateur et soutien d’Israël, et invité aux événements de la communauté juive • L’émissaire du Rabbi et Grand Rabbin de Berlin – le Rav Yehuda Teichtal : « Il nous a accueillis à de nombreuses reprises pour discuter du renforcement de la vie juive à Berlin. C’était bien plus qu’un simple accueil chaleureux »
Friedrich Merz, né le 11 novembre 1955 à Brilon (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), est sur le point de devenir le prochain chancelier d’Allemagne après la victoire de son parti lors des élections fédérales de 2025. Le leader conservateur, qui a conduit la CDU/CSU à redevenir la première force politique du pays avec 28,5% des suffrages, devra néanmoins former une coalition pour gouverner, ne disposant pas d’une majorité absolue au Bundestag avec 208 élus sur 630 sièges.
Cette ascension marque le retour au premier plan d’un homme politique qui avait quitté la vie politique en 2009, après avoir été écarté de la présidence du groupe parlementaire CDU/CSU par Angela Merkel en 2002, considérée depuis comme son « éternelle rivale ».
Un parcours politique et professionnel riche
Issu d’une famille de notables rhénans d’origine française et huguenote, Friedrich Merz a commencé sa carrière politique comme député européen de 1989 à 1994, avant de siéger au Bundestag entre 1994 et 2009. Après son retrait de la politique, il s’est reconverti avec succès dans le monde des affaires, occupant notamment des postes à responsabilité dans plusieurs entreprises, dont la présidence de la filiale allemande de BlackRock, le plus grand fonds d’investissement au monde.
Son retour en politique s’est concrétisé en décembre 2021 lorsqu’il a été largement élu à la tête de la CDU avec 62,1% des voix, marquant une rupture officielle avec l’ère Merkel. Il a ensuite repris la tête du groupe CDU/CSU au Bundestag et s’est positionné comme le principal opposant au gouvernement de coalition dirigé par Olaf Scholz.
Un soutien ferme d’Israël et ami de la communauté juive
Au-delà de son parcours politique traditionnel, Friedrich Merz s’est distingué par son engagement fort en faveur d’Israël et de la communauté juive allemande. Il entretient notamment des relations privilégiées avec les émissaires du mouvement Habad-Loubavitch en Allemagne.
Le Rav Yehuda Teichtal, émissaire du Rabbi de Loubavitch et rabbin de Berlin, témoigne de cette proximité : « Merz est un ami personnel et proche et un grand ami d’Israël. Au fil des ans, il nous a accueillis à de nombreuses reprises pour discuter du renforcement de la vie juive à Berlin. C’était bien plus qu’un simple accueil chaleureux. »
Cette relation s’inscrit dans la vision politique de Merz qui souligne régulièrement la responsabilité historique de l’Allemagne de soutenir Israël et de combattre l’antisémitisme. Après l’attaque du 7 octobre 2023, il s’est rendu en Israël et a vivement critiqué le gouvernement Scholz pour les restrictions imposées sur les accords de sécurité avec l’État hébreu.
Sa position sur ce sujet est sans équivoque, comme en témoigne sa déclaration de 2023 rapportée par YNET, dans laquelle il affirmait que l’Allemagne « n’accorderait pas d’asile aux Palestiniens car il y a déjà trop d’antisémites » dans le pays.
Un positionnement politique conservateur et atlantiste
Sur le plan idéologique, Friedrich Merz présente un positionnement conservateur sur les questions sociétales, tout en défendant une orientation économique libérale orthodoxe. Il se montre critique de la bureaucratie et plaide pour une fiscalité allégée.
En matière de politique migratoire, il s’est opposé à l’accueil massif de migrants en Allemagne décidé par Angela Merkel lors de la crise migratoire de 2015. Il a annoncé en janvier 2025 son intention de durcir les règles d’indemnisation du chômage, de réduire les impôts et les aides aux migrants.
Sur les questions énergétiques, il s’est montré critique de la sortie du nucléaire décidée par Angela Merkel en 2011, la qualifiant de « journée noire pour l’Allemagne » lors de la fermeture des dernières centrales en 2023.
Perspectives pour l’Allemagne et ses relations internationales
L’arrivée au pouvoir de Friedrich Merz marque un tournant dans la politique allemande après les années Merkel et le court intermède du gouvernement Scholz. Son orientation conservatrice et son approche plus affirmée en matière de défense et de politique étrangère pourraient modifier sensiblement le positionnement de l’Allemagne sur la scène internationale.
Pour la communauté juive allemande et les relations germano-israéliennes, cette élection est perçue comme un signal positif. La proximité du futur chancelier avec les représentants de Habad et son soutien déclaré à Israël laissent présager un renforcement des liens entre les deux pays et une attention particulière portée à la lutte contre l’antisémitisme en Allemagne.
Dans un contexte européen et mondial en pleine mutation, marqué par des tensions géopolitiques croissantes, le futur gouvernement Merz devra relever de nombreux défis. Le nouveau chancelier a d’ailleurs indiqué vouloir préparer l’Allemagne à une ère de conflits et a précisé que sa première priorité stratégique serait le rétablissement de la capacité allemande de dissuasion et de défense.
Une Farbrenguen (réunion hassidique) animé et captivant s’est tenue jeudi dernier à la Yeshiva « Torat Emet » de Jérusalem à l’occasion du jour de la Hilloula de la Rabbanit Haya Mouchka, le 22 Chevat.
Le Mashpia Rav Michaël Taieb a encouragé les étudiants Tmimim à renforcer leur attachement au Rabbi, à se connecter au service divin avec plaisir et joie, et à ne pas se contenter d’une simple « acceptation du joug » (kabbalat ol).
La salle d’étude de la yeshiva était comble pour l’occasion, rassemblant des dizaines d’étudiants venus participer à cette commémoration annuelle. L’atmosphère, à la fois solennelle et joyeuse, reflétait parfaitement l’esprit hassidique que le Rav Taieb s’efforce de transmettre à ses élèves.
Entre tradition et émotion
« La Rabbanit Haya Mouchka nous a montré par son exemple personnel comment vivre avec un dévouement total à la mission du Rabbi, » a expliqué le Rav Taieb au début de son intervention. « Sa discrétion et son soutien indéfectible représentent un modèle pour chacun d’entre nous dans notre propre service divin. »
Lors de cette Farbrenguen spéciale, le Rav Taieb a enrichi son discours de dizaines d’histoires hassidiques originales et a élevé spirituellement les participants jusqu’aux premières heures du matin. Parmi ces récits, plusieurs témoignages personnels concernant la Rabbanit ont particulièrement ému l’assistance.
Une invitation à l’intériorité
Le point central de l’enseignement du soir portait sur la transformation de l’observance des mitsvot, d’un acte mécanique à une expérience intérieure profonde. « Le Rabbi nous demande non seulement d’accomplir les commandements, mais de les vivre avec notre âme entière, » a insisté le Rav Taieb.
Cette approche, caractéristique de la philosophie Habad, invite les étudiants à développer une conscience plus profonde dans chaque aspect de leur pratique religieuse.
Des chants qui rassemblent
Entre les différentes parties de l’enseignement, les participants ont entonné des nigounim (mélodies hassidiques) traditionnels, créant des moments de communion intense. Ces interludes musicaux, alternant entre des airs méditatifs et des mélodies plus joyeuses, ont contribué à l’ambiance unique de la soirée.
La Farbrenguen s’est conclue par une série de résolutions prises collectivement par les étudiants, chacun s’engageant à améliorer un aspect particulier de son étude ou de sa pratique en l’honneur de la Rabbanit.
Cette commémoration annuelle s’inscrit dans la tradition des événements organisés par la yeshiva Torat Emet, l’une des institutions d’enseignement Habad les plus anciennes et les plus respectées de Jérusalem.
À l’intersection de l’art et du bien-être, Oraloa redéfinit les loisirs créatifs en proposant des expériences artistiques thérapeutiques accessibles à tous. En collaborant avec des artistes talentueux du monde entier, cette marque visionnaire transforme chaque création en un voyage vers la sérénité et l’épanouissement personnel.
Dans un monde où le stress et l’agitation dominent notre quotidien, Oraloa se distingue comme un véritable havre de paix créatif. Cette marque visionnaire a fait de l’Art-Thérapie sa signature, proposant des expériences artistiques qui vont bien au-delà du simple loisir créatif. Parmi ses créations les plus inspirantes, le kit « Pense bien, tout ira bien » se révèle être un véritable joyau de bien-être.
Le Diamond Painting : Un Art Méditatif pour Tous
Le diamond painting est une activité créative fascinante, aussi appelée broderie diamant, canevas diamant ou encore peinture diamant. Cette technique permet de créer un tableau scintillant à l’aide de petits strass colorés placés méticuleusement sur une toile adhésive. Ces perles, taillées en forme de diamants carrés ou ronds, captent la lumière et donnent vie à l’œuvre avec un effet étincelant unique.
La magie de cette activité réside dans sa simplicité accessible et son pouvoir apaisant. En plaçant chaque petit diamant selon un code couleur précis, vous entrez dans un état de concentration relaxante, similaire à la méditation. Le temps semble s’arrêter, l’esprit se libère des préoccupations quotidiennes, et chaque petit « clic » d’un diamant posé devient une satisfaction immédiate.
Une Œuvre Spirituelle par Yaakov Abergel
Ce qui rend la création « Pense bien, tout ira bien » particulièrement exceptionnelle est le talent remarquable de l’artiste Rav Yaakov Abergel. Reconnu pour sa sensibilité artistique et sa capacité à capturer l’essence spirituelle de ses sujets, Abergel nous offre ici un portrait saisissant du Rabbi Yossef-Itshak Schneerson. Chaque trait, chaque nuance du portrait témoigne de la profondeur spirituelle et de la sagesse bienveillante qui caractérisaient ce guide inspirant. L’artiste a su immortaliser non seulement l’apparence physique du Rabbi, mais aussi l’aura de sérénité et d’espoir qu’il dégageait.
Un Kit Complet pour une Expérience Immersive
Le kit diamond painting d’Oraloa contient tout le matériel nécessaire pour réaliser votre projet :
– Une toile adhésive de qualité supérieure sur laquelle des symboles et chiffres sont clairement imprimés
– Tous les diamants colorés dont vous aurez besoin, soigneusement organisés dans des sachets individuels
– Les accessoires indispensables : un stylet ergonomique avec différents embouts pour saisir les diamants
– Un plateau pratique pour y déposer vos perles pendant le travail
– Une légende détaillée imprimée sur le côté de la toile pour vous aider à vous repérer
Ce kit n’est pas qu’un simple projet artistique – c’est une véritable invitation à la méditation active. Inspiré par le message profondément optimiste du Rabbi précédent, cette œuvre vous guide vers une réflexion positive et vous insuffle courage face aux défis quotidiens. En travaillant sur ce portrait, vous établissez une connexion particulière avec l’héritage spirituel qu’il représente.
Une Pratique Aux Bienfaits Multiples
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L’Engagement d’Oraloa Envers l’Art et le Bien-être
Oraloa incarne cette philosophie unique qui allie création artistique et développement personnel. En collaborant avec des artistes talentueux comme Yaakov Abergel, la marque vous offre l’opportunité de créer des pièces uniques tout en honorant des figures spirituelles importantes.
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Suite au jour de l’Hilloula du 22 Chevat, le Rav Elyahou Shveicha, émissaire du Rabbi dans le quartier du Grand Bloc à Tel Aviv, présente quelques courtes histoires sur la Rabbanit Haya Mouchka, qu’il a entendues de première main et qui ne sont pas largement connues.
J’ai entendu du Rav Elazar Gelbstein de Kfar Habad :
Il avait l’habitude, lorsqu’il entendait la porte du bureau du Rabbi s’ouvrir, de courir pour ouvrir la porte principale du 770 quand le Rabbi sortait, et ils se tenaient derrière la porte par respect et révérence. À plusieurs reprises, il a eu ce mérite et chaque fois, le Rabbi disait merci, « a dank ».
Une fois, il a entendu la porte du bureau du Rabbi s’ouvrir, il a couru pour ouvrir et s’est tenu derrière la porte. Bien sûr, il ne voyait pas, mais c’était la Rabbanit Tsadkanit, elle s’est approchée de lui et a dit, c’est une erreur – « iz a taot »…
Un Juif parmi les Hassidim est allé voir la Rabbanit Haya Mouchka et a demandé son conseil : on avait proposé un shiddouh (arrangement matrimonial) pour son fils, cela semblait bon et approprié, mais la jeune fille proposée était d’origine séfarade.
La Rabbanit a immédiatement exprimé son étonnement et n’a pas compris quel était le problème. Elle a ajouté qu’elle avait entendu de son mari au sujet des qualités des jeunes filles séfarades et de leur crainte de D.ieu, alors quel était le problème ?
La Rabbanit avait l’habitude de porter une perruque avec un chapeau par-dessus. Il y avait deux perruquières différentes qui s’occupaient des perruques de la Rabbanit, l’une Madame Kugel de Crown Heights et l’autre une perruquière de Flatbush. Et le Mesharet Bakodesh (assistant) les conduisait régulièrement.
La Rabbanit a dit à un Bahour : j’ai entendu qu’il y a des Bahourim qui imitent le Rabbi dans plusieurs domaines, mais pourquoi n’imitent-ils pas le Rabbi dans sa propreté et dans son changement de vêtements quotidien.
La Rabbanit était très discrète dans ses actions, par exemple : près des employés réguliers de la maison, elle récitait de temps en temps des Tehillim (Psaumes) à partir du livre, etc., mais quand il y avait un invité dans la maison, aucun livre n’était visible sur la table.
Les nuits où le Rabbi était éveillé, la Rabbanit restait toujours éveillée aussi. Pendant les retransmissions des farbrengens (rassemblements hassidiques), il y avait dans la salle de diffusion un téléphone d’où la transmission était faite vers la maison du Rabbi. La Rabbanit s’asseyait à table et plaçait le téléphone dans une assiette creuse, et écoutait ainsi le farbrengen.
La Rabbanit cuisinait pour Pessah – même pendant Chol HaMoed, mais après sa chute, R’ David Malka a commencé à préparer la nourriture. Il préparait la nourriture dans le sous-sol avant la fête pour toute la durée de la fête. Ils lavaient les œufs avant Pessah. Le Rabbi utilisait du lait pendant Pessah, mais pas de chocolat; le chocolat qui arrivait pour Pessah était placé dans l’armoire des produits vendus [pendant la fête].
Le Rav Elyahou Shveicha, né en 1988 à Nachalat Har Habad (Kiryat Malachi), est un émissaire du mouvement Habad-Loubavitch dans le quartier du Grand Bloc à Tel Aviv. Après des études à la Yeshiva Beit HaRam puis à Tomchei Tmimim de Kfar Habad, et un séjour au quartier général mondial de Habad à New York (le « 770 »), il s’est marié en 2012 avec Chaya Mouchka, fille du Rabbin Yaakov Naki.
Sa carrière comprend plusieurs fonctions importantes :
Rabbin de la synagogue Shaarei Hashalom dans le nord de Tel Aviv
Directeur de la Yeshiva d’été des Jeunes Loubavitch (depuis 2009)
Éditeur à l’Institut Or HaHassidout
Il est particulièrement reconnu pour :
Ses cours fascinants sur divers sujets de Torah, diffusés sur les réseaux sociaux et en podcasts
Ses enseignements sur l’histoire des Tanaïm (sages de la Mishna)
Sa vaste connaissance des enseignements du Rabbi de Loubavitch et des documents historiques liés à celui-ci
La survivante de la captivité, Agam Berger, est venue avec ses parents à la Maison d’Agoudat Hassidei Habad 770 à Kfar Habad, où elle a écrit un « Pidyon Nefesh » (demande de bénédiction) pour le Rabbi et a prié dans la réplique de son bureau. Cette visite fait suite à la participation de la mère de la rescapée au voyage historique organisé par les Jeunes Habad au Ohel du Rabbi l’année dernière. La visite a été accompagnée par les émissaires du Rabbi à Holon et des représentants des Jeunes Habad.
Le 7 octobre 2023 restera gravé comme l’une des dates les plus sombres de l’histoire récente d’Israël. Ce jour-là, Agam Berger, jeune Israélienne pleine de vie, participait au festival de musique Nova dans le sud d’Israël, près de la frontière avec Gaza. Ce qui devait être une journée de célébration et de joie s’est transformé en cauchemar lorsque des combattants du Hamas ont lancé une attaque surprise, provoquant la mort de nombreux participants et l’enlèvement de plusieurs dizaines d’autres, dont Agam.
La jeune femme a été emmenée comme otage dans la bande de Gaza, plongeant sa famille et ses proches dans une angoisse indescriptible. Ses parents, Shlomi et Merav Berger, se sont immédiatement mobilisés, rejoignant le collectif des familles d’otages qui a œuvré sans relâche pour attirer l’attention internationale sur le sort des personnes captives.
Une famille unie dans l’épreuve
Pendant la captivité d’Agam, ses parents n’ont jamais cessé de se battre. Merav Berger a notamment participé à un voyage historique organisé par les Jeunes Habad au tombeau du Rabbi de Loubavitch à New York, cherchant force et espoir dans la spiritualité face à cette épreuve déchirante. Cette démarche témoigne de la diversité des ressources, tant émotionnelles que spirituelles, auxquelles les familles des otages ont fait appel pour traverser cette période traumatisante.
La détermination et la résilience de la famille Berger ont été remarquables. Comme de nombreuses autres familles d’otages, ils ont dû apprendre à vivre avec l’incertitude, alternant entre espoir de libération et crainte pour la vie de leur fille.
La libération : un nouveau chapitre
Après plusieurs mois de captivité dans des conditions extrêmement difficiles, Agam Berger a finalement été libérée, rejoignant le groupe des « survivants de la captivité » (שורדת השבי). Sa libération a apporté un immense soulagement à sa famille et à tous ceux qui suivaient son histoire, mais le chemin vers la guérison, tant physique que psychologique, ne faisait que commencer.
Le processus de réadaptation pour les anciens otages comme Agam est complexe et multidimensionnel. Il implique non seulement la guérison des blessures physiques potentielles, mais aussi le traitement du traumatisme psychologique profond résultant de l’expérience de captivité.
Une visite symbolique à Kfar Habad
Récemment, Agam Berger et ses parents ont effectué une visite significative au centre Habad « 770 » à Kfar Habad, une réplique du célèbre quartier général mondial du mouvement Loubavitch à Brooklyn. Cette visite symbolique témoigne de leur gratitude et de leur besoin de trouver un sens à travers la spiritualité après l’épreuve traversée.
Lors de cette visite, Agam a écrit un « Pidyon Nefesh » (פ »נ), une demande traditionnelle de bénédiction adressée au Rabbi de Loubavitch, a récité des psaumes et a contemplé des images du Rabbi dans la réplique de sa chambre. Ces gestes rituels semblent avoir joué un rôle important dans son processus de guérison et de reconstruction.
La famille a été chaleureusement accueillie par plusieurs personnalités du mouvement Habad, dont le Grand Rabbin de Holon, Yochanan Gurarié, et sa femme Rivka, ainsi que d’autres émissaires et responsables de l’organisation. Menachem Kotner, directeur du département des activités avec les victimes du terrorisme des Jeunes Habad, était également présent, soulignant l’engagement de la communauté envers ceux qui ont souffert de telles épreuves.
Un témoignage d’espoir pour d’autres otages
L’histoire d’Agam Berger, bien que profondément personnelle, s’inscrit dans un contexte plus large. Sa libération et son parcours de résilience représentent un symbole d’espoir pour les familles des otages qui restent encore en captivité. Comme l’a exprimé sa mère, Merav, elle espère pouvoir bientôt retourner au tombeau du Rabbi à New York, cette fois accompagnée de sa fille Agam.
Cette histoire met en lumière les conséquences durables du traumatisme sur les individus et les familles, mais aussi la force extraordinaire que peuvent déployer les êtres humains face à l’adversité. Elle rappelle également l’importance des communautés de soutien, qu’elles soient familiales, religieuses ou sociétales, dans le processus de guérison après un événement traumatisant.
Un avenir à reconstruire
Pour Agam Berger, comme pour tous les survivants d’événements traumatiques, le chemin vers la guérison est long et semé d’embûches. Cependant, le soutien de sa famille, de sa communauté et des professionnels de la santé mentale constitue un réseau précieux pour l’aider à reconstruire sa vie et à trouver un nouvel équilibre.
Son histoire nous rappelle que derrière les gros titres et les enjeux géopolitiques se trouvent des individus ordinaires dont la vie a été bouleversée par des circonstances extraordinaires. Elle met également en lumière la capacité humaine à trouver sens et réconfort dans la spiritualité et les traditions face à l’adversité.
Alors qu’Agam Berger continue son parcours de guérison, son témoignage reste une puissante illustration de la résilience humaine et de l’espoir qui peut persister même dans les situations les plus sombres. Sa présence au centre Habad de Kfar Habad, écrivant une demande de bénédiction et récitant des psaumes, témoigne d’une recherche de sens et de réconfort qui transcende la douleur de l’expérience vécue.