
Prise d’assaut des réserves alimentaires du Hamas
Selon les témoignages recueillis sur place, des groupes de Gazaouis ont forcé l’entrée des entrepôts de farine appartenant au Hamas, situés dans le camp de réfugiés al-Mawasi au centre de la bande de Gaza. Les installations ont été complètement vidées de leur contenu, marquant un tournant dans la dynamique de contrôle des ressources alimentaires dans la région. Cette action survient après la mise en service de quatre centres de distribution d’aide humanitaire, dont deux sont déjà opérationnels.
Chaos autour des centres de distribution humanitaire
La journée de mardi a été marquée par des scènes de chaos au centre de distribution de Tel al-Sultan à Rafah, où des milliers de Gazaouis ont défoncé les barrières de sécurité pour accéder aux provisions stockées sur place. Les images diffusées montrent l’ampleur de la ruée vers les stocks d’aide humanitaire, révélant l’état de détresse de la population locale. Ces incidents illustrent la pression croissante exercée par les besoins humanitaires sur les structures de distribution mises en place.
Stratégie de désinformation du Hamas
Face à cette situation qui échappe à son contrôle, le Hamas a immédiatement qualifié ces incidents d’échec de l’initiative humanitaire. L’organisation a même diffusé de fausses informations aujourd’hui, prétendant qu’une nouvelle intrusion avait eu lieu dans un autre centre de distribution, ce qui s’est révélé être un mensonge. Cette campagne de désinformation témoigne de l’inquiétude du Hamas quant à l’impact de ces centres sur son autorité et son influence sur la population gazaouie.
Enjeux stratégiques de l’aide humanitaire
L’établissement de ces centres de distribution répond à un double objectif : apporter une aide humanitaire directe aux habitants de la bande de Gaza tout en démantèlant le principal levier de pression du Hamas sur la population civile. Le cabinet politico-sécuritaire a approuvé cette décision en tenant compte de ces considérations stratégiques. Les premiers résultats suggèrent que ces installations possèdent un potentiel significatif pour affaiblir les capacités de gouvernance du Hamas et réduire son emprise sur les ressources vitales de la région.
Une première mondiale opérationnelle
Le ministère de la Défense, l’armée de l’air israélienne et la société Rafael ont officiellement révélé mercredi que durant la guerre des « Glaives de fer », Israël a utilisé pour la première fois des systèmes laser pour intercepter des dizaines d’objectifs ennemis. Ces systèmes révolutionnaires constituent une couche de défense supplémentaire dans l’arsenal des armes d’énergie développées par le ministère de la Défense.
Les combattants et combattantes du système de défense aérienne ont appris et déployé sur le terrain ces technologies laser durant le conflit, obtenant des taux d’interception exceptionnellement élevés. Cette prouesse technique s’inscrit dans le développement accéléré entamé suite au déclenchement de la guerre.
Des résultats opérationnels exceptionnels
Le chef de MAFAT (Administration pour le développement des moyens de combat), le colonel de réserve Dr Daniel Gold, a souligné l’importance historique de cette réalisation : « L’État d’Israël est le premier pays au monde à présenter une capacité laser opérationnelle massive pour intercepter des menaces. La vision laser a été démontrée concrètement durant la guerre avec un succès opérationnel et technologique considérable. »
Le responsable a notamment salué « le courage des forces combattantes de Tsahal qui ont fait preuve d’audace dans l’absorption et les opérations initiales avec un grand succès », précisant que les enseignements tirés seront appliqués lors du déploiement permanent des systèmes.
Une technologie révolutionnaire en cours de finalisation
Le chef de la division Recherche et Développement de MAFAT, le colonel Yehuda Elmakis, a qualifié cette réussite de « succès opérationnel mondial premier de ces systèmes sur le champ de bataille ». Il a expliqué que « durant cette période, nous avons accumulé une expérience significative dans l’exploitation et l’activation des technologies laser, et nous avons l’intention d’appliquer l’expérience acquise dans les systèmes opérationnels que nous développons actuellement ».
Le président de Rafael, Dr Yuval Steinitz, a insisté sur la portée stratégique de cette innovation : « Israël est le premier pays au monde qui a réussi à faire mûrir la technologie laser haute puissance jusqu’au développement d’un système opérationnel et au-delà, à effectuer des interceptions opérationnelles en pratique. Le système ‘Magen Or’ sera sans aucun doute un système révolutionnaire qui influencera de manière sans précédent le champ de bataille moderne. »
Vers un changement des règles du jeu régional
Le PDG de Rafael, Yoav Torgeman, a annoncé la livraison imminente du premier système : « Dans la continuation de l’année, nous livrerons au système de défense le premier système laser ‘Magen Or’ qui sortira des chaînes de production de Rafael, un système qui changera l’équation de défense et permettra une interception précise, rapide et peu coûteuse par rapport à tout moyen d’interception existant. »
Le ministre de la Défense Israël Katz s’est également félicité de cette avancée majeure : « Cela changera les règles du jeu dans la région – nos ennemis doivent craindre, non seulement les capacités que nous avons déjà développées, mais les capacités que nous développons aussi maintenant. »
Cette percée technologique positionne Israël comme pionnier mondial dans le domaine des armes laser défensives, ouvrant une nouvelle ère dans les systèmes de protection antimissile à coût réduit et efficacité maximale.
Une analyse des enseignements de Rabbi Méir dans Pirké Avot,
Basé sur les enseignements du Likouté Si’hot, volume 17
Introduction : Le paradoxe de l’érudit désintéressé
Dans le sixième chapitre de Pirké Avot, Rabbi Méir présente un enseignement fascinant qui semble paradoxal à première vue. Il décrit les nombreux bienfaits accordés à celui qui étudie la Torah « lishmah » – de manière désintéressée. Mais une question fondamentale se pose : si un érudit est véritablement « désintéressé », pourquoi lui parler d’intérêts et de bienfaits ?
Cette apparente contradiction nous invite à une réflexion plus profonde sur la nature même de l’étude spirituelle et ses effets transformateurs sur l’individu et son environnement.
Que signifie étudier « Lishmah » ?
Le terme « lishmah » – littéralement « pour elle-même » – désigne une approche d’étude qui transcende tout objectif personnel, même le plus noble. Comme l’explique le Likouté Si’hot :
« Le ‘désintérêt’ désigne une étude qui n’est pas en vue d’une quelconque fin, même pas pour un objectif saint, mais uniquement pour l’étude elle-même. »
L’érudit qui « se consacre » (ossek) à cette étude développe un rapport à la Torah comparable à un homme d’affaires totalement absorbé par ses activités. Sa vitalité entière réside dans l’étude, au point qu’elle devient « toute son existence et son essence. »
Le défi apparent : comment servir D.ieu pleinement ?
Un problème majeur se pose alors : si cet érudit consacre toute son énergie à l’étude pure, comment peut-il développer les autres aspects essentiels du service divin ? Comment peut-il :
Comme le souligne le Talmud : « Quiconque dit ‘Je n’ai que la Torah’ (et ne la met pas en pratique), même la Torah, il ne l’a pas. »
L’Innovation révolutionnaire de Rabbi Méir
Rabbi Méir apporte une réponse révolutionnaire à ce dilemme. Il explique que l’érudit désintéressé « mérite de nombreuses choses » – et ces « choses » ne sont pas de simples récompenses, mais des qualités qui l’aident précisément dans tous les autres aspects du service divin.
Cette innovation repose sur un principe fondamental : la récompense divine est proportionnelle à l’acte accompli. Puisque l’étude désintéressée représente le niveau le plus élevé de connexion à D.ieu, elle génère naturellement des qualités qui facilitent l’ensemble de la vie spirituelle.
Deux catégories de bienfaits
Rabbi Méir distingue subtilement deux types de « choses » que reçoit l’érudit :
1 – Les Qualités qui Demandent un Effort Personnel
Certains bienfaits nécessitent encore un investissement personnel de l’érudit :
Le langage utilisé par Rabbi Méir est précis : la Torah « le revêt » et « le conditionne » – indiquant que ces qualités deviennent accessibles mais requièrent une activation personnelle.
2 – Les Dons Spontanés
D’autres bienfaits sont accordés pleinement, sans effort particulier :
Ces qualités émergent spontanément car elles découlent directement de sa connexion profonde à la Torah.
La sagesse pratique de l’érudit spirituel
Un aspect particulièrement remarquable concerne la capacité de l’érudit à donner des conseils pratiques, même dans les affaires matérielles. Rabbi Méir explique que précisément parce qu’il étudie la Torah de manière désintéressée, il acquiert « une compréhension parfaite des réalités du monde. »
Cette sagesse n’est pas théorique mais pratique. L’érudit ne donnera conseil que s’il a la clarté nécessaire, et quand il le fait, c’est avec la force de la Torah de vérité. Même si ses conseils semblent parfois contraires à la logique humaine commune, ils portent en eux une dimension transcendante qui garantit leur bénéfice.
Un message rassurant pour la Communauté
L’enseignement de Rabbi Méir s’adresse aussi à ceux qui pourraient douter de la pertinence des conseils d’un érudit « détaché du monde. » Il les rassure : puisque cet homme « aime et réjouit les créatures, » ses conseils sont donnés avec bienveillance et compétence. La communauté peut avoir confiance en sa guidance.
Une Voie accessible à tous
Le Tanya nous enseigne que « l’essentiel de la préparation de Lishmah se pratique, chez le Beinoni (l’homme intermédiaire), au début de son étude. » Cela signifie que l’approche désintéressée n’est pas réservée aux grands érudits, mais accessible à chacun.
La clé réside dans l’effacement personnel au moment de commencer l’étude. Comme au mont Sinaï, où le peuple juif a dit « nous ferons » avant « nous comprendrons, » il s’agit de s’annuler devant l’infini de la Torah divine pour pouvoir la recevoir véritablement.
Implications contemporaines
Cet enseignement résonne particulièrement à notre époque où l’on cherche souvent à compartimenter vie spirituelle et vie pratique. Rabbi Méir nous montre que :
Conclusion : L’Harmonie parfaite
L’enseignement de Rabbi Méir révèle l’harmonie parfaite de la voie spirituelle authentique. L’érudit qui étudie de manière totalement désintéressée ne devient pas un ermite coupé du monde, mais au contraire un être profondément connecté, capable d’enrichir sa communauté par sa sagesse, sa bienveillance et ses conseils éclairés.
Cette leçon nous invite à repenser notre approche de l’étude et de la spiritualité. Plutôt que de chercher des bénéfices immédiats, l’approche « lishmah » nous promet une transformation bien plus profonde : devenir des êtres complets, capables de servir D.ieu et d’enrichir le monde dans tous les aspects de notre existence.
En cette période qui précède Chavou’ot, fête du don de la Torah, cet enseignement nous rappelle que recevoir véritablement la Torah nécessite cette même disposition d’effacement et de réceptivité que nos ancêtres ont manifestée au mont Sinaï. C’est dans cette humilité que nous pouvons accéder aux « nombreuses choses » promises par Rabbi Méir à celui qui étudie la Torah pour elle-même.
« Celui qui se consacre à l’étude de la Torah de façon désintéressée mérite de nombreuses choses… il devient comme une source jaillissante et comme un fleuve dont le courant ne s’interrompt jamais. » – Rabbi Méir, Pirké Avot 6:1
Par le Rav Yossef Itshak Havlin
Les Trois Interprétations du Midrash
1 – Les Sept Voix et les Soixante-dix Langues
Selon la première explication, chaque commandement se divisa en sept voix. Cette « grande voix » était grande précisément parce qu’elle possédait sept voix distinctes qui se répandirent ensuite dans toutes les directions.
Ces voix ne restèrent pas limitées à la langue sainte uniquement, mais descendirent et se prolongèrent dans les soixante-dix langues de l’humanité. Autrement dit, la révélation ne fut pas restreinte mais était grande et universelle.
2 – Source de Toute Prophétie
La deuxième explication enseigne que de cette voix originelle prophétisèrent tous les prophètes qui se levèrent par la suite. Cela signifie que la voix ne s’éteignit pas après l’événement du Sinaï, mais se prolongea continuellement.
De cette voix du don de la Torah découlèrent tous les sujets qui furent révélés ensuite par les prophètes et les sages de chaque génération. Comme il est écrit dans le Midrash : « Même les sages qui se dressent dans chaque génération, chacun d’eux reçut sa part du Sinaï. »
3 – L’Absence d’Écho (Bat Kol)
Le troisième commentaire affirme qu’il n’y eut pas d’écho à cette voix. Qu’est-ce qu’un écho ? C’est le retour du son original. Normalement, tout son produit un écho qui revient et résonne.
Mais la voix du don de la Torah fut une voix telle qu’elle n’eut pas d’écho.
Les Questions Soulevées par le Troisième Commentaire
Cette troisième interprétation soulève plusieurs difficultés importantes :
Les deux premières interprétations soulignent clairement la grandeur et la force illimitées de cette voix. La première montre qu’elle ne fut pas limitée à la langue sainte seule, et qu’elle ne fut pas limitée au moment du don de la Torah uniquement, mais se répandit vers le bas dans toutes les langues et se prolongea à travers toutes les générations.
Mais le troisième commentaire pose problème : le fait qu’il n’y ait pas eu d’écho ne prouve pas la force de cette voix. Au contraire, cela semble indiquer une faiblesse. Si la voix était forte, elle aurait dû produire un écho encore plus grand.
Plus une voix est forte, plus son écho est puissant. Et puisque cette voix n’eut pas d’écho, cela semblerait indiquer sa faiblesse plutôt que sa force.
Pourquoi ce Miracle était-il Nécessaire ?
Le Saint, béni soit-Il, ne fait pas de miracles gratuitement, sans utilité. Puisque naturellement toute voix a un écho, et tout son fort a un écho fort, pourquoi était-il nécessaire ici de changer la nature ? Pourquoi la grande voix du don de la Torah n’eut-elle pas d’écho ?
Le Saint, béni soit-Il, ne fait pas de miracles sans raison. Quel était donc le but de ce miracle ?
L’Explication Proposée
Certains commentateurs expliquent que la nécessité de ce miracle était d’éviter toute erreur de compréhension, car l’écho est un autre son. S’il y avait eu un écho, les gens auraient pu l’entendre par la suite et penser qu’il s’agissait d’autre chose, d’une autre divinité.
C’est pourquoi il était très important qu’il n’y ait pas d’écho, pour qu’aucun ne puisse penser qu’il s’agissait de quelque chose d’autre, d’une autre divinité.
Critique de cette Explication
Cependant, cette explication n’est pas satisfaisante. Tout d’abord, dans un écho, on reconnaît qu’il ne s’agit pas d’un autre son, mais du retour du son lui-même. On reconnaît dans l’écho que ce n’est pas un autre son, mais l’écho du son qui était ici.
De plus, concernant la voix du don de la Torah qui venait des quatre directions du monde, des cieux et de la terre, et de toutes les directions en même temps, il n’y eut pas d’erreur. Le même Midrash dit aussi que la voix du « Je suis l’Éternel ton Dieu » arriva de toutes les directions, des cieux et de la terre, de tous les endroits.
Si de cela il n’y eut pas d’erreur, certainement qu’il n’y a pas lieu de craindre d’erreur d’un écho venant peu de temps après la voix, qui est reconnaissable puisqu’on y entend la voix et les mêmes mots qui ne sont que l’écho de la voix entendue juste avant.
La Signification Profonde d’Ano’hi
Le début des Dix Commandements, qui englobe tous les commandements, est le mot « Anokhi » (Je suis). Sur cela, il est dit dans le Talmud qu’Anokhi contient les initiales de « Ana Nafshi Ketavit Yehavit » (J’ai écrit et donné Mon âme).
Le Saint, béni soit-Il, dit : « Dans la Torah, J’ai mis Mon âme, J’ai donné Mon âme. » C’est-à-dire que dans le don de la Torah, l’Essence même du Saint, béni soit-Il, écrivit et donna Sa propre essence dans les Dix Commandements qu’Il prononça à ce moment-là.
Une Révélation Personnelle à Chaque Individu
En disant à chaque homme d’Israël individuellement « Anokhi Elokekha » (Je suis ton Dieu), et non pas « Anokhi Elokeikhem » (Je suis votre Dieu), le Saint, béni soit-Il, révèle à chacun : « Moi, J’ai mis Mon essence dans la Torah » – à chaque individu personnellement.
Et pas seulement aux enfants d’Israël de cette génération-là, mais comme l’enseignent nos Sages, toutes les âmes – tant des générations qui précédèrent le don de la Torah que tous les enfants des générations futures – les âmes qui étaient des générations d’avant le don de la Torah (les Patriarches saints), et tous les enfants des générations futures furent présents au mont Sinaï.
Pourquoi les Âmes Passées Devaient-elles Être Présentes ?
Pourquoi fallait-il que les âmes qui existaient avant le don de la Torah soient présentes ? Elles n’existaient plus alors.
La réponse est qu’elles devaient pouvoir recevoir les révélations et les sujets du Jardin d’Eden supérieur. Elles devaient recevoir la révélation du « Je suis l’Éternel ton Dieu » pour pouvoir ensuite être des réceptacles pour les révélations qui devaient leur advenir dans le Jardin d’Eden supérieur.
À chacun d’Israël individuellement, le Saint, béni soit-Il, donna Sa propre essence dans toute Sa personnalité.
L’Interprétation de la Continuité
On pourrait penser que le sujet de « J’ai donné Mon âme » ne concerne que les Dix Commandements. Mais les sujets de la Torah qui furent révélés par la suite, et particulièrement par les prophètes et les sages de chaque génération – bien que ces sujets aussi ne furent pas dits par les prophètes et les sages de leur propre esprit, Dieu nous en préserve, car ils parlèrent sous l’inspiration divine – peut-être que tous ces sujets qui vinrent après le don de la Torah n’ont pas en eux la force du don de la Torah, ne contiennent pas l’Anokhi lui-même.
Peut-être ne s’y trouve-t-il pas l’essence divine elle-même, mais ce sont seulement des commandements généraux adressés à l’ensemble et non des enseignements pour chaque individu personnellement.
La Réponse : Tout Vient de la Grande Voix
Sur cela il est dit « Kol Gadol V’lo Yasaf » – tous les sujets de la Torah qui se révèlent dans chaque génération, tous proviennent de la grande voix du don de la Torah, de la voix d’Anokhi Elokekha, dont le contenu est que Son essence même parle à chaque individu d’Israël personnellement.
Le fait que ces sujets ne furent pas révélés jusqu’à ce que vienne tel prophète ou tel sage particulier et les dise, c’est parce qu’il n’avait pas encore été donné à cette âme la permission de prophétiser. Car chaque sujet de la Torah a un temps particulier où il doit se révéler de la voix du don de la Torah.
Cela signifie que cette voix ne s’est pas arrêtée – elle continue constamment. C’est la même voix d’Anokhi Elokekha.
Les Sept Commandements des Fils de Noé
Il y a encore une interprétation selon laquelle la voix du don de la Torah se divisa en soixante-dix langues. Que vient enseigner cela ?
Les fils de Noé sont obligés dans sept commandements, et Israël doit diriger les fils de Noé. Quand la main d’Israël n’est pas assez forte pour s’efforcer qu’ils accomplissent leurs sept commandements, comme il est écrit dans le Rambam.
Pour qu’il ne monte pas à l’esprit que leurs sept commandements sont secondaires et n’ont pas de rapport avec le don de la Torah, la Torah dit « Kol Gadol V’lo Yasaf » – que la voix du don de la Torah se divisa en soixante-dix langues. C’est-à-dire que même les commandements qui sont pour les soixante-dix langues des nations, eux aussi découlent de la grande voix du don de la Torah.
L’Obligation de Reconnaissance Divine
Les non-Juifs ne doivent pas seulement accomplir ces commandements à cause d’un commandement général, mais à cause du commandement spécifique du don de la Torah. Ils ne doivent pas seulement accomplir ces commandements parce que la raison les y oblige.
Au contraire, ils doivent les accomplir parce que le Saint, béni soit-Il, les a commandés dans la Torah et nous l’a fait savoir par Moïse notre maître – que les fils de Noé ont des commandements que le Saint, béni soit-Il, a commandés.
Même les soixante-dix langues doivent savoir que leurs commandements viennent d’Anokhi Elokekha, du fait que le Saint, béni soit-Il, a commandé cela à Moïse.
Conclusion
Cette étude révèle la profondeur extraordinaire de l’expression « Kol Gadol V’lo Yasaf ». Loin d’être une simple description historique, elle enseigne que la révélation du Sinaï continue de résonner à travers toutes les générations, s’adressant personnellement à chaque individu, et s’étendant même aux nations du monde à travers leurs commandements spécifiques.
La question de l’absence d’écho reste un mystère profond qui invite à une réflexion continue sur la nature unique de la révélation divine au Sinaï.
Un quart de siècle de reconstruction spirituelle
Le Centre des Rabbins d’Europe célèbre cette année ses 25 ans d’existence, un demi-jubilé qui marque un tournant dans l’histoire du judaïsme européen contemporain. Fondé pour coordonner les activités rabbiniques à travers le continent, cette organisation a joué un rôle crucial dans la renaissance des communautés juives après les traumatismes du XXe siècle.
« Voir tous ces Rabbanim réunis là où nos ancêtres ont péri, c’est un message extraordinaire de renaissance », confie l’un des participants à ce rassemblement exceptionnel. L’organisation rassemble aujourd’hui des centaines de dirigeants spirituels, principalement issus du mouvement Habad-Loubavitch, qui œuvrent dans toute l’Europe pour revitaliser la vie juive.
Auschwitz-Birkenau : un pèlerinage chargé d’émotion
La visite des camps d’Auschwitz et de Birkenau s’inscrivait dans le programme du congrès organisé à Cracovie. Ces lieux de mémoire, où plus d’un million de Juifs ont été assassinés, revêtent une signification particulière pour ces dirigeants religieux dont la mission consiste précisément à faire renaître ce qui avait été détruit.
« Nous sommes venus ici non pas seulement pour nous souvenir, mais pour affirmer que la vie juive continue et prospère en Europe », explique un Rav participant. Cette démarche s’inscrit dans une tradition de pèlerinage mémoriel, mais aussi dans une volonté de transformer le deuil en force créatrice.
La photo de groupe, prise dans ce lieu symbolique, devient ainsi un témoignage visuel puissant de cette renaissance. Elle montre des hommes de foi, portant leurs habits traditionnels, debout là où leurs prédécesseurs ont été anéantis, incarnant la continuité du peuple juif malgré les tentatives d’extermination.
Cracovie, berceau historique du judaïsme polonais
Le choix de Cracovie pour accueillir ce congrès n’est pas anodin. Cette ville fut pendant des siècles l’un des grands centres de la vie juive européenne, abritant des communautés florissantes et des académies talmudiques renommées. Avant la Seconde Guerre mondiale, la Pologne comptait plus de trois millions de Juifs, constituant la plus importante communauté juive d’Europe.
« Tenir notre congrès ici, c’est reconnecter avec nos racines historiques », souligne un responsable du Centre. La ville, qui abrite encore aujourd’hui des vestiges significatifs du patrimoine juif, notamment dans le quartier de Kazimierz, offre un cadre symbolique fort pour cette commémoration.
Un message d’espoir pour l’avenir
Cette photo collective transcende le simple souvenir pour devenir un symbole de résistance et de renaissance. Elle illustre la manière dont les communautés juives européennes se sont reconstruites après la catastrophe, portées par une nouvelle génération de dirigeants spirituels déterminés à maintenir vivante la flamme de la tradition.
Le mouvement Habad-Loubavitch, particulièrement actif dans cette reconstruction, a envoyé ses émissaires dans toute l’Europe pour y établir des centres communautaires, des écoles et des synagogues. Cette présence massive de Rabbanim à Auschwitz témoigne de l’ampleur de ce travail de renaissance spirituelle.
« Cette image restera dans l’histoire comme le symbole de notre victoire sur ceux qui voulaient nous détruire », affirme un participant. Effectivement, voir ces centaines de dirigeants religieux réunis sur les lieux mêmes de l’extermination constitue une réponse puissante à l’idéologie nazie et un gage d’espoir pour les générations futures.





Un officier au service du spirituel et du militaire
Le Rav Its’hak Neymarkצ incarne une figure singulière : émissaire du mouvement Habad-Loubavitch de Hébron et officier dans les forces armées israéliennes. Cette double fonction lui permet d’agir directement auprès des combattants, non seulement en tant que commandant militaire mais aussi comme guide spirituel.
Sa démarche de distribuer personnellement des boîtes de tsedaka et des Hitat à chaque jeep et tank de son secteur s’inscrit dans une perspective de « קידוש השם » (sanctification du Nom divin) et de « נחת לרבי » (satisfaction pour le Rabbi). Cette action témoigne de sa volonté d’associer dimension opérationnelle et élévation spirituelle dans le cadre de ses responsabilités militaires.

Le Rav Its’hak Neymark
La collaboration avec « Ezer Lehaval » de Kfar Habad
L’organisation « Ezer Lehaval » de Kfar Habad a apporté son soutien logistique à cette initiative spirituelle. Cette collaboration permet de fournir des Hitat et des boîtes de tsedaka pour l’ensemble des véhicules militaires sous le commandement du Rav Neymark.
Le projet « Soutien au soldat » développé par cette organisation comprend habituellement un système d’aide matérielle diversifiée, mais dans ce cas précis, l’accent était mis sur l’accompagnement spirituel des combattants à travers la mise à disposition de ces boîtes de charité.
Un impact spirituel sur les opérations militaires
Cette initiative revêt une importance particulière dans le contexte de l’opération « Épées de fer » et de l’entrée imminente à Khan Younis. En tant qu’officier responsable de son secteur, le Rav Neymark a utilisé sa position pour offrir aux soldats sous ses ordres la possibilité d’accomplir la mitsva de tsedaka même en situation de combat.
Cette approche reflète la philosophie Habad selon laquelle les actions spirituelles accompagnent et renforcent l’efficacité des missions temporelles. La présence d’un émissaire Habad au sein même du commandement militaire permet une intégration naturelle des valeurs spirituelles dans l’action opérationnelle, créant un pont unique entre le monde militaire et religieux.
Une cérémonie sous le soleil méditerranéen
La ville de Larnaca accueille cette soirée une cérémonie nuptiale qui marque l’union de deux lignées de Chlou’him respectées. Le jeune marié Israël Meir représente la communauté londonienne, où son père le Rav Barouh Levin est une figure respectée des institutions communautaires.
Les Raskin, piliers de la communauté chypriote
Du côté de la mariée, la famille Raskin incarne l’engagement communautaire à Chypre. Le Rav Arieh Zev Raskin, père de la mariée, exerce ses fonctions d’émissaire Habad sur l’île depuis de nombreuses années aux côtés de son épouse Sheindel.
« Cette union représente bien plus qu’un mariage entre deux jeunes gens », confie un proche de la famille. « Elle illustre la force des liens qui unissent nos communautés dispersées à travers le monde. »
Un rassemblement international
L’événement attire des invités venus de multiples horizons. Membres de famille, amis proches et émissaires Habad ont fait le déplacement vers Chypre pour célébrer cette union, témoignant de l’importance des liens familiaux dans la tradition juive orthodoxe.
Une documentation précieuse de l’événement
Le photographe Schneur Schiff, assure la couverture de cette soirée exceptionnelle, garantissant une documentation complète de la cérémonie aux moments de réjouissance.
« Chaque mariage dans notre communauté est unique », explique-t-il. « Celui-ci revêt une dimension particulière par son cadre géographique et la diversité des invités présents. »
Cette union illustre la vitalité des communautés Habad et l’importance des liens intercommunautaires du judaïsme contemporain.






Une organisation née de l’urgence du terrain européen
Fondé en l’an 2000 suite aux demandes pressantes des Rabbanim de communautés dispersées à travers l’Europe, le Centre des Rabbanim d’Europe (RCE) répond depuis 25 ans aux besoins spécifiques du judaïsme continental. « Nous étions confrontés à un isolement croissant et à des défis uniques que seule une structure centralisée pouvait relever », confie un participant au rassemblement cracovien.
Dirigé par une présidence et un conseil composés de représentants de tous les courants du judaïsme européen, l’organisation s’est donné pour mission d’offrir une assistance permanente aux Rabbanim du continent. Installé stratégiquement au cœur des bâtiments de l’Union européenne, le Centre dispose également d’une antenne à Jérusalem, créant un pont institutionnel entre l’Europe et Israël. Cette double implantation permet de traiter simultanément les questions administratives européennes et les interrogations halakhiques complexes.
Un réseau diplomatique au service de la liberté religieuse
Sous la présidence du Rav Menahem Margolin, l’organisation s’est imposée comme un interlocuteur incontournable des instances européennes. Figure familière des couloirs du pouvoir dans chaque capitale européenne, il mène de nombreux combats juridiques et politiques pour préserver la liberté religieuse. « Entre les recours devant les cours constitutionnelles et les négociations parlementaires, notre objectif reste constant : garantir aux Juifs d’Europe l’exercice plein de leur foi », déclare-t-il lors des festivités.
Cette expertise diplomatique s’accompagne d’un soutien halakhique coordonné par le Rav Avraham Aba Turetzky, secrétaire du comité rabbinique. Véritable interface entre les Rabbanim européens et les grandes autorités d’Israël, il centralise des centaines de questions sensibles et coordonne les réponses détaillées. Son rôle s’étend également à l’organisation des contenus des congrès annuels et des formations professionnelles subventionnées par l’organisation.
Des programmes innovants pour les défis contemporains
Le Rav Aryeh Goldberg, directeur général fort de 23 années d’expérience comme superviseur spirituel à la yeshiva « Torat Emet », supervise un programme de formation continue particulièrement dense. Les séminaires halakhiques couvrent des domaines essentiels : conduite des mariages et cérémonies, gestion des Beth Din pour les inhumations, reconnaissance du shatnez, kashrout des mikvaot et leur maintenance – particulièrement cruciale à l’étranger – ainsi que les lois de pureté familiale.
Ces formations spécialisées s’accompagnent de cours de gestion professionnelle : administration des crises communautaires, gestion des difficultés financières, conseil organisationnel. « Il n’est pas rare de rencontrer d’anciens élèves devenus Rabbanim lors de nos congrès européens », souligne-t-il. L’équipe maintient un contact quotidien avec les Rabbanim des communautés à travers l’Europe, assurant un suivi personnalisé des besoins locaux.
Des projets d’envergure continentale
Le Rav Yossef Beinhacker, vice-directeur général, pilote les Centres de bienfaisance européens dédiés à l’établissement de centres de prêt d’équipement médical dans les communautés. Depuis plus de 12 ans, il coordonne également les voyages de Bar/Bat Mitsva qui amènent annuellement en Israël des jeunes Européens de 12-13 ans pour une semaine d’immersion. « Ces séjours, préparés pendant des mois avec les Rabbanim et Rabbaniot de leurs communautés, transforment leur rapport au judaïsme », témoigne un accompagnateur.
Le Rav Yossef Minsky dirige l’expansion ambitieuse de la certification kashrout européenne (EK), visant à rendre accessible l’alimentation casher dans chaque destination du continent. Fort de plus de 30 années d’expertise, il bénéficie de la confiance des plus grandes autorités halakhiques mondiales et des propriétaires d’entreprises alimentaires majeures. Parallèlement, le Rav Eliezer Shulman supervise la communication et la diffusion de l’organisation, s’appuyant sur des conseillers en contenu et marketing parmi les plus expérimentés du secteur.
Cette célébration cracovienne illustre parfaitement la maturité d’une organisation qui, partie des préoccupations locales de quelques Rabbanim, rayonne aujourd’hui sur tout le continent européen.






Une communauté isolée en quête d’identité religieuse
« Il n’y avait rien de juif ici », confie Ori Philosof, homme d’affaires établi sur l’île de Mykonos depuis plusieurs années. « Nous étions là, mais complètement déconnectés. Pas de minyan, pas de nourriture casher – rien du tout. » Pour ses employés juifs, il organisait tant bien que mal des repas de Chabbat et des fêtes religieuses, mais c’était toujours un défi logistique majeur. « Nous devions faire venir la nourriture casher d’Israël ou d’Athènes et prier pour que tout se passe bien. »
Cette situation reflétait le paradoxe de Mykonos : destination de choix pour des milliers de touristes juifs chaque année, l’île restait paradoxalement un désert spirituel pour cette communauté. Les résidents juifs permanents, bien qu’établis sur cette terre grecque baignée de soleil, vivaient une forme d’exil religieux au cœur même de leurs vacances ou de leur nouvelle vie.

L’arrivée providentielle du Rav Friedland
« Je ne connaissais pas grand-chose à Mykonos », admet le Rav Ouziel Moche Friedland. « Mais après plusieurs visites, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup à faire ici. » Lui et son épouse, Shterna Sarah, ont été recrutés par le Rav Mendel Hendel de Habad Grèce pour établir la première présence du mouvement sur l’île. Leur mission : créer ex nihilo une infrastructure religieuse dans ce paradis hédoniste de la mer Égée.
Le couple est arrivé juste après Pessah et a immédiatement commencé à poser les bases de leur projet ambitieux. Rencontres avec les habitants locaux, recherche de fournisseurs casher, prospection immobilière : chaque aspect de cette implantation a nécessité une approche méthodique et patiente. Pour ces émissaires religieux, Mykonos représentait un défi unique, mélange entre mission spirituelle et adaptation à un environnement touristique effervescent.

Un emplacement stratégique face à la mer Égée
Après plusieurs mois de recherches intensives, le couple a trouvé l’emplacement idéal. « Nous avons signé le bail le jour même de notre départ », raconte le Rav Friedland. Située près des plages les plus populaires de Mykonos, la nouvelle Maison Habad trône au sommet d’une colline avec vue imprenable sur la mer Égée. Symboliquement, les mêmes couchers de soleil qui attirent les fêtards illuminent désormais une table de Chabbat.
Cette localisation n’est pas le fruit du hasard. En s’installant au cœur de l’activité touristique, Habad affirme sa volonté d’être accessible à tous, visiteurs comme résidents. La vue spectaculaire sur les eaux turquoise transforme chaque office religieux en une expérience spirituelle unique, où la beauté naturelle de la Grèce se marie harmonieusement avec la tradition juive millénaire.
Des services complets pour une communauté renaissante
Habad accueillera un nouveau rouleau de Torah juste après Chavouot, parfaitement synchronisé avec le début de la haute saison touristique. « Les offices et les repas de Chabbat feront partie de notre programmation régulière », précise le Rav Friedland. Un service de restauration casher haut de gamme est également proposé, rendant enfin possibles les bar et bat-mitsva, mariages et autres célébrations importantes sur l’île.
Cette infrastructure complète transforme radicalement l’expérience juive à Mykonos. Pour les habitants permanents comme Philosof, ce nouveau centre comble un vide existentiel : « C’était quelque chose qui nous manquait vraiment. Pas seulement pour les touristes, mais pour nous tous qui vivons ici toute l’année. » Oranit Lion Mor, résidente depuis cinq ans, exprime sa reconnaissance : « Il est enfin possible de célébrer la vie juive sur l’île. »
Cette ouverture marque ainsi une nouvelle ère pour Mykonos, où tradition spirituelle et modernité touristique coexistent désormais en harmonie sous le soleil méditerranéen.

L’association « Ezer L’Hayal » en action
L’équipe d' »Ezer L’Hayal », dirigée par le Rav Eliahou Goutman, s’active quotidiennement pour soutenir les soldats de Tsahal. Cette organisation basée à Kfar Habad a fait de l’aide aux combattants sa mission principale, particulièrement depuis l’intensification des opérations militaires. L’association achète régulièrement des sandwichs cacher dans l’épicerie d’Aharon Cohen pour les distribuer aux combattants se dirigeant vers les bases du sud et les zones de combat à Gaza.
« Nous faisons tout notre possible pour que nos soldats partent au combat avec de quoi se nourrir correctement », explique un membre de l’équipe. Cette mission, ils l’accomplissent avec dévouement, parcourant les routes pour rejoindre les convois militaires. Leur travail ne se limite pas à la simple distribution : ils organisent leurs tournées selon les mouvements de troupes, anticipent les besoins et s’adaptent aux contraintes sécuritaires.
« Chaque matin, nous chargeons nos véhicules avec des centaines de sandwichs frais », détaille un bénévole. « Nous connaissons les horaires de passage des convois, les points de rassemblement, les itinéraires habituels. Notre objectif est d’être là au bon moment, au bon endroit. » Cette logistique minutieuse permet à l’équipe d’intervenir efficacement sur le terrain.
Le choix de s’approvisionner chez Aharon Cohen n’est pas anodin. « Sa boutique propose une nourriture cacher de qualité, préparée selon nos exigences », précise le Rav Goutman. « Nous savons que nos soldats religieux peuvent manger en toute confiance. » Cette attention aux détails religieux reflète l’engagement profond de la communauté Habad envers ses membres servant dans l’armée.
L’association ne se contente pas de nourrir les corps : elle distribue également des livres religieux, notamment le Tanya, ouvrage fondamental du mouvement Habad. « Un soldat qui part au combat a besoin de force spirituelle autant que physique », souligne un responsable. Cette approche globale caractérise l’action d' »Ezer L’Hayal » sur le terrain.
Une rencontre providentielle sur la route
Après une journée particulièrement intense, l’équipe d' »Ezer L’Hayal » croise un convoi de combattants en route vers l’opération « Merkavot Gideon » à Khan Younes. Les véhicules militaires roulent en formation serrée, chargés d’équipements et de soldats déterminés. L’atmosphère est tendue, comme souvent avant une mission délicate.
Soudain, un soldat portant une barbe bondit du convoi et interpelle les bénévoles : « Auriez-vous par hasard un livre de Tanya et un sandwich cacher ? Je meurs de faim, je n’ai presque rien mangé depuis ce matin… » Sa demande surprend par sa spécificité. Demander à la fois un texte d’étude hassidique et de la nourriture cacher révèle immédiatement son appartenance à la communauté Habad.
« Nous avons tout de suite compris qu’il était des nôtres », se souvient un membre de l’équipe. « Sa barbe, sa façon de parler, sa demande pour le Tanya… tout nous disait qu’il s’agissait d’un jeune Habad. » La scène a quelque chose de surréaliste : au milieu des préparatifs militaires, un soldat recherche à la fois nourriture spirituelle et physique.
Les membres d' »Ezer L’Hayal » fouillent leur véhicule tout-terrain avec une certaine inquiétude. La journée a été longue, les distributions nombreuses. « Nous avions donné notre dernier livre de Tanya une heure plus tôt », explique l’un d’eux. Pour la nourriture, c’est encore plus préoccupant : les glacières semblent vides.
Puis, comme par miracle, ils dénichent un dernier sandwich, caché au fond d’une glacière. Un seul, comme s’il attendait son destinataire. « C’était incroyable », raconte un témoin. « Nous étions convaincus d’avoir tout distribué, et voilà qu’apparaît ce sandwich solitaire, exactement au moment où ce jeune soldat Habad en avait besoin. »
L’identité révélée du soldat affamé
Le soldat affamé se présente : « Je suis Its’hak Cohen, le fils du Rav Aharon Cohen de Kfar Habad », déclare-t-il en prenant le sandwich. Un silence stupéfait s’abat sur le groupe. Its’hak Cohen… le fils du propriétaire de l’épicerie de Kfar Habad où ont été achetés tous les sandwichs de la journée, y compris celui-là même qu’il s’apprête à déguster.
Les membres d' »Ezer L’Hayal » se regardent, médusés. « Nous n’arrivions pas à y croire », raconte l’un d’eux. « De tous les soldats que nous croisons chaque jour, de tous les convois que nous rencontrons sur les routes du pays, c’est le fils d’Aharon Cohen qui nous demande à manger, et c’est justement le dernier sandwich de son père que nous avons à lui offrir. »
L’émotion gagne tout le groupe. Certains sourient, d’autres restent bouche bée devant cette coïncidence extraordinaire. « Its’hak ne savait même pas que nous nous fournissions chez son père », poursuit un bénévole. « Il cherchait juste de quoi se nourrir avant de partir au combat, et c’est la nourriture préparée dans sa propre maison familiale qui lui parvient. »
Le jeune soldat, lui aussi surpris par cette révélation, éclate de rire : « Mon père va avoir du mal à croire cette histoire quand je la lui raconterai. Un sandwich de la maison qui me rattrape en pleine mission militaire ! » L’atmosphère se charge d’une émotion particulière, mêlant joie, surprise et une profonde reconnaissance envers cette providence qui semble orchestrer les événements.
« Quand nous avons réalisé qui il était, nous avons tous été saisis par l’émotion », raconte un témoin de la scène. Le sandwich préparé dans l’épicerie familiale avait traversé tout le pays pour revenir nourrir le fils de son fabriquant, au moment où il en avait le plus besoin.
Une leçon de providence divine
Cette anecdote dépasse la simple coïncidence pour les membres de la communauté Habad. Elle illustre parfaitement leur conviction que rien n’arrive par hasard et que chaque acte de bonté trouve sa destination finale. Dans la philosophie hassidique, chaque événement, même le plus anodin, s’inscrit dans un plan divin plus vaste où tout s’orchestre avec une précision remarquable.
« Cela nous rappelle que nos efforts ne sont jamais vains », confie un responsable d' »Ezer L’Hayal ». « Même quand nous ne savons pas qui recevra notre aide, la providence s’en charge. » Cette conviction profonde anime quotidiennement les bénévoles de l’association, qui voient dans chaque distribution un maillon d’une chaîne invisible reliant les âmes.
Pour la communauté de Kfar Habad, cette histoire résonne comme un enseignement vivant. « Nous parlons souvent de ‘hashgaha pratit’, la providence particulière », explique un habitant du village. « Mais voir concrètement un sandwich partir de chez Aharon Cohen le matin pour nourrir son propre fils le soir, au moment précis où il en avait besoin, c’est extraordinaire. »
L’histoire de ce sandwich devenu légendaire à Kfar Habad continue d’encourager les bénévoles dans leur mission quotidienne auprès des soldats. « Quand nous doutons, quand la fatigue nous gagne, nous repensons à Its’hak et à son sandwich », témoigne un membre d' »Ezer L’Hayal ». « Cela nous redonne la force de continuer. »
Au-delà de l’anecdote touchante, cette histoire révèle la vision Habad du monde : un univers où chaque geste compte, où chaque acte de bonté trouve son chemin vers celui qui en a besoin. « Le Rebbe nous enseignait que même un simple sourire peut changer une vie », rappelle le Rav Goutman. « Cette histoire nous montre que même un simple sandwich peut accomplir des miracles. »
Cette histoire résume parfaitement la philosophie Habad : tout a sa place et sa destination dans ce monde, même un simple sandwich acheté dans une épicerie de village. Une leçon d’humilité et d’espoir qui transcende les circonstances dramatiques de la guerre pour révéler la beauté cachée des connexions humaines.