Près de 200 femmes se sont rassemblées lors d’une soirée exceptionnelle en l’honneur de la Rabbanite ‘Haya Mouchka, de mémoire bénie, à l’initiative du Beth Habad des quartiers 11-12 d’Ashdod. Entre enseignements inspirants, atelier inédit et chants fédérateurs, un message s’est gravé dans les cœurs : vivre pleinement « cet instant présent ».
Dans une atmosphère d’élévation et de joie, s’est tenue hier soir (lundi) à Ashdod la soirée traditionnelle en l’honneur de la Rabbanite tsadéket, Madame ‘Haya Mouchka, de mémoire bénie. L’événement, organisé avec un soin remarquable par le Beth Habad des quartiers 11-12 de la ville, à l’initiative du Chalia’h le Rav Mordekhaï Laufer et de son épouse la Rabbanite Léa, a rempli la salle de la synagogue « Chira ‘Hadacha » du quartier 12, accueillant des centaines de femmes venues se ressourcer et s’élever spirituellement.
Un récit fondateur devenu le fil conducteur de la soirée
La soirée a été animée avec beaucoup de finesse par la Chalia’h du quartier 12, Madame ‘Haya Laufer, qui a ouvert les festivités par l’allumage d’une bougie à l’élévation de l’âme de la Rabbanite. Elle a ensuite partagé avec l’assemblée un récit fondateur sur la Rabbanite, devenu le motif central de toute la soirée :
« Un jour, quelqu’un demanda à la Rabbanite : « Quel est le moment le plus heureux de votre vie ? » La Rabbanite ne choisit ni le jour de son mariage ni un autre moment historique, mais répondit simplement : « Cet instant présent. » La Rabbanite nous a enseigné que la vie véritable réside dans la capacité à être pleinement ancrée dans le présent, à exploiter chaque instant qui passe et ne reviendra plus, et à le vivre dans toute sa plénitude. »
La présence du Chalia’h principal et les Tehilim du Rabbi
Le Chalia’h principal du Rabbi à Ashdod, le Rav Chneour Zalman Goudman, a honoré l’assemblée de sa présence. Il a récité le chapitre de Tehilim du Rabbi et de la Rabbanite, et a esquissé les traits de la personnalité noble et empreinte de pudeur de la Rabbanite.
Un discours captivant du Rav Chneour Achkenazi
Le discours principal a été prononcé par une voix d’une rare éloquence, le Rav Chneour Achkenazi, Rav de la Grande Synagogue de Richon LeTsion, qui a captivé les quelque 200 participantes par un exposé aussi riche qu’éclairant. Le Rav Achkenazi, avec son style unique et fluide, a tissé des récits émouvants et des réflexions profondes sur la vie, offrant aux femmes un regard empreint de fierté sur leur mission singulière au foyer et dans leur environnement.
Un atelier inédit de chiromancie et de développement personnel
Un moment particulièrement original et rafraîchissant de la soirée fut l’atelier de lecture de la paume de la main, animé par Madame Yifat Zinger, experte en médecine naturelle. L’atelier ne se limita pas à un simple exposé théorique, mais constitua une véritable expérience personnelle et valorisante. Yifat a révélé aux participantes comment la paume de la main sert de miroir de l’âme et du potentiel personnel enfoui en chacune. À travers les lignes et les signes de la main, les femmes ont reçu des outils concrets pour identifier leurs forces, renforcer la connexion corps-âme et améliorer leur qualité de vie.
Des chants qui ont ouvert les cœurs
La dimension musicale et émotionnelle de la soirée a été confiée à la chanteuse Kinéret Malka, qui a ouvert les cœurs et entraîné les femmes dans un chant collectif, une élévation de l’esprit et un sentiment d’unité profonde.
Un Siyoum Harambam solennel et des paroles chaleureuses
Un moment privilégié a été marqué lorsque le Rav Mordekhaï Menaché Laufer, Chalia’h du Rabbi et Rav du quartier, a conduit un « Siyoum Harambam » solennel et a galvanisé les participantes par des paroles chaleureuses sur le mérite et le devoir des femmes et des filles d’Israël d’ajouter lumière et sainteté dans le monde.
Un cadeau porteur de sens pour chaque participante
En expression tangible du message de la soirée, chaque participante a reçu un cadeau unique et significatif : un élégant pendentif pour la voiture portant le leitmotiv de la soirée, rappel permanent de vivre pleinement « cet instant présent » et d’en tirer le meilleur pour grandir.
Remerciements aux partenaires de cette réussite
Les organisateurs de l’événement ont tenu à remercier les nombreux partenaires ayant contribué à cette réussite : la municipalité d’Ashdod et son maire le Dr Ye’hiel Lasri, la société municipale de la culture et des loisirs et son directeur général Monsieur Oren Touail, le centre communautaire Sapra dirigé par Madame ‘Haguit Antébi, ainsi que les membres du comité de la synagogue « Chira ‘Hadacha » pour leur accueil chaleureux.
Des femmes renforcées et inspirées
Les femmes sont sorties de cette soirée avec le sentiment d’avoir atteint des sommets, renforcées dans leur foi, équipées d’outils précieux pour la vie quotidienne, et profondément inspirées par la figure lumineuse de la Rabbanite.
À l’approche de la fête de Pourim, qui sera célébrée cette année du lundi 2 mars au soir au mardi 3 mars au soir, le Beth Loubavitch Île-de-France dévoile son nouveau guide pratique destiné à accompagner chaque famille juive dans la célébration de cette fête joyeuse. Imprimé à 50 000 exemplaires et envoyé par mail à 50 000 foyers supplémentaires, ce livret richement illustré constitue un outil de référence incontournable, tandis que 60 000 Michloah Manot seront distribués à travers l’Île-de-France à cette occasion. Entre enseignements du Rabbi de Loubavitch, rappel des lois et coutumes, et présentation détaillée des quatre Mitsvot du jour, cette publication se veut à la fois pédagogique et inspirante.
Un guide complet au service de la communauté
Chaque année, le Beth Loubavitch Île-de-France, dirigé par le Rav Mendel Azimov, renouvelle son engagement envers la communauté juive francilienne en publiant un guide dédié aux grandes fêtes du calendrier hébraïque. Pour Pourim 5786, le Beth Loubavitch a une nouvelle fois mobilisé ses équipes pour offrir un livret soigné, à la fois accessible aux néophytes et suffisamment riche pour les plus avertis. Rédigé sous la direction de Haïm Shnéor Nisenbaum et mis en page par l’agence Beam Agency Israel Elmkies, ce supplément à la Sidra de la Semaine se distingue par une maquette élégante et un contenu structuré avec clarté.
Le guide bénéficie d’une diffusion massive qui témoigne de l’ampleur du lectorat visé. L’objectif affiché est simple : permettre à chaque Juif, quel que soit son niveau de pratique, de vivre pleinement la fête de Pourim en ayant toutes les informations nécessaires à portée de main.
La joie ultime au cœur de l’enseignement
Le guide s’ouvre sur un enseignement profond du Rabbi de Loubavitch consacré au thème central de Pourim : la joie. Sous le titre évocateur « La joie ultime », le texte explore les différents degrés de la réjouissance dans la tradition juive, depuis la joie liée à l’accomplissement d’une Mitsva jusqu’à cette joie suprême, propre à Pourim, qui transcende la conscience elle-même.
Le Rabbi y rappelle l’injonction talmudique de fêter Pourim « jusqu’à ne pas savoir la différence entre ‘maudit soit Haman’ et ‘béni soit Mordé’haï’ », soulignant que cette joie sans limites n’est pas un simple commandement parmi d’autres, mais l’expression la plus profonde de l’être juif. Le mois d’Adar tout entier est placé sous ce signe, comme l’enseigne le Talmud : « Quand Adar entre, la joie augmente. » Un enseignement qui donne le ton à l’ensemble du guide et invite chaque lecteur à aborder cette fête avec un esprit d’élévation spirituelle.
Lois, coutumes et repères pratiques
Au-delà de la dimension spirituelle, le guide du Beth Loubavitch se veut résolument pratique. Une section dédiée aux lois et coutumes rappelle deux traditions importantes qui précèdent la fête elle-même. La coutume du demi-Chékel, en souvenir de l’offrande faite par chaque Juif à l’époque du Temple, invite à donner trois pièces d’un demi-euro le jour du jeûne d’Esther, soit le lundi 2 mars. Le jeûne d’Esther lui-même, qui commémore la préparation spirituelle du peuple juif avant sa délivrance, est détaillé avec les horaires précis pour l’Île-de-France : début à 5h52 et fin à 19h08.
Ces informations concrètes, souvent recherchées par les familles à l’approche de la fête, font du guide un compagnon indispensable pour organiser sereinement la journée de Pourim.
Les quatre Mitsvot, piliers de la célébration
Le cœur du guide est consacré à la présentation détaillée des quatre Mitsvot de Pourim, véritables piliers de cette journée unique dans le calendrier juif. La lecture de la Méguila, récit du complot d’Haman et de sa mise en échec miraculeuse par Mordé’haï et Esther, doit être écoutée deux fois : une première fois le lundi soir 2 mars après 19h08 et une seconde fois le mardi 3 mars dans la journée, sans en perdre un seul mot.
L’envoi de Michloah Manot, ces cadeaux composés d’au moins deux sortes d’aliments prêts à consommer, célèbre l’unité du peuple juif. Le guide précise que les hommes les offrent aux hommes et les femmes aux femmes, souvent par l’intermédiaire d’un enfant ou d’un ami, afin d’agrandir le cercle de la joie.
La Tsedaka occupe également une place centrale : il convient de donner à au moins deux personnes dans le besoin pendant la journée de Pourim. Le Beth Loubavitch rappelle d’ailleurs qu’il est possible d’accomplir cette Mitsva directement en ligne sur le site loubavitch.fr, une initiative qui facilite l’accès à ce commandement pour ceux qui ne pourraient pas le faire en personne.
Enfin, le repas de fête du mardi 3 mars vient couronner la journée. C’est l’unique occasion de l’année où la réjouissance est assumée sans aucune limite. Parmi les mets traditionnels, les fameuses « oreilles d’Haman », ces gâteaux fourrés qui dissimulent leur garniture, rappellent que D.ieu Lui-même se cache dans toute l’histoire de Pourim, la conduisant du début à la fin sans jamais apparaître ouvertement.
Une publication qui renforce le lien communautaire
Avec ce nouveau guide de Pourim 5786, le Beth Loubavitch Île-de-France confirme son rôle de premier plan dans l’accompagnement spirituel et pratique de la communauté juive francophone. En rendant accessibles les enseignements les plus profonds de la tradition hassidique tout en fournissant des repères concrets pour la pratique quotidienne, cette publication incarne parfaitement la mission que s’est fixée l’organisation : rapprocher chaque Juif de son héritage, dans la joie et la fraternité. Un pari une nouvelle fois réussi, à l’image de l’esprit même de Pourim.
Traduction du discours du Rav Shaul Sillam au 45e Siyoum Harambam au 770 de Jérusalem
Lors du Siyoum HaRambam de Tou Bichvat, le Rav a partagé un « Hidouch » retentissant : un expert mondial en hydrochimie de l’Université de Tel Aviv confirme scientifiquement la supériorité de la méthode « Bor Al Gabé Bor » (bassin sur bassin) inventée par le Rabbi Rachab, répondant ainsi à 50 ans d’objections et réalisant la prophétie du Rabbi de Loubavitch.
1. Le Siyoum du Rambam à Tou Bichvat : étudier avec « Gishmak »
« Avec la permission des Rabanim et des génies de la Torah, du Mara De’atra le Rav Havlin, du “Grand Prêtre” le Rav Roth, du Rosh Yeshiva le Gaon Rav Shapira, des Rabanim, des émissaires (Shluchim) et de ce saint public.
Le cycle d’étude du Rambam est de 339 jours, de sorte que chaque année, la date de la conclusion (Siyoum) avance de quelques semaines. Il y a certainement une providence divine et un enseignement dans le service de D-ieu, lié à la date où tombe le Siyum. Cette année, le Siyum a eu lieu le 15 Shevat (Tou Bichvat). L’enseignement est donc d’étudier le Rambam, ce nouveau cycle, avec “Gishmak”, avec plaisir, comme l’on mange des fruits doux.
Je voudrais partager avec le public un “Hidouch” (une nouveauté de Torah) immense. En réalité, ce n’est pas “mon” Hidouch, et ce qui est merveilleux, c’est que lorsque j’ai été invité à parler ici, je ne l’avais pas encore. Ce Hidouch m’est arrivé deux jours plus tard. Je vais commencer par un peu de théorie, mais ensuite, tout le public pourra s’éveiller car on peut dire que c’est un “scoop” qui a le pouvoir d’ébranler le monde de la Halakha.
Cela semble prétentieux, mais nous allons voir, avec l’aide de Dieu…
2. La Mishna de Mikvaot : le principe d’ajout et retrait d’eau dans un Mikvé
La Mishna dans le traité Mikvaot (chapitre 7) enseigne que si l’on a un Mikvé contenant exactement 40 Séa d’eau de pluie, et que l’on ajoute un Séa d’eau puisée ou de jus de fruit, puis que l’on retire un Séa du mélange, le Mikvé reste Casher.
Pourquoi ? Car l’eau (de fruit ou puisée) que j’ai ajoutée s’est annulée dans le Mikvé. La Mishna ne précise pas combien de fois l’on peut répéter cette opération.
Cependant, dans la Gémara (Yevamot), Rabbi Yohanan innove en disant que cette opération n’est possible, avec du jus de fruit, que tant qu’il reste une majorité d’eau de pluie originale sur les 40 Séa d’origine. Au-delà, non.
3. La controverse des Rishonim : Rabbénou Tam et le Rosh face au Rambam et au Raavad
Que se passe-t-il lorsque l’opération est effectuée avec de l’eau puisée (non valide pour le Mikvé) ?
J’ai 40 Séa d’eau de pluie exacte, j’ajoute un Séa d’eau puisée et j’en retire un. Est-ce que la restriction de Rabbi Yohanan (qu’il doit toujours rester une majorité d’eau de pluie) s’applique aussi ici ?
Les Rishonim (commentateurs médiévaux) sont partagés. Pour Rabbénou Tam et le Rosh, il n’y a pas besoin de maintenir cette majorité ; je peux toujours ajouter et retirer.
Mais selon le Rambam et le Raavad, cette chose est bloquante (Meakev), exactement comme pour l’eau de fruits : il faut toujours s’assurer qu’il reste une majorité de Séa d’eau de pluie d’origine.
Voyons la langue du Rambam dans les lois sur les Mikvaot (Chapitre 4, Halakha 7) : “Un Mikvé qui contient exactement 40 Séa et dans lequel on a versé une Séa d’eau puisée et dont on a ensuite retiré une Séa, est Casher.” Et le Rambam continue : “Et de même s’il ajoute une Séa et retire une Séa, il est Casher jusqu’à sa majorité”, c’est à dire uniquement lorsqu’il reste encore une majorité (21 Séa) d’eau de pluie initiale.
4. La Houmra acceptée par les décisionnaires : maintenir une majorité d’eau de pluie
Bien que le Choulhan Aroukh tranche comme le Rosh et Rabbénou Tam (que ce n’est pas bloquant), le Beit Yossef cite au nom du Tashbatz qu’il ne convient pas de mettre sa tête entre les montagnes : (le débat) de Rabbénou Tam et du Rambam, et qu’il faut sortir de tous les doutes. Ainsi tranchent nos Maîtres et nos Princes : nous craignons cet avis et nous nous assurons toujours qu’il reste une majorité d’eau de pluie, même si c’est une rigueur (Houmra) par rapport au Choulhan Aroukh strict.
Au fil des générations, cela n’avait pas tellement d’impact pratique car on se trempait dans des sources ou des rivières. Mais quand on a commencé à construire des Mikvaot d’eau de pluie avec, à côté, un bassin d’eau puisée (pour l’immersion propre), reliés par un trou (“Hachaka”), le problème s’est posé. Même si j’ai mon réservoir d’eau de pluie à côté, avec les échanges d’eau par le trou de connexion, il est très difficile de garantir qu’il reste toujours 21 Séa d’eau de pluie d’origine. L’eau se renouvelle, et assez vite, on perd l’avantage de l’eau de pluie originale, qui passe de l’autre côté.
5. L’invention du Rabbi Rachab à Rostov : « Bor Al Gabé Bor »
A Loubavitch, il n’y avait pas de problème car le Mikvé était constitué d’eau de la rivière qui arrivait dans le bassin par un sillon. Mais durant la Première Guerre mondiale, en 1915 (Tav Reich-Ayin-Vav), quand le Rabbi Rachab (5ᵉ Rabbi de Loubavitch) a dû fuir à Rostov, la maison achetée était loin de la rivière. Il ne voulait pas faire de Mikvé classique [côte à côte] à cause de ce problème.
C’est alors qu’il a inventé la règle que nous connaissons aujourd’hui : “Bor Al gabé Bor” (un bassin au-dessus d’un bassin).
Cette règle, comme l’explique le Rav Dvorkin, est la seule manière de satisfaire l’avis du Raavad et du Rambam. Le réservoir d’eau de pluie est en bas, l’eau puisée est en haut. On ajoute et on vide l’eau du haut, mais l’eau de pluie reste en bas, elle ne s’échange pas. C’est parfait.
Le Rabbi a même dit que si le trou de connexion fait un Téfah sur un Téfah, c’est comme si on se trempait directement dans l’eau de pluie.
6. L’objection des « experts » : la question de la densité de l’eau
Mais là où il y a de la Sainteté, il y a des accusations (Kitrouguim). Ces 50 dernières années, certains décisionnaires de renom, se basant sur des prétendus “experts” et “scientifiques”, ont posé une “grande” question qui a semé la confusion sur la méthode du Rabbi Rachab.
Quelle est cette question ? Ils disent : “L’eau de pluie n’a pas de minéraux, elle est plus légère. L’eau du robinet (puisée) a des minéraux, elle est plus lourde. Donc, très vite, l’eau lourde du haut va couler en bas, et l’eau légère du bas va remonter. Il y aura un échange rapide et on perdra tout l’avantage.” Ils ont ainsi rejeté d’un revers de main la méthode merveilleuse du Rabbi Rachab. Ils ont même voulu “prouver” cela en mettant du colorant dans l’eau du haut qui est arrivé en bas (sans comprendre que ce sont peut-être les molécules de colorant qui sont descendues, et non l’eau…).
7. La réponse prophétique du Rabbi dans les Igrot Kodesh (5740)
Il y a un peu plus d’un an, un nouveau volume des Igrot Kodesh (lettres du Rabbi) est sorti. J’y ai trouvé une lettre datant de 5740 (1980), il y a 46 ans. Un Rav de Toronto posait exactement cette question au Rabbi : “Des scientifiques disent que le Mikvé du Rabbi Rachab ne sert à rien car l’eau de pluie est plus légère et remonte.”
Le Rabbi répond dans cette lettre : “Des véritables scientifiques ne peuvent pas prétendre une telle chose. Lorsqu’on cherchera, on trouvera des véritables scientifiques qui diront le contraire.”
J’ai vu cette lettre et je me suis dit : cela fait 46 ans et personne n’a vraiment relevé le gant. Les accusations continuent. J’ai décidé de prendre sur moi de chercher ces scientifiques. C’est une question de science, pas de Torah. Ayant étudié au Technion et fait de la recherche en physique, j’ai certaines connaissances dans le domaine. J’ai donc consulté plusieurs docteurs en chimie ces derniers mois. Beaucoup ne savaient pas répondre, admettant que cette question demandait des connaissances spécifiques qu’ils n’avaient pas.
8. La découverte : un hydro-chimiste de l’Université de Tel Aviv tranche le débat
Mais l’un d’eux m’a orienté, il y a deux semaines – et c’est le scoop – vers un chercheur de l’Université de Tel Aviv, un expert mondial en hydrochimie. Son domaine de recherche spécifique est “les aspects chimiques, physiques et biologiques du mouvement de micro et nano particules dans l’eau”. C’est exactement le sujet !
Je suis allé le voir. J’ai découvert un homme qui n’est pas religieux, il ne savait même pas vraiment ce qu’était un Mikvé, mais qui a une passion absolue pour l’eau. J’ai alors compris le sens du Tanya sur l’eau “qui fait pousser toutes sortes de plaisirs !”…
Après quelques jours, il m’a envoyé un article de trois pages. À la lecture de cet article, je me suis mis à pleurer. Dès sa publication, cet article repoussera complètement toutes les objections. Je ne vais vous lire que trois courtes citations de sa conclusion, qui est “à hauteur d’yeux” :
9. Les conclusions scientifiques : la stratification stable et l’avantage du chauffage
“D’un point de vue scientifique et physique, il n’y a aucune base à l’affirmation selon laquelle les différences de densité entre l’eau de ville et l’eau de pluie causeraient un échange rapide d’eau entre le bassin d’immersion et le réservoir inférieur.”
“Par conséquent, la méthode du ‘Réservoir Inférieur’ (la méthode du Rabbi Rachab !) réduit de manière significative le taux d’échange de l’eau et permet une conservation significative des eaux de pluie d’origine dans le réservoir. Le taux de mélange est nettement inférieur à celui d’une structure avec réservoir latéral.”
Et voici un point supplémentaire qu’il écrit, concernant le chauffage de l’eau (mentionné en passant aussi par le Rav Yaakov Landau Zal comme un avantage) : “Le fait que l’on chauffe l’eau du bassin supérieur réduit sa densité [l’eau chaude est plus légère]. Cela renforce la stratification stable entre le bassin supérieur et le réservoir inférieur. Cette situation réduit encore davantage la tendance au mélange et à l’échange entre les réservoirs.”
10. « L’eau qui couvre le fond des mers » : la Hassidout et le Mikvé du Rabbi Rachab
Je termine là-dessus. Ce qui est extraordinaire est qu’il s’agit d’un article scientifique écrit par un professeur qui n’est pas religieux et donc non “corrompu” (non biaisé) !
Nous avons mérité de voir se réaliser ce que le Rabbi a dit : “Lorsqu’on cherchera, on trouvera des réels scientifiques qui diront le contraire.”
Puissions-nous mériter de “restaurer la couronne à son ancienne gloire” (Lehahzir Atara Leyoshna), car c’est cela la conclusion du Rambam : “La terre sera remplie de la connaissance de Dieu comme l’eau couvre le fond des mers.” De quelle eau parle-t-on ? De celle du Rabbi Rachab, aux deux sens du terme : la Hassidout et l’eau de son Mikvé…
Un grand Farbrenguen central s’est tenu à l’occasion du Haf-Beth Chevat, jour de la Hilloula de la Rabbanite ‘Haya Mouchka, à l’initiative du Beth Habad Flandre à Paris. La soirée, empreinte d’émotion et d’inspiration, a rassemblé la communauté en présence de Rav Levi Azimov, Rav Mendy Azimov et Rav El’hanan Marossov. Des récits bouleversants ont rappelé la grandeur de la Rabbanite et le lien profond que Rav Chemouel Azimov et son épouse Bassie entretenaient avec elle.
Une soirée forte et inspirante au Beth Habad Flandre
Un grand Farbrenguen central a été organisé à l’occasion de la Hilloula de la Rabbanite ‘Haya Mouchka, de mémoire bénie, à l’initiative du Beth Habad Flandre, à Paris, en France. La soirée s’est déroulée en présence du Rav Levi Azimov, Rav Mendy Azimov et Rav El’hanan Marossov.
Ce fut un événement d’une grande intensité, empreint d’inspiration, ponctué d’anecdotes émouvantes sur la personnalité exceptionnelle de la Rabbanite, ainsi que sur le lien particulier et profond que Rav Chemouel Azimov et son épouse Bassie partageaient avec elle.
Un modèle de discrétion, de bonté et de dévouement
Puissent ces récits éveiller en chacune et chacun d’entre nous le désir de suivre l’exemple de la Rabbanite ‘Haya Mouchka dans notre vie quotidienne, en adoptant sa sagesse, sa générosité de cœur et son dévouement véritable.
Le Haf-Beth Chevat, jour Hilloula de la Rabbanite
Le Haf-Beth Chevat marque la date anniversaire de la Hilloula de la Rabbanite. C’est en ce jour mémorable que la communauté se rassemble chaque année pour honorer sa mémoire et s’inspirer de sa vie exemplaire.
Le Rabbi de Loubavitch enseigne que l’argent n’est pas une fin en soi, mais un dépôt sacré confié par D.ieu à chaque individu. À travers cinq thèmes majeurs — du prêt charitable au mystère du demi-sicle — il dévoile une vision profonde où la richesse devient un vecteur d’unité et de générosité. Ce cours, qui s’achève par un hommage poignant à la Rabbanite Haya Mouchka Schneerson, nous invite à repenser notre rapport à l’argent comme un pont entre l’homme et son Créateur.
La vision juive de l’argent
L’argent, dans la perspective de la Torah, ne saurait être réduit à un simple gain personnel. Il constitue une ressource confiée par D.ieu, un dépôt sacré dont chaque être humain est le gardien temporaire. Le Rabbi explique que chaque pièce est dirigée par une « main céleste » et que la Providence divine orchestre minutieusement la circulation des richesses dans le monde. D.ieu, dans Son infinie bonté, nous envoie souvent bien plus que ce dont nous avons besoin pour subvenir à nos propres nécessités. Cette abondance n’est pas le fruit du hasard : elle représente une épreuve, un test destiné à évaluer notre capacité à partager avec autrui et à remplir le monde de bonté et de générosité.
Le prêt : un acte de dignité
Prêter de l’argent est considéré comme un niveau de Tsedaka supérieur au simple don, car cet acte préserve la dignité de celui qui reçoit en lui permettant de se relever par ses propres forces. Plutôt que de placer l’autre dans une position d’assisté, le prêt lui offre un tremplin vers l’autonomie, lui permettant de retrouver sa fierté et son indépendance. La Torah impose à cet égard des règles strictes destinées à protéger l’emprunteur, parmi lesquelles figure l’interdiction formelle de l’intérêt, appelé « Ribit » en hébreu. Les Sages comparent le Ribit à une morsure de serpent : elle semble anodine au premier abord, presque imperceptible, mais le venin finit inexorablement par monter à la tête, causant des dommages considérables. Ainsi, l’intérêt financier, aussi modeste soit-il en apparence, corrompt progressivement la relation entre le prêteur et l’emprunteur, transformant un acte de bienfaisance en instrument d’exploitation.
Devenir le « banquier de D.ieu »
Le Rabbi développe une idée saisissante : l’homme riche n’est pas simplement un individu favorisé par le destin, il est le partenaire de D.ieu sur terre. La richesse n’est pas un privilège, mais une mission. Si une personne gère avec sagesse et intégrité l’argent qui lui est confié, en aidant les autres, en soutenant les œuvres de bienfaisance et en répondant aux besoins de la communauté, alors D.ieu lui accorde en retour davantage de bénédictions et de réussite. Cette dynamique vertueuse crée un cercle de générosité sans fin, où plus l’on donne, plus l’on reçoit. À l’inverse, celui qui thésaurise, qui refuse de partager et qui s’accroche à ses possessions avec avarice, s’expose à un risque redoutable : voir ses ressources retirées et confiées à un autre « banquier » plus généreux, plus digne de la confiance divine. Le message est limpide : la richesse est un mandat, et celui qui faillit à sa mission peut se voir destitué de ses fonctions.
Le mystère du « demi-sicle » (Ma’hatsit Hachekel)
Le Rabbi éclaire d’un jour nouveau l’épisode biblique dans lequel D.ieu montra à Moché Rabbénou une pièce de feu pour illustrer le commandement du demi-sicle. Ce geste divin recèle deux enseignements fondamentaux.
Premièrement, la nature même du feu : tout comme une bougie peut en allumer cent autres sans que sa propre flamme ne diminue d’un iota, de même celui qui donne de son argent ne s’appauvrit pas. Au contraire, la bénédiction divine veille à ce que la générosité ne tarisse jamais la source. Donner ne signifie pas se diminuer, mais se multiplier.
Deuxièmement, la symbolique de la « moitié » : D.ieu demande expressément un demi-sicle, et non un sicle entier, pour rappeler à chaque individu qu’il est, par essence, incomplet lorsqu’il reste seul. Chaque personne n’est qu’une moitié qui a besoin des autres pour former un tout. Cette Mitsva enseigne ainsi l’humilité et la nécessité du lien communautaire : nul ne peut prétendre à la plénitude sans s’unir à son prochain.
Hommage à la Rabbanite Moussia Schneerson
Le cours s’achève sur une note profondément émouvante, à travers des récits consacrés à la Rabbanite ‘Haya Mouchka, l’épouse du Rabbi de Loubavitch, dont on commémore l’anniversaire de la Hilloula (décès). Le Rabbi met en lumière le sacrifice personnel immense et le dévouement total de son épouse envers le peuple juif. La Rabbanite ‘Haya Mouchka incarnait, par son exemple quotidien, la manière de placer le bien-être de la communauté avant ses propres besoins, renonçant à son confort personnel pour que la mission du Rabbi puisse s’accomplir pleinement. Sa vie tout entière fut un témoignage silencieux mais éclatant d’abnégation et d’amour pour le Klal Israël.
En résumé
Le message central qui se dégage de cet enseignement est que l’argent doit être un outil de connexion entre les hommes et D.ieu, un pont reliant le matériel au spirituel, plutôt qu’une source de contrôle, de domination ou de division. Lorsque la richesse est mise au service de la bonté et du partage, elle devient le véhicule par excellence de la volonté divine dans ce monde.
Compte-rendu de la Conférence Internationale des Émissaires Femmes (Kinous HaChlou’hot) de 2026 (5786)L’événement est divisé en deux grandes parties : le Pre-Show (émission d’avant-première avec des interviews) et le Banquet officiel.
I. Le Pre-Show : Animé par Sivan Rahav-Meir
[00:00:30] Introduction
Sivan Rahav-Meir, journaliste israélienne, ouvre l’émission depuis les coulisses en soulignant que le véritable titre de l’actualité juive mondiale se trouve ici, avec des milliers de femmes leaders.
1. Héritage et Sacrifice (Montréal & Chine)
[00:03:33] Esther Rader (Montréal, Canada) : Elle rend hommage à sa grand-mère, Mme Pinson, décédée deux jours avant la conférence à l’âge de 102 ans. Elle raconte comment, en Russie soviétique, son père cachait des ‘Hassidim du KGB. Une anecdote marquante est celle où sa grand-mère a passé en contrebande les Téfilines de son père devant le KGB. Elle a ensuite servi au Maroc et en Tunisie pendant 64 ans avec la devise : « Nous sommes les soldats du Rabbi, des soldats joyeux ».
[00:08:33] Sarah Hanig (Chengdu, Chine) : Elle décrit les défis d’une petite communauté. Après le COVID, la communauté a rétréci, passant de milliers de visiteurs à une expérience plus intime. Elle se décrit comme une « maman » pour les Juifs sur place, répondant à des besoins allant de la maladie aux tâches ménagères, offrant un foyer chaleureux dans une ville de 34 millions d’habitants.
2. Le Campus et la Jeunesse (Baltimore & Roumanie)
[00:15:14] Chana Kaplan (Baltimore, USA) : Elle travaille sur les campus universitaires. Elle explique l’importance de rendre les étudiants partenaires de la mission. Elle raconte comment, lors d’une panne de voiture, une étudiante nommée Melissa a pris le relais pour installer le stand Habad sur le campus toute seule.
[00:15:14] Freidy Orgad (Cluj-Napoca, Roumanie) : Elle s’occupe d’étudiants en médecine (souvent israéliens ou français). Petite-fille de survivants de la Shoah, elle exprime le privilège de « raviver la vie juive » là où elle avait été détruite, organisant des allumages de Ménorah dans les rues et des repas de Chabbat multilingues.
3. Bâtir des communautés modernes (Tel Aviv & Hoboken)
[00:26:07] Rivka Levitin (Tel Aviv, Israël) : Elle dirige un jardin d’enfants (Gan) très populaire avec une longue liste d’attente. Son secret est de regarder la Néchama (l’âme) de chaque enfant et de chaque famille, peu importe leur niveau de pratique religieuse. Elle commence sa journée en disant au Rabbi : « Je suis ton émissaire, je ne fais rien moi-même, c’est toi qui agis ».
[00:26:07] Shaindel Shapiro (Hoboken, New Jersey) : Elle raconte l’histoire miraculeuse de la construction de leur Mikvé. Après avoir trouvé un bâtiment saisi par la banque, son mari a ouvert un livre de lettres du Rabbi (Igrot Kodesh) et est tombé sur une lettre adressée à un « Moshe Shapiro du New Jersey » (son nom exact), datée du 28 Av. Ils ont reçu les clés du bâtiment un 28 Av, et des années plus tard, après une sécheresse, les réservoirs d’eau de pluie du Mikvé se sont remplis miraculeusement… un 28 Av.
4. L’Éducation : Écoles et Lycées (Vermont & Antibes)
[00:43:50] Dreisy Unick (Burlington, Vermont) : Elle a fondé une « Tamim Academy », une école holistique mélangeant la méthode Montessori et l’éducation juive, pour assurer la continuité après le jardin d’enfants.
[00:43:50] Chana Sabbag (Antibes, France) : Elle a ouvert un lycée (Bet Sefer) à Antibes car il n’y avait pas de suite pour les adolescents après la 3ème. Elle a commencé avec 14 élèves, garçons et filles (classes séparées), créant une structure là où c’était « impossible ».
5. « Il n’y a pas de petit Juif » (Ghana & Curaçao)
[00:54:40] Chani Silver (Curaçao) : Elle raconte l’histoire fondatrice de l’émissaire précédent, Rabbi Kotlarsky, envoyé par le Rabbi dans les années 50. Il y avait rencontré un Juif qui se qualifiait de « petit Juif de Curaçao ». Le Rabbi avait répondu par lettre : « Il n’y a pas de petit Juif, nous sommes tous des enfants d’Abraham ».
[00:54:40] Ali Majeski (Ghana, Afrique) : Elle décrit les défis matériels (coupures d’électricité, manque d’eau courante) et le fait que son mari a dû apprendre à être Sho’het (abatteur rituel) et Mohel. Elle note que les Juifs, perdus au milieu de l’Afrique, ressentent souvent un besoin plus fort de se connecter à leur identité.
II. Le Banquet Officiel (Cérémonie Principale)
1. Ouverture et Commémoration
[01:26:05] Début de la cérémonie : La soirée marque le 22 Chevat, 37e anniversaire du décès de la Rabbetzin Chaya Mushka.
[01:27:33] Hommage aux disparues : Un hommage émouvant est rendu aux Shluchot décédées cette année-là (dont Mrs. Shiffra, Mrs. Kava Lea Adelman, Mme Basia Commonson d’Aubervilliers, Mme Raizel Fogelman, Mme Sarah Teitelbaum, Mme Luba Strucks, et Mme Rachel Pinson de Tunis). Une prière est dite pour les enfants d’émissaires tragiquement disparus (Eti Lipchitz, Shaina Cohen, Chaya Mushka Buran).
2. Témoignages de courage et Prières
[01:34:29] Kaidon (Sydney, Australie) : Un jeune garçon de 14 ans raconte comment, lors d’une attaque à Bondi Beach le premier soir de Hanoucca, il a couru vers le danger pour sauver deux enfants juifs, inspiré par l’éducation de ses parents émissaires.
[01:42:23] Tehillim : Récitation des Psaumes pour la sécurité en Israël et dans le monde.
3. Discours des Dirigeants
[01:49:38] Rabbi Yehuda Krinsky : Il rappelle que le Rabbi a déclaré que les femmes sont les émissaires non seulement du Rabbi mais aussi de la Rabbetzin. Il souligne que la Rabbetzin, bien que discrète de son vivant, a un impact mondial aujourd’hui.
[01:53:50] Tivia Mushka (Hongrie) : Une jeune femme raconte son parcours. Élevée sans religion, elle a été attirée par la lumière d’une synagogue à Budapest. Elle a choisi le nom « Mushka » en l’honneur de la Rabbetzin et est devenue elle-même une Shluc’ha et animatrice TV pour diffuser le judaïsme.
[02:02:13] Hommage à Rabbi Moshe Kotlarsky : Vidéo et discours dédiés à sa mémoire.
[02:04:12] Rabbi Mendy Kotlarsky : Il délivre un message puissant sur le « Judaïsme offensif » : ne pas s’excuser, ne pas être sur la défensive, mais être fier et visible. Il raconte l’histoire d’un homme âgé en maison de retraite qui craignait que ses arrière-petits-enfants appellent le Chabbat « le samedi avant le Super Bowl », soulignant l’urgence de l’éducation.
4. Histoires de Vie (Vidéos des Shluchot)
[02:32:40] Sterna Friedland (Mykonos, Grèce) : Elle explique comment les vacanciers à Mykonos sont plus ouverts spirituellement lorsqu’ils sont détendus.
[02:37:33] Mushki Rosen Levenson (Venezuela) : Elle représente la 4ème génération d’émissaires au Venezuela. Elle raconte une anecdote où 76 Etroguim (cédrats) ont été confisqués à la douane car pris pour des fruits interdits. Un membre de la communauté a réussi à les récupérer en achetant 76 citrons au marché pour les « échanger » discrètement, permettant à la communauté de célébrer Souccot.
[02:41:20] Hanoa Pink (Paraguay) : Elle raconte avoir grandi avec très peu de nourriture casher (un carré de chocolat deux fois par an), mais avec un immense sentiment d’appartenance.
[02:43:13] Miriam Ferris (Berkeley, Californie) : Elle raconte l’histoire de « Shawn », un jeune homme désespéré qui, prêt à abandonner la vie, est monté dans un arbre dans un parc. De là, il a vu la lumière et la joie d’une table de Chabbat chez les Ferris par la fenêtre. Cette vision lui a sauvé la vie et l’a ramené au judaïsme.
5. Le « Roll Call » (L’Appel)
[02:51:33] Début du Roll Call : La soirée culmine avec le traditionnel appel des émissaires par région géographique, célébrant l’expansion mondiale du mouvement, commençant par le cyberespace, l’Europe, l’Asie et l’Afrique.
[03:02:48] Océanie & Amériques : Appel de l’Australie, de l’Amérique du Sud et du Nord.
[03:05:40] États-Unis : Appel des 50 états américains.
[03:11:09] Clôture : Le moment final invite toutes les mères, les nouvelles émissaires et les partenaires à se lever et à secouer leurs tambourins, symbolisant la joie de la Rédemption (Gueoula) à venir.
À l’approche du 22 Chevat, date anniversaire du décès de la Rabbanit ‘Haya Mouchka, épouse du Rabbi de Loubavitch, il convient de méditer sur les enseignements profonds que sa vie nous transmet. Figure emblématique par sa discrétion exemplaire, elle incarne un modèle de dévouement et d’effacement volontaire au service d’une mission supérieure. Son existence nous rappelle que la véritable grandeur réside parfois dans l’humilité la plus absolue.
Rav Haïm Mellul
Le 22 Chevat est le jour où la Rabbanit ‘Haya Mouchka, l’épouse du Rabbi, a quitté ce monde. À maintes reprises, en évoquant sa mémoire, le Rabbi a cité le verset : «VeHa’haï Yiten El Libo» (et le vivant doit prendre cela à cœur). C’est pourquoi, en ces jours de préparation au 22 Chevat, date de son décès, il est bon de réfléchir ensemble à quelques enseignements délivrés par sa vie.
Une discrétion exemplaire
Lorsque l’on tente de cerner ce que fut la vie de la Rabbanit, le premier mot qui vient à l’esprit est la discrétion. C’était une grande dame qui a tout fait pour ne pas apparaître dans le domaine public, ce qui n’était pas systématiquement le cas dans les générations précédentes. Elle s’est toujours efforcée de s’effacer devant son mari, qui dirigeait le peuple juif.
Une destinée tracée dès la naissance
On raconte qu’à sa naissance, le Rabbi Précédent (le Rayats), qui savait par inspiration divine qu’il aurait trois enfants, souhaitait ardemment avoir un fils pour lui succéder. Après la naissance de deux filles, lorsque la Rabbanit (son troisième enfant) est née et qu’on lui annonça que c’était encore une fille, sa déception fut évidente, car il comprit que ses trois enfants seraient des filles. À ce moment-là, son père, le Rav Rachab (Rav Chalom Dovber), lui dit : « C’est vrai, c’est une fille, mais son mari sera quelqu’un d’exceptionnel ». On voit ainsi, depuis le début, comment la Rabbanit était vouée à un avenir particulier. C’est d’ailleurs lorsqu’elle était toute petite que le Rav Rachab dit à son fils, le Rabbi Précédent : « Il faut penser au fils de Rav Levi Its’hak », c’est-à-dire au futur Rabbi.
Le mariage et les années d’errance
Le Rabbi et la Rabbanit se sont mariés en 1928 à Varsovie (le repas eut lieu à Otwock). Un an auparavant, lors de Youd-Beth Tamouz, le père de la Rabbanit, le Rabbi Précédent, avait été libéré de prison. À cette époque, il habitait en Lettonie (qui était un état indépendant) et la Yechiva centrale de Tom’hei Tmimim Loubavitch se trouvait d’abord à Varsovie puis à Otwock. C’est là qu’eut lieu le mariage.
Par la suite, le Rabbi et la Rabbanit ne se sont pas installés dans les grands centres hassidiques. Au contraire, ils ont vécu dans des endroits plutôt éloignés de l’effervescence hassidique. Après leur mariage en 1928, ils ont habité en Allemagne (Berlin) jusqu’à l’avènement du Troisième Reich en 1933. À cette date, ils sont venus s’installer en France. Ils ont vécu à Paris de 1933 à 1940, puis de 1940 à 1942 dans le sud de la France (Vichy, Nice, avec un passage à Marseille). En 1942, ils ont pris le bateau pour s’installer définitivement aux États-Unis.
Les années parisiennes : une collaboration active
Concernant leur période parisienne — une époque sur laquelle nous avons aujourd’hui plus de détails grâce aux témoignages de personnes qui ne sont plus de ce monde — on voit comment la Rabbanit accompagnait le Rabbi dans ses actions. Elle était en contact avec son père et sa famille, et le Rabbi, depuis Paris, dirigeait certaines activités se déroulant encore en Pologne avec l’aide de son épouse.
La Rabbanit a suivi des cours à la Sorbonne, les mêmes études que le Rabbi. Le Rabbi a expliqué une fois : « Elle a fait les mêmes études que moi, cela m’a permis de savoir à chaque fois à côté de qui je m’asseyais ». Lors d’une audience, quelqu’un posa une question pointue au Rabbi, qui répondit : « Je poserai la question à mon épouse, car elle a un doctorat dans ce domaine, ce qui n’est pas mon cas ». On voit donc qu’elle avait peut-être un diplôme universitaire de plus que le Rabbi lui-même. Quoi qu’il en soit, elle fut dès le début le bras droit de son mari, le soutenant dans tout ce qu’il entreprenait.
Une confiance absolue
Une anecdote illustre leur relation et la confiance du Rabbi envers elle. Il y avait un restaurant à Paris où le Rabbi voulait prendre ses repas. Il demanda au restaurateur s’il y avait une surveillance rabbinique. L’homme répondit : « C’est la guerre, comment voulez-vous trouver une surveillance rabbinique ? ». Le Rabbi lui demanda alors : « De quelle manière cuisinez-vous sans surveillance ? ». Le restaurateur expliqua qu’il cuisinait exactement comme chez lui, à la maison. Le Rabbi lui dit alors : « Si mon épouse considère que ce qui se passe dans votre cuisine est acceptable, alors je viendrai prendre mes repas ici ». La Rabbanit est venue, a inspecté les cuisines, et c’est ainsi que le Rabbi a pu y manger. La décision de sa femme fut déterminante pour lui.
Une discrétion maintenue aux États-Unis
Cette attitude s’est poursuivie aux États-Unis. Là encore, la grande discrétion de la Rabbanit fut évidente. Par exemple, la mère du Rabbi, la Rabbanit ‘Hana, avait un fauteuil qui lui était réservé au 770 Eastern Parkway, dans la section des femmes. Il est raconté que le jour où elle quitta ce monde (un Chabbat), son fauteuil prit feu de manière inexplicable. À l’inverse, la Rabbanit ‘Haya Mouchka, l’épouse du Rabbi, n’a jamais eu de place réservée à la synagogue.
Au début, à Crown Heights, il y avait beaucoup d’autres communautés et synagogues de rites différents. La Rabbanit allait prier dans ces synagogues qui n’étaient pas celles des ‘Hassidim Habad. Par la suite, lorsque le quartier changea et que les synagogues devinrent toutes Habad, elle cessa d’aller à la synagogue et pria chez elle, à la maison. Cette discrétion absolue, maintenue de sa jeunesse jusqu’à la fin de sa vie, était manifestement un moyen de ne pas faire écran à la grandeur de son mari, afin que tous puissent reconnaître son rôle central et s’attacher à lui.
La reconnaissance de sa grandeur spirituelle
Néanmoins, le Rabbi était parfaitement conscient de la grandeur de son épouse. Une fois, à l’occasion de l’anniversaire de la Rabbanit (le 25 Adar), quelqu’un apporta à la maison un bouquet de fleurs de la part des femmes du quartier, accompagné d’une lettre sollicitant des bénédictions (Bra’hot) pour plusieurs personnes. La personne assurant le service à la maison crut bien faire en apportant les fleurs à la Rabbanit mais en transmettant la lettre de demande de bénédictions au Rabbi, pensant cela plus approprié. Le Rabbi réagit immédiatement : « Mais elle n’est pas adressée à moi ! Tu as vu ? C’est pour mon épouse ». L’homme expliqua sa démarche, et le Rabbi lui répondit : « Elle aussi peut bénir. Elle aussi a la force de donner une bénédiction. »
Le Rabbi attestait donc lui-même de la valeur et de la puissance des bénédictions de son épouse. à la rencontre de Machia’h.
La vie du Rabbi a été orientée vers la venue du Machia’h , vers la délivrance finale, et donc on peut penser qu’elle-même avait aussi cet objectif principal. On voit que, de fait, elle était profondément attachée à son mari.
L’attente commune du Machia’h
Par exemple, lorsqu’il y avait des Farbrenguen (rassemblements) de milieu de semaine qui étaient retransmis à la radio, la Rabbanit écoutait la retransmission chez elle. Les personnes qui ont pu être présentes chez elle à ce moment-là rapportent une phrase qu’elle répétait très souvent lorsqu’elle entendait son mari parler : « Il est convaincu que tout le monde attend le Machia’h avec autant d’intensité que lui. » Elle-même avait sans doute cette intensité, c’est pour cela qu’elle pouvait en parler.
Une relation au-delà des mots
On voit comment leur vie était au-delà des critères classiques, au-delà de ce que nous pouvons percevoir. Le Rav Gansbourg, qui faisait le service à la maison, a raconté une histoire. Il dit qu’en sa présence (en présence d’une tierce personne), le Rabbi et la Rabbanit ne se parlaient jamais directement. Lorsqu’ils avaient quelque chose à se dire, le Rabbi la regardait, et uniquement par un regard, la Rabbanit avait compris ce que le Rabbi voulait lui dire.
Il raconte en particulier une histoire qui transcende totalement notre perception. Un vendredi matin, un des vieux ‘Hassidim, très proche du Rabbi précédent, s’est foulé la cheville. Le vendredi soir, le Rav Gansbourg était chez le Rabbi et la Rabbanit pour faire le service du repas de Chabbat. Lorsqu’il arrive avec les assiettes de poisson, le Rabbi regarde la Rabbanit. La Rabbanit se tourne vers le Rav Gansbourg et lui dit : « Le Rabbi demande si tu as des nouvelles de ce ‘Hassid qui s’est fait mal ce matin. » Le Rav Gansbourg répond : « Non, je n’ai pas de nouvelles depuis ce matin. » À ce moment-là, le Rabbi regarde la Rabbanit, et la Rabbanit se tourne vers le Rav Gansbourg et lui dit : « Le Rabbi te demande d’aller prendre de ses nouvelles et de venir lui dire comment il va. »
Le Rav Gansbourg répond : « J’ai retiré la soupe du feu. Si j’y vais maintenant et que je reviens, ça va prendre un certain temps. Quand je reviendrai pour servir la soupe, elle sera complètement froide. Je propose de servir d’abord la soupe pendant qu’elle est chaude et j’irai prendre des nouvelles après. » À ce moment-là, le Rabbi regarde la Rabbanit, et la Rabbanit se tourne vers le Rav Gansbourg et lui dit : « Non. Le Rabbi veut que tu y ailles tout de suite. » On voit comment la relation entre le Rabbi et la Rabbanit n’était pas celle qu’on peut comprendre avec notre logique.
La pleine conscience du départ
Si on revient dans la perspective de la venue du Machia’h, on voit que le rôle de la Rabbanit est un rôle actif. Ce qui nous frappe dans l’histoire de la ‘Hassidout, c’est que toutes les Rabbaniot (épouses des Rabbis), au moment où elles ont quitté ce monde, l’ont quitté en pleine conscience. Aucune n’a eu une maladie qui a altéré sa perception des choses. Toutes ont quitté ce monde en ayant pleine conscience de ce qui se passait, et ça a été le cas également pour la Rabbanit.
Quand elle était hospitalisée la veille de son décès, tout le monde était convaincu qu’il s’agissait d’une affection bénigne dont elle allait se remettre. Cependant, on voit que la Rabbanit, elle, a souvent fait allusion au cours de son existence à son départ de ce monde. Elle a dit plusieurs fois : « Je demande à Dieu que quand ça se passera, que ça se passe le plus rapidement possible et que ce soit indolore. »
Même si son affection avait l’air bénigne, elle avait une parfaite conscience de ce qui se passait. Justement, elle a chargé le Rav Gansbourg de faire le tour des commerces du quartier pour vérifier qu’elle n’était pas en dette, qu’elle n’avait pas quelque part une facture qui n’était pas encore payée. Jamais au préalable elle n’avait formulé une telle requête. Cela veut dire qu’elle était pleinement consciente de ce qui se passait.
Le 22 Chevat : une étape vers la délivrance
Quand elle a quitté ce monde, le Rabbi a dit : « La date du 22 Chevat, date à laquelle la Rabbanit a quitté ce monde, est une étape supplémentaire dans la venue du Machia’h. Une étape supplémentaire par laquelle il fallait passer pour que la délivrance soit effective dans le monde. » Pourquoi fallait-il passer par cette étape difficile ? Difficile de donner une interprétation si le Rabbi lui-même ne l’a pas donnée. Mais on voit qu’en tout état de cause, il y a ici un processus voulu à l’avance par Dieu qui, même si nous ne le comprenons pas et qu’il échappe totalement à notre intellect, est une marche inexorable vers la venue du Machia’h.
De toute évidence, quand on revient à cette date du 22 Chevat, nous sommes encore un peu plus près de la venue du Machia’h. Nous pouvons formuler le vœu, tous ensemble, que ce 22 Chevat, le Machia’h soit déjà venu et que nous puissions voir de nos yeux le Rabbi et la Rabbanit.
Suite au décès de la Rabbanit Haya Mouchka le 22 Chevat 5748, le Rabbi de Loubavitch a appelé à organiser des Farbrenguen et à prendre de bonnes résolutions. Cet événement doit nous conduire immédiatement vers l’accomplissement de la prophétie « Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière » et la Résurrection des morts. Chaque membre du peuple juif est désormais appelé à sortir de ses limites et à agir concrètement pour accélérer la venue de Machiah.
Farbrenguen du Rav Chmouel Azimov lors des Chlochim de Rebbetzin Haya Mouchka
La demande du Rabbi : prendre de bonnes résolutions
Le Rabbi a demandé que l’on prenne une bonne résolution (Hahlata Tova). C’est ce que le Rabbi a dit : il faut organiser un rassemblement ‘hassidique (Farbrenguen) et prendre de bonnes décisions.
Le Rabbi a souligné un point essentiel : comme nous l’avons lu dans la section de la Torah (Paracha) d’aujourd’hui, il est question des secondes Tables de la Loi, données au peuple juif après la faute du Veau d’Or. C’est pour cette raison que vous voyez dans le télégramme l’expression « Kiflayim LeTushia » (une double sagesse/un double salut). Nous savons très bien qu’après l’histoire du Veau d’Or, au contraire, davantage de choses se sont ajoutées à la Torah. Les secondes Tables de la Loi étaient encore plus fortes ; nous avons reçu plus de Torah qu’avec les premières.
Le but ultime : la Résurrection des morts
Le Rabbi explique que ce qui est arrivé, le décès de la Rabbanit, a un but précis : parvenir immédiatement à l’accomplissement de la prophétie « Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière » (Hakitzou Veranenou Cho’hnei Afar). On ne peut pas dire que cet événement soit arrivé simplement pour rester en l’état. Le but ultime est d’atteindre un niveau supérieur, celui de la Résurrection des morts (Te’hiyat HaMetim).
Le Rabbi en a parlé même pendant la période de deuil (Chiva). Il a dit que les défunts sont en train de crier jusqu’à quand devront-ils attendre ? Eux aussi veulent déjà être réveillés. Le Rabbi a dit : « Ce n’est pas seulement les gens sur terre qui demandent quand Machia’h viendra ; ce sont eux, les défunts, qui sont en train de crier Ad Mataï (Jusqu’à quand ?) ».
Un événement qui n’aurait pas dû arriver
C’est là tout le sujet : il est arrivé une chose qui, normalement, n’aurait pas dû arriver. Comme le Rabbi l’a dit : puisqu’il s’est marié au mois de Kislev, que Kislev est lié à ‘Hanouka, et que ‘Hanouka est lié à la Délivrance et à la vie éternelle, cela aurait dû être une vie éternelle.
Comment se fait-il qu’une chose pareille soit arrivée ? Le Rabbi explique que c’est certainement pour que cela amène immédiatement le sujet de « Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière ». Le Rabbi a écrit cela dans le discours (Si’ha) du 7 Adar (Zayin Adar).
Notre devoir : sortir de nos limites
Notre devoir (Inyan) est désormais le suivant : chacun doit sortir de ses limites et commencer à accomplir ce que le Rabbi nous demande. C’est aussi simple que cela. Ce n’est pas à nous d’avoir le résultat tout de suite, ce n’est pas notre affaire. Notre affaire, c’est de bouger. Il faut que chacun d’entre nous bouge dans un sens profond.
On ne peut pas dire que l’on peut rester comme on était avant. Peut-être qu’avant le 22 Chevat (Hof Beis Chevat), c’était une époque, mais à partir du 22 Chevat, une nouvelle époque a commencé. C’est un événement qui touche la « Mère » de tout le Klal Israël (la communauté juive). Quand un moment incompréhensible arrive, la seule chose qu’on peut dire, comme le dit le Rabbi, c’est que le but est d’aboutir tout de suite à la résurrection.
Une année différente pour tout le peuple juif
C’est pourquoi, vivant à cette époque, nous ne pouvons pas rester passifs. Chaque personne sait que, D.ieu préserve, lorsque arrive le moment où l’on perd un proche, surtout un père ou une mère, c’est une année tout à fait différente. On se lève pour aller à la Synagogue (Shoul), on dit le Kaddich, on étudie des Michnayot. C’est une année différente, on se sent obligé de faire quelque chose pour le père ou la mère. C’est un sentiment, on le sait.
De la même façon, maintenant qu’une chose pareille est arrivée à tout le Klal Israël, c’est le moment où chacun d’entre nous doit faire quelque chose qui va accélérer la venue de la prophétie « Réveillez-vous et chantez ».
Agir concrètement après le 22 Chevat
C’est notre devoir : chacun doit ajouter dans l’étude de la Torah (dans un chapitre de Michnayot, etc.), ajouter dans les campagnes (Mivtsaïm), il faut faire quelque chose. Quand son âme (Nefech) lui demande : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? Que veux-tu ? », il doit répondre très simplement : « Nous sommes après le 22 Chevat ».
Nous sommes obligés de faire quelque chose pour que cet événement se transforme tout de suite en positif, vers la Délivrance ultime. Combien de temps cela prendra-t-il ? Ce n’est pas notre problème. Notre problème, c’est d’agir.
Aujourd’hui, 22 Chevat, jour de la Hiloula de la Rabbanite ‘Haya Mouchka Schneerson ז״ל, une porte s’ouvre dans le Ciel — et le Rabbi lui-même nous invite à la franchir. Il a promis que la Rabbanite bénirait, depuis le Monde de la Vérité, chaque personne qui soutient les institutions portant son nom : santé, enfants, vie et abondance. C’est aujourd’hui que cette promesse prend tout son sens — et c’est aujourd’hui que chacun d’entre nous peut en devenir le réceptacle.
En ce 22 Chevat, jour de la Hiloula de la Rabbanite, des milliers de Juifs à travers le monde s’unissent pour honorer sa mémoire. Car nous sommes tous ses enfants — et nous avons à la fois le privilège et le devoir de perpétuer son œuvre.
Le Rabbi l’a dit clairement : la Rabbanite ‘Haya Mouchka Schneerson ז״ל, épouse du Rabbi de Loubavitch, bénit depuis le Monde de la Vérité ceux qui soutiennent les institutions portant son nom. Santé, enfants, vie, abondance matérielle — telle est la promesse. Et le Rabbi ne s’est pas contenté de promettre : il a explicitement demandé de les soutenir.
Celle qui considérait chaque ‘Hassid comme son enfant
La Rabbanite incarna un modèle de femme juive par excellence. Elle accomplit tant — avec une discrétion immense, loin des regards, dans l’ombre lumineuse du Rabbi. Elle considérait chaque ‘Hassid comme son propre enfant. Et au cœur même de la douleur de son départ, la première parole du Rabbi fut celle-ci : « A-t-on déjà informé les ‘Hassidim ? »
Ce n’était pas une question administrative. C’était le cri d’un père à ses enfants : votre mère n’est plus là.
De la douleur à la lumière
Le Rabbi refusa de laisser la tristesse sans réponse. Il transforma cette douleur immense en action constructive, appelant à créer des institutions en son nom et en sa mémoire.
C’est ainsi que fut fondé à Jérusalem Or ‘Haya — le centre mondial de la femme juive. Le nom fut choisi par le Rabbi lui-même. Aujourd’hui, Or ‘Haya est un véritable phare de Torah, de foi et de ‘Hassidout, apportant chaque année force et inspiration à des milliers de femmes et de jeunes filles d’Israël et du monde entier.
Or ‘Haya ne perpétue pas seulement un nom. Il réalise une vision : relier chaque femme et chaque jeune fille à la lumière de la Torah et de la ‘Hassidout, donner à chacune la capacité d’être un « flambeau qui éclaire » et de bâtir un foyer juif lumineux.
Le jour de la Hiloula, le Rabbi demanda d’augmenter les dons aux institutions portant le nom de la Rabbanite, en donnant un multiple de 470 — la valeur numérique de son prénom, ‘Haya Mouchka.
Et il renouvela sa promesse : la Rabbanite, depuis le Monde de la Vérité, bénira ceux qui perpétuent son œuvre. Enfants, santé, vie et subsistance en abondance.
« En ce jour où nous souhaitons remercier la Rabbanite, j’appelle tous les ‘Hassidim ‘Habad et tous ceux qui se sentent proches d’Or ‘Haya à se mobiliser et à prendre part à un don en son honneur », déclare Mme Daniela Golan, fondatrice d’Or ‘Haya.
Un tirage au sort parmi les donateurs permettra de remporter de magnifiques lots : un dollar du Rabbi, une pièce du Rabbi, ainsi qu’un billet d’avion pour le Rabbi.
Les donateurs de 470 ₪ par mois recevront, sans tirage au sort, un siddour ou un napperon pour les ‘Hallot intégrant un tissu ayant appartenu à la Rabbanite — une bénédiction éternelle au cœur du foyer.
Les donateurs de 470 ₪ pendant 20 mois recevront, sans tirage au sort, une pièce donnée directement de la main du Rabbi — un trésor d’une valeur inestimable.
Or ‘Haya est bien plus qu’un centre d’étude. C’est une source de force pour la femme juive. Depuis sa création, il accueille des milliers de femmes et de jeunes filles, de 18 à 90 ans, de tous horizons, leur donnant les outils pour fonder des foyers de Torah et de fierté juive.
Des centaines de cours de Torah y sont dispensés chaque année, rassemblant des milliers de femmes chaque mois. Un institut dédié aux Baalot Téchouva propose étude approfondie, développement personnel et préparation au mariage. Un pôle spécifique accompagne les jeunes femmes russophones immigrées seules en Israël, avec soutien professionnel et aide dans leurs Chidou’him et leur vie familiale. Le Séminaire ‘Haya Mouchka offre un cadre chaleureux pour jeunes filles d’Israël et de l’étranger. Et chaque année, de grandes conférences nationales rassemblent des milliers de participantes — dont le rassemblement central du 22 Chevat au Binyanei HaOuma à Jérusalem.
La Rabbanite n’a pas eu d’enfants biologiques. Mais aujourd’hui, des milliers de femmes étudient, grandissent et rayonnent en son mérite. Chaque jour, à Or ‘Haya, sa vision se réalise.
Accomplissez la demande personnelle du Rabbi. Soutenez le centre mondial de la femme juive qui porte son nom. Le 22 Chevat, c’est aujourd’hui — ajoutons de la lumière en son honneur.
Un recueil de nouvelles histoires sur la personnalité sainte et extraordinaire de la Rabbanit Haya Mouchka, à l’occasion ddu 22 Chevat 5785 | Présenté par le Rav Yossef Its’hak Grünberg, émissaire du Rabbi en Alaska et rédacteur en chef du livre ‘Yemei Bereshit’
À l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, le 22 Chevat, nous présentons un recueil de nouvelles histoires sur la personnalité unique et extraordinaire de la Rabbanit, une femme d’exception, d’une stature bien au-dessus de la moyenne, des histoires spéciales qui expriment sa haute intelligence, sa sainteté, sa sagesse et sa perspicacité, ses nobles qualités, son dévouement pour le Rabbi, le hassidisme et les hassidim, son humilité et sa discrétion, sa sollicitude envers les émissaires et les hassidim comme une mère, ainsi que les bénédictions et miracles qu’elle accomplissait.
« Depuis le 10 Chevat, à part le Père, personne n’a d’autorité sur lui »
Le Rav Its’hak Wolf raconte, au nom du Rav Meir Plotkin, que durant la nuit de Chemini Atzeret 1977, lorsque le Rabbi subit une grave crise cardiaque au milieu des Hakafot, le secrétaire Rav Berel Junik courut à la maison du Rabbi pour informer la Rabbanit.
La Rabbanit arriva immédiatement au 770 et entra dans l’antichambre inférieure où se tenaient les secrétaires et les proches. Elle fit signe de la main pour que tous s’écartent et s’adressa à R. Zalman Gurary, ami de la maison du Rabbi, pour discuter de l’état de santé. R. Zalman lui demanda quel avait été l’emploi du temps du Rabbi ce jour-là, et elle répondit que le Rabbi avait pris quelque chose le matin et qu’après la prière de Chaharit, il était resté toute la journée près de la Souccah à distribuer du « lekach ». Juste avant Minha, le Rabbi était rentré à la maison et avait pris une légère collation. Lorsqu’elle voulut préparer le repas de Hochana Rabba pour le Rabbi, ce dernier répondit qu’il était déjà tard, que la voiture l’attendait et qu’il devait partir immédiatement pour Minha. Ainsi, le Rabbi n’avait pas pris un seul repas complet de toute la journée.
R. Zalman s’exclama avec stupéfaction : « Comment avez-vous pu le laisser quitter la maison sans manger un repas ? » La Rabbanit répondit : « Depuis le 10 Chevat, à part le Père (le Rabbi précédent), personne n’a d’autorité sur lui ! »
« Y a-t-il un petit Sefer Torah pour le Rabbi ? »
À ce sujet, il convient de mentionner le témoignage du secrétaire R. Mendel Notik sur les propos que lui tint la Rabbanit ce même jour de Hochana Rabba 1977 :
La veille de Chemini Atzeret, la Rabbanit lui demanda soudainement si, lorsque le Rashag (Rav Shmaryahu Gurary) dansait avec le Rabbi pendant les Hakafot, on lui donnait un petit Sefer Torah. Il répondit par l’affirmative. Elle poursuivit en demandant, comme en passant, s’il y avait également un petit Sefer Torah pour le Rabbi lors de sa propre Hakafa. Il répondit à nouveau que certainement, et que c’était la coutume depuis des années que le Rabbi danse avec un petit Sefer Torah.
Mais la Rabbanit n’était pas rassurée, et il se souvient qu’elle demanda à nouveau à Rav Groner de s’assurer que le Rabbi danserait bien avec un petit Sefer Torah…
« Il n’a pas dormi de toute la semaine, que voulez-vous de lui ? »
Le Rav Its’hak Wolf raconte au nom de son père qu’au début des années 1950 (vers 1956 ou 1957), il voyagea une fois de Montréal pour passer Tishrei avec le Rabbi. Comme c’était la coutume, après Simhat Torah, le Rabbi recevait tous les visiteurs en audiences privées pendant plusieurs nuits.
Lors de la deuxième nuit d’audiences après Simhat Torah, il attendait dans l’antichambre pour son tour, quand soudain la Rabbanit descendit du deuxième étage et dit : « Il n’a pas dormi depuis une semaine entière (comme on le sait, le Rabbi restait éveillé toutes les nuits de Souccot), que voulez-vous de lui ? Laissez-le tranquille. » Toute la foule qui attendait une audience quitta alors l’antichambre et rentra à la maison. (Il semble que ce fut un cas exceptionnel où le Rabbi ne se sentait pas bien cette année-là, et seule la Rabbanit le savait, car toutes les autres années, le Rabbi recevait en audience pendant six ou sept nuits après Simhat Torah, jusqu’à ce que tous les visiteurs aient eu leur audience).
« Elle maîtrise parfaitement le Choulhan Aroukh de l’Admour Hazaken »
La Chlou’ha Mme Bibi Deren raconte avoir entendu de son grand-père, le célèbre hassid Rav Shlomo Aharon Kazarnovsky, qu’il disait à sa famille à propos de la Rabbanit Tsadkanit Mme Chaya Mouchka : « Elle maîtrise parfaitement le Choulhan Aroukh de l’Admour Hazaken » (le code de loi juive compilé par le premier Rabbi de Loubavitch).
« Le Rabbi demande d’acheter une perruque dans le magasin luxueux où la Rabbanit achetait quand elle était à Paris »
En 1947, lorsque le Rabbi se rendit en France pour ramener sa mère, la Rabbanit Chana, il passa environ trois mois à Paris jusqu’à ce que tous les documents officiels soient arrangés. Pendant toute cette période, Mme Teibel Lipsker était celle qui cuisinait pour le Rabbi, et son mari, R. Yankel Lipsker, apportait la nourriture à l’hôtel et la déposait dans la chambre du Rabbi.
Une fois, lors d’une conversation entre le Rabbi et R. Yankel concernant l’état du judaïsme à Paris en général et celui des hassidim de Habad en particulier, le Rabbi lui dit qu’il serait bon d’acheter une belle perruque pour son épouse, Mme Lipsker, afin de montrer la voie aux femmes qui avaient honte de porter une couverture de tête dans un pays moderne comme la France, qu’il était possible de porter une belle perruque et ainsi couvrir les cheveux.
Le Rabbi lui donna l’adresse d’un magasin de perruques à Paris et dit : « L’endroit où ma femme allait », c’est-à-dire le magasin où la Rabbanit achetait ses perruques lors du séjour du Rabbi et de la Rabbanit à Paris dans les années 1940.
Le Rabbi ajouta que bien que ce soit un magasin luxueux et que les perruques y soient très chères, cela en valait vraiment la peine car les perruques y étaient très belles, et cela influencerait les femmes juives en France et aussi certaines des femmes de Habad, pour qui c’était devenu une grande épreuve de porter un foulard en arrivant dans un pays moderne comme la France, qu’elles seraient certainement heureuses de porter une belle perruque.
« La Rabbanit nous parlait de la fenêtre en portant un foulard qui couvrait tout son front jusqu’aux yeux »
Depuis la visite de 1947, la famille Lipsker était proche de la Rabbanit et eut le privilège de fréquenter sa maison. Le Chliah Rav Mendel (fils de R. Aharon) Lipsker raconte qu’à l’âge de 11 ans, il alla une fois avec sa sœur, sur la demande de son père, à la maison du Rabbi pour apporter quelque chose à la Rabbanit.
Ils frappèrent à la porte mais la Rabbanit ne répondit pas. Ils attendirent et frappèrent de nouveau à la porte, et elle ne répondit toujours pas. Soudain, ils entendirent la fenêtre s’ouvrir et virent la Rabbanit comme ils ne l’avaient jamais vue auparavant. La Rabbanit portait un foulard qui couvrait tout son front jusqu’aux yeux. La Rabbanit s’excusa et dit qu’elle n’était pas habillée pour recevoir des visiteurs et qu’ils devraient revenir dans environ une heure. Quand ils revinrent, la Rabbanit était habillée avec sa perruque comme à son habitude.
« On parle de bitoul, bitoul, mais quand il s’agit de soi-même, rien » – La Rabbanit réprimande les étudiants dans un style similaire à celui du Rabbi
Le Rav Yehuda Gurvitz raconte que jusqu’en 1971, le Rabbi et la Rabbanit célébraient le Seder de Pessah à l’étage supérieur du 770, dans l’appartement du Rabbi précédent.
À Pessah 1968 (ou 1969), il y eut de terribles bousculades. Les étudiants entrèrent au Seder sans permission, se poussant de tous côtés. Ils grimpèrent par les fenêtres, entrèrent par la cuisine, sautèrent sur les meubles et les cassèrent, créant un désordre énorme.
La Rabbanit s’approcha des étudiants et les réprimanda en disant : « On parle de bitoul, bitoul, mais quand il s’agit de soi-même, rien » (signifiant que l’étude de l’humilité et de l’abnégation dans les textes hassidiques ne se reflétait pas dans leur comportement).
Il convient de noter que ce style de réprimande de la Rabbanit ressemble étonnamment au style de réprimande du Rabbi dans sa lettre bien connue du 15 Menahem Av 1951, dans laquelle le Rabbi réprimande l’un des étudiants qui avait un problème médical et craignait beaucoup pour son sort, en lui écrivant :
« On étudie, on étudie – mais quand il s’agit de passer à l’action, où est la confiance ? »
« Même pendant l’année, vous n’étudiez pas si intensément »
Le Rav Noah Holtzman raconte que lors d’une visite chez la Rabbanit avec son frère, le Chliah Rav Its’hak Holtzman (en 1982 ou 1983), son frère dit à la Rabbanit qu’il était heureux que l’été approche et que tous allaient devenir moniteurs dans les colonies de vacances, ce qui leur permettrait de « se rafraîchir un peu ». À cela, la Rabbanit répondit : « Même pendant toute l’année, vous n’étudiez pas si intensément », suggérant qu’elle ne voyait pas vraiment la nécessité de « se rafraîchir ».
« J’ai entendu dire que le nigoun ‘Bekha Hashem Hassiti’ est particulièrement spécial »
Le célèbre hazzan Rav Moshe Teleshevsky raconte qu’après le farbrengen du 11 Nissan 1972, la Rabbanit Tsadkanit lui demanda le disque du nigoun ‘Bekha Hashem Hassiti’ qui avait été chanté lors du farbrengen, en disant « qu’elle avait entendu que c’était un nigoun particulièrement spécial… »
« Mon mari aime beaucoup de Skhakh »
Le Rav Leibel Turk raconte que lorsqu’il était étudiant, on lui demanda une fois, ainsi qu’à d’autres étudiants, d’aider à construire la Souccah du Rabbi et à placer le Skhakh sur le toit. Pendant qu’ils se tenaient sur l’échelle à l’extérieur de la Souccah pour disposer le Skhakh, la Rabbanit sortit avec un balai et entra dans la Souccah. Elle leva le balai de l’intérieur et, partout où elle voyait des espaces, elle leur indiquait d’ajouter plus de Skhakh, en disant : « Mon mari aime beaucoup de Skhakh ».
« Et elle en a détourné beaucoup du péché – le jeune garçon de Russie soviétique qui revint à la pratique et devint un hassid, grâce à la valise de la Rabbanit »
Hirshel Friedman raconte :
Ma grand-tante, Mme Leah (Elizabeth) Yehilovich (qui vécut longtemps et qui, en 2021, avait 96 ans), eut le privilège de travailler dans la maison du Rabbi et de la Rabbanit, ce qui créa un lien étroit entre eux.
La Rabbanit montra beaucoup d’empathie envers ma tante qui avait perdu toute sa famille dans la Shoah (comme on le sait, la Rabbanit avait également perdu sa sœur, la Rabbanit Sheina, dans la Shoah).
En 1987, lorsque les voyages vers l’Union soviétique devinrent un peu moins compliqués, notre tante voulait beaucoup nous rendre visite en Russie, dans la ville de Gomel (ou Homel en yiddish), après ne pas avoir vu mes parents et mes grands-parents pendant des décennies.
Lorsque ma tante parla à la Rabbanit de son projet de voyage en Russie, la Rabbanit lui proposa d’emporter des livres de judaïsme en Russie. Ma tante craignait naturellement d’emporter des livres juifs car c’était encore un peu dangereux, mais la Rabbanit lui dit que puisque son mari, le Rabbi, essayait toujours d’envoyer de la littérature juive aux Juifs en Russie, ce qui ne se faisait généralement pas de manière particulièrement légale, ici c’était une excellente occasion, car ma tante était une touriste légale et pouvait emporter tout ce qu’elle voulait et le donner à sa famille.
En tant qu’enfant de treize ans, j’étais très excité et attendais avec impatience l’arrivée de ma tante américaine, car dans mon esprit adolescent, je pensais qu’elle m’apporterait des baskets ou un jean américain, et je serais l’enfant le plus cool de mon école.
Le jour de son arrivée, nous sommes allés l’accueillir à l’aéroport et l’avons vue sortir avec des valises et encore des valises. Bien sûr, j’étais convaincu qu’elles étaient pleines de cadeaux pour moi, et que je serais sous les projecteurs parmi mes amis grâce à toutes ces bonnes choses américaines qu’elle m’avait apportées.
Quand nous sommes arrivés chez mes grands-parents, elle m’a effectivement remis une grande valise qu’elle avait apportée pour moi. Avec beaucoup d’excitation, j’ai ouvert la valise et j’ai été surpris d’y trouver des dizaines de livres saints. Il y avait le siddour Tehillat Hashem et la Haggadah de Pessah en russe, ainsi que de nombreuses brochures et magazines de F.R.E.E. sur la cacherout, les mezouzot et beaucoup d’autres sujets de judaïsme.
À vrai dire, ces livres ont suscité beaucoup d’intérêt chez moi, et j’ai vite oublié le jean et les baskets.
Bien que j’aie grandi dans un pays communiste où s’engager dans le judaïsme était dangereux, notre famille était très traditionnelle. Mon grand-père avait des siddourim et d’autres livres juifs chez lui, mais ils étaient tous en hébreu, donc je ne comprenais pas ce qui y était écrit. Maintenant, j’avais un siddour et d’autres livres juifs avec une traduction et des instructions en russe, ce qui me permettait d’apprécier la signification des mots que je disais et m’éclairait sur de nombreux domaines du judaïsme.
Cela a eu un impact énorme sur moi, car en fait, j’ai fait ma propre ‘éducation’ au judaïsme, car rien n’était accessible pour moi. Avec mon nouveau siddour, j’ai lu toutes les notes très sérieusement, dans quelles parties de la prière il fallait se tenir debout et où on pouvait s’asseoir. Et j’ai agi exactement comme indiqué dans les instructions. Avec le temps, j’ai appris et suis devenu assez familier avec le judaïsme.
Et en effet, grâce à cette valise de livres que la Rabbanit Tsadkanit avait persuadé ma tante de m’apporter, quand nous avons quitté la Russie et sommes arrivés à New York deux ans plus tard en 1989, j’ai eu envie d’aller étudier dans une yeshiva, et grâce aux livres que j’avais en Russie, je n’étais pas à un niveau trop bas par rapport à ma classe d’âge à la yeshiva Loubavitch d’Ocean Parkway. En conséquence, je me suis bien adapté à la yeshiva.
À ce stade, j’ai fait personnellement la connaissance des frères Okunov, qui m’ont beaucoup aidé, moi et ma famille, et je suis devenu un hassid ordinaire.
En effet, la Rabbanit Tsadkanit m’a atteint depuis une distance de dix mille miles, et le reste est de l’histoire !
Et elle en a détourné beaucoup du péché – l’histoire nous éclaire sur la vision à long terme de la Rabbanit qui a allumé l’étincelle juive d’un jeune garçon en Russie qui est devenu un hassid ordinaire seulement deux ans après le décès de la Rabbanit Tsadkanit, comme l’a dit le Rabbi à propos de la Rabbanit qui est dans l’état de ‘Tsaddik qui est parti’ mais qui continue à agir ici dans notre monde et d’une manière ‘plus grande que de son vivant’.