Farbrenguen de Youd Chevat : une soirée d’élévation spirituelle au Beth Habad Sinaï

Farbrenguen de Youd Chevat : une soirée d’élévation spirituelle au Beth Habad Sinaï

 

Le Beth Habad Sinaï de Paris a accueilli un Farbrenguen mémorable à l’occasion de Youd Chevat, marquant l’anniversaire de la Hilloula du Rabbi précédent et le début de la direction du Rabbi. Cette soirée exceptionnelle a réuni la communauté autour du Rav Chraga Natan Dahan, émissaire du Rabbi à Netanya, venu spécialement pour l’occasion. L’événement revêtait également une dimension particulièrement émouvante, commémorant le 32ème Yortsaït du Rav Arié Dov Edelman zatsal.

 

 

 

Une date chargée de sens pour la communauté

Le mercredi 28 janvier 2026, correspondant aux jours de Youd et Youd Aleph Chevat 5786, le Beth Habad Sinaï situé au 2 rue Tristan Tzara dans le 18ème arrondissement de Paris a ouvert ses portes pour une soirée spirituelle d’exception. La prière de Maariv à 20h00 a inauguré ce rassemblement, immédiatement suivi du Farbrenguen tant attendu.

Un invité de marque venu d’Israël

Le Rav Chraga Natan Dahan, l’un des Chlouhim du Rabbi à Beth Shemesh en Israël, a fait le déplacement pour animer ce Farbrenguen. Sa présence a apporté une dimension particulière à cette soirée, permettant aux participants de s’imprégner des enseignements et de l’inspiration propres à cette date si importante dans le calendrier hassidique.

Une soirée dédiée à la mémoire et à la célébration

Ce Farbrenguen portait une signification toute particulière pour plusieurs membres de la communauté. La soirée marquait le 32ème Yortsaït du Rav Arié Dov Edelman zatsal, et fut partiellement offerte par sa fille, la Rabbanite Pevzner, qu’elle vive de longues et bonnes années. Cette Illouï Néchama a ajouté une dimension de recueillement et d’élévation spirituelle à l’événement.

Un double motif de réjouissance

La Providence divine a voulu que cette soirée coïncide également avec le Yom Houlédèt de Reb Meïr Farjeon, le fidèle Gabaï de la communauté, qu’il vive de longues et bonnes années. Ce dernier a généreusement contribué à l’organisation de l’événement en offrant une partie du Farbrenguen. Cette heureuse coïncidence a permis d’unir la mémoire du passé aux bénédictions pour l’avenir.

L’esprit du Youd Chevat

Youd Chevat représente une date fondamentale dans l’histoire du mouvement Habad Loubavitch. C’est le jour anniversaire de la Hilloula du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, en 5710 (1950), et le jour où le Rabbi a officiellement accepté la direction du mouvement un an plus tard. Cette date invite chaque Hassid à renouveler son engagement envers la mission du Rabbi et à intensifier ses efforts dans la diffusion de la Torah et des Mitsvot.

Un rassemblement fraternel

Autour de tables garnies, dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle, les participants ont pu écouter des paroles de Torah, partager des Nigounim et se renforcer mutuellement dans leur service divin. Le Farbrenguen, tradition hassidique par excellence, permet de créer ces liens si précieux entre les membres de la communauté et de puiser l’inspiration nécessaire pour le travail spirituel quotidien.

Tou Bichvat 5786  au Beth Habad Flandre : une célébration exceptionnelle avec 112 variétés de fruits

Tou Bichvat 5786 au Beth Habad Flandre : une célébration exceptionnelle avec 112 variétés de fruits

 

La grande fête annuelle de Tou Bichvat, organisée depuis des décennies par les familles Gabay, Mergui et Lachkar, a rassemblé cette année encore de nombreux convives au Beth Habad Flandre. Fidèle à la tradition, cet événement a proposé pas moins de 112 sortes de fruits différents, perpétuant ainsi une coutume précieuse héritée des générations précédentes. Cette Seouda mémorable a été l’occasion de célébrer le Nouvel An des arbres dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle.

 

 

 

Une tradition familiale enracinée dans l’histoire

Comme chaque année, les familles Gabay, Mergui et Lachkar ont ouvert leurs portes pour accueillir la communauté à l’occasion de Tou Bichvat. Cette fête, célébrée le 15 du mois de Chevat, marque le Nouvel An des arbres selon la tradition juive. L’événement s’est tenu au Beth Habad Flandre, où de nombreuses personnes se sont réunies pour partager ce moment festif.

À cette occasion, le Rav Mendel Azimov a souligné l’importance de cette Seouda, une tradition précieuse transmise par leurs parents, M. et Mme Gabay, d’abord en Algérie, puis à Paris. Cette année, l’événement a été dédié à la mémoire de M. Aharon ben Its’hak et de Mme Hendel bat Méïr Gabay, de mémoire bénie.

112 variétés de fruits pour célébrer la terre d’Israël

La particularité de cette célébration réside dans l’abondance et la diversité des fruits proposés. Pas moins de 112 variétés différentes ont été présentées aux convives, des plus communes aux plus exotiques. Parmi celles-ci figuraient notamment le blé, l’olive, la datte, le raisin et la figue, qui font partie des sept espèces avec lesquelles la terre d’Israël est bénie selon la Torah.

La liste comprenait également des fruits plus rares tels que le ramboutan, le fruit du dragon, le salak, le maracuja, le kiwano ou encore le lulo, offrant ainsi aux participants l’opportunité de réciter des bénédictions sur des fruits qu’ils n’avaient peut-être jamais goûtés auparavant.

La signification spirituelle de Tou Bichvat

Tou Bichvat occupe une place particulière dans le calendrier juif. Cette fête célèbre le renouveau de la nature et le lien profond qui unit le peuple juif à la terre d’Israël. Selon la tradition Kabbaliste, consommer des fruits en ce jour et réciter les bénédictions appropriées permet d’élever les étincelles de sainteté contenues dans les aliments.

Une tradition qui traverse les générations et les continents

L’histoire de cette célébration familiale témoigne de la transmission des traditions juives à travers les générations et les pays. Initiée en Algérie par la famille Gabay, cette coutume a traversé la Méditerranée pour s’enraciner à Paris, où elle continue de rassembler la communauté année après année.

Cette persévérance dans la préservation des traditions illustre parfaitement l’esprit de Tou Bichvat, qui célèbre la force vitale des arbres capable de résister à l’hiver pour refleurir au printemps. De même, les traditions juives, transmises de génération en génération, continuent de porter leurs fruits malgré les épreuves et les déplacements.

 Photo : Mordehai Lubecki

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce soir, Siyoum HaRambam au Cirque d’Hiver : Paris célèbre la conclusion de deux cycles d’étude historiques

Ce soir, Siyoum HaRambam au Cirque d’Hiver : Paris célèbre la conclusion de deux cycles d’étude historiques

 

Le Beth Loubavitch Île-de-France convie la communauté juive parisienne à une soirée exceptionnelle marquant l’achèvement du 45ème cycle d’étude quotidienne du Michné Torah et du 15ème cycle d’un chapitre par jour. Cet événement d’envergure se tiendra ce lundi 2 février 2026, correspondant au 15 Chevat 5786, dans le cadre prestigieux du Cirque d’Hiver à Paris. Une occasion unique de célébrer ensemble l’œuvre maîtresse de Maïmonide, dont l’étude quotidienne fut instaurée à la demande du Rabbi de Loubavitch.

 

 

 

 

Le Beth Loubavitch est heureux d’annoncer la grande soirée du Siyoum HaRambam, un événement qui revêt cette année une dimension particulière avec la conclusion simultanée de deux cycles d’étude majeurs. Le 45ème cycle de l’étude quotidienne du Michné Torah, l’œuvre monumentale de Rabbi Moché ben Maïmon, s’achève en même temps que le 15ème cycle d’étude d’un chapitre par jour, offrant ainsi aux participants l’opportunité de marquer ce double accomplissement dans une atmosphère de joie et d’élévation spirituelle.

Un lieu prestigieux pour un événement d’exception

C’est au Cirque d’Hiver, situé au 110 rue Amelot dans le 11ème arrondissement de Paris, que se déroulera cette célébration grandiose. Accessible par les lignes de métro 8 et 5 aux stations Filles du Calvaire et Oberkampf, ce lieu emblématique de la capitale accueillera dès 20h les membres de la communauté venus célébrer ensemble cet accomplissement remarquable dans l’étude de la Torah.

En présence de nombreuses personnalités

La soirée sera honorée par la présence de nombreux Rabbanim et personnalités du monde juif, témoignant de l’importance que revêt l’étude quotidienne du Rambam dans la vie communautaire. Cette initiative, instaurée à la demande du Rabbi de Loubavitch, continue de rassembler des milliers de Juifs à travers le monde dans un programme d’étude unifié de l’ensemble de la loi juive.

Une fête de clôture pour célébrer et encourager

Le Siyoum, fête de clôture, est destiné à marquer la joie de ceux qui ont pris part à l’étude et à encourager ceux qui hésitent encore à s’y joindre. Idéalement, chacun devrait étudier trois chapitres par jour, de façon à terminer les quelque 900 chapitres en un peu moins d’un an. D’autres n’étudient qu’un chapitre par jour et mettent donc trois ans avant de fêter un Siyoum. Enfin, d’autres encore n’étudient que les Mitsvot (commandements) relatives aux trois chapitres.

Une œuvre monumentale rédigée dans des conditions extraordinaires

Pour mettre en perspective l’immensité de l’œuvre, sachons que le Rambam a mis dix ans à rédiger le Michné Torah, avec une plume et du parchemin, alors qu’il fuyait l’Espagne almohade. Des équipes de Rabbanim anglophones ont quant à elles mis 23 ans à le traduire en anglais, à l’aide de programmes informatiques sophistiqués.

Les enfants aussi participent à cette grande aventure

Chaque année, les enfants sont incités, en plus de leurs programmes scolaires, à s’associer eux aussi à cette étude. Ils sont récompensés lors de grands concours nationaux et internationaux qui stimulent leur enthousiasme et leur engagement.

Tou Bichvat : une convergence historique des trois cycles

Cette année, le jour de Tou Bichvat, lundi 2 février, l’unité du peuple juif sera soulignée avec faste puisque les trois rythmes d’étude du Rambam fêteront ensemble la joie de la Torah. Cette unité tant souhaitée, à notre époque plus que jamais, a ainsi toutes les chances de se maintenir puisque basée sur la Torah qui est éternelle.

Des célébrations dans le monde entier

Le Siyoum est fêté dans le monde entier et particulièrement dans la ville où est enterré le « Grand Aigle » (Rabbi Moché ben Maïmone), c’est-à-dire Tibériade, mais aussi à New York, Jérusalem, Moscou, Paris… Permettant à chacun d’appréhender la sagesse divine et de connaître l’intégralité des commandements, les 14 livres du Michné Torah ouvrent le cœur et l’esprit. Plusieurs de ces livres ont déjà été traduits en français par des équipes d’érudits et sont agrémentés de nombreuses notes et dessins.

Un peu d’histoire : les premiers Siyoumim

Pour l’anecdote, le premier Siyoum HaRambam eut lieu le 11 Nissan 1985, jour de l’anniversaire du Rabbi, et le second le 25 Adar 1986, jour de l’anniversaire de son épouse, la Rabbanit ‘Haya Mouchka. Alors si vous désirez vous aussi marquer une occasion heureuse, voici une très belle idée de cadeau !

Feiga Lubecki

EN DIRECT : Des milliers de participants réunis à Kfar Habad pour célébrer la conclusion du 45ème cycle d’étude du Rambam

EN DIRECT : Des milliers de participants réunis à Kfar Habad pour célébrer la conclusion du 45ème cycle d’étude du Rambam

 

Le hangar géant de Tseïreï Habad, érigé au cœur de Kfar Habad, accueille ce soir le grand rassemblement national du Siyoum Harambam. Cet événement exceptionnel marque l’achèvement du 45ème cycle de l’étude quotidienne du Rambam, dans ses trois parcours distincts, en présence de milliers de personnes venues de tout le pays. Un programme musical et artistique accompagne cette célébration, avec la participation des plus grands chanteurs et artistes de la musique ‘hassidique.

 

 

Une célébration grandiose dans le hangar monumental

Le hangar géant de Tseïreï Habad, édifié au centre de Kfar Habad, accueille ce soir le rassemblement national du Siyoum Harambam. Cet événement d’envergure célèbre la conclusion du 45ème cycle de l’étude quotidienne du Rambam, dans ses trois parcours d’étude, réunissant des milliers de participants venus de toutes les régions du pays.

Un programme artistique d’exception

Un programme musical et artistique accompagne cet événement majeur. Parmi les artistes présents figurent les chanteurs Benny Friedman et Zanvil Weinberger, ainsi que le chœur Malkout et le chœur d’enfants Hapensaïm. L’ensemble est accompagné par l’orchestre élargi de l’artiste Naor Carmi.

Retransmission en direct sur COL

Cette célébration du Siyoum, empreinte de splendeur et de magnificence, a débuté ce soir à 19h00 dans le hangar monumental qui avait précédemment accueilli le banquet grandiose en l’honneur des Chlou’him du Rabbi en Terre Sainte. L’événement est retransmis en direct et en exclusivité sur COL.

 

 

Le Tséma’h Tsédek mit à l’épreuve son Cho’het avec un verre d’eau

Le Tséma’h Tsédek mit à l’épreuve son Cho’het avec un verre d’eau

Lorsque des rumeurs parvinrent au Tséma’h Tsédek concernant Rav Tsvi Hirsch, le Cho’het de Loubavitch, le Rabbi le convoqua pour une épreuve singulière. On apporta un verre d’eau rempli à ras bord, et le Cho’het de soixante-dix ans le maintint parfaitement immobile, sans qu’une seule goutte ne tremble, comme l’aurait fait un jeune homme dans la force de l’âge. Cette histoire remarquable illustre la rigueur extrême et la confiance absolue qui régnaient à la cour des Rebbéïm de Loubavitch concernant les fonctions sacrées de la Che’hita.

 

 

 

Un maître Cho’het au service de trois générations de Rebbéïm

Rav Chlomo ‘Haïm Koutaïn, qui quitta ce monde en 5688 (1928), fut un ‘Hassid dévoué du Rabbi Rachab et occupa les fonctions prestigieuses de Cho’het et de Mohel dans la ville sainte de Loubavitch. En tant que résident permanent de cette bourgade qui servait de centre spirituel au mouvement Habad, il eut le privilège rare d’entretenir une relation d’une proximité exceptionnelle avec le Rabbi Rachab. Cette intimité spirituelle s’étendit également au Rabbi précédent, le Rabbi Yossef Its’hak, qu’il connut dès sa plus tendre jeunesse.

La fonction de Cho’het n’était pas pour Rav Chlomo ‘Haïm une simple profession, mais un héritage sacré transmis de père en fils. Perpétuant avec fierté et dévotion la tradition familiale établie par son père et son grand-père avant lui, il devint un expert reconnu dans l’art délicat de la Che’hita. Son expertise était si renommée qu’il fut chargé d’enseigner cet art sacré à de nombreux Temimim de la Yechiva de Loubavitch. Parmi ses élèves les plus illustres figura le Rabbi précédent lui-même, qui reçut de ses mains la transmission de ce savoir ancestral.

L’épreuve du verre d’eau : quand la rumeur atteint les oreilles du Tséma’h Tsédek

Le grand-père de Rav Chlomo ‘Haïm, Rav Tsvi Hirsch, occupait la fonction de Cho’het de Loubavitch du vivant du Tséma’h Tsédek, le troisième Rabbi de la dynastie Habad. La Che’hita exige une main d’une stabilité absolue, car le moindre tremblement peut invalider l’abattage et rendre l’animal impropre à la consommation. C’est pourquoi, lorsque Rav Tsvi Hirsch atteignit l’âge vénérable de soixante-dix ans, des murmures commencèrent à circuler dans la communauté.

Le Tséma’h Tsédek, toujours vigilant quant au respect scrupuleux de la Halakha, convoqua le vieux Cho’het. Avec la délicatesse qui le caractérisait, il lui dit : « Hirschel, on raconte des choses sur toi. » Ces quelques mots suffisaient à faire comprendre la nature des rumeurs : certains suggéraient que ses mains n’étaient plus aussi fermes qu’autrefois et qu’il devrait peut-être cesser d’exercer.

La réponse de Rav Tsvi Hirsch témoigna de son humilité profonde et de sa soumission totale à l’autorité rabbinique : « Rabbi, si vous me dites de poser le couteau, je le ferai sans hésiter. »

Le Tséma’h Tsédek connaissait l’intégrité irréprochable de son Cho’het. Il savait pertinemment que Rav Tsvi Hirsch était un homme d’une telle droiture qu’il se serait abstenu de lui-même de pratiquer la Che’hita s’il avait ressenti la moindre faiblesse. Fort de cette certitude, le Rabbi n’exigea pas qu’il cesse ses fonctions. Néanmoins, pour dissiper définitivement les rumeurs et restaurer la confiance de la communauté, il ordonna qu’on procède à l’épreuve traditionnelle de l’eau.

On apporta un verre rempli d’eau à ras bord. Rav Tsvi Hirsch le saisit et le maintint devant lui. Pas une ride ne troubla la surface de l’eau, pas une goutte ne frémit. Le verre resta parfaitement immobile entre ses mains, comme s’il était tenu par un jeune homme dans la plénitude de ses forces. La démonstration était éloquente : les rumeurs n’avaient aucun fondement, et le vieux Cho’het pouvait continuer à servir sa communauté avec la même excellence qu’il avait toujours démontrée.

Désigné Cho’het à quinze ans par le Rabbi Maharach

L’histoire de Rav Chlomo ‘Haïm lui-même ne manque pas de traits remarquables. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune Ba’hour de quinze ans à peine, le Rabbi Maharach, quatrième Rabbi de Loubavitch, discerna en lui des qualités exceptionnelles. Avec une clairvoyance prophétique, il le choisit pour devenir le Cho’het de la communauté.

Cependant, le Rabbi Maharach lui imposa une condition : il devait d’abord se marier avant d’assumer pleinement ses fonctions. Cette exigence reflétait la sagesse traditionnelle selon laquelle un homme marié possède une maturité et une stabilité plus grandes, qualités essentielles pour une responsabilité aussi lourde que celle de garantir la cacherout de la viande consommée par toute une communauté.

Durant la période transitoire, jusqu’à ce que Chlomo ‘Haïm atteigne l’âge de dix-huit ans, un Cho’het plus expérimenté demeurait présent à ses côtés. Mais cette présence n’était qu’une formalité de supervision, car dès le début, le jeune Chlomo ‘Haïm était reconnu comme le Cho’het principal, celui dont l’expertise et la piété garantissaient la qualité irréprochable de la Che’hita à Loubavitch.

L’apprentissage de la Che’hita : une mission de Tomkhei Temimim

Rav Israël Jacobson, qui devint par la suite une figure éminente du mouvement Habad en Amérique, a laissé un témoignage précieux sur son expérience d’apprentissage de la Che’hita auprès de Rav Chlomo ‘Haïm :

« À Loubavitch, la coutume voulait que de nombreux Ba’hourim apprennent l’art de la Che’hita. Il semble que cela faisait partie intégrante des missions que s’était fixées la Yechiva Tomkhei Temimim : former des Cho’hatim authentiquement craignant D.ieu, capables de servir les communautés juives dispersées à travers le monde. »

Rav Jacobson poursuit sa description en évoquant le profil particulier des étudiants qui venaient se former : « Beaucoup de ces Ba’hourim appartenaient à la catégorie des Ovdim, ces ‘Hassidim qui consacraient de longues heures à la prière contemplative. Après leur service divin prolongé et leur déjeuner tardif, ils venaient trouver Rav Chlomo ‘Haïm aux alentours de quinze heures pour leurs leçons de Che’hita. »

Le témoignage de Rav Jacobson offre également un aperçu fascinant du rythme de vie d’une époque révolue : « À cette époque, la vie s’écoulait avec une lenteur que notre génération peine à imaginer, particulièrement dans les petites bourgades comme Loubavitch. Les gens n’étaient pas consumés par l’ambition de progresser rapidement ou d’accumuler des accomplissements. Chaque chose prenait son temps, mûrissait à son propre rythme. »

Cette philosophie de vie se reflétait dans la durée de l’apprentissage : « Pour cette raison, les Ba’hourim étudiaient la Che’hita pendant deux, voire trois années complètes, avant d’être considérés comme aptes à exercer la fonction de Cho’het. Cette formation approfondie garantissait non seulement la maîtrise technique parfaite, mais aussi l’acquisition de la crainte du Ciel indispensable à cette fonction sacrée. »

La signification profonde du ‘Halaf : entre la vie et la mort

Rav Chlomo ‘Haïm ne se contentait pas d’enseigner les aspects techniques de la Che’hita. Il transmettait également à ses élèves une conscience aiguë de la dimension spirituelle de leur future fonction. L’une de ses réflexions favorites, qu’il partageait souvent avec ses disciples, concernait le nom même de l’instrument utilisé pour la Che’hita.

« Savez-vous, » demandait-il à ses élèves, « pourquoi le couteau de Che’hita s’appelle un ‘Halaf ? »

Et il répondait lui-même à sa question rhétorique : « Parce qu’il effectue le passage, le Hillouf, entre deux états radicalement opposés. D’un côté se trouve la vie, de l’autre la mort. D’un côté un animal Cacher, propre à la consommation et capable d’élever les étincelles de sainteté qu’il contient, de l’autre un animal Névéla, impropre et interdit. »

Cette étymologie n’était pas une simple curiosité linguistique. Elle rappelait aux futurs Cho’hatim l’immense responsabilité qui pesait sur leurs épaules. Chaque geste du ‘Halaf déterminait le statut spirituel de l’animal et, par extension, affectait l’âme de tous ceux qui consommeraient sa viande. Entre leurs mains reposait littéralement la frontière entre le permis et l’interdit, entre l’élévation spirituelle et la faute.

Cette conscience profonde de leur mission explique pourquoi les Cho’hatim de Loubavitch étaient formés avec une telle rigueur, pourquoi leur intégrité était surveillée avec une telle vigilance, et pourquoi même un vétéran de soixante-dix ans comme Rav Tsvi Hirsch acceptait sans murmurer de se soumettre à l’épreuve du verre d’eau devant son Rabbi.cher. »

Mardi 3 février 2026 à 15 heures : Les Institutions Sinaï rendent hommage au Rav Messod Haï Habib zal

Mardi 3 février 2026 à 15 heures : Les Institutions Sinaï rendent hommage au Rav Messod Haï Habib zal

 

Les Institutions Sinaï convient la communauté à une cérémonie solennelle en mémoire du Rav Messod Haï Habib zal, fondateur et directeur technique du Lycée technologique Sinaï pendant quinze années. Cet homme d’exception, qui consacra sa vie à l’éducation juive et à la transmission des valeurs de la Torah, sera honoré le mardi 3 février 2026 à la Cité de l’Éducation Sinaï à Paris.

 

 

 

Une vie dédiée à l’excellence éducative

Les Institutions Sinaï ont l’honneur de convier l’ensemble de la communauté à la cérémonie de dévoilement d’une plaque commémorative organisée en hommage au Rav Messod Haï Habib zal, de mémoire bénie. Directeur technique de l’établissement et fondateur du Lycée technologique Sinaï de 1991 à 2006, il consacra sa vie à l’éducation, à la transmission des valeurs de la Torah et à l’édification d’un enseignement alliant exigence spirituelle et formation d’excellence.

Les détails de la cérémonie

La cérémonie se déroulera, avec l’aide de D.ieu, le mardi 3 février 2026, correspondant au 17 Chevat 5786, à 15 heures. Elle aura lieu à la Cité de l’Éducation Sinaï, située au 2 rue Tristan Tzara dans le 18ème arrondissement de Paris.

Un hommage en présence de la famille et de la communauté

Cette cérémonie réunira l’épouse et les enfants du Rav Habib, la Direction des Institutions, des Rabbanim, sa famille, d’anciens élèves, des collaborateurs ainsi que des membres de la communauté. Des Divrei Torah seront prononcés afin d’honorer la mémoire de celui dont l’œuvre éducative a marqué toute une génération. Un buffet sera proposé à l’issue de la cérémonie.

Sous l’égide de la Direction des Institutions Sinaï

Cet hommage est organisé par la Direction des Institutions Sinaï : la Rabanit Pevzner, fondatrice, le Rav Yossef Its’hak Pevzner, Directeur général, et Monsieur Marc Addi, Président.

Les Institutions Sinaï regroupent plusieurs établissements d’enseignement : Sinaï, Heikhal Mena’hem, Kitov, Beth Hillel, Beth Mena’hem et Beth Zalmi, tous dédiés à l’excellence de l’éducation juive.

« Je leur accorderai, dans Ma Maison et dans Mes murailles, un monument éternel » (Isaïe 56:5)

 

Tibériade : des centaines de Juifs réunis pour un Farbrenguen historique du Youd Chevat

Tibériade : des centaines de Juifs réunis pour un Farbrenguen historique du Youd Chevat

Plus de 83 synagogues de Tibériade ont participé à une mobilisation exceptionnelle autour du Youd Chevat, date anniversaire de la prise de la direction du mouvement Habad-Loubavitch par le Rabbi. Des centaines de participants ont convergé vers la synagogue centrale Léa Veyalédeha-Habad pour une soirée d’élévation spirituelle et de renforcement du lien avec le Rabbi. Cet événement marque un tournant dans la vie communautaire de cette ville historique de Galilée.

 

 

 

La ville de Tibériade a vécu un moment d’intense ferveur spirituelle à l’occasion du Youd Chevat (10 Chevat), date qui commémore à la fois la Hilloula du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, et le début de la direction du Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson. Cette année, la mobilisation a pris une ampleur sans précédent grâce à l’action des étudiants-émissaires (Talmidim Chlou’him) qui ont sillonné la ville durant le Chabbat précédant l’événement.

Une mobilisation sans précédent dans 83 synagogues

Durant le Chabbat qui a précédé le Youd Chevat, les Talmidim Chlou’him se sont rendus dans pas moins de 83 synagogues à travers Tibériade. Leur mission : sensibiliser les fidèles à l’importance de cette date et les inviter au grand Farbrenguen central. Cette initiative a porté ses fruits puisque des milliers d’habitants de la ville ont été touchés par ce message d’éveil spirituel.

Le Farbrenguen central s’est tenu à la sortie du Youd Chevat dans la synagogue Léa Veyalédeha-Habad, dirigée par le Chalia’h Rav Chneour Tourkov. Des centaines de personnes ont répondu présent, créant une atmosphère chaleureuse et inspirante propice au renforcement de l’attachement au Rabbi et à ses enseignements.

Des orateurs de marque pour une soirée mémorable

Le Rav Tsvi Zalmanov, émissaire du Rabbi et Rav de Habad à Tibériade, a ouvert les festivités en expliquant la signification profonde de ce jour. Il a rappelé que le Youd Chevat représente non seulement un moment de commémoration mais aussi une opportunité de renouveler son engagement envers les directives du Rabbi.

Le Rav Arié Kramer, Chalia’h principal de la ville, a ensuite lu le chapitre de Tehilim correspondant à l’âge du Rabbi. À cette occasion, il a évoqué avec émotion la mémoire de son père, le Rav Yossef Kramer zatsal, pionnier qui a véritablement révolutionné la vie juive à Tibériade et posé les fondations de l’importante présence Habad dans la région.

Un conférencier captivant venu de ‘Hadera

L’intervention la plus marquante de la soirée fut celle du Rav Yoav Akrich, émissaire du Rabbi à ‘Hadera, connu pour son talent d’orateur exceptionnel. Pendant de longues minutes, il a captivé l’assemblée, élevant les participants à un niveau supérieur dans leur service de D.ieu et leur attachement au Rabbi. Ses paroles, mêlant profondeur hassidique et anecdotes inspirantes, ont touché les cœurs de chacun des présents.

L’aspect musical n’a pas été en reste. Le célèbre claviériste Reb Itsik Lifshitz a su créer une ambiance de joie authentique, faisant chanter et danser les participants. Les mélodies hassidiques traditionnelles ont résonné dans la synagogue, transformant le Farbrenguen en un véritable moment de communion spirituelle.

Un élan d’écriture vers le Rabbi

Fait remarquable de cette soirée : de nombreux participants ont profité de l’occasion pour rédiger des lettres au Rabbi. Cette pratique, profondément ancrée dans la tradition hassidique, témoigne de la vivacité du lien qui unit les ‘Hassidim à leur maître spirituel, même des décennies après son élévation.

Les organisateurs ont exprimé leur gratitude envers les Talmidim Chlou’him qui ont orchestré cet événement d’envergure, ainsi qu’envers le Rav Yoav ‘Hatav pour son aide précieuse dans la réalisation de cette soirée.

Le Beth Habad de Tibériade : près de 40 ans au service de la communauté

Cet événement illustre le dynamisme remarquable du Beth Habad de Tibériade, fondé en 5747 (1987) par le Rav Yossef Kramer zatsal, émissaire du Rabbi de Loubavitch. Situé dans la ville sainte de Tibériade, sur la rive occidentale du lac de Kinnereth, ce centre communautaire est devenu au fil des décennies un véritable pilier de la vie juive dans le nord d’Israël.

Le Rav Yossef Kramer, né à Montréal au Canada, avait rejoint en 5736 (1976) la première cohorte d’émissaires du Rabbi envoyés en Terre Sainte. Après s’être installé initialement à Safed, il a répondu à l’appel du Rabbi concernant l’ouverture de nouveaux Batei Habad et s’est établi à Tibériade en 5748 (1988). Pendant près de quarante ans, il a bâti une véritable infrastructure communautaire, touchant des milliers de Juifs dans toute la région.

Un réseau de cinq synagogues et des institutions éducatives florissantes

Aujourd’hui, le Beth Habad de Tibériade compte cinq synagogues réparties dans différents quartiers de la ville, permettant aux résidents et aux nombreux touristes d’accéder facilement aux services religieux. Parmi ces lieux de culte figure la synagogue antique restaurée sur la promenade du lac, qui abrite également un centre Habad pour les visiteurs et un site historique retraçant l’histoire de la communauté juive de Tibériade.

Le réseau éducatif Habad à Tibériade comprend un Talmud Torah pour garçons affilié au réseau Oholei Yossef Its’hak, fondé en 5775, ainsi qu’une école pour filles créée en 5778. La Yechiva Tomkhei Temimim, établie en 5769, forme les jeunes hommes à l’étude de la Torah et de la ‘Hassidout. La bibliothèque Habad de la ville est considérée comme la plus grande bibliothèque pour la jeunesse religieuse du nord d’Israël, avec plus de 2 800 ouvrages.

Une équipe de Chlou’him dévoués

Suite à la disparition du Rav Yossef Kramer, son fils le Rav Arié Leib Kramer a été désigné pour poursuivre l’œuvre de son père en tant que Chalia’h principal et président des institutions Habad de Tibériade. Il est entouré d’une équipe d’émissaires dévoués, dont le Rav Tsvi Zalmanov (gendre du fondateur et Rav de la communauté Habad), le Rav Chneour Tourkov (responsable de la synagogue Léa Veyalédeha et du site des tombes des Matriarches), le Rav Yona Zilberstrom (Beth Habad de la promenade), le Rav Mendi Tourkov (responsable des activités jeunesse), et de nombreux autres Chlou’him œuvrant dans les différents quartiers de la ville.

Tibériade, l’une des quatre villes saintes d’Israël avec Jérusalem, Hébron et Safed, abrite les tombes de nombreux grands maîtres, dont Rabbi Mena’hem Mendel de Vitebsk et Rabbi Avraham de Kalisk. Chaque année, le Beth Habad organise le Siyoum du Rambam sur le tombeau de Maïmonide, conformément aux directives du Rabbi. Cette présence Habad dynamique perpétue ainsi la tradition spirituelle millénaire de cette ville chargée d’histoire, tout en préparant la venue du Machia’h.

 

 

Lois et coutumes de Tou Bichevat

Lois et coutumes de Tou Bichevat

Dimanche soir 16 janvier et lundi 17 janvier 2022, on consomme de nombreux fruits, en particulier ceux qui représentent la fierté de la Terre Sainte, qui sont cités dans le verset de la Torah :
– blé,
– orge,
– raisin,
– figue,
– grenade,
– olive
– datte.

On s’efforcera également de manger des caroubes ainsi que des fruits nouveaux qu’on n’a pas encore consommés cette année.

On veillera à réciter les bénédictions adéquates avant et après manger. On profitera de cette belle occasion pour se réunir en réunions joyeuses et productives sur le plan des bonnes résolutions.

La Torah compare l’homme à un arbre des champs : lui aussi est supposé produire des fruits, c’est-à-dire des Mitsvot, des bonnes actions. De même que le fruit peut produire des arbres qui produiront des fruits etc., de même nos Mitsvot entraînent d’autres Mitsvot, encouragent d’autres Juifs à assumer leur judaïsme, à retrouver leurs racines et à s’enraciner dans un sol riche d’étude de la Torah et de pratique des Mitsvot. C’est ainsi que le peuple juif se perpétue, se développe et produira d’autres fruits.

A Tou BiChevat, nous mangeons des fruits, nous «produisons» des fruits, nous plantons des graines de bonnes actions.

Mélavé Malka : Le pouvoir des fruits d’Israël et des miracles du Rabbi : trois récits extraordinaires

Mélavé Malka : Le pouvoir des fruits d’Israël et des miracles du Rabbi : trois récits extraordinaires

Lors d’une Mélavé Malka au 770 de Ramat Shlomo à Jérusalem, le Rav Eitan Amitaï a partagé des récits captivants illustrant la puissance spirituelle des fruits d’Erets Israël et les prodiges accomplis par les Rebbeïm de Loubavitch. Ces histoires, transmises de génération en génération, témoignent de la Providence divine qui accompagne le peuple juif dans les moments les plus critiques.

 

Rav Eitan Amitaï

 

Chavoua Tov à tous ! Que Hachem nous aide à vivre une semaine très particulière. Nous nous trouvons au cœur du mois de Chevat, puissions-nous entendre de bonnes nouvelles.

À Tou BiChevat, l’homme est comparé à un arbre des champs. Un Juif doit être comme un arbre : premièrement, il grandit constamment ; deuxièmement, il reste en permanence connecté à sa source. Un Juif doit demeurer perpétuellement relié à sa source et produire des fruits sans cesse. Quels sont ces fruits que le Juif produit ? Ce sont les Mitsvot, mais aussi le fait d’aider d’autres Juifs à accomplir davantage de Mitsvot et à porter davantage de fruits.

 


1 – Le récit du grenadier miraculeux de Tibériade


 

Il existe un récit traditionnel que j’aime raconter à chaque célébration de Tou BiChevat, qui illustre la puissance des fruits d’Erets Israël, la force des sept espèces, et le salut que D.ieu accorde aux Juifs d’Erets Israël en général et de la Terre Sainte en particulier.

On raconte qu’il y avait à Tibériade un Juif nommé Nissim. Nissim possédait un grand grenadier dans sa cour. Chaque année, les gens venaient lui acheter des grenades de toute la région, car ses grenades étaient délicieuses et sucrées.

Une année, son épouse lui dit : « Tu sais, Nissim, on disait toujours que Nissim a des enfants comme les grains d’une grenade. » En effet, il avait de nombreux enfants, une maison pleine, dix-sept enfants.

Son épouse lui dit : « Nissim, qu’allons-nous faire avec nos grandes filles ? Trois, quatre, cinq filles doivent se marier. » Nissim répondit : « Je suis prêt avec grande joie à danser à leur mariage, mais il faut de l’argent. Comment allons-nous faire ? »

Son épouse lui dit alors : « Nissim, peut-être n’y a-t-il pas d’autre choix. Tu dois voyager à l’étranger pour permettre à des Juifs d’accomplir la Mitsva de Tsedaka. »

Quelqu’un demanda : « Et qu’en sera-t-il de la Torah, du service divin et de la prière ? »

Finalement, il comprit que son épouse avait raison et commença à y réfléchir.

Trois grenades miraculeuses

Cette année-là dont nous parlons, des femmes vinrent peu avant Roch Hachana ou peu avant Tou BiChevat pour acheter des grenades. Nissim se rendit dans le jardin, regarda l’arbre : aucune grenade visible, rien du tout.

Il appela l’un de ses enfants : « Avraham, viens m’aider, cherchons ensemble. » Le fils grimpa, parcourut les branches et dit : « Papa, j’ai trouvé une grenade ! Une belle et grande grenade ! » Il la fit descendre avec précaution. « Avraham, continue de chercher, peut-être y en a-t-il une autre. » Une autre encore. « Avraham, peut-être en trouverons-nous encore une ? »

Finalement, il trouva dans tout l’arbre trois grenades seulement. Quelle merveille ! Grandes, rouges. Jamais il n’avait vu de telles grenades, d’une taille aussi exceptionnelle ; habituellement, elles étaient de taille moyenne. Un véritable prodige.

Des femmes étaient prêtes à payer beaucoup d’argent, mais il leur dit : « Non, celles-ci, je ne les vends pas. »

Il emporta les grenades chez lui. D’abord, la famille avait faim : il prit une grenade et la leur donna à manger. Des deux autres, il dit : « L’une sera pour Roch Hachana. Et la troisième ? Nous verrons à Tou BiChevat. »

Seulement trois grenades sur tout l’arbre.

Le voyage vers Constantinople

C’est alors que Nissim apprit qu’un navire partait pour la Turquie. À cette époque, il y avait une communauté juive dans la capitale, qu’on appelait Constantinople.

Nissim décida de partir et emporta avec lui la grenade. Il sentait que c’était comme une amulette, comme une Segoula. Ainsi, avec lui, le peuple d’Israël, empli de Mitsvot comme une grenade. La grenade, c’est ce qu’on appelle un fruit juif.

Par la grâce de D.ieu, il arriva à bon port et demanda au cocher de le conduire à la synagogue. Il arriva à la synagogue. C’était déjà l’aube. Il attendit un peu, puis la prière de Cha’harit commença. Il pria.

Le Rav de la communauté juive qui priait là était un grand Tsaddik, un homme pieux, un grand Tsaddik et un Mekoubal.

À la fin de la prière, il dit à son assistant : « Je sens ici une odeur de sainteté, une odeur d’Erets Israël, une odeur de sainteté. Conduis-moi, je vais te guider. »

Ils arrivèrent et l’assistant dit : « Voilà, honorable Rav, nous sommes ici. » « Oui, oui, oui. Il y a ici un Juif, un Juif que je ne connais pas. »

« Chalom Alékhèm, Rav Juif, qui êtes-vous ? »

« On m’appelle Nissim et je viens de la Terre Sainte. »

« Ah, voilà l’odeur que je sens ! »

Nissim répondit : « Non, ce n’est pas moi. Le Rav sent certainement l’odeur de la grenade que j’ai apportée d’Erets Israël. »

« Tu as une grenade d’Erets Israël ? » demanda le Rav avec émotion.

« Oui. »

« Écoute, dit le Rav, pourquoi cette émotion ? Tu seras mon invité pour le petit-déjeuner, et nous parlerons ensuite. »

Le fils du Sultan gravement malade

Il l’emmena chez lui et ils prirent le petit-déjeuner ensemble.

Alors le Rav ouvrit la conversation et raconta ceci : « Le Sultan, le Sultan turc, a un fils, un prince, qui est très malade. Tous les meilleurs médecins n’ont pas réussi à le guérir. Quelqu’un lui a alors soufflé à l’oreille : « Écoute, la clé de la guérison de ton fils se trouve chez les Juifs. »

Le Sultan demanda : « Qu’est-ce que cela signifie ? Y a-t-il un médecin juif comme le Rambam ? »

« Non, dis-leur simplement que si ton fils n’est pas guéri, ils seront expulsés. Tu verras, les choses s’arrangeront. »

Alors il convoqua effectivement les notables de la communauté, le ‘Hakham Bachi et les autres, et leur dit : « Écoutez, Majesté, sommes-nous à la place de D.ieu ? Seul le Saint béni soit-Il est le médecin de toute chair et accomplit des merveilles. Nous n’avons pas de médecins à envoyer avec joie. »

« Vous guérirez mon fils, sinon je vous expulserai. »

Que firent les Juifs ? Comme c’est leur habitude, ils crièrent vers D.ieu.

Les Juifs organisèrent une assemblée de jeûne, de prière et de pleurs.

La révélation en rêve

Le Rav, parce qu’il était un grand Tsaddik, fit une sorte de question en rêve. Et voici, il raconta : « Je vois à l’aube le mot ‘Rimon’ (grenade) qui s’allume et s’éteint, s’allume : Rimon, Rimon, Rimon. »

« Maintenant je comprends. »

« Que comprenez-vous ? »

« Rimon est l’acronyme de ‘Refouat Mélekh Ouvno Yavi Nissim’ – La guérison du roi et de son fils sera apportée par Nissim. »

« Te voilà ! »

« Tu seras l’émissaire. »

Nissim dit : « Attendez, honorable Rav, je n’ai même jamais été infirmier à l’armée, comment vais-je guérir le fils du roi ? »

« Toi, toi, nous irons chez le roi, tu verras, avec l’aide de D.ieu, tout ira bien. »

Nissim essaya de lui dire : « Écoutez, honorable Rav, c’est risqué. »

« Non, le peuple d’Israël est au-dessus de la nature. Il faut seulement faire un réceptacle selon les voies de la nature. »

La guérison miraculeuse du prince

Nissim prit la grenade avec précaution. Un carrosse les emmena au palais du Sultan.

Les gardes dirent : « Oui, honorable Rav, qu’avez-vous apporté ? »

« J’ai amené un homme spécial pour guérir le prince. »

Immédiatement, on leur ouvrit les portes. Le roi et la reine étaient assis, inquiets, auprès du prince. Son visage était livide, sans connaissance, malade depuis de longs jours. Tous les médecins ne savaient plus quoi faire.

Le roi et la reine regardaient avec des yeux rouges, privés de sommeil.

Le Rav des Juifs arriva. « Honorable Rav, que nous apportez-vous ? »

« Voyez, il y a ici un Juif de la Terre Sainte avec la force particulière de la Terre Sainte, avec l’une des quatre montagnes saintes. Avec l’aide de D.ieu, il va arranger les choses. »

Nissim vit et comprit que l’affaire était sérieuse. Il n’y avait pas le choix, il fallait agir.

Nissim décida de prendre le commandement. Il n’y avait pas d’autre solution. Il dit : « S’il vous plaît, il y a trop de monde ici, cela perturbe la concentration, les énergies, les prières, les soins. »

On lui apporta un couteau, un broyeur et un compte-gouttes.

Avant tout, Nissim dit : « Il faut prier. »

Nissim s’écarta sur le côté. Il ne manquait pas de sujets pour pleurer et pour implorer. Nissim se tourna vers le destin de tout le peuple d’Israël, vers son propre destin personnel. Il fallait ici des salvations au-delà des voies de la nature.

Nissim commença une prière fervente. Il pria, pria, pria. La prière fait la moitié du travail, il faut accomplir l’autre moitié.

Il prit la grenade, l’ouvrit avec précaution, la pressa, filtra le jus. Puis il prit le compte-gouttes, s’approcha du prince et dit : « Écoute, Ahmed, tu dois coopérer. Ce qui s’est passé jusqu’à présent, c’est une chose. Maintenant, nous ouvrons une nouvelle page. Je vais te faire couler goutte à goutte un élixir miraculeux de la Terre Sainte, des sept espèces. Une guérison divine, tu dois coopérer. »

Ahmed ne réagissait pas.

Mais Nissim prit le compte-gouttes et fit tomber les gouttes. Encore et encore, il travailla ainsi pendant de longues minutes, essayant de faire pénétrer le liquide. La bouche était fermée, les yeux clos.

Mais lentement, peu à peu, soudain il vit que quelque chose commençait à bouger légèrement. Il reprit courage.

Avec plus d’ardeur, il continua à travailler ainsi pendant une heure, deux heures.

Et voilà que le prince ouvrit les yeux ! Prodige des prodiges ! Comprenant que cela fonctionnait, il continua à faire tomber les gouttes. « Ahmed, tu as bien coopéré, continue. »

Et ainsi le temps passa, encore environ une demi-heure, et Ahmed se redressa et s’assit sur le lit.

Assis sur le lit !

Nissim fit un geste d’émerveillement. Il ouvrit les deux grandes portes et dit : « Père, mère, venez ici ! »

La reine dit en venant vers le lit : « Je n’y crois pas ! Il est assis sur le lit ! Je ne sais plus depuis combien de temps cela n’était pas arrivé, depuis plusieurs mois ! »

Il y eut là des pleurs et beaucoup d’émotion.

« Merci infiniment, vous êtes un grand médecin ! »

« Non, ne me remerciez pas. La moitié du royaume ? Remerciez le Créateur du monde. »

La récompense et le retour triomphal

Nissim leur laissa quelques instructions et dit : « Je reviendrai plus tard. »

Le lendemain et le surlendemain, il revint. Finalement, le prince était complètement guéri et en bonne santé.

On organisa alors une grande fête d’action de grâces.

« Nissim, comment as-tu été envoyé vers nous comme un ange du ciel ? Comment es-tu arrivé ici ? Où habites-tu ? »

« Moi aussi, je suis de Tibériade. »

« Comment es-tu arrivé ici ? »

Il raconta toute l’histoire. « Ah, alors l’argent, c’est le problème ? »

Immédiatement, le roi et la reine le couvrirent d’or, d’argent et de cadeaux, chacun selon sa générosité royale.

Il sortit de là chargé d’or et d’argent, comme les enfants d’Israël sortant d’Égypte. De plus, on lui donna un carrosse et deux soldats pour l’escorter jusqu’à Tibériade, avec l’ordre de veiller sur lui pour qu’il ne manque de rien.

La communauté juive fut dans une immense émotion. Ils organisèrent un grand Farbrengen, comprenant qu’ils avaient failli, à D.ieu ne plaise, devoir rassembler leurs affaires et partir. Ils firent un grand Farbrengen, un festin d’action de grâces à D.ieu, avec chants et louanges.

Le Rav leur dit : « Mes amis, savez-vous pourquoi il est venu ici ? Pour marier ses filles ! »

Quelle question ? Évidemment, ils le comblèrent de dons.

En résumé, on donna à Nissim une place sur un navire, une place en première classe, dans la section spéciale, avec les deux soldats.

Il rentra chez lui comblé, extraordinairement béni.

Et le grand prodige : quand il revint, le grenadier l’accueillit couvert de grenades. Cela signifie que tout avait été orchestré pour cela.

 


2 – L’enfant qui ne marchait pas : le miracle du Rabbi


 

Maintenant, je vais vous raconter une autre histoire.

Nous sommes dans la Paracha de Bechala’h. Connaissez-vous le Rav Badar ou Bedar d’Afrique du Sud ? Il y avait un tel Rav.

Madame Badar, l’épouse du Rav Badar d’Afrique du Sud, raconte que son mari, de mémoire bénie, a eu le mérite de servir comme Rav de plusieurs communautés en Afrique du Sud pendant plus de quarante ans. Il était également membre du tribunal rabbinique d’Afrique du Sud, ce qui les amenait à rencontrer de temps en temps les Chlou’him du Rabbi.

Mais voici ce qu’ils veulent raconter, un fait vécu qu’elle relate :

Ils avaient deux filles, puis leur naquit un fils unique nommé Shraga. Après les deux filles, ils en furent très, très heureux.

À l’âge de dix mois, la mère remarqua que certes il communiquait et gazouillait, mais physiquement, sur le plan moteur, rien ne se passait : il ne se retournait pas, ne bougeait pas.

Ils l’emmenèrent faire toutes sortes d’examens, mais rien n’y fit. Il atteignit l’âge de quinze mois, et de l’avis de tous, c’était déjà le moment où un enfant devrait bouger.

Rien n’y faisait. Ils étaient très, très inquiets.

Différents médecins examinèrent l’enfant, et les médecins dirent : « Nous n’avons pas la moindre idée de la raison pour laquelle ce garçon ne se développe pas. »

On leur donna toutes sortes de conseils, toutes sortes de Segoulot, ils essayèrent tout, mais l’enfant ne coopérait pas.

Il atteignit l’âge de deux ans. Il ne marchait toujours pas. On lui fit une sorte de fête d’anniversaire, mais ils étaient plutôt tristes, plutôt accablés.

La lettre au Rabbi et le miracle instantané

Alors la mère décida qu’il n’y avait pas d’autre choix. Elle avait tant entendu parler du Rabbi. Elle envoya une lettre au Rabbi, une lettre baignée de larmes.

Trois semaines passèrent depuis l’envoi de la lettre.

Elle était dans la cuisine, occupée aux tâches ménagères. On frappa à la porte. L’enfant était couché dans son berceau, sur le ventre, immobile.

Elle alla ouvrir la porte. Le facteur apportait le courrier. Autrefois, le courrier arrivait ainsi ; aujourd’hui, tout est différent. Le facteur lui remit une lettre.

Que disait la lettre ? Elle venait de Brooklyn. Une lettre du Rabbi.

Elle fut très émue, elle pleura, se souvint de tous ses espoirs.

Le Rabbi écrivait : « J’ai reçu votre lettre et, au moment propice, je mentionnerai votre demande sur le tombeau saint de mon beau-père et maître, de mémoire bénie. »

C’était probablement écrit à la machine à écrire. À la fin, il y avait quelques mots manuscrits du Rabbi : « Avec ma bénédiction pour de bonnes nouvelles, qu’il mérite de marcher dans la voie de D.ieu. »

À cette seconde précise, raconte-t-elle, au moment où elle arriva à la fin de la lettre, aux mots que le Rabbi avait écrits, à cette seconde précise, raconte-t-elle, l’enfant se leva et commença à marcher de ses propres forces.

À cette seconde précise. Elle l’accueillit avec une telle joie.

Elle dit que depuis lors, béni soit D.ieu, il n’a pas cessé de courir, de marcher et de sauter.

 


3 – Le Rabbi Rayats et la traversée miraculeuse de la frontière


Voici donc une histoire. Une autre histoire, rapidement, puisque nous sommes dans la Paracha de Bechala’h, où les enfants d’Israël ont traversé la mer.

Il y a ici une histoire que le Rav aimait toujours raconter. Je l’ai entendue du Rav pour la première fois et je l’ai retrouvée maintenant par écrit.

Il y avait à Kfar Habad un Juif nommé Rav Zalman Ben Soudkovitch. Je l’ai bien connu. Il est décédé il y a quelques années, après avoir bénéficié de longs jours et de bonnes années.

Il raconte que l’histoire s’est passée à Lag BaOmer 5707 (1947). Il était à Paris. À cette époque, le Rabbi (le futur Rabbi de Loubavitch) était également à Paris et tenait un Farbrengen avec eux.

Il raconte qu’il y avait d’autres ‘Hassidim présents. Ils se lavèrent les mains, dirent « Lé’haïm », et le Rabbi tenait un Farbrengen avec eux.

Alors l’un des ‘Hassidim se tourna vers lui et dit : « Nous demandons au Rabbi d’être un émissaire auprès du Rabbi précédent pour qu’il intercède en faveur des Juifs qui se trouvent en Russie. » Ils donnèrent quelques noms, pour qu’ils méritent de sortir de là rapidement.

Le Rabbi dit « Lé’haïm » et dit : « Voyez, il n’y a aucune raison de venir demander au Rabbi, mon beau-père, de se hâter et de s’efforcer davantage d’obtenir des visas pour untel ou untel, car le Rabbi sait exactement ce qu’il doit faire. »

Et il ajouta : « Vous ne savez pas quelle amitié immense et quel amour le Rabbi porte à chaque ‘Hassid, en particulier à ceux qui ont réussi à sortir de la terrible situation là-bas. Et je vais vous raconter quelque chose qui s’est passé cette année, et vous comprendrez. »

La vision du Rabbi Rayats

Comme on le sait, le Rabbi précédent, après les souffrances qu’il avait endurées, était dans les dernières années, dans les dix dernières années, en grande partie paralysé.

Une infirmière venait lui faire des injections contre la paralysie, pour éviter la raideur, pour que son état ne s’aggrave pas.

Chaque jour, à une heure fixe, une infirmière venait lui administrer l’injection. L’habitude était que l’infirmière frappait à la porte, entendait « oui », puis entrait.

Un jour, au mois de Kislev cette année-là, arriva l’heure de l’injection. On frappa à la porte, mais il n’y eut aucune réponse. On frappa à nouveau, toujours pas de réponse.

Alors le personnel médical appuya sur la poignée, ouvrit la porte, et vit le Rabbi assis près de la table, ne répondant pas et ne tournant pas son regard. Ils s’approchèrent davantage et virent que les yeux du Rabbi étaient fermés et que son visage rayonnait. Ils allèrent voir la Rabbanit et lui racontèrent cette vision extraordinaire et saisissante : il était assis ainsi, le visage comme celui des Patriarches, les yeux ouverts, mais il semblait ne pas être avec eux.

La Rabbanit essaya aussi d’appeler le Rabbi, mais il ne réagit pas.

Elle sortit et appela deux étudiants. Elle leur dit : « Allez vite, appelez le gendre, le Rabbi. »

Le Rabbi (le futur Rabbi) courut et arriva.

Il s’approcha du Rabbi et voilà qu’en tendant l’oreille, il entendit le Rabbi murmurer. Que murmurait-il ? Il disait « Az Yachir » (le Cantique de la Mer) avec une ferveur extraordinaire.

Et il vit aussi que le Rabbi accompagnait le « Az Yachir » de mouvements de pieds, c’est-à-dire faiblement, mais on voyait que les pieds bougeaient.

Il termina « Az Yachir » une première fois et recommença une deuxième fois, puis une troisième fois. Ainsi, il le répéta plusieurs fois.

Lorsqu’il eut terminé de réciter le Cantique, « Az Yachir », il se rassit à sa place. Une paix intérieure, une satisfaction profonde émanait de lui. Il ouvrit les yeux. Quand il m’aperçut, il me dit : « Béni soit D.ieu, béni soit D.ieu, tout s’est bien passé. »

Le télégramme confirmant le miracle

Le lendemain, le courrier apporta un télégramme annonçant que cette nuit-là, des Juifs avaient franchi clandestinement la frontière russe sains et saufs et étaient arrivés dans une ville de Pologne. Et c’était une partie des membres du groupe lui-même qui étaient maintenant assis à ce Farbrengen, ceux qui avaient réussi à s’enfuir l’année précédente.

Après avoir terminé l’histoire, le futur Rabbi se tourna vers nous et dit : « Eh bien, pensez-vous qu’il faille encore servir d’intermédiaire entre les ‘Hassidim et le Rabbi ? Il est évident que le Rabbi veille et connaît la situation de chacun. »

Lé’haïm, Lé’haïm ! Que Hachem aide chacun à obtenir les salvations dont il a besoin.

 

 

Youd Chevat à Kfar Habad : des centaines de ‘Hassidim réunis pour un Farbrenguen historique

Youd Chevat à Kfar Habad : des centaines de ‘Hassidim réunis pour un Farbrenguen historique

Des centaines de ‘Hassidim, de Temimim et de membres de la communauté Anach se sont rassemblés dans la grande synagogue Beth Mena’hem de Kfar Habad pour le Farbrenguen central marquant les dates emblématiques du Youd et Youd Aleph Chevat. L’orateur principal, le Rav Yossef Its’hak Feigelstock, Rav de la communauté Habad de Buenos Aires en Argentine, a captivé l’assemblée pendant de longues heures. Cette soirée chargée d’émotion a permis de raviver la flamme ‘hassidique à travers témoignages personnels et appels à l’action.

 

 

 

Des souvenirs d’une époque bénie transmis de père en fils

Le Rav Yossef Its’hak Feigelstock a partagé avec l’assemblée des souvenirs précieux transmis par son père, le Chalia’h Rav Tsvi Yehouda Feigelstock, de mémoire bénie. Ce dernier avait eu le privilège, dès son plus jeune âge, de voir le Baal Hahiloula, le Rabbi précédent, et d’assister de près aux événements entourant l’acceptation de la direction du mouvement ainsi qu’aux années qui suivirent. Ces témoignages de première main ont transporté les participants dans une époque charnière de l’histoire du mouvement Loubavitch.

Les responsables communautaires appellent à l’unité

Le Mara Deatra de Kfar Habad, le Gaon Ha’hassid Rav Meïr Achkenazi, a pris la parole pour éveiller les consciences sur la signification profonde de cette journée et son actualité brûlante pour notre génération. Le Gaon Ha’hassid Rav Dov Taverdovitz a quant à lui partagé le contenu d’une audience privée (Ye’hidout) accordée aux membres des communautés de Kfar Habad et Na’halat Har Habad en 5744 (1984), soulignant avec force le besoin d’unité et de renforcement de Kfar Habad.

Un appel vibrant à l’étude quotidienne

Le Gabaï, Rav Moché Chmouel Horowitz, a rappelé que le Rabbi insistait particulièrement, le jour du Youd Chevat, sur l’accomplissement des recommandations du Rabbi précédent concernant l’étude quotidienne du ‘Hitat (Houmach, Tehilim, Tanya). Dans cette continuité, il a lancé un appel à se renforcer dans l’étude quotidienne du Rambam, instituée par le Rabbi, et a invité les participants à prendre part aux nombreux Siyoumim du Rambam organisés à travers tout le pays en ces jours.

Reconnaissance aux organisateurs

Le Gabaï a tenu à exprimer sa reconnaissance particulière aux organisateurs de ce Farbrenguen, préparé avec goût, sagesse et grande splendeur. Il a notamment remercié le Gabaï principal, le Rav Binyamin Rivkin, ainsi que les Gabbaïm Rav Yossef Abouhav et Rav Avraham Asher, dont le dévouement a permis la réussite de cet événement fédérateur pour la communauté ‘hassidique.