par hassidout | 2 Fév, 2026 – 15 Shevat 5786 | MAGAZINE |
Lorsque des rumeurs parvinrent au Tséma’h Tsédek concernant Rav Tsvi Hirsch, le Cho’het de Loubavitch, le Rabbi le convoqua pour une épreuve singulière. On apporta un verre d’eau rempli à ras bord, et le Cho’het de soixante-dix ans le maintint parfaitement immobile, sans qu’une seule goutte ne tremble, comme l’aurait fait un jeune homme dans la force de l’âge. Cette histoire remarquable illustre la rigueur extrême et la confiance absolue qui régnaient à la cour des Rebbéïm de Loubavitch concernant les fonctions sacrées de la Che’hita.
Un maître Cho’het au service de trois générations de Rebbéïm
Rav Chlomo ‘Haïm Koutaïn, qui quitta ce monde en 5688 (1928), fut un ‘Hassid dévoué du Rabbi Rachab et occupa les fonctions prestigieuses de Cho’het et de Mohel dans la ville sainte de Loubavitch. En tant que résident permanent de cette bourgade qui servait de centre spirituel au mouvement Habad, il eut le privilège rare d’entretenir une relation d’une proximité exceptionnelle avec le Rabbi Rachab. Cette intimité spirituelle s’étendit également au Rabbi précédent, le Rabbi Yossef Its’hak, qu’il connut dès sa plus tendre jeunesse.
La fonction de Cho’het n’était pas pour Rav Chlomo ‘Haïm une simple profession, mais un héritage sacré transmis de père en fils. Perpétuant avec fierté et dévotion la tradition familiale établie par son père et son grand-père avant lui, il devint un expert reconnu dans l’art délicat de la Che’hita. Son expertise était si renommée qu’il fut chargé d’enseigner cet art sacré à de nombreux Temimim de la Yechiva de Loubavitch. Parmi ses élèves les plus illustres figura le Rabbi précédent lui-même, qui reçut de ses mains la transmission de ce savoir ancestral.
L’épreuve du verre d’eau : quand la rumeur atteint les oreilles du Tséma’h Tsédek
Le grand-père de Rav Chlomo ‘Haïm, Rav Tsvi Hirsch, occupait la fonction de Cho’het de Loubavitch du vivant du Tséma’h Tsédek, le troisième Rabbi de la dynastie Habad. La Che’hita exige une main d’une stabilité absolue, car le moindre tremblement peut invalider l’abattage et rendre l’animal impropre à la consommation. C’est pourquoi, lorsque Rav Tsvi Hirsch atteignit l’âge vénérable de soixante-dix ans, des murmures commencèrent à circuler dans la communauté.
Le Tséma’h Tsédek, toujours vigilant quant au respect scrupuleux de la Halakha, convoqua le vieux Cho’het. Avec la délicatesse qui le caractérisait, il lui dit : « Hirschel, on raconte des choses sur toi. » Ces quelques mots suffisaient à faire comprendre la nature des rumeurs : certains suggéraient que ses mains n’étaient plus aussi fermes qu’autrefois et qu’il devrait peut-être cesser d’exercer.
La réponse de Rav Tsvi Hirsch témoigna de son humilité profonde et de sa soumission totale à l’autorité rabbinique : « Rabbi, si vous me dites de poser le couteau, je le ferai sans hésiter. »
Le Tséma’h Tsédek connaissait l’intégrité irréprochable de son Cho’het. Il savait pertinemment que Rav Tsvi Hirsch était un homme d’une telle droiture qu’il se serait abstenu de lui-même de pratiquer la Che’hita s’il avait ressenti la moindre faiblesse. Fort de cette certitude, le Rabbi n’exigea pas qu’il cesse ses fonctions. Néanmoins, pour dissiper définitivement les rumeurs et restaurer la confiance de la communauté, il ordonna qu’on procède à l’épreuve traditionnelle de l’eau.
On apporta un verre rempli d’eau à ras bord. Rav Tsvi Hirsch le saisit et le maintint devant lui. Pas une ride ne troubla la surface de l’eau, pas une goutte ne frémit. Le verre resta parfaitement immobile entre ses mains, comme s’il était tenu par un jeune homme dans la plénitude de ses forces. La démonstration était éloquente : les rumeurs n’avaient aucun fondement, et le vieux Cho’het pouvait continuer à servir sa communauté avec la même excellence qu’il avait toujours démontrée.
Désigné Cho’het à quinze ans par le Rabbi Maharach
L’histoire de Rav Chlomo ‘Haïm lui-même ne manque pas de traits remarquables. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune Ba’hour de quinze ans à peine, le Rabbi Maharach, quatrième Rabbi de Loubavitch, discerna en lui des qualités exceptionnelles. Avec une clairvoyance prophétique, il le choisit pour devenir le Cho’het de la communauté.
Cependant, le Rabbi Maharach lui imposa une condition : il devait d’abord se marier avant d’assumer pleinement ses fonctions. Cette exigence reflétait la sagesse traditionnelle selon laquelle un homme marié possède une maturité et une stabilité plus grandes, qualités essentielles pour une responsabilité aussi lourde que celle de garantir la cacherout de la viande consommée par toute une communauté.
Durant la période transitoire, jusqu’à ce que Chlomo ‘Haïm atteigne l’âge de dix-huit ans, un Cho’het plus expérimenté demeurait présent à ses côtés. Mais cette présence n’était qu’une formalité de supervision, car dès le début, le jeune Chlomo ‘Haïm était reconnu comme le Cho’het principal, celui dont l’expertise et la piété garantissaient la qualité irréprochable de la Che’hita à Loubavitch.
L’apprentissage de la Che’hita : une mission de Tomkhei Temimim
Rav Israël Jacobson, qui devint par la suite une figure éminente du mouvement Habad en Amérique, a laissé un témoignage précieux sur son expérience d’apprentissage de la Che’hita auprès de Rav Chlomo ‘Haïm :
« À Loubavitch, la coutume voulait que de nombreux Ba’hourim apprennent l’art de la Che’hita. Il semble que cela faisait partie intégrante des missions que s’était fixées la Yechiva Tomkhei Temimim : former des Cho’hatim authentiquement craignant D.ieu, capables de servir les communautés juives dispersées à travers le monde. »
Rav Jacobson poursuit sa description en évoquant le profil particulier des étudiants qui venaient se former : « Beaucoup de ces Ba’hourim appartenaient à la catégorie des Ovdim, ces ‘Hassidim qui consacraient de longues heures à la prière contemplative. Après leur service divin prolongé et leur déjeuner tardif, ils venaient trouver Rav Chlomo ‘Haïm aux alentours de quinze heures pour leurs leçons de Che’hita. »
Le témoignage de Rav Jacobson offre également un aperçu fascinant du rythme de vie d’une époque révolue : « À cette époque, la vie s’écoulait avec une lenteur que notre génération peine à imaginer, particulièrement dans les petites bourgades comme Loubavitch. Les gens n’étaient pas consumés par l’ambition de progresser rapidement ou d’accumuler des accomplissements. Chaque chose prenait son temps, mûrissait à son propre rythme. »
Cette philosophie de vie se reflétait dans la durée de l’apprentissage : « Pour cette raison, les Ba’hourim étudiaient la Che’hita pendant deux, voire trois années complètes, avant d’être considérés comme aptes à exercer la fonction de Cho’het. Cette formation approfondie garantissait non seulement la maîtrise technique parfaite, mais aussi l’acquisition de la crainte du Ciel indispensable à cette fonction sacrée. »
La signification profonde du ‘Halaf : entre la vie et la mort
Rav Chlomo ‘Haïm ne se contentait pas d’enseigner les aspects techniques de la Che’hita. Il transmettait également à ses élèves une conscience aiguë de la dimension spirituelle de leur future fonction. L’une de ses réflexions favorites, qu’il partageait souvent avec ses disciples, concernait le nom même de l’instrument utilisé pour la Che’hita.
« Savez-vous, » demandait-il à ses élèves, « pourquoi le couteau de Che’hita s’appelle un ‘Halaf ? »
Et il répondait lui-même à sa question rhétorique : « Parce qu’il effectue le passage, le Hillouf, entre deux états radicalement opposés. D’un côté se trouve la vie, de l’autre la mort. D’un côté un animal Cacher, propre à la consommation et capable d’élever les étincelles de sainteté qu’il contient, de l’autre un animal Névéla, impropre et interdit. »
Cette étymologie n’était pas une simple curiosité linguistique. Elle rappelait aux futurs Cho’hatim l’immense responsabilité qui pesait sur leurs épaules. Chaque geste du ‘Halaf déterminait le statut spirituel de l’animal et, par extension, affectait l’âme de tous ceux qui consommeraient sa viande. Entre leurs mains reposait littéralement la frontière entre le permis et l’interdit, entre l’élévation spirituelle et la faute.
Cette conscience profonde de leur mission explique pourquoi les Cho’hatim de Loubavitch étaient formés avec une telle rigueur, pourquoi leur intégrité était surveillée avec une telle vigilance, et pourquoi même un vétéran de soixante-dix ans comme Rav Tsvi Hirsch acceptait sans murmurer de se soumettre à l’épreuve du verre d’eau devant son Rabbi.cher. »
par hassidout | 1 Fév, 2026 – 14 Shevat 5786 | ISRAEL |
Plus de 83 synagogues de Tibériade ont participé à une mobilisation exceptionnelle autour du Youd Chevat, date anniversaire de la prise de la direction du mouvement Habad-Loubavitch par le Rabbi. Des centaines de participants ont convergé vers la synagogue centrale Léa Veyalédeha-Habad pour une soirée d’élévation spirituelle et de renforcement du lien avec le Rabbi. Cet événement marque un tournant dans la vie communautaire de cette ville historique de Galilée.
La ville de Tibériade a vécu un moment d’intense ferveur spirituelle à l’occasion du Youd Chevat (10 Chevat), date qui commémore à la fois la Hilloula du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, et le début de la direction du Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson. Cette année, la mobilisation a pris une ampleur sans précédent grâce à l’action des étudiants-émissaires (Talmidim Chlou’him) qui ont sillonné la ville durant le Chabbat précédant l’événement.
Une mobilisation sans précédent dans 83 synagogues
Durant le Chabbat qui a précédé le Youd Chevat, les Talmidim Chlou’him se sont rendus dans pas moins de 83 synagogues à travers Tibériade. Leur mission : sensibiliser les fidèles à l’importance de cette date et les inviter au grand Farbrenguen central. Cette initiative a porté ses fruits puisque des milliers d’habitants de la ville ont été touchés par ce message d’éveil spirituel.
Le Farbrenguen central s’est tenu à la sortie du Youd Chevat dans la synagogue Léa Veyalédeha-Habad, dirigée par le Chalia’h Rav Chneour Tourkov. Des centaines de personnes ont répondu présent, créant une atmosphère chaleureuse et inspirante propice au renforcement de l’attachement au Rabbi et à ses enseignements.
Des orateurs de marque pour une soirée mémorable
Le Rav Tsvi Zalmanov, émissaire du Rabbi et Rav de Habad à Tibériade, a ouvert les festivités en expliquant la signification profonde de ce jour. Il a rappelé que le Youd Chevat représente non seulement un moment de commémoration mais aussi une opportunité de renouveler son engagement envers les directives du Rabbi.
Le Rav Arié Kramer, Chalia’h principal de la ville, a ensuite lu le chapitre de Tehilim correspondant à l’âge du Rabbi. À cette occasion, il a évoqué avec émotion la mémoire de son père, le Rav Yossef Kramer zatsal, pionnier qui a véritablement révolutionné la vie juive à Tibériade et posé les fondations de l’importante présence Habad dans la région.
Un conférencier captivant venu de ‘Hadera
L’intervention la plus marquante de la soirée fut celle du Rav Yoav Akrich, émissaire du Rabbi à ‘Hadera, connu pour son talent d’orateur exceptionnel. Pendant de longues minutes, il a captivé l’assemblée, élevant les participants à un niveau supérieur dans leur service de D.ieu et leur attachement au Rabbi. Ses paroles, mêlant profondeur hassidique et anecdotes inspirantes, ont touché les cœurs de chacun des présents.
L’aspect musical n’a pas été en reste. Le célèbre claviériste Reb Itsik Lifshitz a su créer une ambiance de joie authentique, faisant chanter et danser les participants. Les mélodies hassidiques traditionnelles ont résonné dans la synagogue, transformant le Farbrenguen en un véritable moment de communion spirituelle.
Un élan d’écriture vers le Rabbi
Fait remarquable de cette soirée : de nombreux participants ont profité de l’occasion pour rédiger des lettres au Rabbi. Cette pratique, profondément ancrée dans la tradition hassidique, témoigne de la vivacité du lien qui unit les ‘Hassidim à leur maître spirituel, même des décennies après son élévation.
Les organisateurs ont exprimé leur gratitude envers les Talmidim Chlou’him qui ont orchestré cet événement d’envergure, ainsi qu’envers le Rav Yoav ‘Hatav pour son aide précieuse dans la réalisation de cette soirée.
Le Beth Habad de Tibériade : près de 40 ans au service de la communauté
Cet événement illustre le dynamisme remarquable du Beth Habad de Tibériade, fondé en 5747 (1987) par le Rav Yossef Kramer zatsal, émissaire du Rabbi de Loubavitch. Situé dans la ville sainte de Tibériade, sur la rive occidentale du lac de Kinnereth, ce centre communautaire est devenu au fil des décennies un véritable pilier de la vie juive dans le nord d’Israël.
Le Rav Yossef Kramer, né à Montréal au Canada, avait rejoint en 5736 (1976) la première cohorte d’émissaires du Rabbi envoyés en Terre Sainte. Après s’être installé initialement à Safed, il a répondu à l’appel du Rabbi concernant l’ouverture de nouveaux Batei Habad et s’est établi à Tibériade en 5748 (1988). Pendant près de quarante ans, il a bâti une véritable infrastructure communautaire, touchant des milliers de Juifs dans toute la région.
Un réseau de cinq synagogues et des institutions éducatives florissantes
Aujourd’hui, le Beth Habad de Tibériade compte cinq synagogues réparties dans différents quartiers de la ville, permettant aux résidents et aux nombreux touristes d’accéder facilement aux services religieux. Parmi ces lieux de culte figure la synagogue antique restaurée sur la promenade du lac, qui abrite également un centre Habad pour les visiteurs et un site historique retraçant l’histoire de la communauté juive de Tibériade.
Le réseau éducatif Habad à Tibériade comprend un Talmud Torah pour garçons affilié au réseau Oholei Yossef Its’hak, fondé en 5775, ainsi qu’une école pour filles créée en 5778. La Yechiva Tomkhei Temimim, établie en 5769, forme les jeunes hommes à l’étude de la Torah et de la ‘Hassidout. La bibliothèque Habad de la ville est considérée comme la plus grande bibliothèque pour la jeunesse religieuse du nord d’Israël, avec plus de 2 800 ouvrages.
Une équipe de Chlou’him dévoués
Suite à la disparition du Rav Yossef Kramer, son fils le Rav Arié Leib Kramer a été désigné pour poursuivre l’œuvre de son père en tant que Chalia’h principal et président des institutions Habad de Tibériade. Il est entouré d’une équipe d’émissaires dévoués, dont le Rav Tsvi Zalmanov (gendre du fondateur et Rav de la communauté Habad), le Rav Chneour Tourkov (responsable de la synagogue Léa Veyalédeha et du site des tombes des Matriarches), le Rav Yona Zilberstrom (Beth Habad de la promenade), le Rav Mendi Tourkov (responsable des activités jeunesse), et de nombreux autres Chlou’him œuvrant dans les différents quartiers de la ville.
Tibériade, l’une des quatre villes saintes d’Israël avec Jérusalem, Hébron et Safed, abrite les tombes de nombreux grands maîtres, dont Rabbi Mena’hem Mendel de Vitebsk et Rabbi Avraham de Kalisk. Chaque année, le Beth Habad organise le Siyoum du Rambam sur le tombeau de Maïmonide, conformément aux directives du Rabbi. Cette présence Habad dynamique perpétue ainsi la tradition spirituelle millénaire de cette ville chargée d’histoire, tout en préparant la venue du Machia’h.
par hassidout | 1 Fév, 2026 – 14 Shevat 5786 | MAGAZINE |
Lors d’une Mélavé Malka au 770 de Ramat Shlomo à Jérusalem, le Rav Eitan Amitaï a partagé des récits captivants illustrant la puissance spirituelle des fruits d’Erets Israël et les prodiges accomplis par les Rebbeïm de Loubavitch. Ces histoires, transmises de génération en génération, témoignent de la Providence divine qui accompagne le peuple juif dans les moments les plus critiques.
Rav Eitan Amitaï
Chavoua Tov à tous ! Que Hachem nous aide à vivre une semaine très particulière. Nous nous trouvons au cœur du mois de Chevat, puissions-nous entendre de bonnes nouvelles.
À Tou BiChevat, l’homme est comparé à un arbre des champs. Un Juif doit être comme un arbre : premièrement, il grandit constamment ; deuxièmement, il reste en permanence connecté à sa source. Un Juif doit demeurer perpétuellement relié à sa source et produire des fruits sans cesse. Quels sont ces fruits que le Juif produit ? Ce sont les Mitsvot, mais aussi le fait d’aider d’autres Juifs à accomplir davantage de Mitsvot et à porter davantage de fruits.
1 – Le récit du grenadier miraculeux de Tibériade
Il existe un récit traditionnel que j’aime raconter à chaque célébration de Tou BiChevat, qui illustre la puissance des fruits d’Erets Israël, la force des sept espèces, et le salut que D.ieu accorde aux Juifs d’Erets Israël en général et de la Terre Sainte en particulier.
On raconte qu’il y avait à Tibériade un Juif nommé Nissim. Nissim possédait un grand grenadier dans sa cour. Chaque année, les gens venaient lui acheter des grenades de toute la région, car ses grenades étaient délicieuses et sucrées.
Une année, son épouse lui dit : « Tu sais, Nissim, on disait toujours que Nissim a des enfants comme les grains d’une grenade. » En effet, il avait de nombreux enfants, une maison pleine, dix-sept enfants.
Son épouse lui dit : « Nissim, qu’allons-nous faire avec nos grandes filles ? Trois, quatre, cinq filles doivent se marier. » Nissim répondit : « Je suis prêt avec grande joie à danser à leur mariage, mais il faut de l’argent. Comment allons-nous faire ? »
Son épouse lui dit alors : « Nissim, peut-être n’y a-t-il pas d’autre choix. Tu dois voyager à l’étranger pour permettre à des Juifs d’accomplir la Mitsva de Tsedaka. »
Quelqu’un demanda : « Et qu’en sera-t-il de la Torah, du service divin et de la prière ? »
Finalement, il comprit que son épouse avait raison et commença à y réfléchir.
Trois grenades miraculeuses
Cette année-là dont nous parlons, des femmes vinrent peu avant Roch Hachana ou peu avant Tou BiChevat pour acheter des grenades. Nissim se rendit dans le jardin, regarda l’arbre : aucune grenade visible, rien du tout.
Il appela l’un de ses enfants : « Avraham, viens m’aider, cherchons ensemble. » Le fils grimpa, parcourut les branches et dit : « Papa, j’ai trouvé une grenade ! Une belle et grande grenade ! » Il la fit descendre avec précaution. « Avraham, continue de chercher, peut-être y en a-t-il une autre. » Une autre encore. « Avraham, peut-être en trouverons-nous encore une ? »
Finalement, il trouva dans tout l’arbre trois grenades seulement. Quelle merveille ! Grandes, rouges. Jamais il n’avait vu de telles grenades, d’une taille aussi exceptionnelle ; habituellement, elles étaient de taille moyenne. Un véritable prodige.
Des femmes étaient prêtes à payer beaucoup d’argent, mais il leur dit : « Non, celles-ci, je ne les vends pas. »
Il emporta les grenades chez lui. D’abord, la famille avait faim : il prit une grenade et la leur donna à manger. Des deux autres, il dit : « L’une sera pour Roch Hachana. Et la troisième ? Nous verrons à Tou BiChevat. »
Seulement trois grenades sur tout l’arbre.
Le voyage vers Constantinople
C’est alors que Nissim apprit qu’un navire partait pour la Turquie. À cette époque, il y avait une communauté juive dans la capitale, qu’on appelait Constantinople.
Nissim décida de partir et emporta avec lui la grenade. Il sentait que c’était comme une amulette, comme une Segoula. Ainsi, avec lui, le peuple d’Israël, empli de Mitsvot comme une grenade. La grenade, c’est ce qu’on appelle un fruit juif.
Par la grâce de D.ieu, il arriva à bon port et demanda au cocher de le conduire à la synagogue. Il arriva à la synagogue. C’était déjà l’aube. Il attendit un peu, puis la prière de Cha’harit commença. Il pria.
Le Rav de la communauté juive qui priait là était un grand Tsaddik, un homme pieux, un grand Tsaddik et un Mekoubal.
À la fin de la prière, il dit à son assistant : « Je sens ici une odeur de sainteté, une odeur d’Erets Israël, une odeur de sainteté. Conduis-moi, je vais te guider. »
Ils arrivèrent et l’assistant dit : « Voilà, honorable Rav, nous sommes ici. » « Oui, oui, oui. Il y a ici un Juif, un Juif que je ne connais pas. »
« Chalom Alékhèm, Rav Juif, qui êtes-vous ? »
« On m’appelle Nissim et je viens de la Terre Sainte. »
« Ah, voilà l’odeur que je sens ! »
Nissim répondit : « Non, ce n’est pas moi. Le Rav sent certainement l’odeur de la grenade que j’ai apportée d’Erets Israël. »
« Tu as une grenade d’Erets Israël ? » demanda le Rav avec émotion.
« Oui. »
« Écoute, dit le Rav, pourquoi cette émotion ? Tu seras mon invité pour le petit-déjeuner, et nous parlerons ensuite. »
Le fils du Sultan gravement malade
Il l’emmena chez lui et ils prirent le petit-déjeuner ensemble.
Alors le Rav ouvrit la conversation et raconta ceci : « Le Sultan, le Sultan turc, a un fils, un prince, qui est très malade. Tous les meilleurs médecins n’ont pas réussi à le guérir. Quelqu’un lui a alors soufflé à l’oreille : « Écoute, la clé de la guérison de ton fils se trouve chez les Juifs. »
Le Sultan demanda : « Qu’est-ce que cela signifie ? Y a-t-il un médecin juif comme le Rambam ? »
« Non, dis-leur simplement que si ton fils n’est pas guéri, ils seront expulsés. Tu verras, les choses s’arrangeront. »
Alors il convoqua effectivement les notables de la communauté, le ‘Hakham Bachi et les autres, et leur dit : « Écoutez, Majesté, sommes-nous à la place de D.ieu ? Seul le Saint béni soit-Il est le médecin de toute chair et accomplit des merveilles. Nous n’avons pas de médecins à envoyer avec joie. »
« Vous guérirez mon fils, sinon je vous expulserai. »
Que firent les Juifs ? Comme c’est leur habitude, ils crièrent vers D.ieu.
Les Juifs organisèrent une assemblée de jeûne, de prière et de pleurs.
La révélation en rêve
Le Rav, parce qu’il était un grand Tsaddik, fit une sorte de question en rêve. Et voici, il raconta : « Je vois à l’aube le mot ‘Rimon’ (grenade) qui s’allume et s’éteint, s’allume : Rimon, Rimon, Rimon. »
« Maintenant je comprends. »
« Que comprenez-vous ? »
« Rimon est l’acronyme de ‘Refouat Mélekh Ouvno Yavi Nissim’ – La guérison du roi et de son fils sera apportée par Nissim. »
« Te voilà ! »
« Tu seras l’émissaire. »
Nissim dit : « Attendez, honorable Rav, je n’ai même jamais été infirmier à l’armée, comment vais-je guérir le fils du roi ? »
« Toi, toi, nous irons chez le roi, tu verras, avec l’aide de D.ieu, tout ira bien. »
Nissim essaya de lui dire : « Écoutez, honorable Rav, c’est risqué. »
« Non, le peuple d’Israël est au-dessus de la nature. Il faut seulement faire un réceptacle selon les voies de la nature. »
La guérison miraculeuse du prince
Nissim prit la grenade avec précaution. Un carrosse les emmena au palais du Sultan.
Les gardes dirent : « Oui, honorable Rav, qu’avez-vous apporté ? »
« J’ai amené un homme spécial pour guérir le prince. »
Immédiatement, on leur ouvrit les portes. Le roi et la reine étaient assis, inquiets, auprès du prince. Son visage était livide, sans connaissance, malade depuis de longs jours. Tous les médecins ne savaient plus quoi faire.
Le roi et la reine regardaient avec des yeux rouges, privés de sommeil.
Le Rav des Juifs arriva. « Honorable Rav, que nous apportez-vous ? »
« Voyez, il y a ici un Juif de la Terre Sainte avec la force particulière de la Terre Sainte, avec l’une des quatre montagnes saintes. Avec l’aide de D.ieu, il va arranger les choses. »
Nissim vit et comprit que l’affaire était sérieuse. Il n’y avait pas le choix, il fallait agir.
Nissim décida de prendre le commandement. Il n’y avait pas d’autre solution. Il dit : « S’il vous plaît, il y a trop de monde ici, cela perturbe la concentration, les énergies, les prières, les soins. »
On lui apporta un couteau, un broyeur et un compte-gouttes.
Avant tout, Nissim dit : « Il faut prier. »
Nissim s’écarta sur le côté. Il ne manquait pas de sujets pour pleurer et pour implorer. Nissim se tourna vers le destin de tout le peuple d’Israël, vers son propre destin personnel. Il fallait ici des salvations au-delà des voies de la nature.
Nissim commença une prière fervente. Il pria, pria, pria. La prière fait la moitié du travail, il faut accomplir l’autre moitié.
Il prit la grenade, l’ouvrit avec précaution, la pressa, filtra le jus. Puis il prit le compte-gouttes, s’approcha du prince et dit : « Écoute, Ahmed, tu dois coopérer. Ce qui s’est passé jusqu’à présent, c’est une chose. Maintenant, nous ouvrons une nouvelle page. Je vais te faire couler goutte à goutte un élixir miraculeux de la Terre Sainte, des sept espèces. Une guérison divine, tu dois coopérer. »
Ahmed ne réagissait pas.
Mais Nissim prit le compte-gouttes et fit tomber les gouttes. Encore et encore, il travailla ainsi pendant de longues minutes, essayant de faire pénétrer le liquide. La bouche était fermée, les yeux clos.
Mais lentement, peu à peu, soudain il vit que quelque chose commençait à bouger légèrement. Il reprit courage.
Avec plus d’ardeur, il continua à travailler ainsi pendant une heure, deux heures.
Et voilà que le prince ouvrit les yeux ! Prodige des prodiges ! Comprenant que cela fonctionnait, il continua à faire tomber les gouttes. « Ahmed, tu as bien coopéré, continue. »
Et ainsi le temps passa, encore environ une demi-heure, et Ahmed se redressa et s’assit sur le lit.
Assis sur le lit !
Nissim fit un geste d’émerveillement. Il ouvrit les deux grandes portes et dit : « Père, mère, venez ici ! »
La reine dit en venant vers le lit : « Je n’y crois pas ! Il est assis sur le lit ! Je ne sais plus depuis combien de temps cela n’était pas arrivé, depuis plusieurs mois ! »
Il y eut là des pleurs et beaucoup d’émotion.
« Merci infiniment, vous êtes un grand médecin ! »
« Non, ne me remerciez pas. La moitié du royaume ? Remerciez le Créateur du monde. »
La récompense et le retour triomphal
Nissim leur laissa quelques instructions et dit : « Je reviendrai plus tard. »
Le lendemain et le surlendemain, il revint. Finalement, le prince était complètement guéri et en bonne santé.
On organisa alors une grande fête d’action de grâces.
« Nissim, comment as-tu été envoyé vers nous comme un ange du ciel ? Comment es-tu arrivé ici ? Où habites-tu ? »
« Moi aussi, je suis de Tibériade. »
« Comment es-tu arrivé ici ? »
Il raconta toute l’histoire. « Ah, alors l’argent, c’est le problème ? »
Immédiatement, le roi et la reine le couvrirent d’or, d’argent et de cadeaux, chacun selon sa générosité royale.
Il sortit de là chargé d’or et d’argent, comme les enfants d’Israël sortant d’Égypte. De plus, on lui donna un carrosse et deux soldats pour l’escorter jusqu’à Tibériade, avec l’ordre de veiller sur lui pour qu’il ne manque de rien.
La communauté juive fut dans une immense émotion. Ils organisèrent un grand Farbrengen, comprenant qu’ils avaient failli, à D.ieu ne plaise, devoir rassembler leurs affaires et partir. Ils firent un grand Farbrengen, un festin d’action de grâces à D.ieu, avec chants et louanges.
Le Rav leur dit : « Mes amis, savez-vous pourquoi il est venu ici ? Pour marier ses filles ! »
Quelle question ? Évidemment, ils le comblèrent de dons.
En résumé, on donna à Nissim une place sur un navire, une place en première classe, dans la section spéciale, avec les deux soldats.
Il rentra chez lui comblé, extraordinairement béni.
Et le grand prodige : quand il revint, le grenadier l’accueillit couvert de grenades. Cela signifie que tout avait été orchestré pour cela.
2 – L’enfant qui ne marchait pas : le miracle du Rabbi
Maintenant, je vais vous raconter une autre histoire.
Nous sommes dans la Paracha de Bechala’h. Connaissez-vous le Rav Badar ou Bedar d’Afrique du Sud ? Il y avait un tel Rav.
Madame Badar, l’épouse du Rav Badar d’Afrique du Sud, raconte que son mari, de mémoire bénie, a eu le mérite de servir comme Rav de plusieurs communautés en Afrique du Sud pendant plus de quarante ans. Il était également membre du tribunal rabbinique d’Afrique du Sud, ce qui les amenait à rencontrer de temps en temps les Chlou’him du Rabbi.
Mais voici ce qu’ils veulent raconter, un fait vécu qu’elle relate :
Ils avaient deux filles, puis leur naquit un fils unique nommé Shraga. Après les deux filles, ils en furent très, très heureux.
À l’âge de dix mois, la mère remarqua que certes il communiquait et gazouillait, mais physiquement, sur le plan moteur, rien ne se passait : il ne se retournait pas, ne bougeait pas.
Ils l’emmenèrent faire toutes sortes d’examens, mais rien n’y fit. Il atteignit l’âge de quinze mois, et de l’avis de tous, c’était déjà le moment où un enfant devrait bouger.
Rien n’y faisait. Ils étaient très, très inquiets.
Différents médecins examinèrent l’enfant, et les médecins dirent : « Nous n’avons pas la moindre idée de la raison pour laquelle ce garçon ne se développe pas. »
On leur donna toutes sortes de conseils, toutes sortes de Segoulot, ils essayèrent tout, mais l’enfant ne coopérait pas.
Il atteignit l’âge de deux ans. Il ne marchait toujours pas. On lui fit une sorte de fête d’anniversaire, mais ils étaient plutôt tristes, plutôt accablés.
La lettre au Rabbi et le miracle instantané
Alors la mère décida qu’il n’y avait pas d’autre choix. Elle avait tant entendu parler du Rabbi. Elle envoya une lettre au Rabbi, une lettre baignée de larmes.
Trois semaines passèrent depuis l’envoi de la lettre.
Elle était dans la cuisine, occupée aux tâches ménagères. On frappa à la porte. L’enfant était couché dans son berceau, sur le ventre, immobile.
Elle alla ouvrir la porte. Le facteur apportait le courrier. Autrefois, le courrier arrivait ainsi ; aujourd’hui, tout est différent. Le facteur lui remit une lettre.
Que disait la lettre ? Elle venait de Brooklyn. Une lettre du Rabbi.
Elle fut très émue, elle pleura, se souvint de tous ses espoirs.
Le Rabbi écrivait : « J’ai reçu votre lettre et, au moment propice, je mentionnerai votre demande sur le tombeau saint de mon beau-père et maître, de mémoire bénie. »
C’était probablement écrit à la machine à écrire. À la fin, il y avait quelques mots manuscrits du Rabbi : « Avec ma bénédiction pour de bonnes nouvelles, qu’il mérite de marcher dans la voie de D.ieu. »
À cette seconde précise, raconte-t-elle, au moment où elle arriva à la fin de la lettre, aux mots que le Rabbi avait écrits, à cette seconde précise, raconte-t-elle, l’enfant se leva et commença à marcher de ses propres forces.
À cette seconde précise. Elle l’accueillit avec une telle joie.
Elle dit que depuis lors, béni soit D.ieu, il n’a pas cessé de courir, de marcher et de sauter.
3 – Le Rabbi Rayats et la traversée miraculeuse de la frontière
Voici donc une histoire. Une autre histoire, rapidement, puisque nous sommes dans la Paracha de Bechala’h, où les enfants d’Israël ont traversé la mer.
Il y a ici une histoire que le Rav aimait toujours raconter. Je l’ai entendue du Rav pour la première fois et je l’ai retrouvée maintenant par écrit.
Il y avait à Kfar Habad un Juif nommé Rav Zalman Ben Soudkovitch. Je l’ai bien connu. Il est décédé il y a quelques années, après avoir bénéficié de longs jours et de bonnes années.
Il raconte que l’histoire s’est passée à Lag BaOmer 5707 (1947). Il était à Paris. À cette époque, le Rabbi (le futur Rabbi de Loubavitch) était également à Paris et tenait un Farbrengen avec eux.
Il raconte qu’il y avait d’autres ‘Hassidim présents. Ils se lavèrent les mains, dirent « Lé’haïm », et le Rabbi tenait un Farbrengen avec eux.
Alors l’un des ‘Hassidim se tourna vers lui et dit : « Nous demandons au Rabbi d’être un émissaire auprès du Rabbi précédent pour qu’il intercède en faveur des Juifs qui se trouvent en Russie. » Ils donnèrent quelques noms, pour qu’ils méritent de sortir de là rapidement.
Le Rabbi dit « Lé’haïm » et dit : « Voyez, il n’y a aucune raison de venir demander au Rabbi, mon beau-père, de se hâter et de s’efforcer davantage d’obtenir des visas pour untel ou untel, car le Rabbi sait exactement ce qu’il doit faire. »
Et il ajouta : « Vous ne savez pas quelle amitié immense et quel amour le Rabbi porte à chaque ‘Hassid, en particulier à ceux qui ont réussi à sortir de la terrible situation là-bas. Et je vais vous raconter quelque chose qui s’est passé cette année, et vous comprendrez. »
La vision du Rabbi Rayats
Comme on le sait, le Rabbi précédent, après les souffrances qu’il avait endurées, était dans les dernières années, dans les dix dernières années, en grande partie paralysé.
Une infirmière venait lui faire des injections contre la paralysie, pour éviter la raideur, pour que son état ne s’aggrave pas.
Chaque jour, à une heure fixe, une infirmière venait lui administrer l’injection. L’habitude était que l’infirmière frappait à la porte, entendait « oui », puis entrait.
Un jour, au mois de Kislev cette année-là, arriva l’heure de l’injection. On frappa à la porte, mais il n’y eut aucune réponse. On frappa à nouveau, toujours pas de réponse.
Alors le personnel médical appuya sur la poignée, ouvrit la porte, et vit le Rabbi assis près de la table, ne répondant pas et ne tournant pas son regard. Ils s’approchèrent davantage et virent que les yeux du Rabbi étaient fermés et que son visage rayonnait. Ils allèrent voir la Rabbanit et lui racontèrent cette vision extraordinaire et saisissante : il était assis ainsi, le visage comme celui des Patriarches, les yeux ouverts, mais il semblait ne pas être avec eux.
La Rabbanit essaya aussi d’appeler le Rabbi, mais il ne réagit pas.
Elle sortit et appela deux étudiants. Elle leur dit : « Allez vite, appelez le gendre, le Rabbi. »
Le Rabbi (le futur Rabbi) courut et arriva.
Il s’approcha du Rabbi et voilà qu’en tendant l’oreille, il entendit le Rabbi murmurer. Que murmurait-il ? Il disait « Az Yachir » (le Cantique de la Mer) avec une ferveur extraordinaire.
Et il vit aussi que le Rabbi accompagnait le « Az Yachir » de mouvements de pieds, c’est-à-dire faiblement, mais on voyait que les pieds bougeaient.
Il termina « Az Yachir » une première fois et recommença une deuxième fois, puis une troisième fois. Ainsi, il le répéta plusieurs fois.
Lorsqu’il eut terminé de réciter le Cantique, « Az Yachir », il se rassit à sa place. Une paix intérieure, une satisfaction profonde émanait de lui. Il ouvrit les yeux. Quand il m’aperçut, il me dit : « Béni soit D.ieu, béni soit D.ieu, tout s’est bien passé. »
Le télégramme confirmant le miracle
Le lendemain, le courrier apporta un télégramme annonçant que cette nuit-là, des Juifs avaient franchi clandestinement la frontière russe sains et saufs et étaient arrivés dans une ville de Pologne. Et c’était une partie des membres du groupe lui-même qui étaient maintenant assis à ce Farbrengen, ceux qui avaient réussi à s’enfuir l’année précédente.
Après avoir terminé l’histoire, le futur Rabbi se tourna vers nous et dit : « Eh bien, pensez-vous qu’il faille encore servir d’intermédiaire entre les ‘Hassidim et le Rabbi ? Il est évident que le Rabbi veille et connaît la situation de chacun. »
Lé’haïm, Lé’haïm ! Que Hachem aide chacun à obtenir les salvations dont il a besoin.