À l’approche de la fête de Pourim, qui sera célébrée cette année du lundi 2 mars au soir au mardi 3 mars au soir, le Beth Loubavitch Île-de-France dévoile son nouveau guide pratique destiné à accompagner chaque famille juive dans la célébration de cette fête joyeuse. Imprimé à 50 000 exemplaires et envoyé par mail à 50 000 foyers supplémentaires, ce livret richement illustré constitue un outil de référence incontournable, tandis que 60 000 Michloah Manot seront distribués à travers l’Île-de-France à cette occasion. Entre enseignements du Rabbi de Loubavitch, rappel des lois et coutumes, et présentation détaillée des quatre Mitsvot du jour, cette publication se veut à la fois pédagogique et inspirante.

 

 

Un guide complet au service de la communauté

Chaque année, le Beth Loubavitch Île-de-France, dirigé par le Rav Mendel Azimov, renouvelle son engagement envers la communauté juive francilienne en publiant un guide dédié aux grandes fêtes du calendrier hébraïque. Pour Pourim 5786, le Beth Loubavitch a une nouvelle fois mobilisé ses équipes pour offrir un livret soigné, à la fois accessible aux néophytes et suffisamment riche pour les plus avertis. Rédigé sous la direction de Haïm Shnéor Nisenbaum et mis en page par l’agence Beam Agency Israel Elmkies, ce supplément à la Sidra de la Semaine se distingue par une maquette élégante et un contenu structuré avec clarté.

Le guide bénéficie d’une diffusion massive qui témoigne de l’ampleur du lectorat visé. L’objectif affiché est simple : permettre à chaque Juif, quel que soit son niveau de pratique, de vivre pleinement la fête de Pourim en ayant toutes les informations nécessaires à portée de main.

La joie ultime au cœur de l’enseignement

Le guide s’ouvre sur un enseignement profond du Rabbi de Loubavitch consacré au thème central de Pourim : la joie. Sous le titre évocateur « La joie ultime », le texte explore les différents degrés de la réjouissance dans la tradition juive, depuis la joie liée à l’accomplissement d’une Mitsva jusqu’à cette joie suprême, propre à Pourim, qui transcende la conscience elle-même.

Le Rabbi y rappelle l’injonction talmudique de fêter Pourim « jusqu’à ne pas savoir la différence entre ‘maudit soit Haman’ et ‘béni soit Mordé’haï’ », soulignant que cette joie sans limites n’est pas un simple commandement parmi d’autres, mais l’expression la plus profonde de l’être juif. Le mois d’Adar tout entier est placé sous ce signe, comme l’enseigne le Talmud : « Quand Adar entre, la joie augmente. » Un enseignement qui donne le ton à l’ensemble du guide et invite chaque lecteur à aborder cette fête avec un esprit d’élévation spirituelle.

Lois, coutumes et repères pratiques

Au-delà de la dimension spirituelle, le guide du Beth Loubavitch se veut résolument pratique. Une section dédiée aux lois et coutumes rappelle deux traditions importantes qui précèdent la fête elle-même. La coutume du demi-Chékel, en souvenir de l’offrande faite par chaque Juif à l’époque du Temple, invite à donner trois pièces d’un demi-euro le jour du jeûne d’Esther, soit le lundi 2 mars. Le jeûne d’Esther lui-même, qui commémore la préparation spirituelle du peuple juif avant sa délivrance, est détaillé avec les horaires précis pour l’Île-de-France : début à 5h52 et fin à 19h08.

Ces informations concrètes, souvent recherchées par les familles à l’approche de la fête, font du guide un compagnon indispensable pour organiser sereinement la journée de Pourim.

Les quatre Mitsvot, piliers de la célébration

Le cœur du guide est consacré à la présentation détaillée des quatre Mitsvot de Pourim, véritables piliers de cette journée unique dans le calendrier juif. La lecture de la Méguila, récit du complot d’Haman et de sa mise en échec miraculeuse par Mordé’haï et Esther, doit être écoutée deux fois : une première fois le lundi soir 2 mars après 19h08 et une seconde fois le mardi 3 mars dans la journée, sans en perdre un seul mot.

L’envoi de Michloah Manot, ces cadeaux composés d’au moins deux sortes d’aliments prêts à consommer, célèbre l’unité du peuple juif. Le guide précise que les hommes les offrent aux hommes et les femmes aux femmes, souvent par l’intermédiaire d’un enfant ou d’un ami, afin d’agrandir le cercle de la joie.

La Tsedaka occupe également une place centrale : il convient de donner à au moins deux personnes dans le besoin pendant la journée de Pourim. Le Beth Loubavitch rappelle d’ailleurs qu’il est possible d’accomplir cette Mitsva directement en ligne sur le site loubavitch.fr, une initiative qui facilite l’accès à ce commandement pour ceux qui ne pourraient pas le faire en personne.

Enfin, le repas de fête du mardi 3 mars vient couronner la journée. C’est l’unique occasion de l’année où la réjouissance est assumée sans aucune limite. Parmi les mets traditionnels, les fameuses « oreilles d’Haman », ces gâteaux fourrés qui dissimulent leur garniture, rappellent que D.ieu Lui-même se cache dans toute l’histoire de Pourim, la conduisant du début à la fin sans jamais apparaître ouvertement.

Une publication qui renforce le lien communautaire

Avec ce nouveau guide de Pourim 5786, le Beth Loubavitch Île-de-France confirme son rôle de premier plan dans l’accompagnement spirituel et pratique de la communauté juive francophone. En rendant accessibles les enseignements les plus profonds de la tradition hassidique tout en fournissant des repères concrets pour la pratique quotidienne, cette publication incarne parfaitement la mission que s’est fixée l’organisation : rapprocher chaque Juif de son héritage, dans la joie et la fraternité. Un pari une nouvelle fois réussi, à l’image de l’esprit même de Pourim.