Don de 3 pièces d’un demi-shekel le jour du jeûne d’Esther (pendant la prière de Min’ha)

Don de 3 pièces d’un demi-shekel le jour du jeûne d’Esther (pendant la prière de Min’ha)

A l’epoque du Temple on offrait le Mahatsit hashekel dans l’enceinte du Beth Hamikdach à partir de Roch ‘Hodech Adar jusqu’à Roch ‘Hodech Nissan. Cet argent servait pour l’achat des animaux dédiés aux sacrifices collectifs dans le Temple mais aussi pour son entretien.

 

 

Aujourd’hui, où nous n’avons plus le Beth Hamikdach, nous avons gardé l’habitude de donner de l’argent en souvenir du Mahatsit hashekel pendant le jeûne d’Esther car nos sages enseignent dans le traité de Meguila 13b :

« Il était dévoilé devant le Créateur du Monde qu’Haman ferait peser des Chékalim pour l’extermination d’Israël, et c’est pourquoi Hachem a ordonné la Mitsva de donner le demi-Chékel, afin que les Chékalim d’Israël devancent les Chékalim d’Haman. »

Combien faut-il donner pour le demi-shekel? 

Nous devons donner trois pièces à une œuvre caritative. Chaque pièce doit représenter la moitié de la devise devise utilisée dans son pays. Par conséquent, en France, la monnaie étant l’euro, nous donnerons trois pièces d’un demi-euro. En Israël, la monnaie étant le shekel, nous donnerons trois pièces d’un demi-shekel et ainsi de suite pour la monnaie de chaque pays.

Certains Poskim cependant, décident que si quelqu’un a les moyens, il doit donner une demi-pièce en argent pur de la valeur du demi-shekel de l’époque du Temple. Si une telle pièce n’est pas disponible, on donnera une somme correspondant à l’équivalent monétaire du demi-shekel à l’époque du Temple.

Le demi-shekel valait à l’origine 9,6 grammes d’argent pur. La valeur du demi-shekel fluctue donc en fonction du cours de l’argent. En février 2020, un gramme d’argent vaut environ 0,5 euros, donc environ 5 euros pour le demi-shekel d’argent. Chaque Pourim on doit vérifier le cours du marché de l’argent.  Ainsi, celui qui désire accomplir la Mitsva dans sa forme la plus élevée donnera cette somme d’argent à la charité. S’il ne peut pas se le permettre, il peut donner 3 pièces de la moitié de la monnaie du pays comme indiqué ci-dessus.

Donner pour les membres de sa famille ?

La coutume veut que le père de la maison donne trois demi-pièces au nom de chaque membre de sa famille, y compris sa femme et ses enfants, y compris même au nom du fœtus d’une femme enceinte. En outre, il est préférable de donner aux enfants l’argent pour qu’ils accomplissent eux-mêmes la mitsva.

Que faire s’il n’a pas de demi-pièces disponibles?

Il peut donner trois pièces entières avec l’intention que la moitié de chaque pièce soit donnée en tant que Machatzis Hashekel et l’autre moitié en cadeau.

On peut donner la valeur équivalente à une institution.

Le demi-shekel dans la Hassidout
(Discours du Rabbi, Likouteï Sithot, tome 1, page 178)

Le verset Tissa 30, 13 dit : «Voici ce qu’ils donneront, tous ceux qui sont dénombrés dans les comptes, un demi-Shekel du Shekel sacré, le Shekel étant de vingt Guéras, un demi-Shekel en prélèvement pour l’Eternel».

Le Talmud Babli, s’interroge à ce sujet : «Moché fut surpris, en l’occurrence : que peut donner l’homme pour le rachat de son âme?» Et, le Talmud Yerouchalmi, précise que : «D.ieu fit sortir comme une pièce de feu de sous Son Trône de gloire. Il la montra à Moché et II lui dit : « voici ce qu’ils donneront », c’est ceci qu’ils donneront».

Il semble, cependant, que la question de Moché, notre maître, n’ait pas reçu de réponse, dans cette explication : le don d’un demi-Shekel est-il susceptible d’effacer une faute aussi grave que celle du veau d’or ? En quoi D.ieu lui répondit-II en lui montrant un exemple de la pièce qu’ils devaient donner ?

Le Trône de gloire de D.ieu illustre la contraction de sa grande Lumière, qui fut nécessaire pour que le monde et ses créatures puissent l’intégrer. En effet, Kissé, le Trône est de la même étymologie que Kissouï, l’occultation, en l’occurrence celle de la Lumière infinie, afin que la «gloire de D.ieu» soit connue dans les mondes.

La réflexion à tout cela fait surgir deux sentiments opposés. D’une part, on ressent effectivement la merveilleuse richesse de la révélation divine, allumant le feu d’un désir intense de se libérer des entraves de ce monde, de recevoir l’élévation et de s’inclure en cette grande Lumière, tout comme un feu qui se dresse vers le haut.

Mais, d’autre part, lorsque l’on comprend que D.ieu s’est «installé» dans ce monde, qu’Il y est «descendu» afin de l’emplir de Sa Lumière, on en fait de même et l’on se maintient dans ce monde. Malgré le fort désir de le quitter, on se soumet à la Volonté de D.ieu et l’on mène une action ici-bas, dans le cadre des lois de la nature.

Tout comme une pièce est un objet dur, qui n’est pas malléable, selon le besoin, l’introduction de la Lumière dans les réceptacles du monde n’est en aucune façon modifiée par l’intensité du désir de fuir les entraves de ce monde.

D.ieu  attend de l’homme une «pièce de feu». Celui-ci doit Le servir avec la soumission la plus totale, de même qu’avec un profond enthousiasme. Cependant, il faut avoir conscience qu’une telle pièce de feu présente plusieurs aspects contradictoires. En effet, elle émane de : «sous Son Trône de gloire», de la source de l’âme qui se trouve en cet endroit.

Lorsque l’on met en éveil l’essence de son âme, il est possible de racheter chaque faute, y compris la plus grave. En effet, cette âme est pure et aucune faute ne pourrait la souiller.

Une autre coutumes des jours de jeûnes instituée par nos Sages : « l’Ègra DeTaanita » (le don à la Tsédaka lié au jeûne)

Sur les jours de jeûne, nos Sages ont dit : « Ègra DeTaanita Tsedakta » , « la principale récompense du jeûne est en échange de la charité donnée pendant celui-ci ».

La raison de cette coutume est expliquée ainsi : étant donné qu’en conséquence du jeûne, une personne a économisé de l’argent en n’achetant pas de nourriture pour son repas, elle devrait donc donner ce montant à la charité, afin de ne pas profiter du jeûne.

Il est d’usage de donner l’argent de « l’Ègra DeTaanita » lors de la prière de Min’ha (après-midi), comme le suggère la haftara (lecture des prophètes) du jeûne : « Observez la justice et pratiquez la charité ».

Qui doit donner de l’Ègra DeTaanita et quel montant cela représente-t-il ?

a) Il est d’usage de donner l’équivalent du montant des repas « qui ont été économisés ». Le montant exact du rachat n’a pas été précisé, et certains disent qu’il s’agit de l’équivalent des repas non consommés pendant le jeûne. Chacun évaluera par lui-même.

b) Cela s’applique à ceux qui jeûnent. Mais même ceux qui ne jeûnent pas pour des raisons médicales, les décisionnaires ont écrit qu’il convient de racheter le jeûne par la charité.

Pour faire un don à la Tsédaka lié au jeûne. >>>>

 

Tout savoir sur le jeûne d’Esther – lundi 2 mars 2026

Tout savoir sur le jeûne d’Esther – lundi 2 mars 2026

 

A Min’ha, lecture de la Torah et dans la «Amida», on rajoute la prière «Anénou».

 

Le jeûne d’Esther (en hébreu : תענית אסתר (Ta’anit Esther)) est un jeûne observé de l’aube au crépuscule du 13 Adar, à la veille de la fête de Pourim, en commémoration du jeûne de trois jours prescrit par la reine Esther aux Juifs de Suse (Est 4,16 : «Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour»).

L’instauration du jeûne

Contrairement à une croyance populaire, le jeûne d’Esther ne célèbre pas les jours anniversaires du jeûne. En effet, ce jeûne eut lieu, selon la tradition rabbinique le 13, le 14 et le 15 Nissan, c’est-à-dire à la veille de Pessa’h et ses deux premiers jours. L’interdit de jeûner à Pessa’h aurait été outrepassé car, aurait dit Esther, s’il n’y avait plus d’Israël, à quoi servirait Pessa’h? Toutefois, l’état d’urgence étant passé, et le Second Temple reconstruit, cet usage ne pouvait être maintenu et le jeûne fut transféré au premier et second lundi ainsi qu’au premier jeudi suivant Pourim.

Ce fut selon toute vraisemblance au temps des Gueonim que fut institué le jeûne d’Esther à la date du 13 Adar, car dans le Talmud de Jérusalem, qui se basait sur la Meguilat Ta’anit, le 13 Adar était un jour de joie, appelé le «Jour de Nicanor», commémorant la victoire de Judas Maccabée sur le général hellène Nicanor (également mentionné dans  Macc. 15:35-36), et la coutume de jeûner le 13 Adar n’apparaît ni dans le Tanakh ni dans le Talmud. En revanche, Rachi, et Moïse Maïmonide la mentionnent.

La première occurrence du jeûne, ainsi que le calcul de la date se trouvent dans le She’iltot de Rav A’haï Gaon (parashat Vayaqhel she’ilta 67:18) :

  • le jeûne s’était perpétué depuis, ainsi qu’il est écrit (Esther 9:31) : «Et ils acceptèrent sur eux et sur leurs enfants d’assumer leurs jeûnes et leurs pleurs.»
  • or, selon le Gaon, Est 9,18 parle d’un treizième jour, et le Talmud de Babylone (Meguila 2a) enseigne que «le treizième jour était jour de rassemblement», ce rassemblement se serait fait dans un but de prière publique et de jeûne.
  • Du fait de l’interdiction de jeûner le 13 Adar, le jeûne avait été repoussé après Pourim.

Rabbenou Tam (cet enseignement ne se trouve pas dans les Tossafot, mais est cité par le Rosh), le plus éminent des Tossafistes (xiie siècle) enseignait que le jeûne ne commémorait pas celui prescrit par Esther, mais était néanmoins suggéré dans la Meguila : zman qehila signifiait selon lui que le peuple se serait réuni à la veille de la bataille, le 13 Adar, afin de s’attirer la faveur divine. Afin d’appuyer ses dires, Rabbenou Tam faisait remarquer que Moïse jeûna lors de la bataille contre Amalek.

Ordonnances du jeûne

Ce jeûne n’étant cependant pas l’un des quatre prescrits par la Torah et les prophètes, les restrictions sont moindres, et les femmes enceintes, les mères au foyer, toute personne trop malade ou affaiblie pour supporter ce jeûne, en sont dispensés.

Certains jeûnaient trois jours mais de nos jours, seul le jeûne du 13 continue d’être observé.

Lorsque le 13 Adar tombe un jour de Chabbat, le jeûne est repoussé au jeudi précédent, car le vendredi est nécessaire pour se préparer pour le Chabbat, et la fête de Pourim à venir.

Le jeûne d’Esther dans la Kabbale

Selon Joseph Caro, le jeûne prescrit à la veille de Pourim, ainsi que celui à la veille de Pessa’h ont pour but de rappeler à l’homme que s’il lui est permis de boire du vin à volonté, ce n’est pas pour satisfaire son « mauvais penchant » (yetzer hara), mais pour honorer son Créateur.

De plus, le jeûne d’Esther ne célèbre pas seulement le passé mais aussi les jours à venir, la demande de libérer les Juifs de Haman s’appliquant aussi à l’exil.

La signification et le moment de la pratique de « l’Ègra DeTaanita » (le don à la Tsédaka lié au jeûne)

Sur les jours de jeûne, nos Sages ont dit : « Ègra DeTaanita Tsedakta » , « la principale récompense du jeûne est en échange de la charité donnée pendant celui-ci ».

La raison de cette coutume est expliquée ainsi : étant donné qu’en conséquence du jeûne, une personne a économisé de l’argent en n’achetant pas de nourriture pour son repas, elle devrait donc donner ce montant à la charité, afin de ne pas profiter du jeûne.

Il est d’usage de donner l’argent de « l’Ègra DeTaanita » lors de la prière de Min’ha (après-midi), comme le suggère la haftara (lecture des prophètes) du jeûne : « Observez la justice et pratiquez la charité ».

Qui doit donner de l’Ègra DeTaanita et quel montant cela représente-t-il ?

a) Il est d’usage de donner l’équivalent du montant des repas « qui ont été économisés ». Le montant exact du rachat n’a pas été précisé, et certains disent qu’il s’agit de l’équivalent des repas non consommés pendant le jeûne. Chacun évaluera par lui-même.

b) Cela s’applique à ceux qui jeûnent. Mais même ceux qui ne jeûnent pas pour des raisons médicales, les décisionnaires ont écrit qu’il convient de racheter le jeûne par la charité.

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Tout ce qu’il faut savoir : Pourim 5786 –  lundi soir 2 mars et mardi 3 mars 2026

Tout ce qu’il faut savoir : Pourim 5786 – lundi soir 2 mars et mardi 3 mars 2026

 

La fête de Pourim arrive dans un instant, et nous espérons tous la célébrer dans une joie authentique et mériter de voir comment, comme en ces jours-là, le miracle se produit aussi en notre temps : « Et ce fut l’inverse, les Juifs dominèrent leurs ennemis ! » C’est maintenant le moment de découvrir cette fête et de s’y préparer. Voici donc le guide complet pour Pourim 5786 – 2026 avec tout ce qu’il faut et qu’il est bon de savoir !

 

Jeûne d’Esther – lundi 2 mars 2026

Le 13e jour (13) du mois d’Adar, qui précède le début de Pourim, est le jeûne de « Taanit Esther ». Ce jour-là, on jeûne – on ne mange ni ne boit du matin jusqu’au soir, on récite également des ‘Selihot’ et on consacre du temps à l’introspection. Cela commémore le jeûne et les prières du peuple d’Israël qui ont aidé les Juifs à vaincre leurs ennemis.

De plus, ce jour-là, on a coutume de donner à la charité en « souvenir du demi-shekel ».

Le jeûne de « Taanit Esther » en 5786 – 2026 aura lieu le lundi 2 mars.

Le jeûne commence à l’aube et se poursuit jusqu’à la sortie des étoiles.

Un instant… Qu’est-ce que Pourim au juste ?

« Pourim » (mot perse qui signifie « sorts » en hébreu) est le nom de la fête établie en souvenir du grand miracle qui s’est produit pour le peuple juif à l’époque de l’Empire perse. Le miracle s’est produit par une série d’événements apparemment aléatoires au cours des années 3404 – 3405 (depuis la Création ; 4e siècle avant l’ère commune).

L’histoire en bref : Haman, un ministre important d’origine amalécite, a convaincu le roi Assuérus d’autoriser le massacre de tous les Juifs, hommes, femmes et enfants, en un seul jour qu’il a choisi par tirage au sort. Mardochée, le chef juif, a appelé le peuple à prier et à jeûner tout en menant des négociations sophistiquées au palais royal avec sa cousine Esther, qui avait été contrainte d’épouser le roi. Finalement, le méchant Haman a été destitué et exécuté, Mardochée le Juif a hérité de sa fonction et de ses biens, et le décret d’extermination a été remplacé par l’octroi de droits aux Juifs.

Le nom « Sorts » exprime le fait que le sort jeté à l’avance par l’ennemi des Juifs s’est retourné en leur faveur lorsque la date prévue pour le massacre est devenue le jour de fête des Juifs.

La fête de Pourim est célébrée chaque année par des Mitsvot et des coutumes spéciales. Voici une explication concise des Mitsvot et coutumes de Pourim et comment les accomplir cette année :

Lecture de la Meguila lundi soir et mardi

Dès l’entrée de Pourim, on lit la Meguila d’Esther qui raconte l’histoire de Pourim. La Meguila d’Esther doit être lue (ou écoutée) du début à la fin à partir d’une Meguila originale écrite conformément à la loi à la main et avec une encre particulièrement durable sur un parchemin naturel.

La Meguila est lue (ou écoutée) deux fois pendant Pourim : une fois le soir de Pourim, et une fois le matin (ou plus tard dans la journée).

La lecture de la Meguila à Pourim 2026 aura lieu : première fois le lundi 2 mars après la sortie des étoiles, et une fois de plus le matin (ou durant la journée) du mardi 3 mars.

Que fait-on lors de la lecture de la Meguila ?

Voici quelques informations importantes concernant la lecture de la Meguila d’Esther :

  • Il faut écouter la lecture de la Meguila de manière directe et concrète. Il ne suffit pas de l’écouter à distance par transmission, par Zoom ou par téléphone.
  • Il est très important d’écouter toute l’histoire de la Meguila du début à la fin. Essayez de vous asseoir calmement pour être concentrés et éviter les distractions pendant la lecture (il est recommandé de mettre votre téléphone en mode silencieux avant le début de la lecture).
  • Les branches de Habad dans le monde veillent à établir de nombreux points où la lecture de la Meguila est effectuée également pour ceux qui ne viennent pas à la synagogue. Cliquez ici pour trouver la maison Habad la plus proche de chez vous et renseignez-vous où et quand une lecture à laquelle vous pourrez participer confortablement aura lieu.
  • Pendant la lecture, on fait du bruit avec des crécelles et on frappe le sol chaque fois que le nom de « Haman fils de Hamdata » oppresseur des Juifs est mentionné, comme symbole de la Mitsva d’effacer le souvenir d’Amalek dont le méchant Haman est un descendant.

La lecture de la Meguila doit être effectuée à partir d’une Meguila authentique écrite à la main de manière valide sur un parchemin original. Sur la photo : lecture improvisée de la Meguila dans un restaurant.

Les bénédictions pour la lecture de la Meguila :

Le lecteur de la Meguila prononce 3 bénédictions avant de commencer la lecture :

  • בָּרוּךְ אַתָּה אֲ-דוֹנָי אֱ-לֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל מִקְרָא מְגִלָּה.
  • בָּרוּךְ אַתָּה אֲ-דוֹנָי אֱ-לֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁעָשָׂה נִסִּים לַאֲבוֹתֵינוּ בַּיָּמִים הָהֵם בַּזְּמַן הַזֶּה.
  • בָּרוּךְ אַתָּה אֲ-דוֹנָי אֱ-לֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁהֶחֱיָנוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה.
  1. Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné concernant la lecture de la Meguila.
  2. Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui a fait des miracles pour nos ancêtres en ces jours à cette époque.
  3. Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a permis d’atteindre ce moment.

Les personnes présentes répondent « amen » après chacune des bénédictions.

Lors d’une lecture collective (à laquelle participent un minyan de Juifs ou plus), on prononce une bénédiction supplémentaire à la fin de la lecture : la bénédiction de « Harav et Rivenu ». Après la lecture, on a coutume de chanter le poème « Shoshanat Yaakov ». Cliquez ici pour voir l’ordre de lecture de la Meguila et le poème Shoshanat Yaakov.

Déguisements de Pourim

À Pourim, on a coutume de se déguiser et de porter des masques. C’est une coutume agréable et non une Mitsva.

Quand se déguise-t-on à Pourim 2026 ?

On peut se déguiser à la fois pour la lecture de la Meguila le lundi soir et le mardi. C’est même une bonne idée de varier les déguisements pour amuser et faire sourire et se réjouir davantage ceux qui vous entourent – ce qui est la Mitsva marquante et centrale de la fête…

Il est bon d’utiliser les déguisements pour inculquer des valeurs et un contenu positif et d’éviter les déguisements qui pourraient être effrayants ou offensants envers l’entourage.

Comment fait-on « Matanot Laévyonim » ?

Au cours de Pourim, chaque homme et femme, de préférence aussi les enfants, donnent une somme d’argent ou des cadeaux à deux personnes (homme ou femme) nécessiteuses.

Quand fait-on « Matanot Laévyonim » en 2026 ?

Cette année, on donne « Matanot Laévyonim » au cours de la journée du mardi 3 mars.

Que faut-il savoir d’autre ?

  • Si vous ne connaissez pas de personnes nécessiteuses et n’en rencontrerez pas pendant Pourim, vous pourrez accomplir la Mitsva « Matanot Laévyonim » par l’intermédiaire d’organisations et de collecteurs de charité. Dans de nombreux endroits, on peut trouver des collecteurs de charité qui recevront vos virements ou votre argent avant Pourim mais veilleront à donner cet argent aux pauvres le jour même de Pourim et à les réjouir.
  • On peut accomplir la Mitsva par tout moyen de paiement, il n’est pas nécessaire de donner spécifiquement de l’argent liquide.
  • Il faut multiplier les cadeaux aux nécessiteux plus que les autres Mitsvot de Pourim. Car la joie la plus magnifique et la plus grande est de réjouir le cœur des pauvres, des orphelins, des veuves et des étrangers, car celui qui réjouit le cœur de ces malheureux ressemble à la Présence divine !

Envoi de mets

Comment fait-on l’envoi de mets ?

On envoie à des amis et connaissances (on peut aussi à ceux qui seront des amis à l’avenir…) deux produits alimentaires (on peut envoyer tout type de nourriture mais seulement des choses comestibles : fruits ou légumes, boissons ou pâtisseries, plats cuisinés ou produits achetés). Chaque homme doit envoyer à au moins un homme et chaque femme à au moins une femme. On peut, et c’est même recommandé, envoyer à plus de personnes.

Quand envoie-t-on des mets ?

Cette année, on envoie des mets au cours de la journée du mardi mars. À Jérusalem, on accomplit la Mitsva de ‘l’envoi de mets’ au cours de la journée du mercredi 4 mars.

Que faut-il savoir d’autre ?

  • Les envois doivent être faits le jour même de Pourim. Ne vous contentez pas des envois de mets symboliques que vous avez préparés pour l’éducatrice, le patron ou l’enseignant les jours précédant Pourim.
  • Vous n’avez pas d’envoi de mets prêt ? Vous pouvez simplement échanger deux produits alimentaires avec votre voisin juif et vous accomplirez tous deux la Mitsva conformément à la loi…
  • Il est bon de réjouir les soldats au front, les familles des blessés et les familles des otages avec un envoi de mets avec une touche personnelle envoyé de tout cœur et ainsi introduire la joie de Pourim dans les cœurs ! Aidez-vous des émissaires de Habad dans votre lieu de résidence pour atteindre les soldats ou les familles.

Festin et réjouissances – La fête de Pourim !

La Mitsva qui enveloppe tous les jours de Pourim est la joie spéciale, extraordinaire et illimitée de la fête de Pourim. Pourim est le jour le plus joyeux du calendrier juif (qui, grâce à Dieu, est déjà rempli de joies et de jours de fête…). Et si on « chauffe les moteurs » comme il faut et qu’on se réjouit en ce jour spécial, on mérite de prolonger la joie pour la suite, aussi pour les jours qui viendront après !

Le Talmud stipule même que « l’homme est tenu de boire à Pourim jusqu’à ne plus distinguer entre ‘maudit soit’ Haman et ‘béni soit’ Mardochée ». Bien que toute l’année le judaïsme s’oppose fermement à l’ivresse, à Pourim la joie élève et exalte le Juif et il n’y a pas de crainte d’une ivresse nuisible, c’est pourquoi tout homme et femme juifs doivent se réjouir et boire du vin en plus grande quantité que d’habitude toute l’année pour remercier l’Éternel du grand miracle qu’Il a fait pour notre peuple.

Quand fait-on le festin de Pourim 2026 ?

On fait le festin de Pourim au cours de la journée du mardi 3 mars.

À Jérusalem, on fait le festin de Pourim le mercredi 4 mars.

Que faut-il savoir d’autre ?

Le festin de Pourim est un repas sans « Kiddoush » (le Kiddoush du jour du Chabbat est fait normalement – après la sortie des étoiles et puis on mange un repas supplémentaire – un repas de Chabbat normal). Cependant, on honore le jour en étendant une belle nappe sur la table, de la viande et du poisson de qualité, et certains ont l’habitude de découper de belles hallot et d’allumer un éclairage et des bougies festifs (bien sûr, sans bénédiction).

Une coutume répandue est de manger des raviolis de viande au festin de Pourim (« kreplach »). Certains expliquent que cela symbolise le miracle qui était caché dans le décret comme la viande cachée dans les raviolis.

« Al HaNissim » – La prière de Pourim

Dans les trois prières du jour de Pourim (soir, matin et après-midi) et aussi dans la bénédiction après le repas, on ajoute un court passage de prière où l’on remercie l’Éternel pour les grands miracles et merveilles. Ce passage de prière commence par les mots « Al HaNissim ve’al HaPourkan » (Pour les miracles et pour la délivrance) et raconte ensuite brièvement l’histoire de la fête de Pourim.

Important à savoir : à Pourim, on met les Tefilines comme chaque jour de semaine

 

Boissons et Cacheroute : le guide complet des boissons alcoolisées à surveiller

Boissons et Cacheroute : le guide complet des boissons alcoolisées à surveiller

 

À l’approche de Pourim, nombreux sont ceux qui achètent ou reçoivent des boissons alcoolisées — et il est essentiel de se rappeler que consommer avec responsabilité, c’est aussi faire preuve de vigilance en matière de Cacheroute. Or, beaucoup de commerces locaux appartenant à des Juifs ne prennent pas en charge la supervision cachere de leurs produits, laissant au consommateur la responsabilité de s’informer et de choisir en connaissance de cause. 

 

 

 

Fûts problématiques pour le vieillissement des spiritueux

Certains whiskies et autres spiritueux sont vieillis ou finis dans des fûts ayant contenu des vins non cachères. Ces pratiques de vieillissement rendent le produit final problématique au regard de la Cacheroute. Voici les types de fûts à éviter :

Sherry (également connu sous le nom de fût Apera), Porto, Shiraz, Madère, Sauternes, Cognac, Bordeaux, Double finish (double finition), Pinot Noir, Oloroso, Fût français, Pedro Ximénez, Fût européen, Double oak / double fût, Triple oak / triple fût, Double matured / finished (double maturation / finition), Triple matured / finished (triple maturation / finition).

La bière : certifiée ou non, quelles précautions ?

Il est recommandé de consommer de préférence des bières portant une certification cachere fiable. La plupart des bières non aromatisées et non certifiées des grandes marques populaires sont présumées cachères. Toutefois, dès lors qu’une bière contient des arômes, du lactose ou d’autres ingrédients sensibles au regard de la Cacheroute, une Hachhgaha (supervision cachere) fiable devient indispensable.

Même pour une bière non aromatisée, des problèmes liés à l’équipement de production peuvent la rendre non cachere. Il est donc important de vérifier si la brasserie produit également des bières aromatisées non cachères (à base d’huîtres, de bacon, de palourdes ou de homard, par exemple) avant toute consommation.

Les liqueurs : toujours soumises à supervision

Toutes les liqueurs nécessitent une Hachgaha fiable en raison des arômes qui y sont ajoutés. Aucune liqueur ne peut être consommée sans certification cachere appropriée.

Le bourbon et la question du ‘Hamets de Pessah’

Lorsqu’une entreprise productrice de bourbon est détenue par des Juifs — ce qui est très fréquent — se pose la question du « ‘Hamets Che’avar Alav HaPessah » : il s’agit du ‘Hamets (levain) qui est demeuré en possession d’un Juif pendant Pessah sans avoir été vendu préalablement à un non-Juif. Une telle situation interdit formellement toute forme de bénéfice tiré de ce produit. Des précisions supplémentaires figurent plus bas dans ce document.

Les arômes dans les boissons alcoolisées : attention aux mentions en étiquette

Tout type d’arôme ajouté dans une boisson alcoolisée — y compris un rhum épicé ou similaire — nécessite une Hachgaha fiable. Lorsqu’une bouteille mentionne des notes de saveurs telles que des épices, de la vanille, des fleurs, des céréales ou de la fumée, cela ne renvoie pas nécessairement à des arômes ajoutés : il peut simplement s’agir de saveurs naturelles issues du grain ou du fût. Une lecture attentive de l’étiquette permettra de déterminer si des arômes ont réellement été incorporés.

Boissons à base d’alcool de raisin

Les boissons suivantes sont généralement fabriquées à partir d’alcool de raisin et nécessitent à ce titre une attention particulière :

Ouzo, Arak, Raki, Cognac, Grappa, Vermouth, Brandy, Tsipouro, Armagnac, Marc, Pisco.

Boissons pouvant être à base d’alcool de raisin ou de lactosérum (produit laitier)

Les boissons suivantes peuvent être fabriquées à partir d’alcool de raisin ou d’alcool de lactosérum (produit laitier). Il convient de vérifier attentivement leur description, en particulier lorsqu’elles proviennent de France, d’Irlande ou de Nouvelle-Zélande :

Gin et Vodka.

Vins israéliens et l’année de Chémita

Tous les vins, y compris ceux produits en Israël, doivent impérativement bénéficier d’une Hachgaha fiable. Une vigilance particulière s’impose concernant les vins post-Chémita, car même des vins habituellement certifiés peuvent ne pas porter la même certification lorsqu’ils sont élaborés à partir de raisins de l’année de Chémita.

Bien que l’année de Chémita soit désormais révolue, certains vins de marques israéliennes populaires peuvent encore être produits à partir de raisins de la Chémita, notamment ceux du millésime 2022. Il est conseillé de vérifier soigneusement l’étiquette, généralement au dos en petits caractères.

Ces vins peuvent être issus du système du Héter Me’hira (une pratique controversée) ou du système de l’Otzar Beth Din, par lequel le Beth Din gère les champs afin de mettre les produits à disposition du public. La manipulation de ces vins requiert une grande prudence et peut entraîner diverses complications halakhiques ; il est donc préférable de ne pas en faire l’acquisition. Pour plus d’informations sur le sujet, des exemples illustrés et des liens vers des cours explicatifs sont disponibles ci-dessous.

Bourbons problématiques : la liste d’alerte

La plupart des bourbons répertoriés ci-dessous sont problématiques parce que l’entreprise est détenue par des Juifs qui n’ont pas vendu leur ‘Hamets avant Pessah. Quelques-uns sont déconseillés en raison d’arômes ou d’ingrédients ajoutés — mais les versions originales (non aromatisées) restent acceptables (par exemple : Jim Beam, Knob Creek, Woodford Reserve).

Les parenthèses indiquent si le problème concerne uniquement certaines variétés aromatisées (en raison d’ingrédients ajoutés), ou si toutes les variétés sont problématiques (en raison d’une propriété juive pendant Pessah).

Liste des bourbons déconseillés, publiée par le Conseil rabbinique de Chicago (cRc) :

1792 Bourbon (toutes variétés), A. Smith Bowman (toutes variétés), Abraham Bowman (toutes variétés), Ancient Age (toutes variétés), Angel’s Envy (bourbon), Antique Collection (toutes variétés), Beards Town (bourbon), Big House (toutes variétés), Black Ridge (toutes variétés), Blanton’s (toutes variétés), Boone County Jail Distillery (toutes variétés), Bowman Brothers (toutes variétés), Buckhorn (toutes variétés), Buffalo Trace (sauf les variétés portant le logo cRc), C.B. Jackson (bourbon, toutes variétés), Chestnut Farms (toutes variétés), Clark & Sheffield (toutes variétés), Colonel E.H. Taylor (toutes variétés), Colonel Lee (toutes variétés), Corner Creek (toutes variétés), Eagle Rare (toutes variétés), Elmer T Lee (toutes variétés), Few Spirits (bourbon whiskey), Fireball (whiskey à la cannelle), Flatboat (toutes variétés), Fleischmann’s (toutes variétés), Flint Creek (toutes variétés), George T. Stagg (toutes variétés), Hancock’s President’s Reserve (toutes variétés), Isaac Bowman (toutes variétés), Jim Beam – Distiller’s Masterpiece, Jim Beam – Legent, John J. Bowman (toutes variétés), Kelsey Creek (toutes variétés), Kentucky Gentleman (toutes variétés), Kentucky Tavern (toutes variétés), Kirkland Signature Barton 1792 Master Distillers (Kentucky Straight Bourbon Whiskey), Knob Creek – Smoked Maple, McAfee’s Benchmark (toutes variétés), New Riff (certifié lorsqu’il porte le logo CK – bourbon), Noble Oak (bourbon), Old Charter (toutes variétés), Old Rip Van Winkle (toutes variétés), Old Thompson (toutes variétés), Old Weller (toutes variétés), Pappy Van Winkle (toutes variétés), Point Rider (toutes variétés), Rock Hill Farms (toutes variétés), Rough Rider (straight bourbon whiskey), Stagg Jr. (toutes variétés), Stedman’s Select (bourbon), Stonehammer (toutes variétés), Straight Edge (bourbon), Tadworth Distilling (toutes variétés), Ten High (toutes variétés), Thomas H. Handy Sazerac (toutes variétés), Tom Moore (toutes variétés), Trader Joe’s (Kentucky Bourbon Straight Whiskey), Tradewater (toutes variétés), Traveller (toutes variétés), Two Stars (toutes variétés), Van Winkle (toutes variétés), Very Old Barton (toutes variétés), Virginia Gentleman (toutes variétés), W.L. Weller (toutes variétés), Walking Stick (toutes variétés), Weller (toutes variétés), William Larue Weller (toutes variétés), Wolcott (toutes variétés), Woodford Reserve – Frosty Four Wood, Zachariah Harris (toutes variétés).

Cas particulier : Buffalo Trace certifié cRc

Buffalo Trace propose une production spéciale certifiée par le cRc de Chicago, portant la mention « Kosher » sur l’étiquette. Cette variété n’est pas Cachère pour Pessah — il s’agit de ‘Hamets. Cependant, elle n’entre PAS dans la catégorie du « ‘Hamets Che’avar Alav HaPessah » (levain demeuré en possession d’un Juif pendant Pessah), et est donc tout à fait acceptable en dehors de Pessah.

Pour consulter la liste complète des bourbons problématiques et de ceux qui ne posent aucun problème, rendez-vous sur la liste des alcools du cRc Chicago : https://consumer.crckosher.org/liquor/

Exemples de vins de l’Otzar Beth Din (Chémita)

Les exemples suivants illustrent des vins produits dans le cadre de l’Otzar Beth Din, lesquels possèdent la sainteté de la Chvi’it (Chémita). Une attention toute particulière doit être portée à tout vin provenant d’Israël et produit au cours des années 2022-2023.

L’abréviation figurant sur les étiquettes correspond à « Otzar Beth Din ».

 

 

Trump révèle des contacts avec Téhéran : « La plupart de ces gens ne sont plus là, mais ce qui reste du régime veut parler et j’ai accepté »

Trump révèle des contacts avec Téhéran : « La plupart de ces gens ne sont plus là, mais ce qui reste du régime veut parler et j’ai accepté »

 

Alors que les frappes américaines s’intensifient sur l’Iran, le président Donald Trump a confirmé dimanche que ce qui reste du régime des ayatollahs a sollicité l’ouverture d’un dialogue — et qu’il a accepté. Dans un entretien exclusif au magazine « The Atlantic », Trump a levé le voile sur des tractations en coulisses d’une nature pour le moins singulière : certains des négociateurs iraniens impliqués dans ces échanges ont depuis été éliminés par les frappes de la coalition. Un aveu glaçant qui illustre la brutalité inédite du contexte diplomatique.

 

 

 

L’Iran demande à parler — Trump dit oui

Le président américain Donald Trump a secoué dimanche la scène internationale en révélant l’existence de contacts discrets entre Washington et les restes du pouvoir iranien. Interrogé depuis sa résidence de Floride par le journaliste Michael Scherer du magazine « The Atlantic », Trump a été catégorique : « L’Iran veut parler — et j’ai accepté. Je leur parlerai. »

Toutefois, le président s’est bien gardé de préciser si ces discussions entraîneraient une suspension des opérations militaires en cours. À la question de savoir si la rencontre aurait lieu « aujourd’hui ou demain », il a répondu avec une sobriété déconcertante : « Je ne peux pas vous dire cela. »

Des négociateurs éliminés par les frappes

L’un des moments les plus saisissants de l’entretien fut sans doute la façon dont Trump a évoqué le sort des interlocuteurs iraniens. Sans détour, il a confirmé que plusieurs des personnalités impliquées dans les négociations préliminaires avec les États-Unis ne sont plus en vie, victimes des frappes massives sur les centres du pouvoir à Téhéran.

« La plupart de ces gens ne sont plus là », a déclaré Trump. « Certains de ceux avec qui nous travaillions n’existent plus — parce que ce fut un coup très sévère. Ils auraient dû agir plus tôt. Ils auraient pu conclure un accord. Ils ont joué à des jeux trop sophistiqués. »

Une occasion manquée, un rapport de force inversé

Trump a martelé qu’avant le déclenchement des opérations militaires, l’Iran disposait d’une porte de sortie — des conditions qu’il a qualifiées de « très pratiques et faciles à appliquer ». Téhéran a choisi l’intransigeance. Jeudi dernier, les négociations préliminaires avaient définitivement échoué après que l’Iran eut rejeté en bloc toutes les exigences américaines, notamment sur le programme nucléaire et le soutien au terrorisme régional.

Ce refus a directement ouvert la voie aux opérations conjointes « Wrath of the Eagle » et « Lion’s Roar ». Selon Trump, l’entêtement iranien a fait perdre à Téhéran un temps précieux : « Ils ont attendu trop longtemps. Ils auraient dû agir bien plus tôt. »

Désormais, si l’Iran revient à la table des négociations, c’est depuis une position d’infériorité totale : son leadership décimé — y compris le Guide suprême Khamenei — ses infrastructures stratégiques détruites, et sa capitale exposée et paralysée sur le plan opérationnel après la destruction du quartier général « Tharallah », responsable de la défense de Téhéran.

L’insurrection populaire : Trump y croit, mais ne s’engage pas

La veille, Trump avait appelé le peuple iranien à saisir cette « occasion rare » pour renverser le régime lorsque le moment se présenterait. Interrogé sur la question de savoir si les États-Unis étendraient leurs frappes pour soutenir un éventuel soulèvement populaire, le président s’est voulu prudent sans se dérober : « Il faudra que j’évalue la situation le moment venu. On ne peut pas répondre à cette question maintenant. »

Malgré cette réserve, Trump a exprimé une confiance manifeste dans la probabilité d’un tel soulèvement. Il a évoqué les célébrations déjà observées dans les rues d’Iran, ainsi que les rassemblements de soutien de la diaspora iranienne à New York et Los Angeles. « Ça va arriver. Vous le voyez. Beaucoup de gens sont très mécontents là-bas, à Los Angeles et dans de nombreux endroits. »

Il a néanmoins reconnu la réalité du terrain : « C’est un endroit très dangereux en ce moment. Des gens crient de joie dans les rues, mais en même temps, des bombes tombent en grand nombre. »

Premières pertes américaines et démenti sur le porte-avions

Dans la soirée de dimanche, l’armée américaine a annoncé la mort de trois soldats et la blessure de cinq autres dans le cadre des opérations en Iran — les premières pertes confirmées parmi les forces américaines depuis le début du conflit. Les circonstances et le lieu exacts n’ont pas été précisés. Selon le communiqué officiel, les blessés ont été atteints par des éclats ou ont subi des commotions cérébrales ; ils devraient reprendre du service ultérieurement.

Par ailleurs, le Commandement central américain (CENTCOM) a formellement démenti les affirmations des Gardiens de la Révolution iraniens, qui prétendaient avoir touché le porte-avions USS Lincoln avec quatre missiles balistiques tirés dans la matinée.

L’impact sur le marché du pétrole

Interrogé sur les répercussions économiques des frappes, Trump s’est montré relativement optimiste quant à l’effet sur les prix du pétrole, dont les marchés rouvraient dans la nuit. Il a estimé que le succès précoce de l’opération limiterait la hausse : « Il aurait pu y avoir une augmentation massive du prix du pétrole si les choses avaient mal tourné », a-t-il expliqué, laissant entendre que le scénario actuel était bien plus favorable que ce que certains analystes avaient anticipé.

Alerte de sécurité en Israël : des SMS frauduleux usurpent l’identité du Commandement du front intérieur

Alerte de sécurité en Israël : des SMS frauduleux usurpent l’identité du Commandement du front intérieur

 

Le Dispositif national de cybersécurité d’Israël lance une mise en garde urgente contre une vague de messages SMS malveillants se faisant passer pour le Commandement du front intérieur sous le nom « Oref Alert ». Ces messages invitent les destinataires à mettre à jour leur application via un lien joint — un lien qui dissimule en réalité un logiciel d’installation malveillant. Face à cette menace, les autorités appellent la population à la plus grande vigilance.

 

 

Une tentative d’usurpation d’identité visant le grand public

Le Dispositif national de cybersécurité (Maarekh HaSayber HaLeoumi) tire la sonnette d’alarme : des messages SMS circulent actuellement en se faisant passer pour le Commandement du front intérieur (Pikoud HaOref), sous l’appellation « Oref Alert ». Ces messages demandent aux utilisateurs de mettre à jour leur application en cliquant sur un lien joint.

Or, comme le précise le communiqué officiel : ce lien redirige vers le téléchargement d’un fichier d’installation malveillant, susceptible de permettre un accès non autorisé à l’appareil et aux données personnelles qu’il contient.

Le Dispositif national de cybersécurité est activement engagé dans les démarches visant à rendre ce lien inaccessible dans les plus brefs délais.

Les consignes à suivre impérativement

Les autorités rappellent les règles fondamentales à respecter face à ce type de menace :

Ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS, quelle qu’en soit l’apparence officielle.

Mettre à jour les applications uniquement via les boutiques officielles : Google Play ou l’App Store.

Consulter les informations et les alertes du Commandement du front intérieur exclusivement sur ses canaux officiels.

Que faire si vous avez reçu ce message ?

Si vous avez reçu l’un de ces messages frauduleux, supprimez-le immédiatement et bloquez l’expéditeur. En cas d’activité suspecte ou si vous pensez avoir cliqué sur le lien, contactez sans attendre le centre d’assistance du Dispositif national de cybersécurité au numéro 119, disponible 24h/24 et 7j/7.

Voyager vers Israël en temps de crise : ce qu’il faut savoir

Voyager vers Israël en temps de crise : ce qu’il faut savoir

 

Depuis le début des frappes contre l’Iran le samedi matin, l’espace aérien israélien a été entièrement fermé, paralysant les opérations de l’ensemble des compagnies aériennes. Les transporteurs locaux ont rapidement suspendu leurs vols et mis en place des politiques de remboursement exceptionnelles pour les voyageurs bloqués. Voici un tour d’horizon complet de la situation à l’aéroport Ben Gourion et des options disponibles pour les passagers concernés.

 

 

L’espace aérien israélien à l’arrêt

L’activité aérienne civile en Israël s’est totalement figée à la suite du déclenchement des frappes contre l’Iran, le samedi matin. L’Autorité des aéroports a annoncé une suspension complète de tous les décollages et atterrissages dans les aéroports israéliens, conformément à la fermeture de l’espace aérien national et aux directives du Commandement du front intérieur — la branche de Tsahal chargée de la protection des civils.

Les autorités ont exhorté les passagers à ne pas se rendre dans les aéroports et à se tourner directement vers leurs compagnies aériennes pour obtenir des informations à jour. L’Autorité a promis de communiquer en continu sur l’évolution de la situation, tandis que des opérations pour évacuer les aéronefs immobilisés au sol ont déjà été engagées.

Les compagnies israéliennes réagissent rapidement

Les transporteurs locaux ont réagi sans délai face à cette crise. Un porte-parole d’Arkia, compagnie aérienne israélienne, a confirmé la suspension de l’ensemble de ses opérations jusqu’à nouvel ordre, en raison de la situation sécuritaire et de la fermeture de l’espace aérien.

De son côté, Israir a annoncé travailler en étroite collaboration avec les forces de sécurité et les autorités compétentes. La compagnie — opérant dans le cadre de protocoles de sécurité stricts — a mis en place une politique souple d’annulation et de modification afin d’accommoder les voyageurs bloqués. Les passagers au départ de Tel-Aviv ayant réservé leurs vols avant le vendredi pour des départs entre le samedi et le 15 mars ont désormais le choix entre un remboursement intégral en espèces ou un bon d’avoir valable vingt-quatre mois, à condition d’annuler au moins vingt-quatre heures avant leur départ prévu.

Dispositions spéciales pour les militaires

Les soldats en service actif munis d’une carte militaire valide, ainsi que les réservistes rappelés sous les drapeaux via un Ordre 8 — décret de mobilisation d’urgence — sont également éligibles au bon d’avoir de vingt-quatre mois lors d’une annulation.

Ce que prévoit chaque cas de figure

Pour les voyageurs titulaires de forfaits vacances, les frais d’annulation hôtelière s’appliquent selon les conditions de réservation initiales, les remboursements n’étant accordés que si le prestataire restitue les fonds. Les personnes déjà à l’étranger souhaitant avancer leur retour en Israël peuvent modifier leurs vols sans pénalité, en ne réglant que la différence tarifaire lorsque des places sont disponibles. Aucun remboursement ne sera accordé pour les nuits d’hôtel non utilisées.

Les passagers dont les vols sont purement et simplement annulés ont légalement droit à un remboursement intégral ou à un bon d’avoir pour le segment concerné. Ceux qui se trouvent bloqués à l’étranger auront la possibilité d’acheter des billets sur des vols de rapatriement dès la publication d’un programme. Les voyageurs ayant réservé par l’intermédiaire d’une agence de voyages doivent contacter directement celle-ci pour gérer leurs réservations.

Air Haïfa également à l’arrêt

Air Haïfa, autre compagnie aérienne israélienne, a de son côté confirmé l’annulation de l’ensemble de ses vols du samedi en raison de la fermeture de l’espace aérien. Le transporteur a promis des remboursements complets et une communication directe avec les passagers affectés, précisant qu’il suit attentivement l’évolution de la situation et reste en contact avec les autorités compétentes.

Un missile balistique iranien frappe un bâtiment à Beit Shemesh : 8 morts et une vingtaine de blessés

Un missile balistique iranien frappe un bâtiment à Beit Shemesh : 8 morts et une vingtaine de blessés

Un missile balistique iranien a percuté de plein fouet le toit d’un abri antiatomique attenant à une synagogue à Beit Shemesh, faisant huit morts et plus de vingt blessés, dont une fillette de dix ans en état critique. Huit immeubles résidentiels ont été détruits ou gravement endommagés, et des équipes du MDA, de l’Ichoud Hatsala, de la Zaka et du commandement du front intérieur se sont immédiatement déployées sur cette zone de destruction totale. Tsahal a répondu aux accusations des habitants en affirmant que toutes les procédures d’alerte précoce avaient été respectées, tandis qu’une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’impact.

 

 

Un bilan qui s’est alourdi heure après heure

Ce dimanche 1er mars 2026 (12 Adar 5786), un missile balistique tiré depuis l’Iran a percuté le toit de l’abri antiatomique d’un bâtiment de Beit Shemesh, causant la mort de huit personnes et blessant plus d’une vingtaine d’autres. Parmi les victimes se trouvaient des personnes réfugiées à l’intérieur même de cet espace censé les protéger. Huit immeubles ont été touchés et pratiquement rasés. Les équipes de secours arrivées sur zone ont été contraintes de constater le décès de plusieurs victimes directement dans les décombres.

Avi Harush, commandant de la caserne de pompiers de Beit Shemesh, n’a pas mâché ses mots : « C’est une scène extrêmement difficile. » Sur place, deux blessés ont été pris en charge dans un état grave, trois dans un état modéré et dix-huit dans un état léger. Les équipes de sauvetage et de sécurité ont poursuivi leurs opérations de ratissage pour s’assurer qu’aucune victime ne demeurait prisonnière des décombres. L’hôpital Hadassah s’est mis en état d’alerte pour accueillir un afflux massif de blessés.

 

 

Des témoignages glaçants depuis la zone sinistrée

Yossef Laufer, secouriste du Magen David Adom, a témoigné : « À notre arrivée, nous avons constaté des destructions considérables et des résidents extraits du bâtiment. Nous avons pris en charge plusieurs victimes, dont une fillette d’environ dix ans en état critique, ainsi que d’autres blessés présentant des degrés de gravité variés. Les équipes du MDA restent sur zone pour continuer à traiter les victimes qui n’ont pas encore été dégagées. »

‘Haïm Weingarten, directeur des opérations de la Zaka, présent sur les lieux, a déclaré : « En arrivant sur place, j’ai été confronté à une agitation intense et à des personnes blessées suite à un impact direct. Nous œuvrons sur zone pour respecter la dignité des défunts. Je renouvelle solennellement mon appel à l’ensemble de la population : les consignes du commandement du front intérieur sauvent des vies. Veuillez les respecter scrupuleusement et les appliquer avec encore plus de rigueur afin d’éviter, D.ieu nous en préserve, de nouvelles pertes en vies humaines. »

La mairie de Beit Shemesh a diffusé le message suivant à ses administrés : « Chers habitants, un missile est tombé dans notre ville. Nous déplorons malheureusement des victimes. Les équipes d’urgence et de sécurité sont sur le terrain et gèrent l’événement. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour venir en aide aux victimes et aux résidents de la zone sinistrée. Nous vous demandons instamment de ne pas vous rendre sur les lieux — c’est un risque inutile qui entrave les opérations de sauvetage. Continuez à suivre les consignes du commandement du front intérieur. »

Moshé Horvitz, David Lef et Yeh’iel Rosenberg, secouristes de l’Ichoud Hatsala, ont décrit la situation : « Il s’agit d’une zone de destruction étendue touchant plusieurs bâtiments. Malheureusement, plusieurs victimes en état critique ont été localisées à l’intérieur des bâtiments. Une assistance médicale a également été apportée à d’autres blessés dans des états divers — certains étant des enfants — ainsi qu’à des personnes en état de choc vivant à proximité immédiate du site. »

Gadi Dimri, habitant de Beit Shemesh, a confié : « C’était une explosion comme on n’en avait jamais entendu ici. Ma fille se trouvait dans le secteur — elle s’était réfugiée dans la cage d’escalier, et je l’ai ramenée à la maison. Ce fut une déflagration hors du commun. Mais nous n’avons peur de rien. »

Tsahal répond aux accusations et ouvre une enquête

Dans les heures qui ont suivi la catastrophe, des habitants ont publiquement mis en cause les autorités, affirmant qu’aucune alerte précoce n’avait été diffusée avant le déclenchement des sirènes, contrairement aux protocoles du commandement du front intérieur. L’armée a tenu à répondre à ces allégations.

Le porte-parole de Tsahal a déclaré : « Des unités de sauvetage du commandement du front intérieur, renforcées par de nombreuses équipes médicales et un hélicoptère d’évacuation des blessés, sont à l’œuvre sur le site de la frappe à Beit Shemesh. Le commandant du front intérieur s’est rendu sur place. Après vérification, le porte-parole de Tsahal confirme qu’une alerte précoce a bien été déclenchée, suivie d’une alerte sirène en bonne et due forme dans la zone d’impact. Les circonstances exactes de la frappe font l’objet d’une enquête approfondie. »

Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux Hadassah Ein Kerem, Har HaTsofim, Shaare Zedek et Shamir Assaf Harofeh. Des unités de soins intensifs mobiles et des ambulances se sont positionnées sur la route 38 toute proche afin de réceptionner et stabiliser les blessés graves avant leur transfert.

Une salve dévastatrice sur l’ensemble du territoire national

Cette frappe meurtrière s’est inscrite dans un barrage de missiles d’une intensité exceptionnelle — l’un des plus soutenus depuis le début du conflit. Les alertes ont retenti sans interruption pendant plus d’un quart d’heure, depuis la frontière nord jusqu’au sud de Beer Sheva. Au cours de cette même salve, un homme d’une cinquantaine d’années a été blessé modérément par un éclat de shrapnel dans un moshav du centre du pays, et le toit d’une école de la même région a subi d’importants dommages.

Tel-Aviv également touchée : un bilan qui s’accumule

Le commandement du front intérieur a par ailleurs confirmé que la frappe qui avait touché Tel Aviv la veille résultait de l’échec d’une interception d’un missile iranien, et non de débris d’intercepteur comme cela avait été initialement envisagé. « Un cratère s’est formé sur place », ont indiqué les responsables, précisant qu’il s’agissait d’un missile balistique ayant percuté directement un ancien immeuble résidentiel dont la majorité des occupants s’étaient évacués vers un abri public voisin.

La seule victime de cette frappe à Tel-Aviv était une soignante philippine d’une quarantaine d’années qui accompagnait une patiente israélienne dépendante résidant dans l’immeuble. Cette dernière a pu être extraite vivante des décombres par les équipes du commandement du front intérieur. Au total, vingt-cinq personnes avaient été blessées lors de cet incident, dont deux dans un état modéré, le reste dans un état léger, parmi lesquels sept enfants hospitalisés.

Selon les données du MDA, le nombre cumulé de blessés depuis le début du conflit avec l’Iran s’élève désormais à 120 personnes.