Le F-35 réécrits les règles du ciel : la victoire israélienne qui a changé l’histoire de l’aviation de combat

Le F-35 réécrits les règles du ciel : la victoire israélienne qui a changé l’histoire de l’aviation de combat

 

En ce mercredi 4 mars 2026, le monde entier a retenu son souffle. Au-dessus de Téhéran, l’avion de guerre le plus redoutable jamais conçu par l’homme a accompli l’inimaginable, réalisant ce que les experts n’osaient qu’espérer. Israël vient de signer, dans le bleu ardent du ciel iranien, la page la plus éblouissante de l’histoire de l’aviation militaire moderne.

 

 

Une première absolue qui entre dans la légende

Il est exactement 10h36, heure de Téhéran. En l’espace de quelques secondes fulgurantes, un F-35I « Adir » de la glorieuse armée de l’air israélienne accomplit ce qu’aucun chasseur de cinquième génération n’avait jamais réussi auparavant : intercepter et abattre un avion de combat piloté par un être humain lors d’un engagement réel. La cible, un Yak-130 de la force aérienne de la République islamique d’Iran (IRIAF), n’avait aucune chance face à la puissance absolue et à la sophistication sans égale de l’appareil israélien.

Le porte-parole de Tsahal l’a confirmé dans un communiqué historique, sobre mais d’une portée colossale :

« Il s’agit de la première interception au monde d’un avion de chasse habité par un F-35. »

Une phrase qui résume à elle seule l’ampleur extraordinaire de cet instant. Une phrase qui s’inscrira pour l’éternité dans les annales de la puissance aérienne mondiale.

Le « Adir », une machine de guerre absolument hors du commun

Le F-35I porte admirablement bien son nom hébreu : « Adir », qui signifie « Puissant ». Et quelle puissance, quelle magnificence technologique ! Pilier incontesté et joyau sans égal de la stratégie de défense israélienne, cet appareil d’une sophistication vertigineuse avait déjà démontré sa supériorité écrasante en neutralisant avec une précision chirurgicale des drones de reconnaissance et des missiles de croisière. Mais ce matin-là, au-dessus de la capitale iranienne, il a franchi un seuil que nul n’avait encore osé franchir, validant de la manière la plus spectaculaire qui soit son concept opérationnel en conditions de guerre réelle et totale.

La victoire aérienne de ce 4 mars 2026 constitue la démonstration ultime, irréfutable et magistrale de la domination technologique et tactique d’Israël sur l’ensemble de ses adversaires.

Une furtivité absolue : l’ennemi ne voit rien, n’entend rien, ne survit pas

La caractéristique la plus bouleversante de l’Adir réside dans sa furtivité prodigieuse, une furtivité que ses concepteurs ont poussée aux limites du génie humain. Sa signature radar est réduite à l’équivalent d’une bille de métal — un exploit aéronautique proprement stupéfiant. Les systèmes de détection iraniens, pourtant renforcés et modernisés à grands frais au fil des années, se sont révélés totalement impuissants, aveugles et dérisoires face à cet appareil fantôme qui traverse les défenses adverses comme si elles n’existaient tout simplement pas.

L’Adir ne se contente pas de déjouer les radars : il les rend obsolètes. Il ne se contente pas de tromper l’ennemi : il le laisse dans une ignorance totale et terrifiante jusqu’au moment précis, inéluctable et fatal, de l’impact.

Des capteurs omniscients : voir tout, savoir tout, dominer tout

Si la furtivité de l’Adir est proprement saisissante, ses capacités sensorielles confondantes l’élèvent dans une dimension encore supérieure. Le système AN/APG-81, radar à antenne active à balayage électronique (AESA) de dernière génération, offre au pilote une conscience situationnelle d’une précision et d’une exhaustivité absolument bouleversantes. Ce radar d’une puissance exceptionnelle peut détecter, identifier et suivre simultanément des dizaines de cibles à des distances que les avions de génération précédente n’auraient pu qu’imaginer.

Le système distribué d’ouverture électro-optique (EODAS), composé de six caméras à infrarouge haute définition disposées stratégiquement sur toute la surface de l’appareil, offre au pilote une vision sphérique complète à 360 degrés. Le pilote de l’Adir voit littéralement à travers son propre avion, dans toutes les directions simultanément, comme si la carlingue elle-même était de verre. Une prouesse technologique absolument vertigineuse, sans équivalent dans le monde.

Le système de visée de casque (HMDS) parachève cette domination sensorielle : il suffit au pilote de tourner la tête dans une direction pour que l’ensemble des systèmes d’armes se verrouille instantanément sur la cible désignée. L’ennemi est condamné avant même d’avoir compris qu’il était vu.

L’Adir face au F-35 américain : Israël a fait mieux que son maître

C’est ici que réside l’une des réalités les plus fascinantes et les plus révélatrices de cet événement historique : l’Adir n’est pas simplement un F-35. C’est un F-35 transcendé, sublimé, porté à un niveau de perfection supérieur par le génie militaire et technologique d’Israël.

Lorsque Lockheed Martin a livré les premiers exemplaires à Tsahal, Israël a obtenu, après de longues et âpres négociations, un privilège sans précédent dans l’histoire des ventes d’armements américains : le droit exclusif d’intégrer ses propres systèmes souverains sur la cellule américaine. Une concession extraordinaire, accordée à Israël seul et à nul autre, qui témoigne de la confiance absolue que Washington place dans le génie technologique de son allié le plus fidèle.

Les ingénieurs israéliens de l’industrie de défense Elbit Systems et Rafael Advanced Defense Systems ont alors accompli un travail titanesque et prodigieux. Ils ont intégré dans l’Adir des systèmes de guerre électronique spécifiquement développés pour les menaces du Moyen-Orient, des liaisons de données tactiques compatibles avec l’ensemble de l’architecture de commandement israélienne, ainsi que des capacités de ravitaillement en vol adaptées aux exigences opérationnelles uniques que pose la géographie complexe de la région.

L’Adir peut emporter des armements israéliens développés en dehors du programme F-35 standard, notamment des missiles à très longue portée conçus pour des frappes en profondeur stratégique — une capacité dont ne disposent pas les F-35 américains, britanniques ou japonais. Là où le F-35 américain est un chef-d’œuvre, l’Adir israélien est un chef-d’œuvre absolu et sans rival.

Une intégration réseau sans précédent : l’avion qui pense et qui commande

L’Adir ne combat pas seul. Il est le cerveau d’un réseau de combat d’une intelligence et d’une complexité époustouflantes. Connecté en temps réel aux satellites de reconnaissance, aux drones de surveillance stratosphérique, aux autres appareils de la formation et aux centres de commandement au sol, il constitue le nœud névralgique d’un écosystème militaire dont la sophistication n’a tout simplement aucun équivalent sur la planète.

Lors de l’interception du Yak-130 iranien, le pilote de l’Adir disposait en temps réel d’une image opérationnelle totale et parfaite de l’espace aérien sur des centaines de kilomètres à la ronde. Il savait exactement où se trouvait chaque appareil ennemi, chaque batterie de missiles sol-air, chaque menace potentielle. L’adversaire, lui, naviguait dans le brouillard électronique le plus épais, aveugle, sourd et condamné.

C’est cette supériorité informationnelle absolue, combinée à une furtivité parfaite et à une puissance de feu dévastatrice, qui fait de l’Adir non pas simplement le meilleur chasseur du monde, mais l’appareil qui a redéfini pour l’éternité ce que signifie dominer le ciel.

L’opération « Roaring Lion » : une offensive d’une ampleur titanesque

Cet engagement d’anthologie s’inscrit dans le cadre de l’opération « Roaring Lion », une offensive d’une envergure absolument colossale, lancée cinq jours auparavant par une coalition menée de main de maître par Israël et les États-Unis. Cette campagne aérienne d’une intensité sans précédent dans l’histoire contemporaine vise à neutraliser définitivement et avec une efficacité redoutable les capacités balistiques et nucléaires de l’Iran.

Au moment précis de l’interception, le Yak-130 iranien tentait désespérément, en vain, de s’opposer à une dixième vague de bombardements d’une précision chirurgicale, ciblant les complexes de commandement stratégiques au cœur même de la capitale ennemie. La destruction spectaculaire de l’appareil en plein ciel de Téhéran, sous les yeux ébahis et impuissants de la population, a porté un coup psychologique dévastateur et irrémédiable au moral déjà chancelant des forces iraniennes.

Quarante ans d’attente récompensés par le triomphe absolu

Pour la légendaire armée de l’air israélienne, ce succès retentissant met un terme glorieux à quarante longues années sans combat aérien contre des pilotes humains. Il fallait remonter à l’année 1985 pour trouver un précédent comparable, lorsque les invincibles F-15 israéliens avaient engagé et vaincu des MiG syriens dans un duel mémorable.

Aujourd’hui, l’interception triomphale du Yak-130 par le F-35I démontre avec une éloquence absolue la maîtrise totale, souveraine et sans partage de l’espace aérien contesté par Israël. Dans un exploit que beaucoup jugeaient impossible, l’avion israélien a pénétré l’une des zones les mieux défendues et les plus redoutables de la planète, accompli sa mission d’interception avec une maestria confondante, et maintenu une supériorité aérienne écrasante, garantissant ainsi la poursuite implacable et victorieuse des opérations au sol comme dans les airs.

Le monde vient d’assister à la naissance d’une nouvelle ère dans l’histoire de la guerre aérienne. Et c’est Israël qui en a écrit les premiers mots.s mots.

Un cadeau historique à Moscou : une Méguillah miniature de 200 ans offerte par un invité de 95 ans

Un cadeau historique à Moscou : une Méguillah miniature de 200 ans offerte par un invité de 95 ans

 

Lors de la nuit de Pourim, un moment historique s’est déroulé à la synagogue centrale « Marina Roscha » à Moscou, un événement chargé d’émotion qui a relié un passé glorieux à un avenir juif prometteur. Alexander Gorodetsky, un Juif de 95 ans, a remis au Grand Rabbin de Russie, Rav Berel Lazar, une Méguillah miniature antique, écrite sur klaf et placée dans un élégant étui en argent pur. Ce geste symbolique souligne l’importance de la tradition et de l’héritage juif.

 

 

Un trésor familial

Debout avec assurance et la voix chargée d’émotion, Alexander a partagé avec le Rav et l’assemblée présente l’histoire de ce précieux trésor familial. La Méguillah lui avait été confiée par son arrière-grand-père il y a 75 ans. Son grand-père, né en l’an 5630 (1870), l’avait lui-même héritée de son père, attestant ainsi que cette Méguillah a été rédigée il y a plus de deux cents ans.

Un acte de confiance

«Lorsque mon grand-père m’a remis la Méguillah, il m’a demandé de la garder toute ma vie», a déclaré Alexander au Grand Rabbin, avant d’ajouter avec une conviction profonde : «J’ai décidé que la meilleure façon de la protéger désormais est de la confier à notre Rav.»

Un message d’espoir

À l’issue de la Krias HaMéguillah centrale, devant une foule nombreuse et recueillie, des centaines de jeunes Juifs se sont rassemblés pour écouter les paroles du Grand Rabbin, qui leur a présenté cette Méguillah rare et exceptionnelle. Rav Lazar a mis en lien la vitalité d’Alexander avec son attachement indéfectible à notre Mesorah : «Si vous souhaitez tous vivre dans la joie et la sérénité, avec un Arichus Yamim tel qu’Alexander Gorodetsky, vous devez garder une Méguillat Esther chez vous et marcher sur le chemin de l’héritage d’Am Israël, en préservant la Torah et les Mitsvot.»

L’importance de la foi

Rav Lazar a poursuivi en soulignant le message profondément actuel de Pourim, rappelant qu’il existe une Hachgaha Pratit dans chaque détail de l’existence. «L’Émounah que Hachem veille sur nous est ce qui nous donne la force en toute circonstance. Même lorsque la réalité semble difficile, nous devons avoir la certitude qu’il y a un Créateur qui conduit le monde.»

Un appel à l’identité juive

Il s’est ensuite adressé à l’assemblée, appelant chacun à éveiller et à affirmer son identité juive à la lumière des événements en Eretz HaKodech. Il a mis en avant le ‘Hiyouv de manifester sa fierté juive à travers le port d’une tenue conforme à la Halah’ha, l’usage de prénoms juifs et l’accomplissement de Mitsvot concrètes, au premier rang desquelles la pose d’une Mezouza à l’entrée du foyer. Ces actes assureront la sécurité et la victoire d’Am Israël en Eretz HaKodech comme partout dans le monde.

 

Jeudi 5 mars 2026 : Chlochim de la Rabbanite Ra’hel Pinson a’h à la Synagogue de Neuilly-sur-Seine

Jeudi 5 mars 2026 : Chlochim de la Rabbanite Ra’hel Pinson a’h à la Synagogue de Neuilly-sur-Seine

De Léningrad à Tunis, en passant par les steppes du Kazakhstan et les rues animées de Casablanca, la Rabbanite Ra’hel Pinson a traversé un siècle de tempêtes sans jamais vaciller, portée par une foi d’acier et un dévouement sans limites à la Chli’hout. La cérémonie des Chlochim, organisée jeudi 5 mars 2026 à la Synagogue de Neuilly-sur-Seine, sera l’occasion pour toute une communauté de rendre hommage à cette femme d’exception dont l’héritage rayonne bien au-delà des frontières.

 

 

 

La cérémonie des Chlochim de la Rabbanite Ra’hel Pinson ע’ה, épouse du Rav Nissan Pinson זצ’ל, Chlou’him du Rabbi en Tunisie, se tiendra le jeudi 5 mars 2026 à 19h00, à la Synagogue de Neuilly, 12 rue Ancelle, 92200 Neuilly-sur-Seine, en présence de Rabbanim et de responsables communautaires, avec la participation des enfants Pinson. L’association des amis et anciens élèves de l’École Pinson de Tunis invite l’ensemble de la communauté à venir honorer sa mémoire.

 

 

Une enfance dans l’ombre de la terreur soviétique

Née à Léningrad en 1923, Ra’hel Pinson grandit dans la Russie stalinienne, à une époque où allumer des bougies de Chabbat pouvait conduire au Goulag. Elle était la fille du Rav Its’hak Raskin, que D.ieu venge son sang, Cho’het et ‘Hassid respecté, et de Madame Tsivia. Leur foyer, situé près de la Grande Synagogue, était bien plus qu’une simple demeure : c’était un sanctuaire discret où venaient se réfugier des Juifs en quête de nourriture cachère, d’un toit ou simplement d’un peu de force pour continuer.

Parmi ceux qui y trouvèrent refuge se trouvait le Rav El’hanan Morozov, secrétaire du Rabbi précédent, le Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn. Pendant sept ans, lui et sa famille vécurent cachés sous le toit des Raskin — un acte de bravoure qui devait se payer au prix fort. En 1933, le Rav Raskin et le Rav Morozov furent arrêtés, puis exécutés. La jeune Ra’hel, alors à peine adolescente, n’oublierait jamais les dernières paroles de son père, l’exhortant à rester indéfectiblement fidèle à la Torah. Ces mots devinrent le fil conducteur de toute son existence.

La fuite, la guerre et les années d’errance

La famille quitta Léningrad juste avant le siège nazi, à bord de ce qui serait connu comme le dernier train à quitter la ville. Commence alors une longue odyssée à travers le Kazakhstan et l’Asie centrale, marquée par la famine, le froid et la perte. La Rabbanite perdit sa grand-mère, puis sa mère, au fil de ces années de détresse. Pourtant, elle avança — toujours debout, toujours en avant.

En 1946, elle épousa le Rav Nissan Pinson, lui aussi rescapé de la persécution soviétique, qui avait étudié dans une Yechiva clandestine avant d’en prendre la direction aux côtés du Rav Mendel Futerfas. Ce Chidou’h fut initié par le légendaire Machpia, le Rav Nissan Nemanov, et le mariage fut rendu possible grâce à la générosité d’une tante de la mariée, tendrement surnommée « Moumé Sarah ». Naissait ainsi l’un des plus beaux partenariats de la Chli’hout du XXe siècle.

L’appel du Rabbi : cap sur l’Afrique du Nord

Après la guerre, les Pinson rejoignirent la France et s’installèrent à Brunoy, préparant leurs documents d’immigration pour les États-Unis. Mais en 1952, le Rabbi leur demanda de rejoindre les Chlou’him Habad-Loubavitch qui développaient des opportunités éducatives pour les communautés juives du Maroc. Sans hésiter, ils mirent leurs projets en suspens et répondirent à l’appel.

Au Maroc, le Rav Pinson prit la direction de la Yechiva Oholei Yossef Its’hak de Casablanca. La Rabbanite Ra’hel fut, dès le premier jour, une partenaire à part entière dans la construction d’un vaste réseau d’institutions. Puis, en 1959, la mission les conduisit à Djerba, en Tunisie, où ils reçurent la mission d’établir un système scolaire juif sur le modèle de ce que Loubavitch avait créé au Maroc. Ce qui commença avec 33 élèves allait, des années plus tard, en accueillir plus de 300.

Bâtir une Jérusalem en Tunisie

En Tunisie, la Rabbanite Pinson joua un rôle central et discret à la fois — celui de celle qui tient tout ensemble sans jamais chercher les projecteurs. Aux côtés de son mari, elle contribua à l’établissement d’écoles, d’un Mikvé, et d’institutions communautaires de premier plan, dont Or HaTorah et le lycée Oholei Yossef Its’hak. Elle s’impliqua tout particulièrement dans la création de structures éducatives pour les filles, formant des générations entières à l’observance des Mitsvot dans l’esprit de la ‘Hassidout Habad.

Leur maison était grande ouverte en permanence — un foyer ‘hassidique chaleureux où se croisaient élèves, familles en détresse et invités de passage. La Rabbanite y était à la fois mère, conseillère, confidente et figure de proue. De nombreux anciens élèves des institutions de Tunis et de Djerba se souviennent encore aujourd’hui de son regard maternel, de sa parole bienveillante et de cette lumière particulière qui émanait d’elle.

Le danger au quotidien : espionnage, émeutes et menaces

Ces années de Chli’hout ne furent pas une tranquille aventure missionnaire. Les émeutes antijuives, la surveillance des autorités, les restrictions de voyage et les menaces constantes faisaient partie du quotidien. Le Rav Pinson fut faussement accusé d’espionnage ; leurs communications étaient espionnées ; des gardes armés durent parfois être postés pour protéger l’école et la synagogue. Dans ce climat d’insécurité permanente, la Rabbanite Pinson fut le roc sur lequel toute la famille et la communauté pouvaient s’appuyer.

« Emporte cette sérénité avec toi » : une audience inoubliable avec le Rabbi

C’est la Rabbanite Ra’hel elle-même qui livra, dans un témoignage bouleversant, ce qui constitue sans doute le moment le plus marquant de sa vie spirituelle :

« La situation à Tunis était terrible. Il y avait des émeutes, des tirs dans les rues… Nous vivions dans une peur constante. C’est brisée et angoissée que je suis partie pour New York pour voir le Rabbi. Je suis arrivée au « 770 » et le moment est venu pour mon audience privée. Je me tenais devant la porte. Dès que je suis entrée dans la chambre du Rabbi et que la porte s’est refermée derrière moi… tout a changé. J’ai ressenti soudainement une « Rouhigkeit » — un calme absolu, une sérénité. C’était une sensation physique. Toute la peur accumulée pendant des mois a disparu instantanément. Je me sentais complètement apaisée, comme si rien de mauvais ne pouvait exister.

Le Rabbi m’a demandé : « Quelles sont les nouvelles de Tunis ? » J’ai essayé de répondre, mais je n’y arrivais pas. Dans cette atmosphère de sainteté et de paix, je ne pouvais pas ressentir le mal. Alors j’ai dit au Rabbi : « Rabbi, ici, tout va bien. Je voudrais pouvoir mettre cette atmosphère dans ma valise et la ramener avec moi à Tunis. »

Le Rabbi a souri et m’a répondu : « Tu n’as pas besoin de le mettre dans ta valise. C’est pour cela que tu y retournes. Tu vas emporter cette sérénité avec toi — mais ce n’est pas seulement pour toi. Tu dois la transmettre aux autres. »

Et c’est exactement ce qui s’est passé. Quand je suis revenue à Tunis, les femmes de la communauté venaient s’asseoir dans mon salon et me disaient : « Madame Pinson, nous ne savons pas pourquoi, mais quand nous sommes ici près de vous, nous ne sentons plus la peur. » Et je savais que ce n’était pas moi. C’était ce que le Rabbi m’avait donné à partager. »

Veuve mais jamais désœuvrée

Le Rav Nissan Pinson s’éteignit en 2007, à l’âge de 89 ans, le mardi 24 Kislev 5768 (2007), veille de ‘Hanouka, dans un établissement médical de la ville de Nice. Lors des funérailles, le Gaon Rav Meir Mazzouz, guide spirituel du judaïsme tunisien, prononça un éloge funèbre au nom de toute la communauté, rendant hommage à l’immense dévouement du Rav Pinson envers les Juifs de Tunisie.

La Rabbanite Ra’hel ne s’arrêta pas pour autant. Elle continua de superviser les écoles et les activités communautaires, voyageant fréquemment entre la France et la Tunisie jusqu’à un âge très avancé, assistée par son fils le Rav Yossef Its’hak Pinson. Fidèle jusqu’au bout à la mission qui avait été la sienne depuis 1952, elle accompagna et guida ceux qui poursuivaient l’œuvre, dans l’ombre, avec la même constance discrète qui avait toujours caractérisé son action.

Un héritage vivant à travers ses enfants et petits-enfants

La Rabbanite Ra’hel Pinson laisse derrière elle une descendance bénie, reflet fidèle de toute une vie consacrée à la Chli’hout et à l’éducation juive :

Son fils le Rav Yossef Its’hak Pinson, Chalia’h à Nice–Côte d’Azur, France ; son fils le Rav Na’houm Pinson, Machpia à la Yechiva Tomkhei Temimim de Brunoy et directeur de la synagogue Habad de Brunoy, France ; son fils le Rav Chemouel Pinson, Chalia’h et directeur de l’Institut de Semicha pour le Rabbinat à Bruxelles, Belgique ; sa fille Madame Feigy Tsivia Hecht, Chlia’h à Nice, France ; sa fille Madame Tcherna, épouse du Rav Yehouda Leib Matoussov, Chlia’h à Cannes, France.

Elle laisse également de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants, dont beaucoup poursuivent à leur tour la Chli’hout et l’éducation juive à travers l’Europe et au-delà. Chacun d’eux est un chapitre vivant du livre qu’elle a écrit.

Cérémonie des Chlochim : jeudi 5 mars 2026

La cérémonie des Chlochim en mémoire de la Rabbanite Ra’hel Pinson ע »ה, épouse du Rav Nissan Pinson זצ »ל, Chlou’him du Rabbi en Tunisie, aura lieu le jeudi 5 mars 2026 à 19h00, à la Synagogue de Neuilly, 12 rue Ancelle, 92200 Neuilly-sur-Seine.

La cérémonie se déroulera en présence de Rabbanim et de responsables communautaires, avec la participation des enfants Pinson.

L’association des amis et anciens élèves de l’École Pinson de Tunis invite l’ensemble de la communauté à venir honorer la mémoire de cette femme extraordinaire.

Que son âme soit liée dans le faisceau des vivants.

Renseignements : Nahoum — 06 16 87 54 26

 

Ce soir, mardi 3 mars à 22h00 : un grand Farbrenguen de Pourim vous attend au Beth Habad de Flandre !

Ce soir, mardi 3 mars à 22h00 : un grand Farbrenguen de Pourim vous attend au Beth Habad de Flandre !

Le Beth Loubavitch vous convie à un Farbrenguen exceptionnel à l’occasion de la fête de Pourim. Une soirée placée sous le signe de la joie, de la fraternité et de l’élévation spirituelle, animée par le Rav Mendy Uzan. Rendez-vous mardi 3 mars à 22h00 au Beth Habad de Flandre, au cœur du 19e arrondissement de Paris.

 

 

 

 

Un Farbrenguen en l’honneur de Pourim

Le Beth Loubavitch a le plaisir de vous inviter à un Farbrenguen organisé en l’honneur de ‘hag HaPourim — la fête de Pourim. Cette soirée de rassemblement ‘hassidique sera l’occasion de célébrer ensemble l’une des fêtes les plus joyeuses du calendrier juif, dans un esprit de partage, de chants et de paroles de Torah.

Informations pratiques

Date : mardi 3 mars à 22h00
Lieu : Beth Habad de Flandre — 59, avenue de Flandre, 75019 Paris — Métro Riquet
Avec la participation du Rav Mendy Uzan

L’esprit de Pourim selon la tradition ‘hassidique

La joie de Pourim dépasse la simple festivité : elle touche à l’essence même de l’âme juive. S’asseoir ensemble, échanger des paroles de Torah, chanter et renforcer les liens entre frères — telle est la vocation du Farbrenguen. Comme l’enseigne la tradition loubavitch, la vraie Simh’a (joie) s’accomplit lorsqu’elle est partagée et vécue dans la sainteté.

Pourim 5786 :  Lecture de la Meguila au Beth Habad de Créteil

Pourim 5786 : Lecture de la Meguila au Beth Habad de Créteil

À l’occasion de Pourim 5786 (2026), la communauté du Beth Habad de Créteil s’est réunie dans une atmosphère de joie intense et de ferveur profonde, dans un contexte mondial qui confère à cette fête une résonance historique sans précédent. Alors qu’Israël est engagé dans une guerre contre l’Iran — héritier géographique de la Perse antique et porteur d’un projet déclaré d’anéantissement du peuple juif — la lecture de la Méguila prend cette année une dimension prophétique saisissante. Sous la conduite du Rav Haïm Mellul, la communauté a célébré non seulement un miracle du passé, mais un message brûlant d’actualité.

 

 

Pourim 5786 : quand l’histoire bégaie et que la foi répond

Il est des années où célébrer Pourim relève de la simple tradition. Il en est d’autres où cette fête semble arrachée à l’actualité même. Pourim 5786 (2026) est de celles-là. Tandis que les soldats israéliens combattent un ennemi iranien qui a placé la destruction de l’État d’Israël et du peuple juif au cœur de sa doctrine d’État, les communautés juives du monde entier lisent le même récit que leurs ancêtres : celui d’Haman, ministre perse assoiffé de pouvoir, qui avait obtenu un décret royal pour exterminer chaque Juif de l’empire. Le parallèle est frappant, presque vertigineux. La Perse d’hier, c’est l’Iran d’aujourd’hui. Haman a changé de nom, mais le projet demeure. Et pourtant, comme dans le livre d’Esther, le peuple juif est toujours là — debout, vivant, célébrant.

Une salle remplie, une image qui dit tout

Les photographies prises ce soir-là au Beth Habad de Créteil parlent d’elles-mêmes. On y voit une grande salle lumineuse et animée, des tables alignées couvertes de livres de prières et de Méguilot, des dizaines d’hommes debout ou assis, jeunes et moins jeunes, certains en chapeau noir, d’autres en kippa, tous rassemblés autour du même texte sacré. En arrière-plan, les bibliothèques chargées de volumes de Talmud et de livres de ‘Hassidout témoignent de la vitalité d’un lieu où l’étude et la prière ne s’arrêtent jamais. Au centre, face à l’arche ornée d’un parokhet sombre brodé de lettres dorées, se tient le Rav qui lit. Le reste de la salle l’écoute, Méguila en main, prêt à faire retentir le bruit caractéristique à chaque mention d’Aman. Cette image, dans ce contexte, n’est pas anodine : elle est une réponse vivante, incarnée, à ceux qui rêvent depuis Téhéran de faire disparaître ce peuple.

La lecture de la Méguila, un acte de foi et de résistance

C’est dans cette salle chaleureuse que le Rav Haïm Mellul a officié pour la lecture de la Méguila, accomplissant ainsi l’une des Mitsvot centrales de Pourim. Sa voix claire et posée a guidé l’assemblée à travers les péripéties du livre d’Esther, suscitant, comme le veut la tradition, des cris et des bruits à chaque mention du nom d’Aman. Mais cette année, ces clameurs portaient un écho particulier : elles exprimaient bien davantage qu’une coutume joyeuse. Elles étaient l’affirmation collective que le peuple juif n’a pas peur, qu’il sait d’où il vient, et qu’il connaît la fin de l’histoire. Célébrer Pourim en 5786 (2026), c’est proclamer que D.ieu n’abandonne pas Son peuple — hier en Perse, aujourd’hui face à Téhéran.

Le miracle de Pourim : un message intemporel pour un peuple éternel

Le livre d’Esther est unique dans la Torah : le nom de D.ieu n’y apparaît pas explicitement. Les maîtres de la tradition enseignent que c’est précisément là où D.ieu semble absent que Sa présence est la plus profonde et la plus agissante. Ce message résonne avec une force particulière en cette période troublée. Alors que la guerre fait rage, que des missiles sont tirés et que l’obscurité semble parfois l’emporter, Pourim rappelle que derrière les événements humains se tisse une Providence invisible mais réelle. Le miracle de Pourim n’est pas venu d’une armée ni d’une victoire militaire éclatante : il est venu d’une femme courageuse, d’un homme juste, et d’un peuple qui a jeûné et prié. C’est cette foi inébranlable que le Beth Habad de Créteil a célébrée cette année, dans la joie et dans la conscience aiguë de vivre un moment véritablement historique.

Le Beth Habad de Créteil, un foyer pour toute la communauté

Le Beth Habad de Créteil s’affirme, année après année, comme un lieu de rassemblement incontournable pour les Juifs de la ville et des environs. Fondé dans l’esprit du mouvement Habad-Loubavitch, il œuvre à rendre accessibles les fêtes et les enseignements du judaïsme à tous, quels que soient le niveau de pratique ou l’origine de chacun. Pourim 5786 (2026) a une fois de plus illustré cette vocation, en accueillant familles, enfants et fidèles dans une ambiance à la fois festive et profondément spirituelle. En des temps où le sentiment d’appartenance au peuple juif est mis à l’épreuve par les événements géopolitiques, se retrouver ensemble pour lire la Méguila est en soi un acte fort, courageux et porteur de sens.

Le Rav Haïm Mellul, une présence dédiée à sa communauté

À la tête du Beth Habad de Créteil, le Rav Haïm Mellul incarne avec conviction la mission du Chalia’h Habad : être présent, disponible et engagé pour chaque membre de la communauté. Sa direction de la lecture de la Méguila lors de Pourim 5786 (2026) témoigne de son attachement à faire vivre les traditions juives avec vitalité et authenticité. Par son action quotidienne, il perpétue l’héritage du Rabbi de Loubavitch, dont l’enseignement continue d’inspirer des communautés à travers le monde entier. En cette année particulièrement chargée d’histoire, son rôle de guide spirituel et de rassembleur prend une dimension nouvelle, à la hauteur des enjeux que traverse le peuple juif.

 

Photos : Mordehai Lubecki

 

Ismaïl Qaani, qui échappe à toutes les frappes, serait-il un agent du Mossad ?

Ismaïl Qaani, qui échappe à toutes les frappes, serait-il un agent du Mossad ?

 

Son nom n’apparaît pas sur la liste des éliminés de l’opération « Rugissement du lion », et cela suffit à relancer la vague de mèmes et théories conspirationnistes : Ismaïl Qaani, commandant de la Force Al-Qods, coopérerait-il en secret avec Israël ? Chaque fois que Tsahal frappe, Qaani survit — une coïncidence troublante qui nourrit depuis des mois les spéculations les plus folles sur les réseaux sociaux. De la blague virale aux analyses géopolitiques sérieuses, le mystère Qaani fascine autant qu’il interroge.

 

 


L’intrigue s’épaissit, et on dirait bien que le « James Bond » du Moyen-Orient alimente à nouveau tous les fantasmes. Le créateur Evyatar Rosenberg, connu pour ses vidéos satiriques utilisant l’intelligence artificielle, vient de frapper un grand coup avec une nouvelle réalisation qui fait couler beaucoup d’encre en ce début de mars 2026.

 

L’absent de la liste des éliminés

Selon les rapports disponibles à ce jour, Ismaïl Qaani, commandant de la Force Al-Qods au sein des Gardiens de la Révolution iranienne, ne figure pas sur la liste des hauts responsables du régime iranien éliminés lors de l’opération « Rugissement du lion », et n’a pas été aperçu depuis le début de l’opération. Cela a suffi à relancer les trolls affirmant que Qaani n’est autre qu’un « agent du Mossad » israélien — et que c’est la raison pour laquelle il reste en vie. Il va sans dire que ces informations ne reposent sur aucun fondement réel : il s’agit d’un discours en ligne qui a pris de l’ampleur ces derniers mois, depuis l’opération « Avec les lions ».

Déjà en juin 2025, les théories conspirationnistes fusaient

Rappelons que lors de l’opération « Avec les lions » en juin 2025 (5785), le New York Times avait même rapporté sa mort lors de frappes à Téhéran le 13 juin — une information ni confirmée ni démentie par Israël ou l’Iran. Cette rumeur fut rapidement réfutée : Qaani réapparut peu après pour participer aux manifestations célébrant la « victoire » de l’Iran dans son bras de fer avec Israël. Il avait une fois de plus survécu à ce qui semblait être une frappe ciblée, déclenchant une nouvelle vague de publications et de théories conspirationnistes sur les réseaux sociaux. Un clip généré par intelligence artificielle avait même été créé, le montrant « participant » à la série Téhéran en tant qu’espion du Mossad.

Les internautes s’en donnent à cœur joie

« Ils n’ont pas remarqué qu’il reste toujours en vie alors que tous ceux autour de lui sont éliminés ? », a ironisé Yossef Haddad. Sur la page parodique ouverte au nom du général, on pouvait lire : « Comme je l’avais dit au conseil, je n’étais pas à la réunion à cause des embouteillages ! » Les internautes israéliens redoublent de créativité pour tourner en dérision cette survie à répétition, saluant avec humour le « héros d’Israël ».

Un commandant fantôme aux absences suspectes

C’est la troisième fois en un an et demi que la question revient : où a disparu le commandant de la Force Al-Qods ? Selon un reportage de la chaîne israélienne Kan News, Qaani avait déjà manqué une réunion récente sous prétexte d’une grippe. Des cas similaires s’étaient produits auparavant — notamment lors d’une réunion avec Hachem Safieddine, le successeur de Nasrallah, qu’il avait quittée par hasard juste avant l’élimination de ce dernier. Bien qu’il soit perçu comme terne et dépourvu de charisme, son nom ne cesse de revenir au centre de toutes les rumeurs.

Agent du Mossad ou victime des luttes internes du régime ?

Une rumeur tenace circule autour de Qaani depuis plusieurs années : il serait un agent sioniste travaillant pour Israël. S’agit-il réellement d’espionnage ? C’est ce que les réseaux sociaux cherchent à établir. Mais une autre explication est avancée par les analystes : des luttes de pouvoir internes au régime. Alors que le Guide suprême Khamenei vieillit, la question de la succession se joue dans les coulisses. Qaani pourrait redouter qu’un homme qui ne lui est pas fidèle soit choisi pour prendre les rênes. Chaque dirigeant a besoin de « son homme de confiance », et ce calcul politique expliquerait peut-être ses absences stratégiques.

Octobre 2024 : la première grande disparition

La première longue éclipse de Qaani remonte à octobre 2024 (5785), après l’opération des bipeurs au Liban. Il avait alors été absent pendant environ deux semaines. Le 6 octobre, plusieurs médias suggéraient qu’il avait été tué dans une frappe à Beyrouth visant Hachem Safieddine, le successeur présumé de Hassan Nasrallah — lui-même éliminé une semaine plus tôt. D’autres sources indiquaient qu’il était placé sous surveillance stricte à Téhéran, des membres de son entourage proche étant soupçonnés de travailler pour Israël. Sa disparition avait déclenché une telle vague de spéculations qu’il avait finalement été contraint de réapparaître en public — le 15 octobre, lors des funérailles à Téhéran du général Abbas Nilforoushan, tué aux côtés de Nasrallah le 27 septembre.

À l’époque, un porte-parole iranien avait tenu à rassurer : « Il est en bonne santé et continue d’accomplir ses missions. Ce qui est diffusé à son sujet n’est que mensonges et rumeurs malveillantes. L’une des stratégies de l’ennemi est de semer le désespoir au sein de l’axe de la résistance. »

Portrait : un homme de l’ombre formé dans les guerres de l’Iran

Pour comprendre le personnage, il faut remonter aux origines. Qaani rejoint les Gardiens de la Révolution islamique en 1979 ou 1980 (5740), peu après la Révolution iranienne. Il fait ses premières armes contre les rebelles séparatistes kurdes, avant de prendre part à la guerre Iran-Irak, au cours de laquelle il commande deux divisions des Gardiens. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Qassem Soleimani, avec lequel il noue une amitié durable. Nommé en 1987 à la tête du corps Ansar, qui opère en Afghanistan et au Pakistan, il intègre la Force Al-Qods en 1993 (5753).

Lorsque Soleimani prend la tête de la Force Al-Qods entre 1997 et 1998 (5757-5758), il choisit Qaani comme adjoint. Les deux hommes se partagent leurs zones d’influence : Soleimani s’occupe de l’Irak, de la Syrie, du Liban et de la Palestine à l’ouest ; Qaani gère l’Afghanistan et l’Asie centrale à l’est. À partir de 2007 (5767), il orchestre un rapprochement avec les Talibans et s’implique dans la guerre civile syrienne, participant notamment à la formation de la division des Fatimides, composée de combattants Hazaras afghans. En 2012 (5772), le département du Trésor américain le place sur sa liste noire, gelant ses actifs et lui interdisant toute transaction avec des entités américaines.

Un successeur inattendu de Soleimani

En janvier 2020 (5780), après l’élimination de Qassem Soleimani dans une frappe américaine à l’aéroport de Bagdad, le Guide suprême Ali Khamenei désigne Qaani pour lui succéder à la tête de la Force Al-Qods. Contre toute attente, le choix s’est porté sur lui, au détriment de plusieurs candidats jugés plus qualifiés. Sa mission était, au minimum, de préserver l’héritage de son prédécesseur : armer, entraîner et coordonner les activités des organisations supplétives sous la tutelle de l’Iran, le parrain régional. En avril 2023 (5783), il participe personnellement à plusieurs réunions avec le Hamas et le Hezbollah pour préparer des attaques contre Israël. Une nomination qui avait surpris jusqu’au sein du régime lui-même.

Un bilan désastreux pour l’axe de la résistance

Sous le commandement de Qaani, l’axe des organisations supplétives — le Hezbollah, les milices chiites en Irak, les Houthis et le Hamas — a subi des coups extrêmement durs. L’axe n’est plus coordonné, même dans ses relations avec Téhéran. Les analystes rappellent que Soleimani avait transformé le Hezbollah d’une organisation terroriste en une véritable armée terroriste structurée. Depuis l’entrée en scène de Qaani, cette dynamique s’est presque entièrement effritée. Sa capacité à approvisionner le Hezbollah a été considérablement réduite.

Par ailleurs, Qaani est tenu pour l’un des principaux responsables, du point de vue iranien, de la chute d’Assad en Syrie : il n’est pas venu au secours du régime de Damas, portant ainsi un coup profond à la sécurité nationale de la République islamique d’Iran.

Un officier clé à surveiller de près

Qu’il soit manipulé par le Mossad ou non, les experts s’accordent sur un point : l’activité — ou l’inactivité — de cet homme profite considérablement à l’État d’Israël. Son rôle au sein de la Force Al-Qods est fondamentalement un rôle de coulisses, consistant à coordonner les mouvements non publics que l’Iran effectue au Liban, en Irak et au Yémen. Le fait qu’il ne soit plus vu ni entendu crée un vide au sein du système iranien — et ce vide, pour l’instant, arrange beaucoup d’Israéliens, qu’ils le trollent ou qu’ils l’analysent.

Si le régime venait un jour à se renforcer à nouveau, les effets de ses actions se feraient sentir à travers la restructuration des organisations supplétives. En attendant, son absence répétée des scènes officielles continue d’alimenter, des deux côtés de la frontière, autant les blagues que les interrogations les plus sérieuses.

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La Méguila d’Esther on line – PDF et MP3

La Méguila d’Esther on line – PDF et MP3

קריאת המגילה נוסח חב’ד

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre7

Chapitre 8

Chapitre9

Chapitre10

 

En temps de guerre, une lettre des Rabbanim du Beth Din Habad en Terre Sainte

En temps de guerre, une lettre des Rabbanim du Beth Din Habad en Terre Sainte

 

Face aux événements sécuritaires et à la campagne générale menée contre les ennemis du peuple juif d’Iran, le Beth Din Rabbinique Habad en Terre Sainte publie une lettre de force et de guidance à l’attention de la communauté. Les Rabbanim appellent à rendre grâce à D.ieu pour les miracles accomplis, à intensifier la campagne de Pourim et à rassembler les enfants autour de la Torah, de la prière et de la Tsedaka. 

 

 

Des miracles au-dessus de l’ordre naturel

« Nous vivons des jours décisifs dans la campagne générale menée contre les ennemis de notre peuple et contre les oppresseurs des Juifs d’Iran. Grâce à D.ieu, nous sommes témoins de miracles et de prodiges dans cette campagne, au-delà de tout ordre naturel. Et pourtant, il nous incombe de renforcer la protection spirituelle pour assurer la réussite de la suite des opérations », ouvrent les Rabbanim.

« En ce mois d’Adar, dont le mazal est particulièrement favorable, et plus encore en ces jours de Pourim où le commandement du jour est la fête et la joie, nous devons intensifier la joie et rendre grâce à D.ieu pour Ses miracles et Ses merveilles. Car c’est dans la joie que vous sortirez de l’exil. »

Intensifier la campagne de Pourim

Les Rabbanim lancent un appel à chacun et à chacune :

1. Intensifier l’activité de la campagne de Pourim afin d’atteindre chaque fils et fille d’Israël avec les Mitsvot de Pourim. Conformément à la situation sécuritaire, il convient de multiplier les lectures de Méguila sur une large échelle et de répandre la joie parmi le peuple juif, dont la vertu est de briser les obstacles et les entraves. Il faut également redoubler d’efforts dans les campagnes des Mitsvot en général, et en particulier la campagne des Tefilin et la campagne de la « lettre dans le Sefer Torah » pour les enfants d’Israël.

Récitation des Téhilim et étude renforcée

2. Ajouter à la récitation des chapitres de Téhilim : 20, 22, 69, 124, 150, ainsi que les chapitres 81 à 90. Ceux qui le peuvent ajouteront également les chapitres de Téhilim correspondant aux jours de la semaine. Il est recommandé d’associer la récitation des Téhilim à un don de Tsedaka (les jours de semaine).

3. Se renforcer dans l’étude de tous les cours réguliers, en premier lieu le ‘Hitas et le Rambam, et d’approfondir particulièrement l’étude des sujets relatifs à la Gueoula et au Machia’h.

Les enfants : rempart spirituel pour Israël

4. Conformément à l’enseignement de notre maître le Rabbi, chef de notre génération, selon lequel la force de renforcer la sécurité matérielle et spirituelle du peuple d’Israël réside dans la Torah, la prière et la Tsedaka des enfants d’Israël, sur lesquels il est dit : « De la bouche des tout-petits et des nourrissons, Tu as fondé Ta force… pour réduire au silence l’ennemi et le vindicatif » — les parents feront participer leurs enfants, chez eux, à la Torah, à la prière et à la Tsedaka. De même, les institutions éducatives organiseront des Kinous pour enfants par tous les moyens disponibles, par téléphone ou tout autre moyen, les jours de Pourim ou dans les jours qui l’entourent.

En tout lieu, il convient d’agir conformément aux consignes de sécurité du commandement du front intérieur et des autres autorités compétentes, et de les appliquer selon les directives du Mara Deatra local.

Un appel à la foi et à la confiance

Les Rabbanim concluent en ces termes : « En ce temps, il appartient à chacun et à chacune de se renforcer dans la foi et la confiance, car ‘voici, Il ne sommeille ni ne dort, le Gardien d’Israël’, et plus encore parce que la Terre d’Israël est ‘une terre sur laquelle… les yeux de l’Éternel ton D.ieu sont posés depuis le début de l’année jusqu’à sa fin’, comme notre maître le Rabbi, chef de notre génération, l’a soulignée à chaque occasion similaire.

Nous venons ici renforcer et bénir tous ceux qui s’engagent dans cette campagne, pour qu’ils connaissent le succès dans leurs décisions et leurs actions, et que D.ieu les garde et les protège de tout mal, parmi tout le peuple d’Israël.

Que nous élevions notre supplication vers notre Père céleste pour qu’Il ait pitié et compassion de Son peuple et de Son héritage, d’une manière visible et révélée, ‘et pour les Juifs, il y eut lumière, joie, allégresse et honneur’ — dans la véritable et complète Délivrance, avec la venue de notre juste Machia’h, bientôt et de nos jours. »

 

Quelle est la signification du jeûne d’Esther ? – Lundi 2 mars 2026

Quelle est la signification du jeûne d’Esther ? – Lundi 2 mars 2026

Dans les heures les plus sombres de l’histoire juive, une reine courageuse choisit de risquer sa vie plutôt que d’abandonner son peuple à son sort. Portée par la prière collective et les larmes des enfants innocents, sa démarche désespérée allait devenir le tournant d’un miracle. Car lorsque les voix des plus faibles s’élèvent vers D.ieu, rien ne peut leur résister.

 

 

Le choix impossible d’Esther

« Va, rassemble tous les Juifs… et jeûnez en ma faveur… De mon côté, je jeûnerai, moi aussi, avec mes servantes. » — Esther 4, 15-16

Esther mesura alors toute l’étendue du péril qui menaçait son peuple. Son cœur était résolu : elle était prête à donner sa vie pour les siens. Pourtant, la situation semblait sans issue. Quand bien même le roi consentirait à l’entendre, les décrets royaux, scellés du cachet impérial, étaient irrévocables. Le souverain lui-même ne pouvait les défaire. Les chances de réussite étaient infimes. Mais Morde’haï avait raison — il n’y avait pas d’autre voie. Esther prit alors la résolution solennelle de ne pas abandonner son peuple dans l’heure de la détresse.

Elle s’adressa à Morde’haï en ces termes : « Dis à tous les Juifs, jeunes et vieux, de jeûner et de prier pendant trois jours, jusqu’à ce que l’Éternel nous entende et nous accorde Sa miséricorde. Ici même, au palais, mes servantes et moi nous joindrons à ce jeûne et à ces prières, car seul un miracle venu d’En-Haut peut sauver nos frères. À l’issue de ces trois jours, j’irai trouver le roi — même si cela m’est interdit. Et si je dois périr, je périrai. »

Un jeûne au cœur de la fête

La demande d’Esther, aussi juste que sage, plaça Morde’haï dans une position délicate : ce jeûne tomberait en plein cœur de la fête de Pessa’h. Comment pouvait-on imposer un tel deuil en pleine célébration de la libération ? Pourtant, c’était le sort du peuple tout entier qui était en jeu. Morde’haï n’hésita pas longtemps. Il proclama le jeûne.

Dans chacune des cent vingt-sept provinces de l’empire perse, partout où vivait un Juif, le même élan s’empara des âmes. Tous se soumirent au jeûne, suppliant D.ieu de toutes leurs forces. Beaucoup revêtirent des habits de sac et se couvrirent de cendres en signe de deuil et de pénitence.

La prière des enfants, plus puissante que tout

À Suse, Morde’haï avait rassemblé les enfants des écoles et des institutions d’étude. Vêtus de sac et la tête couverte de cendres, ils criaient et priaient, nuit et jour, implorant l’Éternel d’avoir pitié de Son peuple. Quand D.ieu vit ces enfants innocents et entendit leurs supplications déchirantes, Son cœur s’émut. Il dit alors : « C’est pour les enfants que Je viendrai au secours de Mon peuple. »

Haman, apprenant que Morde’haï avait organisé de grandes assemblées de prière à Suse, se rua vers l’endroit où les enfants s’étaient réunis. À son arrivée, il découvrit Morde’haï entouré de vingt-deux mille enfants en pleurs, les yeux levés vers le ciel. Ce spectacle n’éveilla en lui aucune compassion. Bien au contraire, il se moqua d’eux avec mépris : « Vos prières ne serviront à rien. Tout est perdu, votre sort est scellé. » Puis il ordonna à ses soldats d’enchaîner les enfants et de les garder sous bonne garde. « Les enfants mourront les premiers », lança-t-il avec cruauté.

La fidélité indéfectible des enfants

Les mères, le cœur brisé, accoururent avec de la nourriture et de l’eau pour leurs enfants. Mais ceux-ci, dans un élan de foi admirable, refusèrent. Ils jurèrent qu’ils préféraient mourir en jeûnant plutôt que de rompre leur engagement. Et ils dirent à Morde’haï, les yeux emplis de larmes : « Nous resterons ici avec toi jusqu’à ce qu’on nous sépare par la force. »

Le Chofar perce les cieux

À ce moment précis, douze mille prêtres juifs s’avancèrent, le rouleau de la Torah dans une main et le Chofar dans l’autre. D’une seule voix, ils élevèrent leur supplication vers l’Éternel : « Ô D.ieu d’Israël, Ton peuple élu doit-il périr ? Qui étudiera Ta Torah ? Qui restera pour sanctifier Ton Nom ? Réponds-nous, ô Seigneur, réponds-nous. »

Puis chacun d’eux porta le Chofar à ses lèvres. Les sons graves et plaintifs de l’instrument se mêlèrent aux sanglots et aux prières des enfants enchaînés — et ensemble, ils percèrent les voûtes du ciel.