Lettre du Rabbi :  « Une âme descend sur cette terre pour une période de 70 à 80 ans dans le seul but de rendre un seul service à un autre Juif »

Lettre du Rabbi : « Une âme descend sur cette terre pour une période de 70 à 80 ans dans le seul but de rendre un seul service à un autre Juif »

Par la grâce de D.ieu
28e de Tevet 5721
Brooklyn, N.Y.

Mademoiselle Sarah Rifkah Posner15
c/o Garelik
Via Giulio Uberti, 41
Milan
Bénédiction et salutations :

J’ai reçu votre lettre récente, ainsi que la précédente. Inutile de dire que j’ai été quelque peu surpris par le ton de votre lettre. C’est une bonne illustration de la façon dont il est possible pour une personne de lire, d’apprendre et de recevoir des instructions à partir de livres et d’enseignants, et pourtant, quand il s’agit de l’expérience réelle, toutes ces instructions sont mises de côté.

Je fais référence aux choses que vous avez sûrement apprises dans des livres de Mussar et surtout de la Hassidout, sur les tactiques du Yetser Hara pour instiller un esprit de dépression, de découragement et de désespoir, afin d’empêcher la personne juive de remplir sa mission divine. C’est l’approche la plus efficace. Si le Yetser Hara essayait de dissuader directement la personne de remplir sa mission, il ne serait pas facilement trompé. Cependant, à la place, le Yetser essaie de décourager la personne de toutes sortes de manières, en utilisant des arguments « pieux » qui, malheureusement, sont souvent efficaces, du moins dans une certaine mesure.

C’est exactement ce qui s’est passé dans votre cas, et je suis surpris que vous ne vous en rendiez pas compte. La preuve en est que, d’après les informations que j’ai reçues, je peux voir que vous avez accompli beaucoup plus que vous ne l’imaginez. D’ailleurs, lors du dîner annuel de la Yeshiva Loubavitch hier soir, le rabbin Lookstein a parlé de sa visite à Milan et de l’impression qu’il avait eue du travail de Lubavitch là-bas, et son discours a été l’un des moments forts du dîner.

Permettez-moi également d’ajouter une autre considération importante et essentielle. Vous connaissez certainement le dicton du Baal Shem Tov selon lequel une âme descend sur cette terre pour une période de 70 à 80 ans dans le seul but de rendre un seul service à un autre Juif, que ce soit matériellement ou spirituellement. En d’autres termes, il vaut la peine pour une âme juive de faire ce formidable voyage et de descendre du ciel sur la terre pour faire quelque chose une fois pour un autre Juif.

Dans votre cas, le voyage n’a été qu’un déplacement des États-Unis à Milan, et on ne peut en aucun cas le comparer au voyage de l’âme du ciel sur la terre. Et même si vous vous sentez pessimiste, même le Yetser Hara devrait convenir que vous avez non seulement rendu un seul service, mais de nombreux bons actes, et même votre travail avec les enfants du Gan le justifierait. Si l’on considère en plus que tout commencement est difficile, surtout lorsqu’il y a un changement de lieu, d’environnement, de langue, etc., et que pourtant le début a été si réussi, on peut légitimement s’attendre à ce que, à mesure que le temps passe et que les difficultés initiales soient réduites et surmontées, il y ait une amélioration plus que correspondante dans les bonnes réalisations. Sans parler du fait que votre arrivée à Milan a sans aucun doute considérablement encouragé également votre sœur et votre beau-frère et a inspiré d’autres jeunes gens dans des missions similaires.

En ce qui concerne le fait que personne ne semble intéressé par votre travail, etc., vous admettrez sûrement que D.ieu, dont la connaissance et la providence s’étendent à chacun individuellement, sait et s’intéresse à ce que vous faites, surtout que vous travaillez dans le domaine de l’éducation des enfants juifs, garçons et filles, ce qui est tellement souligné dans la Torah. Après tout, enseigner aux enfants à faire une bénédiction et à réciter les prières, etc., c’est vivre le Yiddishkeit. [Je n’ai guère besoin d’ajouter que moi aussi, je m’intéresse à votre travail]. Si vous avez l’impression d’avoir été laissée à « porter le fardeau » seule, c’est sûrement parce qu’il y a confiance en vous et que depuis que vous avez été envoyée à Milan, vous avez sans aucun doute les capacités, les qualifications et l’initiative pour faire votre travail sans sollicitations extérieures, etc.

Étant donné que l’on est humain, il n’est pas inhabituel de retomber occasionnellement dans un état de découragement. Mais, comme cela a été expliqué dans le Tanya et dans d’autres sources, une telle rechute ne devrait servir que de défi pour faire surgir des réserves intérieures et de l’énergie supplémentaire pour surmonter les tactiques du Yetser Hara et faire encore mieux qu’auparavant.

Je suis convaincu que depuis que vous avez écrit votre lettre, votre humeur et votre point de vue se sont considérablement améliorés, et j’espère que cette lettre vous trouvera dans un état d’esprit complètement différent. Néanmoins, je vous envoie cette lettre, car on n’est qu’humain et sujet aux changements d’humeur, comme mentionné ci-dessus.

Enfin, je tiens à dire que ce qui précède ne doit pas être compris comme signifiant que si vous vous trouvez dans un tel état d’esprit, vous devez essayer de le dissimuler et ne pas en parler. Car nos Sages ont dit que « lorsque quelqu’un a une anxiété, il devrait la raconter aux autres », car se décharger de quelque chose est en soi déjà un soulagement.

Il convient également de garder à l’esprit, comme l’a déclaré l’Aler Rebbe de manière très catégorique dans les lois de l’apprentissage et de l’enseignement de la Torah, qu’une personne qui enseigne aux enfants doit particulièrement prendre soin de sa santé, car cela affecte directement le succès du travail. Je suis donc convaincu que vous veillez à vous-même en ce qui concerne l’alimentation, le repos, etc., et que vous serez toujours dans un état de gaieté et de joie.

En espérant recevoir de bonnes nouvelles de votre part.

Avec mes bénédictions,

M. Schneerson

Une cérémonie émouvante marque la fin d’année au Heder Habad de Lod, l’un des plus importants d’Israël

Une cérémonie émouvante marque la fin d’année au Heder Habad de Lod, l’un des plus importants d’Israël

 

Le Heder Habad de Lod, l’un des plus important d’Israël, avec plus de 700 élèves, a célébré une cérémonie de clôture émouvante pour les élèves des classes de 7e et 8e années. Dirigé par le Rav Barak Kochavi, le Heder a également réuni l’équipe de direction, les enseignants, les étudiants et leurs parents, ainsi que de nombreux invités d’honneur. Des moments de bénédiction, de reconnaissance et de récompenses ont ponctué cette soirée mémorable, où la fierté et l’admiration étaient palpables parmi les participants.

Une cérémonie de clôture émouvante et puissante s’est tenue hier (jeudi) au Heder Habad Loubavitch de Lod, dirigé par le Rav Barak Ko’havi. Les élèves des 7e et 8e années ont participé à cet événement marquant, qui comprenait également la signature de l’opération ‘Scouting’.

La cérémonie a réuni l’équipe de direction, les enseignants, les élèves et leurs parents. Parmi les invités d’honneur figuraient le Rav Its’hak Mozgoroshvili, l’envoyé spécial du Rabbi, le Rav du quartier Sharat, le directeur de l’éducation de la ville, ainsi que d’autres personnalités publiques.

Sous la direction du Rav Shlomo Hanania Maman, qui a organisé des activités d’étude hassidiques tout au long de l’année, la soirée a débuté par la lecture d’une lettre du Rabbi à la direction du Heder. Le Rav Barak Ko’havi a ensuite prononcé des paroles de bénédiction, offrant aux étudiants finissants une « provision pour la route » avant leur entrée dans les Yéchivot.

L’opération ‘Scouting’ a été un élément central de l’année scolaire, avec des défis et des missions hassidiques spéciales. Le point culminant de la soirée a été un quiz sur la connaissance de la loi et des concepts du judaïsme.

Les trois premières places du quiz ont été remportées par les étudiants suivants : Yossef It’hak Taizi, qui a remporté un billet d’avion pour voyager chez le Rabbi et Menahem Mendel Gleizer, qui a reçu un prix.

Tous les étudiants qui ont participé au quiz ont montré une connaissance et une familiarité impressionnantes avec le matériel d’étude, suscitant l’admiration des participants.

La soirée s’est également conclue par un résumé de l’opération  »And you shall teach them », qui consistait en l’étude des Michnayot et du Tanya pendant l’été. Des Sefarim ont été remis aux étudiants lors de tirages au sort organisés comme une vente aux enchères.

Au total, 3500 Michnayot et 4000 lignes de Tanya ont été étudiées par les élèves du Heder pendant cette période.

Trois autres billets d’avion pour le Rabbi ont été tirés au sort lors de la soirée, et les chanceux gagnants étaient les élèves Davidi Globerman et Alon Michael Gramanski, ainsi que l’enseignant Rav Avihai Mizrachi.

Le Rav Kochavi, directeur du Heder, a conclu en exprimant le souhait que cette cérémonie émouvante accompagne les étudiants dans leur avenir et qu’ils puissent témoigner des fruits duur travail en disant fièrement : « Voyez ce que nous avons cultivé ».

Le Talmud Torah (Heder) Habad de Lod

Le Talmud Torah (Heder) Habad de Lod est une école fondée par la direction de l’école religieuse Tomchei Tmimim Lod dans le quartier de Neve Ze’it pour l’année scolaire 1964 sous la direction du Rav Abraham Hershkovitz. En 2022, le Talmud Torah (Heder) réside dans le quartier Habad de Lod sous la direction du Rav Barak Kochavi.

L’idée de fonder le Talmud Torah (Heder) est apparue le 4 Nisan 1961 et une lettre à ce sujet a été écrite au Rabbi. Le Rav a répondu le 9 Nisan que des efforts devaient être faits pour agir de manière agréable, mais aussi avec force. Après de longues recherches pour un emplacement, un bâtiment a été trouvé dans le quartier de Neve Ze’it à la fin de l’année 1964, et il a été décidé que le Rav Abraham Hershkovitz le gérerait.

Au cours des années 1980, l’école a déménagé dans la grande cour de Tomchei Tmimim Lod dans des caravanes, et en 1991, elle a emménagé dans un grand bâtiment pouvant accueillir environ 230 élèves. Dans ce bâtiment, le Rav Menashe Hadad a servi de directeur au nom de l’école religieuse et a donné la possibilité aux élèves des classes supérieures de dormir dans l’internat de l’école religieuse.

Pour l’année scolaire 2010, un autre bâtiment a été construit qui a servi de synagogue pour les classes supérieures, et les sabbats et jours fériés, le bâtiment a servi de synagogue supplémentaire pour la communauté et a été nommé « la synagogue pour les jeunes ». Cette même année, le directeur du Talmud Torah (Heder) a également changé, et à sa place, le Rav Barak Kochavi a été amené, qui avait été le vice-directeur du Talmud Torah (Heder) Levi Yitzhak Rehovot et le directeur du Talmud Torah (Heder) à Netanya. Depuis son arrivée, le Talmud Torah (Heder) a commencé à fleurir et à prospérer.

En 2012, des autorisations ont été obtenues du ministère de l’Éducation pour étendre la zone et 8 salles de classe supplémentaires ont été construites. Au centre de la zone, un grand abri a été construit, et en 2016, la construction du nouveau bâtiment a été achevée et l’école a été rénovée en profondeur.

Sur le terrain de l’école, chaque année pendant l’été et entre les temps, le Day Camp fonctionne dans le cadre de l’armée du Rabbi.

Chaque semaine, de la part du Talmud Torah (Heder), une brochure est publiée contenant un bref résumé de la Paracha de la semaine, un bref résumé de la semaine passée au Talmud Torah (Heder), les excellents élèves apparaissent et de courts enseignements d’un des élèves ou des enseignants.

Au début de l’année 2022, en raison de l’augmentation du nombre d’élèves, le Talmud Torah (Heder) a été divisé en deux bâtiments, les classes septième et huitième ont déménagé au complexe de l’école « Amal » situé à proximité du quartier Habad et ont été appelées « Metivta pour les jeunes ».

En 2023, plus de 700 élèves étudient au Talmud Torah (Heder) dans 27 classes (dans l’école, il y a trois classes pour chaque niveaux sauf pour le niveau Alef dans lequel il y a 5 classes).

 

Texte et Audio : Pin’has à la lumière du Dvar Mal’hout,par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Pin’has à la lumière du Dvar Mal’hout,par le Rav Yaacov Abergel

 

‘Fais ici maintenant la Terre d’Israël !’ :

‘Fais ici maintenant la Terre d’Israël !’, c’est ce que répondit le Tséma’h Tsédek à un ‘Hassid qui lui demandait sa Bénédiction pour aller s’installer en Terre sainte. Le contenu profond de cette histoire que le Rabbi entendit du Rabbi précédent est lié à la Paracha Pin’has dans laquelle il est question du partage de la Terre d’Israël entre toutes les tribus d’Israël.

Rachi explique dans son commentaire qu’Eléazar, le prêtre, était revêtu du pectoral avec les ‘Ourim’ et les ‘Toumim’ et qu’il disait avec l’inspiration Sainte : ‘Si telle tribu est tirée dans le tirage au sort, c’est tel terrain qui lui sera attribué’.

On écrivait les noms des tribus sur douze billets et sur douze autres billets, douze délimitations de terrains. On mélangeait tous les billets dans une urne, et le prince de chaque tribu introduisait sa main à l’intérieur, et prenait deux billets. Il se trouve que sur les deux billets étaient inscrits le nom de la tribu et le terrain attribué, exactement comme l’avait déclaré auparavant par inspiration divine le prêtre Eléazar.
Plus encore que cela, le sort lui-même (le billet) criait et disait : ‘Moi le sort, j’ai désigné telle frontière pour telle tribu’, comme il est dit (verset 56) : ‘Par la bouche du sort’.

De manière générale la prière correspond à la pensée, l’étude de la Torah à la parole, et l’accomplissement des Commandements divins à l’action. Par ailleurs, il existe des Mitsvoth que l’on accomplit sans avoir une intention particulière. Par exemple, nous sommes quittes de la Mitsvah de la Tsédaka uniquement par l’action de donner de l’argent à une personne nécessiteuse, et nous ne sommes pas obligés d’avoir une pensée particulière dans ce cas (‘Cavanna’ : ‘intention’). Cependant le Rabbi nous enseigne que la perfection est atteinte lorsque nous accomplissons cette Mitsvah au moyen de la pensée, de la parole, et de l’action. Ainsi la perfection de la Mitsvah de la Tsédaka nécessite d’associer à notre acte une bonne pensée, en donnant cet argent avec un visage bienveillant.
Le Rabbi explique donc que ‘le sort qui parle’ exprime cette idée. En effet, le Goral inclut en lui-même les trois éléments de la pensée, de la parole et de l’action. La pensée et l’action, par le fait que l’on pensait et que l’on écrivait chaque nom sur un billet, et la parole par le fait que le billet lui-même parlait et désignait ‘telle tribu et tel territoire’.

Le Rabbi souligne ici que l’enseignement selon lequel on atteint la perfection d’une Mitsvah lorsque nous l’accomplissons au moyen de la pensée, de la parole et de l’action ne se limite pas seulement à son accomplissement, mais également à sa préparation. C’est la raison pour laquelle le Goral rassemblait les trois éléments que sont la pensée, la parole et l’action, car même si le Goral n’était qu’une préparation à l’acquisition de la Terre d’Israël, il devait néanmoins être parfait. A travers l’exemple du Goral le Rabbi démontre que toutes les choses qui appartiennent au domaine de la Sainteté, même celles qui nous semble être les plus secondaires, ont toutes une importance.

Le Rabbi élargit encore un peu plus notre vision lorsqu’il déclare que nous devons accorder de l’importance pour chaque instant qu’il nous est donné de vivre. Nous devons considérer chaque instant, chaque situation et rien ne doit être laissé pour compte. Même ce qui semble être à nos yeux comme un simple détail possède en réalité un contenu qui mérite qu’on lui accorde toute notre attention, que l’on investisse tout notre être. C’est à ce sujet que le Rabbi Rachab a déclaré que ‘l’homme profond est celui qui s’engage totalement dans tout ce qu’il fait’ et que ‘là où nous sommes nous devons être vraiment !’.

‘Faire ici la Terre d’Israël’ implique donc forcément de faire maintenant la Terre d’Israël. Il s’agit de faire de l’endroit où l’on se trouve et à tous les moments de notre existence, la Terre d’Israël.
‘Faire ici et maintenant la Terre d’Israël’ signifie d’après l’enseignement du Rabbi que chaque Juif doit s’habituer à la Guéoulah. Il doit ressentir un sentiment de Guéoulah par le fait de transformer ses journées en se libérant lui-même et en faisant de son endroit personnel la Terre d’Israël. Il accomplit son travail à chaque moment de son existence et à tout endroit où il se trouve, au moyen de ses pensées, de ses paroles et ses actes qui ont eux-mêmes atteint la perfection : le niveau de la Terre d’Israël.

Le Rabbi Rachab nous enseigne par exemple que nous devons laver les vêtements des Mitsvoth avec ‘l’eau de la ‘Ho’hmah’. La qualité de ‘Ho’hmah c’est le ‘Bitoul’, la soumission la plus totale. Il n’est pas suffisant d’accomplir les Commandements divins, mais il faut aussi laver les Mitsvoth afin qu’elles soient imprégnées de soumission. Un Juif lave ses Mitsvoth quand il médite et ressent pendant sa Téfila que tous les mondes sont soumis à la Parole divine qui les crée et les maintient en vie à chaque instant. Nous pouvons aussi prendre ici l’exemple de la prière de Nétilat-Yadaïm. ‘L’eau de ‘Hohmah’ représente le travail des Mo’hin et les mains représentent les Midot, ainsi, Nétilat-Yadaïm représente le fait d’attirer le ‘Bitoul de ‘Ho’hmah’ dans les Midot. Atteindre le niveau de la Terre d’Israël représente donc aussi le fait de laver les vêtements de l’âme afin que ceux-ci soient imprégnées de la qualité de ‘Ho’hmah, qu’ils soient tous consacrés au projet divin de faire de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine.

Le Rabbi souligne également que le fait de se libérer soi-même provoque la Délivrance de notre entourage, et chacun se doit de parler, à l’exemple du Goral, aux membres de sa famille, à ses proches et à ses élèves de l’action de Faire ici la Terre d’Israël. Aussi, du fait que les paroles dites avec le cœur pénètrent dans le cœur et y font leur effet et que la personne qui les prononce est elle-même un exemple vivant, la personne qui les entend les prononcera à son tour

Bien que cela ne soit pas mentionné dans la Si’ha du Dvar Mal’hout nous pouvons ici établir un lien avec notre travail qui consiste à nous préparer à recevoir le Rabbi et ses enseignements. Cela signifie que nous devons nous préparer au dévoilement du Machia’h, lequel n’est autre que le dévoilement de l’Essence divine. Or, du fait que nous sommes tous, de manière générale, noyés dans la matérialité (qu’il s’agisse de la matérialité de ce monde physique ou qu’il s’agisse de la matérialité de notre âme animale) nous ne sommes pas des réceptacles capables de recevoir, de percevoir et de ressentir de manière profonde, l’Essence des choses. L’étude de la ‘Hassidout nous habitue à l’abstraction des concepts divins spirituels très élevés. Comprendre et ressentir par exemple que la Parole divine crée et maintient en vie à chaque instant la matière de ce monde. A l’évidence, c’est en purifiant le corps et l’esprit que l’on parvient à découvrir le Divin qui est caché par ‘l’écorce’ de la matière. Aussi, c’est donc en affinant notre corps et notre esprit, au moyen de l’étude et de la prière que l’on efface la matière pour découvrir le Divin abstrait qui vit en elle. Dans ce cas nous faisons la Terre d’Israël dans notre corps lui-même et dans les 4 coudées qui nous entourent, et nous nous préparons à vivre la Délivrance finale et à voir la Parole de D.ieu qui crée et anime à chaque instant toute la Création.

L’obstiné se comporte d’une façon irrationnelle, sa volonté est bien plus forte que celle de l’homme qui s’appuie sur la raison :

Le Rav ‘Hadakov, qui fut le secrétaire du Rabbi, déclara qu’il était stupéfait par la capacité du Rabbi à bouleverser et à changer, si cela s’avérait nécessaire, le programme de sa journée. Nullement soumis aux situations et aux imprévus qui se présentaient à lui, le Rabbi savait briser les limites que nous imposent ce monde.
Le Rabbi lui-même enseigna qu’à l’exemple du saumon, qui pour survivre remonte le courant des rivières pour aller pondre dans le fleuve où il est né, un juif doit parfois savoir ‘remonter le courant’ c’est à dire s’élever au-dessus de la réalité pour avoir un champ de vision plus large, un nouvel angle de vue qui, une fois découvert, lui permet d’agir contre toute attente. L’exemple de Pin’has convient a notre propos :

Zimri avait péché, et tous ignoraient le ‘din’, la loi qu’il convenait de suivre. Moché Aaron et tous les Anciens ne savaient que faire.
Le jeune Pin’has vit l’action de Zimri et se souvenant de la loi que Moché avait oubliée, il lui dit : -J’ai appris de toi que dans un tel cas la Hala’ha est que Zimri doit-etre tué !
Moché lui répondit alors :
-Tu t’es souvenu de cette loi, tu mérites donc de l’appliquer !
Immédiatement Pin’has « prit un javelot dans sa main » (Sanhédrine 82a).

Le Rabbi explique que Pin’has ne s’est pas dit : ‘de quoi devrais-je m’inquiéter ? Il y a ici des Tsadikim, des grands du peuple d’Israël qui sont plus sages que moi. Ils sauront bien quoi faire ! Pour quelle raison devrais-je intervenir ?’.
Au contraire Pin’has se leva immédiatement et dit à Moché ce qu’il convenait de faire d’aprés la loi de D.ieu. Pin’has mérita pour cela de recevoir la prêtrise.

Son attitude est un exemple pour chaque juif. Il y a parfois des sujets qui ne sont pas abordés par les grands de notre génération. Ce n’est pas une raison pour ne pas agir nous-même. Il nous est interdit de penser que si tel grand n’a pas donné d’ordre et si tel autre n’a pas agi, alors nous-mêmes sommes dispensés d’agir. Il ne convient pas de nous justifier, ni d’échapper à nos responsabilités. Si D.ieu nous donne l’occasion d’agir, si nous savons que nous avons les moyens d’agir, alors cela devient une obligation. Si D.ieu nous donne une mission à accomplir alors Il nous donne en même temps les forces nécessaires pour la réaliser, et pour réussir.

Comme pour Pin’has qui avait une mission et trouva la force de l’accomplir sans être intimidé par la présence de tous les Grands d’Israël, nous même possédons notre part dans la Torah et les Mitsvoth, et avons l’obligation d’agir quelque soient les circonstances.

Cet enseignement du Rabbi est précieux, il sous-entend que l’humilité n’exclut pas l’audace et l’obstination. Dans son ouvrage intitulé ‘la Source’ (27ième discours, chapitre 1) le Rabbi Rachab donne l’explication suivante du verset (Chémoth, 34, 9) : ‘Car c’est un peuple au cou raide !’ :Ce ‘cou raide’ n’est pas péjoratif, au contraire c’est la qualité des enfants d’Israël, leur vertu. C’est la détermination inébranlable qu’ils possèdent à se détourner du mal et faire le bien sans aucune argumentation rationnelle ni discussion. L’obstiné se comporte d’une façon irrationnelle, sa volonté est bien plus forte que celle de l’homme qui s’appuie sur la raison. L’intellect affaiblit le désir et lui impose des limites tandis que la volonté, l’aspiration résolue que l’intellect ne gouverne pas, sont sans bornes. C’est pourquoi la détermination de l’obstiné est solide et ferme ».

Chaque juif possède ‘cette obstination irréductible dans sa quête de la sainteté’, elle lui donne la force de remonter le courant des rivières, de faire face à tous les obstacles, de mener à bien sa mission.

‘L’homme profond est celui qui s’engage totalement dans tout ce qu’il fait et là où nous sommes nous devons être vraiment !’ (Rabbi Rachab) :
‘Celui qui est profond sait qu’il est inutile de demander une bénédiction pour le service de D.ieu. Il faut que ‘l’effort pèse sur les hommes’.

Ce proverbe du Tséma’h Tsédek qui est rapporté dans le Hayom-Yom du 24 Tamouz 5703, s’accorde à la déclaration du Rabbi Rachab selon laquelle ‘L’homme profond est celui qui s’engage totalement dans tout ce qu’il fait’.

A la lumière de ces enseignements, le Rabbi souligne dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Pin’has, l’importance que nous devons donner à chaque instant de notre vie et à chaque situation que nous vivons. Rien ne doit être laissé pour compte. Même ce qui semble être à nos yeux comme un simple détail, s’inscrit de manière profonde dans notre vie, car il possède en réalité un contenu qui mérite qu’on lui accorde toute notre attention, que l’on investisse tout notre être, pour mener à bien notre mission sacrée.

‘Là où nous sommes nous devons être vraiment !’.

 

Vendredi 7 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Pin’has – « Education à la Tsedaka » – Rav Levi Azimov

Vendredi 7 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Pin’has – « Education à la Tsedaka » – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Pin’has – Education à la Tsedaka
Source : Likouté Si’hot volume 38, deuxième Si’ha sur Pin’has

1 – Maïmonide sur les devoirs du tuteur (liés aux lois de l’héritage, dans notre Paracha) 

Maïmonide, lois de l’héritage 11, 10-11 : Les tuteurs font pour les orphelins [en bas âge] un Loulav, une
Soucca, des Tsitsit, un Choffar, un Sefer Torah, des Tefillines, des Mezouzot et une Meguila. Telle est la
règle générale : toutes les Mitsvot positives qui impliquent [des dépenses] fixes, qu’elles relèvent de la Torah
ou soient d’ordre rabbinique, on le fait pour les orphelins, bien que ces derniers ne soient astreints à ces
Mitsvot que dans le but de les éduquer. Cependant, les tuteurs ne feront pas d’engagement à la Tsedaka sur
le compte des orphelins, même pour le rachat des prisonniers, car ces Mitsvot n’ont pas de limite.
Une personne qui devient aliénée ou sourde-muette, le tribunal lui impose pour la Tsedaka, si elle en a la
capacité [financière] (car certainement tout homme est intéressé à ce qu’on fasse la Tsedaka avec son argent – Kessef Michné).

Guemara Guittin 52a : Les tuteurs ne feront pas d’engagement, pour les orphelins, sur la Tsedaka, ni sur le
rachât des prisonniers et ni sur toute chose qui n’a pas de limite (car il y a toujours des pauvres, et le patrimoine des
orphelins finira donc par être intégralement dépensé – Rachi).

2 – Analyse : Les montants de la Tsedaka ne sont-ils pas délimités par la Hala’ha ? 

Maïmonide, lois des dons aux pauvres 7, 1-5 : Il est un commandement positif de donner la Tsedaka aux pauvres, selon [les montants] convenables [pour les besoins] du pauvre, si le donneur en a les moyens.
…Si le pauvre se présente et demande ce dont il a besoin mais que le donneur n’a pas les moyens, il lui donne selon ses moyens. Combien ? Un cinquième du patrimoine, c’est la Mitsva de choix ; un dixième du patrimoine, c’est [un comportement] moyen. S’il donne moins, [on considère qu’il a] un mauvais œil.

Likouté Si’hot : En quoi les orphelins sont-ils différents des autres ? Le risque de tout dépenser concerne chacun, mais on n’y prête pas attention car l’obligation concrète de la Tsedaka dépend des moyens de chacun.

3 – Peut-on estimer justement le montant que l’enfant souhaite donner?

Responsa du Ya’abetz 1, 1 : Toute chose qui est liée a un moment fixe et qui est une obligation personnelle – on le fera pour les orphelins. Le cas échéant, tout ce qui dépend de la bénédiction divine, que l’homme a le choix de donner le montant du don, de rajouter pour avoir plus de salaire – on préfèrera attendre que les orphelins grandissent afin qu’ils fassent eux-mêmes cette Mitsva, ce qui est un plus grand mérite que le faire par l’émissaire.
Par ailleurs, la Tsedaka n’est limitée que pour le montant maximal mais pas le montant minimal : les barèmes établis par les Sages ne sont que pour « une Mitsva de choix », l’homme est donc libre d’augmenter ou de réduire le don à sa guise. Or, on ne peut mesurer l’esprit des orphelins pour déterminer combien auraient-ils voulu donner, un petite ou une grande somme. Dans le doute, on ne peut donc sortir cet argent de leur possession.

4 – Développement : Comment éduquer un enfant à la pratique d’une Mitsva ?

Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 343, 3 : La mesure de l’éducation pour une Mitsva positive dépend de la vivacité d’esprit et de la connaissance de chaque enfant, dans chaque chose, selon les détails du sujet. Par exemple : un enfant qui sait ce que c’est Chabbat – devra écouter le Kiddouch et la Havdala.

Likouté Si’hot : Les obligations du tuteur lui sont imposées dans le cadre de l’éducation de cet orphelin ; or, les méthodes éducatives imposent de ne pas obliger des enfants à faire une chose dont la nécessité n’est pas délimitée. C’est une notion fondamentale dans l’éducation : il n’y a aucun lieu d’éduquer un enfant à une chose que l’enfant n’est pas en mesure de comprendre, au point de l’étonner. En pareil cas, il est préférable de s’en abstenir et de compter sur le fait qu’une éducation générale dans l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot fera en sorte que lorsque cet enfant arrivera à l’âge d’assujettissement des Mitsvot, il réalisera cette Mitsva aussi.

5- Tsedaka de montant un délimiter à enfant un éduquer on-Peut : Explication

Likouté Si’hot : Etant donné que la nécessité de ces Mitsvot n’est pas limitée et que les mesures imposées (un dixième ou un cinquième – et pas plus !) ne sont là que pour éviter au donateur de s’appauvrir – un enfant aura beaucoup de mal à comprendre ce concept : il y a là un pauvre nécessiteux, le don selon les mesures imposées ne suffit pas à combler les besoins, et pourtant on interdit au donateur de gaspiller plus qu’un cinquième de son patrimoine, pour laisser le pauvre dans sa détresse et le captif dans sa captivité ! C’est pourquoi, les Sages disent qu’on n’impose pas la Tsedaka aux orphelins, pour ne pas les embrouiller dans l’ensemble de leur éducation.
On comprend aisément que cela ne s’applique qu’aux orphelins et que cela ne concerne pas les enfants en général (qui n’ont pas de biens personnels), qu’il faudra donc éduquer à donner une pièce à un pauvre etc.

6 – Le lien avec la Hala’ha suivante sur l’attention du « Père de ces orphelins » 

Maïmonide, lois de l’héritage 11, 12 : Bien que le tuteur n’ait pas à rendre compte [de sa gestion], …il doit lui-même faire un compte personnel, être minutieux et prendre garde au Père de ces orphelins [D.ieu] qui chevauche dans les hauteurs célestes, ainsi qu’il est dit (Psaumes 68, 5) : « Exaltez (‘Solou’) Celui qui chevauche dans les hauteurs célestes… le père des orphelins… ». Fin des lois relatives à l’héritage, avec l’aide de D.ieu.

7 – Enseignement : Le but de l’éducation : tracer un « chemin » éternel de Torah ! 

Notes du Rabbi Tsema’h Tsedek, Tehillim 68 : « Exaltez (‘Solou’) Celui qui chevauche dans les hauteurs célestes » signifie : tracer un chemin (« Messila ») à D.ieu afin qu’Il puisse se révéler ici-bas, comme il est écrit : « Nivelez, nivelez, faites une route .. et ce sera un chemin pour le reste de son peuple » (Isaïe 57, 14 ; 11, 16).

Likouté Si’hot : Le rôle du tuteur est d’éduquer les orphelins dans la voie de la Torah et des Mitsvot, pour faire ainsi « des chemins dans leurs cœurs » (Psaumes 84, 6) pour ce qui est relatif à la conduite selon la Torah, afin de faire en sorte que cette conduite devienne le « chemin » tracé pour eux, pour toute leur vie : « éduque le jeune homme selon son chemin, même quand il vieillira il ne s’en écartera point » (Proverbes 22, 6).

Les grands Hassidim du Admour Hazaken : Reb Moché Villenker

Les grands Hassidim du Admour Hazaken : Reb Moché Villenker

Le Hassid Reb Moché Villenker (écrit en Yiddish : ווילענקער) était l’un des plus grands disciples du Admour Hazaken. Il était très érudit et profond dans la Torah, et sa bouche déversait des perles de sagesse. Il a étudié dans le Heder avec l’Admour Hazaken.

Dans « Hayom Yom » le 18 Tamouz, il est mentionné que l’Admour Hazaken a déclaré à son sujet qu’il avait une grande intelligence et qu’en dix ans d’effort intense, il a acquis une large compréhension. Lorsqu’il devait entrer en ‘Yé’hidout’ (audience privée) avec Admour Hazaken, il se préparait pendant 3 ans, et resta encore 7 ans à Liadi pour mettre en pratique ce qu’il avait entendu lors de sa Yé’hidout.

En l’an 5566 (1806), Reb Moché Villenker fut envoyé, avec deux de ses compagnons hassidiques, Reb Its’hak Moché et le secrétaire de l’Admour Hazaken, Reb Pin’has Reizes, rendre visite aux  ‘Hassidim Reb Yehouda Leib Hacohen et Reb Zushé d’Anipoli pour obtenir leur approbation du Tanya.

Lorsque les trois ‘Hassidim sont revenus de leur mission avec les approbations, c’était à la fin d’Eloul 5566, l’Admour Hazaken a demandé à l’imprimeur de Slavita d’imprimer le Tanya.

Après le décès du Admour Hazaken, il s’opposa d’abord à son fils, l’Admour Haemtzaï, mais à la fin de la vie du Admour Haemtzaï, il revint et alla le voir pour lui demander pardon et être accepté comme Hassid. l’Admour Haemtzaï l’accepta comme Hassid.

Lorsque l’Admour Haemtzaï s’est rendu à Haditch peu avant son décès, Reb Moché l’a accompagné. Il était à ses côtés même au moment de son décès à Nezhin.

Avant son décès, Reb Moché Villenker a dit qu’il pouvait rendre compte de toutes ses pensées, paroles et actions des dix dernières années.

Il y a plusieurs histoires célèbres à son sujet, dont l’une est qu’une fois, en sortant de la maison d’étude, il a posé ses Téfilines sur une charrette, a posé sa jambe sur la roue, et s’appuyant sur sa jambe a commencé à penser à la Hassidout. Sans faire attention, la charrette s’est déplacée, et Reb Moché est resté dans cette position jusqu’à l’heure de la prière de Min’ha, lorsqu’il il a repris ses esprits, craignant que le moment de la prière de Min’ha ne soit passée.

Son jeune frère était Reb Zev Villenker, l’un des grands Hassidim du Admour Hazaken.

Une fois, Reb Zev Villenker a demandé à son frère, Reb Moché, qui était vingt ans plus âgé que lui : « Tu me racontes toujours la Torah que tu as entendue du Admour Hazaken, raconte-moi un miracle de lui. »
Reb Moché lui a répondu : « Je te donne de l’huile d’olive, et tu veux les ongles de mes pieds! »

Ecouter le Nigun composé par Reb Moché Villenker

 

Hayom Yom du 18 Tamouz :  Pendant 10 ans, Rabbi Moché Villenker forma un intellect large, puissant et étendu

Hayom Yom du 18 Tamouz : Pendant 10 ans, Rabbi Moché Villenker forma un intellect large, puissant et étendu

אדמו »ר הזקן התבטא על [תלמידו] ר’ משה ווילענקער: משה הוא בעל מוחין דגדלות, ובעשר השנים ש’עבד’ והתייגע הוא ‘עיבד’ מוחין רחבים.

שלוש שנים התכונן ר’ משה ווילענקער ליחידות אצל אדמו »ר הזקן, ונשאר אחר-כך שבע שנים בליאזנא כדי ליישם את היחידות בעבודה בפועל.

 

L’Admour Hazaken dit de Rabbi Moché Villenker (l’un des plus grands parmi les premiers ‘Hassidim):
«Moché possède la grandeur intellectuelle. Pendant les dix ans qu’il passa à former sa personnalité, il obtint, par ses efforts, un intellect large, puissant et étendu.
Rabbi Moché Villenker se prépara pendant trois ans pour être reçu par l’Admour Hazaken. Par la suite, il resta, pendant sept ans, à Lyozna, afin d’introduire les termes de cette entrevue dans son action concrète.

Le sergent-chef Shilo Amir a été tué dans un Attentat à Kdumim : « Il était passionné par l’armée »

Le sergent-chef Shilo Amir a été tué dans un Attentat à Kdumim : « Il était passionné par l’armée »

Un soldat de Givati, le sergent-chef Shilo Yosef Amir, âgé de 22 ans et originaire du kibboutz Meirav dans la vallée de Jezreel, est le soldat qui a été tué à midi par un terroriste près de Kdumim. Ses camarades d’équipe de Givati ont neutralisé le terroriste peu de temps après. Au kibboutz, ils ont dit : « Il avait l’intention de poursuivre une carrière dans la sécurité ».

Un combattant de Givati, le sergent-chef Shilo Yosef Amir, âgé de 22 ans et originaire du kibboutz Meirav dans la vallée de Jezreel, a été tué à midi (jeudi) lors d’une attaque près de Kdumim. Son équipe a neutralisé le terroriste peu de temps après.

Un porte-parole du kibboutz Meirav, Nitzan Aviran, a fait l’éloge de Shilo : « Il était passionné par l’armée. Il devait être libéré prochainement et avait l’intention de poursuivre une carrière dans la sécurité, au commandement militaire de Judée et Samarie ou à la division de la sécurité de Judée et Samarie. Il avait prévu de s’intégrer dans l’une des unités de sécurité et avait déjà contacté un officier de sécurité pour l’aider. C’est un jour triste pour nous ». Shilo laisse derrière lui ses parents, deux frères et deux sœurs.

L’attentat a eu lieu un peu avant 15h45, alors que l’Administration civile de Judée-Samarie était sous « état d’urgence renforcé » dans tous les secteurs avec une haute vigilance. L’enquête sur l’attentat a révélé que le terroriste est venu seul, a essayé d’entrer dans le village – et a trouvé que ses portes étaient fermées. La voiture du terroriste a été identifiée sur les voies de contournement du village de Kdumim, et au moment de l’attentat, une alarme a été déclenchée à Kdumim par crainte d’une infiltration de terroristes.

Un patrouilleur civil a été envoyé sur les lieux après que l’armée ait soupçonné la voiture. Il a vérifié le conducteur et ses pièces d’identité, puis une patrouille militaire l’a rejoint. C’est alors que le terroriste a ouvert le feu sur l’Israélien qui a été tué.

Sur les photos  on peut voir les balles dans le gilet pare-balles porté par le patrouilleur. Peu de temps après, le terroriste a commencé à courir – et le reste des combattants ont tiré sur lui et l’ont touché. L’événement a duré seulement quelques secondes. Une force de sécurité civile du service d’urgence est arrivé sur place – et a aidé à éliminer le terroriste.

Le terroriste est Ahmed Yassin Gidan, âgé de 19 ans et originaire de Kibya dans la région de Binyamin. Le Shin Bet (Service de sécurité intérieure israélien) a déclaré qu’il n’avait pas d’antécédents de sécurité. Gidan est le neveu de Moataz Hawaja, qui a commis l’attentat sur la rue Dizengoff à Tel-Aviv en mars.

Le oncle du terroriste, Suliman Gaidan, a commis un attentat-suicide dans la région de Beth El en 1993. La branche militaire du Hamas, les Brigades Izz al-Din al-Qassam, a officiellement revendiqué la responsabilité de l’attentat. Dans le communiqué revendiquant la responsabilité de l’attentat, il a été écrit « Nous sommes venus dire au ministre sioniste Smotrich, que al-Qassam a presque frappé à ta porte ».

Révélation publique du dossier d’enquête du KGB sur le Rav Mendel Futerfas

Révélation publique du dossier d’enquête du KGB sur le Rav Mendel Futerfas

Couverture : Portrait du Rav Mendel Futerfas réalisé par le Rav Yaacov Abergel

Dans les annales de l’histoire, certains noms brillent d’une aura particulière, témoignant du courage et de la détermination de ceux qui ont dédié leur vie à des idéaux plus élevés. Parmi ces hommes remarquables se trouve le Rav Mendel Futerfas, dont le parcours extraordinaire a récemment été mis en lumière par la révélation publique de son dossier d’enquête.

Il y a quelques mois, le Rav Yossef Its’hak Karatz, représentant de la famille Futerfas, a entrepris la publication d’un nouveau livre biographique qui documentera tout le travail de leur père, le Machpia, l’homme dévoué, le Rav Menahem Mendel Futerfas, que sa mémoire soit bénie. Le livre retrace son enfance et sa jeunesse, ainsi que sa période d’études dans les Yéchivot « Tom’hei Temimim ». Il relate également le sauvetage de centaines de Hassidim ‘Habad en Russie entre 1945 et 1947, ainsi que sa période d’emprisonnement et d’exil à Sibérie, jusqu’à son départ de Russie et ses plus de vingt années d’activités prolifiques en tant que principal Machpia de la Yeshiva Tomhei Temimim centrale à Kfar Habad, suite à une nomination personnelle du Rabbi.

Dans le cadre des efforts pour trouver de nouveaux éléments sur sa vie, la famille a travaillé longuement pour obtenir du KGB russe le dossier d’enquête du Rav Mendel. Ainsi, nous avons maintenant la joie de célébrer la révélation d’une découverte nouvelle et étonnante : le dossier d’enquête de Rav Mendel Futerfas a été dévoilé publiquement lors du dernier Chabbat, la veille de la fête de la libération (12 Tamouz). Ce dossier contient environ 500 pages qui documentent sa période d’emprisonnement, les enquêtes, les témoignages et la condamnation qui a entraîné son exil de dix ans dans un camp de travail à Sibérie.

Le magazine « Kfar Habad » a obtenu l’exclusivité de publier pour la première fois des extraits choisis du dossier, qui a déjà été surnommé « le dossier de Loubavitch », ainsi qu’une vision pour le futur.

Voici quelques extraits légers du dossier d’enquête qui nous est parvenu :

Le dossier de Mendel Mendelovitch [= Mendel fils de Mendel] Futerfas

Extraits de l’ordre d’arrestation :

28 janvier 1947 [7 Chevat 5707], à Loubavitch.

Mendel Futerfas (avec des documents au nom de Feivel Steinigl), né en 1907, lieu de naissance – Harkev.

En septembre 1946 [Tishri 5707], Futerfas et sa famille sont arrivés de la ville de Tshkent à la ville de Loubavitch. Son intention était de traverser illégalement en Pologne, puis de se rendre aux États-Unis.

À Loubavitch, Futerfas a pris contact avec des personnes qui se livraient à la fabrication de faux documents et à la fuite de personnes en Pologne. Il a acheté auprès d’eux les documents nécessaires pour passer moyennant la somme de 20 000 roubles [une somme considérable, traducteur].

En novembre 1946 [Kislev 5707], Futerfas a fait passer illégalement sa femme Leah, sa fille Dvorah (12 ans) et son fils Barouh [Shalom Dovber] (10 ans) en Pologne à l’aide de faux documents.

Le 23 janvier 1947 [2 Shevat 5707, après que tous les Hassidim qui se trouvaient à Loubavitch se soient déjà échappés en Pologne], Futerfas est parti de Loubavitch en train en direction de la frontière avec de faux documents, mais a été arrêté à la gare près de la frontière.

Lieu de résidence – la ville de Tchekanit, rue Korash 59.

Lieu de travail – Association des Invalides, fabricant de savon et couturier, travailleur à domicile.

Parents :

Père [Rabbi Menahem Mendel] – décédé en 1907.

Mère – Miriam, fille d’Avraham Futerfas, âgée de 75 ans, a quitté l’Union soviétique pour la Pologne en novembre 1946 à l’aide de faux documents.

Épouse – Leah, fille de Ben Tzion Futerfas, année de naissance 1912, a quitté l’Union soviétique pour la Pologne en novembre 1946 à l’aide de faux documents.

Enfants – Dvorah, 12 ans, Boris, 10 ans, ont quitté l’Union soviétique pour la Pologne en novembre 1946 à l’aide de faux documents.

Frère – Heinrich [Hendel], fils de Mendel Futerfas, année de naissance 1900, a quitté l’Union soviétique pour la Pologne en novembre 1946 à l’aide de faux documents.

Sœur – Golda [épouse du Rav Ben Tzion Shemtov], fille de Mendel Futerfas, année de naissance 1902, a quitté l’Union soviétique pour la Pologne en novembre 1946 à l’aide de faux documents.

Sœur – Sara Bryani [épouse du Rav Zalman Serebransky], fille de Mendel, année de naissance 1905, a quitté l’Union soviétique pour la Pologne en novembre 1946 à l’aide de faux documents.

Au cours de l’enquête, il a été établi :

Le directeur de l’Union des Hassidim, le Rabbi Schnerson qui réside aux États-Unis, a envoyé à l’été 1946 [5706] un télégramme codé au nom du chef des Hassidim en Union soviétique, Nissan ben Its’hak Nemanov, et a ordonné l’organisation de l’évasion des Hassidim à travers la Pologne vers les États-Unis.

Étant donné que la route à travers la ville de Loubavitch était utilisée par les citoyens polonais pour migrer en Pologne, les Hassidim l’ont choisie comme l’un des centres pour le passage illégal des citoyens de l’Union soviétique en Pologne.

Sur instruction du Rabbi Schnerson, Nemanov est arrivé avec un groupe de Hassidim en avion de Tachkent à Loubavitch. Nemanov a nommé Leyb ben Peretz Motskin, un homme d’affaires et un important commerçant, à la tête du projet à Loubavitch. Nemanov a donné sa bénédiction au nom du Rabbi Schneerson et lui a proposé de rester en Union soviétique jusqu’à ce que tous les Hassidim soient évacués.

Selon les Hassidim, la bénédiction du Rabbi garantissait la réussite de l’activité et la sécurité personnelle de Motskin. Motskin a dirigé un comité rival qu’il avait créé à Loubavitch. Les membres du comité étaient des Hassidim éminents – Yona Kogan [Cohen], Moshe-Haim Duberbsky, Mendel Futerfas qui a été arrêté par nous, et d’autres.

Ils ont joint à cette entreprise un grand groupe de Hassidim qui étaient responsables des affaires financières, de la préparation de documents, de l’établissement de contacts avec les intermédiaires (fournisseurs de documents), avec la communauté juive de Loubavitch et d’autres affaires organisationnelles.

Parmi ces personnes arrêtées et jugées dans cette affaire se trouvent [Duber] Robinson, [Menahem Mendel] Gourlik, Hinsteyn [?], Lis [?], Meller [?], et d’autres.

L’achat des passeports a été effectué par des hommes d’affaires : Mishka, Pima et Grisha. Les trois avaient de nombreux contacts à Loubavitch.

L’un des moyens d’obtenir des documents était de les acheter auprès de personnes autorisées à émigrer en Pologne mais qui ont choisi de rester en Union soviétique. En outre, des certificats ont été importés de l’étranger et utilisés une fois, puis réutilisés […] [Mendel] Gourlik, membre du comité, a fabriqué de faux documents à Loubavitch. Il a créé environ 20 passeports pour lesquels environ 50 personnes avaient déjà quitté l’Union soviétique. Gourlik a également fabriqué de faux documents pour Futerfas […]

Les Hassidim vivant dans différentes villes de l’Union soviétique ont reçu des informations – par des proches ou des émissaires spéciaux – sur la nécessité de se rendre à Loubavitch et de là, de franchir la frontière. D’autres personnes les rencontraient à Loubavitch et les emmenaient dans des appartements spéciaux où ils résidaient sans enregistrement ou moyennant un pot-de-vin.

Les Hassidim qui arrivaient remettaient leur argent à la caisse du comité, qui achetait ensuite des documents pour le passage de la frontière. Le Rabbi Schnerson a ordonné au comité de restituer l’argent correspondant aux Hassidim une fois qu’ils seraient hors de l’Union soviétique.

Les Hassidim recevaient des documents et des billets de train, franchissaient la frontière en groupes et, lorsqu’ils arrivaient en Pologne, ils signalaient le succès de leur arrivée.

En Pologne, dans la ville de Lodz, un camp de transit dirigé par Its’hak Goldin, qui avait quitté l’Union soviétique au printemps 1946, était opérationnel. Goldin envoyait les Hassidim à Prague, au camp de transit de Tchecoslovaquie, sous la direction de l’émissaire de Schnerson, le Rav Israel Jacobson.

Le Rav Jacobson fournissait à tous les Hassidim des autorisations de voyage vers l’Amérique, les transférant dans la zone sous contrôle américain en Allemagne, puis en France en route vers leur départ pour l’Amérique. Le comité des Hassidim à Loubavitch recevait des messages écrits de Goldin à Lodz les informant qu’un nombre suffisant d’autorisations d’entrée aux États-Unis avait été obtenu.

De cette manière, plus de 100 familles, soit plus de 400 citoyens de l’Union soviétique, ont réussi à s’échapper à l’étranger grâce au comité des Hassidim à Loubavitch.

 

Le dossier d’enquête complet, contenant de nombreux détails captivants, est publié cette semaine dans le magazine « Kfar Habad ».

 

 

Le Rabbi au Pr Haim Doron : « Il est insuffisant qu’un médecin ait une connaissance médicale »

Le Rabbi au Pr Haim Doron : « Il est insuffisant qu’un médecin ait une connaissance médicale »

Le Professeur Haim Doron a occupé le poste de directeur général de la Caisse de santé Clalit (Kupat Holim Clalit) de 1976 à 1988.

En 1976, j’ai été nommé directeur général de la Caisse de maladie générale. Dans le cadre de mes fonctions, j’ai été envoyé en mission dans différentes villes des États-Unis pour donner une série de conférences sur les services de santé en Israël. Ma femme m’a accompagné lors de ce voyage, et pendant notre séjour à New York, nous avons eu l’occasion de rencontrer mon ami M. Yossi Tchernover, alors représentant du ministère de la Défense à New York. Il nous a demandé si nous serions intéressés à rendre visite au Rabbi de Loubavitch. Nous avons accepté avec joie son offre, et il s’est occupé d’organiser une rencontre avec le Rabbi.

La rencontre a eu lieu un dimanche, le 29e jour d’Adar I, à onze heures du soir. Nous avons été conduits dans le bureau où le Rabbi était assis derrière un grand bureau. Nous nous sommes assis en face de lui, de l’autre côté du bureau. Je me souviens que dès le premier instant, nous avons été profondément impressionnés par la personnalité du Rabbi. Nous savions déjà qu’en plus de sa grandeur dans la Torah, il avait également une vaste éducation générale et avait été ingénieur. Bien que nous ayons entendu dire qu’il était une personnalité unique en son genre et un homme de stature et de grandeur, la rencontre en face-à-face avec lui nous a beaucoup marqués.

Je tiens à souligner que j’ai adressé ma première phrase au Rabbi en yiddish, mais il a insisté pour que la conversation se déroule en hébreu. Il était évident qu’il maîtrisait bien la langue. La réunion a duré une heure et vingt minutes, bien plus longtemps que prévu. Je ne me souviens pas exactement combien de temps était prévu à l’origine pour la réunion, mais je me rappelle que le secrétaire est entré à plusieurs reprises pour signaler que le temps était écoulé. Nous sommes arrivés assez tôt lors des heures de réception des invités, et d’autres personnes attendaient après nous. Cependant, le Rabbi a insisté pour couvrir les sujets de notre conversation, prolongeant ainsi la réunion.

La conversation a abordé différents domaines, le premier sujet étant bien sûr celui de la médecine. Comme je l’ai mentionné, j’étais alors président de la Caisse de maladie générale, qui assurait alors plus des trois quarts de la population israélienne avec une assurance maladie. À l’époque, la loi sur l’assurance maladie nationale n’était pas encore en vigueur et l’assurance était volontaire. Le réseau comprenait plus de 1200 cliniques et 14 hôpitaux à travers le pays. Naturellement, le Rabbi me voyait comme quelqu’un avec qui il pouvait discuter de la situation des soins de santé en Israël.

Le Rabbi a soulevé en premier lieu la relation entre le médecin et le patient. Il semblait que le Rabbi avait reçu des informations ou des plaintes selon lesquelles le traitement des médecins envers leurs patients n’était pas toujours adéquat. Il a souligné qu’il ne suffisait pas qu’un médecin maîtrise la théorie médicale, mais qu’il devait également adopter une approche humaine envers le patient en tant qu’individu, au-delà de sa maladie spécifique. Il a évoqué ce que nous appelons aujourd’hui une approche holistique.

Le Rabbi ne s’est pas contenté de mettre en évidence le problème, il a également proposé une solution concrète. Il a avancé le principe selon lequel un médecin devrait être incité à traiter ses patients de manière plus humaine et attentionnée. Cela pourrait être accompli grâce à un système de rendez-vous préalable, où la rémunération du médecin serait déterminée en fonction du nombre de patients inscrits.

Il s’agissait d’une pratique courante aux États-Unis à l’époque, où les médecins étaient rémunérés en fonction du nombre de patients inscrits dans leur cabinet. Ainsi, les médecins étaient incités à investir dans les patients qui les consultaient afin de les garder comme patients réguliers, évitant ainsi qu’ils ne se tournent vers un autre médecin, ce qui aurait un impact sur leurs revenus.

Je dois dire que j’ai été profondément impressionné par la compréhension dont le Rabbi a fait preuve dans le domaine de la relation médecin-patient. Les idées qu’il a proposées n’étaient pas nouvelles pour nous, mais ce qui m’a surpris, c’est que le Rabbi, en tant que personne n’appartenant pas au domaine médical et n’étant pas familière avec le système de santé du pays, ait abordé précisément les points essentiels et proposé les solutions qui seraient éventuellement mises en œuvre dans le système de santé du pays.

Nous avons également discuté d’autres sujets médicaux lors de notre conversation. L’un d’eux portait sur les relations de travail entre les équipes médicales, notamment les médecins et les infirmières. À l’époque, nous commencions à développer fortement le concept de la médecine familiale, où le médecin ne travaillait plus seul, mais faisait partie d’une équipe médicale intégrée comprenant un médecin et une infirmière. Le rôle de l’infirmière était d’investir dans la promotion de la santé, la médecine préventive, le suivi des patients chroniques et les visites à domicile.

Le Rabbi a exprimé son opinion favorable à cette approche, mais il a également souligné un danger potentiel. Il a mis en garde contre le fait de donner aux infirmières le sentiment qu’elles se substituaient aux médecins. Il a rappelé l’importance et le rôle essentiel des infirmières, mais a souligné la nécessité de ne pas leur accorder trop de pouvoirs, car elles ne peuvent pas remplacer les médecins.

En ce qui concerne la question des immigrants, qui a également été abordée lors de notre conversation, le Rabbi a fait une remarque intéressante. Il semblait avoir réalisé qu’un pourcentage significatif des immigrants arrivés massivement dans le pays étaient déçus des réalités auxquelles ils étaient confrontés et avaient fini par émigrer hors d’Israël. Le Rabbi a soutenu qu’il était important, afin de mieux absorber l’immigration et de prévenir le phénomène de fuite des nouveaux immigrants, de mettre l’accent sur le renforcement du lien des nouveaux arrivants avec les valeurs uniques d’Israël, au-delà de simples considérations démocratiques. Il a souligné que, bien que la démocratie soit également présente aux États-Unis, il était crucial de renforcer les valeurs propres à Israël afin de renforcer leur attachement au pays et leur motivation à s’y épanouir.

Un autre point abordé lors de notre conversation portait sur la situation politique du pays. Le Rabbi a exprimé l’importance d’une rotation du pouvoir, affirmant qu’il n’était pas souhaitable que le pouvoir reste trop longtemps entre les mains d’un seul parti ou d’une seule faction. À un certain moment de la conversation, il semblait insinuer que cela devait se produire dans un avenir proche. Il est intéressant de noter qu’en effet, environ un an plus tard, cela s’est concrétisé.

 

Biographie

Haim Doron (Dorchinsky) est né en 1928 à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, fils de Hannah et Moshe Dorchinsky. Il a terminé ses études de médecine à l’Université de Buenos Aires. Depuis sa jeunesse, il était un activiste sioniste et a servi en tant que secrétaire de la confédération des mouvements de jeunesse sionistes en Argentine avant son émigration. Il croyait qu’avec la création de l’État, il fallait monter en Israël. À la fin de 1952, il a fondé une organisation à Buenos Aires pour promouvoir l’émigration de professionnels vers Israël. Au début de 1953, il est monté en Israël avec sa femme Naomi. À son arrivée, il s’est installé à Gvaram et a travaillé comme médecin dans les communautés du Néguev et à Beer-Sheva. De 1960 à 1961, il s’est spécialisé en santé publique à l’Université de Londres. À son retour en 1961, il est devenu le directeur médical régional de la caisse d’assurance maladie générale du Néguev. En 1968, il a été nommé président de la division médicale du centre de la caisse d’assurance maladie générale. Il a occupé ce poste jusqu’en 1976, date à laquelle il a été nommé président du conseil d’administration de la caisse d’assurance maladie générale (et à partir de 1977, président) jusqu’en 1988.