Or Levy, Eli Sharabi et Ohad Ben-Ami ont été libérés samedi après 491 jours de captivité aux mains du Hamas. Leur état de santé, marqué par une malnutrition sévère, témoigne des conditions éprouvantes de leur détention.
Dr Hagar Mizrahi, directrice des services médicaux israéliens, a confirmé que les trois hommes présentent une perte de poids importante. Malgré leur affaiblissement, ils peuvent marcher et communiquer. Les hôpitaux Ichilov et Shiba leur prodiguent actuellement des soins intensifs.
Les retrouvailles avec leurs proches ont été bouleversantes. Ohad Ben-Ami a retrouvé son épouse Raz, elle-même ex-otage libérée en novembre. Or Levy a parlé pour la première fois avec son fils Almog, 3 ans, et a appris le décès de son épouse Einav lors de l’attaque du 7 octobre. Eli Sharabi fait face à une terrible nouvelle : sa femme Lian et ses deux filles Noya (16 ans) et Yahel (13 ans) ont été tuées.
Cette libération s’inscrit dans un accord plus large : 183 prisonniers palestiniens ont été relâchés en échange. Il reste encore 76 otages à Gaza. Trois phases supplémentaires prévoient la libération de 17 autres otages.
La délégation israélienne se rend au Qatar pour poursuivre les négociations, sans mandat pour discuter d’un retrait total de Gaza, exigence du Hamas pour la seconde phase. Le Premier ministre a condamné la mise en scène de la libération par le Hamas, promettant que « ces images choquantes ne resteront pas sans réponse ».
Une nouvelle étape prévoit le retrait israélien de l’axe Netzarim, permettant le retour des Palestiniens dans le nord de Gaza. Les médecins soulignent que malgré les tentatives du Hamas de masquer leur état, les séquelles physiques et psychologiques des otages nécessiteront un suivi prolongé.
Ohed Ben Ami
Or Levi
Eli Charabi
Les familles des otages réagissent aux images choquantes de la libération
Le Comité des familles d’otages a réagi aux images de la « cérémonie » de libération d’Ohad Ben-Ami, Eli Sharabi et Or Levy organisée par le Hamas. « Ces images déchirantes prouvent qu’il n’y a plus de temps à perdre – nous devons les faire sortir tous, jusqu’au dernier. Maintenant! »
La mise en scène orchestrée par le Hamas à Dir al-Balah montre les trois otages, visiblement amaigris et affaiblis, contraints de monter sur une estrade entourés de militants armés. Un membre de la branche militaire du Hamas a supervisé la signature de documents de libération par la Croix-Rouge.
L’organisation terroriste a profité de l’événement pour afficher des messages provocateurs visant le président américain Trump et le Premier ministre Netanyahu. Des banderoles en hébreu approximatif proclamaient « Nous sommes l’après » et « Victoire totale », accompagnées de photos de commandants du Hamas tués pendant la guerre, dont Mohammed Deif et Marwan Issa.
Cette mise en scène cynique, dans une zone où Tsahal n’opère pas au sol, illustre l’instrumentalisation continue des otages par le Hamas, même lors de leur libération.
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Acheinu Kol bais Yisroel, a terrible tragedy has befallen us. A young rabbi, Rabbi Levi Yitzchok Wolosow passed away suddenly leaving behind an expecting mother of 6, and two orphaned children that he adopted. He just sang on stage together with Abraham Fried in the Poconos, And I know we’ll sing again soon with Moshiach! But now we have to hel …
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Join us, on behalf of ganze Klal Yisroel to Storm the Heavens at Shaar Hashamayim. …
Le 10 Chevat 5710 (1950) est le jour où le précédent et sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson de mémoire bénie, quitta ce monde. C’est à cette même date, un an plus tard, que son gendre et cousin, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson lui succéda.
Même s’il ne succéda officiellement à son beau-père qu’un an après son décès, le Rabbi, dès le 10 Chevat 5710-1950, devint, pour tous les ‘Hassidism, celui que l’on consultait pour poser une question ou solliciter une bénédiction
Le monde était alors si différent. Malgré les bouleversements de l’après-guerre, le temps paraissait plus lent. Les Juifs étaient enfermés dans leur indicible douleur, survivants, étrangers à la vie.
Les ‘Hassidim regardaient cependant vers New-York. Là-bas était le plus ferme espoir, la permanence. Mais New York, en ce temps-là, était si loin, un mythe plus qu’une ville réelle pour les autres habitants de la vieille Europe.
le Rabbi, comme un miraculeux surgissement, comme un jaillissement prodigieux d’énergie, donne une autre dimension au temps. Tout va désormais plus vite. Tout est urgence.
D’abord sont renforcées les institutions laissées par le Rabbi précédent. Très vite, une nouvelle dimension apparaît. « Oufaratsta » (« et tu te répandras »): les mots de la promesse faite à Yaakov (Genèse 28. 14) guident l’action. L’enseignement de la ‘Hassidout s’étend au plus loin de ses sources.
Et bientôt naissent les premiers « Beth ‘Habad » qu’on trouvera, vingt ans plus tard, jusque dans les contrées les plus reculées. Puis viennent les différentes campagnes, celle des Téfilines, celle des bougies de Chabbat…
Agir, agir toujours, rendre les Juifs à eux-mêmes, changer quelque chose de ce monde. Le temps tout entier s’accélère. Alors l’horizon rétrécit, les distances se font plus courtes. Les immenses réseaux de communication de la nouvelle modernité, avions à réactions, téléphones automatiques, fax, satellites s’entrecroisent à New-York et là, 770 Eastem Parkway Brooklyn, trouvent leur sens véritable. C’est un peuple innombrable qui peut, à présent, voir le Rabbi, l’entendre, lui parler.
Celui qui a eu le privilège de se rendre la-bas, à Brooklyn, se souvient en son cœur. Lui revient alors l’image du Rabbi dirigeant un chant d’un puissant mouvement du bras. L’histoire alors semble toute entière en mouvement comme lorsque furent pressentis les grands effondrements de l’Est et la libération des Juifs de la nuit soviétique.
Le Rabbi nous a aussi enseigné le mouvement, et même la vitesse. Non pas celle, vaine, qui n’a de sens qu’elle-même et irréaliste le monde, mais la vitesse comme mise en actes, d’une pensée de l’urgence, celle de l’ultime libération. Cette ligne d’arrivée là, bien que proche, n’est pas encore atteinte: plus que jamais, le Rabbi nous demande aujourd’hui de courir à sa rencontre.
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯) ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Bechala’h – L’inspiration fusionnelle de la Chira Source : Likouté Si’hot volume 31, première Si’ha sur Bechala’h
L’origine et la forme du cantique
La Chira, le cantique chanté par les Israélites après la traversée de la mer Rouge, représente un moment unique d’unité spirituelle. Selon le texte, ce chant fut entonné de manière particulière, avec trois approches différentes rapportées par les Sages : 1. La version de Rabbi Akiva : Moïse chantait d’abord, puis le peuple répondait par des refrains courts, à la manière d’un chant responsorial. 2. L’interprétation de Rabbi Eliezer : Le peuple répétait chaque verset après Moïse, comme un écho. 3. La vision de Rabbi Néhémia : Tout le peuple chanta simultanément, dans une parfaite harmonie.
Le rôle central de Moïse
La fonction unique du leader spirituel Le texte souligne le rôle essentiel de Moïse comme initiateur du cantique. Cette position n’est pas anecdotique mais reflète sa fonction unique de « Chef de la génération » (Nassi HaDor). Le texte explique que Moïse possédait la capacité unique de révéler le « point de judéité » (Nekoudat HaYahadout) présent en chaque Juif.
L’unification à travers le leadership
Le texte développe une analogie intéressante en comparant Moïse au cœur du corps : tout comme le cœur distribue le sang de manière égale à tous les organes, Moïse avait la capacité de transmettre une vitalité spirituelle uniforme à tout le peuple.
Les trois niveaux d’unité Le texte présente une progression dans les niveaux d’unité possibles : 1. L’unité fraternelle : Le niveau basique où les Juifs sont unis comme des frères 2. L’unité corporelle : Un niveau plus profond où le peuple fonctionne comme un seul corps 3. L’unité essentielle : Le niveau le plus élevé où l’unité transcende toute différenciation
La joie comme catalyseur
Un aspect particulièrement intéressant est le rôle de la joie dans cette expérience d’unité. Le texte mentionne que « la joie brise toutes les barrières », suggérant que l’état émotionnel positif facilita cette unification spirituelle extraordinaire.
Implications contemporaines
Le texte conclut sur une note messianique, faisant référence à une « Dixième Chira » future qui sera chantée lors de la rédemption finale. Cette perspective suggère que l’unité atteinte lors de la Chira originelle sert de modèle pour l’unité spirituelle à laquelle le peuple juif aspire.
Conclusion
La Chira représente bien plus qu’un simple cantique de victoire. Elle illustre la capacité du peuple juif à atteindre une unité spirituelle transcendante sous la direction du leader authentique, créant ainsi un paradigme d’unité qui résonne à travers les générations.
La prise de risque et l’action sont au cœur de la réussite, nous enseigne ce texte inspiré de la sagesse juive. À travers l’histoire biblique de la traversée de la mer Rouge et les enseignements du Rabbi de Loubavitch, nous découvrons que le succès, qu’il soit personnel ou professionnel, nécessite un acte de foi et d’initiative. Au-delà de la simple attente passive d’un miracle, c’est dans la combinaison de l’effort humain et de la providence divine que réside la clé de l’accomplissement.
La vie nous oblige à prendre des risques et à saisir les opportunités qui nous attendent. Si nous voulions tout savoir à l’avance, que resterait-il pour la foi ?
Nos sages ont dit que trois choses sont difficiles pour D.ieu : « Faire des unions est aussi difficile que la séparation de la mer Rouge » et « Assurer la subsistance de l’homme est aussi difficile que la séparation de la mer Rouge ».
Il était difficile pour D.ieu de séparer les eaux de la mer, et il continue d’être difficile, pour ainsi dire, d’unir un homme à sa femme et de diriger une personne vers son gagne-pain.
La question se pose : comment peut-on attribuer une difficulté à D.ieu ? N’a-t-il pas créé l’univers entier en six jours courts, de l’homme aux oiseaux du ciel, des créatures terrestres au soleil et à la lune ?
Et si quelque chose Lui est difficile, pourquoi précisément ces trois tâches – la séparation de la mer, trouver un conjoint et la subsistance – et non des créations plus complexes comme la création des étoiles ou la formation de poux plus petits qu’un grain d’orge lors de la troisième plaie en Égypte ?
Le secret de l’effort
Le Rabbi de Loubavitch écrit une explication précise et pleine de sagesse (Igrot Kodesh 8/276). La difficulté réside dans le fait d’amener les gens à sauter à l’eau, par foi dans les opportunités qui se présentent à eux.
Tout un peuple se tenait devant la mer et entendit l’ordre clair : « Parle aux enfants d’Israël pour qu’ils avancent ». Avancez vers le Mont Sinaï et ne perdez pas de temps en chemin. Mais tous restèrent figés sur place. Ils reculèrent devant les eaux puissantes qui déferlaient devant leurs yeux et choisirent l’évitement, un comportement passif.
Jusqu’à ce qu’un homme courageux sorte de la foule et saute. Nahshon ben Aminadav, prince de la tribu de Juda, courut en avant, et alors l’impensable se produisit : la mer se fendit et s’ouvrit devant Israël.
Il en va de même pour trouver un conjoint et sa subsistance. D.ieu agit pour nous apporter ce dont nous avons besoin. Il envoie notre moitié pour nous rencontrer, Il envoie des offres d’emploi dans notre boîte mail, mais nous restons figés et choisissons l’évitement. Nous craignons l’inconnu et préférons attendre qu’un miracle nous arrive.
Mais dans la vie, il faut prendre des risques et sauter à l’eau. Car la vie est un partenariat entre l’homme et D.ieu : l’homme fait tout ce qui dépend de lui, et alors D.ieu accorde de Son infinie bonté, plusieurs fois plus que les efforts limités de l’homme.
Les anciens écrivent des choses profondes : « L’effort est nécessaire – mais pas suffisant ». L’homme a l’obligation halakhique de faire tout ce qui dépend de lui pour réussir, mais l’effort n’apporte pas le succès. Il ne cause pas le résultat, il n’est qu’un récipient pour la bénédiction qui descend d’en haut.
C’est pourquoi il n’y a pas de lien entre la mesure de l’effort et la mesure du succès. Le fait que l’information disponible à l’homme soit limitée ne limite pas l’aide divine. Dans la mesure où l’homme fait tout ce qui dépend de lui pour réussir – il a créé le récipient nécessaire pour la pluie qui tombe d’en haut, qui sera sans commune mesure avec la taille limitée du récipient en bas.
Le doigt de D.ieu
Le Rabbi en a donné un exemple avec l’histoire de Rabbi Hanina ben Dossa :
À l’époque du Second Temple, tous les habitants de la ville se rassemblèrent avec enthousiasme, portant des offrandes votives pour monter à Jérusalem. Rabbi Hanina, qui était très pauvre, désirait apporter quelque chose au Temple et ne pas monter les mains vides, mais il n’avait pas un sou. Il trouva une pierre qui ne coûtait rien, la nettoya, la tailla et la polit en l’honneur du Temple.
Mais comment monterait-il cette lourde pierre à Jérusalem ? Les porteurs demandaient beaucoup d’argent et il était à nouveau bloqué. Soudain apparurent cinq hommes, qui étaient des anges envoyés d’en haut, et proposèrent de monter la pierre contre un petit paiement qu’il avait sur lui. Mais ils posèrent une condition : Rabbi Hanina devait mettre son doigt sous la pierre et les aider à porter le fardeau. Rabbi Hanina mit son doigt et en un instant se retrouva à Jérusalem, et les porteurs disparurent comme s’ils n’avaient jamais existé.
À quoi servait de mettre le doigt qui ne pouvait pas porter le fardeau ? Le Rabbi écrit (Igrot Kodesh 6/356) : « De là nous apprenons que l’homme doit commencer le travail, même si selon la logique humaine il ne voit pas comment la chose pourra se réaliser, et s’il le fait sincèrement – il réussit ». L’homme doit tendre son petit doigt, et après qu’il a fait sa part, D.ieu complète le reste pour le bien et la bénédiction.
Les chapitres 13 à 17 de la Paracha de Bechala’h retracent une période charnière de l’histoire du peuple hébreu, depuis sa sortie physique d’Égypte jusqu’à ses premières épreuves en tant que nation libre. Ce récit fondateur dépeint la transition dramatique d’un peuple d’esclaves vers une nation guidée par D.ieu, à travers des événements miraculeux et des défis qui façonneront son identité. De la traversée spectaculaire de la Mer des Joncs à la première bataille contre Amalek, en passant par l’institution de lois fondamentales comme le Chabbat, ces chapitres illustrent la mise en place progressive d’une relation unique entre D.ieu et son peuple, marquée par des interventions divines directes et l’apprentissage parfois difficile de la confiance et de la foi.
1. LA SORTIE D’ÉGYPTE ET LE CHEMIN DU DÉSERT
Dans sa sagesse divine, l’Éternel choisit un itinéraire détourné pour le peuple d’Israël, évitant délibérément le chemin direct par le pays des Philistins. Cette décision stratégique visait à protéger un peuple nouvellement libéré des épreuves d’une guerre prématurée qui aurait pu le décourager et le pousser à retourner en Égypte. La présence divine se manifeste de manière tangible à travers une colonne de nuée le jour et une colonne de feu la nuit, guides constants du peuple. Ce départ est également marqué par un acte de fidélité historique : Moïse emporte les ossements de Joseph, accomplissant ainsi le serment fait aux ancêtres. La première étape de ce voyage s’achève à Étam, aux confins du désert, marquant symboliquement le passage de la civilisation au désert.
2. LA POURSUITE DE PHARAON
Le drame se noue lorsque Pharaon, regrettant la perte de ses esclaves, décide de poursuivre les Israélites. Sa réaction illustre le combat entre la volonté divine et le pouvoir humain. La mobilisation égyptienne est impressionnante : 600 chars d’élite, accompagnés de l’ensemble de l’armée, témoignent de la détermination de Pharaon à reprendre le contrôle de son ancien peuple d’esclaves. Les Israélites se retrouvent dans une situation apparemment désespérée, pris en étau entre l’armée égyptienne et la mer. Leur réaction de peur et leurs reproches à Moïse révèlent la fragilité de leur foi naissante et les séquelles de siècles d’esclavage.
3. LE MIRACLE DE LA MER DES JONCS
Le passage de la Mer des Joncs représente le point culminant de la libération d’Égypte. Face à la panique du peuple, D.ieu ordonne à Moïse d’étendre son bâton sur la mer. Le miracle qui s’ensuit est double : d’abord, la séparation surnaturelle des eaux créant un passage à sec, puis l’intervention de la colonne de nuée qui s’interpose entre les Israélites et les Égyptiens, protégeant les premiers tout en désorientant les seconds. La traversée elle-même est décrite avec des détails saisissants : les eaux dressées « comme une muraille à leur droite et à leur gauche », soulignant le caractère extraordinaire de l’événement. L’anéantissement final de l’armée égyptienne, lorsque les eaux reprennent leur place, marque la rupture définitive avec l’esclavage.
4. LE CANTIQUE DE LA MER
Cette victoire miraculeuse inspire un chant qui deviendra l’un des textes poétiques les plus célèbres de la Bible. Le Cantique de la Mer, composé par Moïse, est à la fois une célébration de la victoire et une profession de foi. Les images poétiques qu’il emploie – « Il a jeté dans la mer cheval et cavalier » – sont devenues emblématiques. Le chant ne se contente pas de décrire le miracle passé, il projette également ses conséquences futures sur les nations environnantes. La participation spéciale des femmes, menées par Myriam, avec danses et tambourins, souligne le caractère collectif et joyeux de cette célébration, marquant la naissance d’une tradition de louange qui perdure.
5. LES PREMIÈRES ÉPREUVES DU DÉSERT : L’EAU
Le périple dans le désert commence par une série d’épreuves liées à l’eau, élément vital. À Marah, les eaux amères deviennent potables grâce à l’intervention divine à travers un morceau de bois, miracle qui s’accompagne de l’établissement des premières lois. Ce moment marque le début de l’apprentissage de la confiance en D.ieu. L’arrivée à l’oasis d’Élim, avec ses douze sources et soixante-dix palmiers, offre un répit symbolique, les nombres évoquant les douze tribus et les soixante-dix anciens d’Israël. La nouvelle crise de l’eau à Refidim, résolue par le miracle du rocher frappé, confirme le motif récurrent de l’épreuve suivie de la délivrance divine.
6. LA MANNE ET LES CAILLES
L’épreuve de la faim dans le désert révèle à nouveau la fragilité de la confiance du peuple, qui regrette les « marmites de viande » d’Égypte. La réponse divine est double : des cailles le soir et la manne le matin, instaurant un nouveau régime alimentaire miraculeux. La manne, décrite comme « fine comme le givre », devient le symbole de la providence divine quotidienne. Son mode de collecte établit des principes fondamentaux : la confiance quotidienne en D.ieu, l’égalité devant la subsistance (chacun recevant un omer), et surtout l’institution du Chabbat. La double portion du sixième jour et l’absence de manne le septième jour constituent la première expérience concrète du repos hebdomadaire. La conservation d’un omer de manne dans un flacon, devant l’arche, servira de témoignage pour les générations futures.
7. L’ATTAQUE D’AMALEK
L’affrontement avec Amalek à Refidim marque la première bataille militaire des Israélites en tant que peuple libre. Cette guerre révèle une nouvelle dimension de leur relation avec D.ieu : la nécessité de combiner action humaine et intervention divine. Josué mène le combat physique tandis que Moïse, sur la colline, maintient ses mains levées vers le ciel avec l’aide d’Aaron et Hour. Cette scène illustre l’interdépendance entre l’effort terrestre et le soutien céleste. La victoire n’est obtenue que par la conjugaison de ces deux dimensions, établissant un modèle pour les futures batailles d’Israël.
8. LES CONSÉQUENCES SPIRITUELLES
L’ensemble de ces événements établit des fondements durables pour l’identité d’Israël. La guerre contre Amalek devient paradigmatique : le décret divin d’une guerre perpétuelle contre ce peuple symbolise la lutte éternelle contre les forces qui s’opposent au plan divin. La construction d’un autel commémoratif, nommé « L’Éternel est mon miracle », et l’ordre d’écrire ces événements instituent une mémoire active de ces expériences fondatrices. Plus profondément, ces chapitres établissent le modèle d’une relation unique entre D.ieu et Israël, caractérisée par des cycles d’épreuve, de doute, d’intervention divine et de renouvellement de la foi. Cette période initiale du désert pose ainsi les bases spirituelles et pratiques de l’alliance qui sera formellement conclue au Sinaï.
À l’approche du 10 Chevat, des Chlou’him et directeurs d’institutions Habad se sont réunis pour une soirée exceptionnelle de partage et d’inspiration dans la grande bibliothèque du 770 de Kfar Habad.
Dans une atmosphère électrisante qui s’est prolongée jusqu’aux premières heures du jour, les leaders du mouvement Habad en Israël se sont rassemblés pour une soirée historique de communion spirituelle. L’événement, orchestré par le président de l’Association des Hassidim Habad, le Rav Yossef Itshak Aharonov, a marqué les esprits par son intensité et sa portée symbolique.
La rencontre a été honorée par la présence du Grand Rabbin d’Israël, le Rav Kalman Bar, ainsi que d’éminentes personnalités rabbiniques, dont le Rav Meir Ashkenazi, autorité spirituelle de Kfar Habad, et le Rav Tzvi Grinblat, émissaire principal en Argentine. Le ministre de Jérusalem et des Traditions d’Israël, le Rav Meir Porush, a également participé à l’intégralité de la soirée, témoignant de son soutien aux activités du mouvement.
Dans son discours d’ouverture, le Rav Aharonov a souligné l’importance particulière de ce rassemblement : « En cette période cruciale, à l’approche du 75e anniversaire du 10 Chevat, nous renforçons nos actions avec une vigueur renouvelée. Une équipe dévouée travaille sur des programmes ambitieux visant à étendre notre mission éducative et spirituelle à travers tout Israël. »
La soirée a été rythmée par des interventions passionnées, des chants traditionnels hassidiques et des moments de partage intense, reflétant la vitalité d’un mouvement en constante expansion. Les participants sont repartis galvanisés, prêts à poursuivre leur mission avec un enthousiasme décuplé, portés par l’héritage spirituel du Rabbi de Loubavitch.
Des milliers d’étudiants du réseau éducatif Ohalei Yossef Its’hak se sont réunis ces jours-ci au Heichal Shlomo de Tel Aviv pour célébrer le 75e anniversaire du 10 Shevat, une date importante dans le calendrier hassidique. L’événement a été marqué par une production musicale exceptionnelle et des chorégraphies entraînantes qui ont captivé l’ensemble des participants.
Le rassemblement, qui s’inscrit dans une série de célébrations historiques, a mis en valeur la vitalité et le dynamisme de cette institution éducative majeure en Israël. La production artistique, fruit d’un travail minutieux, a su allier tradition et modernité, offrant aux spectateurs un spectacle à la fois divertissant et porteur de sens.
Les danses, spécialement chorégraphiées pour l’occasion, ont illustré l’unité et l’enthousiasme qui caractérisent la communauté éducative d’Ohalei Yossef Its’hak. Les performances ont démontré le talent des élèves et l’investissement des équipes pédagogiques dans la préparation de cet événement marquant.
Cette célébration témoigne de l’importance du réseau Habad « Ohalei Yossef Its’hak » dans le paysage éducatif israélien et de sa capacité à transmettre les valeurs traditionnelles tout en embrassant des formes d’expression contemporaines. Le succès de ces rassemblements confirme la pertinence de son approche pédagogique et son rôle central dans la formation des futures générations.
La documentation photographique de l’événement permet de partager ces moments mémorables avec un public plus large et de conserver une trace de cette célébration historique qui marque un jalon important dans l’histoire de l’institution.
Le président américain ne revient pas sur son plan de transfert et de prise de contrôle de Gaza, et affirme qu’il n’y a pas besoin de soldats américains dans la bande de Gaza. Dans un message publié, il a écrit qu’à la fin des combats, « les Palestiniens seront déjà dans de bien plus belles communautés dans la région », avec « une opportunité de bonheur et de liberté ». C’est alors seulement, selon lui, que les États-Unis commenceront la reconstruction : « Ce sera l’un des plus grands et des plus impressionnants développements au monde »
Le président des États-Unis Donald Trump ne revient pas sur son plan de prise de contrôle de la bande de Gaza – et contrairement à ses propos lors de la conférence de presse dramatique où il l’a annoncé, il précise maintenant que « des soldats américains ne seront pas nécessaires ». Dans un message publié à midi (jeudi) sur son réseau social Truth Social, Trump a écrit dès le début : « Israël remettra la bande de Gaza aux États-Unis à la fin des combats ».
Tout en attaquant le leader de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, Trump a ajouté : « Les Palestiniens, des gens comme Chuck Schumer, seront déjà dans des endroits beaucoup plus sûrs et dans de bien plus belles communautés de la région, avec des maisons neuves et modernes. Ils auront vraiment l’opportunité d’être heureux, en sécurité et libres ». Selon le président, « les États-Unis, en collaboration avec d’excellentes équipes de développement du monde entier, commenceront lentement et prudemment la construction de ce qui deviendra l’un des plus grands et des plus impressionnants développements au monde. Aucun soldat américain ne sera nécessaire ! La stabilité régnera dans la région !!! »
Dans ce qui semble être une première réaction au message de Trump, quelques minutes plus tard, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré qu’il continue de rejeter toute proposition de transfert. « La Palestine n’est pas à vendre, le peuple palestinien et ses dirigeants ne permettront pas que les catastrophes de 1948 et 1967 se répètent », a déclaré son porte-parole Nabil Abu Rudeineh.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abd al-Aati a également rejeté aujourd’hui la proposition. « Les préparatifs pour la mise en œuvre du plan de réhabilitation précoce ont commencé, afin de garantir que les Palestiniens de Gaza restent sur leur terre », a-t-il déclaré lors d’une conversation avec son homologue bahreïni. « Des efforts égyptiens intensifs sont en cours pour pousser à la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza dans ses trois phases », a-t-il ajouté.
Rappelons que Trump a stupéfié le monde entier lorsqu’il a annoncé lors d’une conférence de presse hier à l’aube à la Maison Blanche, aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu, son plan dramatique d’évacuation d’environ 2 millions d’habitants de Gaza et de prise de contrôle américaine. Bien que le président promeuve depuis longtemps l’idée d’un transfert pour les Gazaouis, malgré la ferme opposition des pays arabes dont il attend qu’ils les accueillent, il n’avait d’abord parlé que d’un déplacement temporaire pour reconstruire les importants dégâts causés par la guerre – et lors de la conférence de presse, il a surpris en appelant non seulement à l’évacuation permanente de tous vers d’autres pays (« une région ou douze » selon ses termes), mais a également déclaré ouvertement et à partir d’un texte écrit : « Les États-Unis prendront le contrôle de Gaza, nous en serons les propriétaires ».
Trump a dit qu’il avait l’intention de « raser » Gaza, de la reconstruire et d’y créer une zone économique « internationale » – tout en soulignant le grand potentiel économique qui existe selon lui dans ce territoire. « Elle pourrait devenir la Riviera du Moyen-Orient », a-t-il dit. Il n’a pas non plus exclu l’envoi de soldats américains dans la bande de Gaza : « Nous ferons ce qui est nécessaire », a-t-il promis. Hier soir, face au choc mondial et aux critiques, même de nombreux républicains, sur ce qui semblait être une contradiction totale avec ses promesses de campagne électorale d’éviter des aventures militaires inutiles et coûteuses, la porte-parole de la Maison Blanche Caroline Levitt a déjà précisé qu’il n’y avait pas l’intention d’envoyer des soldats dans la bande de Gaza, ni d’investir des sommes importantes du Trésor américain pour réaliser ce plan.
Levitt a également affirmé que l’évacuation proposée est temporaire pour la reconstruction de Gaza, et non permanente comme Trump lui-même l’avait dit quelques heures plus tôt (il avait même précisé que sa vision incluait une « propriété à long terme » de la bande de Gaza). Le secrétaire d’État Marco Rubio a également affirmé cette nuit que l’évacuation serait temporaire – tout comme le Premier ministre Netanyahu, qui a salué l’idée dans une interview cette nuit sur Fox News. « Ils pourront partir, puis revenir. Qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? », a dit Netanyahu, « C’est la meilleure idée que j’ai entendue ». Le ministre de la Défense Israel Katz a également adopté le plan et a annoncé ce matin qu’il avait ordonné à Tsahal de préparer un plan pour permettre un « départ volontaire » des habitants de Gaza, « y compris des arrangements spéciaux pour les départs par mer et par air ».
En Égypte et en Jordanie, l’idée d’évacuation de Gaza a été rejetée même après que Trump a révélé son plan, mais selon un rapport cette nuit sur CNN, le président croit « personnellement » que les deux pays finiront par accepter d’accueillir des habitants de Gaza sur leurs territoires. Il l’a lui-même souligné lors de cette même conférence de presse avec Netanyahu. « J’ai le sentiment que même s’ils ont dit non, le roi en Jordanie et le président d’Égypte ouvriront leur cœur et nous donneront le type de terre dont nous avons besoin pour faire cela et pour que les gens puissent vivre en paix et en harmonie », a déclaré Trump, faisant référence au roi de Jordanie Abdallah et au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Il dispose bien sûr d’importants leviers de pression sur l’Égypte et la Jordanie, qui dépendent largement de l’aide financière américaine, et la question devrait être au centre de la rencontre la semaine prochaine à la Maison Blanche entre lui et le roi Abdallah.
Le plan a été gardé dans le plus grand secret jusqu’à sa révélation lors de la conférence de presse avec Netanyahu, et de nombreux hauts responsables de la nouvelle administration américaine n’en avaient pas connaissance – selon CNN, même le secrétaire d’État Marco Rubio en a entendu parler en regardant la conférence de presse à la télévision, lors de sa visite en Amérique centrale. Netanyahu lui-même, selon le « New York Times », a été surpris lorsqu’il a été informé de l’intention d’annoncer le plan peu avant que lui et Trump ne sortent devant les journalistes à l’issue de leur rencontre à la Maison Blanche.
Seuls quelques proches de Trump connaissaient son plan, et selon le « New York Times », le président a discuté avec eux de l’idée d’une propriété américaine sur Gaza pendant plusieurs semaines. L’élaboration de l’idée, selon les rapports, s’est « accélérée » après la visite de son envoyé au Moyen-Orient Steve Whitcoff à Gaza la semaine dernière, visite après laquelle il est revenu avec des impressions très sombres sur la situation à Gaza – et les a transmises au président. Selon le rapport de CNN également, il a été très influencé par les descriptions de Whitcoff concernant l’ampleur des destructions à Gaza, que Trump décrit souvent comme un « site de démolition » dangereux impropre à l’habitation. La visite de Whitcoff a été décrite dans le rapport comme le « point tournant ».
Le « Times » a souligné que bien que Trump ait réfléchi à la question pendant une période relativement longue, aucune discussion n’a eu lieu dans l’administration pour élaborer un plan détaillé, du moins jusqu’à ce qu’il l’annonce publiquement. « Il n’y avait rien d’autre qu’une idée dans l’esprit du président », indique le rapport. Selon les sources qui se sont entretenues avec CNN également, l’idée d’évacuer tout Gaza et d’en faire une propriété américaine est venue du président lui-même, preuve supplémentaire de la façon dont chez Trump, de nombreux plans émergent d’abord dans son esprit, et non par la voie traditionnelle où des experts de l’administration développent progressivement des propositions qui remontent par les canaux habituels jusqu’à la décision dans le Bureau ovale.
Dans les pages du magazine « Kfar Chabad », le Rav Michael Taieb livre un témoignage poignant sur les mois qui ont suivi son accident. Son récit, empreint d’une profonde spiritualité, nous éclaire sur la force que peut apporter la foi dans les moments d’adversité.
En ce quinze Av, rien ne laissait présager le drame. Le Rav Taieb circulait à scooter dans les rues de la ville, probablement l’esprit déjà tourné vers ses prochains cours et rencontres avec ses fidèles. C’est alors qu’une voiture surgit brutalement. Le choc est d’une violence inouïe.
« Je me suis retrouvé projeté sur le bitume brûlant », se remémore-t-il, la voix encore teintée d’émotion. « En une fraction de seconde, j’ai compris que ma vie venait de basculer. » Les secours, rapidement sur place, confirment la gravité de la situation : fracture complexe de la hanche nécessitant une intervention chirurgicale immédiate. « Si je remercie l’Éternel que les conséquences n’aient pas été plus dramatiques – car elles auraient pu l’être – je dois reconnaître que cet événement a bouleversé tout mon quotidien. »
La suite s’avère être un parcours semé d’épreuves. La rééducation, particulièrement éprouvante, met à rude épreuve sa patience et sa détermination. « Les chirurgiens ont dû implanter plusieurs vis dans l’os pour consolider l’articulation », explique-t-il. « Ces broches sont devenues mes fidèles compagnes, particulièrement sensibles aux caprices de la météo. Chaque vague de froid, chaque jour de pluie réveille des douleurs lancinantes. » Avec une humilité touchante, il ajoute : « Bien sûr, comparées aux épreuves que traversent certains, mes difficultés peuvent sembler dérisoires. Mais chaque jour apporte son lot de défis à surmonter. »
C’est dans cette adversité que les enseignements hassidiques, étudiés et enseignés depuis tant d’années, prennent une dimension nouvelle. « Allongé sur le bitume brûlant, ma première réaction fut la colère », confie-t-il. « Je voyais tous mes projets s’écrouler comme un château de cartes. Les cours que je devais donner, les événements prévus, les accompagnements spirituels… tout semblait soudain hors de portée. »
Mais c’est précisément dans ce moment de désarroi que resurgirent les paroles du Rav Nissan Nemanov : « Toute une vie d’étude de la Hassidout prépare à ces cinq minutes d’épreuve… » Cette maxime, souvent citée dans les cercles hassidiques, prenait soudain une résonance particulière. « Les textes sacrés, le Tanya en particulier, et par-dessus tout la grâce divine, sont devenus mes véritables soutiens », témoigne-t-il. « Ce n’était plus de la théorie, mais une réalité vivante qui me portait jour après jour. »
Dans cette traversée de l’épreuve, le lien spirituel avec le Rabbi s’est révélé être une source intarissable de réconfort. « Chaque jour, matin et soir, je lui écrivais », raconte le Rav Taieb avec une émotion palpable. « Ces moments d’écriture étaient bien plus qu’un simple exercice spirituel. C’était une véritable conversation intime avec un père bienveillant. Car qui mieux qu’un père spirituel peut comprendre nos peines et nos progrès ? Sa présence, bien qu’invisible, m’a guidé et soutenu tout au long de ce parcours. »
Sa dernière visite au Ohel du Rabbi, remonte à la veille du Chabbat bénissant le mois de Tamouz 5784. L’évocation de ce lieu sacré fait briller ses yeux d’une lueur particulière : « L’Ohel a quelque chose de unique », murmure-t-il presque. « On frappe doucement à la porte avant d’entrer, comme pour demander la permission de pénétrer dans ce sanctuaire de paix. Là-bas, une tranquillité profonde vous envahit. Les fardeaux s’allègent mystérieusement, les blessures trouvent leur baume. C’est un espace hors du temps où l’on peut tout confier, car notre père saint nous écoute, nous soutient et nous bénit avec une tendresse infinie. »
À travers ce témoignage poignant, le Rav Taieb nous livre bien plus qu’un simple récit de convalescence. Il nous offre une leçon universelle sur la manière dont la foi peut transformer une épreuve en opportunité de croissance spirituelle. Son histoire nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, une lumière peut jaillir, illuminant non seulement notre propre chemin, mais aussi celui des autres.