LE NOM DE MACHIA’H – Ynon dans tous ses états : Yossef – Rav Peretz et Fabrice
Ami fidèle du peuple juif depuis de nombreuses années, Huckabee et son épouse Janet se sont recueillis sur ce lieu saint visité par environ un million de personnes chaque année. Situé dans l’ancien cimetière de Montefiore, le Ohel est ouvert 24h/24 et 7j/7, accueillant depuis longtemps aussi bien des citoyens ordinaires que des dirigeants mondiaux, juifs et non-juifs, venus prier, chercher l’inspiration ou trouver du réconfort. Des millions d’autres personnes du monde entier envoient leurs prières et supplications écrites à le Ohel par courrier électronique ou postal.
Le couple Huckabee a prévu d’assister plus tard dans la journée à une réception donnée en leur honneur par la Fondation du Patrimoine d’Israël. Ils ont été escortés à le Ohel par le Rav Dr. Joseph Frager, vice-président exécutif de la Fondation du Patrimoine d’Israël, accompagné de son épouse Karen, et par le Rav Dovid Katz, directeur exécutif, avec son épouse Chaya. Étaient présents pour les accueillir le Rav Motti Seligson, porte-parole de Chabad-Loubavitch; le Rav Sholom Duchman, directeur exécutif de Colel Chabad, principale ONG de sécurité alimentaire en Israël; et le Rav Zalman Duchman, avec le Rav Yossi Vogel, de l’Institut Rohr d’Études Juives. Le Rav Elie et Dr. Naama Weinstock, Rav principal du Centre Juif d’Atlantic Beach à Long Island, complétaient la délégation.
Après s’être recueilli à l’intérieur du Ohel, Huckabee a visité les lieux de repos de l’épouse du Rabbi, la Rebbetzin Chaya M. Schneerson, de mémoire bénie, et celui de la mère du Rabbi, la Rebbetzin Hanna Schneerson, de mémoire bénie.
Huckabee a été nommé le 12 novembre de l’année dernière par le président Donald Trump pour servir comme ambassadeur en Israël. Ses auditions, pour faire passer sa nomination du comité à un vote du Sénat complet, doivent commencer cette semaine.
« Après avoir visité le Ohel, je suis encore plus confiant que tout se passera bien, » a déclaré Huckabee.
« J’ai été aussi surpris que n’importe qui quand j’ai reçu l’appel et que le Président m’a demandé du faire… », a confié Huckabee à Arutz Sheva dans une interview après sa nomination. « Malgré ma surprise initiale, je n’ai jamais douté que si on me le demandait, ce serait une façon de servir mon pays et mon président, mais aussi une manière de servir cette relation [entre les États-Unis et Israël] qui est incroyablement importante pour moi… C’est pourquoi je ressens non seulement un grand enthousiasme, mais aussi une réaction profondément émotionnelle face à cette nomination, car je la considère comme une vocation. »
Huckabee entretient une relation de deux décennies avec le Rav Pinchus et Esther Hadassah Ciment, directeurs de Chabad-Loubavitch dans son État natal de l’Arkansas. En 1996, Huckabee est devenu le premier gouverneur de l’État à participer à l’allumage public de la menorah de Hanoukka organisé par Chabad à Little Rock. Il l’a refait à la fin de l’année dernière, lorsqu’il a remplacé sa fille, Sarah Huckabee Sanders – l’actuelle gouverneure de l’Arkansas – pour allumer la menorah avec Chabad of Arkansas lors de la première nuit de Hanoukka.
« Vous n’avez pas pu avoir un Maccabée, alors vous avez un Huckabee ce soir, » a plaisanté l’ancien gouverneur devant une foule de plus de 200 personnes, déclenchant des éclats de rire.
« M. Huckabee est un véritable agent de pirsumei nisa, » a déclaré le Rav Ciment à l’époque, faisant référence à la mitzvah de publiciser le miracle de Hanoukka auprès du plus grand nombre possible. « Son engagement à être ici avec nous, alors même qu’il se prépare à entreprendre son important travail en Israël, n’échappe pas aux Juifs de l’Arkansas. »
En parlant de son futur rôle à Arutz Sheva, Huckabee a souligné sa profonde conviction quant à l’intégrité de la Terre d’Israël, que D.ieu a donnée au peuple juif. « Je n’ai jamais accepté d’utiliser le terme ‘Cisjordanie’, » a-t-il affirmé. « Cela n’existe pas. Je parle de Judée et de Samarie. Je dis aux gens qu’il n’y a pas ‘d’occupation’. C’est une terre occupée par les personnes qui en détiennent légitimement l’acte de propriété depuis 3 500 ans, depuis l’époque d’Abraham. »
Une mélodie née de l’émotion collective
Composée par Aharon Sitbon lui-même, cette œuvre musicale résonne avec une intensité particulière dans la période complexe que nous traversons. Les paroles, signées par le duo talentueux Eli Klein et Itzi Berry, qui ont également arrangé le morceau, traduisent l’aspiration universelle à la paix et à la guérison.
La musique d’Aharon Sitbon se distingue par sa capacité à fusionner les mélodies traditionnelles hassidiques avec des arrangements contemporains accessibles à tous. Dans « Tefila LéChalom », les cordes majestueuses s’entrelacent avec des motifs de guitare délicats, créant une atmosphère à la fois solennelle et intimiste. Les harmonies vocales, subtilement disposées tout au long du morceau, renforcent la dimension spirituelle de cette prière musicale.
L’intensité émotionnelle de la mélodie épouse parfaitement les paroles, atteignant son apogée lors du refrain où la voix puissante d’Aharon s’élève, portée par l’arrangement orchestral. Cette progression musicale reflète le chemin émotionnel du texte – de la douleur à l’espoir, du questionnement à la foi retrouvée.
À travers cette composition, Aharon Sitbon exprime une pensée qui habite de nombreux cœurs : « Cela fait longtemps que nous luttons, et nous n’avons pas encore atteint une victoire complète… Peut-être y parviendrons-nous, mais malheureusement, ce chemin exige de lourds sacrifices. C’est pourquoi nous prions – Aie pitié de nous, Père, aie pitié, envoie-nous la rédemption véritable et complète très bientôt. »
Cette sincérité sans filtre, cette vulnérabilité assumée dans les paroles, fait écho aux sentiments de nombreuses personnes confrontées à des situations difficiles. C’est précisément cette authenticité qui permet à « Tefila LéChalom » de transcender les barrières culturelles et religieuses pour toucher l’âme de chaque auditeur. La mélodie devient alors un vecteur universel d’émotion et d’espérance, offrant un espace de recueillement et de réflexion dans un monde souvent trop bruyant.
Des paroles empreintes de douleur et d’espérance
« Tephila LeShalom » n’est pas qu’une simple chanson, c’est une véritable prière musicale qui résonne avec les émotions de tous ceux qui vivent des moments difficiles. Les paroles, écrites par Eli Klein et Itzi Berry, captent avec une sensibilité rare la dualité des sentiments qui habitent tant de cœurs :
« Les larmes ne sont pas encore séchées
L’espoir n’est pas encore perdu
Chaque murmure de prière et de demande
Est entendu là-haut dans les cieux
À l’horizon se couche le soleil
Oubliant ce qui fut
Dans le cœur, des images, des souvenirs de guerre
Et un peuple qui cherche le réconfort »
Le refrain, point culminant émotionnel du morceau, porte la supplication centrale :
« Regarde Ton peuple Israël
Envoie le salut et la protection
Donne Ta bénédiction, Ton amour
Aie pitié de nous, Père, aie pitié »
La seconde partie évoque les « enfants qui retournent chez eux » et « la foi qui illumine leur chemin », tandis qu’un « peuple crie pour la rédemption maintenant », implorant que cette prière soit entendue. Ces paroles traduisent avec justesse l’aspiration universelle à la paix et à la guérison après l’épreuve, tout en conservant la profondeur spirituelle propre à la tradition juive.
Cette combinaison d’émotions brutes – la douleur non cicatrisée mais aussi l’espoir persistant – donne à « Tephila LeShalom » sa force particulière et sa résonance avec les auditeurs de tous horizons.
La voix caractéristique d’Aharon Sitbon, avec ses inflexions profondes et sa chaleur enveloppante, constitue l’âme véritable de ce morceau. Teintée d’une mélancolie contrôlée qui n’exclut jamais l’espoir, elle possède cette qualité rare de pouvoir exprimer simultanément la douleur et la foi. Les nuances vocales qu’il déploie tout au long du titre – tantôt douces et introspectives dans les couplets, tantôt puissantes et affirmées dans le refrain – créent une narration émotionnelle qui guide l’auditeur à travers un véritable voyage spirituel.
L’arrangement musical qui soutient cette interprétation magistrale témoigne d’un travail d’orfèvre. Les producteurs Eli Klein et Itzi Berry ont construit un écrin sonore où chaque instrument trouve sa place avec précision. Les violons de Baskay Records apportent une dimension cinématographique aux moments les plus intenses, tandis que la mandoline d’Avi Singolda ajoute des touches de lumière qui évoquent subtilement l’espérance. La section rythmique, composée de Barak Aharon à la batterie et d’Alon Hillel à la basse, offre une assise solide qui ancre le morceau dans une gravité mesurée sans jamais l’alourdir.
Cette alchimie entre voix et instruments transmet le message de « Tephila LeShalom » avec une émotion si palpable, si authentique, qu’elle transcende les barrières culturelles et religieuses. Même sans comprendre les paroles, l’auditeur est touché par la sincérité qui émane de chaque note, de chaque vibration vocale. C’est cette universalité émotionnelle qui fait de cette œuvre bien plus qu’un simple chant religieux – elle devient un témoignage artistique sur notre humanité partagée et notre besoin collectif de réconfort et d’espoir en des temps troublés.
Une collaboration artistique exceptionnelle
Pour donner vie à cette œuvre significative, Aharon Sitbon s’est entouré de musiciens talentueux :
La pochette, avec son graphisme et son animation créés par Arnon Almasi, ainsi que la photographie signée Mendi Kornet, complètent parfaitement cette œuvre musicale porteuse d’espoir.
Un hymne à la résilience
À l’heure où de nombreuses personnes cherchent du réconfort et de l’espoir, « Tephila LeShalom » d’Aharon Sitbon apparaît comme une main tendue, un moment de recueillement musical qui invite à la réflexion et à l’unité. Ce single, au-delà de sa dimension spirituelle, porte un message universel de paix qui saura toucher les cœurs bien au-delà de la communauté hassidique.
Disponible dès maintenant sur toutes les plateformes d’écoute, « Tephila LeShalom » s’impose comme une œuvre incontournable pour tous ceux qui croient en la force guérisseuse de la musique et en un avenir meilleur.
Paroles en hébreu
עוד לא יבשה הדמעה
עוד לא אבדה התקווה
כל לחישה של תפילה ובקשה
שם בשמים נשמע
באופק שוקעת חמה
שוכחת את מה שהיה
בלב התמונות זכרונות מלחמה
ועם מבקש נחמה
הבט על עמך ישראל
שלח ישועה ומגן
תן ברכתך את אהבתך
רחם עלינו אבא רחם
ילדים שחוזרים לביתם
אמונה מאירה את דרכם
ועם שזועק גאולה כבר עכשיו
אנא קבל התפילה
הבט על עמך ישראל
שלח ישועה ומגן
תן ברכתך את אהבתך
רחם עלינו אבא רחם
ברך את עמך ישראל
שלח ישועה ומגן
תן ברכתך ואהבתך
רחם עלינו אבא רחם
La communauté juive de « Mytishchi » dans la banlieue de Moscou a eu l’honneur d’accueillir l’événement cette année dans le nouveau et magnifique bâtiment récemment inauguré. Les participants ont été heureux de voir la beauté et la splendeur du grand bâtiment, conçu dans un style unique en forme de tefillin, qui comprend tout ce dont les membres de la communauté locale ont besoin pour mener une vie juive au sens le plus complet du terme. Le Rav de la communauté, l’émissaire Rav Reuven Kurbsky, et le président de la communauté, M. Baruch Ben Zion Gurevich, ont accueilli les arrivants à l’entrée avec un visage avenant et agréable.
L’événement a commencé par la cérémonie de la ‘Havdala’ dirigée par le Rav de la maison Chabad « Arbat » au centre de Moscou, l’émissaire Rav Yaakov HaLevi Klein, et a été animé avec goût par M. Igor Odintsov, une figure culturelle juive bien connue en Russie, qui s’est porté volontaire pour animer cet important événement.
Comme chaque année, le discours principal a été prononcé par le président du fonds et Grand Rabbin de Russie, le Rav Berel Lazar, qui a cité des passages de la Halakha et des paroles des Sages concernant la différence entre la quantité de tsedaka (charité) qu’une personne doit donner et le montant du prêt à accorder au prochain sous forme de gmilout hassadim (actes de bonté) – qui est sans limite. Dans la suite de son discours, il a rappelé que cette année marque le 28ème anniversaire du décès de sa fille aînée, l’enfant Haya Mouchka, de mémoire bénie, en l’honneur et à la mémoire pure de laquelle le fonds a été créé et fondé il y a 24 ans, et qui continue de se développer d’année en année.
Une présentation spéciale sur la citation du Talmud : « Trois signes caractérisent cette nation : les miséricordieux, les timides et ceux qui pratiquent la bonté… et quiconque possède ces trois signes mérite d’adhérer à cette nation » – a touché tous les participants.
Les chants et la musique ont été présentés avec charme et grand succès par la chorale « Hashira Ha’asirit » (Le Dixième Chant) du « Heder Menachem » de Moscou, avec la chorale des élèves émissaires, le claviériste Itzik Lifshitz et le batteur Hillel Tzadik – sous la direction de l’éducateur et émissaire Rav Menachem Mendel Markowitz.
Le Grand Rav a remis des cadeaux prestigieux aux bénévoles, aux amis du fonds qui le soutiennent tout au long de l’année, et qui cette fois encore ont promis leur généreuse contribution pour élargir les activités. À l’hôte, le philanthrope M. Baruch Ben Zion Gurevich, un certificat d’appréciation spécial a été décerné.
À la fin du repas « Melave Malka », le Rav de la synagogue « Bolshoï Bronnaïa », le Rav Yitzchak HaCohen Kogan, a été honoré de réciter la bénédiction après le repas.
Des remerciements particuliers ont été exprimés au « Centre de bienfaisance juive Shaarei Tzedek », dans les murs duquel opère le fonds de prêts, aux côtés de dizaines de programmes d’aide et de secours pour des milliers de personnes dans le besoin, des personnes isolées et des familles nombreuses. Ce centre, formant une unité de bonté, se tient prêt à aider tous ceux qui s’adressent à lui. Les actes de charité dans ce centre, fondé par le Grand Rabbin de Russie, en ont fait au fil des ans le plus grand centre de bienfaisance de toute la Russie.
Le mot « Séder » signifie « ordre » en hébreu, soulignant l’importance d’une séquence précise d’actions rituelles lors de cette soirée. Cet ordre strict est tellement inhabituel dans un foyer juif que les enfants demandent souvent pourquoi cette nuit est si différente, avec tout organisé selon un ordre précis. Cette particularité permet naturellement d’introduire les questions rituelles de la Haggadah.
Les étapes du Séder
1. Kadesh (sanctification)
La première étape du Séder est le Kiddoush sur le vin, qui présente plusieurs particularités:
Une anecdote raconte que quelqu’un demanda à Rabbi Lévi Yitshak de Berditchev s’il pouvait faire les quatre coupes avec du lait. Le Rabbi comprit immédiatement que cette question venait d’une personne très pauvre qui n’avait ni vin ni viande, et ordonna qu’on lui donne de l’argent pour préparer dignement son Séder.
2. Ourhats (ablution des mains)
Après le Kiddoush, on procède à l’ablution rituelle des mains:
Si les mains entrent en contact avec un aliment trempé dans l’un de ces liquides, elles doivent être rituellement lavées avant la consommation.
3. Karpass (légume vert)
Le Karpass consiste à manger un petit morceau de légume vert trempé dans de l’eau salée:
Alors que certaines traditions utilisaient autrefois des pommes de terre ou des oignons pour le Karpass (notamment dans les régions où les légumes verts frais n’étaient pas disponibles), l’usage le plus répandu aujourd’hui est de prendre du céleri ou un autre légume vert frais.
L’organisation pratique du Séder
Préparation de la table
Il est conseillé de ne pas surcharger la table dès le début du Séder:
Cas particuliers
Invités non-juifs
Si une famille juive a un membre non-juif (par mariage), il peut assister au Séder:
Erreurs rituelles
Si quelqu’un récite par erreur la bénédiction « Al netilat yadayim » lors de l’ablution des mains avant le Karpass:
Femmes et Pessa’h
Les femmes sont pleinement concernées par toutes les Mitsvot de Pessa’h:
Conclusion
La préparation à Pessa’h n’est pas seulement matérielle (nettoyage, élimination du hamets) mais aussi spirituelle et intellectuelle. Comprendre les détails des rituels du Séder permet de vivre cette célébration avec plus de profondeur et de sens. Que nous ayons le mérite de célébrer prochainement Pessa’h à Jérusalem avec le sacrifice pascal, comme dans les temps anciens.
Vers 13h30, alors que le rabbin Arié Engelberg se promenait avec son jeune fils dans les rues d’Orléans, un jeune homme l’a abordé en le filmant et en l’insultant. Lorsque le rabbin lui a demandé de partir, l’agresseur l’a frappé à la tête et mordu à l’épaule avant de s’enfuir.
Une vidéo captée par un témoin dans sa voiture montre les derniers instants de cette agression violente. On y voit clairement le jeune homme s’en prendre physiquement au rabbin avant qu’un passant courageux n’intervienne, forçant l’agresseur à prendre la fuite.
L’enquête et l’interpellation
Grâce à l’exploitation des images de vidéosurveillance, les enquêteurs ont rapidement identifié un suspect. Un adolescent de 16 ans, jusqu’alors inconnu des services de renseignement, a été interpellé le soir même vers 21h45 et placé en garde à vue.
Le parquet d’Orléans a confirmé l’ouverture d’une enquête « du chef de violences volontaires en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, réelle ou supposée, à une religion ». Les autorités ont précisé que « le caractère antisémite de l’agression est établi au vu des circonstances de commission ».
La victime et les témoignages
Selon Elie Korchia, président du Consistoire israélite de France, qui s’est entretenu avec la victime, le rabbin est « choqué » mais va bien. Il a souligné que le religieux « ne s’est pas laissé faire » face à cet « acte d’une particulière violence dans une ville d’habitude plutôt tranquille ».
Yann Chaillou, témoin de l’agression, a rapporté avoir vu le suspect porter « trois ou quatre coups assez violents » contre le rabbin. Il a également mentionné que l’agresseur avait donné « un coup de pied dans le chapeau du rabbin », détail confirmé par la vidéo de l’incident. Selon ce témoin, plusieurs personnes sont venues en aide à la victime, qui présentait « du sang au niveau du cou » et semblait souffrir « à la main parce qu’il s’est défendu ».
Réactions
L’agression a suscité de vives réactions, notamment de la part du président Emmanuel Macron qui a dénoncé sur le réseau social X le « poison » de l’antisémitisme. Le chef de l’État a déclaré : « L’agression du rabbin Arié Engelberg à Orléans nous choque tous. Je lui adresse, ainsi qu’à son fils et à tous nos compatriotes de confession juive, tout mon soutien et celui de la Nation », promettant de ne céder « ni au silence ni à l’inaction ».
Elie Korchia a par ailleurs souligné que l’agression d’un rabbin est « quelque chose d’assez rare et d’inquiétant dans le climat que l’on connaît », faisant référence au contexte actuel de montée des actes antisémites.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte préoccupant de recrudescence des actes antisémites en France, interpellant tant les autorités que la société civile sur la nécessité de lutter efficacement contre ce phénomène.
La conseillère juridique n’a pas assisté à la réunion portant sur son limogeage. Elle avait préalablement envoyé une lettre au gouvernement, s’opposant à cette session qu’elle considère comme « sans fondement juridique » et « contournant les règles établies » selon le rapport de la commission Shamgar.
Le ministre de la Justice, Yariv Levin, a vivement critiqué cette absence, la qualifiant de « mépris flagrant ». Dans son communiqué officiel suivant la décision, il a déclaré : « Je m’attends à ce que la conseillère fasse ce que toute personne intègre ferait dans une telle situation et présente immédiatement sa démission. »
Des accusations graves
Lors de la réunion, plusieurs ministres ont formulé de sévères accusations contre Baharav-Miara. Le ministre Levin l’a accusée de « saboter systématiquement la politique gouvernementale sans proposer d’alternatives » et a souligné qu’elle avait « refusé de représenter le gouvernement à 14 reprises depuis sa prise de fonction, soit une augmentation de 2 100% par rapport au gouvernement précédent. »
Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé que Baharav-Miara « détruit l’institution du conseil juridique au gouvernement » et qu’elle « ne sauve pas le régime démocratique mais lui porte atteinte. »
De son côté, le ministre de la Diaspora, Amichai Chikli, a été jusqu’à suggérer que la déstabilisation gouvernementale provoquée par la conseillère juridique « a conduit le Hamas à accélérer la mise en œuvre de ses plans d’attaque. »
Prochaines étapes
Le ministre de la Justice devrait maintenant consulter le comité professionnel public présidé par l’ancien président Asher Grunis concernant cette affaire. Selon plusieurs ministres, une réforme de l’institution du conseiller juridique du gouvernement est nécessaire, notamment pour séparer les fonctions de conseil et de poursuite actuellement concentrées entre les mêmes mains.
Cette crise institutionnelle s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre le pouvoir exécutif et le système judiciaire en Israël.
Dans les profondeurs des tunnels de Gaza, loin de tout ce qui fait l’humanité d’une existence, un jeune homme de 22 ans a trouvé dans sa foi une lumière qui a défié l’obscurité. Le témoignage de sa mère révèle comment la spiritualité est devenue son bouclier face à l’horreur.
Une connexion spirituelle dans les ténèbres
« Il avait des conversations avec le Créateur du monde », confie Shelly Shem Tov, la voix tremblante d’émotion. « Omer a été témoin de véritables miracles – un missile qui est tombé juste à côté de lui sans exploser, un tunnel qui s’est effondré à l’endroit exact où ils prévoyaient de le transférer. Pour lui, ces événements n’étaient pas dus au hasard. Il savait au plus profond de lui-même que D.ieu le protégeait. »
Ces paroles, prononcées lors d’un entretien accordé au podcast de l’organisation « Kesher Yehudi », lèvent le voile sur une dimension rarement évoquée de la captivité des otages israéliens : celle de l’expérience spirituelle qui peut naître dans les situations les plus extrêmes.
Selon sa mère, c’est dans ce dialogue intérieur avec D.ieu qu’Omer a puisé sa force durant les interminables journées de captivité. Il demandait protection et réconfort, convaincu que ses prières étaient entendues. « Chaque bonne action accomplie ici a créé un ange qui veillait sur lui là-bas », affirme Shelly avec conviction, faisant référence à un enseignement selon lequel les Mitsvot (bonnes actions) génèrent des forces protectrices spirituelles.
La captivité comme creuset spirituel
Dans les 505 jours qu’Omer a passés aux mains du Hamas, la dimension temporelle elle-même est devenue un défi. Sans repères, dans une obscurité quasi permanente, le temps s’étire jusqu’à perdre son sens. C’est dans ce vide que beaucoup d’otages se sont tournés vers leur monde intérieur.
Des professionnels de la santé mentale spécialisés dans l’accompagnement des ex-otages témoignent de ce phénomène. Le Dr Sarah Goldstein, psychologue spécialisée dans le stress post-traumatique, explique : « Dans des conditions de privation sensorielle et d’isolement extrême, l’esprit humain cherche naturellement des ressources intérieures. La spiritualité, qu’elle soit liée à une religion formelle ou à une connexion plus personnelle avec une force transcendante, peut devenir un puissant mécanisme de survie. »
Pour Omer, ce mécanisme s’est manifesté à travers une connexion profonde avec sa foi juive, un dialogue constant avec D.ieu qui transformait chaque événement en signe potentiel, chaque épreuve en test de foi.
Des signes interprétés comme une protection divine
Les incidents qu’Omer a relatés à sa mère après sa libération ne sont pas sans rappeler les récits bibliques de protection divine. Ce missile qui tombe sans exploser évoque pour beaucoup le psaume 91 : « Il te couvrira de ses ailes… Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour. »
Le Rav David Menachem analyse : « Dans la pensée juive, les miracles ne sont pas nécessairement des violations spectaculaires des lois de la nature, mais souvent des événements apparemment ordinaires qui surviennent au moment exact où l’on en a besoin. Un tunnel qui s’effondre peut sembler être un simple hasard pour certains, mais dans la vision d’Omer, c’était la main de D.ieu qui intervenait directement dans sa réalité. »
Cette interprétation spirituelle des événements n’a pas seulement été une source de réconfort pour Omer – elle est devenue un véritable filet de sécurité psychologique face à l’arbitraire et à la cruauté de sa situation.
Le pouvoir de la prière improvisée
Sans livre de prières, sans pouvoir respecter les horaires traditionnels de la liturgie juive, Omer a développé ce que sa mère décrit comme « sa propre liturgie, ses propres mots pour parler à D.ieu ».
« Il m’a raconté qu’il récitait le « Chema Israël » chaque fois qu’il le pouvait, parfois simplement dans sa tête », raconte Shelly. « Mais la plupart du temps, c’étaient des conversations spontanées, des appels à l’aide, des remerciements pour chaque jour supplémentaire de vie. »
« Quand Omer me raconte ces moments, je vois que cette pratique lui a permis de préserver son identité et son humanité », explique sa mère. « Face à ses bourreaux qui tentaient de le déshumaniser, sa connexion avec D.ieu lui rappelait constamment sa valeur intrinsèque en tant qu’être humain créé à l’image divine. »
Un retour transformé
Lorsqu’Omer Shem Tov a finalement été libéré après 505 jours de captivité, ses proches ont immédiatement remarqué le changement profond qui s’était opéré en lui. « Ses yeux reflètent désormais une profondeur que je n’avais jamais vue auparavant », témoigne sa mère.
Cette transformation s’est manifestée de manière frappante lors de sa rencontre avec l’ancien président américain Donald Trump. Face à l’une des personnalités les plus puissantes du monde, le jeune homme de 22 ans n’a pas hésité à déclarer : « Vous êtes l’émissaire de D.ieu. » Cette déclaration, prononcée avec une assurance tranquille, a surpris tant par sa spontanéité que par sa profondeur théologique.
« Un jeune homme de 22 ans qui parle ainsi, du fond du cœur, c’est une sanctification du Nom divin extraordinaire », commente Margalit Peretz-Deri, directrice du projet « Otages » au sein de l’organisation « Kesher Yehudi » et intervieweuse de Shelly Shem Tov.
Cette capacité à voir au-delà des apparences, à discerner ce qu’il considère comme la main de D.ieu dans les événements du monde, semble être une extension directe de la façon dont Omer a interprété sa propre expérience de captivité.
Entre traumatisme et croissance post-traumatique
Les experts en psychologie du trauma soulignent souvent que les expériences extrêmes peuvent conduire, chez certaines personnes, à ce qu’on appelle une « croissance post-traumatique » – un développement personnel profond qui coexiste paradoxalement avec les séquelles traumatiques.
Le Dr Tal Berkowitz, spécialiste du phénomène, explique : « Certaines personnes ayant traversé des épreuves extrêmes témoignent d’une transformation spirituelle majeure. Cela ne signifie pas que le traumatisme disparaît ou qu’il n’y a pas de souffrance, mais plutôt qu’une nouvelle dimension de sens et de profondeur peut émerger de l’expérience. »
Pour Omer, cette dimension semble intimement liée à sa compréhension de la Présence et de la protection divines. « Il est revenu avec une foi inébranlable », témoigne sa mère. « Pas une foi naïve ou aveugle, mais une foi forgée dans l’épreuve, qui intègre la complexité et la douleur du monde tout en maintenant une confiance profonde en D.ieu. »
La force des rituels intérieurs
Dans les conditions de détention extrêmes qu’a endurées Omer – « un seul biscuit par jour et de l’eau salée », selon les révélations de sa mère – maintenir une routine spirituelle, même intérieure, a représenté un défi considérable.
Le professeur Jonathan Dresner, spécialiste de l’histoire des religions en situation de persécution, observe : « À travers l’histoire, nous voyons que dans les camps, les prisons, les situations d’oppression extrême, le maintien de pratiques religieuses, même adaptées ou intériorisées, a souvent constitué une forme de résistance et de préservation de soi. »
Pour Omer, cette résistance s’est manifestée dans sa détermination à maintenir un dialogue intérieur avec D.ieu malgré des conditions conçues pour briser l’esprit humain. « Il m’a dit qu’il avait créé sa propre structure temporelle, marquant mentalement le début et la fin du Shabbat, essayant de suivre le calendrier des fêtes juives même sans repères extérieurs », raconte sa mère.
Cette discipline spirituelle intérieure semble avoir fourni à Omer un cadre de stabilité dans un environnement caractérisé par l’incertitude et l’arbitraire.
Un message aux familles qui attendent encore
Le témoignage de Shelly Shem Tov résonne d’une manière particulière pour les familles des otages encore détenus à Gaza. Il apporte un message d’espoir sur la capacité de résilience de l’esprit humain face aux pires circonstances.
« Ce que j’ai appris de l’expérience d’Omer, c’est que même dans les tunnels les plus sombres de Gaza, la lumière intérieure de la foi peut continuer à briller », affirme-t-elle. « Je veux que les familles qui attendent sachent que cette force spirituelle peut soutenir leurs proches même dans les moments les plus difficiles. »
Cette conviction que la spiritualité peut constituer un refuge intérieur inviolable, même lorsque le corps est captif, offre une perspective précieuse non seulement pour les familles d’otages, mais pour toute personne confrontée à des situations apparemment insurmontables.
Conclusion : Au-delà de la survie
L’histoire d’Omer Shem Tov transcende le simple récit de survie. Elle témoigne de la capacité de l’être humain à forger du sens même au cœur de l’absurde, à trouver de la lumière dans les ténèbres les plus profondes.
« Ce qui me frappe le plus », confie sa mère en conclusion, « c’est qu’Omer n’a pas simplement survécu à cette épreuve – il en est revenu avec une compréhension plus profonde de lui-même et du monde. Sa foi n’a pas juste été un mécanisme de survie, elle est devenue une lentille à travers laquelle il voit désormais la réalité. »
Cette transformation spirituelle, forgée dans les conditions les plus adverses imaginables, rappelle les enseignements de la Hassidout : «Un principe fondamental est celui de « yerida tzorech aliya » (ירידה צורך עליה) – « la descente pour le but de l’ascension. » Ce paradoxe spirituel affirme que c’est précisément à travers les moments de plus grande difficulté que les plus hauts niveaux de l’âme divine peuvent se révéler.»
Pour Omer Shem Tov, la captivité est devenue, contre toute attente, un creuset de rapprochement divin dont les fruits continueront à se manifester tout au long de sa vie.
Dans la maison du Mashpia Rav Yossef Its’hak Ofen, située dans le quartier de Ramat Shlomo à Jérusalem, l’atmosphère était imprégnée d’une émotion particulière ce soir-là. Les murs de cette demeure, habitués aux enseignements de Torah et aux mélodies hassidiques, ont été témoins d’une célébration hors du commun. Les frères Rav Mendy Ofen et Rav Chmouel Ofen, entourés de leur famille, d’amis et de compagnons de route dans leur mission sacrée, se sont réunis pour commémorer le 25e anniversaire d’un miracle qui a changé le cours de leurs vies.
La date n’avait pas été choisie au hasard – Shoushan Pourim – rappelant cette nuit de Pourim 5760 (2000) où la providence divine s’est manifestée de manière éclatante. Les visages rayonnants des deux frères contrastaient avec la gravité de l’événement qu’ils commémoraient : une tentative d’assassinat qui aurait pu mettre fin à leurs jeunes vies alors qu’ils accomplissaient une mission de joie et de lumière.
Le jour où tout a basculé : récit d’un miracle en territoire hostile
Ce soir de Pourim 2000, les deux frères, alors jeunes étudiants de yeshiva, roulaient sur les routes sinueuses de Judée, près de Tarqumiya, dans le secteur de Hébron. Leur véhicule était chargé de colis festifs – mishloah manot – destinés aux soldats de Tsahal qui montaient la garde dans cette région tendue. La mission était simple : apporter un peu de la joie de Pourim à ceux qui veillaient sur la sécurité d’Israël.
« Nous étions pleins d’enthousiasme, » se souvient Rav Mendy, « car c’était l’essence même de l’enseignement du Rabbi de Loubavitch – transformer chaque occasion en opportunité de répandre la lumière de la Torah et la joie des mitsvot, particulièrement auprès de ceux qui se sacrifient pour protéger notre peuple. »
Le destin en a décidé autrement ce soir-là. Sur cette route de Judée, leur véhicule a été pris pour cible par des terroristes embusqués. Les balles ont déchiré la carrosserie et atteint les deux frères. Grièvement blessés, ils ont néanmoins réussi à maintenir le contrôle suffisamment longtemps pour s’extraire de la zone de danger immédiat.
« Je me souviens avoir ressenti une douleur fulgurante, » confie Rav Chmouel, « mais en même temps, une étrange clarté d’esprit. J’ai su à cet instant précis que si nous survivions, ce serait uniquement par la volonté divine. »
Les secours, alertés rapidement, ont pu les évacuer vers l’hôpital, où leur état a été jugé critique. Les médecins, confrontés à la gravité de leurs blessures, n’ont pas caché leur pessimisme quant aux chances de rétablissement complet.
Une promesse née dans l’épreuve
C’est sur son lit d’hôpital, entre la vie et la mort, que Rav Menachem Mendel a pris une décision qui allait façonner tout son avenir. « Si je survis, » s’est-il promis, « je consacrerai ma vie à poursuivre et à intensifier cette mission auprès des soldats de Tsahal. Cette tentative d’arrêter notre travail ne fera que le renforcer. »
Contre toute attente médicale, les deux frères ont survécu à leurs blessures. Leur rétablissement, qualifié de miraculeux par l’équipe soignante, a pris du temps mais s’est avéré complet. Pour la famille Ofen et la communauté Habad tout entière, il ne faisait aucun doute que le Rabbi veillait sur ses émissaires même dans les moments les plus sombres.
Du lit d’hôpital à la direction d’une organisation nationale
Fidèle à sa promesse, Rav Mendy Ofen n’a pas attendu son rétablissement complet pour intensifier son engagement. Dès qu’il a pu se tenir debout, il a commencé à organiser des visites dans les bases militaires, multipliant les initiatives pour soutenir le moral des troupes.
Quelques années plus tard, en 2006, il a officialisé cet engagement en fondant l’organisation « Or LaHayal » (Lumière pour le Soldat), devenue aujourd’hui l’une des principales structures d’accompagnement spirituel et de soutien moral pour les forces de défense israéliennes.
« Notre mission va bien au-delà de la simple distribution de colis pendant les fêtes, » explique Rav Ofen. « Nous créons un pont entre le monde civil et militaire, entre la tradition juive millénaire et les défis contemporains auxquels sont confrontés nos jeunes soldats. »
L’organisation, aujourd’hui reconnue et respectée tant par les autorités militaires que religieuses, coordonne des centaines de visites annuelles dans les bases, organise des événements spirituels pour les fêtes juives, et offre un soutien personnalisé aux soldats en difficulté.
Un témoignage vivant de la providence divine
Lors de la soirée commémorative, de nombreux témoignages ont ému l’assistance. Des officiers supérieurs de Tsahal, certains à la retraite, d’autres encore en service actif, sont venus raconter comment les visites des frères Ofen et de leurs équipes avaient transformé l’atmosphère dans leurs unités.
« Je n’oublierai jamais la première fois que Rav Mendy est venu dans notre base après son attaque, » a témoigné un colonel de réserve. « Nous savions tous ce qu’il avait traversé, et pourtant il était là, rayonnant, nous apportant force et courage alors que c’est lui qui aurait pu avoir besoin de réconfort. C’est une leçon d’abnégation que je n’ai jamais oubliée. »
Le point culminant de la soirée a été le moment où les deux frères ont pris la parole ensemble. Dans un discours empreint d’humilité et de reconnaissance, ils ont souligné que leur survie n’était pas un simple hasard, mais une mission renouvelée.
« Le miracle dont nous avons bénéficié n’était pas pour nous, » a déclaré Rav Chmouel. « Il était destiné à renforcer notre capacité à servir le peuple juif, à apporter la lumière de la Torah là où elle est le plus nécessaire, sur les lignes de front de notre défense nationale. »
Un héritage familial perpétué
La présence du Rav Yossef Its’hak Ofen, père des deux frères et Mashpia respecté dans la communauté Habad, rappelait que cet engagement s’inscrit dans une tradition familiale de dévouement à la diffusion des enseignements hassidiques.
« Mon père nous a toujours enseigné que les épreuves sont des opportunités, » a confié Rav Mendy. « Cette attaque terroriste aurait pu nous détruire ou nous faire reculer. Au lieu de cela, elle est devenue le catalyseur d’une mission encore plus grande. »
À 75 ans, le patriarche de la famille Ofen contemple avec fierté le chemin parcouru par ses fils. « Le Rabbi nous a appris que chaque épreuve contient en elle les germes de sa propre résolution, et souvent bien plus, » a-t-il partagé. « Mes fils ont transformé leur douleur en action, leur souffrance en mission. Il n’y a pas de plus grande victoire. »
Un avenir tourné vers l’expansion
Alors que les convives partageaient le repas de Shoushan Pourim, les conversations tournaient également vers l’avenir. Les projets d’Or LaHayal ne cessent de s’étendre, avec de nouvelles initiatives pour toucher les unités les plus isolées et répondre aux défis contemporains des forces armées.
« Nous avons commencé il y a 25 ans avec une simple visite de Pourim qui a failli tourner au drame, » conclut Rav Mendy Ofen. « Aujourd’hui, nous coordonnons des milliers d’interactions annuelles entre les émissaires de Habad et les soldats. Chaque colis distribué, chaque téfiline posées, chaque sourire échangé est une victoire sur ceux qui ont tenté de nous arrêter ce soir-là. »
La soirée s’est terminée par des chants traditionnels hassidiques, où la joie caractéristique de Pourim se mêlait à la profonde gratitude pour ce miracle qui continue de porter ses fruits un quart de siècle plus tard. Dans cette maison de Jérusalem, l’histoire des frères Ofen rappelle que parfois, les événements les plus sombres peuvent devenir source de la plus grande lumière.
Portrait de Rav Menachem Mendel Ofen
Rabbi Menachem Mendel Ofen est aujourd’hui président de l’organisation « Or LaHayal » (Lumière pour le Soldat), l’un des principaux responsables des activités de Habad auprès des forces de défense et de sécurité israéliennes, ainsi qu’émissaire du Rav dans la localité de Geva Binyamin – Adam.
Né à Jérusalem, fils du Mashpia Rav Yossef Its’hak Ofen et de Madame Devorah, il a étudié dans les yeshivot Tomchei Tmimim en Terre Sainte. À l’approche de l’année 5761 (2001), il est parti étudier à la Yeshiva centrale Tomchei Tmimim – 770 à New York dans le cadre de l’année de « Kvouta » (groupe d’étude).
C’est pendant la fête de Pourim 5760 (2000) qu’il voyageait en mission pour le Rav avec ses amis afin de distribuer des colis de Pourim, lire la Meguila et apporter la joie de la fête aux soldats de Tsahal à Hébron. En chemin, des terroristes ont ouvert le feu sur eux et il a été blessé lors de cette attaque. À ce moment précis, il a décidé que s’il en sortait vivant, il consacrerait sa vie à la mission auprès des soldats de Tsahal. Depuis lors, il a intensifié sa participation aux activités avec les soldats.
Il s’est marié avec Shoshana Horowitz, fille du Rav Shimon Horowitz de Crown Heights, et a établi sa résidence dans la localité de Geva Binyamin – Adam en Binyamin, où il œuvre en tant qu’émissaire du Rabbi.
Une action permanente auprès des forces de défense israéliennes
En Adar 5765 (2005), il a organisé un repas de remerciement avec le 51e bataillon de la brigade Golani au camp militaire d’Elikim. Depuis, il organise chaque année un événement pour commémorer le miracle qui lui est arrivé, événements auxquels participent des milliers de soldats.
Ses activités durant ces années comprenaient des rencontres tout au long de l’année et pendant les fêtes juives avec des officiers supérieurs du commandement et des soldats sur le terrain dans différents secteurs, où lui et ses collègues apportaient la joie des fêtes et permettaient aux soldats d’accomplir les mitzvot propres à chaque célébration. Il a également mené diverses activités comme l’impression du livre du Tanya dans les bases de Tsahal dans la bande de Gaza et l’impression du Tanya pendant les derniers jours avant le retrait de Tsahal de l’axe Philadelphi dans la bande de Gaza.
Plus tard, le 18 Heshvan 5767 (2006), il a fondé l’association Or LaHayal qui mène des activités diversifiées auprès des soldats de Tsahal tout au long de l’année.
Rav Ofen gère également le site Internet « Hassidout TV », qui contient des farbrengens et des cours de hassidisme de son père, le Mashpia Rav Yossef Its’hak Ofen.
Une mission qui continue
Malgré cette expérience traumatisante, les frères Ofen ont poursuivi leur mission d’émissaires du Rabbi de Loubavitch, continuant à apporter la joie et les enseignements hassidiques aux soldats de Tsahal et à tous ceux qu’ils rencontrent.
Cette célébration témoigne non seulement de leur survie miraculeuse, mais aussi de leur engagement inébranlable envers leur mission, transformant une tragédie potentielle en une source d’inspiration et de renforcement de la foi.
« Ce miracle nous rappelle que notre travail est protégé d’en haut, » a déclaré Rav Mendy Ofen lors de la réunion. « Même face au danger, nous savons que notre mission d’apporter la lumière du judaïsme et la joie aux soldats qui protègent notre pays est essentielle et bénie. »






