Trump suspend l’ultimatum contre l’Iran pour cinq jours sur fond de mobilisation militaire américaine sans précédent

Trump suspend l’ultimatum contre l’Iran pour cinq jours sur fond de mobilisation militaire américaine sans précédent

 

Alors que Donald Trump annonçait la suspension de cinq jours de toute attaque contre les infrastructures iraniennes, invoquant des pourparlers « productifs », le Premier ministre israélien Binyamin Nétanyahou affirmait depuis la Knesset : « Ils sont en bas, nous sommes en haut. » Téhéran a pour sa part catégoriquement démenti l’existence de tout contact avec Washington, dénonçant une manœuvre destinée à faire baisser les prix de l’énergie et à gagner du temps. La crise autour du détroit d’Ormuz entre dans une phase de brouillard diplomatique intense, sur fond de mobilisation militaire américaine sans précédent.

 

 

 

L’ultimatum initial : Ormuz ou les centrales

En début de semaine, le président américain Donald Trump avait posé un ultimatum sans ambiguïté à l’Iran : si Téhéran ne rouvrait pas intégralement et sans condition le détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures, les États-Unis s’engageaient à détruire ses centrales électriques, en commençant par les plus importantes. « Merci de votre attention à ce sujet », avait-il ironiquement conclu dans son message publié sur Truth Social.

Quelques heures avant cet ultimatum, Trump avait pourtant affirmé sur ce même réseau que l’Iran souhaitait parvenir à un accord pour mettre fin au conflit, mais qu’il n’y était pas favorable. « Nous sommes à quelques semaines de l’objectif », avait-il écrit, en référence à la prolongation de l’opération israélo-américaine en Iran.

Le revirement : cinq jours de moratoire

Ce lundi, Trump a annoncé un revirement spectaculaire. Dans un nouveau message sur Truth Social, il a révélé que les États-Unis et l’Iran avaient mené, au cours des deux derniers jours, des discussions « approfondies, détaillées et constructives » portant sur une résolution « totale et définitive » des hostilités au Moyen-Orient. Fort de ce qu’il a décrit comme un « ton encourageant », il a ordonné au Pentagone de suspendre toute opération militaire contre les infrastructures énergétiques iraniennes pour une durée de cinq jours — « sous réserve du succès des réunions et discussions en cours ».

Plus tard dans la journée, Trump est allé plus loin en annonçant que les deux parties étaient parvenues à un accord sur presque tous les points en discussion. Il a formulé la condition centrale avec clarté : « Si les Iraniens mettent en œuvre ce qui a été convenu, cela mettra fin au conflit. » Il a également précisé les exigences de Washington : « Nous voulons que l’Iran ne dispose d’aucune arme nucléaire. Nous voulons récupérer le matériau nucléaire enrichi — et je pense que nous allons l’obtenir. Si cela se réalise, ce sera un bon départ pour que l’Iran se reconstruise. »

Nétanyahou : « Ils sont en bas, nous sommes en haut »

Quelques minutes avant de présenter un bilan sécuritaire devant la sous-commission du renseignement de la Knesset, le Premier ministre Binyamin Nétanyahou a été interpellé par le président de la commission, le député Boaz Bismuth : « Tu as su par le passé neutraliser un mauvais accord — assure-toi de nous en préserver encore cette fois. » Une allusion directe aux négociations en cours entre Washington et Téhéran.

Nétanyahou a répondu avec une détermination affichée : « Nous œuvrons à amener Israël là où il n’a jamais été, et l’Iran là où il n’a jamais été. Eux sont en bas, nous sommes en haut. » Dans une déclaration plus développée, il a précisé avoir entretenu plus tôt dans la journée un entretien téléphonique avec Trump, indiquant que ce dernier « croit qu’il est possible de capitaliser sur les immenses succès de Tsahal et de l’armée américaine pour concrétiser les objectifs de guerre dans le cadre d’un accord — un accord qui préservera nos intérêts vitaux ».

Le Premier ministre a tenu à souligner que la pression militaire ne faiblit pas pour autant : « En parallèle, nous continuons à frapper en Iran comme au Liban. Nous broyons le programme de missiles et le programme nucléaire jusqu’à la dernière parcelle, et nous continuons d’infliger de lourdes pertes au Hezbollah. Il y a quelques jours à peine, nous avons éliminé deux nouveaux scientifiques nucléaires, et ce n’est pas fini. Nous protégerons nos intérêts vitaux en toutes circonstances. »

Téhéran dément tout contact avec Washington

La présentation par Trump de discussions « bonnes et productives » s’est heurtée à un mur de démentis du côté iranien. Le ministère des Affaires étrangères de la République islamique a publié une déclaration catégorique : « Il n’y a aucune négociation entre Téhéran et Washington. Les déclarations du président américain s’inscrivent dans ses efforts pour faire baisser les prix de l’énergie et gagner du temps afin d’exécuter ses plans militaires. Des initiatives émanant de pays de la région visent à réduire les tensions — notre réponse est claire : nous ne sommes pas la partie qui a déclenché cette guerre, et toutes ces demandes doivent être adressées à Washington. »

Une source iranienne citée par l’agence Naya, proche des milices pro-iraniennes, a été encore plus directe : « Il n’y a aucune communication avec Trump, ni directe ni par l’intermédiaire d’un médiateur. » Selon cette même source, Trump n’aurait reculé qu’après avoir compris que la riposte iranienne ciblerait l’ensemble des infrastructures énergétiques de l’Asie occidentale. Le porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, Ibrahim Rezaei, a conclu : « Trump et les États-Unis ont encore reculé. La campagne continue de galoper. Encore une défaite pour Satan. »

La menace iranienne : une « guerre de l’eau » contre le Golfe

En réponse à l’ultimatum américain, l’Iran avait adressé un avertissement d’une extrême fermeté : toute frappe contre ses infrastructures énergétiques entraînerait des représailles létales visant les « infrastructures critiques » des États-Unis et de leurs alliés. Ce lundi matin, des informations ont précisé la nature de cette riposte envisagée : une « guerre de l’eau massive ». Un haut responsable des Nations Unies cité dans ces rapports a averti que l’Iran se préparerait à attaquer dans les prochains jours les installations de dessalement d’eau potable dans les États du Golfe — des pays qui en dépendent presque exclusivement. Une telle attaque pourrait provoquer une catastrophe humanitaire sans précédent : l’obscurité en Iran contre la soif dans le Golfe.

Déploiement militaire américain massif vers le détroit d’Ormuz

Parallèlement aux tractations diplomatiques, le Washington Post a fait état d’un mouvement de grande envergure de forces américaines — marines et porte-avions — en direction du détroit d’Ormuz. L’état-major américain désigne cette opération comme « la bataille décisive ». Les commandants sur le terrain auraient reçu l’ordre de détruire tout navire qui tenterait d’entraver la liberté de navigation dans le détroit. Washington entend clairement dépasser le stade des menaces verbales, et Trump réaffirme que le contrôle des voies commerciales mondiales n’est pas négociable.

22h53 — Sommet américano-iranien prévu cette semaine à Islamabad

Un responsable pakistanais a déclaré à l’agence Reuters que le vice-président américain J.D. Vance ainsi que les émissaires personnels du président, Steve Witkoff et Jared Kushner, devraient rencontrer des responsables iraniens à Islamabad dans les prochains jours. Selon ce responsable, le sommet se tiendra à l’issue d’un entretien entre le président Trump et le chef d’état-major pakistanais. Cette information confirme que le Pakistan joue un rôle de médiateur discret dans la tentative de rapprochement entre Washington et Téhéran.

Analyse : l’art du deal appliqué à Téhéran

Le moratoire de cinq jours décrété le 23 mars 2026 par l’administration Trump illustre, une fois encore, l’approche singulière du président américain en matière de relations internationales. Ce revirement inattendu survient après une phase d’escalade militaire intense marquée par des frappes ciblées sur des infrastructures énergétiques et nucléaires iraniennes au début du mois. Loin d’être un signe de faiblesse, cette pause relève d’un calcul psychologique délibéré, directement inspiré de la philosophie du « Art of the Deal » : un mélange d’ancrage extrême, d’imprévisibilité calculée et de pression maximale.

La stratégie du bord du gouffre

En plaçant Téhéran face à une menace existentielle immédiate — la destruction de ses capacités énergétiques et de son programme nucléaire — Trump entend forcer l’adversaire à la table des négociations dans une position d’infériorité. Cette tactique dite de l’« escalade pour la désescalade » vise à convaincre l’autre partie qu’elle a davantage à perdre en résistant qu’en cédant. Les conditions posées par Washington sont maximalistes : démantèlement complet du programme nucléaire, transfert des stocks d’uranium enrichi, arrêt des programmes balistiques et démantèlement de l’influence régionale iranienne. En contrepartie, Trump promet un accord transactionnel qui réintégrerait l’Iran dans l’économie mondiale — une version géopolitique de son « Penser grand ».

Imprévisibilité et canaux secrets

Le contrôle de la narration constitue un autre pilier de la méthode Trump. Les changements de ton radicaux en l’espace de quelques heures — passant de qualificatifs d’« infâme » pour le régime iranien à des affirmations de « discussions très productives » — contribuent à déstabiliser les diplomates de Téhéran et à entretenir la confusion. En parallèle, loin des projecteurs, une diplomatie discrète s’active. Des émissaires personnels, tels que Jared Kushner et Steve Witkoff, conduisent des discussions à Oman, à Rome ou à Genève. Ces canaux alternatifs permettent de contourner la posture officielle de refus de dialogue affichée par Téhéran, tout en conservant toutes les options ouvertes.

 

Guide Halakhique de Pessa’h 5786 – 2026 en dehors d’Israël

Guide Halakhique de Pessa’h 5786 – 2026 en dehors d’Israël

 

Publié par le Beth Din (Badatz) de Crown Heights sous la direction du Rav Yossef Yechaya Braun, membre du Badatz, ce guide halakhique complet couvre toutes les lois et coutumes de Pessa’h 5786 (2026), du 1er Nissan jusqu’au 24 Nissan. Il constitue un outil de référence indispensable pour chaque foyer juif souhaitant traverser la fête de la liberté avec rigueur et joie. Traduit en français pour le bénéfice des communautés francophones, ce guide intègre également des rappels sur les lois de la Rédemption future, dans l’espoir que Machia’h vienne rapidement et nous permette de les mettre en pratique.

 

 

Trente jours avant Pessa’h

À partir de Pourim, nous commençons à étudier les halakhot de Pessa’h. C’est une mitsva pour chaque individu d’apprendre les lois de Yom Tov avant Yom Tov, afin de les maîtriser et de savoir comment agir.

Loi de la Rédemption — trente jours : Le Alter Rabbi déclare dans son Choul’han Aroukh : « À l’époque du Beth Hamikdach, les anciens Sages avaient institué que les lois de chaque fête soient expliquées au public en commençant trente jours avant chaque fête. Chaque personne vivant en Erets Israël était obligée d’apporter trois offrandes à chaque fête. Les Sages avaient donc institué la pratique d’expliquer publiquement les lois des fêtes trente jours à l’avance, pour rappeler aux gens la fête et leur éviter d’oublier de préparer des animaux aptes à être offerts. »

C’est également le moment de commencer à donner, à préparer et à organiser les Ma’ot ‘Hitim — des fournitures pour ceux qui ne peuvent pas se permettre les dépenses de Pessa’h, en leur fournissant des matsot chemurot pour les Sédarim et pour le reste de Pessa’h, ainsi que leurs autres besoins pour la fête. Les femmes ont également coutume de s’acquitter personnellement de cette importante mitsva.

Le Rabbi explique dans les Si’hot Kodech : « Les femmes ont un lien particulier avec la mitsva de Tsedaka. Dans notre société, les maris ont l’habitude de confier des sommes considérables à leurs épouses. En Amérique, la distribution des fonds pour la Tsedaka et pour de nombreuses autres questions relève dans une bien plus grande mesure du domaine réservé de la femme que de celui de son mari. »

Pas de Matsa pendant trente jours

Nous nous abstenons de manger de la Matsa pendant les trente jours précédant Pessa’h, jusqu’au Séder du premier soir. Il est coutumier d’éviter même la Matsa cHametsique non destinée à être consommée à Pessa’h. Cependant, la Matsa ashira, les boulettes de Matsa et les autres produits à base de Matsa sont permis.

Au cours des trente jours précédant Yom Tov, veillez à ce que les substances de ‘Hamets ne s’incrustent pas dans vos affaires, ce qui compliquerait le nettoyage ultérieur en vue de Pessa’h. Les Posekim mentionnent divers scénarios à éviter : ne pas utiliser un ustensile de ‘Hamets pour recueillir du vin mis de côté pour Pessa’h ; ne pas laisser entrer du ‘Hamets dans un endroit exempté de la Bedika ; ne pas blanchir des vêtements avec un agent de ‘Hamets ; ne pas coller du papier avec une substance de ‘Hamets ; effectuer une Bedika sur une propriété qui sera vacante durant les trente jours ; vérifier un endroit avant d’y stocker des choses qui ne seront pas dégagées avant Pessa’h, etc.

La campagne de la Matsa — Mivtsa Matsa

Le Rabbi a établi la pratique selon laquelle chacun — mais surtout les personnes en position d’autorité comme un Rav ou un dirigeant communautaire — doit envoyer des matsot faites à la main (elles doivent être des matsot chemurot) pour Pessa’h, ou au minimum suffisamment pour les Sédarim, à leurs connaissances qui ne prendraient pas elles-mêmes l’initiative d’en obtenir. Les organisateurs de grands Sédarim publics dans des hôtels et autres lieux similaires doivent prendre des dispositions similaires.

En 5751 (1991), le Rabbi a annoncé : « Des Sédarim publics se tiendront dans de nombreux endroits. Parmi ceux-ci, de nombreux lieux n’organiseront qu’un seul Séder en raison du manque de fonds. Il est urgent et extrêmement approprié de faire tous les efforts nécessaires pour tenir deux Sédarim. »

Le mois de Nissan

Nos Sages disent : « Au mois de Nissan, nos ancêtres ont été rachetés d’Égypte, et au mois de Nissan, nous sommes destinés à être rachetés. »

Nissan est considéré comme le premier et le plus important de tous les mois — également spirituellement — même par rapport à Tichri, qui est un mois de grandes révélations divines. C’est parce que la lumière divine accessible en ce mois défie tous les niveaux de révélation spirituelle et provient de l’essence infinie et non filtrée de D.ieu, l’Atsmouss.

Pendant tout le mois, nous nous conduisons d’une manière sainte, similaire à Yom Tov. Le Cheloh écrit : « Le verset « Ce mois est le premier des mois pour vous » fait allusion à la pratique de traiter chaque jour comme un Yom Tov — un mois où chaque jour est comme Roch Hodech. » C’est pourquoi, comme le Rabbi l’encourage, « il est bon et approprié » de tenir des farbrenguens ‘hassidiques, comme pour Yom Tov, chaque jour du mois de Nissan.

Pas de Ta’hanoun en Nissan

Pendant tout le mois de Nissan, nous ne disons pas Ta’hanoun. Chabbat, nous ne récitons pas non plus Av Hara’hamim dans le Moussaf, ni Tsidkate’ha à Min’ha. Ces jours où l’on ne dit pas Ta’hanoun, on omet Lamnatsea’h (chapitre 20 des Tehillim) dans la prière. On le récite à la place au début des Tehillim quotidiens.

Nous évitons de jeûner pendant tout le mois — même comme tikoun individuel, y compris Erev Roch Hodech Iyar pour ceux qui ont l’habitude de le faire, et même pour un yahrtzeit. Les exceptions à cette règle sont le jeûne des premiers-nés la veille de Pessa’h et un ‘hatan et une kalla le jour de leur mariage.

Il est également coutumier d’éviter de visiter un cimetière pendant le mois de Nissan pour prier sur les tombes des proches. Si le yahrtzeit d’un parent tombe ce mois-ci, il est approprié d’y aller la veille de Roch Hodech Nissan (le 29 Adar) à la place. L’interdiction de visiter les tombes ne s’étend pas aux kivrei tsadikim (tombes de personnes saintes), car la fréquentation de ces lieux n’a pas pour but de réconforter les âmes des défunts, mais de prier et demander aux justes d’intercéder en notre faveur.

Le Nassi

À partir de Roch Hodech Nissan (date à laquelle le Michkan a été inauguré), et chaque jour jusqu’au 12 Nissan, le Nassi est récité après Cha’harit, suivi de la prière Yehi Ratsone. Cette prière est récitée aussi bien par un Cohen ou un Lévi que par les femmes et les convertis, sans modification des termes. Le 13 du mois, on lit le passage conclusif de Zot Hanoukath Hamizbeah pour représenter la tribu de Lévi, sans le Yehi Ratsone conclusif. Si vous avez oublié de dire le Nassi du jour, vous pouvez le rattraper jusqu’à l’aube du lendemain.

Le Rabbi nous exhorte à nous renforcer dans la récitation quotidienne du Nassi et du Yehi Ratsone accompagnateur, démontrant ainsi comment nous observons nos coutumes d’une manière qui témoigne de notre attachement. On peut considérer que chaque Juif qui récite le Nassi a en quelque sorte offert le sacrifice de nos dirigeants nationaux.

La bénédiction sur les arbres en fleurs

Celui qui sort en plein air pendant le mois de Nissan et observe des arbres en fleurs doit réciter la bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Melekh Haolam chelô ‘hisar be’olamo kloum ouVara vo bériyot tovot ve’ilanot tovot lehanot bahem bneï Adam. » (Béni sois-Tu, D.ieu notre D.ieu, Roi de l’univers, qui n’a laissé manquer de rien dans Son monde, et a créé en lui de belles créatures et de beaux arbres pour procurer plaisir aux êtres humains.)

Cette bénédiction n’est récitée qu’une seule fois par an, la première fois qu’une personne observe des arbres en fleurs pendant Nissan. Elle ne s’applique qu’à un arbre produisant des fruits, bien que ceux-ci n’aient pas nécessairement à être comestibles. L’arbre doit être au stade de la floraison. Certains sont particulièrement rigoureux et récitent la bénédiction sur deux arbres en fleurs simultanément. Les hommes et les femmes font tous deux cette bénédiction.

Préparatifs pour le 11 Nissan

« Il reste encore du temps jusqu’au Youd-Aleph Nissan », dit le Rabbi, « qui peut être utilisé pour accomplir toutes les bonnes résolutions prises en rapport avec ce jour, et pour accepter encore davantage de bonnes résolutions. »

Dans une autre occasion, le Rabbi a déclaré : « Ceux qui se préparent pour l’anniversaire réfléchissent à ce qu’ils peuvent faire — peut-être en matière de Tsedaka… ou de Torah. Avant tout, ces efforts doivent être liés à la Torah. Tout cadeau, qu’il s’agisse de Tsedaka elle-même, d’activités positives ou de bonnes actions dans un autre domaine, doit inclure un ajout dans l’étude de la Torah. Et comme mentionné — l’ajout doit porter à la fois sur la Niglé et sur la partie intérieure et profonde de la Torah, le ‘Hassidisme. »

Préparatifs pour Pessa’h

Si vous n’avez pas encore acheté des matsot chemurot pour Pessa’h, faites-le maintenant. Si vous n’avez pas encore acheté de vin pour Pessa’h, faites-le également maintenant. C’est une mitsva d’utiliser spécifiquement du vin rouge pour le Séder, sauf si un vin blanc est de qualité supérieure au vin rouge disponible.

D’autres articles qui peuvent nécessiter d’être achetés à neuf sont des Haggadot en nombre suffisant, des Sidourim sans ‘Hamets, des couvre-matsot et des coupes (be’harim) de taille appropriée, sans pied, pour tous les participants au Séder.

En 5747 (1987), le Rabbi a émis la directive suivante : « Il est extrêmement utile et très approprié que chaque enfant juif reçoive sa propre Haggada de Pessa’h avant le début de la fête. Il serait préférable de lui donner un texte illustré qui représente les diverses mitsvot et les événements décrits dans la Haggada. À l’intérieur de la couverture, inscrivez les mots Lachem Ha’arets Oumloa, suivi du nom de l’enfant. »

« C’est pour Pessa’h » — une mise en garde

Il est interdit de dire à propos de la viande d’un animal casher : « Cette viande est pour Pessa’h. » Cela donnerait l’impression qu’il la désigne pour le Korban Pessa’h. Veillez plutôt à dire : « Cette viande est pour Yom Tov. » De même, on ne doit pas demander à quelqu’un : « S’il vous plaît, achetez-moi de la viande pour Pessa’h. » On doit plutôt dire : « S’il vous plaît, achetez-moi de la viande pour Yom Tov. »

La vente du ‘Hamets

La vente du ‘Hamets (Me’hirat ‘Hamets) aura lieu au bureau du Badatz par le Rav Braun. Il est conseillé de se présenter le plus tôt possible et de ne pas reporter jusqu’au dernier jour. Les lois de la vente du ‘Hamets sont détaillées à la fin de ce livret.

Attention aux abonnements : si vous êtes abonné à des livraisons régulières d’articles d’épicerie, assurez-vous d’annuler ou de retarder votre commande pour qu’elle ne puisse pas arriver pendant Pessa’h. Cela s’applique aux aliments qui contiennent du ‘Hamets, mais aussi, moins évidemment, à ceux qui pourraient avoir été en contact avec du ‘Hamets.

La joie de Yom Tov

La joie et un état d’esprit joyeux sont obligatoires pendant les huit jours entiers de la fête. Un homme doit s’assurer que sa femme, ses enfants et tous ceux qui dépendent de lui ou l’accompagnent soient également joyeux. Cette joie est une obligation biblique.

La nourriture de Pessa’h : rigueur et hiddourim

La promesse de l’Arizal : l’Arizal déclare : « Celui qui est scrupuleux à l’égard de la moindre quantité de ‘Hamets à Pessa’h est assuré de ne pas pécher pendant toute l’année. » La mitsva d’éviter le ‘Hamets et de manger de la Matsa a d’abord été donnée au peuple juif en Égypte, et ils l’ont acceptée avec amour et affection, en l’appliquant rigoureusement.

La rigueur s’applique à partir de l’heure limite pour consommer du ‘Hamets la veille de Pessa’h, et inclut le dernier jour de Pessa’h (A’haron chel Pessa’h). Celui qui évite complètement le ‘Hamets tel que stipulé dans la Halakha, en observant les plus grandes rigueurs, bénéficiera grandement à son âme tout au long de l’année.

La voie dorée ne consiste cependant pas à rechercher constamment des pratiques de plus en plus strictes, car souvent les rigueurs dans un domaine particulier entraînent des laxismes dans d’autres domaines.

Matsa ashira

La Matsa ashira, faite de pâte pétrie avec d’autres liquides comme du jus de fruit, sans qu’aucune eau n’y ait été mélangée, n’est pas essentiellement du ‘Hamets. Cependant, nous sommes rigoureux et n’en utilisons pas à Pessa’h, même celles faites avec du jus de fruit pur incontestable. Cette coutume doit être respectée même pour les enfants, sauf si une telle Matsa est nécessaire pour une personne malade ou âgée.

La Matsa faite à la machine

Le Rabbi Rachab écrit : « Les grands Rabbanim craignant D.ieu de la génération précédente ont interdit les matsot faites à la machine. Il y en avait parmi eux qui refusaient de révéler leurs raisons pour leur interdiction, pour que personne ne puisse les contrecarrer avec des justifications. Ma position est la suivante : je ne permets pas l’utilisation des matsot faites à la machine d’aucune manière. »

Même pour la campagne de la Matsa — Mivtsa Matsa —, le Rabbi a souligné que des matsot rondes, faites à la main et spécifiquement chemurot (« gardées » contre tout contact avec des liquides dès le moment de la récolte) doivent être utilisées.

Les kitnioth

Le riz et les autres céréales non cHametsiques, ainsi que de nombreux types de graines et de légumineuses, sont appelés kitnioth. Bien qu’ils ne puissent jamais devenir du ‘Hamets, de nombreuses autorités ont interdit de les cuire à Pessa’h. La coutume achkénaze est d’être rigoureux à ce sujet, et nous ne pouvons pas déroger à cette coutume. Même en cas de besoin pressant, lorsqu’une personne n’a rien à manger, il est interdit de cuire des kitnioth.

Sont inclus dans la catégorie des kitnioth : le riz, les petits pois, les arachides, le millet, les pois chiches, les graines de tournesol, la moutarde, le sarrasin, les graines de pavot, les haricots, les lentilles, le soja, le quinoa, le sésame, le maïs, et de nombreuses autres céréales, graines et légumineuses non mentionnées ici. Toute huile dérivée de kitnioth est également interdite.

Le Guerokts — Matsa mouillée

Nous sommes extrêmement attentifs à ce que la Matsa ne soit pas en contact avec du liquide, ce qu’on appelle Guerokts. Nous couvrons donc les matsot sur la table et faisons attention aux miettes qui pourraient tomber dans des boissons ou de la soupe. Avant de verser de l’eau ou tout liquide contenant de l’eau dans une tasse ou un bol, nous vérifions l’ustensile pour y trouver des miettes de Matsa. Tout au long des sept premiers jours de Pessa’h, nous n’appliquons pas nos mains humides sur nos lèvres lors du rinçage entre le poisson et la viande, ni lors du mayim a’haronim, pour éviter de consommer des miettes de Matsa mouillées.

La grande exception concerne le dernier jour de Pessa’h, A’haron chel Pessa’h, où nous allons au-delà pour manger du Guerokts. Voir la section correspondante.

Autres interdits alimentaires

Les livres halakhiques mentionnent une coutume d’éviter les fruits secs, le sucre, et d’autres aliments, y compris les aliments pré-salés, les clous de girofle, le safran et le miel, car diverses localités avaient des pratiques de production et de stockage qui pouvaient avoir mis ces aliments en contact avec du ‘Hamets.

Harengs : à Pessa’h, nous ne mangeons pas de poisson salé (harengs) ni de poisson mariné. Épices : notre coutume de longue date est de ne pas utiliser le gingembre et la cannelle. Alcool : la coutume est de ne pas boire d’alcool autre que du vin à Pessa’h. Radis : le Tsema’h Tsedek a interdit de manger des radis à Pessa’h, sans explication.

Concernant les fruits et légumes pelés : notre coutume est de ne manger aucun fruit ou légume qui n’est pas épluché. Cela est particulièrement pertinent de nos jours, car les fruits et légumes sont traités avec divers produits chimiques qui peuvent contenir de l’amidon ou du ‘Hamets pur.

Manger chez d’autres

Pessa’h est une exception où nous évitons de nous mélanger autour de la nourriture. Le Alter Rabbi a dit : « À Pessa’h, nous ne devons pas offrir de nourriture ni de boisson à une autre personne, mais les invités peuvent se servir d’eux-mêmes. » La tradition du Séder, et par extension le reste de ce Yom Tov, est de célébrer en présence de la famille nucléaire, à la maison. Les parents passent le plus de temps possible avec leurs enfants.

En tant qu’extension de la règle de la consommation chez soi, nous avons la coutume de nous abstenir d’utiliser des produits fabriqués commercialement dans la mesure du possible. Cela s’applique particulièrement aux épices.

Les médicaments pour Pessa’h

Quelqu’un qui doit prendre régulièrement des médicaments ne doit pas décider seul d’être rigoureux et d’éviter de les prendre pendant Pessa’h. Il convient plutôt de consulter un Rav concernant le statut de ces médicaments particuliers. Il est essentiel de contacter un Rav le plus tôt possible.

Peut-on fumer à Pessa’h ?

La pratique de fumer des cigarettes est déjà problématique en raison de ses dangers inhérents pour la santé. À Pessa’h, le problème se complique encore davantage, car il est récemment apparu que certaines cigarettes contiennent peut-être du ‘Hamets. Bien que certaines autorités soient indulgentes pour diverses raisons, il serait prudent d’exercer une rigueur et d’éviter de fumer des cigarettes pendant Pessa’h.

Le nettoyage et la Bedika (vérification du ‘Hamets)

Il est permis de commencer — bien que non d’achever — la mitsva de Bedikat ‘Hamets plus tôt que l’heure désignée, qui est la nuit du 14 Nissan. Quelle que soit la date de la vérification, elle doit avoir lieu la nuit et une bougie doit être utilisée. Dans ce cas, on ne récite pas de bénédiction. Une pièce doit être laissée non fouillée afin qu’une vérification puisse y être effectuée la nuit du 14 avec une bénédiction.

Rappel : assurez-vous que même les endroits moins évidents sont exempts de ‘Hamets — par exemple, le clavier de l’ordinateur doit être soigneusement nettoyé de tout ‘Hamets.

Cette année a une signification particulière, car le jour où Pessa’h tombe correspond au cadre original de la rédemption d’Égypte un jeudi. Le Rabbi évoque la signification de cela dans de nombreuses si’hot et lettres publiques de Pessa’h.

Les lois de la hagalat kélim (cachérisation des ustensiles) sont complexes et tout le monde ne les maîtrise pas. Il est donc approprié — malgré la pratique courante contraire — qu’un expert dans les lois de la hagala effectue la procédure. Il est de coutume répandue de cachériser les comptoirs et les surfaces de table avant de les recouvrir.

Nous avons l’obligation de prendre des coupes de cheveux avant Pessa’h pour ne pas entrer dans la fête débraillés.

Jeudi 1er Nissan — Roch Hodech

Le Rabbi dit : « À chaque Roch Hodech, l’étincelle de Machia’h, également connue sous le nom de ye’hida, l’aspect essentiel et individuel de l’âme de chaque Juif, est révélée. La révélation de cette étincelle résonne et provoque un renouveau dans l’être tout entier de chaque Juif, de sorte que tout ce qu’il fait est imprégné du niveau de ye’hida. Mais le résultat le plus important de cette révélation est qu’elle est liée à la manifestation et à l’avènement de Machia’h, même dans le sens le plus littéral. »

Le premier jour de Nissan est appelé « Roch Hachana des rois et des fêtes », ainsi qu’un jour qui « a obtenu dix couronnes ».

Ya’alé Veyavo est ajouté pendant l’Amida et dans le Birkat Hamazon. Si vous vous êtes trompé, voir le tableau à la fin du livret. Dans le Birkat Hamazon, on récite également le Hara’haman de Roch Hodech. Pendant Cha’harit, le demi-Hallel est suivi de V’Avraham Zaken, Kaddich titkabel, Chir chel Yom, et Kaddich Yatom. El erekh apayim n’est pas récité dans la prière aujourd’hui, ni pour le reste du mois.

Pour la lecture de la Torah et le Moussaf, quatre aliyot sont lues dans la lecture de Roch Hodech. Ensuite, le Nassi est récité après le Moussaf et les Tehillim. Le Nassi d’aujourd’hui concerne la tribu de Yehouda et marque le premier jour des offrandes inaugurales. Après le Nassi, la prière Yehi Ratsone est récitée.

C’est une mitsva de manger un repas plus copieux que d’habitude pour Roch Hodech. Il est coutumier de ne pas se couper les cheveux à Roch Hodech, conformément au testament du Rav Yehouda He’hassid.

« Il est une coutume ancienne, à chaque Roch Hodech, d’étudier un verset du chapitre des Tehillim correspondant à l’année actuelle de la vie d’une personne. Ce verset doit être étudié avec le commentaire de Rachi. »

Vendredi 2 Nissan

Aujourd’hui est le yom hilloula (anniversaire du décès) du Rabbi Rachab, le cinquième Rabbi de Habad. Il est décédé dans la nuit du Chabbat, le 2 Nissan 5680 (1920), à Rostov.

Le Nassi est récité après Cha’harit et les Tehillim. Le Nassi d’aujourd’hui concerne la tribu d’Yissa’har et marque le deuxième jour des offrandes inaugurales.

Le Choul’han Aroukh stipule que bien qu’une personne entende toute la Torah lue en synagogue le matin du Chabbat, elle doit également la lire elle-même chaque semaine dans le cadre du chnaïm mikra ve’e’had targoum (récitation de chaque verset deux fois, et du commentaire d’Onkelos une fois). Il est coutumier de le faire le vendredi après ‘Hatsot. La havdala des bougies est à 18 minutes avant le coucher du soleil.

Nuit de Chabbat : pour Kiddouch, certains s’abstiennent de le faire « dans la première heure de la nuit ».

Mercredi 7 Nissan

Le Nassi est récité après Cha’harit, puis les Tehillim. Le Nassi d’aujourd’hui concerne la tribu d’Efraïm et marque le septième jour des offrandes inaugurales.

Loi de la Rédemption — Inauguration et pureté : le prophète Ye’hezkel, décrivant l’inauguration du troisième Beth Hamikdach, déclare : « Ainsi ferez-vous pendant sept jours du mois. » Les sept jours de pureté rituelle pour le Korban Pessa’h commencent en ce jour. Le Rambam déclare que « tous les Juifs sont avertis par la Torah de maintenir un état de pureté rituelle à chaque fête, afin d’être prêts à entrer dans le Beth Hamikdach et à consommer les offrandes sacrées ».

Jeudi 8 Nissan

Le Nassi est récité après Cha’harit, puis les Tehillim. Le Nassi d’aujourd’hui concerne la tribu de Ménaché et marque le huitième jour des offrandes inaugurales.

Loi de la Rédemption — Atteindre la pureté : de nos jours, toutes les personnes sont considérées comme rituellement impures en raison de leur contact avec un cadavre. Toute personne qui a contracté cette forme d’impureté doit commencer le processus de purification aujourd’hui afin de pouvoir offrir le Korban Pessa’h dans l’état de pureté requis.

Chabbat Parachat Tsav, 10 Nissan — Chabbat Hagadol

Ce Chabbat est connu sous le nom de Hagadol (« Grand ») pour commémorer le grand miracle qui s’est produit ce Chabbat immédiatement avant l’Exode d’Égypte. Cette année, le Chabbat Hagadol tombe le 10 Nissan, à la même date qu’il s’est produit à l’origine.

Pour la lecture de la Torah, la Haftara est tirée de Yirmiyahou et inclut les versets suivants uniquement : Yirmiyahou 7:21–28, suivi de 9:22–23. La Haftara du Chabbat Hagadol n’est pas lue. Elle n’est lue que lorsque la veille de Pessa’h coïncide avec le Chabbat, ce qui n’est pas le cas cette année.

À 770 (770 Eastern Parkway — la synagogue principale de Habad), Min’ha est tenue plus tôt que d’habitude aujourd’hui. La lecture de la Torah pour Min’ha est tirée de la Parasha Chemini. Après Min’ha, chaque personne lit la Haggada individuellement, depuis « Avadim hayinou » jusqu’à la fin du paragraphe qui suit Daïénou.

Le Rabbi a dit lors du Chabbat Hagadol 5748 (1988) : « Nos pratiques à Pessa’h mettent fortement l’accent sur les enfants. Nous utilisons toutes sortes de moyens pour les garder éveillés au Séder. Cela signifie que nous devons les impliquer le Chabbat précédant Pessa’h, le Chabbat Hagadol, en leur racontant l’histoire, afin qu’à Pessa’h ils posent des questions. »

Il est devenu coutumier, dans les générations récentes, pour le Rav d’une communauté de donner une conférence sur les lois de Pessa’h lors du Chabbat Hagadol. À 770, l’adresse du Chabbat Hagadol sera prononcée par les Rabbanim du Badatz à 19h30.

Fin du Chabbat, veille du 11 Nissan

Le Chabbat se termine à 19h58. Vihi No’am et Ve’ata Kadoch ne sont pas récités à la fin de Maariv. On pense à réciter le Kiddouch Levana après Maariv.

Le Farbrenguen central en l’honneur du Youd-Aleph Nissan se tiendra ce soir à 770 à 22h00.

À propos du grand Farbrenguen, le Rabbi instruit : « Nous devons utiliser ce jour pour augmenter dans toutes les matières de Torah et de mitsvot, et avec joie ! Cela doit se faire par le biais d’un joyeux Farbrenguen auquel de nombreux Juifs assistent — hommes, femmes et enfants. Le Farbrenguen doit être conduit dans un esprit de joie d’une mitsva, de joie de la Torah, et même de joie associée au corps physique, à travers la nourriture et la boisson. »

Il est également approprié, précise le Rabbi, de mentionner l’anniversaire du Rambam, dont l’anniversaire coïncide avec la veille de Pessa’h. Nous devons organiser un Farbrenguen joyeux qui aborde des questions de Torah et de mitsvot à cette date, auquel assistent de nombreux Juifs — hommes, femmes et enfants.

Pour la Mélave Malka, le Alter Rabbi écrit : « On devrait toujours mettre sa table et la préparer entièrement à la fin du Chabbat pour la Mélave Malka, comme s’il s’agissait d’un repas complet. Même s’il n’a qu’un kezaït, il doit néanmoins préparer et mettre sa table comme s’il était sur le point de s’asseoir pour un repas complet, afin d’escorter le Chabbat qui part avec honneur. »

Dimanche 11 Nissan — L’anniversaire du Rabbi

Le Rabbi est né le 11 Nissan 5662 (1902), le jour d’erev Chabbat Hagadol. En l’honneur du 124e anniversaire du Rabbi, nous commençons à réciter le chapitre 125 des Tehillim après Cha’harit chaque jour, avec la portion quotidienne des Tehillim.

Le Rabbi écrit dans une lettre : « Il vaut la peine de dire le kapitel (chapitre) de Tehillim du Rabbi chaque jour, bli neder, comme un récipient pour l’accomplissement complet des bra’hot avec lesquelles il vous a bénis. » Dans une autre lettre : « Il serait approprié de dire le kapitel de Tehillim du Rabbi chaque jour, bli neder, et plusieurs fois par semaine, d’étudier le ‘Hassidisme du Rabbi, mon beau-père… cela est un large récipient pour attirer les bra’hot du tsaddik dans ce monde d’action. »

Le Nassi est récité après Cha’harit. Le Nassi d’aujourd’hui concerne la tribu d’Acher et marque le onzième jour des offrandes inaugurales.

Loi de la Rédemption — Dernière chance : quelqu’un qui n’a pas pu examiner l’animal qu’il avait désigné pour le Korban Pessa’h jusqu’à présent doit le faire aujourd’hui pour s’assurer qu’il ne présente pas de défauts disqualifiants.

Lundi 12 Nissan

Le Nassi est récité après Cha’harit. Le Nassi d’aujourd’hui concerne la tribu de Naftali et marque le douzième et dernier jour des offrandes inaugurales. Il y a des enseignements spéciaux associés au 12 Nissan en tant que point culminant des sacrifices des Nessi’im.

Cachérisation : certains sont particulièrement rigoureux et effectuent la procédure de hagalat kélim (cachérisation des ustensiles de cuisine pour Pessa’h par immersion dans de l’eau bouillante) au moins trois jours avant Pessa’h.

Mardi 13 Nissan

Aujourd’hui est le yahrtzeit du Tsema’h Tsedek. Il est décédé en 5626 (1866) et a été enterré dans la ville de Loubavitch.

Le Rabbi dit : « Nous sommes actuellement dans un moment très propice, car le 13 Nissan est le jour de la halloula du Tsema’h Tsedek, et du Beit Yossef (Rav Yossef Karo). Ces occasions propices augmentent notre état général élevé de préparation à la Gueoula dans le mois de Nissan. » Concernant le Tsema’h Tsedek : Machia’h lui-même porte la désignation de « Tsema’h » (comme nous le disons plusieurs fois par jour : « Que tu fasses vite germer le tsmah — rejeton de David, ton serviteur »).

Bien que les douze premiers jours de Nissan commémorent la dédicace du Michkan et les offrandes des Nessi’im, et que les jours suivants (le 14 et au-delà) soient associés à la fête de Pessa’h, et qu’il ne soit pas dit de Ta’hanoun à ces jours, nous ne le disons pas non plus aujourd’hui, le jour entre ces événements. Cela a été ainsi établi : étant donné que la majorité du mois est liée aux fêtes, cela influence la sainteté de tous ses jours adjacents.

Après Cha’harit, la section de Zot ‘hanoukat hamizbeah est lue comme conclusion à la récitation du Nassi quotidien. Elle se conclut par kein asa et hamenorah. On ne récite pas de Yehi Ratsone.

Cachérisation dentaire : les porteurs de prothèses dentaires et les jeunes portant des appareils orthodontiques ne doivent pas manger ni boire de substances chaudes ou piquantes de ‘Hamets pendant une période de vingt-quatre heures avant la limite de consommation du ‘Hamets la veille de Pessa’h.

Mardi soir, veille du 13 Nissan — nuit de Bedikat Hamets

La coutume répandue est de placer des morceaux de ‘Hamets dans la maison (des morceaux durs qui ne s’émiettent pas), dans les zones qui seront fouillées lors de la Bedika. Selon la Kabbale, exactement dix morceaux doivent être utilisés. Il est très conseillé de préparer une liste décrivant avec précision l’emplacement de chacun des dix morceaux.

Avant de commencer la recherche, tous les ‘Hamets restants sur la propriété qui seront vendus, consommés avant l’heure limite ou brûlés avec les dix morceaux, doivent être soigneusement rangés dans un endroit désigné — en hauteur, sous clé ou couvert d’un couvercle lourd inaccessible aux jeunes enfants.

Pour la recherche, la bougie allumée, on vérifie tous les recoins, même les fissures dans le sol. Cependant, il n’est pas nécessaire d’éteindre les lumières électriques pour effectuer la recherche uniquement à la lumière d’une bougie. En fait, tout éclairage pouvant aider à la recherche doit être utilisé.

Après la recherche, on récite le Kol ‘Hamira, renonciation à la propriété de tout ‘Hamets. La principale renonciation s’effectue non pas verbalement, mais dans l’esprit et le cœur, où l’on décide fermement que tout ‘Hamets trouvé sur sa propriété est totalement sans valeur à ses yeux — comme si c’était de la simple poussière.

En anglais : « Tout levain et tout ce qui est levé qui est en ma possession, que je n’ai ni vu ni retiré, et dont je n’ai pas connaissance, sera considéré comme nul et non avenu comme la poussière de la terre. »

Après la Bedika, le Rabbi cite son beau-père le Rabbi Précédent : « après la Bedikat ‘Hamets, les Rebbeim avaient coutume de s’asseoir pour un repas avec du pain. »

Mercredi 14 Nissan — Erev Pessa’h

Aujourd’hui est l’anniversaire de la naissance du Rambam. Il est né un erev Pessa’h qui coïncidait avec Chabbat, une heure et un tiers après midi.

Il est important de prier tôt à chaque erev Pessa’h, afin de terminer le repas de ‘Hamets avant la quatrième heure du jour. Mizmor Lé-Toda, généralement récité après Baroukh Che’amar pendant Cha’harit, n’est pas récité aujourd’hui. Après la prière, vérifiez votre sac de tallit ou de tefillin pour y trouver du ‘Hamets.

Il est interdit de manger de la Matsa à tout moment aujourd’hui, à partir de l’aube. (La coutume de Habad est de s’abstenir de manger de la Matsa à partir de Pourim, trente jours avant Pessa’h.)

La limite pour consommer du ‘Hamets (voir les horaires sur le calendrier de votre ville). Aucun ‘Hamets ne peut être mangé à cette heure ou à tout autre moment par la suite jusqu’à la fin de Pessa’h. Il est interdit de se brosser les dents après cette heure — bien qu’il faille nettoyer sa bouche et ses dents avant la limite.

Le jeûne des premiers-nés : en commémoration du miracle des Maakot Be’horot (les plaies des premiers-nés), il est coutumier pour les fils premiers-nés de jeûner toute la veille de Pessa’h. Il est devenu la coutume répandue pour les premiers-nés d’annuler leur jeûne la veille de Pessa’h en participant à un Siyoum, une cérémonie marquant la conclusion de l’étude d’un tractate entier de Michna ou de Talmud.

L’heure limite pour posséder du ‘Hamets (voir les horaires sur le calendrier de votre ville). Il faut donc brûler tout le ‘Hamets restant avant ce moment. Le Rabbi dit : « Brûlez et annulez votre ‘Hamets rapidement et avec célérité. Éveillez-vous à la téchouva, analysez vos affaires et réfléchissez à ce que vous éliminez ainsi votre mauvais penchant, qui ne sera plus « ni vu ni trouvé » avec vous. »

Après la brûlure du ‘Hamets et le retrait de tout ‘Hamets restant du repas du matin, il est approprié de réciter le deuxième Kol ‘Hamira (déclaration d’annulation), afin que si des miettes ou des traces de la nourriture du matin ont été négligées, elles seront considérées comme sans propriétaire et sans valeur.

L’Erev Pessa’h à Loubavitch

À Loubavitch, sous la guidance des Rebbeim, il existait un ordre de conduite spécifique la veille de Pessa’h. Après la brûlure du ‘Hamets, ils s’immergeaient dans un miqvé. Ils s’habillaient ensuite en vêtements de Yom Tov et cuisaient les matsot qui devaient être utilisées pour le Séder de ce soir. Ils s’occupaient ensuite de toutes leurs autres préparations de Yom Tov.

Le Rabbi Précédent rappelle l’erev Pessa’h à Loubavitch : « En ce seul jour, il y avait ce grand contraste d’atmosphère entre la première et la seconde partie de la journée. Le ‘hatsot les séparait comme une cloison, et de part et d’autre, c’était comme deux saisons différentes de l’année. »

Le Rabbi avait coutume de distribuer des matsot chemurot après Min’ha la veille de Pessa’h, vêtu de la veste de soie qu’il réservait pour Chabbat et Yom Tov, et portant son gartel. C’est une coutume mentionnée dans de nombreux endroits de porter des vêtements de Chabbat et de Yom Tov après ‘Hatsot.

L’interdiction du travail après midi

À l’époque du Beth Hamikdach, les Sages ont institué une interdiction pour tout Juif d’effectuer un travail à partir du midi de la veille de Pessa’h. Cette interdiction rabbinique n’a pas été levée même après la destruction du Beth Hamikdach. Quelqu’un qui travaille pendant ces heures est traité comme s’il transgressait les lois des Sages. Il ne verra jamais aucune bénédiction résulter du travail accompli.

Il est interdit de donner une coupe de cheveux à un Juif après ‘Hatsot. Il est également interdit de se couper les cheveux à ce moment. Cependant, on peut recevoir une coupe de cheveux d’un non-Juif. Toute forme de travail peut être effectuée en son nom par un non-Juif.

Après ‘Hatsot : « Toute la journée de la veille de Pessa’h », écrit le Cheloh, « chaque personne devrait sentir la présence constante de D.ieu, en passant toute la journée dans une avoda (service divin) avec crainte et respect. » Il dit aussi que depuis le midi, le jour est considéré comme un Yom Tov en raison de l’atmosphère sainte associée à l’offrande du Korban Pessa’h.

Le Séder Korban Pessa’h

Nos prières prennent la place des offrandes dans le Beth Hamikdach. Le service de Min’ha remplace le korban tamid chel bein ha’arbayim (sacrifice quotidien de l’après-midi). Lorsque le Beth Hamikdach était debout, le Korban Pessa’h était offert après le tamid de l’après-midi. C’est pourquoi le Séder Korban Pessa’h est récité directement après Min’ha. Le texte se trouve dans le Siddour et la Haggada.

Le Rabbi Précédent mentionne dans plusieurs si’hot que son père, le Rabbi Rachab, n’utilisait pas simplement le Séder Korban Pessa’h pour réciter, mais qu’il l’étudiait en profondeur, en même temps que les lois du Korban Pessa’h. Dans la si’ha du Chabbat Mévar’him Nissan 5748 (1988), le Rabbi appelle à se préparer à offrir réellement le Korban Pessa’h. Il explique que l’une des façons d’y parvenir est l’étude des détails de l’offrande de Pessa’h.

Le Rabbi Précédent offre une description puissante de l’effet de la récitation du Séder Korban Pessa’h par le Rabbi Rachab : « Après la récitation — ou plus précisément, l’étude — du Korban Pessa’h… une lumière entièrement différente remplissait la maison. Une telle atmosphère d’atsliout ! Tout devenait si joyeux. L’atmosphère qui régnait la veille de Pessa’h après l’étude du Korban Pessa’h n’était pas seulement une préparation à un Yom Tov. C’était littéralement le Yom Tov lui-même ! C’était une joie tirée d’une bonne pensée et de la plus grande, la plus belle, l’attente de la venue de Machia’h. Voilà que Machia’h vient ! Et voilà le Beth Hamikdach. Et nous offrons le Korban Pessa’h. »

Mercredi soir, veille du 15 Nissan — 1er soir de Pessa’h

Maariv commence avec Chir Hama’alot. L’Amida des fêtes est récitée.

Il est rapporté dans les écrits de l’Arizal : à tous les autres Chabbats et Yom Tov de l’année, les mondes s’élèvent par niveaux, l’un après l’autre, un échelon supérieur pour chaque prière récitée. Cependant, à Pessa’h, ils montent tous les niveaux en une seule fois — pendant le Maariv du premier soir.

Après l’Amida, il est coutumier de réciter l’intégralité du Hallel avec le minyan, avec les bénédictions au début et à la fin. Il est interdit d’interrompre verbalement la récitation du Hallel pour parler d’autres sujets.

Le Séder doit commencer dès que possible ce soir, après que l’obscurité soit parfaitement tombée. Le Kiddouch n’est pas récité avant la tombée véritable de la nuit (voir les horaires sur le calendrier de votre ville). C’est une mitsva de distribuer des noix ou des friandises similaires aux jeunes enfants lors de la nuit de Pessa’h avant de commencer le Séder, pour provoquer la surprise et inciter les enfants à demander pourquoi cette nuit est particulière.

La coutume des Rebbeim de Habad, transmise de génération en génération, est de commencer le Séder immédiatement après Maariv la première nuit de Pessa’h, et de ne pas s’étendre longuement sur le Séder afin de manger l’Afikoman avant l’heure halakhique de ‘hatsot halailah (minuit).

Le Séder

Le Rabbi Précédent cite son père, le Rabbi Rachab : « Avant de faire quoi que ce soit de relatif au Séder ces deux nuits, il faut d’abord jeter un regard dans son Siddour [pour clarifier les instructions précises et l’ordre]. »

Les mitsvot du Séder comprennent deux commandements bibliques : raconter l’histoire de l’Exode ; manger de la Matsa. Il existe également huit obligations rabbiniques : placer deux aliments cuits sur l’assiette du Séder (la zéroa et la beïtsa) ; boire quatre coupes de vin ; manger et boire en étant allongé à gauche, à la manière des hommes libres ; manger une petite quantité de légume trempé dans un liquide ; réciter le Hallel ; manger du Marror ; tremper le Marror dans le ‘harosset ; manger l’Afikoman.

Mesures pour le Séder : les quatre coupes de vin — chaque coupe doit contenir au minimum un révi’it de vin ; boire tout le contenu de la coupe, d’un seul trait si possible. Pour le Karpas, moins d’un kezaït doit être mangé. Pour Motssi Matsa, deux kezaïtim doivent être mangés. Un kezaït doit être mangé pour le Marror. Pour Kore’h, un kezaït de Matsa et un kezaït de Marror doivent être mangés. Tous les participants doivent s’assurer de manger deux kezaïtim pour l’Afikoman.

Détails du Séder selon la coutume Habad

Plusieurs distinctions existent entre les instructions imprimées dans le Siddour du Alter Rabbi et la coutume Habad actuelle. Le Karpas est trempé dans de l’eau salée, pas dans du vinaigre. Pendant le Maggid, l’assiette du Séder (ka’ara) n’est pas soulevée ; les matsot sont plutôt partiellement découvertes. Après la récitation de Heï la’hma anya, beaucoup ont l’habitude de ne pas déplacer la ka’ara dans un endroit différent, mais simplement de la déplacer légèrement et de couvrir les matsot.

Pendant Vihi Che’amdah, les matsot sont d’abord couvertes, puis la coupe de vin est soulevée. Lorsqu’on récite les mots Matsa zoï (« Voici la Matsa ») et Marror zé (« Voici le Marror »), les articles mentionnés ne sont pas soulevés à la main.

Pour Tsafoune, deux kezaïtim de Matsa sont mangés, pas seulement un. Contrairement au premier soir du Séder, il n’y a pas de coutume de se hâter lors du Séder de la deuxième nuit pour s’assurer que l’Afikoman est mangé avant minuit halakhique.

La Haggada doit être récitée d’une voix forte et joyeuse, avec sim’ha (joie). C’est pourquoi la coutume du Rabbi Précédent était de réciter la Haggada à voix haute.

Jeudi 15 Nissan — 1er jour de Pessa’h

La prière de Cha’harit inclut l’Amida des trois fêtes (chaloch regalim). Durant Cha’harit, le Hallel complet est récité avec une bénédiction. Deux Sifrei Torah sont retirés de l’arche. Le Kohanim récitent la Bir’hat Kohanim. Shesh Ze’hiroth (les Six Rappels quotidiens) sont récités.

Le Kiddouch du jour inclut Askinou Seoudasa pour les chaloch regalim, Élé Mo’adei, suivi de Savri Maranan et Borei Péri Hagafen. Si vous réalisez à n’importe quel moment d’aujourd’hui que vous avez oublié de réciter Che’he’heyanoу la nuit dernière, récitez-le immédiatement.

La joie de Yom Tov : les hommes ne s’acquittent pas de leur obligation de se réjouir à la fête sauf en buvant un révi’it de vin chaque jour de Pessa’h, y compris Hol Hamoed. La joie est la principale mitsva de la fête ; toute la journée, nous sommes tenus d’être dans un état d’esprit élevé et joyeux, non seulement dans les pratiques spécifiques de boire du vin et de manger de la viande, mais dans toutes les affaires.

Bien que l’obligation de se réjouir pendant la fête soit un commandement biblique, il est important d’éviter de boire au point de l’ivresse. Le Rambam déclare à propos de la joie des fêtes : « On ne devrait pas exagérer dans l’obligation de boire du vin.»

Après la dixième heure halakhique de la journée (voir les horaires sur le calendrier de votre ville), évitez de vous asseoir pour un repas, afin de pouvoir manger le repas de la deuxième nuit avec appétit.

Loi de la Rédemption — Joie essentielle de l’offrande : pendant tous les jours de Pessa’h, la viande du chelamim est mangée pour accomplir l’obligation de la Torah de se réjouir à la fête. Le Rabbi explique que selon le Alter Rabbi, l’accomplissement principal de cette réjouissance (pour les hommes) s’effectue en mangeant la viande du Korban Chelamim.

Jeudi soir, veille du 16 Nissan — 2e soir de Pessa’h

Allumage des bougies après — et non avant — 20h03, en prenant une flamme d’une source de feu qui était allumée avant le début de Yom Tov.

Maariv est identique à hier soir. L’Amida est suivie du Hallel complet, du Kaddich titkabel, puis du compte de l’Omer. Aujourd’hui est le premier jour de l’Omer, correspondant au ‘hessed che’be’hessed (la bonté dans la bonté). La mitsva du Séfirat Ha’Omer ne consiste pas simplement à connaître un numéro technique, mais aussi à savoir comment le compte de ce jour fait partie d’une progression globale de sept semaines.

Le Séder de ce soir est identique à celui d’hier soir dans tous ses détails, à ceci près qu’aucun effort n’est fait pour manger l’Afikoman avant minuit halakhique. Le Séder est donc prolongé jusqu’à une heure très tardive.

« Le Rabbi Précédent a relaté que son père, le Rabbi Rachab, avait coutume de commencer le deuxième Séder à la neuvième heure et de le conclure de nombreuses heures après minuit. Il y a un principe selon lequel « on est obligé de répéter une déclaration en utilisant les mots identiques utilisés par son maître »… en ce sens, tous les élèves qui sont attachés et associés au Rabbi doivent se conduire selon l’ordre de conduite du Rabbi. »

Il est rapporté dans une note de bas de page du Sefer Hasi’hot 5750 (1990) que « certains ont l’habitude de lire le livre de Chir Hachirim lors d’occasions spécifiques dans l’année. La coutume de Habad n’est pas de le lire. (À l’exception de certains qui ont en effet l’habitude de lire le Chir Hachirim lors du Séder, et plus précisément lors du deuxième soir du Séder, comme c’était la pratique suivie par mon père [Rav Lévi Its’hak].) »

Vendredi 16 Nissan — 2e jour de Pessa’h

Aujourd’hui est Yom Tov, mais c’est aussi l’erev Chabbat. Les sources halakhiques stipulent qu’une personne devrait se lever plus tôt le matin de l’erev Chabbat pour travailler à la préparation de Chabbat. Cette halakha s’applique à tout le monde.

La prière de Cha’harit est la même que celle d’hier, à l’exception que Mechiv Haroua’h est remplacé par Morid Hatal. Yom Tov, mais aussi erev Chabbat : nous avons l’obligation de ne pas tarder afin d’avoir le temps de préparer Chabbat.

Il est préférable de faire quelque chose lors du repas d’aujourd’hui pour commémorer le deuxième repas organisé par la Reine Esther, qui coïncidait avec le deuxième jour de Pessa’h et qui a abouti à la pendaison de Haman ce même jour. Le Rabbi a dit que cela ne signifie pas de changer quelque chose dans le repas, mais plutôt d’ajouter quelque chose, que ce soit de la nourriture, un nigoun ou l’énoncé d’un Lé’haïm.

Loi de la Rédemption — L’offrande de l’Omer : le Korban Omer est offert aujourd’hui. Si vous avez oublié de compter l’Omer hier soir (un jour), comptez-le dans la journée sans bénédiction. Vous pouvez ensuite reprendre le comptage ce soir avec une bénédiction.

Allumage des bougies (18 minutes avant le coucher du soleil) à partir du feu ou de la bougie longue durée allumée la veille de Yom Tov. Récitez la bénédiction habituelle (Lehadlik Ner Chel Chabbat Kodech).

Chabbat Hol Hamoed Pessa’h, 17 Nissan

On ne porte pas de Tefillin pendant le Hol Hamoed. Mizmor Létoda est omis tout au long de Pessa’h, y compris pendant le Hol Hamoed. Ya’alé Veyavo est inséré dans l’Amida de Cha’harit.

L’Amida est suivie du demi-Hallel, du Kaddich titkabel, du Chir chel Yom, du Kaddich Yatom et de la lecture de la Torah. On ne lit pas le Chir Hachirim en congrégation selon la coutume de Habad, et il n’est pas coutumier de le lire individuellement.

La Haftara est Ha’atsamot Hayevéichot — la vision du prophète Ye’hezkel des ossements secs se transformant en gens vivants — car la résurrection est destinée à se produire au cours du mois de Nissan.

Pour le Moussaf des chaloch regalim, nous mentionnons toujours Chabbat avant de mentionner la fête. On récite les versets pour Chabbat ainsi que les versets qui s’appliquent au Hol Hamoed de Pessa’h.

Rappel Omer : si vous avez oublié de compter l’Omer hier soir (deux jours), comptez-le dans la journée sans bénédiction. Si vous n’avez raté que la nuit dernière, vous pouvez reprendre le compte ce soir avec une bénédiction.

Loi de la Rédemption — Le pain de proposition (Le’hem Hapanim) : lors du Chabbat qui coïncide avec Yom Tov ou Hol Hamoed, tous les groupes de Kohanim, et non seulement ceux assignés au service de ce jour-là dans le Beth Hamikdach, se partagent équitablement le pain du Le’hem Hapanim.

L’étude régulière du Tractate Sota commence aujourd’hui avec sa première page de texte (2a-b).

Min’ha — Parshat Chemini est lue à partir de la Torah pendant Min’ha, suivie de l’Amida habituelle du Chabbat Min’ha, y compris Ya’alé Veyavo pour Hol Hamoed. Tsidkatécha n’est pas récité.

Fin du Chabbat, veille du 18 Nissan — Hol Hamoed, 3 jours de l’Omer

Pour le Maariv, les éléments suivants sont inclus dans l’Amida : Morid Hatal ; Ata ‘Honantanou ; Vésein Bra’ha (que nous commençons à réciter à partir de ce soir) ; Ya’alé Veyavo. L’Amida est suivie du Kaddich complet, du Séfirat Ha’Omer et d’Alénou.

Havdala : la Havdala est récitée comme un motsoei Chabbat ordinaire. La coutume de Habad est de s’abstenir d’utiliser des clous de girofle à Pessa’h, et donc la bénédiction sur les épices n’est pas récitée.

Mélave Malka : mangez le repas de Mélave Malka comme chaque motsoei Chabbat. Ce soir, et tout au long du Hol Hamoed, Ya’alé Veyavo est inséré dans le Birkat Hamazon.

Hol Hamoed

La joie de Yom Tov : les hommes ne s’acquittent pas de leur obligation de se réjouir à Pessa’h s’ils ne boivent pas un révi’it de vin chaque jour. Le Rabbi Précédent avait l’habitude de boire un révi’it de vin à chaque repas pendant Pessa’h. Les enfants se voient offrir des noix ou d’autres friandises pour les attirer dans la joie de la fête.

Il n’y a pas d’obligation absolue de manger de la Matsa pendant Hol Hamoed, mais c’est considéré comme une mitsva de le faire. Il est de même une mitsva de manger de la viande pour s’acquitter de l’obligation de se réjouir pendant la fête.

Honorez le Hol Hamoed avec de bonne nourriture, des boissons et des vêtements spéciaux, comme lors de chaque fête. Il est donc approprié de porter des vêtements de Chabbat ou de Yom Tov. Les Sages ont déclaré que quiconque dégrade les fêtes en effectuant une activité interdite ou en se conduisant comme un jour de semaine ordinaire « n’a pas de part… et est considéré comme ayant adoré de faux dieux ».

Bien que le port dans la rue et l’allumage d’un feu, qui sont interdits pendant une fête, soient permis pendant le Hol Hamoed, de nombreuses autres activités sont interdites. Par exemple : les activités commerciales ; la couture ; le lavage des vêtements (sauf les vêtements de très jeunes enfants qui salissent régulièrement leurs vêtements) ; l’écriture (si elle est requise pour le Hol Hamoed, elle est permise, mais il est coutumier de faire un changement mineur par rapport à la manière habituelle d’écrire) ; l’impression ; la coupe des ongles ; et les coupes de cheveux.

Consacrez du temps à l’étude de la Torah. Le Talmud Yerouchalmi déclare que la raison de la restriction sur les activités pendant le Hol Hamoed est de faciliter le fait de manger, de boire et de se réjouir en l’honneur de la fête et de se consacrer à l’étude de la Torah.

On n’observe pas les limitations de la Séfira pendant Hol Hamoed — ni en ce qui concerne la danse, la musique, ni surtout le port de nouveaux vêtements.

Kashérisation pendant Hol Hamoed : un ustensile ou appareil de ‘Hamets qui doit être utilisé à Pessa’h doit idéalement être kaché la veille de Pessa’h avant l’heure du biur ‘Hamets. Une fois ce délai passé, il était encore possible de le cacher jusqu’au début de Yom Tov. Mais si vous ne l’avez pas fait, vous ne pouvez pas le cacher pendant Hol Hamoed (même si la cachérisation en soi n’est pas interdite comme sur Yom Tov). Il n’y a qu’une seule manière de cachériser qui soit permise — le libboun gamour (torréfaction du métal jusqu’à ce qu’il devienne rouge).

Mardi 20 Nissan — Erev Chevi’i Chel Pessa’h (4e jour de Hol Hamoed)

Prise de sang : bien qu’il soit interdit de faire prélever du sang la veille de Yom Tov, il est permis de le faire aujourd’hui, la veille du Chevi’i Chel Pessa’h, car les derniers jours de Pessa’h font partie de la fête de Pessa’h et ne constituent pas un Yom Tov séparé.

Coupe des ongles : nous ne coupons pas nos ongles aujourd’hui, même si vous avez l’habitude de les couper chaque erev Chabbat et erev Yom Tov. S’ils sont longs et inesthétiques, ils doivent être coupés à la main (ou avec les dents), mais pas avec un coupe-ongles, des ciseaux ou une lame quelconque.

N’asseyez-vous pas pour un repas après la dixième heure halakhique du jour,(voir les horaires sur le calendrier de votre ville), afin de ne pas gâcher votre appétit pour le repas de Yom Tov de ce soir.

Les hommes s’immergent dans un miqvé aujourd’hui, pour se purifier avant le début de Yom Tov.

Le Rabbi Précédent a révélé : « Nous avons vu de grandes révélations de la part de nos Rebbeim lors du Chevi’i Chel Pessa’h. L’ordre de la journée commençait après midi la veille du Chevi’i Chel Pessa’h. L’immersion dans un miqvé la veille du Chevi’i Chel Pessa’h était différente de l’immersion la veille de Chabbat et des autres fêtes, et même de l’immersion la veille de Roch Hachana et la veille de Yom Kippour. »

Allumage des bougies : allumez dix-huit minutes avant le coucher du soleil (voir les horaires sur le calendrier de votre ville). Seule la bénédiction pour les bougies est récitée, et non Che’he’heyaou. Récitez : Lehadlik Ner Chel Yom Tov.

Mardi soir, veille du 21 Nissan — Chevi’i Chel Pessa’h

Le Rabbi Rachab s’exclamait : « Le Chevi’i Chel Pessa’h est accessible à tous ! Il y a des moments de révélation de l’Atsmouss (l’Essence de D.ieu)… Et bien, le Chevi’i Chel Pessa’h est l’un de ces moments, où tout le monde peut « prendre ». Nous devons traiter chaque seconde comme précieuse ! »

Le Tsema’h Tsedek a dit : « Le Chevi’i Chel Pessa’h est le Roch Hachana du sacrifice de soi. » La joie du Chevi’i Chel Pessa’h et de A’haron Chel Pessa’h est bien plus grande que celle des premiers jours de Pessa’h.

Maariv commence par Chir Hama’alot. On récite l’Amida des chaloch regalim spécifique à ‘Hag Hamatsot. L’Amida n’est pas suivie du Hallel comme les deux premières nuits de Pessa’h. On dit : Kaddich titkabel, Séfirat Ha’Omer (six jours), Alénou et Kaddich Yatom.

Pour le Kiddouch, la bénédiction de Che’he’heyaou n’est pas récitée. Le Rabbi a révélé que bien que Che’he’heyaou ne soit pas récité lors des derniers jours de Pessa’h, les Rebbeim de Habad se souciaient de mentionner cette bénédiction en discutant activement de son absence en ces jours.

Dans la ville de Loubavitch, il était coutumier de rester éveillé toute la nuit du Chevi’i Chel Pessa’h. Le Rabbi Précédent a confirmé : « À Loubavitch, il y avait des nuits où nous ne récitions pas le krias Chema che’al Hamita — le Chevi’i Chel Pessa’h… » Celui qui reste éveillé doit étudier la Torah toute la nuit.

Mercredi 21 Nissan — Chevi’i Chel Pessa’h

Concernant la sieste matinale : lorsqu’il fallait choisir entre rester éveillé et prier Cha’harit au lever du soleil, ou dormir afin de prier dans un état d’esprit rafraîchi, le Rabbi préférait la seconde option si le fait de dormir permettait à une personne de prier avec une plus grande concentration.

La dernière heure pour réciter le Chema ce matin est 9h40. L’heure la plus tôt pour le Chema du matin est à 5h37. Avant d’aller dormir le matin après avoir étudié toute la nuit, arrangez avec quelqu’un pour vous réveiller à temps pour réciter le Chema du matin et pour prier Cha’harit.

Si vous êtes resté éveillé toute la nuit, vous devez vous laver les mains (negel vasser) immédiatement à l’aube. Notre coutume est de réciter toutes les bénédictions du matin comme d’habitude, y compris le Al Netilas Yadaïm et l’Élokaï Nechama, même pour quelqu’un qui est resté éveillé toute la nuit.

Pour Cha’harit, si vous priez à un minyan précoce, enveloppez votre tallit à partir de 5h37 au plus tôt ; l’Amida peut commencer après le lever du soleil à 6h29.

La lecture de la Torah est la portion de Parchat Bechalach qui raconte la traversée de la Mer Rouge (Yam Souf). La congrégation se lève pour la lecture du Chira (Az Yachir — le Chant de la Mer). La Haftara est « Vayédaber David et Hachira Hazot » (tirée de Chmouel 22).

Loi de la Rédemption — Encore plus haut : des chelamei sim’ha ne sont pas offerts lors du Chevi’i Chel Pessa’h « parce que le niveau de la joie du Chevi’i Chel Pessa’h est si grand qu’il ne peut être révélé d’une manière intégrée, ce qui serait accompli en mangeant (la viande du korban) ».

La Tahalou’ha

Le Rabbi dit : « Il est devenu coutumier depuis de nombreuses années de visiter des synagogues dans de nombreux quartiers différents, lors de chaque fête, afin d’augmenter la joie de la fête en s’unissant avec les nombreux Juifs des autres quartiers, et surtout en partageant des paroles de Torah — enseignements tirés à la fois de la Niglé et de la Pnimiyout Hatorah. »

Le Rabbi dit aux participants : « Vous allez en tant que mon chalia’h (émissaire). Je n’ai moi-même pas pu y aller, mais j’envie ceux qui l’ont fait. » Et : « Ce qui compte, c’est que dans chaque endroit où vous arrivez, vous disiez une vort de ‘Hassidisme — des concepts faciles à comprendre pour les auditeurs. Soyez expressifs, élargissants et sans honte de venir en tant qu’émissaires du Rabbi. »

« Marcher de grandes distances pour raviver les Juifs avec la joie des fêtes accomplit la « rencontre des pieds avec les pieds » (l’aspect le plus humble, reflétant un niveau parallèle dans la sainteté), ce qui est la descente de la Che’hina dans ce monde. Avec la Tahalou’ha, nous élevons tout le Séder Hichtalshelout jusqu’à ce que nous affections la venue de Machia’h, à propos duquel il est dit : « Ses pieds se tiendront sur le Mont des Oliviers. » »

« Loués soient ceux qui participent à la Tahalou’ha, et leur mérite, maintenant et dans le futur, est grand. » En fait, plus la distance est grande, plus le mérite est accumulé. « Il est possible que cet endroit attendait depuis les Six Jours de la Création qu’un Juif passe dans la poursuite d’une mitsva et accomplisse la Volonté de D.ieu. »

Mercredi soir, veille du 22 Nissan — A’haron Chel Pessa’h

Une révélation de la lumière de Machia’h se manifeste pendant A’haron Chel Pessa’h. Le Rabbi dit en 5744 (1984) : « Lors du A’haron Chel Pessa’h, nous avons vu les révélations les plus sublimes des Rebbeim, parmi lesquelles la révélation de la première Seoudas Machia’h moderne qui a eu lieu à Tome’hei Temimim à Loubavitch en l’année 5666 (1906). »

Allumage des bougies (voir les horaires sur le calendrier de votre ville). Les bougies doivent être allumées avec une flamme préexistante. On récite la bénédiction Lehadlik Ner Chel Yom Tov. Che’he’heyaou n’est pas récité.

Guerokts — Matsa mouillée : c’est la coutume de Habad de manger du Guerokts — de la Matsa qui a été en contact avec du liquide, également appelée Matsa cheroua — à chaque repas lors du A’haron Chel Pessa’h, la nuit et le jour. Il est coutumier d’être particulièrement rigoureux pour mouiller la Matsa. Le Rabbi dit : « Nous avons vu comment les Rebbeim veillaient à mouiller leur Matsa avec chaque aliment servi. » Toutes les autres rigueurs acceptées tout au long de Yom Tov restent cependant en vigueur.

Kneidlakh : c’est notre coutume de manger des kneidlakh (boulettes de Matsa). Ces boulettes sont bouillies, de sorte qu’elles ne ressemblent en aucune façon au pain cuit et leur bénédiction est Mezonot, avec une bénédiction de clôture de Al Hamichya.

Jeudi 22 Nissan — A’haron Chel Pessa’h — Le Jour de Machia’h

Pendant Cha’harit, l’Amida des chaloch regalim est récitée, suivie du demi-Hallel. La Haftara de Od Hayom BeNov est lue, pour commémorer la chute miraculeuse de San’heriv qui s’est produite la nuit de Pessa’h. La signification profonde de cette Haftara est qu’elle décrit la victoire du Roi Hizkiyahou, que D.ieu avait initialement prévu de nommer Machia’h. De même, la lumière de Machia’h brille lors du A’haron Chel Pessa’h.

Yizkor est récité aujourd’hui. Toute personne ayant deux parents vivants doit sortir de la synagogue pendant la récitation de Yizkor. Pendant Yizkor, le nom du défunt est mentionné avec le nom de sa mère.

Le Rabbi dit : « Nous disons Yizkor même pour les nechamas (âmes) sublimes qui n’ont pas besoin de rectification. (Nous pouvons en dériver) de la coutume répandue des ‘Hassidim de mentionner mon beau-père, le Rabbi Précédent, et aussi les Rebbeim précédents auxquels ils étaient personnellement liés. »

Il est coutumier de s’engager à donner de la Tsedaka pendant la récitation de Yizkor. La différence entre Yizkor et Av Hara’hamim est que Yizkor est récité par des individus au mérite d’âmes particulières, tandis que Av Hara’hamim est récité par le public au mérite de toutes les âmes défuntes de la communauté juive en général.

Le repas de Machia’h — Seoudat Machia’h

Le Baal Chem Tov avait coutume de manger trois repas festifs lors du A’haron Chel Pessa’h. Il appelait le dernier repas « Seoudat Machia’h » (le repas de Machia’h).

Le Rabbi Précédent a relaté que parmi les trois repas du Baal Chem Tov lors du A’haron Chel Pessa’h, le dernier était tenu l’après-midi, vers le soir (et la fin de la fête), et qu’il était appelé Seoudat Machia’h parce que la lumière de Machia’h est révélée lors du A’haron Chel Pessa’h.

Il est rapporté dans Loua’h Hayom Yom que « la pratique a été introduite en l’année 5666 (1906), à partir de laquelle les élèves de Tome’hei Temimim avaient toujours l’habitude de manger ensemble lors du A’haron Chel Pessa’h dans la salle d’étude. Le Rabbi Rachab a mangé le repas festif du A’haron Chel Pessa’h avec les élèves, et il a ordonné que chaque élève reçoive quatre coupes [de vin]. Il a ensuite annoncé : « Voici la Seoudat Machia’h ! » »

Pour la Seoudat Machia’h, il est coutumier de se laver les mains avant le coucher du soleil et de manger au moins un kebeïtsa de Matsa, de boire quatre coupes de vin (avec une seule bénédiction de Borei Péri Hagafen pour toutes), et de chanter les nigounim des Rebbeim de Habad.

Le Rabbi a déclaré : « En plus du fait que toutes les matières de Torah et de mitsvot servent à hâter et à apporter la Rédemption future, il y a un pouvoir spécial dans ces activités qui sont plus ouvertement associées à Machia’h. Parmi ces activités figure le repas de la Seoudat Machia’h lors du A’haron Chel Pessa’h et le fait de boire les quatre coupes de vin. Les quatre coupes de la Seoudat Machia’h lors du A’haron Chel Pessa’h sont associées à la Rédemption future. Le fait que la Seoudat Machia’h inclut le même nombre de coupes que les premiers soirs de Pessa’h fait allusion au pouvoir que chaque Juif a de passer immédiatement de la Rédemption d’Égypte aux quatre coupes des premières nuits de Pessa’h jusqu’à la Rédemption Future — la Rédemption dans son sens littéral. »

La danse de Machia’h — Machia’h’s Tantz : lors du Farbrenguen de A’haron Chel Pessa’h 5712 (1952), le Rabbi a annoncé : «Le Rabbi Précédent avait coutume de danser le « Machia’h’s tantz » lors du A’haron Chel Pessa’h. Cette expression peut être expliquée de deux façons :
(1) C’est une danse qui est associée à, et crée une préparation pour Machia’h.
(2) C’est une danse à laquelle Machia’h participe personnellement. Maintenant, étant donné que l’interprétation nous a été laissée pour décider, nous choisirons l’explication qui est meilleure pour nous, c’est-à-dire la deuxième interprétation — que Machia’h est déjà présent et qu’il participe et danse sa danse avec nous. »

Le Rabbi mentionne fréquemment la coutume de chanter le nigoun «Hop Kozak» lors du A’haron Chel Pessa’h.

Si le repas se prolonge dans la nuit après le A’haron Chel Pessa’h, au-delà de la tombée de la nuit, il est permis de manger du ‘Hamets pendant ce repas, même si Maariv n’a pas encore été prié et qu’aucune forme de Havdala n’a été récitée. Ceci est permis parce que l’interdiction de manger du ‘Hamets pendant Pessa’h ne dépend pas de la récitation de la Havdala.

Pendant Maariv, n’oubliez pas de réciter Morid Hatal, Ata ‘Honantanou et Vésein Bra’ha. L’Amida est suivie du Kaddich complet, du compte de l’Omer (huit jours — une semaine et un jour) et d’Alénou. Havdala : la Havdala est récitée. Mais sans les bénédictions sur les épices et la flamme.

Vendredi 23 Nissan — Isrou Hag de Pessa’h, 8 jours de l’Omer

Loi de la Rédemption — Rangement après la fête : une fois la fête terminée, les ustensiles et équipements du Beth Hamikdach sont retirés de leurs emplacements et immergés.

Rappel : si vous n’avez pas encore récité la bénédiction sur les arbres en fleurs ce mois-ci, pensez à le faire avant la fin du mois.

Achat du ‘Hamets : il est interdit pour tout Juif de bénéficier de ‘Hamets pur à base de céréales qui appartenait à un Juif et qui est resté la propriété d’un Juif pendant tout ou partie de Pessa’h. C’est une pénalité imposée par les Sages. Méfiez-vous des magasins appartenant à des Juifs qui, malheureusement, n’ont pas vendu leur ‘Hamets ! En revanche, le ‘Hamets appartenant à un non-Juif pendant Pessa’h peut être utilisé et même mangé immédiatement après la fin de Pessa’h.

Pratiques d’Isrou Hag : le jour suivant une fête est appelé Isrou Hag. Il est coutumier de manger et de boire un peu plus que d’habitude et d’éviter de jeûner. Celui qui a fait un vœu de Tsedaka pendant Yizkor ne doit pas tarder à l’accomplir.

Kinouss Torah : lors d’un farbrenguen, le Rabbi a dit : « La coutume a été établie pendant plusieurs années dans de nombreux endroits pour organiser un kinouss Torah suivant de près toutes les trois grandes fêtes (Pessa’h, Chavouot et Soukkot). Nous devons nous efforcer de publiciser cette coutume partout où elle n’a pas encore été mise en œuvre. »

Préparations de Chabbat : aujourd’hui, nous récitons le Chnaïm Mikra de Parchat Chemini. Le ‘Hala en forme de clé (Chlissel ‘Hala) : voir les sources concernant la coutume de cuire des ‘halas en forme de clé aujourd’hui. Allumage des bougies, dix-huit minutes avant le coucher du soleil.

Chabbat Parchat Chemini, 24 Nissan — Chabbat Mévar’him Iyar, 9 jours de l’Omer

Le matin tôt, tout le livre des Tehillim est récité. Ce Chabbat est propice pour tenir un Farbrenguen.

Aujourd’hui est un jour pour le Farbrenguen. Le Rabbi dit lors du Chabbat Mévar’him Iyar : « Alors que nous nous trouvons à la fin du mois de Nissan, au dernier Chabbat du mois de Nissan, l’avodah du Hodech Nissan « par sauts et bonds » est introduite dans le mois d’Iyar, de sorte que même l’avodah du mois d’Iyar sera d’une manière de sauter et de bondir, et attirera ainsi un esprit de « sauts et bonds » dans toute l’année. »

Après Min’ha, le premier chapitre des Pirké Avot est récité, précédé de la Michna de Kol Israël et conclu par Rav ‘Hananya ben Akachya. C’est le début d’une pratique de récitation d’un autre chapitre chaque semaine, jusqu’à Chavouot.

Fin du mois de Nissan

Pour toute la durée du mois de Nissan, nous ne disons pas Ta’hanoun. Chabbat, nous ne récitons pas non plus Av Hara’hamim dans le Moussaf, ni Tsidkate’ha à Min’ha. Ces jours où l’on ne dit pas Ta’hanoun, on omet Lamnatsea’h (chapitre 20 des Tehillim) dans la prière.

Nous évitons de jeûner pendant tout le mois — même comme tikoun individuel, également erev Roch Hodech (Iyar) pour ceux qui ont l’habitude de le faire, ou même pour un yahrtzeit.

La Séfira : il est coutumier de s’abstenir de tenir des mariages, d’écouter de la musique et de se faire couper les cheveux entre Pessa’h et Chavouot. Nous ne récitons pas non plus la bénédiction Che’he’heyaou sur de nouveaux fruits ou vêtements, sauf le Chabbat et Lag BaOmer. Il s’agit d’une période de deuil pour les vingt-quatre mille élèves de Rabbi Akiva qui ont péri à cette période de l’année. Il est permis d’organiser des fiançailles, y compris des fêtes de fiançailles, à condition qu’elles n’incluent pas de danse.

Le Rabbi a déclaré que « le Rabbi Précédent avait coutume de bénir les gens avec « Ah gezunten zumer » (« Passez un été en bonne santé ») à cette période de l’année. Le Rabbi explique que cela signifie non seulement une bénédiction matérielle, mais aussi une bénédiction spirituelle : prendre soin de la santé du corps pendant les mois d’été doit s’accomplir d’une manière qui fasse également avancer les affaires spirituelles. Passez un été en bonne santé, physiquement et spirituellement ! »

Nous souhaitons à nos lecteurs et à toute la communauté de Crown Heights, parmi toute la communauté d’Anach dans le monde entier, et à tous nos frères juifs, un Pessa’h cacher et joyeux, un été en bonne santé, et surtout, la révélation immédiate de la véritable et complète Rédemption !

Les lois de la vente du ‘Hamets — Questions et réponses

Question : quelle est la base de la vente du ‘Hamets ?
la Torah interdit la possession de ‘Hamets pendant la fête de Pessa’h et nous instruit de détruire notre ‘Hamets la veille de Pessa’h. Le ‘Hamets qui reste dans la propriété d’un Juif pendant Pessa’h devient assour be-hana’a (interdit pour tout bénéfice) même une fois Pessa’h passé. Toute personne possédant une grande quantité de ‘Hamets et souhaitant éviter la perte financière que sa destruction entraînerait, est autorisée à le vendre à un non-Juif. Il est insuffisant de simplement vendre le ‘Hamets à un non-Juif ; vous devez également louer l’emplacement du ‘Hamets au non-Juif.

Question : pourquoi est-il nécessaire qu’un Rav organise la vente ?
il existe plusieurs lois impliquées dans une telle vente. Il est donc coutumier de signer un formulaire d’autorisation désignant un Rav familier avec ces lois comme notre émissaire pour exécuter la transaction en notre nom conformément à la Halakha. Selon l’opinion du Alter Rabbi, si la transaction ne respecte pas toutes les exigences halakhiques, le propriétaire du ‘Hamets aura transgressé les interdictions bibliques de bal yiraé et bal yimatseï. Il est crucial que la vente soit effectuée par un Rav.

Question : que dois-je faire exactement ?
remplissez le formulaire d’autorisation fourni par les Rabbanim, en spécifiant les adresses dans lesquelles du ‘Hamets doit être trouvé. Ensuite, un kinyan soudar est effectué avec le Rav. Il est important d’informer le Rav si vous prévoyez de voyager ailleurs pour Pessa’h.

Question : jusqu’à quand peut-on vendre du ‘Hamets ?
une fois le délai du biur ‘Hamets passé, tout ‘Hamets que nous possédons encore devient assour be-hana’a. Il est donc fortement déconseillé d’attendre jusqu’aux dernières minutes avant le délai.

Question : est-ce que la vente constitue une forme d’astuce (ha’arama) ?
non. Selon le Alter Rabbi, la vente est absolue en tous points, au point qu’elle est un remède valable pour éviter les sévères interdictions bibliques. Le Tsema’h Tsedek ajoute que l’exigence du Alter Rabbi d’un areiv kablan (garant tiers) dissipe toute préoccupation d’ha’arama.

Question : quand puis-je commencer à utiliser le ‘Hamets que j’ai vendu, une fois Pessa’h terminé ?
vous pouvez utiliser le ‘Hamets qui a été vendu immédiatement après la fin de Pessa’h. La coutume des Rabbanim du Badatz a toujours été de quitter le Farbrenguen du Rabbi vers la fin de Pessa’h pour racheter le ‘Hamets au non-Juif dès que Pessa’h est terminé.

Guide de cachérisation simplifié

Aperçu : tous les articles listés dans le tableau ci-dessous peuvent être cachérisés (ou non) par l’une des six méthodes suivantes.

Méthode 1 — Hagala (ébullition) : immerger un article dans un pot d’eau bouillante sur une source de chaleur. L’article ne doit pas avoir été utilisé pour des aliments chauds pendant les 24 heures précédentes et doit être propre de toute saleté et rouille visible.

Méthode 2 — Libboun kal (brûlure légère) : chauffer l’article jusqu’à ce que la paille de l’autre côté du contact thermique brûlerait. Dans certains cas, il suffit que l’autre côté soit suffisamment chaud pour que la main se retire naturellement.

Méthode 3 — Libboun gamour (brûlure complète) : chauffer l’article jusqu’à ce qu’il soit rouge chaud, le plus souvent effectué avec un chalumeau.

Méthode 4 — Irou ve’even mélouban (versement et pierre chauffée) : verser de l’eau chaude d’un kli richon (eau encore dans la source de chaleur d’origine) sur la surface de l’article tout en y passant une pierre rougie ou un fer chaud.

Méthode 5 — Irou (versement) : verser de l’eau bouillante d’une casserole ou d’une bouilloire sur la surface de l’article.

Résumé du tableau par catégorie d’articles :

Ustensiles de cuisine :
Casseroles, poêles, couvercles et ustensiles de cuisson pour aliments humides ou huileux
: méthode 1.
Couverts :
méthode 1.
Terre cuite (céramique, porcelaine, faïence et verre) : Non cachérisable.
Articles difficiles à nettoyer avec des fissures : Non cachérisable.
Articles endommagés facilement par la chaleur (poignées collées, articles en os, etc.) : Non cachérisable.
Couteaux en une seule pièce solide : méthode 1 (de préférence, achetez de nouveaux couteaux).
Couteaux avec vis ou colle : Non cachérisable. Métal : méthode 1.
Plastique, caoutchouc et autres matières synthétiques : Non cachérisable.
Plaques et couvercles de rôtissage pour aliments peu humides : méthode 3.
Dalles de pierre (marbre et granit) : méthode 2.
Teflon : Non cachérisable.
Bois — non teint : méthode 1.
Bois — teint : Non cachérisable.

Évier — émail : méthode 4 trois fois (ensuite, placer un insert dans l’évier).
Robinet amovible : méthode 1 ; sinon méthode 5.
Poignées de robinet : méthode 5.
Porcelaine et argile : Non cachérisable.
Métal : méthode 2 ou 4.
Filtre du bec verseur : Non cachérisable.

Cuisinière à gaz et électrique — plaques de brûleur : méthode 2.
Brûleurs : méthode 2.
Cuisinière électrique : méthode 3.
Surface de cuisinière en émail : Non cachérisable.
Surface de cuisinière en verre : Non cachérisable.
Grilles : méthode 3 (allumez le feu et placez un blech par-dessus lors de la cachérisation).
Boutons : Non cachérisable.
Surface de cuisinière en métal : méthode 2 ou 4.

Four (y compris les fours à nettoyage continu) : Non cachérisable — voir les options en note.
Four autonettoyant : si la température du cycle autonettoyant atteint 480°C (900°F), faites fonctionner le four en mode autonettoyage à la température maximale.
Lave-vaisselle : Non cachérisable.
Machine à capsules de café (Keurig) : Non cachérisable.
Micro-ondes : Non cachérisable.
Plaque chauffante de Chabbat : voir les instructions détaillées.
Blech de Chabbat : méthode 3.
Chauffe-eau : voir les instructions détaillées.

Préparation des articles courants de cuisine pour Pessa’h :

Boîte à pain contenant du ‘Hamets chaud : méthode 4.
Armoires contenant de la vaisselle ou de la nourriture à température ambiante : nettoyer soigneusement et tapisser.
Chaises et bancs : frotter et nettoyer.
Réfrigérateur et congélateur : nettoyer soigneusement, y compris les étagères, les tiroirs et le joint de la porte. Il est coutumier de tapisser les étagères et les tiroirs.
Chaise haute pour enfant : nettoyer et essuyer, recouvrir le plateau de film plastique.
Plans de travail — Formica pour plats chauds : doit être recouvert. Bois, inox, pierre (granit, quartz) : méthode 4. Une table sur laquelle aucune casserole n’est posée et toujours recouverte d’une nappe : nettoyer soigneusement et recouvrir.

Détails supplémentaires sur la Hagala

Préparation d’un article pour la Hagala : nettoyer soigneusement toutes les fissures et crevasses de toute saleté ou rouille, et bien sécher. Les décolorations ou taches de brûlure sont acceptables. Ne pas utiliser les articles à cachériser ou la casserole de cachérisation avec des aliments chauds pendant 24 heures au préalable.

Préparation d’une casserole de ‘Hamets pour être utilisée dans la cachérisation : faire bouillir une casserole pleine d’eau. Immerger une pierre rougie pour que la casserole déborde et soit cachérisée. Vider et rincer à l’eau froide. Remplir à nouveau d’eau bouillante et utiliser cette eau pour cachériser les articles.

Processus : lors de l’immersion d’un article dans l’eau bouillante, elle doit bouillir. Attendre entre chaque article que les bulles reviennent. L’article doit être complètement immergé, mais n’a pas besoin d’atteindre le fond de la casserole. Laisser brièvement pour que l’eau puisse extraire le ‘Hamets, mais pas trop longtemps. Retirer lorsque l’eau est encore bouillante. Laver immédiatement à l’eau froide.

Notes importantes : il vaut mieux ne pas cachériser ensemble des articles qui absorbent le ‘Hamets à différents niveaux. L’article entier doit être en contact avec l’eau chaude. Ne pas remplir le panier de nombreux articles qui ne doivent pas se toucher. Si l’article contient du liquide, l’immerger sur le côté pour éviter les poches d’air. Si vous souhaitez utiliser les articles utilisés pour la cachérisation pendant Pessa’h, ils doivent eux-mêmes être cachérisés. Si on effectue la Hagala la veille de Pessa’h, s’assurer de terminer avant la limite de consommation du ‘Hamets. Certains ont coutume de cachériser trois jours avant Pessa’h.

Tableau des erreurs courantes — que faire si j’ai fait une erreur à Pessa’h

Bedikat ‘Hamets — j’ai oublié de faire la Bedika :

  • Si vous vous en souvenez la veille de Pessa’h avant la limite pour éliminer le ‘Hamets : faites la recherche avec une bénédiction, en utilisant une bougie, et annulez le ‘Hamets comme d’habitude.
  • Si vous vous en souvenez la veille de Pessa’h après la limite : faites la recherche avec une bénédiction, en utilisant une bougie, sans annuler le ‘Hamets.
  • Si vous vous en souvenez pendant Pessa’h (mais pas un vendredi soir) : faites la recherche avec une bénédiction, en utilisant une bougie, sans annuler le ‘Hamets.
  • Si vous vous en souvenez le vendredi soir : faites la recherche dans toutes les pièces avec un éclairage électrique suffisant ce soir, sans bénédiction.
  • Si vous vous en souvenez le jour du Chabbat : faites la recherche dans toutes les pièces avec suffisamment de lumière du jour, sans bénédiction.
  • Si vous vous en souvenez une fois Pessa’h terminé : faites la recherche sans bénédiction mais avec une bougie ; ne pas annuler le ‘Hamets.

Allumage des bougies de Yom Tov — j’ai dit la mauvaise bénédiction :

  • Si vous avez dit Chel Chabbat au lieu de Chel Yom Tov, dans les k’dei dibbur : dites immédiatement la bonne version. Après k’dei dibbur : répétez la bénédiction correctement.
  • Si vous avez oublié Che’he’heyaou le 1er ou 2e soir : gardez à l’esprit de vous en acquitter lors du Kiddouch.
  • Si vous avez dit Che’he’heyaou le 7e ou 8e soir : ne pas répéter la bénédiction.

Kiddouch de Yom Tov — erreurs courantes :

  • Si vous avez récité le Kiddouch de Chabbat au lieu de Yom Tov (avant le nom de D.ieu à la fin de la bénédiction) : retournez aux mots « Acher ba’har banou ». Après le nom de D.ieu : répétez la bénédiction correctement.
  • Si vous avez mentionné les ajouts de Chabbat (avant le nom de D.ieu) : retournez aux mots « Acher ba’har banou ». Après le nom de D.ieu : concluez avec « Mékadech Israël Vehazmanim ».
  • Si vous n’avez pas mentionné Yom Tov (avant le nom de D.ieu) : retournez aux mots « Acher ba’har banou ». Après le nom de D.ieu : répétez la bénédiction correctement.
  • Si vous n’avez pas dit « Zman ‘Hérouténou » : ne pas recommencer.
  • Si vous avez oublié Che’he’heyaou (1er et 2e soir de Pessa’h) : dites-le à n’importe quel moment du Yom Tov jusqu’à la fin de A’haron Chel Pessa’h.

Birkat Hamazon pour Yom Tov ou Hol Hamoed — j’ai oublié Ya’alé Veyavo :

  • Avant le nom de D.ieu à la fin de « Boné Bera’hamav Yerouchalayïm » : dites Ya’alé Veyavo maintenant.
  • Après le nom de D.ieu (lors des repas de Yom Tov) : concluez la bénédiction puis dites la bénédiction spéciale d’Acher Natan.
  • Lors des repas supplémentaires ou pendant Hol Hamoed : ne pas répéter quoi que ce soit.
  • Après avoir dit « Barou’kh » dans la bénédiction de « Hatov Véhamétiv » lors des repas de Yom Tov : refaire le Birkat Hamazon depuis le début. Lors des repas supplémentaires ou de Hol Hamoed : ne pas répéter.

Amida de Yom Tov — j’ai récité les bénédictions de la semaine :

  • Après avoir dit seulement le mot « Ata » d’« Ata Honan » : dites « Var’hartanou mikol ha’amim » et continuez normalement.
  • Au milieu d’une bénédiction : terminez cette bénédiction puis commencez « Ata Var’hartanou ».
  • Après avoir commencé « Retsé » : interrompez et commencez « Ata Var’hartanou ».
  • Après le deuxième « Yihyou Léra’tson » : recommencez l’Amida depuis le début.

Amida de Hol Hamoed — j’ai oublié Ya’alé Veyavo :

  • Avant le nom de D.ieu à la fin de « Hama’hazir Che’hinatô » : interrompez et commencez Ya’alé Veyavo.
  • Après « Hama’hazir Che’hinatô » (mais avant « Modim ») : dites Ya’alé Veyavo maintenant puis continuez avec « Modim ».
  • Avant le deuxième « Yihyou Léra’tson » : dites « Retsé » maintenant.
  • Après le deuxième « Yihyou Léra’tson » : recommencez l’Amida depuis le début.

Amida de Moussaf — j’ai oublié les passages du Moussaf :

  • Avant le nom de D.ieu à la fin de la bénédiction du Moussaf : retournez au début de la section et dites-la correctement.
  • Après le nom de D.ieu : ne pas le dire maintenant ni recommencer.
  • Si vous avez récité les passages pour le mauvais Yom Tov (avant le nom de D.ieu) : retournez au début de la section. Après le nom de D.ieu : dites « Ata Var’hartanou » à nouveau et continuez normalement.
  • Après le deuxième « Yihyou Léra’tson » : recommencez l’Amida depuis le début.

Prière d’été (de Moussaf du 1er jour de Pessa’h jusqu’à Cha’harit de Chemini Atseret) — j’ai dit Mechiv Haroua’h au lieu de Morid Hatal :

  • Dans les k’dei dibbur ou à n’importe quel moment de l’Amida : retournez au début de la bénédiction.
  • Après le deuxième « Yihyou Léra’tson » : recommencez l’Amida depuis le début.

Prière d’été pour Vésein Bra’ha (de Maariv du 18 Nissan jusqu’à Min’ha du 24 Kislev) — j’ai dit Vésein Tal Oumatar :

  • Dans les k’dei dibbur ou à n’importe quel moment de l’Amida : retournez au début de « Baré’h Alénou ».
  • Après le deuxième « Yihyou Léra’tson » : recommencez l’Amida depuis le début.

Havdala — j’ai oublié de faire la Havdala :

  • Après m’être lavé les mains pour le Hamotsi : faites la Havdala immédiatement.
  • Après avoir dit Hamotsi : goûtez un peu de Matsa, puis faites la Havdala.
  • Une fois que j’ai commencé à manger : faites la Havdala dès que vous vous en souvenez.
  • Le lendemain (motsoei Yom Tov) : ne plus faire la Havdala. Motsoei Chabbat ou Hol Hamoed : faites-la dès que vous vous en souvenez (jusqu’au mardi).

Note finale : ces tableaux représentent les cas les plus courants. Pour des situations complexes, consultez toujours un Rav compétent.

Sous le dôme perse : comment, sans l’intervention de Trump et Netanyahou, l’Europe a failli devenir l’otage nucléaire de l’Iran

Sous le dôme perse : comment, sans l’intervention de Trump et Netanyahou, l’Europe a failli devenir l’otage nucléaire de l’Iran

 

Avant que le président Trump n’ordonne l’opération « Midnight Hammer » puis l’opération « Epic Fury », l’Iran détenait 460 kg d’uranium enrichi à 60 % — soit une quantité suffisante pour fabriquer dix à onze bombes nucléaires en moins de dix jours en franchissant le seuil des 90 %. Les rapports déclassifiés révèlent qu’à l’heure des ultimes négociations conduites par Steve Witkoff et Jared Kushner, Téhéran disposait de missiles balistiques capables d’atteindre Berlin, Paris et Londres, plaçant l’Europe entière sous la menace d’une prise d’otage nucléaire sans précédent. Sans cette double intervention décisive de l’axe Washington-Jérusalem, le Vieux Continent — incapable de soutenir un conflit majeur plus de quinze jours — s’apprêtait à basculer dans une ère de soumission stratégique dont il n’aurait peut-être jamais pu s’extraire.

 

 

Par la rédaction

 

 

Le jour où l’histoire a basculé dans l’ombre

Il existe des dates qui entrent dans l’histoire non pas pour ce qu’elles ont déclenché, mais pour ce qu’elles ont empêché. Le 28 février 2026 (Chabbat Za’hor 5786) appartient à cette catégorie rare et vertigineuse. En frappant massivement et simultanément les sites d’enrichissement souterrains, les bases de lancement balistique et les centres de commandement des Gardiens de la Révolution, l’axe Washington-Jérusalem a levé le voile sur une réalité que les chancelleries occidentales refusaient, depuis des années, d’envisager dans toute sa brutalité : l’Iran n’était plus un État aspirant à la bombe, mais une puissance nucléaire de facto, dissimulée derrière des années de diplomatie savamment instrumentalisée.

Onze ogives. Le chiffre, transmis lors d’une séance d’urgence du Conseil de sécurité tenue à huis clos dans les heures précédant les frappes, a glacé les représentants des nations qui s’étaient si longtemps portées garantes de la « voie diplomatique ». Pour la première fois, la réalité brute du programme iranien se substituait aux euphémismes des rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Et derrière ce chiffre, une géographie de la terreur s’esquissait : avec une portée confirmée de 4 000 kilomètres pour ses missiles Khorramshahr-4 et Shahab modifiés, Téhéran n’avait plus pour horizon unique Tel-Aviv ou Riyad. L’Europe entière se trouvait désormais à portée de frappe.

Le périmètre des 4 000 km : la fin du sanctuaire européen

Depuis la fin de la Guerre froide, l’Europe occidentale vivait sous une illusion géographique confortable : celle d’un continent protégé par la distance, les alliances et l’ordre international issu de 1991. Cette illusion s’est fracassée contre la réalité balistique iranienne.

Un missile capable de parcourir 4 000 kilomètres depuis le territoire iranien place dans son cercle de destruction potentielle la quasi-totalité des capitales européennes : Ankara et Athènes en premier lieu, mais aussi Rome, Vienne, Varsovie, Berlin, Paris, Madrid et, à la limite extrême, Londres. Ce n’est plus la périphérie de l’Europe qui était menacée — c’est son cœur démocratique, économique et symbolique.

Un Iran nucléarisé et intouchable n’aurait même pas eu besoin de recourir à ses méthodes habituelles de pression — piraterie dans le détroit d’Ormuz, financement de groupes armés au Liban, en Syrie ou au Yémen — pour asphyxier l’Union européenne. La simple mise en alerte de ses silos souterrains, la simple rhétorique d’un ministre des Affaires étrangères faisant allusion à ces capacités lors d’une conférence de presse, aurait suffi à paralyser toute décision diplomatique de Bruxelles.

Le concept de « finlandisation », issu de la Guerre froide pour décrire la neutralité contrainte d’Helsinki face à Moscou, aurait alors trouvé une nouvelle et tragique actualisation : une « iranisation » de la politique étrangère européenne, contraignant les États membres à adopter des positions de neutralité humiliante sur le conflit israélo-palestinien, à lever progressivement les sanctions économiques, et à garantir à Téhéran un accès préférentiel aux marchés et aux technologies européennes. Le tout sous la menace implicite mais permanente d’ogives pointées vers leurs populations.

Le mur des quinze jours : autopsie d’une impuissance militaire

Mais pourquoi l’Europe n’aurait-elle pas pu répondre militairement par elle-même à ce chantage existentiel ? C’est le grand tabou que cette crise a arraché à la lumière avec une brutalité inédite : le mythe de la puissance militaire européenne.

Le continent dispose, sur le papier, d’armées respectables. La France possède la seule force de projection maritime autonome d’Europe occidentale, avec son porte-avions Charles de Gaulle et sa force de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Le Royaume-Uni, bien que sorti de l’Union européenne, reste un allié militaire majeur et dispose de capacités de frappe en profondeur. La Pologne, après des investissements massifs depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, s’est dotée de la force blindée la plus redoutable du continent. L’Allemagne a reconstitué sa défense antiaérienne avec le système IRIS-T et a commandé des F-35 américains.

Pourtant, face à un conflit de haute intensité contre l’Iran — un État disposant de réserves de drones considérables, d’une défense aérienne multicouche et d’une capacité de saturation par missiles — ces forces auraient rapidement révélé leur talon d’Achille collectif : l’absence de profondeur stratégique en munitions de précision.

Les études menées par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) et le think-tank britannique RUSI ont établi, dès 2023, que les stocks de missiles de croisière et de munitions guidées de précision des armées européennes permettraient, au mieux, de soutenir un conflit de haute intensité pendant une durée comprise entre dix et trente jours selon les nations. Les stocks britanniques de Storm Shadow auraient été épuisés en trois à dix jours d’opérations soutenues. Les réserves françaises de SCALP, en quinze à trente jours. Et l’industrie de défense européenne, structurellement calibrée pour une production de temps de paix, n’aurait pas été en mesure de combler ces lacunes dans les délais requis.

La Pologne et l’Allemagne, malgré leurs investissements récents, se trouvaient face à une limite encore plus fondamentale : l’absence totale de capacité de projection au Moyen-Orient. Sans bases avancées dans la région, sans porte-avions capables d’opérer en mer d’Arabie ou en Méditerranée orientale, ces nations aux armées terrestres pourtant puissantes n’auraient pu que défendre leur propre territoire, jamais frapper les infrastructures iraniennes à la source.

Le paradoxe européen est ainsi apparu dans toute sa tragique clarté : le continent disposait d’avions de combat de cinquième génération, de systèmes de commandement sophistiqués, de renseignement de haute qualité — mais sans la logistique, les munitions et la base arrière industrielle pour transformer ces capacités en puissance de combat durable. Deux semaines de guerre, et l’Europe se serait retrouvée avec des cockpits vides et des tubes de lancement sans projectiles.

Le mirage des accords : trente ans d’aveuglement diplomatique

Pour comprendre comment la République islamique a pu assembler cet arsenal dans le dos de la communauté internationale, il faut remonter le fil d’une erreur d’analyse qui traverse trois décennies de diplomatie occidentale : la conviction profonde, presque idéologique, qu’un régime théocratique finirait par privilégier son intégration économique à son ambition messianique.

Cette conviction a engendré une série d’accords, de gels et de concessions qui ont chacun, à leur manière, offert à Téhéran le temps et les ressources nécessaires à la poursuite de son programme nucléaire.

Le Plan d’action global conjoint, signé à Vienne en juillet 2015 sous l’égide de l’administration Obama, fut le moment le plus emblématique de cet aveuglement volontaire. L’accord prévoyait un gel partiel de l’enrichissement de l’uranium en échange d’une levée des sanctions économiques. Mais il comportait deux lacunes fatales, dénoncées dès sa signature par plusieurs experts et, avec insistance, par le gouvernement israélien. Premièrement, il n’imposait aucune contrainte sur le développement des missiles balistiques — les vecteurs qui permettraient précisément à l’Iran de projeter ses futures armes nucléaires sur l’Europe. Deuxièmement, ses clauses dites « sunset » prévoyaient l’expiration progressive des restrictions, ouvrant mécaniquement la voie à une reprise de l’enrichissement à partir de 2025-2030.

L’administration Biden, revenue aux affaires en janvier 2021, a commis une erreur d’une autre nature mais d’une conséquence tout aussi grave. En cherchant à relancer le dialogue avec Téhéran, Washington a procédé, entre 2021 et 2024, à plusieurs dégels d’avoirs iraniens bloqués — représentant au total plusieurs dizaines de milliards de dollars — en échange de libérations de ressortissants américains détenus en Iran. Ces fonds ont constitué une bouée de sauvetage pour une économie iranienne que les sanctions précédentes avaient sévèrement fragilisée, et ont permis aux Gardiens de la Révolution de poursuivre et d’accélérer discrètement leur programme d’enrichissement à 90 %, seuil nécessaire à la fabrication d’armes de qualité militaire.

En définitive, les négociations n’ont jamais été, pour Téhéran, qu’un instrument tactique : un paravent diplomatique permettant de gagner le temps nécessaire à la maturation technologique de son programme, tout en desserrant périodiquement la pression économique et en évitant une confrontation militaire directe avant d’être en position de force.

La Cassandre de Jérusalem : quatre décennies d’avertissements ignorés

Ce constat de faiblesse collective résonne aujourd’hui comme l’écho troublant d’une voix qui prêchait dans le désert depuis quatre décennies. Dès le début des années 1990, un jeune parlementaire du Likoud, Binyamin Netanyahou, alertait inlassablement ses interlocuteurs occidentaux sur l’ambition atomique de Téhéran et les conséquences de leur inaction.

Ses discours devant la Knesset, à l’Assemblée générale des Nations Unies et lors de ses tournées dans les capitales européennes martelaient un fait que ses auditoires s’empressaient de reléguer au rang des exagérations alarmistes d’un politicien israélien. « L’Iran n’a pas besoin de missiles d’une portée de 4 000 kilomètres pour nous atteindre, nous — ils nous atteignent déjà par d’autres moyens. Ces missiles sont développés pour vous atteindre, vous, à Paris, à Londres, à Berlin », répétait-il en substance, variant les formulations mais jamais le message fondamental.

Les Européens ont préféré voir dans ces avertissements la rhétorique d’un chef de gouvernement cherchant à mobiliser des soutiens extérieurs pour des intérêts régionaux israéliens, plutôt que l’analyse lucide d’un stratège ayant consacré l’essentiel de sa carrière à l’étude de la menace iranienne. Pendant ce temps, les centrifugeuses tournaient dans les profondeurs de Natanz et de Fordow.

Les onze ogives de mars 2026 ont apporté la preuve la plus cinglante et la plus irréfutable que Netanyahou avait raison sur toute la ligne. L’Iran avait bien développé ses missiles pour atteindre l’Europe. L’Europe était bien la cible terminale de cette prise d’otage balistique. Et c’est Jérusalem, une fois encore, qui a dû assumer la part la plus lourde du risque pour conjurer un danger que le Vieux Continent refusait de nommer.

De « Midnight Hammer » à « Epic Fury » : la doctrine Trump en deux actes

Si Netanyahou fut le lanceur d’alerte, c’est Donald Trump — 47ème président des États-Unis — qui a joué le rôle du brise-glace de l’Occident. Mais pour comprendre l’enchaînement qui a conduit à la neutralisation du programme nucléaire iranien, il faut restituer la chronologie exacte des événements — une chronologie que les grands médias ont largement occultée.

Tout commence par une tentative sincère, mais encadrée, de règlement diplomatique. L’administration Trump accorde à Téhéran un délai de cinquante jours pour parvenir à un accord avec Israël et les États-Unis, conduisant des pourparlers directs via Steve Witkoff et Jared Kushner. C’est précisément dans ce cadre que Washington obtient une image fidèle et glaçante de l’avancement réel du programme : au moment des négociations, l’Iran détenait 460 kg d’uranium enrichi à 60 %. Ce chiffre, en apparence technique, recouvre une réalité terrifiante. Une telle quantité suffisait à franchir le seuil critique de 90 % — qualité militaire — en l’espace de dix jours seulement, ouvrant la voie à la fabrication de dix à onze bombes nucléaires opérationnelles. Face à l’échec des négociations et à l’imminence de la menace, Trump tranche : plutôt que de reculer ou de temporiser, il ordonne les frappes.

La première opération, baptisée « Midnight Hammer », cible les installations d’enrichissement iraniennes avec une précision chirurgicale, brisant net la chaîne qui aurait conduit Téhéran de 60 % à 90 % d’enrichissement. Mais les Iraniens ne capitulent pas. Au contraire, ils tentent aussitôt de reprendre leurs activités d’enrichissement, cherchant à reconstituer leur capacité nucléaire à marche forcée malgré les destructions subies. C’est précisément cette persistance obstinée — preuve irréfutable que la menace n’était pas une fiction construite pour justifier une action militaire, mais une réalité concrète et déterminée — qui conduit au déclenchement de la seconde opération, « Epic Fury ».

Lancée dans la nuit du 27 au 28 février 2026, « Epic Fury » constitue l’une des campagnes de frappes les plus massives et les plus précises de l’histoire militaire américaine depuis « Desert Storm » en 1991. En l’espace de soixante-douze heures, les forces américaines et israéliennes neutralisent les principaux sites d’enrichissement souterrains, détruisent les batteries de missiles balistiques et dégradent sévèrement les capacités de commandement des Gardiens de la Révolution. La combinaison de bombes anti-bunkers GBU-57 larguées par des bombardiers furtifs B-2, de missiles de croisière Tomahawk tirés depuis des sous-marins en mer d’Oman, et d’opérations de guerre électronique coordonnées avec les forces israéliennes produit un effet de neutralisation sans précédent.

Cette décision n’est pas née d’une impulsion. Elle s’inscrit dans une doctrine cohérente que Trump a défendue depuis les années 1980, dénonçant publiquement la naïveté de l’Occident face aux régimes hostiles. Lors de son premier mandat, le retrait du JCPOA en mai 2018 et le rétablissement des sanctions de « pression maximale » avaient constitué une première rupture avec la politique d’apaisement. L’élimination du général Soleimani en janvier 2020 avait signalé que Washington était prêt à franchir des seuils que ses prédécesseurs avaient soigneusement évités. La liquidation d’Abou Bakr al-Baghdadi, l’emploi de la « mère de toutes les bombes » en Afghanistan : Trump a systématiquement démontré sa volonté d’agir avec une force décisive sans s’enliser. « Midnight Hammer » puis « Epic Fury » en sont l’aboutissement le plus accompli.

Le sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsey Graham, a résumé l’enjeu avec une franchise brutale dans une intervention télévisée restée largement ignorée des médias grand public : « Il a sauvé le monde d’un ayatollah armé du nucléaire. » Et d’ajouter, en écho à la comparaison historique la plus sombre qui soit : « Ceux qui ont sous-estimé Hitler se trompaient. Ceux qui pensent que l’ayatollah n’utiliserait pas une arme nucléaire s’il en disposait se trompent de la même manière. » Sans la puissance de feu américaine, sans la précision du renseignement israélien accumulé sur vingt ans de surveillance, et sans la volonté politique de l’administration Trump d’assumer le coût diplomatique de ces opérations, l’Europe de 2026 serait aujourd’hui sous tutelle perse.

Le silence organisé : quand les médias deviennent complices

La révélation des détails techniques du programme iranien — les 460 kg d’uranium enrichi à 60 %, la fenêtre de dix jours vers la bombe, la séquence « Midnight Hammer » puis « Epic Fury » — n’a pas fait la une des grands organes de presse occidentaux. Ce silence n’est pas fortuit. Il obéit à une logique que Graham a dénoncée avec une virulence rare pour un sénateur américain : « Pourquoi ne trouve-t-on cela nulle part ailleurs que dans quelques médias conservateurs ? » Et de répondre lui-même à sa propre question : « Les progressistes américains craignent davantage un Trump victorieux qu’un ayatollah possédant une bombe nucléaire. C’est à ce point pathologique. »

Ce biais médiatique structurel n’est pas anodin. Si le grand public américain — et européen — avait pleinement conscience que l’Iran se trouvait à moins de deux semaines de disposer de dix bombes nucléaires, et que c’est l’action décisive de Trump qui a empêché ce scénario, le jugement collectif sur ces événements aurait été radicalement différent. Taire cette vérité, c’est laisser prospérer un récit alternatif au détriment de l’intérêt général et de la sécurité du monde libre. Graham a lancé un appel pressant à la Maison-Blanche : « Prenez cette information et diffusez-la. Ne pas le faire chaque jour relève d’une faute grave en matière de sécurité nationale. »

Ce phénomène illustre une réalité plus profonde et plus inquiétante : dans une partie significative de l’écosystème médiatique occidental, la détestation partisane d’un dirigeant politique l’emporte sur toute considération de sécurité collective. Le résultat est une opinion publique structurellement mal informée sur les menaces réelles qui pèsent sur sa civilisation — et donc incapable de les prendre au sérieux jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Les facteurs aggravants : dépendance énergétique, île de Kharg et division politique

La vulnérabilité européenne face à la menace iranienne ne se limitait pas à sa faiblesse militaire. Elle était amplifiée par plusieurs facteurs structurels qui auraient rendu toute politique de résistance pratiquement impossible.

Le premier est la dépendance énergétique. Bien que l’Europe ait significativement réduit sa dépendance au pétrole et au gaz russes depuis 2022, elle reste tributaire des hydrocarbures du Golfe Persique acheminés via le détroit d’Ormuz. Un Iran nucléarisé contrôlant ce verrou maritime aurait disposé d’un levier économique d’une puissance extraordinaire sur les économies européennes. Toute velléité de résistance aurait pu se traduire par une fermeture du détroit, entraînant une flambée des prix de l’énergie susceptible de déclencher une récession sévère et de déstabiliser politiquement les gouvernements en place.

Peu d’observateurs soulignent avec la précision qu’elle mérite la vulnérabilité symétrique de l’Iran lui-même sur ce terrain. La quasi-totalité des revenus du régime — estimés à environ 90 % — provient de l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières. Or, l’essentiel de ces capacités de production et d’exportation est concentré sur une seule et unique île du golfe Persique : l’île de Kharg. Cette concentration géographique extrême représente un talon d’Achille économique considérable. Priver le régime de cette source de revenus en une seule opération ciblée, c’est assécher la capacité financière qui lui permet de maintenir son armée, de développer son programme balistique et de subventionner ses proxies régionaux — du Hezbollah libanais aux Houthis yéménites en passant par les factions armées irakiennes.

Le second facteur aggravant est la profonde division politique interne à l’Union européenne sur la question iranienne. Pendant des années, des États membres comme l’Autriche, la Hongrie de Viktor Orbán et plusieurs pays nordiques ont maintenu des positions sensiblement plus accommodantes envers Téhéran que la ligne officielle de Bruxelles, en partie pour des raisons commerciales, en partie par conviction idéologique. Cette dissonance interne aurait rendu impossible la construction d’une réponse européenne unie et cohérente face au chantage iranien.

À ces deux facteurs s’en ajoute un troisième, plus insidieux et plus difficile à quantifier : le financement, par des fonds publics européens, d’organisations qui ont activement œuvré à paralyser la capacité de réponse israélienne — le principal rempart militaire de l’Occident dans la région. Des milliards d’euros de contribuables européens ont transité par diverses ONG radicales pour financer la déstabilisation interne d’une démocratie alliée, subventionnant simultanément, via l’Autorité palestinienne, des structures liées au terrorisme. Cette politique schizophrène — officiellement alliée d’Israël tout en finançant ses ennemis — reflète la capture progressive des institutions européennes par une idéologie qui a fait de l’antisionisme le vecteur acceptable d’un projet plus vaste de déconstruction de l’ordre occidental.

L’alliance rouge-vert : quand le marxisme et l’islamisme convergent contre l’Occident

Pour saisir la profondeur de la menace à laquelle l’Occident est confronté, il faut dépasser le seul dossier nucléaire iranien et identifier la dynamique idéologique plus large dont il n’est que la dimension la plus militaire et la plus visible. Cette dynamique, que plusieurs analystes ont commencé à théoriser sous le terme d’alliance rouge-vert, désigne la convergence opérationnelle entre le marxisme contemporain — incarné par le progressisme woke dans les universités et les médias — et l’islamisme politique radical incarné par des mouvements comme le Hamas, le Hezbollah ou les Frères musulmans.

Ces deux forces partagent une communauté d’objectifs tactiques qui transcende leurs divergences philosophiques profondes. Les néo-marxistes aspirent à la déconstruction complète de l’ordre occidental existant. Les islamistes poursuivent l’établissement d’un ordre mondial régi par une interprétation radicale de la loi islamique. Bien que leurs visions du futur divergent radicalement, ces deux courants partagent une étape commune et indispensable : l’affaiblissement puis l’anéantissement des fondements culturels, moraux et institutionnels de la civilisation judéo-chrétienne.

Le mouvement pro-palestinien tel qu’il se manifeste dans les rues des capitales occidentales constitue le vecteur privilégié de cette alliance de facto. Les manifestations qui se multiplient depuis le 7 octobre 2023 en Europe et en Amérique du Nord transcendent largement la question du conflit israélo-palestinien. Elles servent de catalyseur mobilisateur pour des forces dont l’objectif réel est la révolution anti-occidentale. Un indicateur comportemental est particulièrement révélateur : dans les rassemblements de soutien à Israël à Washington ou à Londres, les manifestants brandissent leurs drapeaux nationaux et entonnent leurs hymnes. Dans les manifestations pro-palestiniennes des mêmes villes, les drapeaux nationaux sont régulièrement brûlés. Cette iconoclastie systématique prouve que l’objectif véritable n’est pas la défense des droits d’un peuple, mais la délégitimation des nations occidentales depuis leur propre intérieur.

La rhétorique islamiste du Moyen-Orient articule d’ailleurs une stratégie par étapes sans ambiguïté. Dans cette vision, Israël est désigné comme le petit Satan, l’Europe comme un Satan de taille intermédiaire, et l’Amérique comme le grand Satan. Le slogan « après le samedi vient le dimanche » — les gens du samedi étant les Juifs, les gens du dimanche les chrétiens — explicite la nature séquentielle de ce projet. L’antisionisme fonctionne ainsi comme la façade socialement acceptable d’un projet plus vaste dont la cible terminale est l’ensemble de la civilisation occidentale.

Le Qatar et la guerre idéologique dans les universités occidentales

Au cœur de ce dispositif de subversion idéologique se trouve un acteur que les chancelleries occidentales ont mis un temps considérable à identifier comme tel : le Qatar. Contrairement aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite qui ont progressivement distancé leur politique étrangère des réseaux islamistes radicaux, le Qatar incarne un régime dont l’idéologie est celle des Frères musulmans — organisation considérée comme terroriste par l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats, et matrice idéologique du Hamas, d’al-Qaïda et de Daech. Doha héberge le quartier général politique du Hamas, situation comparable à ce que représentait l’Afghanistan des Taliban abritant Ben Laden avant le 11 septembre 2001.

Mais l’influence qatarie ne se limite pas au financement des milices armées. Elle s’exerce avec une sophistication redoutable dans le domaine qui déterminera à long terme les équilibres de civilisation : l’éducation supérieure. Le Qatar a investi des milliards de dollars dans les universités d’élite américaines et européennes, transformant progressivement ces institutions en centres de production idéologique anti-occidentale. Les campus universitaires sont devenus des laboratoires du progressisme woke, de l’anti-israélisme virulent et de la déconstruction systématique des valeurs judéo-chrétiennes. Cette stratégie de conditionnement de la jeunesse occidentale vise un objectif précis : neutraliser la capacité de résistance culturelle et politique de l’Occident en lui inculquant la honte de son propre héritage.

La même logique s’étend aux médias et aux réseaux sociaux, destinataires d’investissements considérables de la part d’États du Golfe liés à l’islamisme politique. L’objectif est la destruction de la fierté nationale et du patriotisme — les deux ressources psychologiques sans lesquelles aucune civilisation ne peut se défendre.

Bethléem comme miroir : ce que l’islamisme fait aux minorités

Le destin de Bethléem constitue peut-être la démonstration empirique la plus parlante des conséquences concrètes de la gouvernance islamiste sur les minorités religieuses — et par extension, de ce qu’un Moyen-Orient sans contrepoids israélien signifierait pour les populations civiles de la région.

Jusqu’en 1993, sous administration israélienne, la ville natale du christianisme comptait environ 80 % de chrétiens dans sa population. Le transfert du contrôle à l’Autorité palestinienne dans le cadre des accords d’Oslo a déclenché un processus rapide de persécution et d’intimidation qui a contraint une part massive de cette population à l’exode. En l’espace de trois décennies, la proportion de chrétiens est tombée à environ 10 %. Cette transformation démographique — une épuration silencieuse que la communauté internationale préfère ne pas nommer — illustre ce que signifie concrètement la gouvernance islamiste pour les minorités.

Ce phénomène ne se limite pas à Bethléem. Dans l’ensemble du Moyen-Orient — Irak, Syrie, Égypte, Liban — les communautés chrétiennes millénaires ont subi des persécutions qui ont réduit leur présence à des niveaux historiquement inédits. Israël demeure l’unique pays de la région où la population chrétienne ne décroît pas mais connaît une croissance. Cette réalité statistique, régulièrement ignorée par les discours dénonçant l’État hébreu, démontre qu’Israël joue un rôle de rempart protégeant les minorités religieuses contre l’offensive islamiste — un rôle que l’Europe, trop souvent, a refusé de reconnaître dans toute sa portée stratégique et morale.

L’État profond : la subversion interne des démocraties

Au-delà des menaces externes incarnées par l’Iran, le Qatar et leurs réseaux d’influence, les démocraties occidentales font face à une subversion interne structurelle que les analystes désignent sous le terme d’État profond. Ce terme désigne non pas une théorie conspirationniste, mais un phénomène institutionnel documenté : la tendance de réseaux de bureaucrates non élus, de magistrats activistes et de responsables d’organisations supranationales à s’arroger le droit de gouverner au mépris de la volonté populaire démocratiquement exprimée.

La Cour pénale internationale symbolise la dérive la plus emblématique de ce système. En prétendant exercer une juridiction universelle s’imposant aux États souverains — y compris lorsque ceux-ci n’ont pas ratifié sa compétence — et en ciblant les dirigeants de démocraties engagées dans la lutte contre le terrorisme, la CPI s’est transformée en instrument politique paralysant la capacité de réponse des nations face à des menaces existentielles. Les sanctions américaines imposées par l’administration Trump contre cette institution et le retrait de la Hongrie de sa juridiction constituent des actes de souveraineté que d’autres démocraties auraient intérêt à méditer.

Ce phénomène dépasse largement la CPI. Dans l’ensemble du monde occidental, des bureaucraties non élues s’estiment plus légitimes que les électeurs pour déterminer les politiques nationales. Juges et procureurs, investis d’un pouvoir judiciaire qu’ils transforment en instrument politique, bloquent systématiquement les décisions des gouvernements élus. Cette dérive oligarchique transforme les démocraties en régimes technocratiques où une élite autoproclamée gouverne contre la volonté populaire — fragilisant précisément les sociétés qui auraient besoin de toute leur cohésion pour faire face aux menaces extérieures.

Les leçons stratégiques pour l’Europe de l’après-crise

La crise de février 2026 a mis en lumière plusieurs vérités stratégiques que l’Europe ne peut plus se permettre d’ignorer.

La première concerne la nature des régimes théocratiques et révolutionnaires. Un État dont l’idéologie fondatrice est structurellement hostile à l’ordre international libéral ne peut être durablement « apprivoisé » par des incitations économiques. Les concessions n’y sont perçues que comme des signes de faiblesse invitant à une pression accrue, non comme des gestes ouvrant la voie à une normalisation. La République islamique d’Iran, fondée en 1979 sur le rejet de l’ordre mondial américain et sur la promesse d’un leadership révolutionnaire du monde islamique, n’a jamais dissimulé ses ambitions — c’est l’Occident qui a choisi de ne pas les entendre.

La deuxième leçon porte sur l’autonomie stratégique. Le terme, popularisé notamment par Emmanuel Macron depuis 2017, est resté largement au stade des déclarations d’intention. La crise de 2026 a démontré que l’Europe n’est pas autonome — ni énergétiquement, ni militairement, ni diplomatiquement. La reconstruction de cette autonomie supposera des investissements massifs et durables dans la défense — a minima 3 % du PIB pour les principaux États membres — ainsi qu’une réforme profonde de l’industrie de défense européenne pour passer d’une logique de production de temps de paix à une logique de production en temps de guerre.

La troisième leçon touche au renseignement. La capacité israélienne à infiltrer et à surveiller le programme nucléaire iranien sur plusieurs décennies a fourni les données cibles qui ont permis à l’opération « Epic Fury » d’être chirurgicale. L’Europe, en l’absence d’un service de renseignement commun doté de moyens comparables, s’est révélée structurellement dépendante de ses alliés américains et israéliens pour sa propre sécurité.

La quatrième leçon, enfin, est peut-être la plus douloureuse politiquement : la nécessité de renoncer à la posture de « puissance normative » qui a longtemps défini l’identité internationale de l’Union européenne. L’idée selon laquelle l’Europe peut influencer le comportement des acteurs régionaux par la seule force de son modèle, de ses valeurs et de ses conditionnalités commerciales a montré ses limites absolues face à un régime déterminé à se doter de la bombe et à remodeler l’ordre régional à son avantage.

L’Europe face à son miroir brisé : entre survie et reconquête

Le 28 février 2026 restera dans les annales comme le jour où l’Europe a contemplé l’abîme — et où, grâce à d’autres, elle n’y a pas sombré. C’est à la fois un soulagement immense et une leçon d’une humilité cinglante.

Un Iran doté de onze bombes atomiques et de missiles à 4 000 kilomètres de portée n’aurait pas seulement modifié l’équilibre des forces au Moyen-Orient. Il aurait redéfini les conditions mêmes de la souveraineté européenne. La liberté diplomatique de Bruxelles, la capacité des gouvernements démocratiques à conduire des politiques étrangères indépendantes, l’intégrité physique des populations civiles des grandes métropoles européennes : tout cela aurait été suspendu à l’humeur d’un régime messianique dont la rhétorique génocidaire n’a jamais varié depuis 1979.

L’histoire retiendra que cette liberté ne tenait qu’à deux fils. Le premier était la logistique militaire du continent, qui se serait rompue au bout de quinze jours de combat. Le second était le parapluie américain — ce même parapluie que l’Europe a si souvent, et parfois à juste titre, critiqué pour ses unilatéralismes et ses angles morts — mais sans lequel elle n’aurait pas survécu à l’ère nucléaire iranienne.

Mais au-delà du dossier iranien, la crise de 2026 a mis en lumière quelque chose de plus vaste et de plus profond : la fragilité d’une civilisation qui a cessé de croire en elle-même. L’alliance entre le progressisme déconstructeur et l’islamisme radical, le financement qatari des universités occidentales, l’épuration silencieuse des chrétiens de Bethléem et du Moyen-Orient, la capture des institutions supranationales par des oligarchies bureaucratiques non élues : tous ces phénomènes convergent vers un même résultat — l’affaiblissement de la capacité de résistance de l’Occident face à ses ennemis.

La bonne nouvelle — et c’est peut-être la seule véritable bonne nouvelle de cette crise — est que la neutralisation du programme nucléaire iranien ouvre, pour la première fois depuis des décennies, une fenêtre historique de recomposition régionale. Un Iran privé de son instrument de terreur ultime et de ses capacités de financement des proxies régionaux ne peut plus tenir en otage la normalisation du Moyen-Orient. La reconnaissance d’Israël par l’Arabie saoudite, longtemps conditionnée au reflux de la pression iranienne, devient envisageable. Les Accords d’Abraham, élargis, peuvent trouver leur pleine dimension géopolitique.

Mais pour saisir cette fenêtre, l’Europe devra avoir le courage de changer de logiciel. Elle devra renoncer à la posture de « puissance normative » qui lui permet de se dispenser de la puissance réelle. Elle devra investir massivement dans sa défense — non par militarisme, mais par lucidité sur le monde tel qu’il est. Elle devra identifier et tarir les financements étrangers qui alimentent sa propre déstabilisation depuis l’intérieur. Elle devra, enfin, redécouvrir la fierté de son héritage judéo-chrétien — non comme un instrument d’exclusion, mais comme le socle de valeurs qui lui donne la légitimité et la force de se défendre.

La géopolitique européenne est désormais devant un choix existentiel qu’elle ne peut plus différer. Soit elle continue à sous-traiter sa survie aux décisions d’administrations américaines élues sans elle. Soit elle prend acte de la réalité du monde tel qu’il est et entreprend enfin, avec la volonté et les moyens nécessaires, de construire l’autonomie stratégique qu’elle se promet de créer depuis un demi-siècle.

Le compte à rebours ne se mesure plus en décennies. Il se mesure en années. Et le chronomètre, depuis le 28 février 2026, tourne à nouveau.

1 000 familles au Chabbaton CKids : une fin de semaine d’identité juive et d’inspiration au Ohel

1 000 familles au Chabbaton CKids : une fin de semaine d’identité juive et d’inspiration au Ohel

 

Plus de 1 000 familles venues du monde entier se sont réunies à l’occasion du Chabbaton annuel de CKids, le plus grand réseau juif pour enfants, pour une fin de semaine placée sous le signe de la fierté, de l’appartenance et de l’identité juive. Le programme a débuté par une visite au Ohel, lieu de sépulture du Rabbi, où parents et enfants se sont recueillis ensemble dans un moment de prière et d’unité. Des allocutions inspirantes, des rencontres inoubliables et le sentiment profond de faire partie d’un peuple vivant et fier ont marqué chaque instant de ce rassemblement exceptionnel.

 

 

 

Une visite au Ohel pour ouvrir le Chabbaton

Pour de nombreux parents qui élèvent des enfants dans des écoles publiques, le défi de transmettre une identité juive forte est omniprésent — questions d’appartenance, de fierté, de repères dans des environnements où la vie juive peut sembler lointaine ou sous pression.

C’est dans cet esprit que les familles se sont d’abord rassemblées au Ohel, debout côte à côte dans un élan de solidarité, puisant leur inspiration dans les enseignements du Rabbi et prenant le temps de la prière personnelle avant le début du week-end.

Des intervenants de haut niveau pour guider les familles

Le programme a accueilli les allocutions du Rav Mendy Kotlarsky, président de CKids International, du Rav Berel Lazar, Grand Rabbin de Russie, ainsi que du conférencier renommé Rav Shais Taub. Leurs interventions se sont concentrées sur la vision du Rabbi concernant la famille, sur le rôle central des parents comme modèles pour leurs enfants, et sur la manière dont ce rôle modèle peut façonner le foyer et donner aux enfants une identité juive plus claire et plus assurée.

Le témoignage des familles : fierté et appartenance

« Venir au Chabbaton CKids est une chance si particulière pour notre famille. Être au Ohel, c’est une expérience qui permet à mon fils de voir que le judaïsme et la spiritualité sont vivants et présents. Être ici avec des enfants du monde entier lui montre que le judaïsme est florissant et là pour durer », a confié Jessica Fadlon Serour, une maman du Beth Habad de Westminster à Montréal, au Québec, venue avec son fils David Serour. « Nous sommes juifs, et nous sommes fiers de le dire à voix haute. »

CKids, le plus grand réseau juif pour enfants, rassemble des familles dont les enfants ne fréquentent généralement pas les écoles juives de jour — des familles souvent en quête de lien et de la certitude qu’elles ne sont pas seules.

Pour beaucoup de participants, la visite au Ohel était une première.

« C’est la culture, la tradition, et ce sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand », ont partagé Nina, Michelle et Jacqueline, participantes du Beth Habad de Palm Beach County, lors du programme d’ouverture. « On ne se sent pas seul, on se sent à sa place. »

L’émotion d’une maman venue de France

Pour Marine, une maman du Beth Habad de Sainte-Maure en France, ce moment portait le poids d’une année entière d’efforts.

« Être ici au Ohel, c’était comme un rêve », a-t-elle confié. « Me tenir ici après avoir vu mon fils travailler si dur toute l’année… C’est un moment de fierté que je ne sais pas décrire. Être là maintenant et partager cet accomplissement avec le Rabbi — c’est quelque chose que nous porterons en nous pour toujours. »

Crédit photo : Sholem Srugo / CKids International

 

Le chef d’état-major israélien met en garde : «Un nouveau missile iranien peut atteindre les capitales européennes»

Le chef d’état-major israélien met en garde : «Un nouveau missile iranien peut atteindre les capitales européennes»

Après trois semaines de combats intensifs dans le cadre de l’opération « Rugissement du lion », le chef d’état-major des armées israéliennes, le général Eyal Zamir, a publié une déclaration officielle dressant un bilan stratégique des frappes portées contre le régime iranien. Il a révélé qu’Israël a mis en lumière l’utilisation par l’Iran d’un missile balistique intercontinental à double étage, d’une portée de 4 000 kilomètres, tiré en direction d’une cible américaine sur l’île de Diego Garcia — un engin capable de frapper Berlin, Paris et Rome. Sur le front nord, le général Zamir a annoncé avoir approuvé de nouveaux plans offensifs contre le Hezbollah, marquant la fin définitive de toute politique de retenue.

 

 

Un bilan stratégique après trois semaines de combats

Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a publié aujourd’hui une déclaration après trois semaines de combats. Il a détaillé les dommages infligés aux hauts responsables du régime iranien et à ses installations, et a également évoqué la nouvelle arme utilisée par l’Iran au cours du week-end — non pas contre Israël, mais contre l’armée américaine.

« Les dommages considérables que nous avons causés au régime iranien au cours des trois dernières semaines commencent à se cumuler en une réussite systémique — stratégique, militaire, économique et gouvernementale », a déclaré le général Zamir. « Le régime du mal est affaibli, l’Iran est davantage exposé et ne dispose plus d’une capacité de défense significative. »

Un missile iranien qui menace les capitales européennes

Le général Zamir a ensuite abordé la question du nouveau missile utilisé par l’Iran : « L’Iran a tiré un missile balistique intercontinental à double étage, d’une portée de 4 000 kilomètres, en direction d’une cible américaine sur l’île de Diego Garcia. Ces missiles ne sont pas destinés à frapper Israël. Leur portée atteint les capitales européennes — Berlin, Paris et Rome se trouvent toutes dans la ligne de mire directe de cette menace. »

Selon des informations rapportées en premier lieu par le Wall Street Journal et confirmées par plusieurs responsables américains, l’Iran a effectivement tiré deux missiles balistiques à longue portée en direction de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia, atoll isolé au cœur de l’océan Indien. L’un des missiles a connu une défaillance en plein vol, tandis qu’un navire de guerre américain a tiré un intercepteur SM-3 contre le second — sans qu’il soit possible de déterminer avec certitude si l’interception a réussi. Quoi qu’il en soit, aucun des deux missiles n’a atteint sa cible.

Ce qui frappe les analystes n’est pas tant l’échec de la frappe que ce qu’elle révèle sur les capacités balistiques iraniennes. L’Iran avait jusqu’à présent officiellement reconnu une portée maximale de 2 000 kilomètres pour ses missiles balistiques — une limite que Téhéran présentait comme une contrainte volontaire et assumée. La tentative de frappe sur Diego Garcia, situé à près de 4 000 kilomètres des côtes iraniennes, démontre que ces capacités réelles sont le double de ce qui était publiquement admis. L’agence de presse semi-officielle iranienne Mehr a d’ailleurs confirmé la tentative de frappe, la qualifiant d’« étape significative qui montre que la portée des missiles iraniens dépasse ce que l’ennemi imaginait jusqu’à présent ».

Diego Garcia est bien plus qu’une simple base avancée : c’est un nœud stratégique majeur qui accueille des bombardiers furtifs B-2, des sous-marins nucléaires et des destroyers à missiles guidés. Elle a servi de point d’appui pour les opérations militaires américaines depuis le Vietnam jusqu’à l’Irak, l’Afghanistan et les frappes contre les rebelles houthis au Yémen. Le Royaume-Uni a par ailleurs autorisé les États-Unis à utiliser cette base dans le cadre d’opérations « défensives » contre l’Iran, notamment pour neutraliser des sites de missiles menaçant la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Cette révélation constitue un avertissement sérieux adressé à l’ensemble des alliés occidentaux, soulignant que la menace iranienne dépasse largement le cadre régional. Pour les analystes de défense, cette frappe — même manquée — s’apparente moins à une attaque qu’à une démonstration de capacité : un signal envoyé aux planificateurs américains, britanniques et de l’OTAN, signifiant que les bases arrière et les centres de commandement jusqu’ici considérés hors de portée entrent désormais dans le rayon d’action potentiel de Téhéran.

Le front nord : fin de la retenue, place à l’offensive

Sur la situation au nord du pays, le chef d’état-major a été catégorique : « J’ai approuvé aujourd’hui les plans du Commandement Nord pour la poursuite des combats. Il n’est plus question de confinement — place désormais à l’initiative et à l’offensive. Nos forces se tiendront comme un rempart entre l’ennemi et les localités israéliennes, et toute cible représentant une menace pour elles sera neutralisée. »

Un message pour Pessa’h : « Nous continuerons à nous battre pour notre liberté »

Le général Zamir a conclu sa déclaration sur une note déterminée, à l’approche de la fête de Pessa’h : «Nous sommes à mi-chemin, mais la direction est claire. Dans une semaine environ, à Pessa’h, la fête de la liberté, nous continuerons à nous battre pour notre liberté et notre avenir.»

 

 

 

 

Trump a sauvé le monde d’un Iran nucléaire : ce que les médias dominants refusent de dire

Trump a sauvé le monde d’un Iran nucléaire : ce que les médias dominants refusent de dire

 

À deux semaines de posséder dix bombes nucléaires, l’Iran était sur le point de faire basculer l’équilibre stratégique mondial dans l’irréversible. En ordonnant la destruction des installations d’enrichissement iraniennes, le président Donald Trump a pris une décision que l’histoire retiendra comme l’une des plus déterminantes du XXIe siècle. Le sénateur républicain Lindsey Graham brise le silence et dénonce avec virulence la suppression délibérée de cette information par les grands médias américains.

 

 

 

Une décision qui a changé le cours de l’histoire

Le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham a livré une déclaration fracassante lors d’une intervention télévisée : avant que le président Trump n’ordonne l’opération « Midnight Hammer », l’Iran détenait pas moins de 460 kg d’uranium enrichi à 60 %. Ce chiffre, en apparence technique, recèle une réalité terrifiante : cette quantité était plus que suffisante pour franchir le seuil critique de 90 % d’enrichissement — qualité militaire — en l’espace de dix jours seulement, ouvrant la voie à la fabrication de dix à onze bombes nucléaires opérationnelles. « Le président n’était pas prêt à prendre ce risque. La menace était imminente, sans le moindre doute », a martelé Graham, visiblement animé par l’urgence de faire entendre cette vérité.

Ce qui rend cette révélation encore plus saisissante, c’est la précision avec laquelle l’administration Trump a pu évaluer la situation. C’est en effet grâce aux négociations directement menées par Steve Witkoff et Jared Kushner avec les représentants iraniens que Washington a obtenu une image fidèle et détaillée de l’avancement réel du programme nucléaire de Téhéran. Ces discussions, engagées dans le cadre d’une tentative de règlement diplomatique à laquelle Trump avait accordé cinquante jours — posant un ultimatum clair pour parvenir à un accord avec Israël et les États-Unis — ont paradoxalement permis de mesurer l’étendue du danger. Face à l’échec des négociations et à l’imminence de la menace, Trump a fait un choix radical : plutôt que de reculer ou de temporiser, il a ordonné la frappe sur les installations d’enrichissement iraniennes, brisant net la chaîne qui aurait conduit l’Iran de 60 % à 90 % d’enrichissement. « Il a sauvé le monde d’un ayatollah armé du nucléaire », a déclaré Graham avec une conviction sans appel.

Le silence coupable des médias mainstream

La révélation de Graham ne serait pas complète sans sa dénonciation cinglante du traitement médiatique de cette affaire — ou plutôt de son absence. Le sénateur s’est montré particulièrement virulent envers les grands médias américains, qu’il accuse de supprimer sciemment une information d’une importance capitale pour la sécurité nationale. « Pourquoi ne trouve-t-on cela nulle part ailleurs que dans quelques médias conservateurs ? » a-t-il lancé, avant de répondre lui-même à sa propre question : « Les libéraux américains craignent davantage un Trump victorieux qu’un ayatollah possédant une bombe nucléaire. C’est à ce point pathologique. »

Ce silence organisé, selon Graham, n’est pas anodin : il reflète une logique partisane poussée à l’extrême, où la détestation politique du président Trump l’emporte sur toute considération de sécurité collective. Si le grand public américain avait pleinement conscience que l’Iran se trouvait à moins de deux semaines de disposer de dix bombes nucléaires, et que c’est précisément l’action décisive de Trump qui a empêché ce scénario cauchemardesque, « cela aurait tout changé », affirme-t-il. L’opinion publique, informée des faits réels, aurait inévitablement jugé différemment. C’est pourquoi Graham a lancé un appel direct et pressant à la Maison-Blanche : « Prenez cette information et diffusez-la. Ne pas le faire chaque jour relève d’une faute grave en matière de sécurité nationale. » Pour lui, taire cette vérité, c’est laisser prospérer un récit mensonger au détriment de l’intérêt américain et de la paix mondiale.

Après « Midnight Hammer », l’opération « Epic Fury »

L’affaire ne s’arrête pas à la première frappe. Graham a révélé un élément supplémentaire que les médias grand public ont également passé sous silence : après la destruction de leurs installations lors de l’opération « Midnight Hammer », les Iraniens n’ont pas capitulé. Au contraire, ils ont aussitôt tenté de reprendre leurs activités d’enrichissement, bravant les destructions subies et cherchant à reconstituer leur capacité nucléaire à marche forcée. C’est précisément cette persistance obstinée qui a conduit au déclenchement de la seconde opération, baptisée « Epic Fury ». Ce détail est fondamental : il démontre que la menace iranienne n’était pas une fiction construite par l’administration Trump pour justifier une action militaire, mais une réalité concrète et persistante, confirmée par le comportement même de Téhéran au lendemain des frappes. « Aucun média mainstream ne vous dira cela », a insisté Graham, soulignant avec amertume que ces faits, pourtant décisifs, justifient pleinement et objectivement les décisions du président Trump.

Une comparaison historique sans détour

Pour illustrer la gravité de ce que le monde aurait risqué en l’absence d’action, le sénateur Graham n’a pas hésité à convoquer l’histoire dans ce qu’elle a de plus sombre. Il a établi un parallèle direct et délibérément provocateur avec Adolf Hitler : « Ceux qui ont sous-estimé Hitler se trompaient. Ceux qui, aujourd’hui, pensent que l’ayatollah n’utiliserait pas une arme nucléaire s’il en disposait se trompent de la même manière. Ce sont des nazis religieux. Votre politique de l’autruche pourrait coûter la vie à des millions de personnes. » Le message est clair : l’histoire juge sévèrement ceux qui, face à une menace idéologique totalitaire et génocidaire, ont préféré fermer les yeux au nom de la prudence ou du pacifisme.

Graham a également adressé une réponse directe et sans ménagement au représentant Joe Kent — vétéran de guerre décoré ayant perdu son épouse lors d’une opération en Syrie — qui avait publiquement mis en doute le bien-fondé de l’intervention iranienne, allant jusqu’à suggérer que l’influence israélienne avait conduit les États-Unis dans ce conflit. « C’est le plus vieux récit du monde : « sans les Juifs, nous serions tous en sécurité ». C’est une contre-vérité absolue. Sans Israël, nous serions moins en sécurité », a rétorqué Graham avec fermeté. Avant d’ajouter, s’adressant directement à Kent : « Vous apportez aide et réconfort à un mensonge. Comment pourrait-on être plus proche d’une menace imminente qu’à deux semaines de disposer de dix bombes nucléaires ? »

Vers une paix durable au Moyen-Orient

Au-delà du registre de l’urgence sécuritaire, Graham a développé une vision géopolitique de plus long terme. Neutraliser définitivement la capacité de nuisance du régime des mollahs ne serait pas seulement un acte de défense : ce serait le préalable indispensable à une recomposition pacifique du Moyen-Orient. « L’Arabie Saoudite reconnaîtra Israël dès lors que l’Iran sera neutralisé », a-t-il affirmé, faisant référence aux discussions en cours dans le cadre des Accords d’Abraham et aux ambitions de normalisation régionale portées par l’administration Trump. « Notre objectif est de mettre hors d’état de nuire ce régime terroriste pour que la vraie paix devienne enfin possible. Nous sommes si proches de ce moment. »

Cette perspective n’est pas abstraite. Elle s’inscrit dans une logique cohérente : tant que l’Iran finance, arme et dirige des milices proxy à travers tout le Moyen-Orient — du Hezbollah libanais aux Houthis yéménites, en passant par les factions irakiennes — toute normalisation entre États arabes sunnites et Israël reste fragile et réversible. Priver le régime de Téhéran de son instrument de terreur ultime — la bombe nucléaire — et de sa capacité à financer cette architecture de déstabilisation, c’est potentiellement ouvrir une fenêtre historique pour une paix régionale durable.

L’île de Kharg : le talon d’Achille économique de l’Iran

Graham a également mis en lumière une vulnérabilité stratégique majeure de l’Iran que peu d’observateurs soulignent avec autant de précision : la quasi-totalité des revenus du régime iranien — estimés à environ 90 % — provient de l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières. Or, l’essentiel de ces capacités de production et d’exportation est concentré sur une seule et unique île du golfe Persique : l’île de Kharg. Cette concentration géographique extrême représente un point de fragilité considérable. « Prenez cette île, monsieur le Président, et cette guerre est terminée », a lancé Graham, formulant ainsi ce qui ressemble à une recommandation opérationnelle directe. Priver le régime de cette source de revenus, c’est assécher en une seule opération la capacité financière qui lui permet de maintenir son armée, de développer son programme balistique et de subventionner ses proxies régionaux.

Pas d’occupation, mais une neutralisation chirurgicale

Face aux craintes légitimes d’une partie de l’opinion américaine — traumatisée par les enlisements coûteux en Irak et en Afghanistan — Graham a tenu à apporter des clarifications essentielles sur la nature et les limites de l’engagement américain. « Nous n’allons pas envahir l’Iran. Il n’y a aucune raison de le faire », a-t-il affirmé sans ambiguïté. L’objectif n’est pas une occupation militaire ni un changement de régime imposé par la force des armes au sol, mais une neutralisation ciblée et précise des capacités offensives iraniennes : leur programme nucléaire, leurs infrastructures balistiques capables de frapper le territoire américain ou ses alliés, et leur réseau de terrorisme régional.

Le sénateur a également évoqué la cohérence de la doctrine Trump en matière de contre-terrorisme et de projection de force : de la liquidation d’Abou Bakr al-Baghdadi au raid qui a éliminé le général Qassem Soleimani, en passant par l’emploi de la « mère de toutes les bombes » en Afghanistan, Trump a systématiquement démontré sa volonté d’agir avec une force décisive et sans s’enliser. « Donald Trump ne restera pas là plus longtemps que nécessaire », a conclu Graham, appelant le président à achever ce qu’il a commencé : « Monsieur le Président, terminez le travail. Nous sommes très, très proches. Et si nous faisons cela correctement, la paix éclatera. »

Se renouveler : l’art de se libérer de la prison de ses habitudes – Rav Chmouel Bitton

Se renouveler : l’art de se libérer de la prison de ses habitudes – Rav Chmouel Bitton

 

À l’aube l’approche de la fête de Pessah, première étape du processus de libération du peuple juif de l’exil, le désir profond de changement habite chaque âme — mais comment transformer cette aspiration sincère en renouveau durable, sans retomber dans les mêmes ornières ? Le Rav Chmouel Bitton, éducateur et Machpia, livre dans cet entretien des clés concrètes pour briser l’enfermement de nos habitudes et apprendre à marcher, jour après jour, aux côtés de D.ieu. Une conversation intime et lumineuse sur la liberté intérieure, la solitude, les priorités et l’art essentiel de la pause.

 

 

 

Un train lancé à pleine vitesse

Depuis le 7 octobre, nous avons l’impression de nous trouver sur un manège qui ne s’arrête plus — une nouvelle piste, une nouvelle accélération, et toujours plus de vitesse. Dans ce contexte de bouleversements, la nouvelle année arrive et avec elle, comme chaque année, ce désir puissant : changer, se renouveler, être meilleur. Meilleur avec soi-même, avec D.ieu, avec ceux qui nous entourent.

Mais une peur familière revient aussi : et si, après toutes ces promesses, je revenais exactement le même ? Yom Kippour passe, D.ieu efface les taches, nettoie la table — et le lendemain, je repose sur cette même table les mêmes vieilles habitudes que j’avais avant. C’est une réalité frustrante que beaucoup reconnaissent. La Torah elle-même y fait allusion lorsqu’elle dit qu’une transgression (avéra) vient du mot avár — le passé : je n’arrive pas à accueillir la réalité nouvelle qui se renouvelle devant moi parce que je reste bloqué dans le passé, dans d’anciennes réactions, d’anciens réflexes.

Pourtant, il y a une lumière dans ce constat. Le fait même de vouloir changer, de ne pas se satisfaire de l’immobilisme, de ressentir que quelque chose doit évoluer — c’est déjà une lumière extraordinaire. Il faut poser le doigt dessus, l’éclairer, l’embrasser, et se dire : c’est mon désir, et je veux avancer avec lui.

La prison des habitudes

Les Sages enseignent : « Aucun prisonnier ne peut se libérer seul de sa prison. » En un sens, chacun d’entre nous est, à un degré ou à un autre, prisonnier — de ses mauvaises habitudes, de ses schémas répétitifs, de cette ornière dans laquelle on s’est enfoncé sans vraiment le décider. Et puisqu’on ne peut pas se libérer soi-même, quelqu’un d’autre doit venir ouvrir la porte.

C’est pourquoi le premier pas, pour tout juif qui souhaite changer, est de comprendre qu’aucune transformation véritable dans ce monde ne peut se faire sans marcher avec le Saint-Béni-Soit-Il, main dans la main avec Lui. Chaque juif, dans sa langue, avec ses mots, doit d’abord demander à D.ieu : « Aide-moi. Je veux avancer avec Toi, dans Ton monde. »

Le Rabbi de Loubavitch avait coutume d’attendre qu’un certain homme termine sa prière avant de conclure la sienne. Cet homme priait depuis un siddour entièrement rédigé en anglais, car il ne connaissait pas les lettres hébraïques — il était au tout début de son chemin. Le Rabbi lui avait dit de ne pas s’inquiéter : D.ieu entend dans toutes les langues. Et le Rabbi attendait, observait du coin de l’œil, et ne fermait son propre siddour que lorsque l’autre avait terminé. Voilà ce que signifie prendre au sérieux la prière de chacun. D.ieu entend toute prière, quelle qu’elle soit, dans quelle langue qu’elle soit.

La solitude — le grand mal de notre génération

Les rapports annuels du ministère de l’Éducation révèlent un chiffre douloureux : chaque année, au premier rang des causes de dépression, d’alcoolisme, de drogues et même, tragiquement, de tentatives de mettre fin à sa vie chez les jeunes — se trouve un seul mot : solitude. Ce mot trône en tête du classement depuis des années, et ne fait que progresser. Des milliers de personnes se croisent, vivent côte à côte, mais portent en elles la conviction qu’elles sont seules au monde à souffrir ainsi, seules à échouer, seules à ne pas réussir à changer.

C’est précisément pour cela que l’une des premières sorties de la prison des habitudes consiste à comprendre que l’on n’est pas seul. Des dizaines de milliers marchent sur le même chemin, avec les mêmes blocages, et ont réussi à avancer. Cette prise de conscience elle-même est déjà la main tendue par D.ieu — car Il a créé un mécanisme dans lequel nous nous aidons mutuellement, nous nous construisons les uns les autres.

Le Baal Chem Tov avait l’habitude de rassembler ses ‘hassidim et de partir sans leur dire où. Ils arrivaient parfois chez un juif simple et inconnu — qui ne comprenait pas du tout ce qui lui tombait dessus — pour apprendre d’un geste discret, d’une conduite secrète que cet homme accomplissait à l’écart de tous. Le fondement du ‘hassidisme est né de ces voyages : un maître qui dit à ses disciples : « Venez, allons vers lui, apprenons de lui. » Pas vers le grand savant, pas vers le personnage illustre — mais vers l’homme simple qui a quelque chose de pur et d’authentique.

Un groupe qui se retrouve chaque Chabbat matin pour étudier le ‘hassidisme ensemble a appelé sa discussion de groupe : « Aucun prisonnier ne se libère seul… » Autrement dit : ne pense pas que tu mangeras seul. Viens, asseyons-nous ensemble, puisons ensemble dans les profondeurs de la source pure.

Vider avant de remplir

Lorsqu’on souhaite introduire un nouveau comportement positif dans sa vie, la tentation naturelle est d’agir vite : que dois-je ajouter ? Quelle mitsva vais-je prendre ? Quel point de lumière vais-je intégrer ? Mais il y a une étape cruciale, souvent négligée, qui précède tout cela : le mappage, la refonte des priorités.

Imaginez un tas de linge sale entassé. Si vous essayez d’y glisser un vêtement supplémentaire, il disparaît dans la pile sans que personne ne le remarque. Si vous êtes assis à une table déjà couverte d’objets et que vous en posez un nouveau, il se retrouve écrasé dans un coin, invisible et sans valeur. Nous vivons à une époque d’abondance extraordinaire — une abondance de connaissances, de possibilités, d’opportunités, de cultures à découvrir. Et cette abondance génère un bruit intérieur énorme. À chaque tournant de l’année, nous essayons d’ajouter encore quelque chose à cet entassement infini — et ce quelque chose disparaît en deux ou trois jours, noyé dans la masse.

Parfois, le vrai changement, c’est enlever des choses, pas en ajouter. Faire de la place. Regarder son agenda et se demander : qu’est-ce qui est vraiment le plus important pour moi ? Où ces priorités se trouvent-elles dans ma journée ? Quelle énergie leur consacré-je réellement ?

Le désert — un silence nécessaire

La Torah nous offre une image saisissante dans le cantique Ha’azinou. Moïse décrit comment D.ieu a « trouvé » Son peuple : « Il le trouva dans une terre désertique, dans la solitude hurlante du désert. » D.ieu a choisi de trouver Son peuple bien-aimé, de formuler Lui-même Sa demande en mariage, dans un endroit de silence et de désolation. Non dans les palais, non dans l’abondance — mais dans le vide, dans la dénuement, dans la clameur du silence.

Pourquoi ? Parce que c’est dans le silence que la rencontre véritable est possible. C’est dans la vacuité que l’on peut vraiment voir ce que l’on a, ce que l’on n’a plus, ce qui est encore juste et ce qui a besoin d’être repositionné. De même que D.ieu a d’abord créé ce désert de silence avant de s’y révéler, nous devons créer, avant d’introduire de nouvelles habitudes, un espace de calme — une sorte de désert intérieur — pour voir clairement.

Exemple concret : un couple qui avait l’habitude de sortir ensemble une fois par semaine le faisait toujours en soirée, à la fin d’une longue journée de travail, épuisés tous les deux. Jusqu’au jour où ils ont réalisé que la vie de couple était, en théorie, leur priorité absolue. Pourquoi donc la programmaient-ils au moment le plus mauvais de la journée ? Ils ont déplacé ce rendez-vous au matin, juste après la prière — reposés, frais, disponibles, capables de vraiment se donner l’un à l’autre. La même habitude, transformée uniquement par sa place dans le temps.

Yom Kippour : la grande remise à zéro

Yom Kippour, c’est D.ieu qui nettoie entièrement le plan de travail. Non seulement Il efface les fautes — mais Il crée une surface vierge, propre, prête à accueillir du neuf. Les Sages enseignent : « L’essence même du jour expie. » D.ieu dit, en quelque sorte : « Arrêtons-nous. Nettoyons. Et maintenant, choisissons ensemble ce que nous allons poser à nouveau sur ce comptoir. »

Peut-être posera-t-on la même prière que l’année dernière. Mais elle reviendra dans un emballage nouveau, avec une intention nouvelle, posée au bon moment, quand on est vraiment présent. L’essentiel n’est pas d’inventer des habitudes inédites — c’est de les vivre autrement.

Un élève du Rav Adin Even-Israël Steinsaltz, de mémoire bénie, s’approcha un jour de son maître pour se plaindre : « Le texte de la prière est tellement répétitif — comment peut-on prier les mêmes mots chaque jour ? » Le Rav le regarda gravement et lui répondit : « Tu as raison. Le texte est bien le même. Mais toi, ce matin, tu n’es pas le même homme. Et si le texte t’ennuie, ce n’est pas le texte qui est ennuyeux — c’est toi. » Et il s’en alla.

Pourquoi D.ieu a créé la nuit et le Chabbat

Le Rabbi de Loubavitch posa un jour une question d’une simplicité déconcertante — un Chabbat de l’été 5750 (1990), lors d’un discours sur la Paracha Devarim. Il demanda : pourquoi existe-t-il une nuit ? Pourquoi D.ieu a-t-Il créé le sommeil ? S’Il est Tout-Puissant, pourquoi ne pas avoir créé une vie continue, sans interruption, qui nous permettrait d’accomplir encore plus de bonnes actions, d’étudier davantage, de servir D.ieu sans relâche ?

La réponse du Rabbi : si D.ieu avait rendu tout continu, il n’y aurait pas de renouveau dans notre service divin. Nous aurions fait tout correctement — mais sans variation, sans fraîcheur, sans étincelle nouvelle. C’est précisément parce qu’Il nous a forcés à nous endormir hier soir, à tout interrompre, que nous devons ce matin tout relancer de zéro. La prière de ce matin est une prière neuve. Le regard sur l’enfant est un regard neuf. L’effort pour s’élever — « je me lèverai comme un lion pour accomplir la volonté de Celui qui est dans les cieux » — porte en lui une énergie que l’on ne peut connaître que si on a d’abord dû s’arrêter.

Le Baal HaTanya révèle dans la Ligueret HaKodesh que chaque Roch Hachan’a, D.ieu fait descendre dans ce monde une lumière supérieure entièrement inédite — une lumière qui n’avait jamais existé dans ce monde auparavant — et avec elle, Il vivifie la nouvelle année. Cette lumière se fragmente ensuite, chaque matin, en minuscules parcelles de renouveau distribuées à chaque être. Voilà pourquoi chaque matin est réellement nouveau.

La pause — une pratique ‘hassidique fondamentale

Le plus grand ennemi de la vitalité spirituelle, c’est l’absence de pause. Nous passons d’une action à l’autre, sans respiration, sans transition — et les choses les plus belles finissent par se dessécher. Le Kitsour Choulh’an Arou’h enseigne que lorsqu’un homme s’apprête à manger, il doit d’abord s’assurer qu’il se trouve dans un état de joie modérée. Si on arrive à table agité, en colère, sous tension — la nourriture ne nourrit pas vraiment : il n’y avait pas d’espace intérieur pour la recevoir. La place était prise par autre chose.

À plus forte raison pour les habitudes spirituelles. L’âme, elle, est déjà renouvelée — D.ieu l’a rendue ce matin fraîche et neuve, branchée sur la Source infinie. C’est nous qui devons créer les conditions pour la recevoir. Cette pratique s’appelle en ‘hassidisme la mitinout — la délibération, la pause avant d’agir. Même dix secondes. Même un seul souffle. Avant la prière, avant l’accolade donnée à un enfant au coucher, avant la conversation importante avec son conjoint — cette micro-pause fait passer l’action d’un rituel mécanique à un acte vivant.

L’image du grand-père marocain qui revenait chaque soir de son usine de couteaux, qui pelait méthodiquement une pomme et la découpait en tranches exactes pour sa femme — comme elle aimait — puis allait réchauffer son oreiller avant qu’elle ne se couche, est un concentré de sagesse. Ses petits-enfants se levaient en silence pour regarder ce geste. Voilà des priorités qui ne sont pas seulement déclarées, mais incarnées, habituées dans la chair de chaque soir.

Marcher avec D.ieu — la main dans la Sienne

L’image la plus belle de cet entretien est peut-être celle d’un enfant qui marche avec son père dans la rue. De temps en temps, il lève les yeux pour s’assurer que la main qu’il tient est bien celle de son père. Il lui est arrivé, un jour, de regarder vers le haut avec confiance — et de découvrir qu’il tenait la main d’un passant. Un parfait inconnu marchait dans la rue avec cette même assurance, cette même joie — et il lui avait pris la main sans que personne ne s’en rende compte.

C’est l’image de notre marche avec D.ieu. Nous avançons, parfois dans la lumière, parfois dans l’obscurité, parfois dans la grandeur, parfois dans la chute — mais toujours avec Lui. Et tout ce que nous avons à faire, c’est de vérifier de temps en temps, dans ce regard vers le haut, que c’est bien Sa main que nous tenons.

Puissions-nous tous être dignes de ressentir ces vies renouvelées — des vies pleines, joyeuses, en bonne santé — et d’avancer ensemble, tout le peuple d’Israël, depuis la joie de la Délivrance complète, avec la venue prochaine du Machia’h.

La Matsa, aliment de foi : révélations ‘hassidiques pour Pessa’h – Rav Yossef Its’hak Havlin

La Matsa, aliment de foi : révélations ‘hassidiques pour Pessa’h – Rav Yossef Its’hak Havlin

 

À l’approche de Pessa’h, un Maamar ‘hassidique d’une profondeur exceptionnelle invite à repenser entièrement le sens de la Mitsva de manger la Matsa. Bien au-delà d’un simple symbole commémoratif, la Matsa recèle en elle-même une puissance spirituelle capable de fortifier la foi du croyant. C’est ce que révèle l’enseignement de l’Admour Hazaken, éclairé par les commentaires du Tséma’h Tsédek et ancré dans la doctrine du Baal Chem Tov sur la force divine présente dans toute réalité physique.

 

Rav Yossef Its’hak Havlin

 

La Matsa dans le Zohar et chez l’Arizal : un aliment de foi

Le point de départ de cet enseignement repose sur une affirmation du Zohar : la Matsa est appelée « Maakhal Emounah », l’aliment de la foi. L’Arizal précise ce concept en y ajoutant la notion de « Katnouss Abba » — un éveil à la conscience de la Sagesse supérieure (Abba/Hochma), un premier contact avec la compréhension et la reconnaissance du Père céleste, ce qui constitue également une forme d’Emounah, de foi profonde. La Matsa n’est donc pas seulement un pain de misère rappelant la servitude en Égypte ; elle est, selon la tradition ésotérique, un vecteur vivant de la foi.

L’approche du Sefer Ha’hinou’h : les mitsvot comme moyens d’éveil

Pour comprendre l’innovation apportée par la ‘Hassidout, il faut d’abord saisir la position classique représentée par le Sefer Ha’hinou’h, citée par le Tséma’h Tsédek dans son ouvrage sur les mitsvot. Selon le Sefer Ha’hinou’h, la raison pour laquelle la Torah nous ordonne d’accomplir des mitsvot pratiques — telles que les téfilines, les tsitsit et toutes les mitsvot corporelles — est résumée par le principe « A’har Hapeoulot Nimchakou Halevavot » : les cœurs suivent les actes. Autrement dit, l’essentiel n’est pas l’acte en lui-même, mais le résultat intérieur que cet acte produit dans le cœur.

Appliqué à la Matsa, le Sefer Ha’hinou’h explique que l’acte de manger de la Matsa a pour but de rappeler la sortie d’Égypte et, par ce rappel, de renforcer notre foi dans le Créateur du monde. La Matsa est ainsi le même pain que nos ancêtres ont mangé lors de leur sortie d’Égypte : le manger ravive le souvenir et stimule la mémoire et le cœur. La Matsa, dans cette perspective, est un moyen, un outil didactique, et non une fin en soi.

L’innovation de l’Admour Hazaken : la puissance intrinsèque de la Matsa

L’Admour Hazaken franchit un pas décisif au-delà de cette conception. Il enseigne que la Matsa ne se contente pas de rappeler et d’évoquer : elle agit directement. La Matsa possède en elle-même la force de fortifier l’Emounah — non pas parce qu’elle rappelle quelque chose, mais parce qu’elle est, par essence, un aliment chargé de lumières divines supérieures (Orot Elyonim) qui renforcent la puissance de foi de l’âme (Néfech Elokit).

Le Tséma’h Tsédek l’exprime en ces termes : dans la dimension du Niglé (l’enseignement exotérique), la Matsa est décrite comme un vêtement (Levouch) qui enveloppe cette réalité ; mais dans la dimension du Pnimiyout (l’enseignement ésotérique), c’est la Matsa elle-même qui produit la foi dans l’âme de celui qui la mange. Lorsqu’on la consomme dans l’intention de la Mitsva, les lumières (Orot) qui y sont présentes agissent et opèrent des transformations dans le monde spirituel intérieur de la personne.

L’enseignement du Baal Chem Tov : la force divine dans toute réalité physique

Cette conception s’enracine dans le grand principe que le Baal Chem Tov a révélé au monde : dans chaque chose matérielle se trouve une force divine, qui est l’essence même de l’existence et de la vie de cet objet. Ce n’est pas seulement que D.ieu est unique (Ha-El Ha-Ya’hid veHaMeyou’had) ; c’est que D.ieu est également la force continue qui maintient chaque chose en existence à chaque instant. Sans cette force, rien n’existerait.

La Matsa contient des Orot, des lumières — qui fortifient la foi de l’homme. Ce n’est pas une métaphore : la Torah a désigné ce pain particulier, la Matsa, comme support de lumières divines d’une intensité exceptionnelle, capables de renforcer la dimension de foi ancrée dans l’âme profonde.

Les paroles du Rabbi Rachab : le corps et l’âme divine

Le Rabbi Rachab formule cet enseignement de manière saisissante : lorsqu’on mange la Matsa avec l’intention de la Mitsva, on accomplit une connexion unique entre le corps physique (Gouf Gachmi) et la vitalité de l’âme. La Matsa, en tant que nourriture physique qui porte en elle une dimension divine (Elokit), entre dans le corps et devient littéralement la chair de la personne — et dans ce processus, le divin pénètre et se fond dans le matériel.

Cela signifie que, par la Mitsva d’afikoumen et de Matsa, le Juif ne se contente pas de nourrir son âme divine : il accomplit aussi un changement dans son âme animale (Néfech HaBahamit), la faisant progresser vers un état d’Emounah, de foi accomplie, même en ce qui dépasse la compréhension rationnelle.

Le septième jour de Pessa’h : un lien mystérieux avec la Matsa

La Hassidout aborde également une question scripturaire subtile concernant le Chevi’i chel Pessa’h, le septième jour de la fête. La Torah dit dans un verset : « Chivat yamim tochal matsot » — « Tu mangeras de la Matsa pendant sept jours » — mais dans un autre contexte, il est écrit : « Chéchet yamim tochal matsot » — « Tu mangeras de la Matsa pendant six jours — et le septième jour est une Atsérét (assemblée solennelle) pour D.ieu ton Éternel. »

La question s’impose : pourquoi le septième jour est-il présenté comme une Atsérét en lien avec les six jours de Matsa, comme si manger la Matsa produisait l’Atsérét ? Et quel rapport avec le fait que lors de la sortie d’Égypte elle-même, les enfants d’Israël n’avaient pas mangé de Matsa les sept jours — la Mitsva ayant été donnée pour la nuit du premier jour uniquement — et pourtant la Kriyat Yam Souf (la traversée de la mer Rouge) a bien eu lieu le septième jour ?

La réponse développée dans la Hassidout réside dans la nature même de la Matsa comme vecteur de foi : chaque fois que Pessa’h revient, les réalités spirituelles de l’Exode originel se réactualisent. La consommation de la Matsa pendant les sept jours génère une énergie d’Atsérét — une clôture sainte — qui relie et couronne la fête. C’est le lien profond entre l’acte de manger la Matsa et la révélation divine qui a culminé à la mer Rouge.

Distribuer la Matsa : une mission concrète

À la lumière de ces enseignements, on comprend mieux pourquoi le Rabbi (le Rabbi de Loubavitch) a tant insisté pour que chaque Juif reçoive de la Matsa pour Pessa’h. La Matsa n’est pas un simple aliment traditionnel : elle est un don de foi. Donner de la Matsa à quelqu’un, c’est lui offrir de l’Emounah, de la foi, sous forme concrète et tangible.

L’un des intervenants raconte qu’il s’est rendu à un cabinet de kinésithérapie et a pris soin de demander combien de personnes y travaillaient — médecins, secrétaires, soignants — afin d’apporter de la Matsa à chacun. Il leur a demandé de ne pas la manger avant Pessa’h, mais de la consommer lors du Séder, lors de la nuit du premier soir. Cette pratique reflète la tradition rapportée au nom du Maggid, qui envoyait de la Matsa de la part du Rabbi à ses ‘hassidim, certains l’ayant mangée immédiatement par enthousiasme et revenus ensuite demander une nouvelle portion pour la fête — signe de la puissance d’attraction que porte ce pain sacré.

De même, il est relevé qu’il convient, dans la mesure du possible, de veiller à ce que les enfants, même ceux qui ont tendance à s’endormir avant la fin du Séder, mangent au moins un peu de Matsa — car la Matsa est chargée d’une sainteté puissante, et son action spirituelle est réelle même pour les plus jeunes âmes.

La Hassidout nous invite à aborder Pessa’h, la Hagada et l’Afikoman avec un regard renouvelé, pénétré de la conscience que chaque bouchée de Matsa est une rencontre avec la foi elle-même.

Une porte dédiée à la mémoire d’Ari Halberstam à la Yechiva Oholei Torah

Une porte dédiée à la mémoire d’Ari Halberstam à la Yechiva Oholei Torah

 

Le 32e anniversaire du décès d’Ari Halberstam HY »D a été marqué par une double commémoration en son honneur à New York. La Yechiva Oholei Torah de Crown Heights, où il avait étudié, a officiellement inauguré la porte principale de son Beth Midrach sous le nom de « Shaar Ari Halberstam ». Famille, responsables communautaires, représentants de la police et élus se sont réunis pour rendre hommage à sa mémoire et célébrer son héritage.

 

 

 

L’attentat du pont de Brooklyn : retour sur une tragédie

Le 1er mars 1994, un van transportant quinze jeunes étudiants hassidiques de Habad-Loubavitch traversait le pont de Brooklyn en direction de leur domicile à Brooklyn. Ils revenaient d’une visite au Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, alors hospitalisé au Manhattan Eye, Ear and Throat Hospital. C’est sur la rampe d’accès au pont que Rachid Baz, un Libanais établi aux États-Unis, ouvrit le feu sur le véhicule. Armé d’un pistolet automatique Cobray MAC-11, d’un Glock 17 9mm et d’un fusil à pompe rangé dans son coffre, il poursuivit le van sur toute la longueur du pont, tirant en trois rafales successives des deux côtés du véhicule, avant de disparaître dans la circulation. Selon des témoins, le tireur aurait crié en arabe « Tuez les Juifs », exprimant ainsi sa vengeance après le massacre de 29 fidèles musulmans commis quelques jours plus tôt par Baruch Goldstein à la grotte des Patriarches, à Hébron.

Quatre étudiants furent atteints. Lors de son arrestation, Baz était porteur de littérature antisémite, d’un pistolet semi-automatique calibre .380, d’un pistolet paralysant, d’un gilet pare-balles et de deux chargeurs de cinquante cartouches. Bien que l’affaire ait été initialement classée comme un cas de violence routière par le FBI, elle fut reclassifiée en novembre 2000 comme attentat terroriste. Le jury rejeta la défense de Baz — qui invoquait l’insanité et le traumatisme lié aux événements du Moyen-Orient — et le condamna le 1er décembre 1994 pour meurtre au second degré et quatorze chefs de tentative de meurtre. Il fut condamné à 141 ans de prison à vie.

Ari Halberstam : portrait d’un jeune homme hors du commun

Ari Halberstam était âgé de 16 ans au moment de l’attentat. Issu d’une famille illustre du mouvement Habad-Loubavitch, il était le fils de Devorah Halberstam et du Rav Chesed Halberstam (1951-2025), qui avait servi comme assistant personnel et intendant auprès du Rabbi. La famille Halberstam descend du Rav ‘Haïm Halberstam, fondateur de la dynastie de Sanz. Ari avait grandi sous la supervision personnelle du septième Rabbi de Loubavitch, et son lien avec la Yechiva Oholei Torah de Crown Heights était profond et sincère.

Grièvement blessé d’une balle à la tête, Ari fut transporté d’urgence au St. Vincent’s Hospital. Malgré les soins prodigués, les lésions cérébrales étaient irréversibles. Il rendit son âme le 6 mars 1994, cinq jours après la fusillade. Ses funérailles, qui se déroulèrent sur Eastern Parkway — devant le 770, synagogue centrale du mouvement Loubavitch —, réunirent quelque 10 000 personnes en deuil, encadrées par plus de 250 policiers. Il fut inhumé au cimetière Montefiore, dans le Queens.

Les autres victimes de l’attentat

Trois autres étudiants furent blessés lors de cette attaque. Na’houm Sossonkin, né en Israël, fut lui aussi atteint à la tête et souffre depuis lors de séquelles permanentes affectant gravement son élocution. Levi Wilhelm survécut à une balle dans l’abdomen. Yaakov Schapiro fut légèrement blessé à une main et à la tête. Ces trois jeunes hommes portent encore aujourd’hui les stigmates physiques ou psychologiques de cet acte de haine.

Une inauguration chargée d’émotion à Oholei Torah

Le 18 mars 2026 — 29 Adar 5786 (2026) — la communauté de Crown Heights s’est rassemblée à l’Institut éducatif Oholei Torah pour une cérémonie solennelle : l’inauguration officielle de la porte principale du Beth Medrach, désormais baptisée « Porte Ari Halberstam », en mémoire de l’étudiant assassiné sur le pont de Brooklyn en 1994 lors d’un attentat terroriste. Ari Halberstam, que ses proches se rappellent comme un élève exceptionnel, un joueur de basket-ball talentueux et un ami précieux, aurait aujourd’hui 32 ans de plus que le jour de sa mort.

La cérémonie était animée par le Rav Nosson Blumes, directeur du développement d’Oholei Torah. Le Rav Mendy Blau, directeur de la Yechiva, a pris la parole au nom de l’établissement pour évoquer le lien profond qu’entretenait Ari avec l’école et souligner la portée symbolique de dédier à sa mémoire l’entrée centrale de la Yechiva.

La famille et les proches témoignent

Le frère d’Ari, Mendy Halberstam, a prononcé quelques mots empreints d’émotion, suivi par sa mère, Devorah Halberstam, Commissaire honoraire de la police de New York pour la sécurité communautaire et présidente du conseil des commissaires de lutte contre l’antisémitisme. Depuis le meurtre de son fils, elle consacre sa vie à défendre la cause des victimes du terrorisme et de l’antisémitisme, poursuivant inlassablement ce combat au nom d’Ari et de tous ceux qui ont souffert. Le Rav Yisroel Hecht, commissaire adjoint du NYPD chargé des technologies de l’information, a également pris la parole lors de cette cérémonie.

Les représentants des forces de l’ordre présents à l’événement ont reçu en cadeau le nouveau livre de Sara Blau, Seven Clues for a Kinder World — un ouvrage destiné à la jeunesse qui enseigne les Cheva Mitsvot Bnei Noa’h à travers une chasse au trésor ludique se déroulant dans un commissariat. L’un des personnages principaux étant un policier, l’attention était particulièrement bien choisie.

Un dîner commémoratif au Musée juif pour enfants

En soirée, un dîner commémoratif a réuni famille et amis au Musée juif pour enfants (JCM), fondé précisément en mémoire d’Ari Halberstam. L’événement était animé par le Rav Shea Hecht du NCFJE. Le Rav Mendy Wineberg, directeur du Habad de Dunwoody, en Géorgie, et cousin d’Ari, a pris la parole et accompli un Siyoum à sa mémoire, clôturant dignement une journée de recueillement et de souvenir, 32 ans après la tragique disparition d’un jeune homme dont la mémoire continue d’inspirer sa communauté.unauté.

 

La Yéchiva Tzeirei Hachlouhim de Tsfat renforce son équipe pédagogique pour la nouvelle année d’études

La Yéchiva Tzeirei Hachlouhim de Tsfat renforce son équipe pédagogique pour la nouvelle année d’études

 

À l’approche de la nouvelle année académique, la Yéchiva Tzeirei Hachlouhim de Tsefat (5786 / 2026) annonce plusieurs nominations importantes au sein de son équipe de direction. Ces recrutements s’inscrivent dans une démarche de consolidation de la vision éducative de l’établissement. Les nouvelles recrues apportent une expérience solide en matière d’enseignement et de développement de programmes pédagogiques.

 

 

 

Un nouveau directeur par intérim aux commandes

Le Rav Eli Rosenfeld, directeur de la très estimée Yéchiva d’été YKTH (Yeshivas Kayitz), rejoint la Yéchiva en qualité de directeur par intérim. Fort de longues années d’expérience dans le domaine de l’éducation juive et du développement de programmes, il mettra en œuvre les principes éprouvés qui ont fait le succès de la YKTH, contribuant ainsi à renforcer et à enrichir la structure ainsi que la vision de la Yéchiva.

De nouveaux enseignants pour enrichir le corps professoral

Le Rav Mendel Rosenberg rejoint également l’équipe pédagogique. Doté d’une vaste expérience dans l’enseignement et l’éducation juive, il constituera un apport précieux pour le personnel dévoué de l’établissement et jouera un rôle déterminant dans le renforcement du cadre éducatif ainsi que dans le développement personnel de chaque élève. Par ailleurs, deux autres membres américains de l’équipe de direction sont actuellement en pourparlers pour intégrer le corps professoral ; leur nomination sera annoncée prochainement.

Une approche équilibrée au service de la réussite de chaque élève

La Yéchiva propose une pédagogie soigneusement équilibrée, maintenant des exigences élevées tout en veillant à ce que chaque élève se sente soutenu, motivé et capable de réussir. Le programme comprend un large éventail d’activités éducatives et parascolaires, des objectifs d’apprentissage personnalisés ainsi que des encouragements concrets — le tout structuré avec soin afin que chaque élève prenne conscience de sa progression, gagne en confiance et développe un lien positif et durable avec l’étude de la Torah et les voies du ‘Hassidisme.

Un cadre de vie propice à l’épanouissement

La Yéchiva Tzeirei Hachlouhim est reconnue pour la chaleur et le dévouement de son équipe, placée sous la direction du Roch Yéchiva, le Rav Zalman Kaplan, qui accompagne chaque élève de manière individuelle et personnalisée. L’établissement est hébergé dans un campus récemment rénové à Tsefat, doté d’installations modernes et agréables, notamment de vastes terrains de sport, offrant ainsi un environnement sain et équilibré propice à l’épanouissement et à la réussite.

Des bourses généreuses sont disponibles pour les familles de Chlou’him.

Les inscriptions sont dès à présent ouvertes sur le site : www.beismm.com