Le mardi, dans un geste symbolique fort, le rabbin Levi Matusov, émissaire du mouvement hassidique Habad auprès de l’Union européenne, a remis une série de trois Matsot à l’ambassadeur d’Égypte en France, Ehab Badawy. Cette action a été effectuée au nom de l' »Union des Rabbins des pays islamiques ».
Le mouvement Habad, également connu sous le nom de Lubavitch, est une organisation juive orthodoxe qui œuvre pour le renforcement de la pratique religieuse et de l’éducation juive dans le monde entier. Avec des émissaires déployés dans des centaines de pays, Habad est connu pour son approche ouverte et accueillante envers tous les Juifs, quelle que soit leur affiliation religieuse.
L’Union des Rabbins des pays islamiques, quant à elle, est une organisation regroupant des rabbins de divers pays à majorité musulmane. Elle vise à promouvoir la coopération interreligieuse, le dialogue et la compréhension mutuelle entre les communautés juives et musulmanes. La remise des Matsot par le rabbin Matusov à l’ambassadeur d’Égypte en France s’inscrit dans cette démarche de rapprochement et de dialogue interreligieux.
L’ambassadeur d’Égypte en France, touché par ce geste, a exprimé sa gratitude et son appréciation pour cette initiative. Il a souligné l’importance de la coopération et du respect mutuel entre les différentes religions et cultures pour promouvoir la paix et la compréhension dans le monde. Ce moment symbolique témoigne de la volonté des deux parties de travailler ensemble pour renforcer les liens entre les communautés juive et musulmane, ainsi que pour promouvoir la tolérance et l’harmonie entre les peuples.
La coopération interreligieuse est d’une importance cruciale à une époque où les tensions et les conflits entre les religions peuvent souvent dominer les médias et l’opinion publique. Des initiatives comme celle-ci, qui mettent en avant les valeurs communes et les objectifs partagés entre les communautés, peuvent contribuer à réduire les malentendus et à renforcer la confiance entre les différentes religions.
En conclusion, la remise des Matsot au nom de l’Union des Rabbins des pays islamiques par le Rav Levi Matusov à l’ambassadeur d’Égypte en France est un exemple inspirant de coopération et de dialogue interreligieux. Cette initiative démontre que la compréhension mutuelle et la collaboration entre les communautés juive et musulmane sont non seulement possibles, mais essentielles pour construire un monde plus pacifique et tolérant.
L’Union des Rabbins des pays islamiques
L’Union des Rabbins des pays islamiques, quant à elle, est une organisation regroupant des rabbins de divers pays à majorité musulmane. Elle vise à promouvoir la coopération interreligieuse, le dialogue et la compréhension mutuelle entre les communautés juives et musulmanes. La remise des Matsot par le Rav Matusof à l’ambassadeur d’Égypte en France s’inscrit dans cette démarche de rapprochement et de dialogue interreligieux.
L’Union des Rabbins des pays islamiques ou la Conférence des Ravs des pays islamiques est une organisation de Ravs des pays musulmans fondée en 2019. L’organisation aide les communautés juives dans les pays à majorité musulmane.
L’organisation vise à aider les communautés juives locales, rassemblant plus de 40 rabbanim. C’est la première organisation qui rassemble des Ravs et des communautés juives dans les pays arabes, similaire aux organisations rabbinique existantes dans d’autres continents.
L’organisation est composée de rabbins représentant toutes les communautés juives orthodoxes, ashkénazes et séfarades, résidant dans les pays membres de l’Organisation de coopération islamique.
Parmi les pays où l’organisation est active se trouvent la Tunisie, le Maroc, l’Ouganda, le Nigeria, le Kosovo, l’Albanie, la Turquie, l’Iran, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, Chypre du Nord, les Émirats arabes unis, les républiques de Tatarstan et Bachkortostan, et d’autres.
L’organisation travaille en collaboration avec le Grand Rabbin d’Israël et, entre autres, soutient le Grand Rabbin d’Israël, le Rav Yitzhak Yossef.
Le comité présidentiel de l’organisation est composé de rabbins qui conseillent sur les questions de la loi juive, dont le Rav Shimon Elituv, membre du Conseil du Grand Rabbin d’Israël; le Rav Mendy Chitrik (en), émissaire de Habad et Rav ashkénaze de Turquie, qui sert de président de l’organisation; le sage de Turquie, le Rav Yitzhak Haleva; le Grand Rabbin de Tunisie, le Rav Haim Bitan; et jusqu’à sa mort, le Grand Rabbin des Juifs de Syrie et du Liban, le Rav Avraham Hamra. D’autres rabbins notables membres de l’Union sont le Grand Rav d’Iran, le Rav Yehouda Gerami; le Grand Rabbin du Kazakhstan, le Rav Yishaï Cohen; et le Rav des Émirats arabes unis, le Rav Levi Duchman.
Le besoin d’une organisation est apparu en raison du développement des communautés juives dans ces pays et a été renforcé par la signature des Accords d’Abraham et l’ouverture de pays comme les Émirats arabes unis aux touristes et aux hommes d’affaires israéliens.
L’organisation discute et présente des problèmes et des questions transversaux existant dans tous les pays musulmans, offrant ainsi une solution aux rabbins des pays pour promouvoir les affaires juives dans leur pays par le biais d’une organisation rabbinique internationale.
L’organisation aide la vie quotidienne des Juifs, œuvre à la création de mikvé (bains rituels) et à l’importation de nourriture casher, et est parfois même impliquée dans des activités humanitaires pour sauver des Juifs. Elle est également impliquée dans le dialogue interreligieux et dans le renforcement des relations entre Juifs et Musulmans.
Dans le cadre de ses activités, les rabbins de l’organisation rencontrent les dirigeants des pays concernés. À la fin de 2021, un sommet de l’organisation a eu lieu avec la participation du président turc Recep Tayyip Erdoğan. L’Union des Rabbins des pays islamiques vise à favoriser la compréhension mutuelle et la coopération entre les différentes communautés religieuses et à améliorer la vie des Juifs vivant dans les pays musulmans.
En travaillant ensemble sur des questions d’intérêt commun et en mettant l’accent sur le dialogue et la coopération, l’organisation espère jeter les bases d’un avenir plus pacifique et harmonieux pour les communautés juives et musulmanes du monde entier.
Rubrique réalisée par Réouven Bennaïm Tsivot Moshiah, le Beth Habad des enfants de Perpignan
Léilouy NishmatRav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans
РУССКИЙ 🇷🇺
Вы можете начать менять наш мир к лучшему уже сегодня, и, неважно, насколько малы ваши действия.Бейт Хабад Детей Перпиньяна
Краткий пасхальный путеводитель
Краткий обзор законов и обычаев праздника и подготовки к нему
Песах, праздник Исхода из Египта, в 2023 году отмечается 5-13 апреля. Его можно назвать временем рождения еврейского народа. В дни Песаха мы отмечаем освобождение от рабства – как физического, так и духовного. Сам праздник продолжается неделю, но подготовка к нему начинается обычно задолго до его наступления.
Подготовка к празднику
Все, что подверглось брожению, вроде заквашенного теста, называется хамец. И его запрещено не только употреблять, но и хранить в своих владениях на протяжении всех дней праздника Песах. Под этот запрет подпадают такие продукты, как хлеб, печенье, макароны, водка, виски, пиво и тому подобное.
Единственный хлебный продукт, разрешенный в Песах, – это маца, которую изготавливают с тщательным соблюдением всех предписаний еврейского закона. В первые два пасхальных вечера есть мацу является обязанностью.
Запрет на употребление хамец наступает утром, еще накануне праздника. По закону, хамец в дни Песаха запрещен в любом количестве, поэтому нельзя употреблять никакие продукты, смеси и напитки, если они содержат хотя бы частичку хамец. Нельзя не только есть, но и пользоваться продуктами, содержащими хамец, например, мучным клейстером.
Самый надежный способ избежать невольного нарушения запрета – приобретать для Песаха продукты с надписью Kosher for Passover, כשר לפסח и печатью раввина. К празднику можно купить вино, коньяк и напитки из винограда, любые мясные и молочные продукты, многочисленные приправы и безалкогольные напитки при условии, что на них стоит печать раввина и отметка Kosher for Passover.
Посуда, обычно употребляемая весь год, впитывает хамец, и, естественно, ее нельзя использовать на Песах без специальной очистки. Лучше всего приобрести отдельную пасхальную посуду. Если же у вас нет специальной посуды на Песах, вы можете очистить повседневную по особому предписанию. Чтобы избежать ошибки, обратитесь к раввину. Следует, однако, помнить, что очищение (кашерование) лучше провести за несколько дней до Песах, а не в канун его.
Более подробно о том, что такое хамец, и о законах, с ним связанных, вы можете прочитать здесь.
Продажа хамец
Перед Песахом уполномочивают местного раввина продать нееврею запасы продуктов, содержащих хамец, которыми запрещено владеть в дни Песаха, но уничтожение которых нежелательно, а также посуду, которой пользуются в течение всего года. Все эти вещи складывают дома в отдельном месте и закрывают на все дни праздника. Продающий подписывает документ, уполномочивающий раввина совершить продажу. На основании этого документа раввин продает нееврею все означенные продукты и предметы.
После восьми дней праздника Песах раввин откупает все проданное. Только в этом случае они могут снова пользоваться после Песаха продуктами и посудой, которые были проданы на дни праздника. Если у вас нет возможности обратиться к раввину, чтобы продать ваш хамец, вы можете воспользоваться нашей онлайн формой, заполнив ее не позднее раннего утра 5 апреля 2023 г.
Поиски и сжигание хамец
За день до праздника (в 2023 г. – 4 апреля), с наступлением вечера проводят символическую процедуру поиска хамец. Поиск по традиции осуществляет глава семьи, держа в руках зажженную восковую свечу, и пером птицы подбирая всякие завалявшиеся крошки. Обычно к этому времени уже весь хамец собран, а все необходимое для еды в этот вечер и на следующее утро (канун праздника) убрано в специальное место. Поэтому в разных, заранее известных местах обычно оставляют десять твердых крошек хамец (каждая завернута в бумагу) с тем, чтобы поиск хамец оказался небезуспешным.
Перед началом поиска хозяин произносит специальное благословение:
(“Благословен Ты, Господь, Б-г наш, Владыка вселенной, освятивший нас Своими заповедями и повелевший нам уничтожить хамец”.)
Должны быть обследованы все жилые помещения, куда в течение года мог быть занесен хамец. Обыскивают также кладовки, погреба, чердаки, гаражи и автомобили. Следует тщательно проверить все потаенные места: дыры, трещины, промежутки между тяжелой мебелью, стенами и полом, щели в полу и стенах и т.п.
Сразу после окончания “поиска” необходимо отречься в сердце своем от оставшихся ненайденными частиц хамец и произнести:
“Все непресное и квасное, находящееся в каком-либо принадлежащем мне месте, чего я не приметил и не устранил, и неизвестное мне, пусть будет считаться, как ничто, и никому не принадлежащее, как земная пыль”.
Найденный во время поиска хамец (вместе с пером и остатком свечки) следует положить в деревянную ложку, завернуть в бумагу, завязать и положить в надежном месте и на виду так, чтобы, с одной стороны, он не был утерян, а с другой – не был забыт и сожжен назавтра утром.
Канун праздника
В канун Песаха разрешается есть хамец только в течение первой трети дня. О точном времени вы можете справиться в нашем календаре, задав свое местоположение. После окончания времени, когда можно есть хамец, в течение еще одного часа можно продавать его неевреям и/или уничтожить.
В день накануне праздника, примерно через час после окончания срока, до которого разрешено есть хамец, остатки завтрака и пакетик с крошками, припрятанный со вчерашнего вечера, сжигают на костре. При этом хозяин мысленно полностью отказывается от каких-либо прав на хамец, который может найтись после обряда уничтожения хамеца, и произносит:
“Все непресное и квасное, находящееся в каком-либо принадлежащем мне месте, видимое мною и невидимое, замеченное мною и незамеченное, устраненное мною и не устраненное, пусть будет считаться, как ничто, и никому не принадлежащее, как земная пыль”.
К концу вышеозначенного часа никакого хамеца не должно остаться в еврейском владении. Хамец, найденный после этого, уже нельзя продавать, и он подлежит немедленному уничтожению.
По традиции, первенцы-мужчины постятся в канун праздника. Если старший сын не достиг еще совершеннолетия, поститься должен его отец. Т. к. этот пост носит лишь характер памятного, то участие в трапезе, посвященной какому-то религиозному торжеству, освобождает первенцев от поста. Обычно в синагогах приурочивают к этому дню торжества, посвященные окончанию какого-либо трактата Талмуда, и приглашают первенцев принять в них участие.
Седер
Пасхальный Седер – наиболее торжественный и значительный среди всех еврейских обрядов. Его проводят в первый и во второй вечер праздника (в Израиле – только в первый). Обычаи Седера содержат в себе глубокий смысл. Каждый еврей должен осознавать, что обычаи эти священны, и выполнять их нужно, не пренебрегая никакими, даже мельчайшими деталями.Очередность Седера вы можете найти в книге “Пасхальная Агада”.
Основные заповеди и обычаи Седера:
·рассказывать о выходе из Египта;
·есть мацу;
·есть марор (горькую зелень);
·выпить четыре бокала вина или виноградного сока;
·есть мацу вместе с марором (« корех »);
·закончить трапезу мацой (« афикоман »);
Нельзя начинать Седер раньше выхода звезд, однако стоит заранее накрыть стол и подготовить все необходимое.
Дети – главные участники Седера! Тора несколько раз подчеркивает, что рассказ о выходе из Египта предназначен в первую очередь для детей. Для того, чтобы дети не заснули и не устали, стоит уложить их спать днем, а во время Седера, в особенности во время самого рассказа – дать им орехов или другое лакомство.
Дни праздника
Праздник Песах продолжается восемь дней. На третий день начинаются т. н. “будни праздника” – полупраздничные дни, называемые Хол-Амоэд. Заключительные два дня – седьмой и восьмой – являются праздничными (в Израиле – только последнний день). В эти дни, как и в первые два дня, запрещена любая работа и огонь зажигать можно лишь от уже горящего огня.
На восьмой день праздника во время утренней молитвы произносят поминальную молитву « Изкор ».
По хасидской традиции, заведенной еще Баал-Шем-Товом, в последний день Песах устраивают специальную “трапезу Мошиаха” – едят мацу и пьют четыре бокала вина.
« Vous pouvez commencer à changer notre monde, chaque jour, pour le MEILLEUR, même avec une petite action ! »
La richesse juive ne réside pas dans les maisons et l’or.
La véritable richesse juive éternelle consiste à être des Juifs qui respectent la Torah et les Mitsvot et à engendrer des enfants et des petits-enfants qui suivent également la Torah et les Mitsvot.
Un jour, dans le village, les enfants se rassemblèrent autour de leur professeur pour entendre l’histoire de la Paracha Tsav. Le professeur s’assit et commença :
Professeur : Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire de Tsav. C’était une période où les gens apportaient des sacrifices pour se rapprocher de Dieu. Le feu sur l’autel devait brûler constamment et servait à incinérer les différents sacrifices.
Its’hak : Mais pourquoi devaient-ils faire des sacrifices ?
Professeur : Les sacrifices permettaient aux gens de se sentir plus proches de Dieu et de se purifier. Certaines personnes, appelées Cohanim, consommaient la viande de certains sacrifices et ce qui restait de l’offrande alimentaire. Ils devaient être purs et manger ces offrandes dans un endroit spécial.
Shimon : Et que signifient les mots « parle », « dis » et « commande » ?
Professeur : Ce sont trois façons différentes dont Dieu transmettait les commandements au peuple juif. Chaque mot avait une signification légèrement différente, mais tous les commandements étaient importants et devaient être suivis.
Eliezer : Alors, quelle est la différence entre eux ?
Professeur : « Parle » et « dis » sont des mots utilisés pour donner des instructions, mais les gens sont libres de choisir s’ils veulent les suivre ou non. « Commande » est un mot plus fort, qui signifie que la personne doit obéir. Les commandements étaient plus stricts et devaient être suivis.
Its’hak : Et que se passe-t-il si les gens ne suivent pas les commandements ?
Professeur : Les commandements étaient là pour aider les gens à se rapprocher de Dieu et à vivre une vie meilleure. Si les gens ne suivaient pas les commandements, ils se sentiraient moins proches de Dieu et pourraient rencontrer des difficultés dans leur vie.
Eliezer : Et qu’en est-il des hommes du jour et de la nuit ?
Professeur : Les hommes du jour étaient ceux qui étaient spirituellement éclairés et qui se sentaient proches de Dieu tout au long de la journée. Les hommes de la nuit, en revanche, manquaient de cette lumière spirituelle et devaient travailler plus dur pour se rapprocher de Dieu et suivre les commandements.
Dov : Alors, quel est le but de tout cela ?
Professeur : Le but de suivre les commandements et de se rapprocher de Dieu est de nous aider à vivre une vie meilleure et plus spirituelle. En faisant cela, nous pouvons nous sentir plus proches de Dieu et être guidés par sa sagesse et son amour.
Les enfants écoutèrent attentivement l’histoire de la Paracha Tsav et réfléchirent à la manière dont ils pourraient appliquer ces enseignements à leur propre vie. Ils étaient reconnaissants pour les leçons apprises et pour le lien qu’ils avaient avec Dieu et les autres membres de leur communauté.
Le Récit du jour : Le Rabbi et les enfants d’un orphelinat en 1941 à Marseille…
Il était une fois un petit garçon nommé David qui vivait en Ukraine avec sa famille.
Un jour, ils ont dû quitter leur pays pour aller en Belgique, car la vie était difficile pour les Juifs là-bas.
Mais les choses ont rapidement empiré quand les Allemands ont envahi la Belgique et ont commencé à tuer les Juifs.
La famille de David a dû fuir vers la France, où il a été envoyé dans un orphelinat avec d’autres enfants qui avaient également perdu leurs parents.
La vie à l’orphelinat était très difficile. Il y avait très peu de nourriture et les enfants étaient souvent tristes et affamés.
Mais un jour, un homme appelé « Monsieur » est venu leur rendre visite. Il apportait de la nourriture pour tous les enfants et passait du temps à chanter et à raconter des histoires à chaque enfant. Il était gentil et aimable avec eux, et tous les enfants l’adoraient.
Des semaines sont passées et Monsieur venait toujours rendre visite à l’orphelinat tous les jours. Il était comme un papa pour les enfants, prenant soin d’eux et leur apportant de la nourriture pour qu’ils puissent survivre. Finalement, la guerre a pris fin et David a retrouvé sa famille.
Des années plus tard, David a déménagé à New York et a décidé de rencontrer le Rabbi de Loubavitch.
Il est allé le voir, mais quand il est entré dans le bureau du Rabbi, il a été surpris de voir que le Rabbi était en réalité « Monsieur », l’homme qui avait pris soin de lui et des autres enfants à l’orphelinat en France. Le Rabbi avait un grand sourire sur le visage et a immédiatement reconnu David.
David a appris que même pendant la guerre, le Rabbi avait pris le temps d’écrire des commentaires sur la Torah et de se soucier des autres. C’était un homme incroyable qui a sauvé de nombreuses vies, dont celle de David. David était reconnaissant d’avoir rencontré le Rabbi et de savoir qu’il avait eu une grande influence sur sa vie.
Le Sefer Hamitsvot du Rambam
Mitsva négative N° 294 :
Il y a une règle dans la Torah qui nous interdit de punir une personne qui a fait quelque chose de mal parce qu’elle a été forcée à le faire. Par exemple, si quelqu’un est kidnappé et forcé à voler quelque chose, il ne devrait pas être puni parce qu’il n’a pas fait cela de son plein gré. La Torah dit : « …et à la jeune fiancée [violée dans le champ] tu ne feras rien ». Cela signifie que si une femme est forcée à faire quelque chose qu’elle ne veut pas faire, elle ne devrait pas être punie pour cela.
Mitsva négative N° 290 : Il y a une autre règle dans la Torah qui nous interdit de condamner une personne pour un crime si nous n’avons pas de preuve solide. Par exemple, si deux personnes se battent et que l’une d’elles meurt, mais personne n’a vu qui a commencé le combat, alors nous ne pouvons pas dire qui est coupable. La Torah dit : « …ne frappe point de mort celui qui est innocent et juste… ». Cela signifie que nous ne pouvons pas punir quelqu’un pour un crime si nous n’avons pas de preuve solide qu’il l’a commis.
“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’apprendre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
3 – Bé’hol Dor VadorBÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM
“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.
Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.
Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «
D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.
Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.
Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.
6 – Véhiné HachemVÉHINÉ Hachem NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.
D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.
Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.
7 – BéréchitBERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.
D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.
Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.
La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.
9 – Yagati OumatsatiYAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.
Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.
S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.
11 – Vézé Kol HaadamVÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons
12 – Yisma’h IsraëlYISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT Hachem ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.
« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ». Cela signifie que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.
Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.
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L’origine du nom ‘Chabbat-Ha-Gadol’ (‘le Grand Chabbat’) :
Dans le Dvar Mal’hout (Paracha Tsav), le Rabbi déclare que le contenu profond du mois de Nissan est celui de la Délivrance. Ce mois est le mois de la fête de Pessa’h ‘le temps de notre liberté’ et cela s’exprime plus particulièrement pendant le Chabbat avant Pessa’h, Chabbat Ha Gadol.
L’Admour Hazaken rapporte dans son Choul’hane Aroukh le miracle qui fut à l’origine de ce nom : le Grand Chabbat.
Les Egyptiens qui furent avertis par les Juifs que l’Eternel s’apprêtait à frapper l’Egypte de la plaie des premiers-nés allèrent se plaindre à Pharaon de son refus de laisser partir les enfants d’Israël. Pharaon demeura insensible à cette plainte et les premiers-nés d’Egypte entreprirent alors une guerre contre son armée. Parmi les nombreux égyptiens qui furent tués, il y avait ceux qui commirent des atrocités aux enfants d’Israël. Le Rabbi explique que la raison pour laquelle cette guerre fut appelée grand miracle et aussi le début des miracles de la Délivrance est qu’elle résulte d’un très haut dévoilement divin qui est lui-même allusionné par la lettre Kouf du mot Tsaddik.
Le pied de la lettre Kouf descend très bas et évoque donc de ce fait la force de l’Essence divine qui, Elle seule, a le pouvoir de descendre ici-bas pour transformer l’obscurité de l’exil en un réceptacle capable de recevoir les lumières les plus élevées. Plus encore, au sujet de la lettre Tsaddik, le Rabbi rapporte le Téhilim 90 (’90’ comme la valeur numérique de la lettre Tsaddik), dans lequel il est dit (90, 17) : ‘Que le plaisir de mon Maître notre D.ieu soit avec nous, établis pour nous l’action de nos mains, et que l’accomplissement de nos mains soit établi’.
Selon le Midrach les versets de ce Téhilim furent rédigés par Moché et le Roi David les intégra dans son livre. Après avoir édifié le Michkan (le Temple portatif), Moché pria afin que l’Eternel S’y révèle. Rachi explique que Moché dit deux fois ‘établis l’action de nos mains’ :
Une fois pour implorer D.ieu de Se révéler dans le Michkan, et une fois pour révéler Sa grande Lumière infinie dans les actes du Peuple d’Israël.
Le Rabbi souligne que l’action de Moché détient le pouvoir d’attirer la lumière d’Or-Sovev (la lumière qui entoure les mondes) afin que celle-ci Se dévoile et réside dans le Michkan.
C’est aussi l’action de Moché qui permet à la lumière d’Or-Sovev de se révéler dans le monde et dans les actions des enfants d’Israël.
De fait, Moché est l’intermédiaire qui unit les enfants d’Israël avec le Saint béni soit-il. D’un côté, il est celui qui reçoit les plus hauts Dévoilements divins et d’un autre côté il est celui qui transmet ces Dévoilements aux enfants d’Israël.
Il est essentiel de comprendre que tous les bienfaits matériels et spirituels nous parviennent de D.ieu par l’intermédiaire de Moché. Aussi, en ces derniers moments de l’exil, nous devons réaliser que la réussite de toutes nos actions dépend de la valeur que nous donnons à notre attachement au Moché de notre génération, le Rabbi.
Le 11 Nissan, l’anniversaire du Rabbi’ : ‘Quand il naquit toute la maison s’est emplit de lumière (Sotah, 12a)’
Le jour d’un anniversaire est un jour de joie, car il rappelle le jour de la naissance, lorsqu’ une nouvelle âme naît dans ce monde, et qu’alors peut commencer le début du service divin.
De fait, chaque juif, le jour de son anniversaire, se doit de méditer à la promesse qu’il fit à l’Eternel avant de descendre dans ce monde, ‘Sois un Juste et ne sois pas un méchant, et même si tout le monde te dit que tu es un Juste, tu seras à tes yeux comme un méchant’.
La ‘Hassidout souligne qu’au moment de cette promesse, l’Eternel rassasie l’âme des forces dont elle aura besoin pour assumer sa mission, mais il est évident que l’homme doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour nourrir son âme tout au long de son existence.
Aussi, l’étude de la ‘Hassidout est indispensable à chaque juif pour mener la mission qui lui est confiée de faire de ce monde matériel une demeure spirituelle pour D.ieu, et l’aboutissement de cette mission n’est autre que la révélation du Machia’h.
Il apparaît à l’évidence que le jour de l’anniversaire d’un Juste est un jour particulièrement lumineux, car le monde et l’Assemblée d’Israël reposent sur ce Juste, et ‘le Juste est le fondement du monde’.
Rachi écrit au sujet de la naissance de Moché (Chemoth 2, 2) que ‘quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ (Sotah, 12a).
La ‘maison’ qui ‘s’emplit de lumière’ ne désigne pas seulement la maison où Moché naquit, mais elle représente aussi la ‘maison d’Israël’, car Moché iIlumine tous les enfants d’Israël.
Il est lui-même la ‘tête’ et les enfants d’Israël sont les ‘pieds’ de Moché. Comme la tête dirige et illumine chaque membre du corps, à chaque génération il y a un Moché qui guide et illumine l’âme de chaque enfant d’Israël.
Aussi, le jour de la venue du Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide D.ieu, est une naissance, car en ce jour le monde entier s’emplira de lumière, ainsi qu’il est dit (Iguéreth HaKodech du Rabbi Yossef Itz’hak, tome 1, lettre 274) :
‘Sais-tu qui est le Machia’h ? C’est celui qui révèlera l’enseignement caché de la Torah dans toute sa profondeur, de sorte que tous en ressentent la clarté.’
Par ailleurs, l’Admour Haemtsaeï écrit au sujet du Machia’h (Droucheï ‘Hatouna, Tome 2, page 522) :
‘Il agira pour celui qui l’attend’, c’est-à-dire que le Machia’h révèlera le plaisir infini à ceux qui l’attendent et souhaîtent sa venue, ainsi qu’il est dit : ‘S’il tarde, sois patient’. Cette attente doit s’emplir d’espoir en sa venue ainsi qu’il est écrit : ‘Voici, c’est notre D.ieu, nous avons placé notre espoir en Lui’ et ‘notre âme l’attend’. On évoque également ‘Ceux qui placent leur espoir en D.ieu’.
‘Machia’h agira pour celui qui l’attend’ ne signifie pas (seulement) que nous devons être patients. Bien au contraire, nous devons aussi être impatients. En effet, l’Admour Haemtsaeï définit ici l’attente comme un désir.
Certes, l’attente inclut en elle ‘l’espoir de sa venue’, mais ce qu’elle exprime par-dessus tout c’est le ‘désir de sa venue’, lequel est en fait l’expression du lien le plus profond de l’âme juive avec D.ieu, ‘Kécher atsmi’ : le niveau de Yé’hida.
A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, le verset ‘Quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ peut être expliqué de la manière suivante :
‘Quand il naquit’, la naissance de Moché, peut tout aussi bien faire allusion à la naissance du Rabbi, qui est lui-même l’équivalent de Moché dans notre génération (‘Hitpachtouta dé Moché’).
Le Rabbi représente l’Essence de l’âme d’Israël, car son âme est une âme collective, et il possède de ce fait la force de révéler l’essence de l’âme de chaque juif.
Or, du fait que l’âme est comparable à une maison (l’Eternel déclare en effet : ‘Faites-Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’ et la ‘Hassidout explique que le sanctuaire n’est autre que notre âme), nous pouvons expliquer que ‘Quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ est une allusion à la lumière de l’essence de l’âme qui se révèle dans le corps.
‘La maison’ désigne en fait la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, et ‘Quand il naquit’ est une allusion à la naissance du Rabbi, laquelle représente la révélation de l’Essence de l’âme de chaque Juif.
Dans son discours intitulé ‘Vé Ata Tétsavé’, le Rabbi explique que le niveau supérieur de la révélation de Yé’hida, l’essence de l’âme, est atteint lorsque la lumière de l’Essence divine s’unit véritablement aux forces de l’âme (l’intellect et les sentiments).
Dans ce cas, le caractère divin et immuable qui ne change pas, ainsi que dit l’Eternel : ‘Je n’ai pas changé’, s’unit aux forces limitées de l’âme qui s’habillent dans le corps (l’intellect, les émotions, la vie du corps).
L’homme parvient alors à la perception véritable du divin. L’infini divin s’unit aux forces limitées de son âme.
Telle est la mission du Rabbi. Il est celui qui permet l’union de l’infini avec le fini. Celui par l’intermédiaire de qui, l’âme d’un juif devient un feu perpétuel, car il unit l’essence de l’âme avec l’âme qui s’habille dans le corps.
C’est cela ‘la maison qui s’emplit de lumière’, lorsque la lumière de l’Essence divine éclaire l’âme et le corps d’un juif.
Ainsi, c’est peut-être au sujet de cette union que l’Admour Haemtsaeï déclare que ‘le Machia’h révèlera le plaisir infini à ceux qui l’attendent et souhaîtent sa venue’ car le plaisir dont il est ici question n’est autre que celui de la révélation de l’Essence de l’âme, ‘l’infini divin’, dans le corps (‘la maison’). Dès-lors, il est aisé de réaliser l’importance de ce jour du 11 Nissan, lequel précède notre sortie de l’Egypte et de toutes les limites de ce monde matériel, le soir du Séder.
Ce jour contient la force de l’Essence divine, le ‘plaisir infini’, qui est sur le point de se dévoiler, avec l’aide de D.ieu, de manière véritable avec la venue de notre Juste Machia’h, lors de la délivrance finale, très bientôt et de nos jours.
‘L’importance d’enseigner aux peuples du monde les 7 Mitsvoth Bneï-Noa’h :
Le Rabbi nous rappelle que le nom ‘Moché’ vient du fait que Batia, la fille de Pharaon, ‘tira’ Moché de l’eau du fleuve lorsqu’elle vit ‘le panier au milieu des joncs’, ainsi qu’il est dit (Chemot, 2, 10) : ‘Elle appela son nom : Moché, et dit ‘Car de l’eau je l’ai tiré’.
Rachi explique que l’expression ‘je l’ai tiré’ signifie ‘l’action de faire sortir’.
Aussi, peut-être nous est-il permis d’expliquer que cette expression évoque la déclaration que fit le Machia’h au Baal Chem Tov : ‘Je viendrai lorsque tes sources se repandront à l’extérieur’.
La délivrance dépend de ‘l’action de faire sortir’ les sources du Baal Chem Tov à l’extérieur. Ainsi, à la lumière de cette explication, il apparait à l’évidence l’importance de la mission qui nous a été confiée par le Rabbi d’enseigner les ‘7 Mitsvoth-Bneï-Noa’h’ aux personnes qui ne sont pas de confession Juive. Le Rabbi souligne souvent le fait que les mondes et tout ce qu’ils contiennent attendent tous de connaitre l’élévation. La lumière d’Or-Ein-Sof, ‘la lumière qui n’a pas de fin’, comme son nom l’indique illuminera la Création tout entière, c’est-à-dire dans ses plus petits et ses moindres détails, car si ce n’est pas le cas alors il ne s’agira pas du dévoilement de la lumière infinie de D.ieu. Or, c’est précisément notre mission d’enseigner aux peuples du monde les 7 Mitsvoth Bneï-Noa’h, car c’est de cette manière que ceux-ci pourront connaître l’élévation en accomplissant la Volonté du Saint béni soit-Il.
Il est important de savoir au point de ressentir que les peuples du monde attendent et espèrent de connaître cette élévation. Un exemple parmi tant d’autres exprime avec une force redoutable ce désir. Vincent Van-Gogh est un Artiste-Peintre mondialement connu. Il était par la force des choses un homme très solitaire qui peignit 800 Tableaux en seulement 10 ans. Il vécut grâce à l’aide de son frère Theo qui lui envoya régulièrement de l’argent pour qu’il puisse subvenir à ses besoins et qu’il puisse acheter le matériel nécessaire à la réalisation de son œuvre picturale. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Van-Gogh parle en ces termes de son existence : ‘Quelqu’un aurait assisté pour un peu de temps seulement au cours gratuit de la grande université de la misère…’. Cependant Van-Gogh est très loin d’être une personne superficielle, préoccupée seulement par le fait d’assouvir des désirs uniquement matériels, comme on peut s’en rendre compte en lisant la suite de ce même propos : ‘…Et aurait fait attention aux choses qu’il voit de ses yeux, et qu’il entend de ses oreilles, et aurait réfléchi là-dessus, […] en apprendrait peut-être plus long qu’il ne saurait dire. Cherchez à comprendre le dernier mot de ce que disent dans leurs chefs-d’œuvre les grands Artistes, les Maîtres sérieux, il y aura D.ieu là-dedans’.
Ainsi, le désir le plus profond de Van-Gogh, son ‘dernier mot’ ainsi qu’il le définit ici, n’est autre que Celui au sujet duquel il est dit : ‘Mais L’Eternel ne vous a pas donné de cœur pour comprendre, des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, jusqu’à ce jour’. (Ki Tavo, 29, 3, Livre Devarim). De fait, lorsque Van-Gogh parle de ‘la grande université de la misère’, il n’évoque pas la misère matérielle, non, il fait essentiellement allusion à la misère spirituelle. Vincent Van-Gogh cherche D.ieu et ne s’en cache pas, il écrit : ‘Cela n’empêche que j’ai un besoin terrible de, dirai-je le mot, religion, alors je vais la nuit dehors pour peindre des étoiles et je rêve toujours un Tableau comme cela avec un groupe de figures vivantes, des copains…’.
Pour en revenir à ce qui a été dit précédemment au sujet de l’enseignement du Rabbi selon lequel les peuples du mondent attendent de connaître l’élévation, il suffit de lire attentivement entre les mots de Vincent : ‘En somme je n’en sais rien, mais justement ce sentiment de ne pas savoir rend la vie réelle que nous vivons actuellement, comparable à un simple trajet en chemin de fer. On marche vite, mais on ne distingue aucun objet de très près, et surtout, on ne voit pas la locomotive’.
Les peuples du monde ‘ne voient pas la locomotive’, car la Torah a été au peuple Juif, et lui-seul détient la capacité de ‘voir la locomotive’, c’est-à-dire de percevoir le Divin, de percevoir Celui qui ‘crée et maintient en vie le monde et tout ce qu’il contient’, au moyen de l’étude de la Torah et par l’accomplissement des Mitsvoth. Cependant, ces écrits de Van-Gogh témoignent tous de ce désir de D.ieu qui brûle au profond de lui-même. Aussi, comme nous nous trouvons à la veille de la fête de Pessa’h, il est bien de citer pour finir par ces paroles que l’Artiste adressa à son frère Theo, lesquelles expriment bien la sortie d’Egypte, aussi bien pour ce qui concerne les enfants d’Israël que pour ce qui concerne les enfants de Noa’h : ‘Sais-tu ce qui fait disparaître la prison, c’est toute affection profonde, sérieuse. Être amis, être frères, aimer, cela ouvre la prison par puissance souveraine, par charme très puissant. Mais celui qui n’a pas cela demeure dans la mort. Puis la prison s’appelle quelquefois : préjugé, malentendu, ignorance fatale de ceci ou de cela, méfiance, fausse honte. Mais là où la sympathie renaît, renaît la vie’.
Le dimanche 2 avril 2023, de 9h30 à 12h, la communauté se réunira pour célébrer le Youd Aleph Nissan, jour anniversaire du Rabbi, lors d’un grand rassemblement d’enfants (Tsivot Hachem) dans la salle des fêtes du Beth Haya Mouchka, située au 47-51 rue Petit, 75019 Paris.
Le programme de ce Kinous spécial est conçu pour inspirer et divertir les enfants tout en honorant l’héritage du Rabbi. Voici ce que les participants peuvent attendre lors de cet événement :
Ambiance musicale : Les festivités débuteront avec une ambiance musicale entraînante pour mettre les enfants dans l’esprit de la célébration et créer une atmosphère joyeuse et positive.
Clown : Un clown talentueux divertira les enfants avec des tours amusants et des performances qui les feront rire et sourire tout au long de l’événement.
Vidéo : Une vidéo spéciale sera projetée, retraçant la vie et l’œuvre du Rabbi, mettant en lumière ses enseignements et l’influence qu’il a eue sur des milliers de personnes dans le monde entier.
Histoires et chants : Les enfants seront captivés par des histoires inspirantes et des chants sur le Rabbi et les valeurs qu’il a défendues. Ces récits et mélodies aideront à transmettre l’héritage du Rabbi aux générations futures.
Jeux : Des jeux interactifs et éducatifs seront organisés pour les enfants, les encourageant à travailler ensemble, à apprendre et à s’amuser tout en célébrant cette journée spéciale.
Distribution de cadeaux : Chaque enfant recevra un cadeau en souvenir de cette journée mémorable et pour les remercier d’avoir participé à cet événement important.
Goûter : Un délicieux goûter sera servi aux enfants, leur offrant l’occasion de se détendre, de savourer de bonnes choses et de profiter de la compagnie des autres participants.
Entrée libre : L’entrée est gratuite pour tous, afin que chaque enfant puisse participer à cet événement et célébrer ensemble l’anniversaire du Rabbi.
En rassemblant les enfants pour cet événement spécial, nous perpétuons l’héritage du Rabbi et renforçons l’unité et la force de notre communauté. Nous espérons vous voir nombreux pour célébrer ensemble le Youd Aleph Nissan et le grand rassemblement d’enfants (Tsivot Hachem) à Paris.
Et tout ceci hâtera la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très prochainement.
En participant à cet événement et en honorant l’héritage du Rabbi, nous contribuons tous à l’édification d’un monde meilleur, plus uni et plus empreint de spiritualité. Nos efforts pour rassembler les enfants et les encourager à embrasser les valeurs enseignées par le Rabbi ont un impact profond sur notre communauté et sur le monde dans son ensemble.
En perpétuant ces enseignements et en travaillant ensemble pour faire le bien, nous avons la conviction que nous nous rapprochons chaque jour un peu plus de la délivrance véritable et complète, celle qui sera apportée par notre juste Machia’h, très prochainement.
Puisse cette célébration du Youd Aleph Nissan et le grand rassemblement d’enfants (Tsivot Hachem) servir de catalyseur pour renforcer notre engagement envers la Torah et les Mitsvot, inspirer nos enfants à suivre les pas du Rabbi et, finalement, hâter l’arrivée de l’ère messianique tant attendue.
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593# ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Pessa’h – «Hommes, femmes et enfants» Source: Mi’htav Klali (lettre du Rabbi adressée à l’ensemble du peuple juif), 11 Nissan 5727 (1967)
MEKOROT: Pessa’h – «Hommes, femmes et enfants» Source: Mi’htav Klali (lettre du Rabbi adressée à l’ensemble du peuple juif), 11 Nissan 5727 (1967)
1 – Introduction: L’état d’esprit de l’homme influe sur la qualité de ses actes Introduction: «L’ambiance» de l’être humain affecte son vécu et sa perception de la réalité.
Mi’htav Klali: Il est connu qu’une ambiance adéquate intensifie l’impact d’un événement sur l’être humain: ainsi, celui qui est joyeux accueille chaque situation réjouissante avec une motivation accrue. A l’opposé, celui qui se trouve dans un état d’esprit déprimé, lorsqu’il est confronté à un événement indésirable, il en sera encore plus déprimé. Il en est de même dans le domaine physique: lorsque le corps est en bonne santé, tout ce qui est sain le renforce encore plus; par contre, lorsque le corps est affaibli, même un élément indésirable extrêmement léger peut affecter la santé de l’homme. Un principe hala’hique [dans la Cacherout] exprime cette idée: «Lorsqu’un élément rencontre un autre élément similaire, cela le met « en éveil »» (voir Guemara Avoda Zara 73a).
Guemara Ara’hine 11b: On confère un mérite à un jour [qui est déjà] propice (c’est le mois de Nissan [que les enfants d’Israël] ont été libérés et c’est en Nissan qu’ils le seront [à nouveau] – Rachi).
2 – L’état d’esprit particulier du «Hakhel»: «l’année du rassemblement» «Hakhel»: rassembler «hommes, femmes et enfants».
Devarim 31, 10: …A la fin de chaque septième année, à [l’issue] de l’année de la Chemita, .rassemble le peuple: hommes, femmes et enfants, ainsi que l’étranger qui est dans tes murs, afin qu’ils entendent et s’instruisent, et révèrent D.ieu et s’appliquent à pratiquer toutes les paroles de cette Torah.
3 – Le lien profond entre le concept du «Hakhel» et celui de la sortie d’Egypte La libération d’Egypte concerne l’intégralité du peuple juif, qui se prépare à recevoir la Torah !
Mi’htav Klali: La sortie [et libération] d’Egypte, qui est la cause et le contenu de la fête de Pessa’h, est différente des [libérations des] autres exils (Babel, Mède, Perse et Grèce). En effet, dans ces derniers exils, la «sortie» n’était pas intégrale, [certains Juifs restèrent en exil], alors qu’en Egypte, tous les enfants d’Israël, du plus petit au plus grand, sortirent d’Egypte ! «Nos jeunes gens et nos vieillards, nos fils et nos filles» (Chemot 10, 9) sortirent dans un but précis: «Lorsque tu feras sortir ce peuple d’Egypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne» (Chemot 3, 12), l’objectif était d’être les serviteurs de D.ieu et de recevoir la Torah au mont Sinaï.
Chemot 10, 8: Moché et Aharon furent rappelés auprès de Pharaon, qui leur dit: «Allez servir l’Éternel votre D.ieu; quels sont ceux qui iront ?». Moché répondit: «Nous irons jeunes gens et vieillards; nous irons avec nos fils et nos filles, avec nos brebis et nos bœufs, car nous avons à fêter l’Éternel».
4 – Cela explique l’obligation des femmes à prendre part aux Mitsvot de Pessa’h Les femmes sont assujetties équitablement aux Mitsvot de Pessa’h.
Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 472, 25: …Il est de même pour toutes les autres Mitsvot de cette nuit [du Séder]: il n’y a pas de différence [sur le degré d’obligation] entre les hommes et les femmes. Bien [qu’en règle générale] les femmes sont exemptées des Mitsvot positives, bibliques ou rabbiniques, qui dépendent du temps – néanmoins, les Sages les ont assujetties à toutes les choses instaurées en cette nuit, car elles étaient également [présentes et faisaient partie] du miracle de la sortie d’Egypte.
5 – L’attention majeure et centrale portée aux enfants autour de la table du Séder Les enfants sont au centre du Séder: tous les enfants ! On leur rappellera que D.ieu nous a libérés afin qu’on puisse Le servir.
Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 472, 1: La table sera dressée alors qu’il fait encore jour, afin de pouvoir commencer le Séder dès qu’il fait nuit. Et même l’on se trouve à la maison d’étude, il faudra se lever immédiatement dès qu’il fait nuit, car il est une Mitsva de s’empresser pour commencer le Séder, afin que les enfants en bas âge ne s’endorment pas, étant donné que Torah a dit: «Et tu diras alors à ton fils: « C’est pour cela que D.ieu a agi en ma faveur, quand je sortis de l’Égypte »» (Chemot 13, 8).
Mi’htav Klali: Le Séder ne s’adresse pas uniquement aux enfants «Sages». Il est conçu pour toutes les catégories, depuis le «Sage» jusqu’à celui «qui ne sait pas poser de questions». A tous, il faut enseigner que c’est bien «pour cela» que D.ieu nous a fait quitter l’Egypte: afin que nous mettions en pratique les Mitsvot.
6 – La délivrance finale sera également une libération intégrale, comme en Egypte La délivrance finale sera à l’image de la libération d’Egypte, intégrale !
Michée 7, 15: Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles [à la délivrance finale].
Ezéchiel 36, 27: Je mettrai en vous Mon esprit et Je ferai en sorte que vous suiviez Mes statuts et que vous observiez et pratiquiez Mes lois. Vous demeurerez dans le pays que J’ai donné à vos pères, vous serez pour Moi un peuple, et Moi, Je serai pour vous un D.ieu.
7 – Annexe: La différence entre le Hakhel, l’agneau pascal et la délivrance finale Le «Hakhel» et l’agneau pascal: un avant-goût du grand rassemblement de l’ère messianique.
Mi’htav Klali: Une libération aussi absolue que celle de l’exil d’Egypte ne se reproduisit pas dans les exils ultérieurs. C’est pourquoi, même dans la Mitsva de Hakhel, une petite minorité de personnes en sont dispensés (voir Guemara ‘Haguiga 2a). Pour le Séder aussi, l’obligation de participation des enfants ne démarre que lorsqu’ils sont en âge d’éducation. En effet, depuis la faute du veau d’or, la perfection a disparu de ce monde et elle ne réapparaîtra que dans le monde futur. Ainsi, le Hakhel et la fête de Pessa’h ne font que «préfigurer» cette perfection; en revanche, lors de la délivrance véritable, même «l’aveugle et le boiteux» seront inclus.
Jérémie 31, 7: Je vais les ramener de la région du Nord, les rassembler des extrémités de la terre; l’aveugle, le boiteux, la femme enceinte et l’accouchée – tous ensemble: en grande foule, ils reviendront ici.
8 – Enseignement: Comment se préparer activement à la délivrance finale ? Enseignement: Faire preuve de «don de soi», comme à l’époque, en se débarrassant des «idéaux modernes» qui nous asservissent, pour retrouver la liberté de la Torah !
Mi’htav Klali: Tout comme, en Egypte, la délivrance ne devint possible que lorsque les enfants d’Israël rejetèrent, avec abnégation, l’idolâtrie de l’Egypte et qu’ils exprimèrent leur désir et leur impatience à recevoir la Torah; aussi, on doit se préparer de la même façon à notre délivrance, en nous débarrassant entièrement des différentes formes d’idolâtrie introduites par notre époque. Ainsi, «nos jeunes gens et nos vieillards, nos fils et nos filles» – chacun se libèrera, avec son épouse et ses enfants, du statut de «serviteur du Pharaon», des idéaux qui dominent le monde extérieur, pour devenir le «serviteur de D.ieu» et Lui être totalement soumis. C’est ainsi que l’on parviendra à la liberté véritable, celle d’une vie quotidienne de Torah et de Mitsvot.
Michna Pirké Avot 6, 2: …Tu n’as d’homme libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah.
9 – «Messirout Néfèch»: Le «don de soi» des enfants d’Israël, en Egypte Un exemple pour nous: le «don de soi» exceptionnel des enfants d’Israël, en Egypte.
Commentaire des Tossafistes sur Chemot 12, 13: Il est écrit dans le Midrach que lorsqu’on prit [en Egypte] l’agneau pascal, le 10 [Nissan], c’était un Chabbat. En effet, le Pessa’h en Egypte était un jeudi (15 Nissan), le 10 était donc le Chabbat précédent. Lorsque les Egyptiens virent les enfants d’Israël prendre le Pessa’h pour le sacrifier, ils se liguèrent contre eux pour les tuer, car les animaux étaient l’idole des égyptiens; D.ieu leur fit un miracle et les sauva. C’est pourquoi ce Chabbat est appelé «le grand Chabbat», du fait de ce grand miracle.
10 – «Impatience»: Le désir des enfants d’Israël pour recevoir la Torah ! L’impatience des enfants d’Israël à recevoir la Torah doit nous inspirer de l’impatience pour Machia’h !
Ran sur le Rif, Pessa’him 28a: …Il est également raconté dans la Haggada (Midrach) que lorsque Moché avait annoncé aux enfants d’Israël: «vous servirez D.ieu sur cette montagne» (Chemot 3, 12), ils lui demandèrent: «Moché notre maître ! Quand ce service aura-t-il lieu ?» et il leur répondit: «au bout de cinquante jours». Alors, les enfants d’Israël se mirent à compter [les jours], chacun pour soi [par impatience au Don de la Torah]. C’est pour cela que les Sages ont fixé le compte du Omer, surtout de nos jours où il n’y a plus l’offrande du Omer: nous comptons cinquante jours pour la joie de la Torah, comme le peuple d’Israël le fit à l’époque.
11 – «Serviteurs de D.ieu»: L’acceptation du joug divin commença en Egypte ! La véritable «liberté»: comme en Egypte, il faut accepter la souveraineté de D.ieu et Ses idéaux.
Talmud de Jérusalem, Pessa’him chapitre 5, Hala’ha 5: Rabbi Lévi dit: de même qu’une puissance fut accordée à la voix de Moché, elle fut également accordée à celle de Pharaon. La voix de ce dernier traversait tout le pays d’Egypte, sur une distance de quarante jours de marche; et que disait cette vois ? « »Levez-vous ! Sortez de mon peuple ! » (Chemot 12, 35), auparavant vous étiez les esclaves du Pharaon, à partir de maintenant vous êtes les serviteurs d’Hachem !». Au même moment, les enfants d’Israël disaient: «Allélouka ! Louez, serviteurs de l’Eternel» (Psaumes 113, 1) – [qui ne sont pas les] «serviteurs du Pharaon»…
12 – L’enseignement spécifique de la fête de Pessa’h dans une année de Hakhel ! Enseignements du «Hakhel»: Action concrète, soumission à D.ieu et acceptation de l’authenticité de toute la Torah. Ce qui nous rapprochera au «grand Hakhel» avec Machia’h !
Mi’htav Klali: Puisse D.ieu faire que cette fête qui arrive, en cette année de «Hakhel», se déroule avec une motivation particulière, comme on l’a expliqué précédemment. Cette motivation s’exprimera pendant les jours de la fête, puis au cours des jours suivants, dans l’esprit de ce qui a été ordonné pour le «Hakhel»:
«Ils s’appliquent à pratiquer»: l’on ne peut pas se contenter d’un bon cœur juif ou bien d’un discours hautement éthique, aussi importants que l’un et l’autre puissent être;
«Toutes les paroles»: sans sélectionner ce qui est, d’après soi, plus adapté et agréable pour notre génération;
«De cette Torah»: ainsi que Maïmonide (lois de la Techouva 3, 8) tranche et explique le concept de «Torah»: chaque verset et chaque mot de la Torah, y compris de la Loi orale [provient directement de la parole divine] !
Et tout ceci hâtera la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très prochainement.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse.
(Signature du Rabbi)