CTeen Summer : Un voyage de découverte et de croissance pour les adolescents juifs

CTeen Summer : Un voyage de découverte et de croissance pour les adolescents juifs

L’initiative CTeen Summer, orchestrée par Merkos 302, offre chaque année à trois cents adolescents juifs du monde entier l’opportunité d’explorer leur héritage à travers un voyage en Israël. Enrichissant son programme au fil des ans, l’organisation propose désormais des parcours en espagnol et en français, ainsi qu’un nouveau voyage Maroc-Israël, renforçant ainsi l’expérience d’apprentissage juif immersive offerte aux jeunes.

 

Dans le cadre de l’initiative CTeen Summer, chaque année, trois cents adolescents juifs du monde entier sont invités à découvrir l’histoire, la culture et les traditions de la Terre Sainte. Organisé par Merkos 302, ce programme s’est développé au fil du temps pour devenir une véritable immersion culturelle, passant d’un seul bus à dix au cours des dix dernières années.

Cette année, en plus du traditionnel voyage Pologne-Israël, le programme a élargi ses horizons en introduisant un nouveau voyage Maroc-Israël, ainsi que des parcours spécifiques en espagnol et en français. Ces nouvelles expériences ont pour objectif de toucher encore plus d’adolescents juifs dans le monde et de créer des expériences d’apprentissage juives immersives.

L’expérience CTeen Summer : une immersion dans le patrimoine juif

Les adolescents qui participent à CTeen Summer ne sont pas de simples touristes. Au contraire, ils sont immergés dans un voyage d’apprentissage qui met l’accent sur la culture, l’histoire et la spiritualité juives. À travers diverses activités, allant de la visite de sites historiques à la participation à des ateliers culturels, les adolescents sont encouragés à découvrir leur héritage juif de manière personnelle et significative.

Les photos de groupe prises à divers endroits emblématiques du pays témoignent de la joie et de l’enthousiasme que ces jeunes ressentent lors de leur séjour en Israël. Chaque photo est un souvenir de leur voyage, un rappel de leur expérience et de leur croissance personnelle.

L’extension du programme : du Maroc à la Pologne

La nouveauté de cette année est l’ajout de deux nouveaux voyages. Le voyage Maroc-Israël offre une perspective unique sur l’histoire juive en Afrique du Nord. Les adolescents qui participent à ce voyage ont l’occasion d’explorer la riche histoire des Juifs marocains et de découvrir la diversité du peuple juif.

Le parcours en espagnol et en français permet de toucher des adolescents juifs dont la première langue est l’espagnol ou le français. Ces voyages linguistiques spécifiques rendent l’expérience plus accessible à un public plus large, et offrent une occasion unique de découvrir la Terre Sainte tout en pratiquant une langue étrangère.

Conclusion

CTeen Summer est plus qu’un simple voyage de découverte, c’est une expérience de croissance personnelle pour chaque adolescent qui y participe. À travers l’exploration de l’histoire, de la culture et de la spiritualité juives, ces jeunes sont invités à forger leur propre identité juive et à renforcer leur lien avec la Terre Sainte. Avec l’expansion du programme, on peut s’attendre à ce que de plus en plus d’adolescents du monde entier aient la chance de vivre cette expérience unique.

 

Aggression à Ness Ziona : des œufs lancés sur un stand de Téfilines

Aggression à Ness Ziona : des œufs lancés sur un stand de Téfilines

Un acte de profanation choquant a été perpétré aujourd’hui à Ness Ziona, en Israël, où un stand de Téfilines de la communauté Hassidique Chabad a été attaqué à l’œuf. L’incident a suscité des réactions indignées de la part des dirigeants israéliens, qui ont condamné l’acte et appelé à une fin de l’incitation à la haine.

(Ness Ziona, Israël, 21 juillet 2023) – Un stand de Téfilines à Ness Ziona, une ville située au centre d’Israël, a été attaqué aujourd’hui à midi par un individu passant en voiture. L’attaque a eu lieu près du supermarché Barakat, où un stand de la communauté Hassidique Chabad était situé. L’individu a jeté des œufs sur le stand, profanant ainsi les Téfilines, objets sacrés de la tradition juive.

Une plainte a été déposée auprès des autorités policières, qui ont entamé une enquête sur cet acte déplorable.

Meir Porush, ministre de Jérusalem et de la Tradition d’Israël, a réagi avec indignation à cet incident : « La grave incitation contre la communauté religieuse conduit une fois de plus à des résultats choquants de violence contre les symboles juifs. L’activité de Chabad dans tout le pays est un symbole d’amour gratuit, face à la haine gratuite qui est en train de s’enflammer. Je réitère et appelle les dirigeants de la gauche à arrêter le train de l’incitation, avant qu’il ne soit trop tard. »

Jacob Tessler, vice-ministre de la Culture et des Sports, s’est également exprimé : « Je suis stupéfait et choqué par l’attaque publique sévère contre les saintes Téfilines qui ont été attaquées avec humiliation dans le stand de Chabad à Ness Ziona. Il est inimaginable que des mains juives soient levées pour attaquer et profaner les Téfilines en public en Israël, et il n’y a aucune raison qui puisse justifier un comportement barbare et sans valeur comme celui-ci. »

Il a ajouté : « Je demande de condamner ce cas grave et aux autorités légales d’éliminer ce phénomène grave et l’incitation violente contre les valeurs sacrées, la religion et la tradition d’Israël ».

Le rabbin Yitzhak Goldenkoff, ministre de la Construction et du Logement et ministre au bureau du Premier ministre, et président de la Torah Judaism, a également commenté l’incident : « L’attaque choquante contre le stand de Téfilines à Ness-Ziona tout en humiliant les saintes Téfilines est très grave. Je m’adresse aux dirigeants de l’opposition pour faire tout ce qu’ils peuvent pour réduire le niveau de haine parmi le public, pour arrêter l’incitation contre ceux qui ne pensent pas comme eux et contre la communauté religieuse. Ces jours-ci, nous devons nous efforcer et augmenter l’amour gratuit. »

Cet incident souligne une fois de plus la nécessité d’un dialogue constructif et respectueux entre les différentes communautés et groupes religieux en Israël, ainsi que le rejet de tout acte de violence et de haine.

 

Texte et Audio : Devarim à la lumière du Dvar Mal’hout, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Devarim à la lumière du Dvar Mal’hout, par le Rav Yaacov Abergel

 

(Pour la réussite spirituelle et matérielle du Rav Gabriel Beckouche et de son épouse Ménouha-Ra’hel, ainsi que la réussite matérielle et spirituelle de Aziza bat Sultana)

‘L’huile ou ‘l’Essence de la force de Vie’ :

Conformément au principe selon lequel ‘la profondeur attire la profondeur’, c’est en dévoilant nos forces les plus profondes que nous dévoilons le désir de D.ieu d’être Roi, et ce désir atteindra la perfection au moment du dévoilement de notre Juste Machia’h.
Dévoiler nos forces les plus élevées et les plus cachées consiste à dévoiler la partie la plus profonde de notre âme : l’Essence de l’âme. Dans son discours intitulé ‘Vé Atah Tetsaveh’ le Rabbi explique que les enfants d’Israël devaient extraire de ‘l’huile pure d’olives concassées’ et ils devaient ensuite apporter cette huile pure à Moché pour allumer la Ménorah du Beït-ha-Mikdache. De manière profonde, l’action d’extraire l’huile cachée à l’intérieur de l’olive ressemble au dévoilement de forces dont on ne soupçonne pas l’existence avant même de les dévoiler. ‘L’huile’ fait donc allusion à la force de la lumière qui jaillit de l’Essence de l’âme et qui imprègne toutes les forces de l’âme et il en va de même pour la ‘Hassidout que l’on définit comme étant ‘l’huile de la Torah’ car elle imprègne et illumine tous les niveaux de la Torah.

Dans le Livre ‘Iniana chel Torat-Ha-‘Hassidout’ (chapitre 7) le Rabbi définit la ‘Hassidout comme ‘l’Essence de la force de Vie’ et c’est pour cela que la ‘Hassidout est comparée à l’huile qui représente ‘le Secret des Secrets’. Le Rabbi tient alors les propos suivants :

‘L’Huile symbolise l’Essence la plus affinée de chaque chose. Aussi possède-t-Elle les deux caractéristiques suivantes : d’un côté elle est distincte de toute chose (car si elle devait s’apparenter à un objet particulier, elle perdrait son caractère ‘d’Essence de chaque chose’), et du fait qu’elle est ‘Essence’, elle se doit de pénétrer, et d’être présente en chaque chose, parce que l’Essence est par définition omniprésente. D’un côté, l’huile ne se mélange à aucun liquide, et d’un autre, elle pénètre dans toutes les matières. C’est ainsi que la ‘Hassidout est comparée à l’huile car elle possède ces deux propriétés, par sa qualité d’Essence elle ne se confond avec rien d’autre, car elle constitue la teneur même de la force de Vie, par-delà tout rayonnement et toute émanation. D’un autre côté, Elle Se diffuse en chaque chose et imprègne tout’.

De même que la ‘Hassidout est ‘Essence’ et qu’Elle est comparée à l’huile, l’Essence de l’âme Juive est également comparée à l’huile. Dévoiler la lumière qui émane de l’Essence de l’âme dans notre intellect, nos sentiments et nos actions, consiste à appliquer les enseignements du Rabbi dans son discours intitulé ‘Vé Atah Tetsaveh’, selon lequel la lumière qui émane de l’Essence de l’âme est obtenue par l’action d’extraire de ‘l’huile pure d’olives concassées’, que l’on doit ensuite apporter à Moché, pour allumer la Ménorah du Beït-ha-Mikdache.

La tradition ancestrale pour fabriquer de l’huile d’olives est d’utiliser des meules en pierre qui permettent de broyer totalement les olives, mais on peut aussi utiliser un maillet pour écraser les olives jusqu’à ce qu’elles forment une pâte luisante. On ajoute peu à peu de l’eau à cette pâte, et tout en mélangeant on voit apparaitre en surface de petites perles d’huile (c’est ce que l’on appelle le pressurage). Puis on mélange à nouveau avec une cuillère afin de permettre aux petites perles de se détacher de la pâte et commencent à former les prémices de l’huile d’olives.

De manière profonde, l’action de broyer des olives pour en extraire l’huile reflète l’action ‘d’extraire’ la lumière qui émane de la partie la plus profonde de l’âme. En effet, au chapitre 9 de son discours ‘Ve Atah Tetsaveh’, le Rabbi écrit que ‘par le fait d’avoir le cœur brisé d’être en exil on dévoile le Luminaire de l’âme (l’Essence de l’âme)’. ‘Dévoiler le Luminaire de l’âme’ c’est dévoiler la force du lien qui unit l’âme Juive à Son Créateur. Le Rabbi explique que ‘l’âme Juive est enracinée dans l’Essence divine’ et cela a pour effet que l’âme désire D.ieu continuellement. C’est pourquoi le Rabbi déclare dans son discours que ‘le désir caché au plus profond du cœur de chaque Juif est le dévoilement de D.ieu’, car l’âme désire sans cesse recevoir des dévoilements divins. Cependant, dévoiler la force du lien qui unit l’âme à D.ieu implique d’atteindre la profondeur du cœur. L’exemple matériel d’une olive que brise pour en extraire son huile s’applique à l’action de briser le cœur pour libérer la lumière de l’amour le plus profond de l’âme pour D.ieu.

‘Le niveau de ‘Ye’hida de l’univers entier’ :

Dans son ouvrage intitulé ‘Iniana chel Torat-ha-‘Hassidout’ le Rabbi établit le rapport qui existe entre les différents niveaux de l’âme et les différents niveaux de la Torah. Ainsi, l’Essence de l’âme est définie comme étant un ‘Luminaire’ et les forces de l’âme des différents niveaux de l’âme (Néfech, Rouah, Néchamah, ‘Haya et Yé’hida) sont comme des ‘reflets de lumière’ qui émanent de ce ‘Luminaire’. De façon similaire, l’Essence de la Torah est définie comme étant un ‘Luminaire’, et les quatre degrés du ‘PaRDeS’ (le Pchat, le Rémez, le Drach et le Sod) qui correspondent aux quatre paliers d’interprétation de la Torah sont comme des reflets de lumière qui émanent de ce ‘Luminaire’.

De même que l’âme vitale de l’homme vivifie le corps, le souffle de D.ieu est ‘l’âme vitale’ qui vivifie l’univers tout entier.
L’âme vitale de l’univers est ‘le souffle de Sa bouche’ qui émane de la Séfira de Mal’hout et vivifie l’univers et tout ce qu’il contient. Cependant, l’âme vitale n’est qu’une émanation de l’Essence de l’âme de l’univers. Cela signifie que le monde ne perçoit à présent qu’un reflet de l’Essence de l’âme de l’univers. En effet, le niveau de Yé’hida de chaque âme constitue son point quintessentiel, et de la même façon Yé’hida constitue également la quintessence de tout le processus de création.

Au cinquième chapitre de ‘Iniana chel Torat ha ‘Hassidout’, le Rabbi définit ‘le niveau de ‘Ye’hida de l’univers entier’ comme la force de Vie qui transcende toutes les limites :

‘Cette force de Vie est illimitée au sens où elle est éternelle et n’est pas sujette aux mutations liées au temps, mais elle est également illimitée dans la teneur qu’elle véhicule. Elle n’est que perfection et absolu. Au temps présent, du fait que le monde ne perçoit qu’une émanation de l’Essence de Vie, la mort est présente car ce qui procède d’une émanation (contrairement à l’Essence) peut être sujet au changement jusqu’à cesser d’être ou être détruit. Aux temps futurs en revanche, c’est l’Essence de la Vie qui prévaudra, et l’Essence est immuable’.

Ainsi, le corps de l’homme reçoit sa vitalité de l’âme vitale qui n’est qu’un reflet de l’Essence de l’âme qui est enracinée dans l’Essence divine et de ce fait, comme l’explique le Rabbi, le corps ‘est sujet au changement (au vieillissement) jusqu’à cesser d’être ou être détruit’. Il en va de même pour le ‘corps’ de l’univers qui reçoit sa vitalité de l’âme vitale de l’univers (la Séfira de Mal’hout du monde d’Atsilout), et du fait que le monde ne perçoit qu’une émanation de l’Essence de Vie, la mort est présente car ce qui procède d’une émanation (contrairement à l’Essence) peut être sujet au changement jusqu’à cesser d’être ou être détruit.

Ce qui est vrai pour l’homme et pour l’univers est aussi vrai pour la Torah car les Sages ont déclaré que la Torah que nous possédons aujourd’hui est ‘bien peu de chose’ en comparaison à la Torah du Machia’h. Le mot hébreu que les Sages ont employé est celui de ‘Hével’. Ce mot revêt de nombreuses significations. Il peut désigner une ‘chose vaine’ ou ‘vide’, et peut aussi designer ‘le souffle de la bouche’.

‘Tu veux du feu ? Cherche le dans la cendre !’ :

L’Admour Hazaken écrit au début du chapitre 2 du Tanya que ‘la deuxième âme du Juif est véritablement une parcelle de D.ieu en haut, ainsi qu’il est écrit : ‘Et Il souffla dans ses narines un souffle de vie’, et ‘Tu as soufflé l’âme en moi’. Et il est écrit dans le Zohar : ‘Celui qui souffle, le fait du dedans de lui-même, c’est-à-dire du plus profond de lui-même, car c’est une part de sa vitalité la plus interne et la plus profonde que l’homme émet en soufflant avec force’.

A la lumière de cet extrait du Tanya nous pouvons expliquer la parole des Sages selon laquelle ‘la Torah que nous possédons aujourd’hui n’est que Hével (un léger souffle) en comparaison à la Torah du Machia’h’ de la manière suivante :

Il existe deux manières de souffler. Lorsque l’on parle il émane un souffle de la bouche, mais ce souffle est léger c’est à dire qu’il ne vient pas ‘du plus profond de nous-même’ et ne nous coûte aucun effort véritable. A l’opposé, lorsque l’on souffle dans un ballon, notre souffle vient ‘du dedans de nous-même’, du plus profond de nous-même’, et cela nous coûte un véritable effort. Ces exemples nous aident a comprendre la différence entre la Torah que nous étudions à présent et la Torah du Machia’h, La Torah d’aujourd’hui est telle le souffle qui sort de la bouche lorsque nous parlons, c’est à dire que Elle ne révèle pas toute sa profondeur. A l’opposé, la Torah du Machia’h est telle le souffle qui vient du plus profond du Divin, et insufflera aux enfants d’Israël ‘la vitalité la plus interne et la plus profonde’.

De la même façon, l’âme telle qu’elle se révèle dans le corps n’est qu’un léger souffle en comparaison à l’Essence de l’âme que le Rabbi nous enseigne à dévoiler. L’Essence de l’âme est telle ce souffle qui provient du plus profond de nous-même, et lorsqu’Elle Se dévoile, Elle insuffle à nos pensées, nos paroles et nos actes, ‘la vitalité la plus interne et la plus profonde’.

Certes, l’Admour Hazaken écrit que D.ieu ‘a soufflé l’âme en nous-mêmes du plus profond de lui-même, mais cela ne signifie pas que nous n’avons rien à faire pour dévoiler ce niveau supérieur.

Rabbi Moshé-Leïb de Sassov a un jour déclaré : ‘Tu veux du feu ? Cherche le dans la cendre !’
La Torah nous enseigne que les paroles que Moché adressa aux enfants d’Israël juste avant qu’ils n’entrent en Erets Israël sont inscrites dans le livre de Dévarim. Le Rabbi explique que ce Livre (le dernier des 5 livres de la Torah) prépare spirituellement le peuple Juif à l’action concrète de faire de la Terre d’Israël une demeure pour D.ieu.

Un parallèle peut être établi entre la génération de Moshé et notre génération attendu que nous nous apprêtons à entrer en Erets Israël avec le Machia’h.

Pendant le jour du Chabbat ‘Hazon, Hachem nous donne à voir ‘de loin’ le troisième Temple ; cependant c’est d’une vision ‘superficielle’ dont il s’agit, et pour comprendre ce que signifie ‘une vision superficielle’ il convient auparavant de comprendre la différence établie par le Rabbi entre les deux niveaux de l’âme divine : ‘Haya et Yé’hida.

Dans son discours intitulé : ‘Et tu ordonneras aux enfants d’Israël’, le Rabbi explique que ‘Haya est la partie de l’âme ‘qui est en-haut’, c’est-à-dire la partie de l’âme qui ne s’habille pas dans le corps. Un juif croit en D.ieu car son âme ‘qui est en-haut’ voit le divin et ‘transmet’ sa vision à ‘l’âme qui est en bas’ (l’âme qui s’habille dans le corps), mais du fait que ‘Haya est la partie de l’âme qui ne s’habille pas dans le corps, la vision du divin qu’elle nous transmet reste extérieure à nous-mêmes et ne nous touche que superficiellement, en conséquence notre foi en D.ieu qui en dépend ne peut être profonde.

Le second niveau, plus élevé, est Yé’hida, c’est ‘le ‘point’ de l’âme’ qui est enracinée véritablement dans l’Essence divine. ‘Yé’hida’, l’Essence de l’âme, possède la qualité de l’huile d’imbiber chaque chose, et elle détient donc le pouvoir d’éclairer profondément les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps (l’intellect et les sentiments). Lorsque Yé’hida se révèle dans le corps notre foi en D.ieu devient alors intérieure et profonde.

A la lumière de ces enseignements du Rabbi nous comprenons que la vision du troisième Temple que nous recevons pendant le Chabbat ‘Hazon est superficielle, à l’exemple du niveau de ‘Haya, et que notre travail consiste à ce qu’elle nous imprègne de manière profonde, a l’exemple du dévoilement de Yé’hida.

Le Rabbi nous enseigne que Moché nourrit de émouna les enfants d’Israël. Le terme ‘nourrit’ est employé ici afin que nous comprenions que notre émouna doit devenir profonde et que c’est précisément par l’action de Moché que cela devient possible. De même que l’aliment que nous mangeons est assimilé par le corps, s’intègre au corps et devient une partie de lui. De la même façon, notre émouna doit être intérieure et profonde et non pas demeurer extérieure à nous-mêmes.

Le dévoilement de Yé’hida implique donc un travail de notre part. A ce sujet, l’Admour Haemtseï (Amreï Binah, 148) parle de l’importance de purifier notre corps et de faire totalement abstraction de toutes nos volontés afin de n’accomplir que la seule volonté de D.ieu. Il est évidemment essentiel de réaliser aussi à quel point notre attachement au Rabbi est important. De fait, la mission du Rabbi consiste à révéler l’Essence de l’âme de chaque Juif et grâce à l’influence que le Rabbi sur ceux qui sont profondément attachés à lui la vision que l’on reçoit ‘d’en-haut’ apparait toujours avec plus de clarté ; comme l’huile qui imbibe toutes choses, grâce au Rabbi cette vision imbibe nos pensées nos parole et nos actes avec toujours plus de force.

Du fait que nous ne voyons que l’aspect superficiel de la réalité, il est essentiel d’étudier la Torah du Rabbi afin de découvrir, ‘Voir’, la profondeur de l’existence, l’Essence de la Torah. Le Rabbi explique par exemple que le jour du 9 Av n’est pas, comme tout nous porte à le croire, le jour où le Temple a été détruit. L’apparente destruction du Temple cache en réalité quelque chose de bien plus élevé. En effet, Hachem n’a détruit le Temple que dans le but de le reconstruire, et contre toute attente le jour du 9 Av cache une lumière infinie.

L’anniversaire du Machiah :

Le Rabbi révèle cette lumière à travers une histoire qui est mentionnée dans le Talmud Yérouchalmi (2a, 5a), dans laquelle il est dit que le Machia’h est né le jour de la destruction (physique) du Temple de Jérusalem :
‘A son voisin qui l’interrogeait sur le fait qu’une vache meugla à deux reprises, un Juif répondit que le premier meuglement était dû à la destruction du Temple, et le second à la naissance du Machia’h’.

Le Machia’h est né le jour où le Temple fut détruit, et du fait que le Mazal d’une personne domine le jour de son anniversaire, le Rabbi nous enseigne que le jour du 9 Av est particulièrement propice à la venue du Machia’h. Aussi, du fait que la venue du Machia’h correspond au dévoilement de l’Essence divine, le Rabbi établit ici le rapport qui existe entre le jour du 9 Av qui tombe le jour du Chabbat, et le jour de Kippour.
Ces deux jours sont tous les deux liés au dévoilement de l’Essence divine et à celui de l’Essence de l’âme Juive, le niveau de ‘Yé’hida’. La ‘Hassidout nous enseigne que la prière de la ‘Neïla’ qui est la cinquième prière du jour de Kippour, entre la prière de Min’ha et la prière d’Arvith, correspond au dévoilement de l’Essence de l’âme, Yé’hida. Or, le Rabbi enseigne que le moment le plus propice à la venue du Machia’h, dans la journée du 9 Av qui tombe le Chabbat, se situe aussi entre la prière de Min’ha et celle d’Arvith (Ce moment correspond au commencement du Jeûne).

Notre service divin pendant le jour de Kippour s’accorde au dévoilement du plus haut niveau de l’âme : l’Essence de l’âme-Yé’hida. Il apparaît clairement en ce jour ‘qu’un Juif fait Un avec le Saint béni soit-Il, chaque jour, tout au long de l’année, à chaque instant, et dans chaque endroit’.

D’après l’enseignement du Rabbi le dévoilement de Yé’hida correspond au travail de ‘la Téchouva supérieure’ laquelle doit être réalisée ‘dans une grande et profonde joie’. C’est pourquoi ‘la Téchouva supérieure’ est liée aux secondes Tables qui furent données par Moché le jour de Kippour.

A la lumière de ce qui vient d’être dit, nous pouvons comprendre la déclaration des Sages selon laquelle ‘Il n’y a pas eu de meilleurs jours pour Israël, que le 15 du mois de Av et le jour de Kippour’, et entrevoir un tant soit peu de la lumière cachée de la destruction du Temple. Nous pouvons comprendre que les cendres du Temple cachent en réalité le feu de la Délivrance finale. We want Machia’h now !

 

650 enfants au rassemblement historique des Gan Israël de Marseille et Toulon lors de l’année du Hakhel

650 enfants au rassemblement historique des Gan Israël de Marseille et Toulon lors de l’année du Hakhel

Dans un élan de solidarité et d’apprentissage, les Gan Israël de Marseille et Toulon ont organisé un rassemblement inédit de 650 enfants, soutenu par des figures importantes de la communauté juive. Ce rassemblement marque une étape importante pour ces centres éducatifs lors de cette année du Hakhel.

Marseille a été le lieu d’un événement impressionnant et inédit: le rassemblement de 650 enfants des différents Gan Israël de la région. Cet événement d’une grande ampleur a été réalisé dans le cadre de l’année du Hakhel, une initiative soutenue par Gan Israël France et Mr David Aharfi, qui a également fait le déplacement pour marquer l’occasion.

Ces rassemblements, ont été coordonnés sur Marseille par le Rav Mendy Davidowitch et Rav Chalom Dodisco, représentants de Mr David Aharfi. L’occasion pour ces jeunes de se retrouver, d’apprendre et de grandir ensemble, dans un esprit de partage et de solidarité.

L’événement a bénéficié de la présence du Grand Rabbin de Marseille, Rav Réouven Ohana, qui a soutenu l’initiative et a apporté son soutien aux jeunes participants. La Présidente du CRIF était également présente, témoignant de l’importance de cet événement dans la communauté juive française.

Ce rassemblement a réuni tous les Gan Israël de la région, une première pour Marseille et Toulon. Les enfants du Gan Israël du 8-9ème, Gan Israël Haya Mouchka, Gan Israël Gan Mordekhai, Gan Israël du 11ème, Gan Israël du 10ème et Gan Israël de Toulon étaient tous présents pour cette journée mémorable.

Cette initiative souligne l’importance du lien entre les jeunes de la communauté juive, et du rôle clé que joue l’année du Hakhel dans ce cadre. L’événement a permis de mettre en avant les valeurs de solidarité, d’apprentissage et de partage qui sont au cœur des Gan Israël.

Il ne fait aucun doute que ce rassemblement restera gravé dans la mémoire des participants et qu’il aura des répercussions positives sur leur développement et leur engagement au sein de la communauté.

L’initiative de l’année du Hakhel se poursuit, et on ne peut qu’espérer que ce rassemblement à Marseille sera le premier d’une longue série à travers la France. Il constitue un bel exemple de ce qui peut être accompli lorsque la communauté se rassemble autour d’un objectif commun, à savoir l’éducation et le développement des jeunes.

 

 

 

Royaume-Uni : Faits saillants de la conférence des Chlou’him sur l’expansion rapide de Habad

Royaume-Uni : Faits saillants de la conférence des Chlou’him sur l’expansion rapide de Habad

La réunion annuelle du Kinous Hachlou’him au Royaume-Uni, mise en pause en raison du COVID-19, est revenue cette année avec une célébration notable des nouveaux centres, des ateliers sur des questions cruciales et une mise en lumière des 24 nouvelles familles de Chlou’him. Malgré l’interruption tragique causée par la pandémie, l’élan pour élargir l’impact du judaïsme au Royaume-Uni a conduit à un large éventail de nouveaux leaders et centres.

 

La réunion annuelle du Kinous au Royaume-Uni, interrompue en raison de la COVID-19, est revenue cette année avec une célébration notable des nouveaux centres, des ateliers sur des questions cruciales et un accent sur les 24 nouvelles familles de Chlou’him. Malgré l’interruption tragique de la pandémie, la volonté d’élargir l’impact du judaïsme au Royaume-Uni a conduit à un éventail diversifié de nouveaux leaders et centres.

Le Kinous annuel du Royaume-Uni, qui avait été interrompu en raison de la pandémie de COVID-19, s’est réuni cette année dans un hôtel à Warwickshire, marquant la première réunion en quatre ans. La conférence a célébré les vingt et un nouveaux centres ouverts ces dernières années, aux côtés de conférences sur la protection de l’enfance, la santé mentale et les études Raviques, ainsi qu’un programme complet pour les éducateurs.

Selon le Rav Hershi Vogel de Habad de West London, la convention de cette année a vraiment atteint son but. « Les mois investis par le Rav et Mme Yehuda Pink dans ce Kinous indélébile ont porté leurs fruits, » a partagé Vogel. « Les ateliers et les séances m’ont profondément touché et plongé dans la réflexion ; voir tous mes collègues Chlou’him m’a donné une motivation vitale pour l’avenir. »

Croissance sans précédent

Le Kinous a mis l’accent sur la nouvelle classe de 24 familles de Chlou’him, qui ont rejoint la communauté existante de Chlou’him des îles britanniques. À cet effet, la photo de groupe de cette année a inversé la norme des Chlou’him chevronnés prenant la vedette, mettant en avant les nouvelles additions.

Il y a cinq ans, la direction de Habad-Lubavitch UK a mis en place un sous-comité avec pour mission spécifique de veiller à ce que Habad, déjà une force puissante pour le judaïsme au Royaume-Uni, continue d’accroître son impact. Pour atteindre cet objectif, le groupe de travail a collaboré avec les bureaux régionaux pour identifier les zones à potentiel de croissance.

Malgré l’interruption causée par la pandémie, 21 nouveaux centres Habad ont été créés depuis la mise en place de l’initiative.
« Ce groupe diversifié de leaders », a partagé le Rav Yehouda Pink, président du groupe de travail susmentionné, « vient de divers horizons. De plus, alors que certains d’entre eux ont des racines solides dans l’organisation en tant que Chlou’him de deuxième et troisième génération au Royaume-Uni, d’autres ont relevé le défi d’une culture inconnue. »

Le plus expérimenté des nouveaux arrivants est le Rav Osher Krichevsky, dont l’appel précédent de quatorze ans, ravivant le judaïsme à Omsk, en Sibérie, a été brutalement interrompu par le gouvernement russe. Après avoir été soudainement bannis du pays, lui et sa famille se sont installés dans le quartier de Hammersmith à Londres, construisant organiquement une communauté où aucune n’existait auparavant.

Les Chlou’him nouvellement nommés desservent une variété de communautés à travers le pays. Leurs lieux vont du marché animé de Camden à Londres à la ville provinciale de Milton Keynes, de la première synagogue dirigée par un Rav à Worthing au huitième centre Habad à Greater Manchester.

Un point central du groupe de travail était de répondre directement aux besoins des communautés émigrées. À cette fin, aux côtés du Habad Israeli Center de Londres, ils ont ouvert le premier centre pour les natifs français. Le Rav Yossef Naparstek, qui a fondé le Habad Francophone de Maida Vale il y a seulement quatre ans, construit rapidement une communauté du grand groupe de familles qui ont traversé la Manche pour faire de la localité centrale de Londres leur domicile ; lors de la conférence, il a pu annoncer leur bail sur un bâtiment suffisamment grand pour accueillir les activités en constante expansion.

Plans pour l’avenir

Les 100 Chlou’him rassemblés comprenaient ceux qui se concentrent sur des démographies distinctes, ce qui a conduit à diverses sous-conventions tout au long de l’événement. Le Rav Zalmy Loewenthal de CKids International à Merkos 302 a dirigé une conversation stratégique et promouvant l’avenir du mouvement de la jeunesse au Royaume-Uni. Il a également présenté le Rav Sholom Kalmenson, qui déménagera à Leeds en tant que premier Shliach dédié à CKids. Pendant ce temps, les Chlou’him axés sur les adolescents ont eu une session séparée, et le corps des aumôniers d’hôpitaux et de prisons a échangé des idées sur les meilleures pratiques. Le réseau de campus de Habad, avec onze Chlou’him à temps plein sur le campus et quatre autres familles de Chlou’him qui, en plus de leur maison traditionnelle de Habad, servent également leur campus local, est le plus grand du pays ; ils se sont réunis pour une table ronde juste à temps pour planifier la prochaine année universitaire.

Lors du Kinous, il y a eu aussi des moments de concentration et d’inspiration. Le Rav Zalman Vishedsky de Bâle, en Suisse, est venu diriger un Farbrenguen, qui a duré jusqu’au lever du soleil. Pendant ce temps, le Rav Mordy Dinerman de l’Institut d’apprentissage juif (JLI) a présenté des idées pratiques du Rabbi sur l’enseignement de la Torah, suscitant des éloges. Le Rav Moshe Kotlarsky, président de la Conférence internationale des Chlou’him, et à qui le Rabbi a confié la facilitation des Kinousim régionaux à travers le monde, a rejoint la conférence via un flux en direct. Il a partagé des mots d’encouragement avec les Chlou’him, les félicitant pour leurs efforts de rassemblement, en particulier durant l’année septennale de Hakhel.

Représentant les Chlou’him récemment nommés, le Rav Dovie Shochat de Hill East, Londres et le Rav Shaya Gourarie de Worthing, Angleterre, ont chacun partagé des mots d’inspiration lors des sessions générales.

Le Rav Mendy Kotlarsky, représentant le quartier général de Habad, a voyagé de New York pour rejoindre le Kinous. « En tant que visiteur », a déclaré le Rav Kotlarsky à la foule, « je suis émerveillé de voir une telle vitalité et croissance. Un véritable exemple de ce que le Rabbi nous a enseigné, que nous n’atteindrons notre plus grand potentiel que lorsque nous travaillerons ensemble, comme un front uni pour le bien. »

 

MyShliach Yechivat Kayits Royaume-Uni conclut une première semaine passionnante

MyShliach Yechivat Kayits Royaume-Uni conclut une première semaine passionnante

 

MyShliach Yechivat Kayits Royaume-Uni, un camp d’été unique conçu pour les enfants des Chlou’him qui étudient en ligne, a réussi à conclure sa première semaine exaltante. Le camp, qui se déroule dans le cadre pittoresque du Pays de Galles, au Royaume-Uni, est le premier en son genre, offrant un cadre idéal pour un été d’apprentissage, de divertissement et de création d’amitiés durables.

Le Yechivat Kayits a été initié par le Rav Yossi et Rivky Cheruff, Chlou’him à Birmingham, au Royaume-Uni, et le Rav Eli et Freidy Brackman, Chlou’him à Oxford, au Royaume-Uni, en réponse au besoin d’une expérience de camp en personne pour les jeunes Chlou’him en Europe qui suivent le calendrier scolaire américain. Le programme vise à créer un mélange parfait d’apprentissage et de préparation pour la yeshiva, ainsi que des activités tout au long de la journée.

Sous la direction de conseillers dévoués et de Maggidei Chiourim: Zalman Pape, Yankel Brown, Avremi Reinitz, et Avi Metzger, les jeunes Chlou’him progressent dans leur connaissance de la Torah et du Judaïsme. Un nouveau curriculum créé par l’équipe de MyShliach à Merkos 302 est utilisé pour la première fois cet été. Soigneusement adapté pour ce groupe d’âge spécifique, le programme englobe divers sujets, dont Masse’het Tamid, les subtilités du Beth Hamikdach, la Hala’ha, et la Hassidout.

Après une matinée complète de seder avec études et prières, les après-midis étaient remplis de voyages excitants et d’aventures en plein air, permettant aux enfants d’explorer la beauté et les sites de la région.

Alors que la première semaine touchait à sa fin, le Rav Zalmy Weingarten, directeur du Yechivat Kayits, a réfléchi aux réalisations accomplies en si peu de temps. « Les jeunes Chlou’him ont non seulement montré un enthousiasme pour leur apprentissage, mais ont également noué des liens profonds avec d’autres campeurs venant de différentes parties de l’Europe. Les liens qu’ils continuent de tisser perdureront sans aucun doute au-delà de l’été. »

Avec encore deux semaines à venir, MyShliach Yechivat Kayits Royaume-Uni est impatient de continuer à offrir un été incroyable aux jeunes Chlou’him. Au fil des jours, les campeurs continuent de saisir l’opportunité d’apprendre, de grandir et de créer des souvenirs pour la vie.

 

Vendredi 21 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Devarim – « Chabbat ‘Hazone – La parabole du vêtement » – Rav Levi Azimov

Vendredi 21 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Devarim – « Chabbat ‘Hazone – La parabole du vêtement » – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Chabbat ‘Hazone – La parabole du «vêtement»
Source : Likouté Si’hot volume 29, Si’ha sur Chabbat ‘Hazone

 

1 – La parabole de Rabbi Levi Its’hak de Berditchov sur le « Chabbat ‘Hazone » 

Ohr HaTorah sur le Na’h tome 2, page 1097 : Rav Hillel de Paritch dit : J’ai entendu au nom du Rav de Berditchov la parabole suivante : Un père avait un fils précieux, pour lequel il confectionna un vêtement précieux pour qu’il le porte. Le fils n’y fit pas attention, ne se comporta pas comme il faut et déchira le vêtement en morceaux. Son père lui confectionna un second vêtement précieux que le fils déchira aussi. Que fit le père ? Il lui confectionna un troisième vêtement, mais il ne le laissa pas le porter et il le dissimula. A certains moments définis, le père montrait le vêtement à son fils en lui disant : « Regarde ! Si tu te comportes dans le droit chemin, tu pourras porter ce vêtement ». Et cela même habitue l’enfant à suivre le droit chemin, au point que cela devienne comme une nature chez lui, alors le père le laissera porter le vêtement sans craindre que l’enfant ne retrouve son mauvais comportement, car [le bon comportement] est devenu comme sa nature.
C’est cela le sujet de « Chabbat ‘Hazone », « ‘Hazone » signifiant « vision » : [au cours de ce Chabbat], on montre à chaque Juif le futur Temple, de loin etc. ; et cela est suffisamment clair pour celui qui comprend…

2 – Analyse : Cette vision est-elle destinée aux Tsadikim ou « à chaque Juif » ? 

Guemara Meguila 3a : « Moi Daniel, je fus seul à voir l’apparition ; les hommes qui étaient avec moi ne la voyaient point ; mais, une grande frayeur s’étant emparée d’eux, ils s’enfuirent pour se cacher » (Daniel 10, 7) – même si [ceux qui étaient avec Daniel] ne voyaient pas, leur Mazal voyait, c’est pourquoi ils prirent peur.

Likouté Si’hot : Il en est de même en ce qui nous concerne : le fait de voir le futur Temple durant Chabbat ‘Hazone n’est pas un sujet réservé aux seuls Tsadikim, qui le raconteraient ou dévoileraient ensuite aux enfants d’Israël ; les Sages précisent bien que l’on « montre à chaque Juif » – le Mazal (une partie de très élevée) de l’âme voit le Temple et cela a un impact concret sur l’homme, y compris sur son corps et sur son âme animale.

3 – Développement : Pourquoi le Temple serait-il comparé à un « vêtement » ? 

Likouté Si’hot : Un vêtement est adapté à la taille de l’homme qui le portera : il doit être ni plus court et ni plus long, ainsi que la Hala’ha stipule que les vêtement du Cohen, représentant « l’honneur et la gloire » (Tetsavé 28, 2) doivent correspondre à la taille du Cohen. En revanche, les dimensions d’une maison sont bien plus grandes que celles d’un homme, ainsi que la Hala’ha stipule qu’une maison est assujettie à la Mezouza uniquement si elle mesure au moins 4 x 4 coudées (environ 2 x 2 mètres) (Guemara Souccah 3a), ce qui dépasse amplement les dimensions [de l’espace] qu’un homme occupe : 1 x 1 coudée (environ 1 x 1 mètre) (Guemara Erouvine 4b).
On comprend donc que le lien entre le vêtement et l’homme qui le porte est bien plus proche que le lien entre la maison et l’homme qui y réside. En regardant un vêtement, on peut apprendre certains détails sur l’homme qui le porte, sur sa longueur et sa largeur etc., étant donné que le vêtement est adapté à la taille de cet homme.

4 – L’image du vêtement : La précision extrême de chaque détail du Temple

Chroniques I 28, 19 : Tous les détails du plan sont consignés par écrit, tel que l’Eternel me l’a fait connaître.

Midrach Tan’houma Michpatim 18 : Le Temple d’en bas correspond [à l’identique] au Temple d’en haut.

Likouté Si’hot : La sainteté du Temple n’est pas « une sainteté générale », celle d’être « la maison de D.ieu »… En effet, le Temple comporte plusieurs « saintetés » : le saint des saints, les différentes sections etc., chacune correspondant à une partie [similaire] dans le Temple spirituel. De même, les différences de sainteté relatives à l’espace du Temple sont liées à des différences de niveau dans le peuple d’Israël : [Israël, Lévi, Cohen etc.].

5 – L’apport du troisième Temple : chacun verra la précision spirituelle des détails !

Zohar 3 221a : Le Temple fut construit par un homme, il ne put donc se maintenir. C’est pourquoi Salomon avait déclaré : « Si l’Eternel ne bâtit pas une maison, c’est en vain que peinent ceux qui la construisent » (Psaumes 127, 1). A ce jour, aucun Temple ne fut construit par D.ieu. A l’avenir, il est écrit : « L’Eternel rebâtira Jérusalem » (Psaumes 147, 2), et c’est cette construction que nous attendons et pas celle d’un homme, éphémère.

6 – Approfondissement : « Chaque créature, chaque détail, chaque instant » ! 

Tanya, portique de l’unicité et de la foi, ch. 1 : Il est écrit : « Pour l’éternité, D.ieu, Ta parole demeure immuable dans les cieux » (Psaumes 119, 89) ; le Ba’al Chem Tov commente ainsi : la « parole » avec laquelle D.ieu déclara « Qu’un espace s’étende au milieu des eaux etc. » [ainsi que les autres « dix paroles » créatrices], ce sont bien ces mots et ces lettres qui restent à jamais dans l’espace et dans tous les cieux, et qui les vivifient.

7 – Le rôle essentiel du Temple dans l’innovation majeure de l’ère messianique

Isaïe 40, 5 : La gloire de D.ieu se révélera, et toute chair, [avec les autres], verront que c’est D.ieu Qui parle.

Likouté Si’hot : En plus du fait, qu’à l’avenir, « la gloire de D.ieu » se révélera et on pourra reconnaître le fait que chaque créature fut créée par D.ieu – « toute chair » verra que la véritable essence de chaque créature, avec ses caractéristiques particulières, [provient] bien de la « la parole de D.ieu » qui est habillée en cette créature.

8 – Enseignement : Le « droit chemin » doit « devenir une nature » chez le « fils » ! 

Likouté Si’hot : Lorsqu’un Juif sert D.ieu par soumission, le fait de suivre le « droit chemin » n’est pas « naturel » chez lui, au contraire : c’est à l’opposé de sa nature ; et même lorsque cet homme parvient à servir D.ieu avec ses traits de caractère, il reste limité à la tendance naturelle de son âme animale. En revanche, lorsque l’homme parvient à s’adonner entièrement au service divin, ce service devient toute l’essence de l’homme, [l’essence de chaque détail de son être, à l’image des détails du « vêtement »] ; alors, suivre le droit chemin devient « comme une nature » chez l’homme. Et c’est bien ce service qui accélérera le dévoilement du troisième Temple qui « descendra tout prêt du Ciel », ici-bas, dans notre monde, rapidement et de nos jours, littéralement !