Un événement inattendu à la grotte de Ma’hpela : Neuf adolescents demandent à mettre les Téfilines pour la première fois de leur vie

Un événement inattendu à la grotte de Ma’hpela : Neuf adolescents demandent à mettre les Téfilines pour la première fois de leur vie

 

Le Chalia’h (envoyé) du Rabbi à la grotte de Ma’hpela, le Rav Yoni Attia, est habitué à un rituel quotidien dédié aux fidèles juifs du monde entier. Il met les Téfilines à ceux qui viennent visiter la tombe des patriarches. Cependant, ce qui s’est passé récemment l’a pris par surprise.

 

Ce matin-là, neuf adolescents sont venus en délégation pour visiter ce lieu sacré et prier. À la surprise générale, ils ont demandé à mettre ensemble les Téfilines, une première dans leur jeune vie. C’était un moment émouvant, non seulement pour ces jeunes hommes mais aussi pour le Rav Attia qui n’avait jamais vécu une telle expérience auparavant.

« C’était un moment que je n’oublierai jamais », a partagé le Rav Attia. « Voir ces jeunes hommes faire le choix de mettre les Téfilines pour la première fois de leur vie, une Mitsva si importante, m’a touché profondément. C’était une démonstration d’engagement et de dévotion qui m’a rempli d’espoir pour l’avenir de notre communauté. »

Dans une atmosphère chargée d’émotion, ils ont tous chanté ensemble la prière :

הַמַּלְאָךְ הַגֹּאֵל אֹתִי מִכָּל רָע יְבָרֵךְ אֶת הַנְּעָרִים וְיִקָּרֵא בָהֶם שְׁמִי וְשֵׁם אֲבֹתַי אַבְרָהָם וְיִצְחָק וְיִדְגּוּ לָרֹב בְּקֶרֶב הָאָרֶץ.

 « L’ange qui m’a délivré de tout mal, il bénira les garçons ». C’était une manière touchante de marquer cet événement et de bénir ces jeunes hommes alors qu’ils entreprennent leur voyage spirituel.

Le Rav Attia espère que cette expérience inspirera d’autres jeunes à embrasser leur foi et à mettreles Téfilines. « C’est un moment fort, qui renforce notre lien avec D.ieu et notre identité juive. Je suis honoré d’avoir pu être une partie de ce moment pour ces jeunes adolescents », a-t-il conclu.

L’histoire de ces neuf adolescents à la grotte de Ma’hpela est une preuve de l’impact que peuvent avoir de tels actes de foi. Ils rappellent à tous l’importance de la transmission des traditions et de l’engagement envers la foi juive pour les générations futures.

Le Rav Motty Lipsker a failli s’étouffer pendant le Chabbat : un appel urgent pour apprendre les premiers secours

Le Rav Motty Lipsker a failli s’étouffer pendant le Chabbat : un appel urgent pour apprendre les premiers secours

 

Le Rav Motty Lipsker de Lod, en Israël, a failli mourir étouffé pendant le dîner du Chabbat, lorsqu’un biscuit dur est resté coincé dans sa gorge. Maintenant, il appelle tous les membres de la communauté hassidique de Habad à apprendre les gestes de premiers secours.

 

Le Rav Motty Lipsker était en train de profiter de la traditionnelle cérémonie du repas du Chabbat, vendredi soir avec sa famille quand l’incident s’est produit. Au beau milieu du repas, un biscuit dur est resté coincé dans sa gorge, ce qui a provoqué un début d’étouffement.

Face à la détresse respiratoire de Lipsker, un des convives a rapidement réagi et a effectué « la manoeuvre de Heimlich« , une technique couramment utilisée en cas d’étouffement. Grâce à l’action rapide et décisive de cet invité, le Rav a pu recouvrer sa respiration et retrouver la vie.

Suite à cet événement dramatique, le Rav Lipsker a publié une vidéo le lendemain matin pour partager son expérience terrifiante. « J’ai senti que j’étais en train de m’effondrer », a-t-il avoué, visiblement ému par la gravité de la situation qu’il venait de vivre.

Mais plutôt que de se focaliser sur sa propre expérience, le Rav Lipsker a décidé d’utiliser cet événement pour sensibiliser les autres. Il a fait appel à tous les membres de la communauté Habad, les exhortant à apprendre les techniques de premiers secours. Selon lui, c’est une compétence essentielle que tout le monde devrait maîtriser, car on ne sait jamais quand une situation d’urgence peut se produire.

Ce message puissant du Rav Lipsker souligne l’importance de la formation aux premiers secours, non seulement au sein de la communauté Habad, mais également pour toute personne susceptible de se trouver face à une situation d’urgence médicale. Cette expérience a rappelé que les accidents peuvent arriver à tout moment, même pendant des moments sacrés comme le Chabbat, et que la connaissance des premiers secours peut faire la différence entre la vie et la mort.

 

 

La manoeuvre de Heimlich

La manœuvre de Heimlich, également appelée compression abdominale, est une technique de premiers secours utilisée pour aider une personne en train de s’étouffer lorsqu’un objet obstrue ses voies respiratoires. Elle a été développée par le Dr Henry Heimlich.

Voici comment effectuer la manœuvre de Heimlich sur un adulte ou un enfant de plus d’un an :

  1. Placez-vous derrière la personne qui s’étouffe et assurez-vous qu’elle est penchée en avant.
  2. Enveloppez votre bras autour de sa taille et penchez-la légèrement vers l’avant.
  3. Localisez le nombril avec votre main libre et placez le poing juste au-dessus, avec le pouce vers l’intérieur.
  4. Saisissez fermement votre poing avec votre autre main et donnez une série de cinq compressions abdominales rapides et fermes vers le haut et vers l’intérieur.
  5. Après chaque série de compressions abdominales, vérifiez si l’objet obstruant est visible et si la personne peut respirer.
  6. Si l’obstruction persiste, répétez les compressions abdominales jusqu’à ce que l’objet soit expulsé ou que des secours médicaux arrivent.

Il est important de noter que la manœuvre de Heimlich doit être réalisée avec précaution et seulement lorsque la personne est réellement en détresse respiratoire. Si la personne est capable de parler, tousse ou respire normalement, il n’est pas nécessaire de pratiquer la manœuvre de Heimlich.

De plus, la manœuvre de Heimlich diffère pour les nourrissons de moins d’un an. Dans ce cas, vous devez donner des tapes fermes mais douces dans le dos de l’enfant pour tenter de déloger l’objet obstruant.

 

 

 

 

Bernard Henri Lévi, les Téfilines et Loubavitch : Une rencontre émouvante au cœur de l’Ukraine en conflit

Bernard Henri Lévi, les Téfilines et Loubavitch : Une rencontre émouvante au cœur de l’Ukraine en conflit

 

Bernard Henri Lévi, le célèbre philosophe français, est récemment allé à la rencontre du Rav Avraham Wolf, le Chalia’h du Rabbi à Odessa en Ukraine. Ce rendez-vous entre ces deux figures de la pensée et de la spiritualité a donné lieu à des échanges profonds sur la situation délicate que traverse actuellement l’Ukraine, en proie à un conflit armé avec la Russie.

 

Le célèbre philosophe et cinéaste français, Bernard Henri Lévi, a une fois de plus montré son engagement sans faille envers les questions mondiales cruciales. Cette fois, il se trouve au cœur du conflit ukrainien, où il documente le déchirement du pays dans son dernier documentaire « SLAVA UKRAINI ».

Dans le cadre de cette mission, Lévi a eu une rencontre profondément émouvante et significative avec le Mouvement Loubavitch à Odessa. Ce mouvement, une organisation juive orthodoxe d’envergure mondiale, joue un rôle essentiel dans le soutien des communautés juives touchées par le conflit.

Lors de cette visite, une interaction particulièrement poignante a eu lieu. Le Rav Avraham Wolf, le Chalia’h du Rabbi à Odessa, a proposé à Bernard Henri Lévi de mettre les Téfilines, une pratique religieuse juive qui consiste à porter de petits boîtiers en cuir contenant des versets de la Torah sur la tête et le bras. Lévi a accepté avec émotion, témoignant de l’impact humain profond du conflit en Ukraine.

Cette rencontre entre Lévi et le Mouvement Loubavitch souligne l’intersection entre le conflit et la religion, montrant l’impact des crises mondiales sur les communautés religieuses et culturelles. Par cette action simple mais puissante, Lévi a montré sa solidarité avec ceux qui sont touchés par la guerre.

En outre, cet rencontre souligne également l’importance du rôle des organisations religieuses et communautaires comme le Mouvement Loubavitch dans le soutien aux personnes en temps de conflit. Malgré les défis auxquels ils sont confrontés, ils continuent à fournir un soutien spirituel et pratique à ceux qui sont dans le besoin.

Bernard Henri Lévi continue de prouver que, même au milieu de la guerre et du conflit, l’humanité, la compassion et la foi peuvent perdurer. Sa rencontre avec le Mouvement Loubavitch en Ukraine est une puissante illustration de cette vérité.

 

 

Attentat dans le Gush Etzion : Un père et ses deux filles blessés dans leur voiture à la jonction de Tekoa

Attentat dans le Gush Etzion : Un père et ses deux filles blessés dans leur voiture à la jonction de Tekoa

Elrai Kapah, bénévole du service de secours sans frontières de MDA dans le Gush Etzion, a été blessé lors d’une fusillade à l’intersection de Tekoa lorsqu’il se trouvait dans sa voiture avec ses deux filles qui  ont été légèrement blessées par des éclats. Il a été soigné par ses collègues, bénévoles du service de secours sans frontières de MDA de Gush Etzion, et il est maintenant dans un état stable à l’hôpital Shaare Zedek.

Les terroristes ont ouvert le feu depuis un véhicule en passant.

Prions pour sa guérison. Elrai, fils de Bat Sheva, est un bénévole du service de secours sans frontières de MDA (Magen David Adom).

Son beau-frère et sa belle-sœur, Dov et Rachel Kol, ont été assassinés il y a 18 ans, le 23/7/2005, lors d’une fusillade contre leur voiture sur la route des missiles dans le Gush Katif.

Le secouriste en chef de MDA, Netanel Rabi, et l’ambulancier de MDA, Avichai Tubi, ont déclaré : « Nous sommes arrivés sur les lieux en quelques minutes et avons constaté beaucoup d’agitation. Un homme d’environ 35 ans était allongé conscient sur la route et souffrait de blessures par balles. Nous lui avons prodigué des soins médicaux en collaboration avec les forces médicales de Tsahal et l’avons évacué dans une unité mobile de soins intensifs de MDA vers l’hôpital dans un état grave et stable. Deux autres personnes qui se trouvaient à proximité ont été légèrement blessées par des éclats et transportées à l’hôpital tout en recevant des soins médicaux. »

Leah Klein, ambulancière bénévole d’United Hatzalah, qui était l’une des premières intervenantes sur les lieux, a déclaré : « En collaboration avec le personnel des services médicaux d’urgence de l’IDF, nous avons traité un homme dans la trentaine blessé par balles et deux jeunes femmes, ses filles, légèrement blessées. L’homme était dans un état modéré mais stable lors de son transport à l’hôpital. »

Le maire du Conseil régional de Gush Etzion et président du Conseil de Yesha, Shlomo Ne’eman, a déclaré : « Ce matin, il y a eu une attaque terroriste par balles à la jonction de Tekoa. Un habitant de Gush Etzion a été gravement blessé, et ses deux filles, qui étaient avec lui dans la voiture, ont été légèrement blessées par des éclats. Les blessés ont été transportés à Shaare Tzedek, tandis que les forces de l’IDF poursuivent les terroristes. »

 

S’exprimant depuis le lieu de l’attentat, Ne’eman a déclaré : « Ce matin a été terrible avec des nouvelles difficiles, car il y a eu une fusillade terroriste ici à Gush Etzion. Nous parlons d’une zone où il n’y a pas eu d’attaque terroriste grave depuis des années. Nous souhaitons tous un prompt rétablissement à la personne blessée et soutenons les forces de sécurité qui captureront bientôt les terroristes abjects et régleront leur compte avec eux. Nous ne céderons pas aux terroristes qui cherchent à verser du sang juif et à nous chasser de notre pays. Les services d’urgence et tous les organismes concernés sont en contact avec la famille de la victime et travaillent pour aider au mieux tous nos résidents. »

 

Binyamin Netanyahu évacué à l’hôpital : Appel à la prudence lors de la vague de chaleur

Binyamin Netanyahu évacué à l’hôpital : Appel à la prudence lors de la vague de chaleur

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été évacué à l’hôpital après avoir ressenti un malaise lors d’une visite au lac de Tibériade. Cela rappelle l’importance de la sensibilisation à la santé et à la sécurité pendant les périodes de températures extrêmes. Netanyahu a appelé la population à prendre des précautions pendant la vague de chaleur en cours.

 

Dans un événement qui a suscité une vive inquiétude, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été évacué samedi après-midi vers les urgences de l’hôpital Sheba Medical Center. Les premières informations ont indiqué qu’il avait ressenti un malaise suite à une exposition prolongée au soleil pendant une visite au lac de Tibériade avec sa femme. Heureusement, son état de santé a été rapidement confirmé comme stable.

Peu de temps après son arrivée à l’hôpital, Benjamin Netanyahu a publié une vidéo pour rassurer le public sur son état de santé. Il a admis que son choix de passer du temps au soleil sans protection adéquate, notamment sans chapeau ni eau, n’était pas judicieux. Cependant, il a tenu à préciser qu’il se sentait bien et a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui se sont souciés de lui.

Profitant de cette occasion, le Premier ministre a lancé un appel à la population israélienne pour faire preuve de prudence en raison de la vague de chaleur qui sévit actuellement dans le pays. Il a demandé à chacun de réduire son exposition au soleil, de boire davantage d’eau et de prendre soin de sa santé pendant cette période critique.

La santé de Benjamin Netanyahu a également suscité des réactions de la part de diverses personnalités politiques. Le président israélien Isaac Herzog a exprimé ses vœux de bon rétablissement au Premier ministre et s’est réjoui d’apprendre qu’il se portait bien. De son côté, l’ancien Premier ministre Ehud Barak, un des leaders des manifestations anti-gouvernementales, a annoncé que les protestations se poursuivraient malgré l’absence de Netanyahu.

Alors que la famille et les proches de Netanyahu lui ont rendu visite à l’hôpital, son fils Avner est apparu quittant l’établissement en fin d’après-midi. Cette visite a permis de souligner le soutien familial dont bénéficie le Premier ministre.

Malgré cet incident, la réunion gouvernementale prévue pour dimanche se tiendra comme prévu. Il est important de souligner que la santé et le rétablissement complet du Premier ministre sont d’une importance capitale pour le pays, mais que les affaires gouvernementales ne seront pas perturbées.

Cette situation met en évidence l’importance de la sensibilisation à la santé et à la sécurité pendant les périodes de températures extrêmes. Alors que les vagues de chaleur continuent de sévir dans de nombreuses régions du monde, il est essentiel que les individus prennent des mesures pour se protéger du soleil, s’hydrater régulièrement et rester à l’écoute des conseils des autorités sanitaires.

En conclusion, l’évacuation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu vers l’hôpital Sheba Medical Center suite à un malaise causé par la chaleur a provoqué une onde de préoccupation dans le pays. Netanyahu, dont l’état de santé est stable, a saisi cette occasion pour appeler les Israéliens à faire preuve de prudence face à la vague de chaleur en cours. Cette situation rappelle l’importance de prendre des mesures de précaution pendant les périodes de températures extrêmes et souligne l’attention particulière accordée à la santé du Premier ministre par la population et les personnalités politiques.

L’homme  qui avait annoncé son intention de brûler une Bible a fait volte-face : «Mon objectif est de démontrer que nous devrions tous nous respecter»

L’homme qui avait annoncé son intention de brûler une Bible a fait volte-face : «Mon objectif est de démontrer que nous devrions tous nous respecter»

Dans un nouveau développement choquant en Suède, un une Bible  était sur le point d’être incendiée ce Chabbat 15 juillet devant l’Ambassade d’Israel à Stockholm. Cette annonce survenait après un incident similaire fin juin, lorsque des pages d’un Coran ont été brûlées devant la principale mosquée de Stockholm lors d’un « rassemblement » approuvé par la police locale au début de la fête musulmane de l’Aïd-al-Adha.

Cet acte a déclenché une vague d’indignation à l’échelle internationale. Maintenant, une répétition de cet incident est prévue avec un une Bible destinée à être brûlée devant l’ambassade d’Israël. Un individu a reçu l’autorisation d’organiser un rassemblement public pour cet acte, selon Sveriges Radio, une station de radio locale.

L’homme de 30 ans qui a initié la demande a affirmé qu’il agissait en « réponse » à l’incendie du Coran et faisait une « déclaration symbolique pour la liberté d’expression », comme l’a rapporté Mattias Sigfridsson, le chef de la police locale.

Finalement ans une révélation surprenante, un homme de 32 ans qui avait annoncé son intention de brûler une Bible ce Chabbat à Stockholm a fait volte-face, expliquant que son dessein véritable était de contester les actes d’incinération de livres sacrés, notamment le Coran, dans le pays nordique.

Malgré l’autorisation obtenue de la police suédoise pour tenir son rassemblement devant l’ambassade d’Israël le vendredi, une décision qui avait suscité la critique de l’Etat hébreu et de plusieurs organisations religieuses, l’homme a changé de cap.

Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël. avait condamné fermement l’acte prévu et appelant la Suède à respecter les textes sacrés de toutes les religions. :
« Je condamne fermement la décision des autorités suédoises de permettre la combustion d’une Bible devant l’ambassade d’Israël dans le pays. L’État d’Israël considère cette décision dégradante comme une grave offense contre ce qui est le plus sacré pour le peuple juif. Tous les livres sacrés de toutes les religions doivent être respectés. »

Ahmad A., l’homme derrière le projet de manifestation, a partagé avec les médias son intention de dénoncer ceux qui ont brûlé des Corans en Suède au cours des derniers mois, un acte qui n’est curieusement pas prohibé par la loi suédoise.

Pour plus d’information: Coran incendié : comment l’action d’un immigrant irakien en Suède a déclenché une tempête de protestations dans le monde musulman.

« C’est une réponse à ceux qui ont brûlé le Coran. Je veux mettre en évidence que la liberté d’expression devrait respecter certaines barrières », a souligné ce citoyen suédois d’origine syrienne, âgé de 32 ans.

« Mon objectif est de démontrer que nous devrions tous nous respecter les uns les autres » Il a ajouté : « Mon message est que nous devrions nous respecter mutuellement. Nous partageons la même société. Si je brûle la Torah, quelqu’un d’autre la Bible et encore un autre le Coran, nous serons sur la voie de la guerre… Je voulais simplement montrer que ce n’est pas la bonne chose à faire ». « Il est contraire aux principes du Coran de brûler un livre sacré, et je n’envisage pas de le faire. Personne ne devrait faire cela », a conclu l’homme à la barbe soigneusement taillée. La petite foule s’est ensuite dispersée paisiblement, à environ cinquante mètres de l’ambassade israélienne, sur une prestigieuse avenue du centre de Stockholm.

 

Texte et Audio : Matot-Masseï à la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Matot-Masseï à la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

 (Pour la santé et la réussite de Aaron ben Rachel et de Sim’ha bat Esther Malka, ainsi que de leurs enfants)

Dans la Paracha Masseï, la Torah nous raconte au sujet ‘des voyages’ des enfants d’Israël dans le désert. Il est écrit ‘des voyages’ et non pas un (seul) voyage. Depuis leur sortie d’Egypte, les juifs effectuèrent 42 étapes avant d’arriver sur la terre d’Israël. L’Egypte symbolise l’étroitesse et les limites. En Egypte les enfants d’Israël étaient noyés dans les 49 portes de l’impureté et vécurent de terribles souffrances. Leur premier voyage quand ils quittèrent l’Egypte fut celui de la délivrance de leur esclavage, mais la délivrance au-delà de toutes les limites n’était pas encore atteinte. D’autres voyages furent nécessaires avant de parvenir sur une terre ‘bonne et large’. Les juifs devaient avancer et s’élever encore et encore. D’une étape vers une autre ils dépassaient une limite pour en atteindre une deuxième jusqu’à parvenir en Erets Israël.

Le passage de la limite vers l’infini s’accorde à l’histoire des enfants d’Israël. Chaque juif possède les moyens de briser les limites de lui-même et les limites de ce monde. C’est le droit de chacun, du coupeur de bois et du porteur d’eau jusqu’au grand Sage de la Torah. Chaque étape de notre vie nous élève vers un niveau toujours plus élevé, et le but ultime est d’arriver dans un endroit qui n’a pas de limites.

A la fin de la lecture du quatrième livre de la Torah l’Assemblée dit d’une voix forte : ‘Hazak ‘Hazak vé Nit’hazèk’, ‘Sois fort ! Sois fort ! Et puissions-nous être renforcés !’.

Du fait que nous exprimons à trois reprises le désir d’être fort pour accomplir notre mission de faire de ce monde une demeure pour l’Essence divine, le Rabbi nous donne ici la signification du chiffre 3 :
Le Chiffre 1 représente la Sainteté, telle qu’elle est et que rien ne vient perturber.
Le chiffre 2 représente une situation dans laquelle la Sainteté est opposée aux forces du mal, à ‘l’autre côté de la Sainteté’ (‘Sitra A’hara’).
Enfin le chiffre 3 représente la victoire de l’homme sur les forces du mal. Le Rabbi, décrit alors deux façons de vaincre le mal.

La première est qualifiée comme étant une révélation ‘du haut vers le bas’.
‘Du haut’, car il s’agit d’un dévoilement de la lumière divine, ‘vers le bas’, car cette lumière a pour effet d’éliminer le mal qui s’oppose à l’homme dans ce monde ici-bas.

La deuxième façon de vaincre le mal est un travail que le Rabbi qualifie comme étant ‘du bas vers le haut’, car il s’agit du travail personnel de l’homme lui-même, afin de faire tout ce qui est en son pouvoir pour raffiner le mal, et même pour parvenir à le transformer en bien.

L’avantage d’un dévoilement ‘du haut vers le bas’ est qu’il s’agit du dévoilement d’une lumière illimitée, car celle-ci vient de D.ieu. Ce n’est pas le cas quand il s’agit du travail de l’homme qui est ‘du bas vers le haut’, car même si l’homme possède une âme divine, il demeure malgré tout soumis aux limites que lui imposent son corps.

Cependant, et c’est là le point central essentiel de cet enseignement du Rabbi, le travail réalisé par l’homme possède un avantage incontestable. Certes, la lumière qui vient d’en-haut a pour effet de neutraliser le mal, mais il se peut que cet effet soit temporaire. Pour se débarrasser totalement du mal, pour parvenir à le transformer, à ‘élever le mal vers le bien’, ‘du bas vers le haut’, l’action de l’homme est nécessaire :

Dans le discours ‘Hassidique intitulé ‘Vé Atah Tètsavéh’, le Rabbi explique qu’il peut y avoir une situation dans laquelle un Juif agit durant une longue période en étant éclairé par une Lumière divine (‘du haut vers le bas’) qui le pousse à faire don de lui-même pour accomplir la Volonté divine. Il sera même prêt à renoncer à sa propre vie si cela s’avère nécessaire pour préserver son Judaïsme. Dans ce cas, le mal n’a aucune emprise sur lui, bien car ‘il agit au-delà de la raison et de l’intellect, avec une inébranlable détermination pour faire le bien et fuir le mal pour faire de ce monde une demeure pour D.ieu’ (‘La Source’, Rabbi Rachab).
Cette lumière divine inspiratrice se révèle en s’unissant aux forces de son âme, à son intellect et à ses émotions, et c’est pour cela qu’il parvient à faire don de lui-même (c’est ‘le don total de soi’ : la force de ‘messirout-néfèch’).

Cependant, si cet éclairage divin venait à disparaître, il redeviendrait exactement ce qu’il était auparavant, avant de recevoir l’inspiration divine. C’est-à-dire qu’il retrouverait son intellect et ses sentiments dans leurs états naturels, sans que rien n’ait changé. De fait la force qui le poussait à agir au-delà de ses propres limites était comme ‘une chose ajoutée à son état naturel’. Aussi, le Rabbi explique que l’éclairage divin, sans un travail personnel de l’homme, demeure insuffisant pour changer la nature des forces de l’âme. Ce changement n’est possible que si l’homme accomplit un travail ‘du bas vers le haut’.

Peu à peu, nous nous approchons du mois d’Elloul et des jours redoutables du mois de Tichri. Pendant cette période la Téchouva est au centre de notre service divin et celle-ci doit aussi être inspirée par le lien qui unit nos efforts personnels ‘du bas vers le haut’ (Masseï), avec le dévoilement de la Lumière divine ‘du haut vers le bas’ (Matot) :

Le Rabbi nous enseigne que pendant le mois de Tichri notre service divin est animé par un mouvement qui nous élève au-dessus des limites de ce monde. En ce sens, notre service divin pendant le mois de Tichri s’accorde à lumière du Nom Havayeh qui représente le niveau du Divin qui est au-delà de ce monde matériel.

A l’opposé, à la fin du mois de Tichri commence notre service divin qui consiste à agir de manière concrète dans ce monde matériel et dévoiler de cette façon la lumière du Nom Havayeh cachée par le Nom Elokim.

Pour se faire, cela implique forcément d’examiner de temps en temps notre situation en établissant un bilan moral, spirituel. Il s’agit dans ce cas de parfaire les aspects négatifs de notre comportement. Le Rabbi souligne que lorsque l’on établit un tel bilan et que l’on s’efforce ensuite de corriger concrètement nos pensées nos paroles et nos actes, nos performances n’atteignent pas un niveau supérieur car nos capacités sont elles-mêmes limitées (‘même si l’homme possède une âme divine, il demeure malgré tout soumis aux limites que lui imposent son corps’).

Il existe donc une seconde manière d’agir. Celle de se plonger dans la Téfilah et dans l’étude de la Torah. De fait, la lumière de la Torah étant illimitée détient le pouvoir de repousser tous les aspects négatifs de notre vie. Cela s’accorde au principe selon lequel ‘un peu de lumière chasse beaucoup d’obscurité’, et à plus forte raison quand il s’agit de beaucoup de lumière.

Cependant, ce bain de Lumière dans lequel se trouve celui qui étudie la Torah et accomplit les Commandements divins n’a pas pour effet de faire disparaître totalement les aspects négatifs de notre personnalité. En effet, l’ensemble de ces aspects négatifs n’a été que repoussé pendant le temps de notre prière ou celui de notre étude de la Torah, sans que nous ayons examiné chacun de ces aspects en particulier afin de pourvoir nous-mêmes à leur réparation. Le Rabbi préconise donc que la perfection véritable de notre Téchouva consiste à unir ensemble ces deux niveaux. Nous devons effectivement réparer chaque détail négatif de notre comportement tout en nous élevant en même temps, au niveau supérieur de la Torah et des Mitsvoth. Cette manière d’agir nous permet d’attirer dans chaque détail que nous nous efforçons de corriger, en agissant avec nos forces limitées, la lumière illimitée qui est le fruit de notre prière et de notre étude de la Torah.

On ne parvient donc à transformer les aspects négatifs de notre personnalité que lorsque l’on unit ces deux manières d’agir, c’est à dire lorsque l’on unit notre travail personnel qui est du bas vers le haut (Elokim) avec la Lumière divine qui vient du haut vers le bas (Havayeh). On accède de cette façon à une Téchouva supérieure car d’après l’enseignement du Rabbi l’union de ces deux niveaux est l’expression véritable de la révélation du Nom Havayeh dans le Nom Elokim. Le travail personnel du bas vers le haut (Elokim) nous permet d’agir sur tous les différents aspects négatifs de notre personnalité, et la Lumière divine qui descend du haut vers le bas (Havayeh) par le fait de prier et d’étudier la Torah vient parfaire nos efforts en transformant définitivement l’obscurité des éléments négatifs de notre personnalité en lumière.

Il s’agit donc de réaliser l’union de lumière divine qui vient d’en-haut avec la lumière qui vient de lui-même (‘d’en-bas’), de son propre travail, au moyen de ses propres forces, des forces naturelles de son intellect, de ses sentiments, et de ses actes.
Cet enseignement qui provient du discours ‘Hassidique ‘Vé Atah Tètsavéh’ s’accorde donc parfaitement au contenu profond du Dvar Mal’hout sur l’union des Parachiot ‘Matot-Massei’. De fait, ‘Matot’ représente le dévoilement ‘du haut vers le bas’ de la lumière divine, ainsi qu’il est écrit (30,2) : ‘Ceci est le sujet que L’Eternel a ordonné’, et ‘Massei’ représente le dévoilement ‘du bas vers le haut’ de l’action et du travail de l’homme, ainsi qu’il est dit : ‘Ce sont les voyages des enfants d’Israël’.

C’est précisément à ce sujet que le Rabbi nous donne l’explication profonde de l’expression ‘Hazak ‘Hazak vé Nit’hazèk’, ‘Sois fort ! Sois fort ! Et puissions-nous être renforcés !’ :

Le premier ‘Hazak est celui de la Paracha ‘Matot’. Il correspond au dévoilement d’une lumière divine supérieure, dans ce monde inférieur. Un dévoilement ‘du haut vers le bas’
le ‘Hazak de la Paracha Masseï correspond à un dévoilement ‘du bas vers le haut’. Ce dévoilement est dû au travail de l’homme, à ses efforts continus pour raffiner le monde matériel afin de l’élever vers la Sainteté.

Comme il a été expliqué précédemment, le point fondamental du Dvar Mal’hout se fonde sur la différence qui existe entre le dévoilement ‘du haut vers le bas’ et le dévoilement ‘du bas vers le haut’. Quand il s’agit d’un dévoilement ‘du haut vers le bas’, D.ieu dévoile une lumière illimitée qui détient le pouvoir de neutraliser les forces du mal. Cependant ce dévoilement n’a pas un effet permanent. A l’opposé, par son propre travail, ‘du bas vers le haut’, l’homme a la possibilité de se transformer, et de transformer ce monde matériel, en y faisant pénétrer la Sainteté de manière profonde (voir le Discours ‘Ve Ata Tetsaveh’). La notion de ‘dévoilement du bas vers le haut’ exprime donc l’idée de transformer ‘le bas’ en un réceptacle capable de recevoir de façon permanente les plus hauts dévoilements divins, ‘le haut’.

La situation idéale est celle du troisième ‘Hazak, l’union entre la Paracha Matot avec la Paracha Masseï. C’est à dire. L’union entre le dévoilement de la lumière infinie de D.ieu, ‘du haut vers le bas’, avec le travail de l’homme, ‘du bas vers le haut’.

En effet, l’avantage d’un dévoilement du ‘haut vers le bas’ est qu’il s’agit du dévoilement d’une lumière illimitée, car celle-ci vient de D.ieu (ce n’est pas le cas quand il s’agit du travail de l’homme, car il demeure malgré tout soumis aux limites que lui imposent le corps et ce monde matériel). L’avantage du dévoilement du ‘bas vers le haut’ est que l’homme, par son travail, ne neutralise pas le mal de manière temporaire mais le transforme véritablement. Le troisième ‘Hazak représente donc l’union entre ces deux dévoilements. Dans ce cas, l’homme n’agit plus seulement avec ses propres forces (Masseï), car L’Eternel participe à son action, en lui donnant la possibilité d’agir au-delà des limites (Matot).

D’une certaine manière, le ‘Hazak de Matot-Masseï, exprime l’union entre la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, dont la force est limitée (Masseï), avec la partie de l’âme Juive qui est ‘enracinée dans L’Essence divine’, dont la force est illimitée. Ce niveau de L’Essence de l’âme est celui d’Aaron Ha Cohen. Le Rabbi souligne que la date du jour de la Histalkout d’Aaron est mentionnée dans la Torah : Roch Hodech Av. Le chiffre ‘Un’ (le premier jour du mois) fait allusion au niveau de l’âme de Yéhida (Unique).

Le mérite d’Aaron est incarné par la Nuée qui planait au- dessus de l’Assemblée d’Israël. De la même façon, l’Essence de l’âme ‘plane au-dessus’ de partie de l’âme qui s’habille dans le corps. Pendant ce Chabbat, avec l’aide d’Hachem, nous recevrons la force d’unir ces deux parties de l’âme. La force d’attirer Yé’hida, le point de notre âme qui échappe à toutes les limites, afin qu’il ne ‘plane’ plus au-dessus de nous-même et éclaire notre intellect et nos sentiments de manière profonde.

 

Résumé :
Le Rabbi nous enseigne que le mot ‘Masseï’ : ‘Voyages’ désigne l’action de se déraciner d’un état spirituel, pour atteindre un état supérieur et sans commune mesure avec l’état précédent. De ce fait, le mot ‘Voyages’ n’est pas sans exprimer ‘la distance’ qui sépare les forces de l’âme (Masseï) de Yé’hida (Matot), car Yé’hida représente l’ultime point qui se situe au-delà de ce monde, de tous ses détails, de toutes ses formes, de toutes ses limites. Aussi, l’union entre la Paracha Matot et la Paracha Masseï évoque la possibilité qui nous est donnée d’atteindre ce point ultime, car L’Eternel nous donne pendant ce Chabbat des forces illimitées pour parcourir cette distance.
Dans ce cas, nous recevrons l’inspiration divine pour mener à bien notre mission sacrée. Nos pensées nos paroles et nos actes ne seront plus sous aucune emprise, mais briseront véritablement toutes les limites, et nous attacheront au Rabbi de manière profonde, en provoquant le désir de D.ieu de résider dans ce monde, avec la venue du Machia’h, dès à présent, avec l’aide de D.ieu.