Les enseignements du Rabbi : Comment rapprocher ceux qui se sont éloignés du judaïsme?

Les enseignements du Rabbi : Comment rapprocher ceux qui se sont éloignés du judaïsme?

Quand on rencontre un Juif qui est dans un état de « Tinok Chénichba, bébé captif parmi les nations » (éloigné du judaïsme), la façon de le rapprocher de la Torah et du judaïsme ne peut pas être de « repousser avec la main gauche », de se fâcher et de crier sur lui, de le menacer avec des punitions, etc., car il s’éloignera et fuira immédiatement et refusera de le rencontrer à nouveau. Au contraire, il faut le faire avec amour et rapprochement, « la main droite doit rapprocher ».

Il faut lui expliquer sa grande valeur, en tant que fils d’Abraham, Isaac et Jacob, et en tant que fille de Sarah, Rebecca, Rachel et Leah, et jusqu’à son immense stature simplement parce qu’il est le fils unique du Roi des rois, le Saint béni soit-Il, et que son âme est « véritablement une part de D.ieu d’en haut », sur laquelle il est dit « L’âme que Tu as mise en moi est pure ».

Il faut aussi lui expliquer que chaque Juif est comme une « terre désirée », qui contient des trésors précieux, de belles pierres et des perles, et qu’il ne faut que retirer la poussière qui le recouvre et révéler le précieux trésor caché dans les profondeurs de la terre. Il faut aussi lui expliquer la parabole connue, où l’on donne à une personne une boîte fermée avec de belles pierres et des perles, et on lui donne la clé de la boîte, qu’il a le pouvoir d’ouvrir et d’utiliser les trésors qu’elle contient à tout moment qu’il le souhaite ! En effet, chaque Juif a en lui des trésors spirituels immenses et précieux qu’il suffit de creuser et de révéler, et il a le pouvoir de le faire.

Il faut lier cette action de rapprocher l’autre par amour pour Israël et l’unité d’Israël, avec l’enseignement de la Michna dans le deuxième chapitre des Pirké Avot, que l’on étudie ce Chabbat : « Rabbi Eliezer dit : Que l’honneur de ton ami te soit aussi cher que le tien »… Il faut le traiter avec tout le respect qui lui est dû, « que l’honneur de ton ami te soit aussi cher que le tien », et parfois encore plus que le tien.

Tout cela doit être accentué et souligné pendant la période la période des trois semaines menant à Tichea Beav. Il faut aussi rappeler et évoquer la coutume d’organiser des « siyoumim » (cérémonies de fin d’étude d’un traité talmudique) pendant les « neuf jours », afin d’ajouter à la joie de la Torah de manière permise, ce qui annule les aspects contraires à la joie. Il est bon que les siyumim soient organisés « dans une grande assemblée, l’honneur du roi », en invitant encore plus de Juifs (par amour pour Israël et l’unité d’Israël) à la joie totale de la Torah, même si la plupart d’entre eux n’ont pas fini le traité eux-mêmes.

Il faut ajouter qu’il est approprié d’organiser des « siyoumim » sur des traités dont la fin est facile à expliquer à chaque Juif, même le plus simple. Dans ces « siyoumim », on peut également inclure un Juif que l’on rencontre dans la rue et au milieu de ses affaires, en lui racontant qu’un « siyoum » a été organisé ce jour-là sur un certain traité, et en répétant devant lui la fin du traité, qui est un dicton des sages facilement compris par chaque Juif, ou même simplement en lui disant le dicton de la fin du traité sans lui dire qu’il s’agit d’un « siyoum », car de cette manière, on le fait participer au « siyoum » même sans qu’il le sache.

 

 

Suite à une mobilisation sans précédent : l’achèvement du 8ème Sefer Torah des enfants juifs en un temps record

Suite à une mobilisation sans précédent : l’achèvement du 8ème Sefer Torah des enfants juifs en un temps record

C’est une période de grande joie et d’excitation. Pour la première fois en seulement deux ans, un effort sans précédent de recrutement massif de disciples Habad a conduit à l’achèvement du 8ème Sefer Torah. Au cours du dernier mois, 77 545 enfants ont été enregistrés, contribuant ainsi à l’achèvement de ce projet sacré. 

 

jeudi 13 juillet, dans les premières heures de l’après-midi, les dernières lettres restantes du Sefer Torah ont été saisies dans les bureaux du « Comité pour l’écriture du Sefer Torah des enfants d’Israël » à Kfar Habad:

« Aujourd’hui a été une journée record pour la saisie des lettres. Selon les données, rien que le mois dernier, 77 545 lettres ont été achetées dans le Sefer Torah ».

La cérémonie de clôture et l’entrée du Sefer Torah auront lieu cette année, l’année du Hakhel, le 20 Menachem Av, le jour de la Hilloula du père du Rabbi, sur l’esplanade du Mur occidental à Jérusalem et il sera introduit dans la synagogue ‘Tsemach Tsedek’ dans la vieille ville, comme le veut la tradition, avec la participation de milliers de disciples de Chabad.

Le septième Sefer Torah a été términé il y a environ deux ans, le 20 Menachem Av 5781-2021. C’est un record par rapport aux Sifrei Torah précédents.

  • Le premier Sefer Torah a été terminé le 20 Menachem Av 1981,
  • Le  second Sefer Torah a été terminé  5 ans plus tard, le 20 Menachem Av 1986.
  • Lee troisième Sefer Torah a été terminé après 9 ans plus tard, le 26 Elloul 1995.
  • Le quatrième Sefer Torah a été terminé après 10 ans plus tard, le 20 Menachem Av 2005.
  • Le cinquième Sefer Torah a été terminé après 7 ans plus tard,  le 20 Menachem Av 2012.
  • Le sixième Sefer Torah a  été terminé 4 ans plus tard, le 20 Menachem Av 2016.
  • Le septième a été terminé 5 ans plus tard, le 20 Menachem Av 2021
  • Seul le huitième a été terminé en 2 ans et sera inauguré au Kotel le 20 Menachem Av, lundi 7 août 2023.
Vendredi 14 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Mattot-Massé – « Kefar : l’essence divine du villageois » – Rav Levi Azimov

Vendredi 14 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Mattot-Massé – « Kefar : l’essence divine du villageois » – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Matot – «Kefar» : l’essence divine du villageois
Source : Likouté Si’hot volume 38, Si’ha sur Matot

1 – Dans notre Paracha : Yaïr s’empare des « ‘Havote », des villages de l’ennemi

Matot 32, 41 : Yaïr, descendant de Menaché, alla et s’empara de leurs ‘Havote, qu’il nomma ‘Havote de Yaïr.

Rachi : Leurs ‘Havote. « Leurs villages » (selon la traduction d’Onqelos). Qu’il nomma ‘Havote de Yaïr. Comme il n’avait pas d’enfants, il appela [ces villages] à son nom, à titre de souvenir.

2 – Analyse : L’appellation « ‘Havote » désigne-t-elle des villes ou des villages ? 

Ezra Ibn : Havote. Des villes puissantes.

Radak sur Chmouel II 23, 11 : ‘Haya (de la même racine que ‘Hava). Une ville sans murailles.

Devarim 3, 4-14 : Nous prîmes alors toutes ses villes ; il n’y a pas un bastion que nous ne leur ayons pris : soixante villes formant tout le district d’Argov, … toutes fortifiées de hauts remparts. … Yaïr, descendant de Menaché, s’empara de tout le district d’Argov, … auquel il donna son nom, ‘Havote de Yaïr, jusqu’aujourd’hui.

‘Houkat 21, 25 : Et Israël s’établit dans toutes les villes des Amorréens, à Hechbone et dans toutes ses Banote [littéralement : ses filles] (les villages qui lui étaient contigus – Rachi).

3 – Analyse : Les conquérants nommaient-ils les villes au nom de leurs enfants ?

Na’halat Ya’akov sur Rachi ibid. : Qu’est-ce qui oblige Rachi à expliquer qu’il appela ainsi les villages parce qu’il n’avait pas d’enfants ? Pourtant, ceux qui partaient à la conquête de territoires, avaient justement l’habitude de nommer ces territoires à leur propre nom, comme Nova’h le fit, dans le verset suivant : « Nova’h aussi y alla et s’empara de Kenath et de sa banlieue, qu’il appela Nova’h, de son propre nom » (Matot 32, 42).

Berechit 4, 17 : …Caïn bâtit une ville, qu’il appela au nom de son fils ‘Hano’h (en souvenir de son fils – Rachi).

Likouté Si’hot : Si Yaïr avait simplement attribué le nom de la ville à son nom, comme le font tous les conquérants, la Torah ne l’aurait pas raconté ! Certainement que cela vient nous apprendre quelque chose.

Explication : La particularité de la nomination de ce « village », par Yaïr 

Likouté Si’hot : Les deux commentaires de Rachi sur ce verset se suivent : Rachi privilégie l’interprétation d’Onqelos que Yaïr dédia des « villages » à son nom ; et pourquoi ne choisit-il pas des « villes » qui sont bien plus importantes ? C’était pour faire allusion à la mémoire de son nom, en précisant le fait qu’il n’avait pas d’enfants : en effet, le « village » symbolise « l’enfant », car il est le dérivé, la « banlieue » de la cité.
Le terme « ‘Havote » évoque la notion de mémoire, car « ‘Havote » est le pluriel de « ‘Hava » qui vient de la même racine que « ‘Haya (vivante) » (voir Berechit 3, 20). En appelant les villages « ‘Havote Yaïr (vies de Yaïr) », Yaïr souhaitait ainsi faire en sorte ces villages soient la continuité et la mémoire perpétuelle de sa vie.

5 – Approfondissement : Pourquoi modifièrent-ils le nom de ces villes ? 

Rabbénou Be’hayé sur Matot 32, 3 : Par les noms de ces villes, le texte fait allusion au fait que ces dernières faisaient partie du territoire de Si’hon et ‘Og, qui étaient idolâtres. Ainsi, les enfants de Gad et de Reouven ont modifié le nom des villes qu’ils ont conquises, et ils voulaient s’y installer et servir D.ieu, Lui seul. C’est pourquoi ils demandèrent : « Que cette terre soit donnée à tes serviteurs en héritage » (Matot 32, 5), en d’autres termes : « nous voulons être la source de l’annulation de l’idolâtrie et de l’établissement de l’Unicité divine ! ».

Likouté Si’hot : Le sens spirituel du verset : « Yaïr .. alla et s’empara de leurs ‘Havote » est qu’il s’empara spirituellement de ces villages en y supprimant toute trace d’idolâtrie. Son nom « Yaïr » – celui qui éclairera – fait également allusion à la métamorphose qu’ils ont faite de l’autre côté du Jourdain : ils transformèrent un lieu de culte de l’idolâtrie, « comparée à la mort » (Tanya ch. 22), en un lieu de « ‘Havote Yaïr » – de vitalité et de lumière (synonymes de la sainteté), au point d’être source de vitalité (‘Hava), d’un éclat qui brillera à l’ère messianique. Et cette transformation des forces du mal s’exprime dans l’idée d’un « Kefar », d’un village.

6 – « Kefar » : une appellation qui symbolise la transformation du mal en bien 

Guemara ‘Haguiga 13b : Ce qu’Ezéchiel a vu, Isaïe l’a aussi vu. A quoi ressemble Ezéchiel ? A un villageois qui observe le Roi. A quoi Isaïe ressemble ? A un habitant de la cité qui observe le Roi.

Rachi : Isaïe ne cherche pas à raconter chaque détail de sa vision : en tant que prince ayant grandi dans le palais, il n’est pas impressionné et étonné par chaque détail [de la scène à laquelle il est témoin].

Likouté Si’hot : Il en est ainsi spirituellement, en ce qui concerne l’observation de D.ieu, le Roi des rois des rois : l’habitant de la ville (« Ben Kera’h ») fait référence à l’homme qui travaille toujours dans le monde de la sainteté, qui n’est pas impressionné par le dévoilement divin car ce n’est pas nouveau pour lui. Le villageois (« Ben Kefar ») représente l’homme qui évolue dans l’obscurité de ce monde. Dès qu’il parvient à raffiner et à purifier une parcelle de ce monde pour l’élever à la Sainteté, l’innovation dont il fait preuve l’impressionne énormément ! L’appellation « Kefar » désigne donc l’essentiel de l’effort du raffinement de la matière !

7 – Enseignement : L’impact éternel de l’effort du « villageois », dans ce monde !

Likouté Si’hot : Bien que, en termes de dévoilement, le service divin du « villageois » – évoluant dans un lieu où la divinité est occultée, est inférieur à celui du « citadin » – évoluant dans une réalité plus proche du Roi, de D.ieu ; et pourtant, du fait de sa soumission à D.ieu, le « villageois » atteint l’Essence Divine même, transcendant et dépassant toute révélation [niveau auquel le « citadin » ne parvient pas concrètement].
Ainsi, lorsque les enfants d’Israël attribuent un « nouveau nom » à un « village », cela y apporte la « mémoire », car l’« Essence » divine, transcendant toute notion de révélation, produit la notion d’éternité, qui ne peut être altérée ou oubliée. C’est pourquoi, c’est bien le nom « ‘Havote Yaïr » qui est resté « jusqu’aujourd’hui ».

Hayom Yom du 25 Tamouz : Un Juif ne veut pas et ne peut pas être déconnecté de la Divinité

Hayom Yom du 25 Tamouz : Un Juif ne veut pas et ne peut pas être déconnecté de la Divinité

קיימים בחסידות שני ביטויים מאוד אופיניים:

א) יהודי מכיר באלוקות וחש את העל-טבעי ואינו זקוק להוכחות על כך.

ב) יהודי אינו רוצה ואינו יכול להיות מנותק מאלוקות.

האמת היא ששני הביטויים – אחד הם: יהודי מכיר באלוקות וחש את הלמעלה מן הטבע – לכן אינו יכול להיות מנותק מאלוקות.

 

Il y a, dans la ‘Hassidout, deux expressions très caractéristiques:

1 – Un Juif reconnaît la Divinité, sent ce qui transcende la nature et n’a besoin, pour cela, d’aucune preuve.

2 – Un Juif ne veut pas et ne peut pas être déconnecté de la Divinité.

En réalité, ces deux expressions n’en font qu’une: un Juif reconnaît la Divinité et sent ce qui transcende la nature. C’est pour cela qu’il ne veut pas et ne peut pas être déconnecté de la Divinité.

Menahem Mendel Narboni, un jeune Habad français, fait sensation en Israël après une intervention audacieuse sur les réseaux sociaux

Menahem Mendel Narboni, un jeune Habad français, fait sensation en Israël après une intervention audacieuse sur les réseaux sociaux

 

Menahem Mendel Narboni, un jeune Loubavitch français populaire sur les réseaux sociaux pour son engagement envers le judaïsme, a récemment fait sensation en Israël et sur le web mondial. Sa réaction lors d’une expérience sociale dramatisée du YouTubeur juif français Benco a été saluée par des millions de spectateurs. Alors que Benco simule une tentative d’immolation en public, Narboni est le seul parmi la foule à intervenir, démontrant ainsi un acte de bravoure et de compassion qui a touché le cœur des internautes juifs et non-juifs.

Le jeune français Menahem Mendel Narboni, membre actif de la communauté Habad et populaire (75000 abonnés) sur TicToc pour ses actions positives et éducatives sur le judaïsme, a récemment suscité l’admiration d’Israël et des internautes du monde entier.

L’incident qui a attiré l’attention mondiale s’est produit lors d’une expérience sociale orchestrée par Benco, un YouTubeur français connu. Dans un drame public à Paris, Benco a simulé une immolation en se versant de l’essence factice sur lui et en brandissant un briquet. Face à cette situation inquiétante, et malgré la présence de nombreux passants et des personnes attablées aux terrasses des cafés, Mendel Narboni a été le seul à intervenir.

« J’ai vu son visage triste et j’ai eu peur qu’il ne cherche à se suicider. Je lui ai arraché le briquet des mains », a déclaré Mendel Narboni, qui a ensuite passé du temps avec Benco pour s’assurer qu’il se portait bien. Le subterfuge a été révélé lorsque la caméra cachée a été montrée à Narboni.

Ce geste de courage et de compassion a suscité l’éloge des spectateurs, en particulier des 125000 abonnés de la chaîne YouTube de Benco. Des commentaires tels que « Les Juifs ont un bon cœur » et « Cet homme est un ange » ont inondé la section des commentaires, soulignant la bonté de Mendel Narboni et critiquant l’indifférence des spectateurs.

Mendel Narboni est connu pour son engagement envers la diffusion du judaïsme et la lutte contre l’antisémitisme. Il est souvent vu en train de mettre les Téfilines aux passants juifs dans la rue, offrant des rafraîchissements à tous, et discutant du judaïsme avec des personnes de tous les horizons sur les plateformes TikTok et Instagram.

Interview de Mendel Narboni sur RadioJ

Cyrielle Sarah Cohen: Bonjour à tous, nous sommes ici en direct avec Jean-Luc Azoulay pour découvrir notre coup de cœur de 16h30. A ses côtés se trouve Mendel Narboni, un jeune homme de 18 ans, créateur de contenu suivi par plus de 56 000 personnes sur TikTok, connu sous le nom de « Le Mendel ». Bonjour Mendel.

Mendel Narboni: Bonjour.

Je suis ravie de vous avoir ici, de vous découvrir. J’ai parcouru TikTok de fond en comble et je me suis beaucoup amusée. Pouvez-vous nous expliquer comment vous en êtes arrivé à devenir créateur de contenu sur les réseaux sociaux malgré votre jeune âge et votre formation de pâtissier ?

En fait, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de créateurs de contenu juifs qui revendiquent leur judaïsme sur les réseaux sociaux francophones, contrairement à ce qu’on trouve en Amérique. Sur Internet, les seuls contenus que nous avions étaient des cours. Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont une influence énorme sur la jeunesse et tout le monde est influencé par eux. Le Rabbi de Loubavitch a envoyé des émissaires dans le monde entier pour ramener les Juifs les plus perdus, mais sur les réseaux sociaux, cela n’existait pas encore. Donc j’ai décidé de combler ce vide.

Et cela fonctionne pour vous. Parlez-nous un peu de vos concepts sur TikTok.

En fait, j’ai deux concepts principaux. Le premier est un concept divertissant où je suis dans la rue avec un ami qui me filme avec mon iPhone. Nous allons voir des gens dans la rue, toujours avec ma kippa, et nous leur posons des questions. Par exemple, je leur demande de compléter des expressions françaises et parfois les réponses sont complètement à côté de la plaque. Cela crée des moments assez sublimes.

Avez-vous été surpris par certaines réponses ou échanges ? Et est-ce que cela favorise le vivre ensemble ?

Les réponses à côté de la plaque sont ce que je cherche réellement. Quand nous faisons ces vidéos dans la rue, notre but est de trouver des personnes un peu décalées pour que cela fasse le buzz. Quant au vivre ensemble, au début, il y avait beaucoup d’insultes de la part des autres communautés. Mais maintenant, les gens voient que je m’entends bien avec tout le monde, je parle avec tout le monde, et même les abonnés d’autres régions viennent me voir pour prendre des photos. Maintenant, ils m’apprécient.

C’est intéressant de voir que vous créez des liens avec des personnes issues de différentes communautés. Parlez-nous un peu du côté éducatif de vos vidéos.

En fait, je veux sensibiliser les gens qui ne sont pas forcément de la communauté juive, les ramener vers nous. Je veux aussi faire découvrir la religion juive sous un angle nouveau. Par exemple, dans mes vidéos, je montre comment s’habiller en tant que Juif, je parle des commandements et j’explique différents aspects de notre religion.

C’est une très bonne initiative. Quels sont vos objectifs à l’avenir ?

Pour l’instant, je souhaite rester sur les réseaux sociaux et continuer à faire de l’argent grâce à YouTube. J’ai aussi l’intention de réaliser de plus grandes vidéos et peut-être même monter sur scène pour des spectacles humoristiques. La radio est également une possibilité.

C’est ce que nous vous souhaitons. Merci beaucoup d’avoir été notre coup de cœur aujourd’hui, Mendel. Je pense que c’est une excellente initiative, originale et qui favorise le vivre ensemble. Merci d’être venu sur Radio J.

Merci à vous.

 

 

REPORTAGE SUR LA CHAINE « REGA SHEL HOHMA » (Cliquez sur l’image pour voire le vidéo)

 

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