3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Lundi 16 Nissan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Lundi 16 Nissan 5785

3 chapitres du jour

Résumé des lois relatives au Chabbat (Chapitres 24, 25 et 26)

Chapitre 24 – Les activités interdites pendant le Chabbat (13 lois)

  1. Activités interdites bien que ne ressemblant pas à un travail – Interdiction de vaquer à des occupations profanes et d’en parler (discussions commerciales, projets futurs). La parole concernant des affaires est interdite, mais la pensée est permise.
  2. Interdiction d’inspecter ses jardins et champs – On ne peut pas examiner ses possessions pour voir ce qui leur est nécessaire. On ne doit pas se rendre à l’extrémité du té’houm pour être proche de ses affaires après le Chabbat.
  3. Conditions d’attente à la limite du té’houm – Interdiction d’attendre près du té’houm pour réaliser après le Chabbat un acte interdit pendant le Chabbat. Permission d’attendre pour réaliser après le Chabbat un acte permis pendant le Chabbat.
  4. Règles concernant les déplacements et la parole – On peut dire à son ouvrier « Est-il possible que tu restes auprès de moi cette nuit? » mais pas « Prépare-toi à rester ». Interdiction de courir et de sauter le Chabbat. Interdiction de multiplier les paroles futiles.
  5. Permissions relatives aux mitsvot – Permission de courir pour une mitsva (vers la synagogue ou la maison d’étude). Permission de faire des comptes et mesures liés à une mitsva. Permission de visiter les malades et consoler les endeuillés.
  6. Voyage en bateau et abrogation des vœux – Permission de voyager en bateau la veille du Chabbat pour une mitsva. Permission d’abroger des vœux le Chabbat.
  7. Interdiction d’appliquer des sanctions – Les sanctions, même faisant l’objet d’un commandement positif, ne repoussent pas le Chabbat. Aucune flagellation ni peine de mort ne peut être appliquée pendant le Chabbat.
  8. Surveillance des biens – Permission de garder ses fruits et de chasser ceux qui viendraient les prendre. Il est permis de protéger ce qu’on possède déjà, mais pas d’acquérir de nouveaux biens.
  9. Protection des cultures sans mouvements interdits – Interdiction de taper des mains ou danser pour protéger les semences, de crainte qu’on lance un caillou.
  10. Permissions pendant bein hachemachot (crépuscule) – Les actions interdites comme chvout sont permises durant bein hachemachot pour une mitsva ou nécessité pressante. Permission de monter sur un arbre ou nager pour apporter un loulav ou un chofar.
  11. Indulgence envers les enfants – Le tribunal n’est pas obligé d’empêcher un enfant de faire un acte interdit relevant du chvout, comme arracher d’un pot non percé ou porter dans un karmélit.
  12. Restrictions sur le déplacement d’objets – Interdiction de déplacer certains objets de manière ordinaire afin que le Chabbat ne ressemble pas à un jour ordinaire.
  13. Raisons des restrictions sur la manipulation d’objets – Éviter que les personnes oisives cherchent à s’occuper et en viennent à transgresser. Distinction entre ustensiles permis et interdits établie pour tous, y compris ceux qui ne travaillent pas habituellement.

Chapitre 25 – Les règles concernant la manipulation des ustensiles (26 lois)

  1. Ustensiles dont l’utilisation est permise – Permission d’utiliser des ustensiles destinés à des usages permis comme un verre pour boire ou un couteau pour couper.
  2. Ustensiles destinés à des usages interdits – Interdiction d’utiliser des ustensiles destinés à des travaux interdits comme un mortier ou une meule.
  3. Règles de manipulation selon le type d’ustensile – Permission de manipuler tout ustensile à usage permis pour lui-même, sa place ou son utilisation. Ustensiles à usage interdit peuvent être manipulés pour leur usage ou leur place, mais pas pour l’ustensile lui-même.
  4. Exemples de manipulation d’ustensiles à usage permis – Permission de déplacer un bol pour manger, s’asseoir à sa place ou le protéger.
  5. Exemples de manipulation d’ustensiles à usage interdit – Permission de déplacer une meule pour y briser des noix ou s’asseoir, mais pas pour la protéger.
  6. Objets qui ne sont pas des ustensiles – Interdiction de manipuler pierres, argent, cannes et poutres. Exception pour les objets ayant statut d’ustensile même s’ils sont grands.
  7. Utilisation d’ustensiles pour un usage inhabituel – Permission d’utiliser un objet pour un usage auquel il n’est pas destiné, comme un marteau pour casser des noix.
  8. Règles concernant les aiguilles – Permission de manipuler une aiguille entière pour enlever une écharde, mais pas si sa pointe ou son chas est retiré.
  9. Ustensiles mis de côté pour leur valeur – Interdiction de déplacer des ustensiles réservés comme marchandise ou très précieux (mouktse par crainte d’une perte financière).
  10. Ustensiles mis de côté du fait d’un interdit – Interdiction de déplacer un ustensile qui était interdit durant bein hachemachot, même si la cause de l’interdit a disparu.
  11. Ustensiles mis de côté du fait de leur dégoût – Permission de déplacer un ustensile dégoûtant si nécessaire, comme un pot de chambre.
  12. Portes et débris d’ustensiles – Permission de manipuler les portes des ustensiles et leurs débris s’ils peuvent encore servir.
  13. Couvercles d’ustensiles – Permission de manipuler les couvercles des ustensiles s’ils sont considérés comme des ustensiles.
  14. Règles pour les objets juxtaposés – Si un objet permis et un objet interdit sont juxtaposés, on peut déplacer l’objet permis même si cela déplace l’objet interdit.
  15. Exemples d’objets juxtaposés – Permission de prendre une figue cachée dans de la paille, même si cela déplace la paille. Interdiction de déplacer une pierre ou poutre sur laquelle se trouve un pain.
  16. Enfant avec un objet interdit – Permission de porter un enfant qui tient une pierre, mais pas s’il tient un dinar.
  17. Objets oubliés sur des ustensiles – Permission de pencher un tonneau pour faire tomber une pierre oubliée, mais pas si elle y a été placée délibérément.
  18. Pierre dans un seau – Une pierre placée dans un seau en argile est considérée comme partie du seau si elle ne tombe pas lorsqu’on le remplit d’eau.
  19. Déplacement de fruits interdits à la consommation – Interdiction de déplacer des fruits dont la dîme n’a pas été prélevée. Permission pour le démaï.
  20. Règles concernant la térouma – Permission pour un juif de déplacer de la térouma. Permission de déplacer de la térouma impure avec de la pure sous certaines conditions.
  21. Pierres et matériaux réservés – Les pierres sur lesquelles on a prévu de s’asseoir avant le Chabbat peuvent être utilisées le Chabbat.
  22. Règles concernant la paille – Interdiction de déplacer la paille du lit à la main, mais permission de la déplacer avec son corps.
  23. Interdiction d’annuler la possibilité d’utiliser un récipient – On ne doit pas rendre un ustensile inutilisable, car cela équivaut à le détruire.
  24. Récipient sous un écoulement d’eau – Permission de placer un récipient sous un écoulement d’eau si l’eau est utilisable.
  25. Récupération de tévél – Permission de placer un récipient sous un tonneau de tévél qui s’est brisé.
  26. Secours aux animaux – Pour un animal tombé dans une citerne, on peut lui apporter ce dont il a besoin ou placer des coussins pour qu’il puisse monter.

Chapitre 26 – Lois diverses concernant les ustensiles et autres objets (23 lois)

  1. Ustensiles de tisserand – Permission de déplacer tout ustensile de tisserand sauf les poutres supérieure et inférieure qui sont enfoncées.
  2. Balais et briques – Les balais sont considérés comme des ustensiles à usage permis. Les briques restantes après construction peuvent être déplacées sauf si elles sont rassemblées pour une future construction.
  3. Tessons et débris – Permission de déplacer un petit tesson, même dans le domaine public. Permission de déplacer un couvercle de tonneau et ses débris.
  4. Pierres pour les toilettes – Permission d’amener trois pierres affilées aux toilettes pour se nettoyer. Interdiction d’utiliser une motte de terre friable.
  5. Choix entre pierre et tesson – Entre une pierre et un tesson, on se nettoie avec la pierre, sauf si le tesson vient d’un ustensile.
  6. Débris de nattes et tissus – Les débris de nattes sont considérés comme ustensiles à usage permis. Interdiction de déplacer des morceaux d’habits trop petits.
  7. Échelles – Interdiction de déplacer une échelle menant à l’étage. Permission de pencher celle d’un pigeonnier sans la déplacer d’un pigeonnier à l’autre.
  8. Portes et fermetures – Une porte ou fermeture attachée au mur peut être utilisée pour ouvrir et fermer. Sinon, on ne peut pas l’utiliser sauf si elle est surélevée.
  9. Porte en bois simple – Si elle n’a pas de seuil, on ne peut pas fermer avec. Avec un seuil, on peut l’utiliser.
  10. Verrous et pieux – Un pieux sans décoration peut être utilisé s’il est attaché à la porte ou déplacé avec la corde qui l’attache.
  11. Candélabres – Interdiction de déplacer un candélabre fait de plusieurs pièces. Un grand candélabre ne peut être déplacé en raison de son poids, même s’il est d’une seule pièce.
  12. Chaussures et armoires – Permission de retirer une chaussure d’un embauchoir. Permission de défaire une armoire ordinaire mais pas celle d’un blanchisseur.
  13. Objets dégoûtants – Permission de déplacer des objets dégoûtants vers un tas de fumier s’ils se trouvent dans la même cour.
  14. Aliments – Aucun aliment n’est mis de côté pendant le Chabbat, sauf les figues sèches et raisins en cours de séchage.
  15. Vidage d’entrepôts – Interdiction de commencer à vider un entrepôt sauf pour une mitsva. Permission d’y circuler pour tracer un chemin.
  16. Aliments pour animaux – Permission de déplacer tout ce qui est consommable par un animal, une bête sauvage ou un oiseau.
  17. Restrictions sur certains aliments pour animaux exotiques – Interdiction de déplacer les morceaux de verre (aliment pour autruches) ou brindilles de vigne (aliment pour éléphants).
  18. Bottes de paille et herbes – Permission de déplacer les bottes mises de côté pour nourrir un animal, mais pas pour servir de bois.
  19. Nourriture des animaux – Interdiction de racler la nourriture placée devant un taureau engraissé. Permission de transférer la nourriture d’un âne à un taureau, mais pas l’inverse.
  20. Soins au cadavre – Permission d’oindre et laver un cadavre sans faire bouger ses membres. Permission de le protéger contre la décomposition.
  21. Déplacement d’un cadavre – Permission de déplacer un cadavre exposé au soleil en posant dessus un pain ou un enfant.
  22. Protection d’un cadavre contre le soleil – Si on ne peut pas déplacer le cadavre, deux personnes peuvent s’asseoir à côté et créer un abri avec des nattes.
  23. Cadavre dégageant une mauvaise odeur – Permission de le sortir dans un karmélit si l’odeur est disgracieuse pour les vivants, par respect pour la dignité humaine.
L’exploit historique contre les missiles de croisière et les essaims de drones kamikazes : Comment ils ont été abattus

L’exploit historique contre les missiles de croisière et les essaims de drones kamikazes : Comment ils ont été abattus

 

Le système de défense aérienne israélien a réalisé un exploit historique en faisant face à la plus grande frappe de missiles et de drones kamikazes jamais lancée contre un pays. Aucun des 185 drones Shahad-136 améliorés, appelés Shahad-238, lancés par l’Iran et ses procuys, ni aucun des 36 missiles de croisière tirés n’a pénétré les frontières israéliennes.

 

Sur les 110 missiles balistiques Khaibr-Sheikan lancés, seul un petit nombre a atteint le territoire israélien tandis que davantage ont explosé avant d’atteindre leur cible. Des dommages mineurs ont été causés à la base aérienne de Nevatim, mais elle reste opérationnelle.

70 drones ont été abattus par les Américains, et les avions de chasse britanniques arrivés de Chypre ont également participé aux interceptions, notamment en Irak et en Syrie. La Jordanie a indiqué avoir aussi participé. Israël n’a pas confirmé l’implication française.

Les avions de chasse israéliens ont intercepté le reste des drones en dehors du territoire. Leur plus grande réussite fut d’abattre un si grand nombre de drones en essaim. Les Shahad-238 sont des drones kamikazes améliorés par rapport aux Shahad-136 utilisés quotidiennement par la Russie en Ukraine. Ils sont plus rapides et emportent 50kg d’explosifs.

Les drones étant petits et lents, ils sont difficiles à détecter et à verrouiller pour un avion de chasse. Mais les F-35 israéliens ont un radar spécial pour les détecter et des missiles adaptés pour les abattre. Ils ont peut-être aussi utilisé leurs canons.

L’interception des missiles de croisière à signature radar quasi-nulle fut un défi encore plus grand, relevé avec succès par les avions israéliens en dehors des frontières.

Les missiles balistiques ont été interceptés par les systèmes Arrow 2, Arrow 3 et David’s Sling. Dans un cas sans précédent, un missile balistique a même été abattu par le système anti-roquettes Dôme de Fer.

C’était la première fois qu’un pays affrontait avec succès un tel déluge de plus de 100 drones et une trentaine de missiles de croisière. A titre de comparaison, l’attaque iranienne de 2019 sur des installations saoudiennes impliquait seulement 17 drones et 4 missiles de croisière, qui n’avaient pas été interceptés.

Cette démonstration de force défensive est vue par les hauts responsables israéliens comme un facteur de dissuasion tout aussi important qu’une frappe offensive réussie, une forme de « défense préventive ». Selon eux, la capacité défensive démontrée par Israël et son alliance avec les États-Unis ont l’effet dissuasif nécessaire face à l’Iran et ses procuys.

331 missiles et drones tirés par l’Iran, aucun n’a pénétré le territoire de l’État d’Israël

331 missiles et drones tirés par l’Iran, aucun n’a pénétré le territoire de l’État d’Israël

En Israël, on estime qu’aucun missile de croisière ou drone iranien n’a pénétré le territoire de l’État pendant l’attaque • Le système de sécurité n’identifie pas d’autres menaces aériennes se dirigeant vers Israël • Les dizaines d’alertes entendues dans la nuit ont été provoquées par la chute de débris d’interception et d’intercepteurs

331 drones, missiles sol-sol et missiles de croisière ont été tirés dans la nuit (du samedi au dimanche) par les Gardiens de la révolution iraniens en direction du territoire de l’État d’Israël, la grande majorité des missiles ayant été interceptés en dehors des frontières de l’État par les combattants de la défense aérienne de l’armée de l’air ainsi qu’avec l’aide d’autres partenaires stratégiques.

En Israël, on estime qu’aucun missile de croisière ou drone n’a pénétré le territoire de l’État et selon les informations connues du système de sécurité à l’heure actuelle – il n’y a pas de menaces aériennes en route vers Israël, selon notre correspondant militaire Hillel Biton Rosen. Les dizaines d’alertes entendues pendant la nuit étaient, selon des hauts responsables du système de sécurité, le résultat de débris d’interception et d’intercepteurs, et le seul impact s’est produit sur la base de Nevatiym où des dommages mineurs ont été causés aux infrastructures.

Aux premières heures du matin, l’armée de l’air est toujours en état d’alerte maximale avec des avions dans le ciel du pays. En Israël, les succès enregistrés pendant la nuit sont attribués à la supériorité militaire et technologique des systèmes aériens, ainsi qu’à la coopération avec le commandement central américain sur lequel le système de sécurité travaille depuis plusieurs mois, et aux autres partenaires qui se sont alignés sur Israël au moment critique, la Grande-Bretagne et la France : « C’est un succès stratégique au niveau de la coalition ».

En ce qui concerne la riposte ? En Israël, certains voient dans l’attaque iranienne directe une « grande opportunité », qui nécessite de prendre les bonnes décisions d’un point de vue stratégique et de la grande image. Une source politique de haut rang a déclaré à notre correspondant militaire Hillel Biton Rosen dès le début de la nuit que la réponse serait puissante, et selon le rapport de notre correspondant militaire Mot Castel, les ministres du cabinet de guerre ont adopté la position du Premier ministre pour une réponse significative et douloureuse contre l’Iran.

L’attaque iranienne a commencé – des centaines de drones lancés vers Israël

L’attaque iranienne a commencé – des centaines de drones lancés vers Israël

 

Pour la première fois, les Iraniens attaquent Israël directement depuis leur territoire – et de manière massive : « Des dizaines de drones ont été lancés. Estimations – ils visent des cibles militaires ». Ces drones mettront environ 9 heures pour atteindre Israël. Le cabinet se réunira dans le bunker du Kirya. La Jordanie ferme son espace aérien, l’avion du Premier ministre a décollé. Biden a écourté ses vacances et un haut responsable américain a déclaré : « Nous sommes préoccupés par la possibilité que l’Iran lance une guerre de grande envergure contre Israël »

Pour la première fois, l’Iran attaque Israël directement depuis son territoire – et massivement : Selon des rapports américains, des dizaines de drones ont été lancés ce soir vers Israël. Les drones mettent de longues heures à parcourir la grande distance, et suite à cette attaque exceptionnelle – en représailles à l’assassinat à Damas – le porte-parole de Tsahal a annoncé un changement dramatique des directives du Commandement de l’arrière.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est arrivé à la base du Kirya à Tel Aviv et a fait une déclaration spéciale suite à cette attaque. Le cabinet de guerre se réunira ce soir à 23h00 et ensuite, à 00h30, le cabinet de sécurité. De manière exceptionnelle, et comme au début de la guerre, le cabinet se réunira dans le bunker du Kirya et non dans la salle de réunion de la résidence du Premier ministre. En Israël, on estime que l’attaque iranienne se concentrera sur des cibles militaires.

L’annonce spéciale de Netanyahu

Dans une première déclaration de sa part, deux heures après l’annonce du porte-parole de Tsahal sur le changement de directives, le Premier ministre Netanyahu a déclaré qu' »au cours des dernières années, et plus encore ces dernières semaines, Israël se prépare à la possibilité d’une attaque directe de l’Iran. Nos systèmes de défense sont déployés, nous sommes prêts à tous les scénarios, à la fois en défense et en attaque. L’État d’Israël est fort, Tsahal est fort, le public est fort ».

« Nous apprécions le soutien des États-Unis aux côtés d’Israël, ainsi que le soutien de la Grande-Bretagne, de la France et de nombreux autres pays », a ajouté Netanyahu. « J’ai établi un principe clair – quiconque nous attaque, nous le frapperons en retour. Nous nous défendrons contre toute menace et nous le ferons avec sang-froid et détermination. Je sais que vous aussi, citoyens d’Israël, gardez votre sang-froid. Je vous demande d’écouter les instructions du Commandement de l’arrière ».

La déclaration dramatique du porte-parole de Tsahal sur le changement de directives

Un haut responsable américain a déclaré à « Al Jazeera » qu' »ils sont très préoccupés par la possibilité que l’Iran lance une guerre de grande envergure contre Israël ». Selon le responsable, « l’Iran pourrait lancer une attaque depuis son territoire contre des cibles en Israël avec la participation de ses succursales en Irak et en Syrie. Les États-Unis défendront Israël et tenteront de faire face à une éventuelle attaque iranienne. Nos capacités militaires supplémentaires sont en position et prêtes à faire face à toute attaque de l’Iran et de ses succursales ».

Sur fond de l’attaque iranienne, l’Autorité de régulation de l’aviation civile jordanienne a annoncé une fermeture temporaire de son espace aérien pour tous les vols sortants et entrants, à partir de 23h00.

« Wing of Zion » en vol

De manière exceptionnelle, l’avion du Premier ministre « Wing of Zion » a décollé ce soir. Sur l’application « Flight Radar », on le voit en vol dans le sud du pays.

Tsahal se prépare à tous les scénarios et analyse les renseignements liés à une attaque iranienne. De nombreuses forces de défense sont déployées sur tout le territoire national, comprenant des éléments offensifs si nécessaire. Malgré la décision dramatique d’interdire les activités éducatives, y compris les colonies de vacances, Tsahal tente de faire passer un message rassurant et non de panique.

Les propos du haut responsable américain ce soir sur « Al-Jazeera » ont été tenus après que plus tôt la Maison Blanche a annoncé que le président américain Joe Biden avait décidé d’écourter son week-end de vacances dans sa maison du Delaware et de retourner d’urgence à Washington pour des « consultations sécuritaires », à l’ombre des préparatifs pour une réponse iranienne.

Parallèlement, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin s’est à nouveau entretenu avec le ministre de la Défense Yoav Gallant et lui a promis : « Israël peut compter sur le plein soutien des États-Unis pour se défendre contre toute attaque de l’Iran et de ses succursales régionales ». Le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan s’est entretenu avec son homologue Tzachi Hanegbi et a également tenu des propos similaires : « J’ai réitéré l’engagement de fer des États-Unis envers la sécurité d’Israël ».

Les restrictions et l’annulation des colonies de vacances

Ce soir, comme mentionné, le porte-parole de Tsahal a annoncé un changement dramatique dans les directives. Le général de brigade Daniel Hagari a annoncé qu’à partir de ce soir et jusqu’à lundi à 23h00, une restriction sur les rassemblements sera imposée dans tout le pays, et aucune activité éducative n’aura lieu, y compris les colonies de vacances prévues pour les vacances de Pâques. La directive affectera la tenue d’événements culturels et sportifs.

Sous la menace d’une attaque imminente de l’Iran, Israël  en état d’alerte

Sous la menace d’une attaque imminente de l’Iran, Israël en état d’alerte

Changement dramatique dans les directives du commandement de l’arrière : pas d’activités éducatives, limitation des rassemblements dans tout le pays

Le porte-parole de Tsahal a annoncé, à la lumière des préparatifs en vue d’une attaque iranienne, qu’à partir de demain il n’y aura aucune activité éducative, y compris les colonies de vacances prévues pour les vacances de Pâques. À partir de ce soir : limitation des rassemblements à un millier de personnes dans tout le pays. « Des dizaines d’avions sont prêts et préparés dans le ciel », a déclaré Hagari dans son communiqué.

Mise à jour exceptionnelle des directives du commandement de l’arrière dans le contexte des préparatifs pour une attaque de représailles iranienne suite à l’assassinat de hauts responsables de la force Quds à Damas il y a environ deux semaines : Le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Daniel Hagari, a annoncé ce soir dans un communiqué à la presse que jusqu’à lundi 23h00, une restriction sur les rassemblements sera imposée dans tout le pays, et aucune activité éducative n’aura lieu, y compris les colonies de vacances prévues pour les vacances de Pâques. La directive affectera la tenue d’événements culturels et sportifs.

Articles supplémentaires sur le sujet : • Suite aux directives du commandement de l’arrière : les matchs de Premier League devraient se dérouler sans public • Le concert d’Omer Adam prévu pour lundi au parc Yarkon sera annulé • Biden écourte ses vacances à l’ombre de la crainte de représailles iraniennes

Tsahal a annoncé qu' »à l’issue d’une évaluation de la situation, il a été décidé qu’à partir de ce soir à 23h00, un changement sera effectué dans la politique de défense du commandement de l’arrière. Dans le cadre des changements, il a été décidé d’interdire la tenue d’activités éducatives dans tout le pays. Dans les zones vertes, il y aura une restriction des rassemblements jusqu’à 1 000 personnes ».

Le ministère de l’Éducation a annoncé qu’aucune activité n’aura lieu dans :

  • les crèches,
  • les structures d’éducation spécialisée,
  • l’école pour les enfants de la maternelle à la 3e année
  • et les colonies de vacances pour les élèves de la 4e à la 6e année.
  •  les centres communautaires,
  • les départements de la jeunesse des autorités locales
  • les mouvements de jeunesse, y compris les excursions et le camping.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a tenu une évaluation opérationnelle avec le chef d’état-major Herzi Halevi et des hauts responsables du ministère de la Défense.

Le brigadier général Hagari a déclaré que « conformément à l’évaluation de la situation et compte tenu de la situation sécuritaire, à partir de demain matin et dans les prochains jours, les systèmes éducatifs, les colonies de vacances et les excursions prévues n’auront pas lieu. Demain à 6h00, nous mettrons à jour la directive. À partir de ce soir et dans les prochains jours, il est interdit d’organiser des activités éducatives, y compris des nuitées dans des campings et des excursions ».

« Nous donnerons suffisamment de temps de préparation en cas d’alerte. La vigilance, l’attention et la responsabilité sont nécessaires. Depuis le début de la guerre, nous avons fait face à une variété de menaces lancées ici par les branches de l’Iran dans la région. Nous avons su activer nos systèmes de défense et d’attaque en conséquence. Nous les avons améliorés afin qu’ils soient encore meilleurs ».

« Tsahal est en pleine préparation. Les systèmes de défense et d’attaque de l’armée de l’air sont en alerte et des dizaines d’avions sont dans le ciel. Nous effectuons une évaluation de la situation avec nos partenaires stratégiques, principalement les États-Unis, et maintenons une étroite coordination avec eux. Nous avons un excellent système de défense aérienne, mais néanmoins, la défense n’est pas hermétique. Plus tôt, l’Iran a de nouveau perpétré un acte de terrorisme en prenant le contrôle et en détournant un navire ».

Plus tôt, la Maison Blanche a annoncé que le président américain Joe Biden avait décidé d’écourter son week-end de vacances dans sa maison du Delaware et de retourner d’urgence à Washington pour des « consultations de sécurité » à l’ombre des préparatifs pour une réponse iranienne. Parallèlement, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin s’est à nouveau entretenu avec le ministre de la Défense Yoav Gallant sur fond de craintes de vengeance iranienne. Au cours de leur conversation, Austin lui a assuré qu' »Israël peut compter sur le plein soutien des États-Unis pour se défendre contre toute attaque de l’Iran et de ses branches régionales ».

Selon le communiqué du Pentagone, les deux ont discuté des menaces régionales urgentes et le secrétaire américain a réitéré le soutien indéfectible du pays à la défense d’Israël. Suite à l’annonce du Pentagone, Gallant a également publié un communiqué dans lequel il a déclaré : « Nous suivons de près une attaque planifiée par l’Iran et ses branches contre l’État d’Israël ».

Tazria ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ – Rav Yaacov Abergel

Tazria ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ – Rav Yaacov Abergel

 

 

La conception de l’Ame Juive 

L’Admour Hazaken écrit dans le deuxième chapitre du Tanya : ‘Les âmes des juifs ont été conçues dans la pensée de D.ieu, ainsi qu’il est écrit : ‘Israël est mon premier-né’ et ‘Vous êtes les enfants de l’Eternel votre D.ieu. Ainsi, ‘de même qu’un enfant est le produit du cerveau de son père, ainsi l’âme de chaque juif est le produit de la pensée et de la sagesse de D.ieu’.

Un fils est le ‘produit’ de la goutte séminale qui provient du cerveau de son père, après que cette goutte s’est transformée durant les mois de gestation dans le ventre de la mère. Les membres du corps de l’enfant se forment tout au long de cette période à partir de cette goutte ‘jusqu’à ce que même les ongles des pieds se trouvent formés par cette semence’.

L’Admour Hazaken écrit que tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés, ‘d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père même après que tous les membres du corps se sont formés car même si ces membres reçoivent leur vitalité du cerveau de l’enfant, c’est comme s’ils la recevaient du cerveau du père car le cerveau du fils est de la même Essence que le cerveau de son père.

Il en va de même pour l’âme Juive. L’Admour Hazaken démontre dans le Livre du Tanya que la relation qui existe entre le père et le fils est la même que celle qui existe entre l’Essence divine et l’Essence de l’âme d’Israël.

En effet, les âmes des enfants d’Israël proviennent de la Pensée et de la Sagesse (le ‘cerveau’) de notre Père qui est dans le ciel. L’âme de chaque Juif est l’un des membres du grand Corps que forme toute l’Assemblée d’Israël et l’âme de Moché correspond à la tête (le cerveau) du Corps de cette Assemblée. Aussi, l’Admour Hazaken nous enseigne que de même que les membres du corps reçoivent leur vitalité et sont guidés par le cerveau, les âmes du Corps de l’Assemblée d’Israël reçoivent leur vitalité et sont guidées par la tête, le cerveau : l’âme de Moché.

Ainsi, de même que ‘tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés d’une unité merveilleuse à l’Essence de la goutte du père’, les âmes de tous les enfants d’Israël (le corps de l’Assemblée d’Israël) ‘demeurent liées d’une unité merveilleuse’ à l’Essence divine (le ‘cerveau’ de notre Père qui est dans le ciel) par l’intermédiaire de Moché (le Cerveau du Corps de l’Assemblée d’Israël).

L’Admour Hazaken enseigne ici que tous les membres du corps de l’enfant sont formés à partir de la goutte du père et qu’ils demeurent liés ‘d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de cette goutte. L’Admour Hazaken démontre ici que même les parties les plus basses du corps : ‘les ongles des pieds’ demeurent liées ‘d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père.

Les parties les plus basses du corps désignent ici les âmes les moins élevées du grand Corps que forme l’Assemblée d’Israël et à l’Admour Hazaken d’enseigner que ces âmes n’en demeurent pas moins liées à ‘l’Essence de la goutte du père’.

L’âme juive est ‘le produit de la Pensée et de la Sagesse de D.ieu’. La Pensée et la Sagesse de D.ieu correspondent à la Séfira de ‘Ho’hmah du monde d’Atsilout (‘le cerveau’ de notre Père qui est dans le ciel). La ‘goutte’ qui provient du cerveau du père, c’est l’âme que l’Admour Hazaken définit comme étant ‘une parcelle de divinité véritable’. ‘L’Essence de la goutte’ désigne donc l’Essence de l’âme qui elle-même divine puisqu’elle est ‘une parcelle de divinité véritable’ (‘le cerveau du père’ c’est le ‘Divin véritable’).

A la lumière de ce qu’il vient d’être dit nous comprenons que la déclaration de l’Admour Hazaken selon laquelle ‘tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père’, signifie que même l’âme du plus simple Juif demeure liée à l’Essence divine.

‘De même que l’enfant demeure lié d’une ‘unité merveilleuse’ à l’Essence du père, un ‘Hassid demeure lié d’une unité merveilleuse à l’Essence du Rabbi’ :
Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha le Rabbi explique que le nom de la Paracha ‘Tazria’ (‘conçoit’) est fondé sur le verset (12, 2) : ‘Quand une femme conçoit et donne naissance à un garçon’. Le nom Tazria fait donc allusion à la Naissance, à la Vie, et le Rabbi nous enseigne que la Vie représente ici la Délivrance et de la venue du Machia’h, laquelle est allusionnée par le nom de la Paracha ‘Metsora’ : ‘Lépreux’ du fait que le Machiah est appellé ‘le lépreux’.

En effet, bien que cela puisse paraître étonnant, la Lèpre est plus une réparation qu’une punition. Le Rambam explique qu’elle ne fut infligée que dans le but de nous mettre en garde du péché de la Médisance (‘lachon haRa’). Dans ce cas elle ne doit être considérée que comme une guérison, comme le moyen de corriger nos fautes et parvenir de cette façon à une nouvelle vie. Ceux qui étaient atteints par la Lèpre devaient quitter le camp dans lequel résidait la Présence divine. Le Rabbi explique que cette situation, ‘hors du campement’, désigne celle de chaque Juif pendant l’exil.

Ainsi, l’enseignement du Rabbi lorsque ces deux Parachot sont juxtaposées est que nous devons semer (‘Tazria’), pendant l’exil, ainsi que la déclaré le Rabbi : ‘c’est à dire que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire de ce monde une demeure pour D.ieu, en ayant conscience que, de même que la lèpre fut le moyen d’accéder à la pureté, l’exil est le moyen d’accéder à la venue du Machia’h’.

Cet enseignement du Rabbi n’est pas sans s’accorder avec celui de l’Admour Hazaken selon lequel ‘même l’âme du plus simple Juif demeure liée à l’Essence divine’. L’Essence divine se trouve en toute chose, même dans l’obscurité la plus profonde et du fait que l’Essence de l’âme de chaque Juif est enracinée dans l’Essence divine, chaque enfant d’Israël détient le pouvoir de révéler sa force quelque-soit son niveau et quelque-soit la situation qu’il vit, même s’il se trouve ‘hors du camp’.

Notre service divin que le Rabbi a défini comme étant ‘miraculeux’ relève de notre aptitude à agir au-delà de notre nature et de nos habitudes. A l’évidence notre service divin peut être qualifié de ‘miraculeux’ lorsque nous sommes attachés profondément car ‘comme les membres du corps qui reçoivent leur vitalité et sont guidés par le cerveau, chaque Juif reçoit sa vitalité et est guidé par la tête, le cerveau de l’Assemblée d’Israël : Roch-bneï-Israël : le Rabbi’.

Cet attachement profond au Rabbi s’exprime tout particulièrement dans la déclaration de l’Admour Hazaken selon laquelle ‘tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père’. Un ‘Hassid recherche sans cesse à révéler cette ‘unité merveilleuse’ qui l’unit au Rabbi. Le Rabbi est l’Essence de l’Ame d’Israël et il détient la capacité de révéler l’Essence de l’âme de chaque Juif. D’une certaine manière il est possible de dire que de même que l’enfant demeure lié d’une ‘unité merveilleuse’ à l’Essence du père, un ‘Hassid demeure lié d’une unité merveilleuse à l’Essence du Rabbi.

Le mois de Nissan est appelé le mois de la Délivrance et c’est de cette délivrance dont il s’agit, c’est à dire du fait de révéler cette unité merveilleuse qui unit nos pensées nos paroles et nos actes à l’Essence du Rabbi. Notre service divin que le Rabbi définit comme étant ‘miraculeux’ relève de notre aptitude à agir au-delà de notre nature et de nos habitudes. Or cette attitude ne dépend que de nos efforts pour accomplir la mission que nous donne le Rabbi. C’est aussi le sens du mot ‘Pessa’h’ : ‘Saut’ qui vient pour exprimer notre attachement aux Commandements divins et à notre étude de la Torah au-delà de toutes les limites. Le Rabbi a enseigne le sens du nom Roch-‘Hodech en disant que le nom ‘Hodech est apparenté au nom ‘Hidouch : Nouveauté : l’importance de chercher la nouveauté en nous-même, à dépasser nos habitudes pour atteindre le ‘Hidouch : chercher et trouver sans cesse de nouveaux moyens pour provoquer le Dévoilement de notre Juste Machia’h dès à présent avec l’aide d’Hachem.

La lèpre cache une lumière excessivement élevée, liée au ‘plaisir supérieur’ de D.ieu : ‘Oneg-Ha Elion’ 

Par ailleurs, dans le Dvar Mal’hout sur les Parachiot Tazria-Metsora, le Rabbi explique que les signes de la lèpre apparaissent sur la peau de celui qui n’a pas encore accompli dans son service divin un certain travail. Cependant, à l’exception de ce manque particulier, la situation spirituelle générale de cet homme ne manque pas d’intégrité. Qu’il s’agisse de ses actions, ou bien qu’il s’agisse des forces de son âme.

Le Rabbi souligne que les signes de la lèpre, qui n’apparaissent que sur l’extérieur de la peau, témoignent du fait que le mal n’atteint pas les forces de son âme, il est seulement superficiel, ‘à l’extérieur de la peau’.

L’un des points essentiels de l’enseignement de la ‘Hassidout sur la lèpre, est que bien qu’elle soit fixée par la Torah et par l’intermédiaire des Cohanim, comme un signe d’impureté, la lèpre cache en réalité une très haute lumière. Le Rabbi rapporte à ce sujet l’enseignement de son père, Rabbi Lévi-Itz’hak, selon lequel la valeur numérique de l’expression ‘Ha Metsora’ (‘le lépreux’) est égale à 411, exactement comme la valeur numérique du nom Tohou.

Dans le même ordre d’idée, la ‘Hassidout nous enseigne que les lettres de ‘Néga’ (‘la tache de lèpre’) sont les mêmes que celles de ‘Oneg’ (‘le plaisir’). De fait, la lumière spirituelle de la lèpre (‘Néga’) est liée au ‘plaisir supérieur de D.ieu’ (‘Oneg-Ha-Elion).

Il nous est donné ici à comprendre que la lumière spirituelle de la lèpre est tellement élevée qu’elle ne peut trouver ici-bas un réceptacle capable de la contenir. De ce fait, lorsque cette lumière s’échappe du réceptacle au moment où il se brise, car il n’est pas assez solide pour supporter son intensité, la lumière est alors détournée vers l’autre côté de la Sainteté, et finalement utilisée par les forces du mal. Ainsi, ce que l’on appelle ‘l’obscurité’, ‘la lèpre’, résulte du fait qu’une lumière excessivement élevée n’a pas trouvé de réceptacle capable de la supporter de la contenir et de la garder.Un exemple concret du Rabbi sur ‘les signes de la Lèpre’ et le moyen de la guérir :
Le Rabbi nous donne un exemple concret. Lorsqu’un Juif ressent durant sa prière un amour très fort pour D.ieu et que son âme est alors attirée vers sa source, à tel point qu’elle serait prête à quitter le corps, ‘Ratso’, il est alors essentiel de faire descendre, après la prière, la lumière de cet amour pour D.ieu dans le réceptacle de l’étude de la Torah, ou dans celui de l’accomplissement des Commandements divins, ‘Chov’.

S’il n’agit pas ainsi ‘les signes de la lèpre apparaîtront alors sur sa peau’, c’est-à-dire que si la lumière de cet amour pour D.ieu ne s’habille pas dans le réceptacle de l’étude, ou dans celui de l’action concrète, ‘alors cette lumière excessivement élevée qui n’a pas trouvé de réceptacle capable de contenir son intensité, sera finalement détournée vers l’autre côté de la Sainteté et finalement utilisée par les forces du mal’, ainsi qu’il a été expliqué précédemment. De fait, le Rabbi enseigne à ce sujet que celui qui n’étudie pas, ou qui n’accomplit pas une Mitsva après sa prière, ressentira une vive intolérance vis-à-vis de son prochain, et tombera facilement dans la colère, ce qu’à D.ieu ne plaise.D’après l’enseignement du Rabbi, Chov, le retour de l’âme dans le corps, représente la solution, le remède et la guérison de la lèpre. Chov est lié à la faculté du Bitoul, c’est-à-dire à la soumission la plus totale vis-à-vis de D.ieu et de Sa Volonté bénie. A l’image d’un esclave qui se tient devant son maître, totalement soumis, immobile et silencieux (‘Aaron se tût’). Par cette soumission, un Juif ajoutera dans son étude de la Torah, et dans son accomplissement des Commandements divins. Grâce à cela son action aura finalement pour effet d’unir les lumières les plus élevées à des réceptacles capables de les contenir.

Le Rabbi souligne ici la qualité de la Torah (c’est l’attribut de Tiféret) d’unir deux opposés : Ratso et Chov. Ratso désigne le ciel, la lumière infinie de D.ieu. Chov désigne, la terre, le corps matériel avec ses mesures et ses limites.Dans le Séfer Ha Maamarim méloukat (4, 44), le Rabbi écrit que lorsqu’un Juif ressent de l’amertume du fait de l’obscurité qui l’empêche de voir la lumière bénie de D.ieu, il attire alors le niveau de ‘Il fit de la pénombre Sa cachette’.L’explication de ce verset des Téhilim (18, 12) est que la source spirituelle de l’obscurité est plus haute que celle de la lumière. C’est pourquoi l’obscurité de notre exil, ou encore l’obscurité de la lèpre, sont définies par le Rabbi comme des lumières trop puissantes pour être perçues comme telles (Likouteï Si’hot, 11, 132).

‘Plaie’ et ‘Plaisir’ : ‘Néga’ et ‘Oneg’ 

La déclaration du Zohar selon laquelle ‘le point est au milieu du palais’ est dite au sujet du point que l’on place à l’intérieur de l’espace vide de la Lettre Beït. De manière profonde, la lettre Beïth est la première lettre du nom Binah et représente donc l’attribut de Binah, et le point qui est placé au centre du Beïth représente l’attribut de ‘Ho’hmah. Lorsque nous méditons à un concept de la Torah et qu’une idée jaillit dans notre esprit elle apparaît sous la forme d’un ‘point lumineux’ appelé ‘éclair intuitif’ ou que l’on appelle ‘le point de ‘Ho’hmah’. Le point de ‘Ho’hmah contient tous les éléments qui vont nous permettre de construire notre analyse et notre raisonnement pour comprendre le concept de la Torah que nous étudions.

Le Rabbi Rayats explique que l’analyse que nous faisons procède de l’attribut de Binah et cette analyse doit être constamment éclairée par la lumière ‘du point de ‘Ho’hmah’ car dans ce cas ‘le point se trouve au milieu du palais’, c’est à dire que notre analyse est constamment éclairée par la lumière divine de ‘Ho’hmah. En d’autres termes notre réflexion doit être établie sous la lumière abstraite et divine de ‘Ho’hmah et c’est seulement dans ce cas que l’on connaîtra alors le plaisir : ‘Oneg’ dans notre étude de la Torah.

A l’opposé, si l’on construit notre analyse indépendamment de la lumière de ‘Ho’hmah, c’est à dire que ‘le point de ‘Ho’hmah n’est plus au milieu du palais’, alors dans ce cas les lettres du nom ‘Oneg’ forment dans un ordre différent le nom ‘Néga’ qui signifie : ‘Plaie’ car lorsque le point divin de ‘Ho’hmah cesse d’illuminer notre esprit il devient impossible de ressentir le plaisir sublime de l’étude de la Torah. ‘L’éclair de ‘Ho’hmah’ dont l’éclatante et divine lumière se doit d’illuminer constamment notre analyse : ‘le palais de Binah’.

Ainsi, nous devons remettre en question notre analyse lorsque celle-ci n’a pas été élaborée sous l’éclairage de la lumière de ‘l’éclair divin’, de la lumière de ‘Ho’hmah afin par exemple de ne pas enfermer l’objet de notre étude dans les limites de notre logique et de notre raison et parvenir ainsi à saisir un tant soit peu la Sagesse divine qui dépasse notre entendement.

De fait, notre mission consiste à faire de nous-mêmes et ce monde inférieur une demeure pour D.ieu, et le moyen d’y parvenir dépend d’abord du fait de sanctifier nos pensées, nos paroles pour devenir un réceptacle, un ‘palais’, apte à recevoir le dévoilement du Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

Dans l’enchaînement des mondes, le plaisir de D.ieu représente le plus haut niveau de la Séfira de Kéter, la lumière de Atik Yomin. La lumière supérieure de la Couronne qui qui surplombe tout l’enchaînement des mondes est ‘le ravissement’, ‘le Plaisir divin’ (‘Taanoug’) qui est au départ de la Création effective des mondes et de tout ce qu’ils contiennent.

Il en va de même chez l’homme, le plaisir est la plus haute qualité de son âme, car il est à l’origine de sa volonté et de ses actions. C’est à cela que se rapporte l’enseignement du Zohar selon lequel ‘le point doit illuminer le palais’. ‘Le plaisir’ est comparable à ce ‘point’. Un Juif doit trouver son plaisir en D.ieu et ce plaisir doit illuminer le palais de ses pensées, de ses paroles et de ses actions.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi déclare que le plus grand plaisir d’un Juif est d’avoir conscience que dans n’importe quelle situation où il se trouve, il demeure attaché à D.ieu d’un lien essentiel et éternel. L’Essence de l’âme Juive est enracinée dans l’Essence divine. Révéler la force de l’Essence de notre âme consiste à révéler le plaisir qui provient du lien de notre âme avec D.ieu. Aussi le Rabbi nous enseigne que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éveiller ce plaisir, car il détient le pouvoir de ‘briser toutes les barrières’, ‘de briser toutes les limites’, le pouvoir de pénétrer nos pensées nos paroles et nos actes.
Plus encore que cela, ‘le point est au milieu du palais’ signifie que le Rabbi est au milieu de notre Vie, car le plus grand des plaisirs provient du lien le plus profond qui nous unit à Lui.

 

 

Vendredi 12 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Tazria – Likouté Si’hot volume 17,  1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 12 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Tazria – Likouté Si’hot volume 17, 1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Tazria – Circoncision hors-normes, en Egypte
Source : Likouté Si’hot volume 17, première Si’ha sur Tazria

 

1. Avant le don de la Torah, la circoncision pouvait être effectuée la nuit, contrairement à la loi instaurée par la suite. En Egypte, D.ieu fit en sorte que les Enfants d’Israël sentent l’odeur du sacrifice de Pessa’h pendant la nuit, pour les inciter à se circoncire immédiatement.

2. Ils pratiquèrent alors la circoncision avec leur propre épée, et non avec le couteau rituel habituel. Ce n’était donc pas considéré comme un travail interdit le jour de fête, même selon la loi biblique.

3. D’après le Zohar, la nuit de la sortie d’Egypte fut lumineuse comme une journée. Cela permit de pratiquer la circoncision la nuit comme si c’était le jour.

4. Tout ceci manifeste que la sortie d’Egypte fut un véritable « saut » au-delà de toutes les limites de la nature et même de la Torah. Pour réaliser cela, D.ieu fit briller une lumière transcendant toutes les limites.

5. Ce dépassement des limites s’exprima à travers le sang du sacrifice de Pessa’h mélangé à celui de la circoncision, deux mitsvot exprimant le lien essentiel du juif avec D.ieu.

6. Cela nous enseigne que « sortir d’Egypte » dans le service divin signifie dépasser toutes ses limites physiques et psychologiques pour se lier à D.ieu de façon absolue, par une « alliance éternelle ».

En conclusion, la circoncision hors-norme pratiquée en Egypte illustre la capacité donnée à chaque juif de transcender toutes les limites pour s’attacher à D.ieu, en « sortant d’Egypte » intérieurement chaque jour.

Likoutei Dibourim : « La sueur de la Mitsva, la joie de la Mitsva »

Likoutei Dibourim : « La sueur de la Mitsva, la joie de la Mitsva »

Voici un extrait de Likoutei Dibourim du Rabbi précédent, abordant la préparation et la célébration de la fête de Pessa’h selon la tradition hassidique. Le récit décrit en détail les efforts et la dévotion de Reb Zalman, un hassid érudit et dévoué, ainsi que les coutumes et les pratiques spéciales liées à la préparation de la Matsa Chemoura. Le texte évoque également les enseignements et les principes de la Yéchiva Tom’hei Temimim de Loubavitch, mettant en lumière l’importance du travail acharné, de la fidélité, et de l’étude assidue.

 

Extrait de Likoutei Dibourim du Rabbi précédent, page 162 et suivantes

Le hassid, Reb Zalman l’ancien, avec sa longue barbe magnifique, son visage rayonnant et joyeux, et la faucille à la main – était rapide et agile dans ses mouvements, comme un jeune homme très vif. On dirait que la joie le faisait bondir. Ses sandales et ses chaussettes blanches semblaient flotter spirituellement, comme les pieds de Naftali en mission divine, chose qui ne peut se produire que chez un homme servant Dieu, dont même les talons ressentent le grand plaisir dans l’esprit et le désir intérieur du cœur ardent dans ce travail.

L’importance de la préparation du Chabbat sacré et des jours de fête en général, a occupé une place très importante chez l’Admour Hazaken [le Rebbe Rashab]. À plusieurs reprises, il a parlé en éloges de ceux qui s’occupent des préparatifs du Chabbat et des jours de fête, en particulier en ce qui concerne la fête de Pessa’h.

Les préparatifs de Pessa’h ont commencé à Loubavitch au milieu de l’été. À environ trente kilomètres de Loubavitch, sur la route de Dobrovna, il y avait un domaine noble appelé « Shatserbina », qui servait de lieu régulier d’où le blé pour la Matsa Chemoura était amené.

À Shatserbina vivait un homme, un hassid et un érudit, d’un rang élevé tant en connaissance qu’en bonnes caractéristiques. Comme les hassidim ne sont pas précis sur les titres de respect, bien que ce Juif – Reb Zalman de Shatserbina – était un expert en Talmud de Babylone, connaissant le Talmud de Jérusalem et les Quatre Turim, expert en Zohar et en écrits de l’Ari, ainsi qu’en livres de hassidisme imprimés, et en plus, un homme de bienfaisance connu – il n’était appelé que « Zalman Shatserbiner ».

Quand je l’ai connu, il avait déjà environ soixante-dix ans. Sa stature et la majesté de son visage ne peuvent pas être décrites par écrit. Sur son visage se répandaient les signes de la grandeur de l’esprit, de la bonté du cœur et de la droiture de l’âme.

Reb Zalman Shatserbiner – en plus d’être une figure sage des colonies des générations passées, véritablement sages et de bon caractère – était l’un des élèves importants de l’Admour Hazaken [le Tséma’h Tsédek] et parmi les principaux connectés à l’Admour Hazaken [le Rebbe Maharash].
Dans ses champs, le blé pour la Matsa Chemoura était moissonné, et il y avait un ordre fixe à cela – concernant le choix du champ qui a produit le meilleur blé et concernant la sélection du jour de la moisson.
Les conditions pour le jour de la moisson étaient : qu’il soit clair et lumineux, avec le soleil brillant à pleine force, et que pendant les trois jours précédents il ne pleuve pas. Les heures fixées pour la moisson étaient de douze heures à midi jusqu’à deux ou deux heures et demie.

Quand approchait le temps de la moisson, Reb Zalman venait à Loubavitch pour organiser la moisson. Comme on ne pouvait pas savoir à l’avance quand la moisson pourrait avoir lieu, car il fallait les conditions mentionnées ci-dessus, il amenait à Loubavitch plusieurs de ses charrettes pour transporter les personnes qui étaient habituées à moissonner le blé à Shatserbina, afin qu’elles soient prêtes et disponibles pour cela (bien que les principaux impliqués dans la moisson du blé étaient Reb Zalman, sa famille et les Juifs de l’établissement, un certain nombre de « résidents » de Loubavitch et des invités séjournant à Loubavitch à ce moment-là avaient l’habitude de se joindre).

Parfois, il fallait attendre une semaine pour le jour clair avec les conditions requises pour la moisson de la « Chemoura ».

C’était un travail de grande joie pour Reb Zalman, double et triple : d’abord la moisson du blé pour la « Chemoura » pour le Rebbe, en plus – accueillir des invités pendant plusieurs jours, ce qui était très cher à Reb Zalman qui était doté d’un sens spécial pour cela, et surtout – le fait que l’Admour Hazaken, et à mon époque – le Rabbi Maharach, venaient eux-mêmes en personne à la moisson, quelque chose qui lui donnait une « vitalité » pour de nombreuses années.

Du jour où Reb Zalman est parti avec les émissaires de la mitsva jusqu’au jour clair où la « Chemoura » a été moissonnée – la conversation quotidienne était dédiée à la météo, regardant le ciel pour voir si le vent est sec et s’il n’y a pas d’humidité dans l’air. Des dizaines de spéculations étaient émises chaque jour sur la météo à venir le lendemain. Chaque jour, ils attendaient l’arrivée du messager spécial de Shatserbina pour annoncer que la moisson aurait lieu ce jour-là.

Le voyage à Shatserbina, qui durait environ deux heures, et les choses autour de cela, m’ont beaucoup impressionné (en tant qu’enfant de mon âge à l’époque – j’ai trouvé dans ma pensée pour chaque événement – une histoire similaire dans la Bible ou dans les légendes des sages que je connaissais), et ils sont plus ou moins enregistrés dans mes souvenirs d’enfance.

La moisson et le battage étaient effectués avec une grande joie, avec tout le sérieux qui se déversait sur chaque visage. Tous étaient ceints de ceintures et coiffés de hauts chapeaux et kippas. La chaleur brûlait et le travail était fait si rapidement, comme s’ils étaient habitués depuis longtemps au travail des champs.
Le hassid Reb Zalman l’ancien, avec sa longue barbe magnifique, son visage rayonnant et joyeux, et la faucille à la main – était rapide et agile dans ses mouvements, comme un jeune homme très vif. On dirait que la joie le faisait bondir. Ses sandales et ses chaussettes blanches semblaient flotter spirituellement, comme les pieds de Naftali en mission divine, chose qui ne peut se produire que chez un homme servant Dieu, dont même les talons ressentent le grand plaisir dans l’esprit et le désir intérieur du cœur ardent dans ce travail.

Certains des hommes moissonnaient et d’autres faisaient la tonte. La tonte se répandait dans l’espace avec un charme particulier et résonnait au loin.

La sainteté rayonnait sur toute la surface, les femmes et les enfants des familles vivant à Shatserbina se tenaient à distance et observaient avec grande joie. Tous étaient vêtus de vêtements de Chabbat, et sur chaque visage, on pouvait lire qu’un événement extraordinaire se produisait aujourd’hui.

Immédiatement après avoir terminé le travail de moisson et de battage, une partie de l’assemblée, y compris Reb Zalman, alla se laver. En revenant du bain, Reb Zalman s’habillait en vêtements de Chabbat et commençait la prière de Min’ha. Le « shliach tsibbur » (celui qui dirige la prière) était Reb Zalman lui-même, et spécifiquement dans la mélodie de Sim’hat Torah. Ils ne disaient pas Tachanoun.

Reb Zalman chantait la prière « Aleïnou Léchabea’h » avec une mélodie joyeuse particulière, et pour « Oseh Chalom » du Kaddish, Reb Zalman finissait déjà par le faire rouler selon la coutume connue. S’ils refusaient de le faire, par respect pour lui, il exprimait des supplications « nu » et ralentissait les pas de « Oseh Chalom » jusqu’à ce qu’ils soient forcés de le faire rouler, et alors Reb Zalman sortait danser avec toute l’assemblée.
Pendant la danse, Reb Zalman chantait les versets dits après « Aleïnou », à haute voix et avec une mélodie attrayante au rythme de la mélodie, et lorsqu’il atteignait la fin du verset « Mais les justes… verront Ta face », il effectuait un saut et roulait trois fois d’avant en arrière. Ensuite, ils s’asseyaient au festin de joie, qui était préparé dans le jardin fruitier : une grande table pleine de toutes sortes de produits laitiers en abondance.
Pendant le repas, le Rabbi Maharach disait un discours de hassidisme et se réunissait pendant plusieurs heures avec l’assemblée. Ensuite, ils priaient la prière du soir. le Rabbi Maharach allait se reposer dans une chambre spéciale préparée pour lui, tandis que toute l’assemblée continuait à se réunir toute la nuit. Le lendemain, ils priaient en commun et à dix heures, ils retournaient à Loubavitch.

Reb Zalman et ses compagnons ne venaient que le soir et apportaient avec eux le sac de blé suspendu sur le piquet de la « Chemoura » dans une chambre spéciale.

Après la disparition du hassid Reb Zalman, ils ont commencé à prendre du blé pour la « Chemoura » dans différents endroits des colonies juives du district de Kherson, ainsi que chez le hassid et homme riche Reb Nachman Z »L Dolitski de sa ferme « Nikhaïevka » sous la supervision du hassid Reb Tzvi Z »L Sanin.

En 5647, la première année de la fondation de « Tom’hei Temimim » à Loubavitch, tout le travail de préparation de la Matsa Chemoura passait entre les mains des élèves de la Yéchiva.

Tout au long de l’année, le blé était moulu dans un moulin à eau, avec tous les embellissements, des pierres neuves, etc. Cette année-là, les propriétaires du moulin ont converti le moulin en un moulin fonctionnant avec des rouleaux, et pour cette raison, un moulin à main spécial a été organisé pour moudre le blé de la Chemoura.

Le travail de mouture du blé a commencé au début du mois d’Adar. D’abord, le blé était trié trois fois, puis la mouture était effectuée selon les ordres établis et les embellissements spéciaux. Chaque chose avait un ordre fixe. Un ordre spécial et un travail spécial étaient dans le pompage de notre eau la veille de la cuisson des matsot de mitsva, et dans les préparatifs pour la cuisson de la Chemoura la veille de Pessa’h. Dans ce travail, les anciens élèves de la Yéchiva étaient engagés, qui recevaient des avertissements et des instructions spéciales sur tout, à la fois en relation avec le pompage de notre eau, la préparation du four et les ordres de cuisson et de pétrissage et la supervision de chaque détail en particulier.

Une fois, un élève est arrivé à la Yéchiva, un érudit et doué, et le comité de direction de la Yéchiva l’a accueilli avec grand plaisir comme élève de la Yéchiva.

L’ordre d’admission des nouveaux élèves à la Yéchiva « Tom’hei Temimim » était que, après avoir terminé l’admission des élèves, ils préparaient une liste détaillée des élèves admis. En tant que « directeur actif » de la Yéchiva, j’introduisais la liste à le Rabbi Maharach avec un discours général et détaillé sur les opinions des membres du comité d’examen public et des membres du comité d’examen secret sur chaque élève en particulier.

le Rabbi Maharach s’intéressait à connaître tous les détails concernant chaque élève. Quand il est arrivé à l’élève mentionné, il s’y est intéressé de manière particulière, car le garçon avait de bons talents, cependant, selon le discours du comité examinateur secret, il a été noté que ce garçon avait des traits grossiers et son visage n’était pas très délicat.

le Rabbi Maharach a réfléchi longuement et s’est plongé dans la question, a passé en revue le discours plusieurs fois, et ensuite a dit qu’il devait être accepté comme élève mais qu’il faudrait le prendre fermement en main.

Immédiatement après avoir approuvé la liste des élèves, vers la moitié du mois de Heshvan environ, j’ai établi pour cet élève un ordre strict spécial, et j’ai instruit les instructeurs sur les ordres de Nigleh et de Hassidout de le surveiller spécialement. Cela a continué tout l’hiver.

Au début du mois de Tevet, le Rabbi Maharach est allé à l’étranger, à l’époque du début du mois d’Adar, quand ils devaient commencer à sélectionner le blé pour la Chemoura, le Rabbi Maharach m’a écrit dans l’une de ses lettres, de charger cet élève de tout le travail difficile lié aux préparatifs de la Chemoura et de lui écrire comment le travail était effectué, car cette année-là, le Rabbi Maharach devait arriver à Loubavitch seulement quelques jours avant Pessa’h.

J’ai exécuté toutes les instructions avec rigueur. Tous les travaux difficiles dans la sélection du blé, à la station du moulin à main et dans le broyage lui-même, j’ai chargé l’élève mentionné, de sorte que pendant deux semaines, il n’a pas eu un moment de repos, ni jour ni nuit, et tout était dans un ordre organisé, afin qu’il ne ressente pas qu’une instruction particulière était en cours ici.

Généralement, chez les élèves de « Tom’hei Temimim » à Loubavitch, la question « pourquoi » ou « pourquoi » n’existait pas, s’ils étaient commandés de faire – ils le faisaient.
La Yéchiva « Tom’hei Temimim » à Loubavitch a été fondée sur quatre fondements : vérité, amour, fidélité et dévouement. L’élève de la Yéchiva était considéré comme un fils, l’amour qui régnait entre les élèves était étonnant, la fidélité et le dévouement des directeurs envers les élèves étaient dans le plein sens du terme, et seule une telle conduite pouvait élever un tel type d’élèves que la Yéchiva « Tom’hei Temimim » a en effet élevé et éduqué – que Dieu les bénisse.

Quand ils devaient cuire la Matsa pour tous les gens de la maison, tout le travail était sur les épaules de cet élève, c’est-à-dire – tous les élèves travaillaient, mais je lui ai confié les travaux difficiles. Quand mon père est revenu à Loubavitch, en plus des informations que je lui avais écrites dans les lettres, il s’est particulièrement intéressé et en détail à cet élève.

Quand les préparatifs de la cuisson de la Matsa Chemoura de la veille de Pessa’h sont arrivés, en plus de tous les travaux, j’ai honoré le garçon en le chargeant de la vérification du ‘hamets dans le « minyan », dans le bureau de la Yéchiva, un travail qui a duré jusqu’à deux-trois heures après minuit, et à sept heures du matin la veille de Pessa’h, il devait être au lieu de cuisson pour préparer la boulangerie.

Quand ils ont terminé tous les travaux, je l’ai appelé vers moi à une heure précieuse le soir, et je lui ai ordonné d’apprendre bien le discours « Chachat Yamim » dans le « Sidour », et le lendemain – le premier jour de Pessa’h – il viendrait à moi à sept heures du matin et j’étudierais avec lui le discours. Je savais qu’il était l’un des responsables des tables dans le « Grand Hall », et jusqu’après le « Séder » qui se terminerait sûrement à deux heures après minuit, il n’aurait pas un moment de libre pour étudier. Tout l’objet était de voir à quel point l’étude du hassidisme lui importait.

À sept heures du matin, le discours était gravé dans son esprit, selon son niveau de connaissance du hassidisme à ce moment-là. J’ai étudié avec lui jusqu’à huit heures. Quand je suis entré ensuite chez le Rabbi Maharach et lui ai raconté tout ce qui a été dit, il était satisfait et m’a dit, nous avons planté avec l’aide de Dieu, nous récolterons maintenant les fruits, j’espère qu’il sera tapoteur afin de tapoter, et bien qu’il faille encore beaucoup de temps, finalement ses branches seront nombreuses avec de nombreux fruits et de grandes croissances.

Au dernier jour de Pessa’h, lors du repas de la fête à la Yéchiva dans le « Grand Hall », le Rabbi Maharach m’a dit :

Yossef Yits’hak ! Regarde l’effet de la sueur de la mitsva – en montrant le garçon mentionné sans qu’il s’en rende compte – il a reçu un visage complètement différent, la grossièreté a été enlevée et on voit le visage d’un homme.