Kfar Habad : Grand Concours 5784 sur les Lois de Chabbat pour l’année organisé par l’organisation des Penessim

Kfar Habad : Grand Concours 5784 sur les Lois de Chabbat pour l’année organisé par l’organisation des Penessim

Un événement historique lors du concours de Halakha des « Penessim » à Kfar Habad : Menahem Mendel Kastel est couronné champion de l’année 5784

Dans une atmosphère vibrante et émouvante, un événement significatif s’est déroulé ce soir à Kfar Habad. Dans le cadre du concours de Halakha organisé par l’organisation des « Penessim » un Hassid est un allumeur de réverbères, expression donnée par le Rabbi Rachab), des centaines de « soldats de la Torah », ayant atteint la phase finale de leur étude des lois du Chabbat, ont été évalués. Menahem Mendel Kastel a brillé et a été désigné comme le champion de la Halakha pour l’année 5784.

Le concours, qui a eu lieu à Kfar Habad, a attiré des enfants de tous les horizons, chacun désireux de démontrer sa maîtrise des lois du Chabbat. Le niveau de compétition était extrêmement élevé, témoignant de l’engagement et de la détermination des participants à approfondir leurs connaissances halakhiques.

Menahem Mendel Kastel, grâce à son érudition et à son dévouement exceptionnels, s’est distingué parmi ses pairs. Sa capacité à appliquer les principes halakhiques aux situations contemporaines ont été saluées par les juges du concours.

Ce moment historique a été marqué par une cérémonie de remise des prix émouvante, au cours de laquelle Menahem Mendel Kastel a été couronné champion de la Halakha pour l’année 5784. L’événement a été empreint d’une profonde gratitude envers les enseignants, les mentors et les familles des participants, dont le soutien indéfectible a permis la réalisation de cet exploit remarquable.

En cette période où les défis et les incertitudes abondent, ce concours de Halakha est un rappel poignant de la force et de la résilience de la tradition juive. En nous appuyant sur les fondements de notre héritage spirituel, nous pouvons surmonter les obstacles et continuer à progresser sur le chemin de la délivrance finale.

Aidons les enfants placés en Foyer à passer le Seder de Pessa’h avec « Lev Layeled »

Aidons les enfants placés en Foyer à passer le Seder de Pessa’h avec « Lev Layeled »

 

LEV LAYELED PESSAH RECU CERFA IMMEDIAT

 

LE GRAND SEDER DE PESSAH
Pour les enfants placés en foyer

Un projet unique de l’association LEV LAYELED

Chers amis et partenaires,

Nous sommes ravis de vous annoncer que notre association Lev Layeled, forte de 15 ans d’expérience dans l’organisation d’actions en faveur des enfants placés en foyer, prépare un séjour de Pessah unique et chaleureux pour ces enfants et leurs éducateurs. Cet événement se déroulera dans un cadre verdoyant et apaisant, spécialement choisi pour offrir un environnement idéal.

Ce projet a pour objectif d’accueillir des enfants placés en foyer, accompagnés de leurs éducateurs, ainsi que des familles isolées ou en grande difficulté, afin de leur offrir un séjour de Pessah inoubliable. Cette initiative permettra à tous les participants de vivre pleinement la fête de Pessah dans un cadre chaleureux et bienveillant.

Au programme de ce séjour, nous organiserons les Seder de Pessah, où les chants traditionnels résonneront, créant une ambiance conviviale et festive. Les participants pourront également profiter de diverses sorties et activités ludiques, adaptées à tous les âges et organisées dans un cadre magnifique. Nous sommes convaincus que cette expérience restera gravée dans la mémoire des enfants et de leurs familles.

Afin de soutenir cette grande action, nous vous invitons à consulter le lien ci-joint, qui vous permettra de nous accompagner et de contribuer à la réussite de ce projet. Votre soutien est essentiel pour offrir à ces enfants et familles un moment de joie et de partage.

Nous vous remercions par avance pour votre générosité et votre engagement à nos côtés.

Cordialement,

L’équipe de Lev Layeled

LEV LAYELED PESSAH

RECU CERFA IMMEDIAT

La Seoudat Machia’h par Rav Yaacov Spitezki

La Seoudat Machia’h par Rav Yaacov Spitezki

CONCRÉTISER NOS CONVICTIONS

Le soir du Séder, la coutume veut que l’on verse une coupe de vin pour le Prophète Elie, annonciateur de la venue du Messie. En effet, la finalité de la sortie d’Egypte est l’entrée en Terre Sainte. Vivre de façon « sainte / transcendante » sur « la terre », c’est-à-dire établir une société juste et harmonieuse ici-bas. Cet idéal est véhiculé par différentes coutumes instaurées plus tardivement aux fils des siècles.

A l’issue de Pessa’h, les communautés séfarades célèbrent la Mimouna. L’étymologie de ce mot vient de Emouna, la croyance ; la confiance dans la promesse que « que c’est en Nissan qu’Israël fut délivré, et c’est dans un Nissan à venir qu’il sera délivré »

Parallèlement dans les communautés d’Europe de l’est, l’après-midi du dernier jour de Pessa’h, il est de coutume de prendre un troisième repas appelé Séoudat Machia’h . Cette tradition fut instaurée par le Baal Chem Tov, le fondateur du ‘hassidisme.
En effet, les derniers jours de Pessa’h sont associées à la venue du Machia’h . La Haftara contient de nombreuses prophéties qui se rapportent à l’ère de la Rédemption et la personnalité du Machia’h. Voici des extraits de ce très beau texte du Prophète Isaïe 10,32-12,6 : « Or, un rameau sortira de la souche de Yichaï (Jessé), un rejeton poussera de ses racines. Sur lui reposera l’esprit de D.ieu : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de crainte de D.ieu. Animé de la crainte de D.ieu, il ne jugera point selon ce que ses yeux croiront voir, il ne décidera pas selon ce que ses oreilles auront entendu. Mais il jugera les faibles avec justice, il rendra des arrêts équitables en faveur des humbles du pays ; du sceptre de sa parole il frappera les violents et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. (Lire la suite)

La justice sera la ceinture de ses reins, et la loyauté l’écharpe de ses flancs.

Alors le loup habitera avec la brebis, et le tigre reposera avec le chevreau ; veau, lionceau et bélier vivront ensemble, et un jeune enfant les conduira. Génisse et ourse paîtront côte à côte, ensemble s’ébattront leurs petits ; et le lion, comme le bœuf, se nourrira de paille. Le nourrisson jouera près du nid de la vipère.

Plus de méfaits, plus de violences sur toute ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de D.ieu, comme l’eau abonde dans le lit des mers. »

Le douzième article des treize principes de foi compilés par Maimonide est «Je crois d’une foi parfaite dans la venue du Machia’h. Même s’il tarde, j’ai confiance et je l’attends à chaque instant ».

Pour beaucoup d’entre nous ce concept de Machia’h reste une abstraction. En participant et à la Seudat Machia’h et à la Mimouna nous renforçons concrètement nos convictions.

Un Midrach enseigne que les quatre verres de vin du Seder de Pessa’h sont liés à la sortie d’Égypte alors que ceux de la Séoudat Machia’h sont liés à la délivrance future. La délivrance d’Égypte a constitué la première étape du processus de la délivrance messianique. Après une semaine passée en famille, dans la joie, l’étude et l’échange entre enfants et parents, on ressent plus profondément la finalité et l’aboutissement de Pessa’h.

RAV YAACOV SPITEZKI  – +972 54 23 99 791
SHORASHIM
Le centre pour les étudiants francophone
Université Hébraïque de Jérusalem

 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Vendredi 20 Nissan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Vendredi 20 Nissan 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

Lois des Erouvin (Chapitres 6 à 8)

Chapitre Six – Erouv Te’houmin (15 lois)

  1. Principe de l’Erouv te’houmin – Celui qui sort de la ville la veille de Chabbat, dépose une quantité de nourriture suffisante pour deux repas à l’extérieur dans les limites, et y fixe sa résidence, est considéré comme y ayant passé le Chabbat, même s’il rentre en ville et y passe la nuit.
  2. Déplacement permis – Cette personne peut le lendemain se rendre jusqu’à deux mille coudées dans toutes les directions à partir du lieu de son Erouv. Si elle se rend dans la ville, elle ne peut avancer que jusqu’à sa limite, sauf si la ville est incluse dans sa limite, auquel cas toute la ville compte comme quatre coudées.
  3. Exemple pratique – Si on pose son Erouv à mille coudées à l’est de sa maison, on peut marcher le Chabbat deux mille coudées à l’est du Erouv et mille coudées à l’ouest (jusqu’à sa maison). Si la distance entre la maison et la limite ouest de la ville est inférieure à mille coudées, toute la ville compte comme quatre coudées et on complète les deux mille coudées au-delà.
  4. Erouv à la limite – Si on pose son Erouv à deux mille coudées de sa maison à l’est, on perd le droit de marcher à l’ouest de sa maison. Si l’Erouv est dans un domaine privé, même une grande ville comme Ninive, on peut marcher dans tout ce domaine et deux mille coudées au-delà dans toutes les directions.
  5. Erouv dans sa propre ville – Celui qui pose son Erouv dans la ville où il passe Chabbat n’a pas d’effet; il est considéré comme tous les habitants et a droit à deux mille coudées dans toutes les directions à partir de la ville. De même, un Erouv posé dans les extensions de la ville ou au-delà de sa limite n’est pas valable.
  6. Motifs d’établissement – On n’établit un Erouv te’houmin que pour une mitsva (visite d’un endeuillé, mariage, rencontre avec un maître) ou par crainte (échapper à des dangers). Un Erouv établi pour des raisons facultatives est néanmoins valable.
  7. Aliments utilisables – Tout ce qui peut servir pour le chitouf d’un mavoï peut être utilisé pour l’Erouv te’houmin. La quantité requise est la nourriture pour deux repas par personne, ou l’accompagnement suffisant pour deux repas.
  8. Accessibilité du Erouv – Le Erouv doit être à un endroit accessible pendant bein hachemachot. Si on veut passer Chabbat dans le domaine public mais place son Erouv dans le domaine privé (ou inversement), ce n’est pas valable car on ne peut déplacer entre ces domaines sans transgression.
  9. Utilisation du karmélit – Si on place son Erouv dans un karmélit, ou qu’on veut passer Chabbat dans un karmélit avec l’Erouv dans un domaine privé ou public, c’est valable car le déplacement entre ces domaines n’est qu’une interdiction rabbinique levée pendant bein hachemachot pour une mitsva.
  10. Obstacles au Erouv – Si on dépose l’Erouv dans une armoire fermée et qu’on perd la clé, c’est valable si on peut le récupérer sans transgression, car seules les interdictions de la Torah sont maintenues pendant bein hachemachot pour une mitsva. Un Erouv sur un roseau fixé au sol n’est pas valable par crainte qu’on arrache la plante.
  11. Déplacement de l’Erouv – Celui qui dépose son Erouv dispose de quatre coudées à son emplacement. Si l’Erouv roule et sort à moins de deux coudées hors de la limite, il reste valable. S’il dépasse deux coudées ou est placé hors de la limite, il n’est pas valable.
  12. Erouv détruit ou perdu – Si l’Erouv roule à plus de deux coudées hors de la limite, est perdu, brûlé, ou rendu impur avant le début de Chabbat, il n’est pas valable. Si cela se produit après la tombée de la nuit ou pendant bein hachemachot, il reste valable. En cas de doute, il est considéré comme valable.
  13. Erouv consommé – Si le premier des deux Erouv est consommé pendant bein hachemachot, il reste valable. On n’établit pas de Erouv te’houmin a priori pendant bein hachemachot, mais s’il est établi, il est valable.
  14. Erouv sous éboulement – Si un éboulement tombe sur l’Erouv avant le Chabbat, il reste valable si on peut le récupérer sans transgression. S’il tombe après la tombée de la nuit, l’Erouv est valable même s’il est irrécupérable sans transgression. En cas de doute, l’Erouv est considéré comme valable.
  15. Cas particuliers d’invalidité – Un Erouv établi avec de la térouma de pureté douteuse n’est pas valable car ce n’est pas un repas apte à être consommé. Un pain qui sera consacré le lendemain est valable pour l’Erouv, mais pas un pain déjà consacré qui sera désacralisé le lendemain.

Chapitre Sept – Erouv par la présence (10 lois)

  1. Erouv par intention – Celui qui se rend à un endroit précis dans les limites de la ville la veille de Chabbat en déclarant y passer le Chabbat, puis rentre dans sa ville pour la nuit, peut se rendre le lendemain à deux mille coudées de cet endroit dans toutes les directions. C’est le principe de base de l’Erouv te’houmin par la présence physique.
  2. Intention sans présence effective – Si une personne a l’intention de passer Chabbat dans un lieu spécifique situé à moins de deux mille coudées et part en chemin pour s’y rendre, mais ne l’atteint pas car un ami l’en détourne, elle est considérée comme y ayant établi son Erouv si elle a fait une partie du chemin.
  3. Conditions pour l’Erouv par intention – Cette indulgence est accordée à un pauvre (qu’on n’oblige pas à déposer de la nourriture) ou à un voyageur, à condition qu’il reste assez de temps pour atteindre l’endroit choisi avant la tombée de la nuit en courant, et que cet endroit soit à moins de deux mille coudées.
  4. Erouv dans un domaine privé – Si on se trouve dans un domaine privé et le désigne comme lieu de résidence pour Chabbat, on peut se déplacer dans toute sa surface et deux mille coudées au-delà. Pour un domaine privé non entouré pour l’habitation de moins de beit sataïm, on peut marcher dans toute sa surface; s’il est plus grand, on n’a que quatre coudées.
  5. Nécessité de précision – Celui qui désigne un endroit pour passer Chabbat doit spécifier précisément l’emplacement. Une déclaration vague comme « dans ce champ » ou « à mille coudées d’ici » n’est pas valable; il n’a droit qu’à deux mille coudées autour de sa position à la tombée de la nuit.
  6. Sous un arbre ou un rocher – Si on déclare passer Chabbat sous un arbre ou un rocher qui couvre huit coudées ou plus, l’Erouv n’est pas valable car le lieu n’est pas précisément défini; on ne sait pas dans quelles quatre coudées exactement la personne compte s’établir.
  7. Précision nécessaire – Il faut avoir l’intention de passer Chabbat dans les quatre coudées au nord ou au sud de l’arbre. Si l’espace sous l’arbre est inférieur à huit coudées, l’Erouv est valable car il n’y a pas place pour deux emplacements de quatre coudées.
  8. Délégation non accomplie – Si les habitants d’une ville envoient quelqu’un déposer leur Erouv à un endroit précis mais qu’il ne le fait pas, ils n’ont pas établi d’Erouv valable. Cependant, le messager lui-même est considéré comme ayant établi son Erouv personnel à cet endroit s’il avait l’intention d’y passer Chabbat.
  9. Début minimal du déplacement – Pour qu’un Erouv par intention soit valable, il suffit d’avoir commencé le déplacement, même si on n’a fait que descendre du grenier sans sortir de la cour. L’intention mentale suffit; il n’est pas nécessaire de la formuler verbalement.
  10. Étudiants en maison d’étude – Les étudiants qui dorment dans une maison d’étude mais prennent leurs repas dans les champs ont droit à deux mille coudées à partir de la maison d’étude, pas de l’endroit où ils mangent, car ils préféreraient manger dans la maison d’étude si c’était possible.

Chapitre Huit – Cas particuliers et Erouv pour les fêtes (24 lois)

  1. Interdiction de double Erouv – On ne peut pas déposer deux Erouvin dans des directions opposées pour un même jour, afin de se rendre une partie de la journée dans la direction d’un Erouv et l’autre partie dans la direction du second.
  2. Erreur de double Erouv – Si on établit deux Erouvin dans deux directions par erreur, ou si on demande à deux personnes d’établir un Erouv et qu’elles le font dans des directions différentes, on ne peut se déplacer que dans la zone commune aux deux.
  3. Définition de la zone commune – La zone commune signifie qu’on ne peut aller qu’aux endroits accessibles selon les deux Erouvin. On ne peut donc pas dépasser la limite la plus restrictive pour chaque direction.
  4. Exemple de zone commune – Si un Erouv est placé à mille coudées à l’est et l’autre à cinq cents coudées à l’ouest, on peut se déplacer à mille coudées à l’ouest (comme celui qui a déposé à l’est) et à mille cinq cents coudées à l’est (comme celui qui a déposé à l’ouest).
  5. Cas d’immobilisation – Si les deux Erouvin sont à deux mille coudées dans des directions opposées, on ne peut pas bouger de sa place, car il n’existe aucune zone où les deux permissions se recoupent.
  6. Erouvin conditionnels admis – On peut établir deux Erouvin dans des directions différentes avec une condition: si une mitsva ou nécessité survient dans une direction, on s’appuiera sur l’Erouv correspondant.
  7. Formulation de la condition – On peut dire: « Si j’ai besoin de cette direction, je m’appuierai sur ce Erouv et l’autre sera sans valeur. Si je n’ai besoin d’aucune direction, je serai comme les habitants de ma ville. »
  8. Option de choix libre – On peut aussi stipuler: « Si j’ai besoin des deux directions, je pourrai choisir celui que je veux et marcher dans sa direction ».
  9. Sortie hors limite les jours saints – Il est interdit de sortir des limites de Chabbat non seulement le Chabbat, mais aussi les jours de fête et Yom Kippour, car cette interdiction s’applique à tous les jours saints.
  10. Transport entre domaines – De même que le transport d’objets entre domaines est interdit le Chabbat, il l’est aussi à Yom Kippour. Cependant, les jours de fête, il est permis de transporter d’un domaine à l’autre.
  11. Erouvin pour tous les jours saints – On établit des Erouvin ‘hatserot et des chitoufi mevo’ot pour Yom Kippour comme pour Chabbat. On peut également établir des Erouvin te’houmin pour Yom Kippour et les jours de fête.
  12. Jours consécutifs – Pour un jour de fête adjacent à Chabbat (avant ou après), ou pour deux jours de fête en diaspora, on peut établir deux Erouvin dans des directions différentes, un pour chaque jour.
  13. Alternative pour jours consécutifs – On peut aussi établir un Erouv dans une direction pour l’un des deux jours, et le second jour, se considérer comme les habitants de la ville, disposant de deux mille coudées dans toutes les directions.
  14. Cas particulier de Rosh Hashana – Pour Rosh Hashana, les deux jours sont considérés comme un seul jour et on n’établit qu’un seul Erouv dans une seule direction pour les deux jours.
  15. Conditions temporelles sur l’Erouv – On peut stipuler des conditions temporelles: « Mon Erouv est pour ce Chabbat mais pas pour un autre », « pour les Chabbatot mais pas les fêtes », ou inversement.
  16. Désignation a posteriori – Si on dit à cinq personnes qu’on établit un Erouv pour l’une d’elles qu’on choisira plus tard, la personne désignée peut utiliser l’Erouv même si elle n’est choisie qu’après la tombée de la nuit.
  17. Principe de la brerra – Pour toutes les lois rabbiniques, le principe de désignation rétrospective (brerra) peut être appliqué. Ainsi, on peut établir un Erouv pour tous les Chabbat de l’année et décider chaque Chabbat si on veut l’utiliser ou non.
  18. Accessibilité pour deux jours – Quand on établit un Erouv pour deux jours consécutifs, il doit être accessible pendant bein hachemachot des deux nuits, car ce sont deux saintetés distinctes.
  19. Procédure pour deux jours – On apporte l’Erouv la veille du premier jour et attend la tombée de la nuit. On peut l’emporter si c’est la veille d’une fête, puis le ramener le lendemain à cet endroit jusqu’à la tombée de la nuit, avant de le consommer ou de le rapporter.
  20. Erouv consommé le premier jour – Si l’Erouv est consommé le premier jour, il n’est valable que pour ce jour. Pour le second jour, on n’a plus d’Erouv établi par cette nourriture.
  21. Continuation d’un Erouv par la présence – Si on a établi un Erouv par la présence physique, on doit se rendre au même endroit le second jour et y fixer à nouveau sa résidence pour Chabbat.
  22. Changement de méthode – Si on a établi un Erouv avec du pain le premier jour, on peut établir un Erouv par la marche le second jour. Inversement, pour établir un Erouv avec du pain le second jour, on doit utiliser le même pain que le premier jour.
  23. Yom Kippour adjacent à Chabbat – Quand Yom Kippour tombe la veille ou le lendemain de Chabbat (uniquement possible avec le calendrier par observation), ces deux jours sont considérés comme une seule sainteté.
  24. Accessibilité des deux Erouvin – Pour que deux Erouvin dans deux directions différentes soient valables pour deux jours consécutifs, il faut pouvoir atteindre les deux le premier jour sans dépasser la limite de Chabbat. Sinon, l’Erouv du second jour n’est pas valable.
Etats-Unis : Un incendie ravage le Beth Habad de Pomona, dans l’état de New York

Etats-Unis : Un incendie ravage le Beth Habad de Pomona, dans l’état de New York

 

Les fidèles du Beth Habad de Pomona, dans l’État de New York, près de Monsey, à un peu plus d’une heure de route du quartier de Crown Heights, ont découvert avec horreur ce matin que trois Sefer Torah avaient brûlé dans un incendie qui s’est déclaré dans le bâtiment pendant la nuit.

 

Un incendie s’est déclaré la nuit dernière dans la ville de Pomona, près de Monsey, dans l’État de New York, endommageant la synagogue Habad locale.

Pomona, une petite ville proche de New York City, est devenue ces dernières années un lieu de résidence pour de nombreux jeunes couples Habad. La ville abrite également une yechiva Habad réputée pour les jeunes étudiants.

Au cours de l’incendie nocturne, les fidèles choqués ont découvert que trois Sefer Torah avaient été réduits en cendres par les flammes.

Les Sifrei Torah avaient pourtant été placés dans un coffre-fort, mais celui-ci n’a pas résisté aux flammes qui ont ravagé la synagogue. Il est possible que le coffre-fort ait été ouvert.

En outre, d’autres objets sacrés ont été endommagés dans l’incendie, notamment des Tefilines et des livres.

La cause de l’incendie n’est pas encore claire et fait l’objet d’une enquête. Aucun blessé n’a été signalé.

La communauté Habad locale est sous le choc suite à cet événement tragique. La perte de Sefer Torah est considérée comme particulièrement dévastatrice, car ils contiennent le texte sacré de la Torah écrit à la main avec une précision méticuleuse.

Des responsables de la communauté ont déclaré qu’ils organiseraient bientôt une cérémonie d’enterrement pour les Sefer Torah endommagés, conformément à la tradition juive. Ils ont également lancé un appel aux dons pour remplacer les objets détruits et réparer les dégâts causés par l’incendie.

Malgré cette terrible épreuve, les membres de la communauté Habad de Pomona restent soudés et déterminés à surmonter cette tragédie ensemble. Leur foi et leur résilience seront sans nul doute une source de réconfort et de force dans les jours et les semaines à venir.

 

Kovets de Metsora Chabbat Hagadol – Likouté Si’hot volume 17 – Rav Levi Azimov

Kovets de Metsora Chabbat Hagadol – Likouté Si’hot volume 17 – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Le Chabbat Hagadol et les miracles de la délivrance

Dans le calendrier juif, le Chabbat qui précède immédiatement la fête de Pessa’h est désigné sous le nom de Chabbat Hagadol, littéralement le « Grand Chabbat ». Cette appellation unique soulève une question évidente : qu’est-ce qui rend ce Chabbat si spécial ? La réponse se trouve dans les événements miraculeux qui ont eu lieu ce jour-là, alors que les Juifs étaient encore esclaves en Égypte, à la veille de leur libération.

Les miracles du premier Chabbat Hagadol
La Torah relate qu’au dixième jour du mois de Nissan, D.ieu a donné aux Juifs une instruction étonnante : chaque famille devait prendre un agneau, le garder chez eux pendant quatre jours, puis le sacrifier comme offrande pascale. Cette année-là, le dixième jour de Nissan tombait un Chabbat.

Imaginez la scène : les Juifs, encore esclaves, ont publiquement amené des agneaux dans leurs maisons, sous le regard incrédule des Égyptiens. Pour les Égyptiens, les agneaux étaient des divinités vénérées. Voir leurs esclaves se préparer à les sacrifier était une provocation stupéfiante. Pourtant, miraculeusement, ils ont été incapables de nuire aux Juifs ou de les empêcher d’accomplir la volonté de D.ieu.

Ce miracle était un signe puissant que le pouvoir des Égyptiens avait déjà été brisé spirituellement, avant même le début des dix plaies. Il annonçait que la délivrance était imminente. C’est pourquoi ce Chabbat est appelé « Hagadol », le Grand, en souvenir de ces miracles extraordinaires.

Revivre les miracles chaque année
Nos Sages nous enseignent que les événements spirituels laissent une empreinte éternelle sur le temps. Ainsi, chaque année à Chabbat Hagadol, nous avons l’opportunité de nous reconnecter à la lumière de la rédemption qui a brillé si intensément ce jour-là en Égypte.

C’est pourquoi diverses coutumes se sont développées pour marquer la sainteté unique de ce Chabbat. Beaucoup ont l’habitude de lire une partie de la Haggada de Pessa’h, le livre qui raconte l’histoire de l’Exode, et d’étudier les lois détaillées de la fête. Cela nous permet d’entrer dans l’esprit de Pessa’h et de nous imprégner de son message de liberté.

Un aperçu de la Rédemption future
Mais Chabbat Hagadol est bien plus qu’un rappel historique. C’est un moment de révélation divine intense, une percée des lumières du futur dans notre présent. Ils comparent l’atmosphère spirituelle de ce jour à celle du monde à venir, quand toute l’obscurité sera dissipée et que la connaissance de D.ieu emplira la terre.

En ce jour, nous avons un avant-goût de l’époque où tout le mal sera éradiqué et où l’humanité vivra dans l’harmonie et la paix. C’est un rappel puissant que, malgré les défis du présent, nous nous dirigeons inexorablement vers un avenir de perfection.

Transformer le monde physique
Cette révélation n’est pas seulement une expérience mystique abstraite. Tout comme les miracles de l’Exode ont transformé la nature même de la réalité, la lumière de Chabbat Hagadol a le pouvoir de pénétrer et d’élever notre monde physique.

Elle nous invite à regarder au-delà de la façade des choses matérielles et à percevoir la présence divine qui les anime. Elle nous encourage à utiliser nos activités quotidiennes comme véhicules pour exprimer des valeurs spirituelles. En ce jour, nous avons un aperçu d’un monde où le divin et le matériel ne sont plus en conflit, mais en harmonie parfaite.

Notre rôle dans la Rédemption
Sur un plan personnel, Chabbat Hagadol est un moment pour réfléchir à notre propre rôle dans la concrétisation de cette vision de Rédemption. La mystique juive enseigne que chaque âme a une étincelle divine unique et une mission spécifique à accomplir dans ce monde.

En prenant le temps de nous reconnecter à notre identité la plus profonde et à notre but le plus élevé, nous pouvons aligner nos vies avec le plan divin pour l’univers. Nous pouvons devenir des partenaires actifs dans le processus de transformation du monde, apportant la lumière dans l’obscurité, un acte de bonté à la fois.

Conclusion
Ainsi, Chabbat Hagadol est une invitation à transcender les limites de notre réalité actuelle et à goûter au monde merveilleux qui nous attend. C’est un moment pour renouveler notre engagement envers notre mission divine et notre foi dans le triomphe ultime du bien.

Alors que nous nous préparons à revivre le miracle de Pessa’h, puissent les lumières de Chabbat Hagadol nous inspirer et nous guider, nous donnant la force et la vision nécessaires pour transformer nos vies et notre monde. Puisse ce grand Chabbat annoncer l’arrivée de la plus grande Rédemption, quand toute l’humanité reconnaîtra la vérité de D.ieu et vivra dans la paix et l’harmonie éternelles.