Attentat meurtrier en Samarie : Trois Israéliens assassinés près de Kedoumim

Attentat meurtrier en Samarie : Trois Israéliens assassinés près de Kedoumim

DERNIÈRE MINUTE : Un attentat terroriste particulièrement sanglant a été perpétré ce lundi matin sur la route 55, près de la localité de Kedoumim en Samarie. Deux terroristes ont ouvert le feu sur des véhicules civils et un autobus, faisant trois morts – dont deux femmes sexagénaires – et six blessés. Une vaste chasse à l’homme est en cours dans toute la région, avec un important dispositif de sécurité déployé autour d’Al-Funduk. Le secteur est bouclé et des barrages ont été établis vers Kalkilya, Salfit et Tulkarem.

 

Une nouvelle page tragique s’est écrite ce lundi matin en Samarie, lorsqu’un attentat terroriste particulièrement meurtrier a frappé la route 55, à proximité de la localité de Kedoumim. Le bilan humain est dramatique : trois Israéliens ont perdu la vie et six autres ont été blessés dans cette attaque contre des civils.

CHRONOLOGIE DE L’ATTAQUE

À 9h18 précisément, le standard d’urgence de Magen David Adom recevait les premiers appels signalant une fusillade. Deux terroristes, circulant en voiture, ont ouvert le feu de manière indiscriminée sur plusieurs véhicules civils et un autobus empruntant cet axe routier majeur, utilisé quotidiennement par les Israéliens comme par les Palestiniens.

LES VICTIMES

Le bilan est particulièrement lourd :
– Deux femmes sexagénaires, voyageant dans le même véhicule, ont été tuées sur le coup
– Un homme a également perdu la vie, retrouvé près d’un autre véhicule
– Un blessé se trouve dans un état critique
– Trois personnes sont dans un état modéré
– Plusieurs autres victimes présentent des blessures légères

LA RÉPONSE SÉCURITAIRE

Une vaste opération de recherche a été immédiatement déclenchée. Les forces de Tsahal ont établi de nombreux points de contrôle et procédé au bouclage de plusieurs zones :
– L’ensemble des accès au village d’Al-Funduk
– Les routes menant à Kalkilya
– Les secteurs de Salfit et Tulkarem

Le dispositif sécuritaire déployé est particulièrement important, mobilisant des forces considérables pour retrouver les terroristes en fuite.

CONTEXTE ET ESCALADE

Cet attentat s’inscrit dans une série d’incidents sécuritaires préoccupants dans la région. La semaine dernière déjà, un Israélien avait été blessé lors d’une attaque aux pierres près de Karnei Shomron, et une tentative d’attaque à la voiture-bélier avait visé une soldate près du village de Dir Kadis.

PRISE EN CHARGE DES VICTIMES

Les équipes de Magen David Adom, rapidement sur place, ont coordonné l’évacuation des blessés vers l’hôpital Meir de Kfar Saba. Le directeur général du MDA, Eli Bin, supervise personnellement la prise en charge des victimes.

Cette attaque, d’une violence exceptionnelle, rappelle la persistance de la menace terroriste et la nécessité d’une vigilance constante dans la région. Les forces de sécurité poursuivent leurs efforts pour appréhender les responsables de cet acte barbare qui endeuille de nouvelles familles israéliennes.

VIDEO. Le Crazy Park s’illumine pour Hanouccah : Une fête grandiose réunit plus de 1300 personnes

VIDEO. Le Crazy Park s’illumine pour Hanouccah : Une fête grandiose réunit plus de 1300 personnes

Le Beth ‘Habad de  Bonneuil-sur-Marne a orchestré mercredi 1er janvier une célébration exceptionnelle au Crazy Park. Entre spectacles, jeux, et distribution de plus de 1000 cadeaux pour le « Mivtsa Mikdach Méat », l’événement a culminé avec l’allumage solennel de la huitième bougie.

Le Beth ‘Habad Bonneuil-sur-Marne a transformé le CRAZY PARK en un véritable festival de lumière et de joie le mercredi 1er janvier, rassemblant plus de 1300 participants pour une célébration exceptionnelle de Hanouccah.

L’événement a déployé un programme ambitieux mêlant divertissements et tradition. Les familles ont profité d’une multitude d’activités et de stands gourmands proposant pop-corn, barbes à papa, churros, crêpes, gaufres, hot-dogs, frites, sushis et rafraîchissements. Un spectacle de clown mobile et une animation musicale ont maintenu une ambiance festive tout au long de l’après-midi.

Le point fort éducatif de la journée fut le « Mivtsa Mikdach Méat », un programme d’étude sur le thème de Hanouccah permettant aux enfants de gagner des cadeaux en fonction de leurs connaissances. Plus de 1000 lots d’une valeur de 20€ à 500€ ont été distribués, incluant des trottinettes électriques, vélos électriques, tablettes, ordinateurs, drones et montres connectées. Pour les adultes, un tirage au sort a offert deux billets d’avion aller-retour pour New York.

À 16h, un grand Kinouss a rassemblé tous les participants pour les 12 Psoukim, suivi d’un spectacle de magie. L’allumage public de la huitième bougie de Hanouccah à 16h45 a marqué le moment solennel de « Zotte Hanouccah ». Chaque enfant est reparti avec un livre religieux, des surprises et des friandises.

Cette manifestation d’envergure a été rendue possible grâce à un généreux donateur anonyme et à l’engagement d’une équipe de dizaines de bénévoles et professionnels. Le Beth ‘Habad a ainsi réussi à créer un événement mémorable, alliant célébration traditionnelle et divertissement moderne, qui restera dans les annales comme un moment exceptionnel de Kiddoush Hachem.

 

 

 

La Genèse du Nigoun « Didan Natsa’h » : Une page d’Histoire

La Genèse du Nigoun « Didan Natsa’h » : Une page d’Histoire

 

Le 5 Tevet 5747 (1987), les rues autour du 770 Eastern Parkway vibraient aux sons des danses joyeuses des ‘hassidim. Pendant des heures, la communauté célébrait la victoire juridique et spirituelle confirmant la propriété légitime des sefarim de la bibliothèque d’Agudat Chassidei Habad.

 

Cette mélodie hassidique existait déjà avant sa version avec paroles. Un moment notable de son histoire fut lors du farbrengen de Pourim 5731 (1971), quand le Rabbi commença à l’entonner après un maamar. Les ‘hassidim se joignirent à lui, reconnaissant la joie particulière de ce nigoun qui convenait parfaitement à la sim’ha du jour.

La Naissance des Paroles

Le Rav Berel Lazar, alors jeune Bahour d’origine italienne et aujourd’hui Grand Rabbin de Russie, raconte un événement marquant qui précéda l’ajout des paroles. Environ un mois avant la victoire, lors du Kinous Hachlouhim annuel, le Rabbi rencontra les chlou’him à l’étage du 770 pour les informer de l’avancement du procès. À la sortie de cette rencontre, devant le 770, un moment historique se produisit : le Rav Sholom Posner de Pittsburgh fut soulevé sur les épaules et commença à proclamer « Didan Natsa’h ! », une exclamation reprise par tous les chlou’him comme un cri de ralliement.

La Source Spirituelle

L’expression « Didan Natsa’h » trouve sa source dans le Midrash (Rabba et Tan’houma). Il y est relaté l’histoire d’un esprit bienveillant repoussant un esprit malfaisant qui nuisait aux Juifs près d’une rivière. Un sage du Talmud conseilla aux habitants de chasser l’esprit néfaste en proclamant « Notre côté est victorieux » (Didan Natsa’h en araméen). Une goutte de sang à la surface de la rivière signala leur triomphe.

La Création du Chant

Le tournant décisif eut lieu lors de Youd Kislev, Parshat Vayetzei. Le Rabbi parla de l’importance d’attirer la délivrance (yechoua) non par la tristesse mais par la joie, encourageant une sim’ha débordante. Après le farbrengen, les bo’hourim, dont le Rav Lazar, continuèrent à danser et chanter. C’est alors que, se rappelant la scène avec le Rav Posner, il commença à fredonner les mots « Didan Natsa’h » sur la mélodie. Les autres bo’hourim reprirent immédiatement, et le chant fut répété sans cesse.

L’Adoption par le Rabbi

Dès le Chabbat suivant, cette nouvelle version fut chantée devant le Rabbi pendant le farbrengen. Le Rabbi expliqua l’importance de proclamer une victoire publiquement, comparant cela aux défilés militaires célébrant un triomphe. Cette déclaration exprimait non seulement la victoire concernant les livres mais renforçait également la mission continue de Habad.

Une Autre Version

Il existe une seconde version du nigoun « Didan Natsa’h », une composition originale de Rav Sholom Bruchstat, baal menagen de longue date de Crown Heights. Cependant, le Rabbi semblant préférer la mélodie plus ancienne et plus énergique, c’est la version du Rav Lazar qui devint l’hymne officiel de cette célébration.

Le Nigoun Aujourd’hui

Ce nigoun continue de résonner lors des célébrations de Hei Tevet, portant en lui non seulement le souvenir de la victoire historique des sefarim, mais aussi l’esprit de persévérance et de joie qui caractérise le mouvement Habad-Lubavitch.

L’Intention du cœur dans les Mitsvot : Une dimension essentielle

L’Intention du cœur dans les Mitsvot : Une dimension essentielle

 

L’intention dans l’accomplissement des mitsvot traverse notre tradition depuis ses origines. Les prophètes mettaient déjà en garde contre une pratique purement mécanique des commandements, soulignant l’importance cruciale de l’engagement spirituel qui doit accompagner chaque acte religieux.

 

La halakha reconnaît deux niveaux distincts d’intention dans l’accomplissement des mitsvot. Le premier niveau, considéré parfois comme nécessaire pour la validité même de la Mitsva, correspond à une simple conscience de l’acte accompli. Par exemple, pour la Mitsva du Chofar, il suffit d’être conscient qu’on entend bien le son du Chofar et non un simple bruit quelconque.

Le second niveau représente une intention plus profonde, un véritable engagement spirituel. Il s’agit d’une préparation du cœur et de l’âme, d’une connexion consciente avec la signification profonde de l’acte. Bien que non obligatoire d’un point de vue strictement halakhique, cette dimension est hautement recommandée par nos Sages.

C’est dans cette optique que les Sages ont institué les bénédictions avant l’accomplissement des mitsvot. Ces bénédictions, même si elles ne conditionnent pas la validité de la Mitsva, créent un moment de conscience particulier. Elles marquent une pause réflexive, définissent clairement l’intention de notre acte et élèvent un geste physique au niveau spirituel.

Ainsi, bien que la halakha n’exige généralement qu’une intention minimale, nos Sages nous encouragent à développer une intention plus profonde. Chaque Mitsva devient alors une opportunité de connexion spirituelle authentique, transformant un simple acte en moment de proximité avec le divin. Cette approche équilibrée nous permet de respecter les exigences halakhiques tout en aspirant à une pratique plus élevée et plus significative de nos mitsvot.

Cette compréhension enrichit considérablement notre pratique religieuse, nous invitant à voir chaque Mitsva non comme une simple obligation à remplir, mais comme une occasion de développer notre relation avec le divin à travers une intention consciente et profonde.

Visite Historique à Kfar Habad : L’ambassadeur américain Jack Lew, salue l’action de Habad pour les victimes de la guerre

Visite Historique à Kfar Habad : L’ambassadeur américain Jack Lew, salue l’action de Habad pour les victimes de la guerre

 

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, M. Jack Lew, a effectué une visite particulièrement émouvante à Kfar Habad, en tant qu’invité de l’Association des Hassidim Habad. Accompagné de son conseiller principal Moishy Raber et d’une délégation restreinte, cette visite témoigne de l’importance que l’ambassade accorde aux actions de Habad.

 

Jack Lew, ambassadeur des États-Unis en Israël et juif pratiquant reconnu, a effectué une visite particulièrement émouvante à Kfar Habad. Portant la kippa avec fierté, cet ancien secrétaire au Trésor américain, l’un des juifs les plus haut placés du gouvernement américain, a démontré une connexion profonde avec les traditions et l’action de Habad.

Sa sensibilité particulière aux valeurs juives s’est manifestée tout au long de sa visite. Profondément ému dans la réplique de la salle d’audiences du Rabbi au « 770 », il y a prononcé une prière personnelle. Son intérêt pour les etrogim témoigne de sa compréhension intime des traditions hassidiques.

Le point culminant de sa visite fut sa rencontre avec les veuves et orphelins de guerre, où son émotion était palpable. En tant que juif engagé, il a particulièrement apprécié l’action de Tseirei Habad auprès des familles endeuillées, remettant personnellement des cadeaux de ‘Hanouka aux jeunes orphelins.

« La connexion entre tradition juive et soutien humanitaire que démontre Habad est profondément touchante », a déclaré l’ambassadeur, reflétant sa propre synthèse entre engagement juif et service public. Son action décisive pour faciliter le « vol des familles des otages » vers l’Ohel du Rabbi illustre parfaitement cette double identité.

Cette visite historique prend une résonance particulière venant d’un homme qui incarne la réussite de la communauté juive américaine tout en restant profondément attaché à ses racines et traditions.

 

 

Lettres du Rabbi : La jalousie sainte, une vertu pour l’élévation spirituelle

Lettres du Rabbi : La jalousie sainte, une vertu pour l’élévation spirituelle

 

Le concept de « jalousie sainte » ou « jalousie bienveillante », tel qu’expliqué dans la lettre du Rabbi de Loubavitch, nous offre une perspective profonde sur la transformation d’un sentiment souvent perçu comme négatif en une force motrice pour la croissance spirituelle et intellectuelle.

 

Le Zohar (volume 2, p. 126b) nous éclaire sur le verset « Rachel fut jalouse de sa sœur », révélant une dimension spirituelle de la jalousie. Cette jalousie de Rachel n’était pas une simple envie matérielle, mais une aspiration profonde envers les qualités spirituelles de sa sœur Léa. C’était une « jalousie intellectuelle », tournée vers les bonnes actions et les vertus.

L’Enseignement des Sages

Les Sages du Talmud ont reconnu la valeur de cette forme particulière de jalousie en déclarant que « la jalousie des sages accroît la sagesse » (Baba Batra 22a). Cette maxime nous enseigne que l’émulation positive peut servir de catalyseur pour notre propre développement intellectuel et spirituel.

La Sagesse de Salomon

Le roi Salomon lui-même, dans sa grande sagesse, a orienté cette notion de jalousie vers un objectif noble : « Que ton cœur ne jalouse pas les pécheurs, mais plutôt ceux qui craignent Dieu en tout temps » (Proverbes 23:17). Cette directive nous encourage à rediriger nos sentiments d’envie vers des modèles vertueux.

Application Pratique

Dans sa lettre, le Rabbi transforme ce qui pourrait être perçu comme une faiblesse – la jalousie envers les camarades plus assidus dans l’étude – en une opportunité de croissance spirituelle. Cette approche nous enseigne à :

1. Reconnaître la jalousie comme un potentiel moteur de croissance
2. Canaliser ce sentiment vers des objectifs spirituels positifs
3. S’inspirer des qualités admirables chez les autres pour progresser
4. Transformer l’envie en émulation constructive

La Vision du Or’hot Tzadikim

Le Or’hot Tzadikim, dans son chapitre 14, approfondit cette notion en montrant comment la jalousie, lorsqu’elle est correctement orientée, peut devenir un outil puissant d’élévation spirituelle.

L’Héritage du Tsema’h Tsedek

Dans son ouvrage « Or HaTorah » sur la paracha Vayetse, le Tsema’h Tsedek élabore sur cette conception de la jalousie sainte, soulignant son rôle dans l’ascension spirituelle et l’accomplissement des mitsvot.

Conclusion

La lettre du Rabbi nous enseigne ainsi que la « jalousie intellectuelle » ou « sainte jalousie » n’est pas un défaut à corriger mais une qualité à cultiver lorsqu’elle est dirigée vers des objectifs spirituels et intellectuels nobles. Elle devient alors un puissant moteur d’élévation spirituelle, nous permettant de nous inspirer des vertus d’autrui pour progresser sur notre propre chemin.

Cette compréhension transforme notre perception de la jalousie, nous invitant à l’utiliser comme un outil constructif dans notre quête de développement spirituel, suivant ainsi l’exemple de notre matriarche Rachel.

 

Source : Lettre 6658

En réponse à votre lettre où vous écrivez souffrir de la “jalousie intellectuelle” – ressentant une certaine jalousie envers vos camarades plus assidus dans l’étude que vous, bien que vous aspiriez vous aussi à étudier la Torah avec constance et application.

Il est étonnant que vous exprimiez cela de cette manière, car en réalité, nos Sages ont enseigné que « la jalousie des sages accroît la sagesse » (Baba Batra 22a). Il est donc évident que vous devriez cultiver cette qualité pour accroître votre assiduité dans l’étude, et, ainsi, réussir davantage dans votre apprentissage.

Il est bien connu que cette qualité de jalousie est fondée sur le verset « Rachel fut jalouse de sa sœur » – une “jalousie intellectuelle” envers ses bonnes actions (Zohar, volume 2, p. 126b ; cf. également “Or’hot Tzadikim”, chapitre 14, et l’ouvrage “Or HaTorah” du Tséma’h Tsédek sur la paracha Vayetse). Le plus sage de tous les hommes, le roi Salomon, a également déclaré : « Que ton cœur ne jalouse pas les pécheurs, mais plutôt ceux qui craignent Dieu en tout temps » (Proverbes 23:17).

 

La Menorah de Glace Illumine St-Mandé : Un Spectacle Féerique pour ‘Hanouccah

La Menorah de Glace Illumine St-Mandé : Un Spectacle Féerique pour ‘Hanouccah

 

Une création exceptionnelle a marqué les esprits hier soir lors de l’allumage public de la deuxième bougie de ‘Hanouccah à Saint-Mandé : une majestueuse Menorah sculptée dans la glace. Cette œuvre unique, scintillant sous les lumières de la Place du marché de la Tourelle, a créé un moment magique.

 

La Menorah de glace, véritable chef-d’œuvre éphémère mesurant plus de deux mètres de haut, a capturé l’imagination des centaines de participants rassemblés pour l’occasion. Les cristaux de glace finement ciselés reflétaient la lumière des flammes, créant un spectacle féerique qui a émerveillé petits et grands.

Le Rav Elezam, Chaliah du Rabbi à Saint-Mandé a organisé l’allumage dans une atmosphère empreinte de solennité et d’émerveillement. La lueur des flammes, se reflétant à travers la structure cristalline, a créé un jeu de lumière extraordinaire, symbolisant parfaitement le miracle de ‘Hanouccah et sa capacité à illuminer l’obscurité.

La soirée s’est poursuivie dans une ambiance festive, enrichie par un programme varié :
– Tours de poney enchanteurs pour les enfants
– Spectacle de feu éblouissant
– Concert vibrant du chanteur Ouriel
– Délices culinaires : beignets traditionnels, pizza fraîche, pop-corn et barbe à papa
– Boissons chaudes réconfortantes servies sous une tente chauffée

Cette Menorah de glace unique restera gravée dans les mémoires comme un symbole puissant de la fusion entre tradition et créativité, illustrant parfaitement le message universel de ‘Hanouccah : la victoire de la lumière sur l’obscurité, de la chaleur spirituelle sur le froid de l’indifférence.

Le Beth ‘Habad de Saint-Mandé continue ainsi d’innover dans sa mission de partager la joie et la lumière de ‘Hanouccah avec toute la communauté, créant des moments inoubliables qui renforcent les liens et illuminent les cœurs.

 

Grand Farbrenguen central du Hé Tevet  (Didan Natsah) dans les salons Haya Mouchka – Le reportage intégral

Grand Farbrenguen central du Hé Tevet (Didan Natsah) dans les salons Haya Mouchka – Le reportage intégral

 

Dans une salle comble des salons Haya Mouchka du 19ème arrondissement, le Beth Loubavitch a célébré avec ferveur le 37ème anniversaire du « Didan Natzach » – la victoire historique du 5 Tevet 5747 (1987), où la Cour fédérale des États-Unis reconnut officiellement la propriété de la précieuse bibliothèque d’Agudas Chassidei Chabad aux Hassidim.

 

Cette date mémorable, que le Rabbi désigna immédiatement comme un moment particulièrement propice – « Et Ratzon », marque la fin d’une bataille juridique intense pour la sauvegarde des milliers d’ouvrages sacrés de la bibliothèque. Le lendemain même de cette victoire, le 6 Tevet, le Rabbi invita chacun à lui soumettre des demandes de bénédictions, qu’il apporta personnellement à l’Ohel, la voiture remplie de dizaines de sacs de lettres venues du monde entier.

En ce Motsae Chabbat Vayigach, le 4 janvier 2025, la présence inspirante du Rav Mendel Azimov, directeur du Beth Loubavitch, accompagné du Rav Moche Vishetsky et du Rav Elhanan Marasow, a insufflé une énergie particulière à cette célébration du « Didan Natzach ». Dès 20h30, l’atmosphère était électrique dans la salle bondée !

Les participants, serrés les uns contre les autres dans une proximité fraternelle, ont été transportés par la joie contagieuse d’un authentique Farbrenguen ! Les nigounim ont résonné avec une force décuplée par le nombre, les « le’haïm » se sont enchaînés dans une ambiance de fraternité exceptionnelle. Les murs des salons Haya Mouchka ont tremblé sous l’intensité des chants et des danses de la foule rassemblée !

L’assemblée nombreuse a été captivée par les enseignements profonds, ponctués d’anecdotes passionnantes sur cette période historique et de moments de partage chaleureux. Cette victoire, dont le Rabbi souligna qu’elle serait « revécue » chaque année, continue d’inspirer les générations et de renforcer leur attachement à l’héritage précieux de la bibliothèque.

Ce Farbrenguen mémorable, qui a réuni une foule impressionnante, restera gravé dans les mémoires comme un moment d’unité, de célébration et d’inspiration extraordinaire, perpétuant la tradition établie par le Rabbi de marquer ce jour par une étude accrue de la Torah et des rassemblements ‘hassidiques !

 

Photos et vidéo : Thierry Guez (King Image)

 

 

Hé Tevet : « Des livres délivrés » – Daniel Toledano

Hé Tevet : « Des livres délivrés » – Daniel Toledano

Le Hé Tévet, jour de célébration hassidique qui commémore la libération des livres de la bibliothèque Loubavitch, nous invite à une réflexion profonde sur la relation unique qu’entretient le judaïsme avec ses textes sacrés.
Au-delà d’une simple collection d’ouvrages, les livres sont considérés comme des entités vivantes, porteurs de l’essence même de leurs auteurs. Cette conception remonte à la Torah elle-même, où D.ieu investit Sa propre essence, créant ainsi un pont entre le fini et l’infini.
L’article explore comment cette fusion entre l’auteur et son œuvre se manifeste à travers l’histoire juive, depuis les grands maîtres jusqu’à chaque individu, dont la vie elle-même peut être considérée comme un livre en cours d’écriture. Une invitation à réfléchir sur la manière dont nous composons notre propre histoire.

 

Daniel Toledano
Auteur du livre « Cinq ans – Savoir étudier le commentaire de Rachi sur la Tora », publié aux éditions Kehot.fr

 

Le Hé Tévet, jour de fête dans le calendrier hassidique, célèbre la libération des livres. L’un des aspects les plus fascinants de cet évènement lumineux est probablement l’évocation des livres comme s’il s’agissait d’êtres humains. On parle à leur propos d’emprisonnement, de sauvetage, de libération et de délivrance. Il est vrai que dans le judaïsme, les livres se confondent souvent avec les auteurs. Un maître est couramment appelé par son œuvre, si bien que parfois on sait juste le désigner par sa composition, sans connaître précisément son nom. On pense par exemple au Baal Hatourim, au Hatam Sofer, au Tsémah Tsédek ou encore au Hafetz Haïm.

Cette vénération du livre est une constante très ancienne, et tout commence avec la Tora et son commentaire oral le Talmud. C’est ainsi qu’on danse avec les rouleaux de la Tora quand on célèbre la fin du cycle annuel de leur lecture. Ou encore lorsqu’on marque le terme de l’étude d’un traité talmudique, on déclare dans le cérémonial de clôture, comme envers un être cher et aimé : « Je reviendrai vers toi, traité untel. ».

Bien plus qu’une louable et touchante manifestation de respect, il y a en réalité ici l’existence d’une identité merveilleuse et parfaite entre une œuvre et son écrivain. Un phénomène qui prend son origine avec le premier des auteurs, D.ieu lui-même, et la Tora, son livre. Selon le Talmud (Chabat 105a), D.ieu investit son essence dans la Tora – Ana Nafchi Kétavite Yéhavite. Rajoutons que d’après le Midrach, Tanya Dévé Elyahou Raba (ch.18) et Yalkout Chimoni Ekha (§1034), à chaque fois qu’on étudie un passage de Tora, D.ieu en fait de même. Dans son œuvre centrale, le Tanya (ch. 5&37), R. Chnéor Zalman de Lyadi explique que par l’étude de la Tora, on fait venir D.ieu à soi, pour ainsi dire. Dès lors, l’étude devient une rencontre tout à fait unique en son genre, entre l’homme et le divin, le fini et l’infini. Il atteste même qu’il s’agit d’une union inouïe, sans égal dans le domaine physique.

Le même principe semble valoir à propos de nos maîtres et de leurs ouvrages, offrant un nouveau visage au passage entre un sage et son message, une fois quitté ce monde. C’est ainsi que le Rabbi Rachab déclarera dans ses derniers moments de vie : « Je m’en vais au Ciel, toutefois je vous laisse mes livres. », comme si désormais, il était toujours possible de retrouver le maître à travers ses écrits. Suivant le Talmud (Békhorot 31b), citer un sage a pour effet de déclencher en retour le remuement de ses lèvres, outre-tombe. Dans une perspective encore plus inattendue, une œuvre peut carrément compléter la vie physique de son auteur, tel à propos du Rambam. Bien qu’il existe une controverse sur l’année de sa date de naissance, selon plusieurs sources juives, Rambam vécut très exactement soixante-dix ans moins quatre-vingt-trois jours.

Le Rabbi (Torat Ménahem 5752, Chémot, note 83) suggère ingénieusement que les quatre-vingt-trois sections qui structurent son chef-d’œuvre, le Michné Tora, comblent les quatre-vingt-trois journées manquantes de sorte que l’on peut affirmer qu’il vécut soixante-dix années entières.

A ce propos, le Talmud enseigne (Roch Hachana 11a, Sota 13b, Kidouchin 38a) que les justes ressemblent à Moché Rabénou, ils vivent des années pleines, en ce qu’ils naissent un jour, et des années plus tard à cette même date, ils quittent ce monde, une règle qui doit s’appliquer d’une manière ou d’une autre, de façon physique ou spirituelle.

Soulignons du reste, le lien très fort entre les deux maîtres, comme stipulé sur la sépulture du Rambam à Tibériade : « De Moché à Moché, nul ne fut semblable à Moché ». Le Michné Tora est l’œuvre maîtresse du Rambam, la seule qu’il composa d’emblée dans la langue sainte, a contrario de ses autres livres. A l’introduction de cet ouvrage rédigé à une époque de grand danger pour le judaïsme, dans le but de perpétuer la transmission de la Tora aux générations suivantes, il explique de façon stupéfiante que cet écrit est une synthèse de toute la Tora orale, une affirmation sans équivalent chez ses pairs. C’est plus que toute autre composition, le chef-d’œuvre de sa vie, et davantage que les autres, l’on peut dire à son sujet qu’il y a mis toute son essence, toute son âme, au point d’incarner sa vie.

Enfin, en forme de parachèvement à ces lignes, le principe s’étend en réalité à tout un chacun, ainsi qu’il est rapporté dans la Genèse (5,1) : « Voici le livre des générations d’Adam », dont une lecture plus imagée, à l’invitation de la langue hébraïque, peut signifier que « l’histoire d’un homme est un livre – Zé séfer, tolédot adam ».

La vie est un livre qu’on écrit. Chaque moment qui passe est peut-être une ligne, une page, un chapitre, une section qui se rédige, tout dépend de l’intensité qu’on y dirige.

Alors, puissions-nous composer, chacun d’entre nous, le plus beau des livres. « Et la plume sera pour toi un ami », ainsi que le déclare l’Admour Hazaken.