Le fils du dernier Shah d’Iran exhorte ses compatriotes à rejeter la République islamique dans un message diffusé vendredi sur les réseaux sociaux. Il dénonce une guerre qui ne reflète selon lui ni les intérêts ni la volonté du peuple iranien. Cet appel intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Iran, Israël et les États-Unis.
Un rejet frontal de la politique belliqueuse du régime
Depuis son exil aux États-Unis, Reza Pahlavi a adressé un message solennel à la nation iranienne, rédigé en persan et largement relayé sur les plateformes numériques. Sa déclaration vise directement la direction actuelle du pays, accusée de compromettre l’avenir national par une politique belliqueuse.
« Ce n’est pas la guerre de l’Iran, ni celle de son peuple. C’est la guerre de Khamenei, la guerre de la République islamique », a-t-il déclaré, établissant une distinction claire entre les intérêts du régime et ceux de la population.
Cette prise de position s’inscrit dans une critique frontale de la guerre en cours ou imminente, opposant potentiellement l’Iran à Israël et aux États-Unis. Pour le fils de l’ancien souverain déchu en 1979, cette confrontation ne reflète que les ambitions personnelles du guide suprême Ali Khamenei.
Un régime affaibli, une opportunité historique
Reza Pahlavi estime que le moment est propice à un soulèvement populaire, arguant que le régime n’a jamais été aussi vulnérable. « Nous avons maintenant une opportunité parce que ce régime est à son point le plus faible », affirme-t-il, évoquant une « décapitation pratique » des forces du régime qui égalise les rapports de force.
Cette analyse s’appuie sur l’observation d’un pouvoir fragilisé par les crises successives et l’isolement croissant. « Quand on fait face à un mouvement de désobéissance civile et de non-violence contre un régime très brutal, à un moment donné, les chances doivent basculer vers le peuple », explique-t-il.
L’ancien prince perçoit une « nouvelle vague d’espoir et d’énergie » parmi les Iraniens, convaincus que le changement de régime représente désormais une possibilité concrète plutôt qu’un simple rêve d’exilés.
Un appel direct aux forces de sécurité
Dans une démarche particulièrement audacieuse, Reza Pahlavi s’adresse aux membres des forces armées, des services de renseignement et de la police iranienne. Il les enjoint à cesser leur allégeance à un pouvoir qu’il qualifie d’oppressif, corrompu et dangereux.
« Vos vies et l’avenir de notre Iran ne comptent pas pour ce régime et ses dirigeants incompétents », martèle-t-il dans son message, invitant ces forces à « rejoindre le peuple » plutôt que de servir un système qu’il juge destructeur.
Cette stratégie vise à créer des fissures au sein de l’appareil sécuritaire du régime, estimant que les membres de ces forces partagent la même destinée que les citoyens qu’ils sont censés protéger. L’ancien prince évoque une « bataille entre la nation iranienne et un système destructeur », appelant à une mobilisation générale à travers manifestations et grèves.
Le changement de régime comme seule solution
Pour Reza Pahlavi, la situation actuelle confirme sa conviction de longue date : « La cause profonde du problème a été le régime et sa nature, et la seule solution qui bénéficiera à la fois au peuple iranien et au monde libre est que ce régime ne soit plus là. »
Il martèle que « la solution ultime est le changement de régime », une position qu’il défend depuis le début de son engagement politique. Cette approche radicale contraste avec les tentatives de réforme ou de négociation prônées par d’autres courants de l’opposition.
« C’est la responsabilité d’Ali Khamenei. C’est sa guerre, pas celle du peuple iranien », insiste-t-il, rendant le guide suprême personnellement responsable de la dégradation de la situation. Cette personnalisation du conflit vise à isoler davantage la direction du régime de la population.
Une figure d’opposition en quête d’unité nationale
Exilé depuis plus de quarante ans, Reza Pahlavi s’est progressivement imposé comme une voix alternative dans le paysage politique iranien. Contrairement à ce que pourrait suggérer son héritage, il ne milite pas pour un retour à la monarchie mais pour l’établissement d’un État laïc et démocratique.
« Je suis à vos côtés dans cette épreuve. Nous sommes unis dans ce combat et, ensemble, nous triompherons », a-t-il affirmé, cherchant à incarner une figure rassembleuse au-delà des clivages historiques.
Sa popularité s’est accrue ces dernières années, notamment dans la diaspora et chez les jeunes Iraniens sensibles à un discours patriote dépourvu de connotations religieuses. Cette évolution témoigne d’un repositionnement stratégique visant à fédérer les mécontentements autour d’un projet politique alternatif.
L’appel à un soutien international
Reza Pahlavi conditionne toutefois le succès d’un éventuel soulèvement à l’engagement de la communauté internationale. Il met en garde contre l’inaction du monde libre, estimant qu’au-delà des sanctions, il faut « donner au peuple iranien un sentiment de soutien dans sa lutte pour la démocratie et la liberté ».
Cette dimension internationale de sa stratégie révèle une compréhension réaliste des enjeux. « Cette fois, le monde ne doit pas rester inactif », prévient-il, faisant référence aux occasions manquées du passé où les mouvements de contestation n’ont pas reçu le soutien nécessaire.
L’ancien prince plaide pour que la communauté internationale franchisse « l’étape suivante » au-delà des mesures punitives traditionnelles, suggérant un accompagnement plus actif des forces démocratiques iraniennes.
Un contexte explosif propice à la contestation
Cet appel au soulèvement intervient dans un environnement particulièrement tendu. Sur le plan intérieur, l’Iran porte encore les cicatrices des manifestations de 2022, déclenchées par la mort de Mahsa Amini, arrêtée pour non-respect du code vestimentaire imposé aux femmes.
Cette contestation, violemment réprimée, a ravivé une colère latente nourrie par la répression systématique, la crise économique persistante et l’isolement diplomatique croissant du pays. Les autorités peinent à éteindre les braises d’un mécontentement qui couve sous la surface.
À l’international, l’Iran se trouve au cœur d’un brasier régional avec des tensions exacerbées avec Israël et la perspective inquiétante d’un affrontement militaire direct. Dans ce contexte explosif, les propos de Reza Pahlavi résonnent comme une tentative de proposer une alternative au cycle de confrontation dans lequel le pays semble s’enliser.
Une vision alternative pour l’avenir de l’Iran
L’ancien prince ne se contente pas de critiquer le régime actuel ; il propose une voie de sortie basée sur la reconstruction d’un État respectueux des libertés fondamentales. Sa vision repose sur l’émancipation de la tutelle religieuse qui structure actuellement la République islamique.
« Tout ce qui affaiblit le régime, tout ce qui le pousse davantage dans ses retranchements est quelque chose que le peuple accueille pour des raisons évidentes », explique-t-il, justifiant une stratégie d’affaiblissement progressif du pouvoir en place.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de rupture qui transcende les clivages traditionnels entre monarchistes, républicains et nationalistes. Reza Pahlavi tente de créer un front uni autour d’un objectif commun : mettre fin à un régime qu’il considère comme déconnecté des aspirations populaires.
Son message vise également à repositionner l’Iran sur la scène internationale comme une nation souveraine et responsable, capable de retrouver sa place dans le concert des nations après des décennies d’isolement et de confrontation. Cette vision à long terme pourrait séduire une population lasse des sanctions économiques et de l’instabilité régionale.
Le président américain Donald Trump a créé la surprise en annonçant que des pourparlers de médiation sont actuellement en cours pour établir la paix entre Israël et l’Iran. Cette révélation, confirmée par des sources israéliennes de haut niveau, pourrait marquer un tournant majeur dans l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient. Si elle se concrétise, cette initiative diplomatique représenterait l’un des accords de paix les plus significatifs de l’histoire moderne de la région.
Une annonce qui bouleverse la donne moyen-orientale
Trump a affirmé avec confiance qu’Israël et l’Iran « devraient conclure un accord et le feront », comparant cette future négociation à ses précédents succès diplomatiques. « De même, nous aurons la PAIX, bientôt, entre Israël et l’Iran ! De nombreux appels et réunions ont lieu maintenant », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Cette perspective d’un rapprochement israélo-iranien constituerait une révolution diplomatique, tant les deux pays ont été des ennemis jurés depuis la révolution islamique de 1979. Un tel accord transformerait radicalement l’architecture sécuritaire du Moyen-Orient et pourrait ouvrir la voie à une stabilisation durable de la région.
Confirmation officielle des préparatifs de paix
La crédibilité de ces annonces a été renforcée par la confirmation rapide d’une source de haut niveau du cabinet israélien. Quelques minutes seulement après les déclarations présidentielles, cette source gouvernementale a attesté qu' »en coulisses, il y a un début de préparatifs de médiation » entre les deux nations.
Cette confirmation officielle marque une étape cruciale dans ce qui pourrait devenir l’accord de paix le plus retentissant du XXIe siècle. Elle démontre que les déclarations de Trump ne relèvent pas de la simple communication politique, mais correspondent à une réalité diplomatique concrète.
Des négociations encore à leurs prémices
Malgré cette confirmation encourageante, les responsables israéliens appellent à la prudence quant aux attentes. La source gouvernementale a précisé qu' »il n’y a pas encore de proposition concrète de cessez-le-feu », soulignant le caractère préliminaire de ces démarches de paix.
Cette phase exploratoire suggère que les deux parties évaluent encore les conditions d’un éventuel accord. Les enjeux sont considérables : programme nucléaire iranien, présence iranienne en Syrie et au Liban, soutien aux groupes armés régionaux, reconnaissance mutuelle, et normalisation des relations diplomatiques et économiques.
Israël maintient sa position de force
Dans ce processus naissant vers la paix, Israël conserve une posture déterminée. La source gouvernementale a souligné qu’il n’y a pas de pression réelle exercée sur l’État hébreu pour modifier sa stratégie actuelle. « Nous avons encore beaucoup de surprises et nous avons une grande détermination », a-t-elle déclaré.
Cette approche indique qu’Israël aborde ces négociations de paix en position de force, tout en restant ouvert aux initiatives diplomatiques américaines. Cette stratégie pourrait s’avérer déterminante pour aboutir à un accord équilibré et durable.
Les précédents diplomatiques de Trump comme modèle
Trump s’appuie sur ses précédents succès pour légitimer son optimisme concernant la paix israélo-iranienne. Il évoque notamment son rôle dans le rapprochement entre l’Inde et le Pakistan, utilisant les échanges commerciaux comme levier de négociation, ainsi que son intervention dans les conflits serbo-kosovar et égypto-éthiopien.
Ces expériences diplomatiques antérieures pourraient servir de feuille de route pour les négociations israélo-iraniennes, en particulier l’utilisation d’incitations économiques et commerciales pour faciliter le dialogue politique.
Un enjeu géopolitique majeur pour la région
La perspective d’une paix entre Israël et l’Iran transcende le simple cadre bilatéral pour embrasser l’ensemble du Moyen-Orient. Un tel accord pourrait mettre fin à des décennies de tensions proxy, réduire les risques de confrontation nucléaire, et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération régionale.
Trump conclut son message par son slogan adapté : « RENDRE LE MOYEN-ORIENT FORMIDABLE À NOUVEAU ! », résumant son ambition de pacification globale de cette région stratégique. Si ces négociations de paix aboutissent, elles pourraient effectivement transformer le Moyen-Orient en une zone de stabilité et de prospérité partagée.
L’armée israélienne a lancé une offensive d’envergure contre l’Iran, ciblant la capitale Téhéran et des installations stratégiques dans tout le pays. Cette riposte fait suite au bombardement iranien qui a coûté la vie à six personnes à Bat Yam et causé d’importants dégâts. Plus de 170 cibles ont été frappées durant la nuit, marquant une escalade majeure dans le conflit régional.
Offensive israélienne massive sur l’Iran
L’aviation israélienne a entamé dans les dernières heures une frappe d’envergure sur l’Iran, concentrant ses efforts sur la capitale Téhéran. Les objectifs visés incluent des quartiers généraux, des installations liées au programme nucléaire iranien, des lanceurs de missiles, des infrastructures sécuritaires et des sites de carburant.
Cette opération intervient après le bombardement massif iranien contre Israël, comprenant environ 70 missiles sol-sol et des dizaines de drones, qui a provoqué la mort de six personnes à Bat Yam et causé d’importants dégâts aux immeubles résidentiels.
Plus de 720 composants stratégiques détruits
Durant la nuit, l’aviation a frappé plus de 170 cibles à travers l’Iran et le Yémen. Parmi les objectifs détruits figurent des lanceurs de missiles armés, des infrastructures soutenant le projet nucléaire, des laboratoires, des centres de commandement, des installations gazières dans le sud de l’Iran et un site pétrolier près de Téhéran. Tsahal estime avoir touché plus de 720 composants critiques.
« Celui qui attaque sera attaqué », a déclaré le ministre de la Défense Israël Katz lors de sa visite sur les lieux du drame à Bat Yam, aux côtés du Premier ministre Binyamin Netanyahou et du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. « Nous sommes partis dans cette opération en sachant qu’il y avait une menace sur l’État d’Israël. Écorchez la peau du serpent – le nucléaire, la défense antiaérienne, les missiles, le régime. »
Avertissements directs aux civils iraniens
Le porte-parole de Tsahal en persan, le sergent-chef (réserviste) Kamal Pinhasi, a publié un avertissement direct aux habitants d’Iran : « Toutes les personnes se trouvant dans des installations de production d’armes dans le pays ou à proximité – quittez immédiatement les lieux. »
Une source sécuritaire israélienne a confirmé que l’instruction donnée à Tsahal de publier des avis d’évacuation aux civils iraniens avait été donnée à l’avance dans le cadre d’un plan visant à exercer une pression sur le régime et à empêcher l’utilisation de civils comme boucliers humains.
Réactions politiques et diplomatiques
Le ministre de l’Énergie et des Infrastructures Eli Cohen a déclaré : « Pour chaque bâtiment qui tombera en Israël – 100 bâtiments tomberont à Téhéran. Nous sommes déterminés à mener cette guerre jusqu’à l’atteinte de tous les objectifs. » Cohen a également lancé un appel aux citoyens : « Écoutez les instructions du Commandement du front intérieur. Le peuple d’Israël est fort – et nous vaincrons. »
Le président Its’hak Herzog s’est rendu sur les lieux à Bat Yam et a déclaré : « Je suis ici pour encourager l’esprit du peuple d’Israël. Nous n’avons pas voulu cette guerre – mais rien ne nous dissuadera. »
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar s’est entretenu avec son homologue allemand Johann Wodpohl, précisant que l’action de Tsahal se poursuivrait : « L’Iran tire délibérément vers des civils – Israël continuera d’agir de manière ciblée uniquement contre des objectifs militaires. »
Répercussions internationales
Sur la scène internationale, une conversation dramatique entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine a été rapportée, au cours de laquelle Trump a appelé à la fin des combats, tout en soulignant qu’il s’agissait d’une campagne profonde et complexe.
L’opération « Peuple comme un lion » se poursuit. Tsahal œuvre à l’élimination des menaces et à l’obtention de la supériorité sur le territoire ennemi – et Israël souligne : « La campagne bat son plein – et nous répondrons par une guerre totale. »
Dans un discours prononcé à l’occasion du double anniversaire de Donald Trump et des 250 ans de l’armée américaine, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a promis des frappes imminentes contre l’Iran, affirmant que les dirigeants iraniens « font déjà leurs bagages » face à la menace israélienne. Qualifiant le régime de Téhéran de « criminel » et accusant l’Iran de vouloir distribuer des armes nucléaires à ses « mandataires terroristes », Netanyahu a présenté l’action militaire israélienne comme une défense de « toutes les sociétés libres » avec le soutien explicite du président américain.
« Je veux commencer par souhaiter un double joyeux anniversaire. D’abord, joyeux anniversaire à vous, Président Donald J. Trump. Vous avez été un leader extraordinaire, décisif, courageux, avec une vision claire, une action claire. Vous avez accompli de grandes choses pour Israël. Vous avez été un ami extraordinaire de l’État juif et pour moi personnellement. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années, et nous apprécions ce que vous faites maintenant, en aidant à protéger les vies israéliennes contre le régime criminel en Iran. Je veux aussi souhaiter un joyeux 250e anniversaire à l’Armée américaine. Les hommes et femmes des forces armées des États-Unis ont protégé la liberté pendant deux siècles et demi. Nous n’aurions pas un monde libre sans vous. Merci au nom des peuples libres partout dans le monde. »
« Aujourd’hui, Israël défend la liberté au Moyen-Orient et au-delà. Nous le faisons contre un régime iranien tyrannique et radical qui veut construire des bombes atomiques pour nous détruire et veut construire des missiles balistiques, y compris des missiles balistiques intercontinentaux pour pouvoir menacer n’importe qui et partout dans le monde. En nous défendant, nous défendons aussi les autres. Nous défendons nos voisins arabes, nos amis arabes en paix. Nous défendons l’Europe. Nous défendons. Nous aidons aussi à défendre les États-Unis, qui nous aident tout le temps dans notre défense. »
C’est une mission importante. En ce moment, le régime iranien bombarde nos quartiers civils pendant que nous visons les terroristes. Maintenant, ce n’est pas nouveau. Ils ont essayé d’assassiner le Président Trump deux fois. Ils ont bombardé des ambassades américaines. Ils ont tué 241 Marines à Beyrouth. Ils ont tué et blessé des milliers d’Américains avec leurs IED en Irak et en Afghanistan. Ils ont brûlé le drapeau américain. Ils scandent sans cesse, « Mort à l’Amérique. »
« Notre ennemi est votre ennemi. Et en faisant ce que nous faisons, nous traitons avec quelque chose qui nous menacera tous tôt ou tard. Notre victoire sera votre victoire. Comment avons-nous l’intention d’atteindre cette victoire ? Eh bien, nous avons déjà fait de grandes choses. Nous avons éliminé leur direction militaire supérieure. Nous avons éliminé leurs technologues supérieurs qui mènent la course pour construire des armes atomiques qui nous menaceraient mais pas seulement nous. Nous avons fait tout cela et beaucoup d’autres choses. Mais nous sommes aussi conscients du fait qu’il y a plus à faire. Alors nous nous préparons. Nous avons pavé la voie vers Téhéran et nos pilotes au-dessus des cieux de Téhéran porteront des coups au régime qu’ils ne peuvent même pas imaginer. Et je peux vous dire ceci, nous avons des indications que des dirigeants supérieurs en Iran font déjà leurs bagages. Ils sentent ce qui arrive. »
« Je vais vous dire ce qui serait arrivé si nous n’avions pas agi. Nous avions des informations que ce régime sans scrupules planifiait de donner les armes nucléaires qu’ils développeraient à leurs mandataires terroristes. C’est du terrorisme nucléaire sous stéroïdes. Cela menacerait le monde entier. C’est ce qu’Israël fait avec le soutien, le soutien clair du président des États-Unis, Donald Trump, et du peuple américain et de beaucoup d’autres dans le monde. Alors avec l’aide de Dieu et avec la bonne volonté et la résolution de toutes les sociétés libres, nous vaincrons. »
L’armée israélienne a mené une vaste opération nocturne contre des cibles stratégiques en Iran, visant principalement les installations nucléaires du régime de Téhéran. Plus de 250 objectifs ont été touchés par les forces aériennes de Tsahal, marquant une escalade significative dans le conflit régional. Les autorités israéliennes confirment que les attaques se poursuivent et appellent la population à maintenir sa vigilance face aux représailles attendues.
Une offensive d’envergure contre le programme nucléaire iranien
Depuis 22h45 et tout au long de la nuit, l’aviation israélienne a mené des raids intensifs contre plus de 80 cibles à travers Téhéran. Les appareils ont opéré via le couloir aérien établi vers le cœur de l’Iran, dans le cadre d’un plan méthodique visant à neutraliser les capacités nucléaires du régime iranien.
« Les frappes aériennes sont basées sur un plan ordonné et se concentrent sur les dommages aux installations nucléaires et à la capacité du régime iranien de progresser vers la production d’armes nucléaires », a déclaré le porte-parole de Tsahal lors d’une conférence de presse.
Parmi les objectifs stratégiques touchés figure le quartier général nucléaire du régime iranien, connu sous le nom de « quartier général SPND » à Téhéran. Les forces israéliennes ont également visé des sites de développement et de recherche pour la production de matières premières, ainsi que des laboratoires de développement d’armes nucléaires.
Plus de 720 composants détruits
L’opération a touché des dépôts de carburant près de Téhéran qui alimentent les industries militaires iraniennes. Au total, plus de 250 cibles et plus de 720 composants différents ont été attaqués. « Même en ce moment, nous continuons à frapper des dizaines de cibles supplémentaires à Téhéran », a précisé le porte-parole militaire.
Cette offensive s’inscrit dans une stratégie globale visant à « perturber et réduire la menace sur l’arrière-pays » israélien. Les autorités militaires affirment que l’objectif est d’approfondir les dommages au programme nucléaire et aux capacités militaires iraniennes.
Riposte iranienne : 60 missiles tirés vers Israël
En réponse aux frappes israéliennes, l’Iran a lancé environ 60 missiles sol-sol et des dizaines de drones depuis son territoire et le Yémen vers des communautés civiles en Israël. Les systèmes de défense aérienne Iron Dome ont intercepté une partie des projectiles, mais plusieurs impacts directs ont été enregistrés dans le nord et le centre du pays.
« C’est le caractère du régime terroriste iranien. Nous visons des cibles militaires et eux frappent comme à leur habitude des civils innocents », a souligné le porte-parole de Tsahal.
Les attaques iraniennes ont causé la mort de 10 civils israéliens et fait de nombreux blessés, principalement dans des quartiers résidentiels. Les équipes de secours continuent leurs opérations de recherche et de sauvetage, notamment à Bat Yam et dans d’autres localités touchées.
Extension des opérations au Yémen
Parallèlement aux frappes en Iran, l’aviation israélienne a également mené des raids au Yémen, touchant des cibles à Sanaa. Les avions de combat ont opéré à plus de 2000 kilomètres du territoire israélien, démontrant la portée des capacités militaires de Tsahal.
« Même lorsque nous opérons en Iran, nous continuerons à agir contre tous ceux qui menacent l’État d’Israël », a averti le porte-parole militaire.
Gaza : poursuite des combats et perte d’un soldat
Sur le front de Gaza, les combats se poursuivent dans le cadre de l’opération « Épées de Fer ». Les forces de Tsahal ont annoncé la mort du sergent-major de réserve Noam Shemesh, commandant d’unité dans la brigade Kfir, tombé hier lors des combats dans la bande de Gaza.
Les objectifs de guerre restent inchangés, avec en priorité le retour des 53 otages encore détenus par le Hamas et l’élimination définitive de cette organisation terroriste.
Appel à la vigilance face aux nouvelles menaces
Les autorités israéliennes prévoient de nouvelles attaques iraniennes dans les prochains jours et appellent la population à respecter scrupuleusement les consignes du commandement du front intérieur. « Il y aura encore des tirs et des chutes supplémentaires dans les prochains jours. C’est un moment d’épreuve pour nous tous », a déclaré le porte-parole.
Le comportement exemplaire de la population civile ces derniers jours, notamment le respect des consignes de se réfugier dans les espaces protégés, a permis de sauver des vies. Les autorités insistent sur l’importance de maintenir cette discipline, particulièrement difficile pour les familles avec enfants qui doivent passer de longues heures dans les abris.
« Le régime iranien paiera le prix de ses attaques et sera confronté à une puissance de feu supplémentaire », a conclu le porte-parole, promettant de tenir la population informée de tous les développements de cette crise majeure au Moyen-Orient.
La fermeture de l’espace aérien israélien suite au conflit avec l’Iran laisse de nombreux citoyens bloqués à l’étranger, notamment des jeunes mariés Habad qui doivent célébrer leur union prochainement. El Al a annulé tous ses vols jusqu’à mardi, certains étant reportés de dix jours. L’Autorité aéroportuaire déconseille formellement tout transit par des pays tiers, avertissant que même la reprise des vols sera limitée et progressive.
El Al suspend massivement ses liaisons
La compagnie nationale israélienne El Al a officiellement annoncé aujourd’hui l’annulation de l’ensemble de ses vols programmés jusqu’à mardi prochain. Cette mesure drastique s’étend même sur une période de dix jours pour certaines destinations, reflétant l’ampleur de la crise sécuritaire actuelle.
Cette situation intervient en pleine saison des mariages, particulièrement problématique pour la communauté Habad dont de nombreux jeunes hommes se trouvent actuellement à l’étranger et doivent rentrer pour leurs cérémonies nuptiales imminentes. Les festivités de mariage constituent un moment crucial dans la tradition hassidique, rendant ces retards particulièrement préoccupants pour les familles concernées.
L’Autorité aéroportuaire met en garde contre les détours
Face à la panique des voyageurs bloqués, l’Autorité des aéroports d’Israël a publié une communication claire déconseillant toute tentative de contournement via des pays tiers. Les responsables ont spécifiquement mentionné Larnaca à Chypre et Athènes en Grèce comme destinations à éviter.
« Nous ne recommandons absolument pas aux Israéliens séjournant à l’étranger de se rendre à ce stade à Larnaca ou Athènes dans l’idée de prendre un vol de retour vers Israël depuis ces destinations », ont précisé les autorités aéroportuaires.
Cette mise en garde vise à éviter que des centaines de voyageurs se retrouvent bloqués dans des aéroports intermédiaires sans garantie de pouvoir poursuivre leur voyage vers Israël.
Une reprise progressive et limitée des vols
Même lorsque les autorités sécuritaires autoriseront la reprise des liaisons aériennes, le retour à la normale ne sera pas immédiat. L’Autorité aéroportuaire a prévenu que « le rythme des vols sera limité dans le but de minimiser les risques et de préserver la sécurité des passagers et des appareils ».
Cette approche prudente signifie concrètement que « les voyageurs devront s’attendre à une attente de plusieurs jours avant qu’un vol de retour ne soit effectivement possible ». La priorité donnée à la sécurité implique une montée en puissance graduelle du trafic aérien.
Les autorités insistent sur la nécessité pour tous les Israéliens à l’étranger « d’agir de manière responsable, d’attendre les mises à jour officielles », réaffirmant qu’il n’y a « aucune recommandation pour un déplacement spontané vers des points intermédiaires qui ne garantissent pas un retour plus rapide ».
Le Conseil de sécurité nationale déconseille les routes terrestres
Parallèlement aux restrictions aériennes, le Conseil de sécurité nationale a émis un avertissement ferme concernant les tentatives de retour par voie terrestre via l’Égypte ou la Jordanie.
« Nous souhaitons souligner que le Sinaï et la Jordanie font l’objet d’alertes de voyage de niveau 4, reflétant une menace élevée, et nous recommandons d’éviter de se rendre dans ces régions », a déclaré le Conseil.
Ces avertissements prennent une dimension particulière dans le contexte actuel de tensions régionales : « Les alertes sont d’autant plus valables en cette période de tensions accrues », ont précisé les responsables sécuritaires.
Pour les Israéliens coincés à l’étranger, le message est clair : « Nous recommandons d’attendre les mises à jour sur le sujet de la part du ministère des Transports » plutôt que de tenter des routes alternatives potentiellement dangereuses.
Impact sur la communauté Habad
La situation affecte particulièrement la communauté Habad, dont de nombreux jeunes hommes étudient dans des Yechivot à l’étranger ou accomplissent des missions d’émissaires avant leur mariage. Ces « Tmimim » (étudiants) se trouvent maintenant dans l’impossibilité de rentrer pour leurs cérémonies, créant un stress considérable pour les familles.
La période actuelle correspond traditionnellement à l’un des pics de la saison des mariages dans la communauté hassidique, rendant ces retards particulièrement problématiques pour l’organisation des événements familiaux et religieux.
Les autorités communautaires travaillent en étroite collaboration avec les familles concernées pour trouver des solutions alternatives, tout en respectant les consignes sécuritaires nationales qui demeurent la priorité absolue dans cette période de crise.
La frappe israélienne sur les installations pétrolières de Téhéran a plongé l’Iran dans une crise majeure, créant des files d’attente interminables aux stations-service. Pendant que le régime tente de minimiser l’impact des attaques, la population iranienne se divise entre soutiens et opposants au pouvoir. Des avions chinois auraient atterri à Téhéran, soulevant des questions sur l’aide internationale apportée à la République islamique.
Une capitale paralysée par la pénurie de carburant
L’attaque israélienne d’hier sur les installations pétrolières de Téhéran, particulièrement dans le quartier de Shahr-e Rey, a causé des dégâts considérables selon les témoignages recueillis. L’installation pétrolière centrale de la ville aurait été « détruite », créant une situation de pénurie immédiate.
Malgré les déclarations officielles des autorités iraniennes affirmant que « tout va bien » et qu’il y a « suffisamment de pétrole pour tous », la réalité sur le terrain semble différente. Les images et témoignages font état de longues files d’attente aux stations-service, avec des citoyens qui peinent à faire le plein de leurs véhicules.
Une population divisée face à la crise
La société iranienne présente actuellement un visage contrasté. D’un côté, une partie de la population manifeste son soutien au régime en réclamant des représailles plus fermes contre Israël. « Attaquez-les avec force, encore plus qu’avant », scandent certains manifestants.
De l’autre côté, l’opposition interne gagne en visibilité. Sur les réseaux sociaux, les citoyens répondent avec amertume aux déclarations officielles : « De quoi parlez-vous ? Regardez, nous n’avons pas de pétrole, pas d’électricité, il y a des coupures de courant, nous n’avons pas d’eau et nous avons plein de files d’attente aux stations-service auxquelles nous n’arrivons même pas à accéder. »
L’ayatollah Khamenei reste discret
Le Guide suprême Ali Khamenei maintient un profil bas depuis le début des hostilités. Sa dernière apparition publique remonte à un message enregistré diffusé hier matin, mais aucun discours en direct n’a été prononcé depuis l’escalade.
Lors d’une récente rencontre avec les ambassadeurs étrangers présents en Iran, Khamenei aurait déclaré : « Si Israël arrête ces attaques, nous arrêterons aussi. » Cette déclaration suggère une volonté de désescalade de la part du régime iranien.
Les autorités iraniennes ont également adressé des avertissements aux États-Unis et à l’Europe : « Si les États-Unis aident Israël, nous attaquerons aussi les bases américaines et d’autres pays à travers l’Europe. »
Des soutiens internationaux mystérieux
L’élément le plus intriguant de cette crise concerne l’arrivée supposée d’avions chinois à Téhéran. Selon des rapports non confirmés officiellement, plusieurs appareils en provenance de Chine auraient atterri dans la capitale iranienne, soulevant des questions sur la nature de cette aide.
Cette information prend une dimension particulière alors que l’aéroport principal de Téhéran n’aurait pas été détruit dans les frappes, permettant ces atterrissages. La nature de cette assistance chinoise reste pour l’instant inconnue.
Par ailleurs, des mouvements suspects ont été observés à la frontière pakistano-iranienne, où des camions seraient chargés avant de traverser la frontière. Le Pakistan étant une puissance nucléaire, ces transferts soulèvent des interrogations sur d’éventuelles livraisons d’équipements sensibles.
Répression des manifestations et contrôle de l’information
Dès le début des frappes israéliennes, le régime iranien a mis en place un dispositif de contrôle strict. Une directive officielle a demandé à tous les habitants de Téhéran de « rentrer chez eux pour ne pas gêner les forces de sécurité dans l’accomplissement de leur travail dans les rues d’Iran. »
Les Bassidj, force paramilitaire du régime, ainsi que la police et les organisations de volontaires, patrouillent dans les rues pour empêcher toute manifestation à caractère politique. Plusieurs arrestations ont déjà eu lieu dans les prisons politiques de Téhéran suite à la participation à des protestations.
Une guerre de communication acharnée
Le régime iranien maintient une stratégie de désinformation concernant l’ampleur des attaques israéliennes. Aucune déclaration officielle en persan n’a été faite pour informer les citoyens de rentrer chez eux, témoignant d’une volonté de minimiser la portée des frappes.
Cette politique de dissimulation s’est manifestée dès le début de l’escalade. Vendredi dernier, les Iraniens ont d’abord annoncé riposter au « tir israélien de 100 drones », affirmant avoir « réussi à tous les abattre avec 100% de succès ». Quelques heures plus tard, les mêmes autorités ont déclaré que « tous les rapports sur 100 drones iraniens en direction d’Israël sont faux. Nous n’avons rien envoyé vers Israël. »
Cette contradiction illustre la difficulté du régime à contrôler le narratif dans un contexte de tensions extrêmes, où la population iranienne fait face à des défis concrets : pénuries énergétiques, coupures d’électricité et restrictions de mouvement.
La fermeture de l’aéroport Ben Gourion suite aux frappes israéliennes contre l’Iran a contraint des milliers de voyageurs juifs à passer Chabbat dans des destinations imprévues. Les émissaires Habad de Chypre et de Rome se mobilisent pour accueillir dignement ces passagers bloqués. Une solidarité extraordinaire s’organise spontanément dans la communauté juive européenne.
Une mobilisation express des centres Habad face à l’urgence
L’aéroport Ben Gourion a fermé ses portes « jusqu’à nouvel ordre » après qu’Israël ait lancé des frappes contre l’Iran dans la nuit. Cette offensive militaire préventive massive, baptisée « Rising Lion », a mobilisé plus de 200 avions de l’armée de l’air israélienne qui ont frappé plus de 100 cibles à travers l’Iran, larguant plus de 330 munitions.
Face à la menace d’une riposte iranienne significative incluant des drones et des missiles, Israël a pris la décision de fermer son aéroport, détournant les vols internationaux entrants vers d’autres destinations.
Parmi les dizaines de vols affectés par cette fermeture, au moins 32 vols en provenance des États-Unis et d’Europe ont été détournés vers Chypre, avec 29 vols transportant 2 427 passagers qui ont atterri dans les aéroports de Larnaca et Paphos avant midi vendredi. De nombreux autres ont été dirigés vers Rome, Dubaï et la Grèce.
À Chypre : quand 400 personnes se retrouvent pour Chabbat
Dès que la nouvelle des détournements est parvenue au Grand Rabbin de Chypre, Rav Arie Zeev Raskin et son épouse Shaindel, émissaires Habad-Loubavitch qui servent la petite communauté juive de Chypre depuis 2003, ils étaient prêts à relever le défi.
Les Raskin, qui accueillent habituellement 20 à 30 invités pour leurs repas de Chabbat hebdomadaires, ont immédiatement commencé à mobiliser leur réseau et à coordonner avec les hôtels de Larnaca et la communauté locale pour accueillir ces invités inattendus. Ils ont également commencé à préparer le bâtiment du centre Habad pour cet afflux d’invités.
Les passagers ont commencé à arriver au centre Habad dans les premières heures de ce matin. La police et le personnel de sécurité dirigeaient la circulation à l’extérieur tandis qu’à l’intérieur, une mer de valises remplissait le hall.
Une diversité touchante : de tous horizons unis pour Chabbat
Les passagers qui passent Chabbat chez Habad vont des Israéliens laïcs aux familles ‘harédim, des jeunes routards aux figures rabbiniques éminentes. Rav Ezriel Auerbach, un érudit en Torah distingué et arbitre halakhique basé dans le quartier Bayit Vegan de Jérusalem, compte parmi les nombreux Juifs qui passent Chabbat avec Habad à Larnaca.
Avant le début de Chabbat à Chypre, Habad estimait que quelque 400 à 500 personnes se rassembleraient au centre Habad pour le repas principal de Chabbat. Les membres de la communauté juive locale de Chypre se sont portés volontaires pour aider avec l’hébergement et Habad prévoit également d’organiser plusieurs services de prière pendant Chabbat en raison du grand nombre d’invités.
« Je n’ai jamais vu une coordination comme celle-ci », observe David S., un homme d’affaires de New York. « Le Rav Habad semble être partout à la fois. Au téléphone avec les traiteurs, dirigeant les arrangements d’hôtel, et trouvant encore le temps de calmer les passagers inquiets. »
David Kesselman voyageait de New York et s’apprêtait à descendre à l’aéroport Ben Gourion quand il a vu sur l’écran de divertissement en vol que l’avion faisait demi-tour. Après avoir atterri à Larnaca, il savait qu’il n’y avait qu’un seul moyen d’organiser son Chabbat.
« Nous savions immédiatement que nous devions appeler Habad », raconte-t-il à Chabad.org alors que Chabbat était sur le point de tomber sur la petite île de la Méditerranée. Dès qu’ils ont atterri, ils ont appelé Habad de Chypre qui leur a suggéré un hôtel à proximité. Immédiatement après avoir déposé leurs bagages à l’hôtel, ils se sont dirigés vers Habad où nourriture et boissons les attendaient.
« Il y a de pires endroits où être bloqué », observe un passager, tandis qu’un autre déclare « il n’y a rien comme Habad ».
Rome : 700 personnes et une communauté qui se mobilise
Pendant ce temps, des dizaines de milliers de Juifs font face à une situation similaire ailleurs en Europe. À Rome, où un vol El Al de New York vers Tel Aviv a été redirigé avec divers vols de Milan, Londres, Barcelone et Tbilisi, environ 700 personnes voyageant vers Israël sont bloquées.
Rav Menachem Lazar, directeur de Habad Piazza Bologna à Rome, s’est réveillé à 6 heures du matin vendredi pour trouver son WhatsApp inondé de messages. « Je ne savais pas ce qui se passait au début », se souvient Lazar. « Puis j’ai réalisé l’ampleur de ce à quoi nous avions affaire. »
En coordination avec la communauté juive locale, les émissaires Habad à Rome sont immédiatement passés à l’action. Le centre Habad du quartier juif a commencé à offrir des repas de Chabbat complets et à servir de lieu de rencontre et de repos pour les centaines de passagers bloqués.
Une réponse communautaire exemplaire
« Nous avons immédiatement commencé le triage pour répondre aux centaines de messages de personnes bloquées », explique Lazar, qui accueille plus de 100 personnes au centre Habad ce soir, avec beaucoup d’autres qui récupèrent de la nourriture pour Chabbat dans leurs hôtels.
La réponse de la communauté juive romaine locale a été écrasante, affirme Lazar. Les Rabbanim ont commencé à contacter les hôtels locaux pour aider à loger les centaines de personnes près des zones juives, tandis qu’une école juive s’est mobilisée pour fournir des lits de camp pour héberger les passagers pendant Chabbat.
Les passagers viennent dans les centres Habad à travers la ville depuis vendredi matin pour prier, manger et passer du temps ensemble. Les membres de la communauté ont également ouvert leurs maisons à de parfaits inconnus.
« En ces occasions, nous voyons des gens se rassembler pour aider et demander ce qu’ils peuvent faire pour leurs frères juifs », déclare Lazar. « C’est incroyablement réconfortant. »
Malgré les circonstances difficiles, Lazar exprime un optimisme prudent concernant la réponse coordonnée. « Grâce à D.ieu, les choses semblent très bien maîtrisées ici », dit-il. « Nous passons Chabbat ici ensemble, des Juifs du monde entier, priant pour la sécurité de nos frères en Israël et les bénédictions continues de D.ieu. »
Sam Vengrinovich, 44 ans, ancien résident de la baie de San Francisco ayant fait son aliyah il y a 15 ans, a disparu vendredi 6 juin lors d’une randonnée près de Dharamshala en Inde. Les autorités américaines et israéliennes coordonnent une vaste opération de recherche dans des conditions météorologiques extrêmes, tandis que sa famille lance un appel urgent à la communauté juive mondiale pour des prières et un soutien financier. Une campagne de financement participatif a permis de récolter près de 45 000 dollars pour financer les opérations de sauvetage qui coûtent plusieurs milliers de dollars par jour.
Disparition inquiétante dans des conditions extrêmes
Sam Vengrinovich s’est séparé de son groupe de randonneurs vendredi dernier alors qu’il se dirigeait vers le Triund Ridge dans la région de l’Himachal Pradesh, dans l’Himalaya. Selon les témoignages d’autres randonneurs, il a quitté son campement en laissant derrière lui son téléphone portable et ses affaires personnelles, avec l’intention de revenir.
Le dernier randonneur à l’avoir vu et qui a déposé le rapport de disparition a déclaré qu’il se trouvait au point le plus élevé de la Snow Line, souhaitant avancer dans un terrain difficile pour voir les glaciers à proximité. Lorsque les conditions météorologiques se sont dégradées et qu’il n’est pas revenu au point de rendez-vous convenu, l’alerte a été donnée.
« Nous sommes très inquiets, nous craignons pour sa vie », déclare Lev Kogan, cousin de Samuel. « Il a simplement disparu dans la neige. Le temps est très rude, et les conditions sur le terrain sont également difficiles, donc nous craignons qu’il soit simplement coincé quelque part et qu’il attende les secours. »
Une famille profondément enracinée dans la communauté Habad
La connexion de la famille Vengrinovich avec Habad remonte à leurs premiers jours en Amérique. Après avoir émigré de l’Union soviétique en 1980 pour échapper à l’antisémitisme, Vlad et Tina Vengrinovich se sont installés dans la région de la baie de San Francisco et sont rapidement devenus des piliers de la communauté juive locale de Fremont.
« C’est une famille authentiquement chaleureuse et adorable », confie Chaya Fuss, co-directrice du centre juif Habad-Loubavitch de Fremont en Californie et proche amie de la famille. « Dès le moment où ils ont franchi nos portes, ils ont adoré venir aux offices de Chabbat, assister aux cours de Torah et participer aux événements communautaires. Ils sont vraiment très fiers d’être juifs. »
Sam a fréquenté le lycée Mission San Jose et l’université d’État de San Francisco. Il participait régulièrement aux événements du Hillel de San Francisco avant de faire son aliyah il y a 15 ans et de s’installer à Jaffa. Ses parents vivent maintenant à Palm Coast, en Floride, où ils sont devenus des membres actifs du Habad local.
Un voyage spirituel interrompu tragiquement
Vengrinovich était arrivé en Inde il y a huit mois, cherchant la clarté et un répit du chaos de la guerre entre Israël et le Hamas, selon sa sœur Natasha Vengrinovich de San Francisco. Décrit par ceux qui le connaissent comme une personne profondément spirituelle avec une âme aventureuse, il subvenait à ses besoins grâce à la musique et au travail contractuel tout en explorant le monde.
« Il n’a pas souscrit d’assurance pendant son séjour en Inde, et c’était une erreur. Nous le payons cher maintenant parce que les coûts sont très élevés », explique son cousin Lev Kogan. « Dès le moment où nous avons découvert vendredi qu’il ne répondait pas, nous avons réalisé que quelque chose avait pu arriver parce que ce n’est pas typique de lui. »
Avant de commencer sa randonnée le jeudi 5 juin, Vengrinovich et sa famille échangeaient dans un chat de groupe familial au sujet d’une réunion prévue le mois suivant en Floride. « C’était la dernière communication que nous avons eue », confie sa sœur.
Mobilisation internationale et coûts considérables
Une opération complète de recherche et de sauvetage a mobilisé des ressources locales et internationales. L’ambassade d’Israël et l’ambassade américaine à New Delhi ont été immédiatement informées. Interpol a été inclus dans les recherches, aux côtés d’équipes spécialisées israéliennes.
Harel Search and Rescue, l’ONG israélienne Haverim Mehalzim, ainsi qu’une équipe de recherche et sauvetage supplémentaire ont été déployées. L’ambassade américaine à New Delhi a également déployé deux groupes de la Force de réponse aux catastrophes d’État. Une équipe de recherche et sauvetage israélienne dirigée par Magen devait arriver sur la zone de recherche vendredi matin.
Les coûts sont considérables : la famille paie 6 000 dollars pour les équipes de recherche locales cette semaine et 60 000 dollars supplémentaires pour couvrir quatre jours d’efforts de recherche Harel et les opérations de recherche et sauvetage par hélicoptère. Les équipes privées coûtent 20 000 dollars par jour, tandis que les équipes d’hélicoptères facturent 3 500 dollars par heure.
Un appel urgent aux prières et au soutien
« Le temps presse », souligne Chaya Fuss. « Nous craignons profondément que Sam soit bloqué et ait un besoin urgent d’être secouru. » La campagne GoFundMe mise en place par la famille a permis de récolter 45 000 dollars sur l’objectif de 100 000 dollars.
« Au-delà du soutien financier, nous demandons à toute la communauté juive de prier pour Sam – Chmouel ben Tina – d’étudier la Torah et d’accomplir des mitzvot au mérite de son sauvetage sécuritaire », déclare Fuss.
Manuel Guzman Kizer, ami de Vengrinovich et bénévole de la police israélienne, a révélé qu’un élément crucial manque encore aux recherches : « Ce dont nous avons besoin, en plus des fonds, c’est l’aide d’une compagnie de satellites. Les satellites sont le seul moyen de regarder dans le passé. Si nous pouvons trouver des images haute résolution de vendredi ou samedi, cela pourrait changer la donne. »
« Le troisième Rabbi de Habad nous a enseigné ‘Tracht gut vet zein gut’ – ‘Pense bien, et ce sera bien' », conclut Fuss. « Nous prions pour un miracle, et nous croyons avec une foi complète que Sam sera retrouvé sain et sauf. »
Depuis les frappes israéliennes de jeudi soir, l’opposition iranienne oscille entre euphorie et terreur. Une jeune femme témoigne de l’espoir secret d’une partie de la population iranienne qui aspire à la chute du régime. Entre répression accrue et effondrement de l’axe de la résistance, les Iraniens vivent des heures cruciales où les opposants se disent « prêts à payer de leur vie ».
Un sentiment partagé entre euphorie et grande peur
« Depuis la nuit de jeudi à vendredi, notre état d’esprit, à nous les opposants au régime, oscille entre euphorie et grande peur. Entre une immense joie face au changement qui se produit, et une profonde tristesse pour notre pays qui en est arrivé là. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous restons encore chez nous, plutôt paralysés, sans faire d’actions ou d’organisations », raconte Azita, une jeune Iranienne de Téhéran, dans un entretien exclusif.
« Une autre raison est que l’internet fonctionne à peine », explique Azita sur l’hésitation des opposants au régime des Ayatollahs. « C’est notre seul moyen de communiquer entre nous sous le nez du régime. (Elle rit) Peut-être qu’Elon Musk nous apportera son internet satellitaire comme cela vient d’être rapporté. Il y a aussi beaucoup de peur de sortir de chez soi. Beaucoup de citoyens, principalement des partisans du régime, qui se promènent dehors, stupéfaits par l’attaque et la pénétration du territoire iranien, sans protection, et par les frappes contre les installations et les hauts responsables militaires et scientifiques. »
Les partisans du régime se sentent trahis
« Ils se sentent trahis quand ils entendent ou voient que des agents du renseignement israélien sont entrés en Iran et ont fait ce qu’ils voulaient », dit Azita à propos des partisans du régime. « Ils ont compris leur vulnérabilité et la véritable incapacité du régime à les protéger. Ils sont très en colère et cherchent sur qui passer leurs nerfs. Ils se promènent avec des bâtons, des ceintures et d’autres objets pour frapper. Nous sommes les cibles les plus faciles, car nous sommes à leurs yeux les représentants d’Israël. »
« Après le Hamas, le Hezbollah et la Syrie, nous savions que notre tour viendrait »
« Il y a encore un élément, c’est l’ignorance de ce qui va vraiment se passer. Nous, les opposants au régime, nous savions que cela allait arriver. C’était évident après ce qui est arrivé au Hamas, au Hezbollah et au régime en Syrie. Ces derniers mois, il n’y a ici aucune application de l’autorité ou de la police des mœurs. Plus personne ne se soucie de la façon dont les femmes s’habillent, ou si les gens se comportent contrairement aux lois religieuses. Il y a ici tellement de problèmes comme l’inflation, l’érosion monétaire, les pénuries d’énergie qui causent des coupures de courant fréquentes et des perturbations dans l’enseignement, les hôpitaux, les transports et la banque. Le pourcentage de personnes qui se trouvent sous le seuil de pauvreté continue d’augmenter. Le régime est occupé à calmer la rue. Il a peur des rassemblements, de l’agitation dans les rues. Les bombardements de jeudi à vendredi ont perturbé ses plans. »
L’effondrement de « l’Iran chiite » de Khamenei
Sur le régime des Ayatollahs et le Guide suprême Ali Khamenei, Azita déclare : « Il y a ici un processus qui ressemble à une scène de film sur un grand leader qui s’est emparé d’un pays, et l’une des premières choses qu’il a dites était qu’il voulait ‘exporter l’Iran chiite vers le reste du monde’. Pendant une période assez longue, il a réussi, mais maintenant nous en sommes aux scènes finales. Tous ses proxies tombent, sans qu’il lève le petit doigt pour les aider. Ni au Liban, ni à Gaza, ni en Syrie, ni au Yémen. »
« Maintenant, il est retranché dans son château, dans le dernier combat, avec les dernières forces. Seul. Personne ne viendra l’aider. Donc il nous est aussi évident que le régime fera tout, tant contre Israël que contre les opposants de l’intérieur, pour préserver la forteresse. Nous sommes prêts à cela. »
« Nous sommes prêts à payer de nos vies »
« Nous avons lu sur les réseaux sociaux des Israéliens qui écrivent qu’ils se fichent du prix qu’ils devront payer, ils veulent en finir avec l’histoire de la menace iranienne, et c’est exactement notre sentiment ici. Nous sommes prêts à payer n’importe quel prix, y compris nos vies, pour que le cauchemar, 46 ans de cauchemar, se termine. Nous sommes des gens laïques, la religion en Iran nous a gâché la vie, mais nous prions depuis vendredi matin pour qu’Israël ne se contente pas de frapper les installations, les lanceurs et les systèmes de défense. Ces frappes ne sont que symboliques pour nous. »
L’espoir d’éliminations ciblées de dirigeants
« Nous prions pour qu’Israël continue à mettre dans ses cibles les hauts responsables. C’est la seule chose qui changera la situation ici, après quoi il n’y aura plus de course à l’arme atomique et de cris de guerre. Si les avions israéliens parviennent finalement à faire tomber le régime, c’est le seul moyen d’arrêter la menace atomique. »
« On arrête les suspects de collaboration, qui fuit sera considéré comme traître »
« Il y a de la peur ici, mais je l’appelle ‘courage de la peur’. Chacun a peur que cela lui tombe dessus, qu’il soit touché lui et sa famille. Mais beaucoup d’entre nous s’en fichent aussi. Pour nous, il vaut mieux mourir que continuer à vivre notre vie comme ça. Ce ne sont pas des vies. »
« Naturellement, il y a aussi beaucoup d’incertitude. Tant sur les dégâts physiques que sur qui est mort. Beaucoup de rumeurs circulent à Téhéran sur des hauts responsables politiques, militaires et des installations nucléaires qui fuient pour sauver leur peau, même après le premier bombardement israélien, et surtout maintenant que nous savons tous que les prochaines attaques viseront déjà les immeubles résidentiels. Tous les vols sont annulés, mais un avion décolle puis un autre avion décolle. Les hauts responsables fuient. »
« Il y a des arrestations de suspects de collaboration, on arrête pour contrôle des camions et des fourgonnettes partout. Il y a des avertissements clairs que quiconque fuit sera considéré comme un traître. Nous sommes heureux qu’on nous attaque. Quelle situation terrible pour les citoyens. »