Lecture des 3 Tehilim pendant le mois d’Elloul : Vendredi 5 Elloul, Tehilim 13-14-15








Cette histoire extraordinaire illustre un parcours de vie exceptionnel, marqué par le dépassement des handicaps et une quête spirituelle qui traverse les frontières religieuses. Cyril Axelrod, atteint du syndrome d’Usher qui lui a fait perdre l’audition puis la vue, a fondé des centres d’aide dans quatre pays avant de retrouver les traditions de ses parents.
Une enfance juive interrompue
Né sourd dans une famille juive, Sheftil Binyamin fréquente une école catholique spécialisée pour enfants sourds, faute d’alternative adaptée dans sa communauté d’origine. Cette éducation catholique façonne sa jeunesse et l’oriente vers une vocation religieuse qui l’éloigne progressivement de ses racines familiales.
Dans la vingtaine, il se convertit au catholicisme et devient prêtre de l’Ordre des Rédemptoristes. Malgré cette conversion, les souvenirs de son enfance juive persistent : le Kiddouch de son père le vendredi soir, la ‘Halla que préparait sa mère. Ces images restent gravées dans sa mémoire, comme des fragments d’une identité première jamais totalement effacée.

Un ministère dédié aux plus vulnérables
Le Père Cyril Bernhard Axelrod consacre sa vie sacerdotale à l’amélioration du sort des personnes handicapées. Il fonde des centres et institutions pour sourds en Afrique du Sud, au Royaume-Uni, à Hong Kong et à Macao. Son action dépasse les frontières géographiques et confessionnelles, motivée par une empathie profonde née de sa propre expérience du handicap.
Lorsque le syndrome d’Usher lui fait perdre progressivement la vue, il s’adapte avec une détermination remarquable. Il communique désormais grâce à un clavier braille et au langage des signes tactile. Cette double déficience ne freine pas son engagement : il devient le premier sourd-aveugle à recevoir le titre d’Officier de l’Ordre de l’Empire britannique, reconnaissance de ses contributions exceptionnelles.
La rencontre qui change tout
En décembre 2024, une rencontre décisive se produit en Angleterre. Le Rav Yehoshua Soudakoff, lui-même sourd et représentant du mouvement Habad auprès de la communauté sourde en Israël, rencontre Cyril. Cette première prise de contact ravive des souvenirs enfouis et réveille une nostalgie spirituelle longtemps endormie.
Ensemble, ils accomplissent le rituel des Tefilines. Pour Cyril, ce geste représente bien plus qu’un simple acte religieux : c’est un pont jeté vers son passé, une reconnexion avec l’héritage de ses ancêtres. Ce moment marque le début d’un retour progressif vers ses origines spirituelles.
Un retour aux sources à Macao
Installé à Macao dans le centre qu’il a fondé il y a vingt-cinq ans, Cyril reçoit la visite du Rav Mendy Rabinowitz, émissaire Habad de Hong Kong. Cette nouvelle rencontre confirme sa démarche de retour vers le judaïsme. En enfilant à nouveau les Tefilines, les mots du Chema surgissent spontanément de sa mémoire, intact après des décennies d’oubli apparent.
Le rabbin trace des lettres hébraïques sur la paume de Cyril, lui souhaitant la bienvenue dans sa communauté d’origine. Cette communication tactile, adaptée à sa double déficience, symbolise l’universalité du message spirituel qui transcende les barrières physiques. L’émotion de ces retrouvailles spirituelles marque profondément les deux hommes.
La démarche de Cyril culmine avec sa demande d’installation d’une Mezouza sur la porte de sa résidence. Ce symbole de la foi juive, fixé au seuil de son domicile, matérialise officiellement son retour vers le judaïsme après six décennies d’absence. À 83 ans, l’ancien prêtre catholique renoue ainsi avec la tradition de ses parents, bouclant un cycle de vie extraordinaire marqué par la résilience et la quête spirituelle.

L’événement, organisé en présence de Rabbanim et de dignitaires, a attiré des milliers d’érudits du troisième âge de tout le pays, qui étudient quotidiennement dans le Kollel « Tiféret Zekenim Levi Its’hak » dans leur lieu de résidence. Tous se sont rassemblés pour célébrer les réalisations des Kollels et s’unir dans l’étude de la Torah en vue de la nouvelle année d’études.
Un programme particulièrement riche
Un programme particulièrement chargé attendait les érudits, avec en point d’orgue une cérémonie de fin d’étude du plus grand traité talmudique au monde, impliquant tous les érudits âgés.
Le discours principal « Atéret Zekenim » (Couronne des Anciens) a été prononcé par l’émissaire et conférencier renommé Rav Chniéour Achkenazi, qui a parlé de l’importance de l’étude de la Torah à l’âge d’or. « Vous célébrez et moi je pleure », a déclaré le Rav Achkenazi, décrivant avec émotion comment la réalisation de la vision du Rabbi se concrétise progressivement.
Intervention du Grand Rabbin
Un discours remarquable a été prononcé par le Grand Rabbin d’Israël Rav Chlomo Moché Amar, qui a également organisé une cérémonie d’acceptation du joug du Royaume divin qui a ému les milliers de participants.
Au centre de la cérémonie, sous la direction de Rav Ephraïm Kamissar, des récits inspirants de la vie des érudits ont été présentés, notamment un témoignage bouleversant du quartier d’Ofakim, où des terroristes ont pénétré lors du massacre horrible. Les aînés, dont beaucoup souffrent de stress post-traumatique, ont raconté avec émotion le remède que représente le Kollel « Tiféret Zekenim Levi Its’hak ».
Ambiance spirituelle et festivités
Le musicien Rav Yoni Chlomo et son groupe ont agrémenté l’atmosphère avec des mélodies hassidiques.
Les participants ont savouré un festin de Mitsva soigneusement préparé avec un menu riche et raffiné.
Les milliers de participants ont visionné des images sacrées du Rabbi et ont également écouté des paroles émouvantes sur Rabbi Levi Its’hak, le père du Rabbi, dont le nom a été donné au réseau de Kollels qui devient une formidable puissance de Torah.
Vision d’expansion du réseau
L’orateur d’honneur était le partenaire principal du réseau de Kollels, le philanthrope hassidique Levi Lebayev, qui a raconté l’instruction du Rabbi d’établir le réseau de Kollels et la vision prophétique concernant l’attitude touchante envers les personnes du troisième âge immergées dans le monde de la Torah. Au cours de son discours, Lebayev a annoncé la vision d’établir pas moins de 1 000 Kollels !
Clôture depuis New York
La cérémonie a été clôturée par le directeur du Kollel Habad Rav Chalom Doukh’man, venu spécialement de New York. Le Rav Doukh’man a relaté l’annonce du Rabbi concernant l’établissement des Kollels, à laquelle il a assisté personnellement lors d’un rassemblement au 770. Le Rav Doukh’man a félicité tous les érudits et les a encouragés à intensifier leurs études.
L’événement s’est déroulé tout au long de la matinée et s’est terminé dans l’après-midi, les participants repartant avec un sentiment d’élévation spirituelle et un renouvellement de leur engagement dans l’étude de la Torah. La cérémonie a été dirigée par les érudits dévoués, le producteur de l’événement Rav Mendi Marton, Rav Moïchi Krassik, Rav Poula Henig, Rav Douvi Brod et Rav Douvi Baloï.






































































L’organisation Yad L’Achim a révélé l’identité choquante d’Ariel Katzenberg, qui a mené une double vie pendant plusieurs années en trompant des Juifs sans méfiance et des visiteurs étrangers. Cette affaire met en lumière les méthodes sophistiquées employées par certains missionnaires pour infiltrer les communautés juives orthodoxes.
Une imposture sophistiquée au cœur des communautés orthodoxes
Ariel Katzenberg a débuté son stratagème à Bnei Brak avant de s’installer à Harish, Migdal et dans d’autres communautés du nord d’Israël. Déguisé en rabbin orthodoxe, il officiait lors de mariages, supervisait des conversions et dispensait des cours de Torah. Parallèlement, les enquêteurs de Yad L’Achim l’ont filmé en train de procéder à des baptêmes et de tenter de convertir des Juifs au christianisme.
L’homme utilisait des documents falsifiés qu’il soumettait aux tribunaux rabbiniques pour légitimer ses activités. Sa principale cible était constituée de touristes étrangers, à qui il soutirait des dizaines de milliers de shekels en échange de faux certificats attestant de leur conversion ou de leur statut juif. De nombreuses victimes se sont retrouvées démunies, incapables de payer leur nourriture, leur logement ou leurs frais de voyage.
Une infiltration jusqu’aux plus hautes sphères
Au cours des derniers mois, Katzenberg était parvenu à s’infiltrer dans les cercles officiels, rencontrant même des Rabbanim éminents et des responsables publics avant que sa supercherie ne soit découverte. Cette capacité d’infiltration souligne la sophistication de son opération et les risques que représentent de telles impostures pour l’intégrité des institutions religieuses.
Rav Shimon Abergel, coordinateur de terrain du département anti-missionnaire de Yad L’Achim, a déclaré : « Nous avons démontré aux tribunaux que les documents avaient été falsifiés, et ils ont été choqués. » Cette révélation a conduit les tribunaux rabbiniques à renforcer leurs procédures de sécurité.
Mesures préventives et vigilance renforcée
Suite à ces révélations, les tribunaux rabbiniques ont commencé à émettre de nouveaux certificats de conversion dotés de dispositifs de sécurité avancés pour prévenir de nouvelles falsifications. Cette mesure vise à protéger l’intégrité du processus de conversion et à éviter que d’autres imposteurs puissent exploiter le système.
Un responsable de Yad L’Achim a souligné : « La technique d’usurpation d’identité et de tromperie est typique des missionnaires. Cet escroc a déployé des efforts considérables pour traquer des victimes innocentes et les égarer. Nous continuerons à poursuivre les missionnaires partout où ils se trouvent et à bloquer leurs tentatives par tous les moyens légitimes. »
Cette affaire illustre les défis auxquels font face les communautés juives pour préserver leur identité religieuse face aux tentatives de prosélytisme déguisées. Elle souligne également l’importance de la vigilance communautaire et du travail d’organisations comme Yad L’Achim dans la protection des fidèles contre de telles manipulations.


Les colonies moscovites ont proposé cette année une programmation particulièrement riche, adaptée aux différentes tranches d’âge. Les plus jeunes ont bénéficié d’activités ludiques centrées sur la découverte des traditions juives, tandis que les adolescents ont participé à des séminaires d’approfondissement et des projets communautaires.
« Nous avons organisé des ateliers de cuisine traditionnelle, des cours d’hébreu interactifs et des spectacles culturels », explique l’un des organisateurs. Les participants ont également eu l’opportunité de rencontrer des personnalités de la communauté et d’échanger sur leur identité juive dans le contexte russe contemporain.
Une mobilisation communautaire remarquable
Le succès de cette saison estivale repose sur l’engagement exceptionnel des bénévoles et des éducateurs. Plus de 200 encadrants ont contribué au bon déroulement des activités, créant un environnement chaleureux et sécurisant pour les jeunes participants.
Les familles ont massivement répondu à l’appel, témoignant de leur confiance envers ces programmes éducatifs. « Mes enfants reviennent chaque année avec enthousiasme. Ils y trouvent leurs repères et nouent des amitiés durables », confie une mère de famille de la communauté.
Cette mobilisation illustre la vitalité de la communauté juive moscovite, qui parvient à maintenir ses traditions tout en s’adaptant aux réalités contemporaines de la société russe.
Des retombées positives pour l’avenir
Au-delà de l’aspect récréatif, ces colonies de vacances constituent un investissement majeur dans la formation de la jeunesse juive moscovite. Les organisateurs observent que de nombreux anciens participants deviennent à leur tour bénévoles, créant une dynamique générationnelle positive.
Les responsables communautaires soulignent l’impact durable de ces programmes sur l’engagement des jeunes dans la vie juive. Beaucoup poursuivent leur implication dans les activités communautaires tout au long de l’année, participant aux offices du Chabbat et aux célébrations des fêtes.
Cette réussite encourage les organisateurs à développer davantage leurs programmes pour la saison prochaine. Des projets d’extension vers d’autres villes russes sont déjà à l’étude, témoignant de l’ambition de la communauté juive de Russie de renforcer son maillage éducatif sur l’ensemble du territoire.
La conclusion de cette saison estivale marque ainsi une étape importante dans le développement de la vie juive en Russie, démontrant la capacité de cette communauté à transmettre ses valeurs aux nouvelles générations dans un contexte géopolitique complexe.









































La République du Panama abrite l’une des communautés juives les plus prospères et les mieux organisées d’Amérique centrale. Cette population, concentrée principalement dans la capitale Panama City, représente environ 0,4% de la population totale du pays, soit une proportion remarquablement élevée pour la région. Cette communauté se distingue par sa diversité, regroupant des familles d’origines séfarades, ashkénazes et mizrahies qui ont su créer un tissu social cohérent tout en maintenant leurs spécificités culturelles.

Les pionniers de l’immigration juive
L’histoire juive au Panama débute véritablement au début du XXe siècle, coïncidant avec la construction du canal de Panama. Les premiers immigrants juifs arrivent principalement de l’Empire ottoman, fuyant les persécutions et cherchant de nouvelles opportunités économiques. Ces pionniers séfarades s’installent dans la zone du canal, profitant de l’effervescence économique générée par ce projet pharaonique.
Une seconde vague d’immigration significative survient durant les années 1930 et 1940, avec l’arrivée de réfugiés ashkénazes fuyant l’Europe en guerre. Ces nouveaux arrivants apportent avec eux leurs traditions d’Europe de l’Est, enrichissant le paysage culturel juif déjà établi. L’accueil relativement favorable des autorités panaméennes contraste avec les restrictions imposées par d’autres pays de la région à cette époque.
Un écosystème institutionnel remarquable
La communauté juive panaméenne s’est dotée d’institutions impressionnantes qui témoignent de sa vitalité. La Shevet Ahim, synagogue centrale de Panama City, constitue le cœur spirituel de la communauté. Construite dans les années 1960, elle accueille les principales célébrations religieuses et sert de point de ralliement pour les événements communautaires majeurs.
Le Club Hebraica représente un autre pilier de la vie communautaire. Ce centre social et sportif offre des installations modernes incluant piscines, terrains de sport et espaces de réception. Il organise régulièrement des événements culturels, des conférences et des activités pour tous les âges, favorisant la cohésion intergénérationnelle.

Une intégration économique réussie
La communauté juive panaméenne s’est particulièrement distinguée dans le secteur économique. De nombreuses familles juives ont développé des entreprises prospères dans l’import-export, tirant parti de la position géographique stratégique du Panama. La Zona Libre de Colón, l’une des plus importantes zones franches mondiales, compte plusieurs entreprises dirigées par des entrepreneurs juifs.
Le secteur bancaire et financier attire également de nombreux professionnels juifs, Panama City étant devenu un centre financier régional majeur. Cette réussite économique se traduit par une implication philanthropique significative, la communauté soutenant non seulement ses propres institutions mais aussi des causes d’intérêt général au Panama.

Traditions et modernité en harmonie
Malgré sa taille relativement modeste, la communauté maintient une vie religieuse active avec plusieurs synagogues représentant différents courants du judaïsme. Les fêtes juives sont célébrées avec ferveur, rassemblant les familles dans un esprit de convivialité qui caractérise la culture latino-américaine.
La jeunesse juive panaméenne bénéficie de programmes éducatifs spécialisés, notamment des voyages en Israël organisés par diverses organisations sionistes. Ces expériences renforcent l’identité juive tout en ouvrant des perspectives internationales aux jeunes générations.
L’héritage culinaire témoigne également de cette richesse multiculturelle, les cuisines séfarade, ashkénaze et latino-américaine se mêlant lors des célébrations familiales et communautaires. Cette fusion gastronomique symbolise parfaitement l’adaptation créative de la communauté à son environnement panaméen.
La communauté juive du Panama représente un modèle d’intégration réussie en Amérique latine, démontrant qu’il est possible de préserver son identité culturelle tout en contribuant activement au développement de son pays d’adoption. Cette success story continue d’attirer l’attention des observateurs internationaux étudiant les dynamiques diasporiques contemporaines.

Cette visite officielle marque un tournant dans la reconnaissance institutionnelle du travail accompli par les Ba’hourim engagés dans la Chli’hout panaméenne. Les autorités religieuses israéliennes ont pu constater directement l’impact de ces jeunes sur la communauté juive locale et leur contribution au renforcement de l’identité juive dans la région.
Une mission d’évaluation approfondie
La délégation des Grands Rabbins s’est déplacée spécifiquement pour examiner les activités menées par les jeunes émissaires Habad au Panama. Cette évaluation s’inscrit dans une démarche plus large de supervision et d’accompagnement des missions de Chli’hout à travers le monde.
Les Ba’hourim présents dans le pays travaillent activement au sein de la communauté juive panaméenne, organisant des programmes éducatifs, des célébrations religieuses et des activités de sensibilisation. Leur travail vise à rapprocher les Juifs locaux de leurs traditions et à renforcer les liens communautaires.
Reconnaissance du travail accompli
Cette visite témoigne de l’importance accordée par les autorités rabbiniques israéliennes au développement des communautés juives en Amérique latine. Le Panama, malgré sa taille relativement modeste, abrite une communauté juive active qui bénéficie désormais d’un encadrement religieux renforcé.
Les Grands Rabbins Its’hak Lau et Its’hak Yossef ont pu observer les différents projets mis en place par les jeunes émissaires, notamment les programmes d’éducation religieuse, l’organisation des offices de Chabbat et les préparatifs pour les fêtes juives.
Impact régional et perspectives d’avenir
Cette évaluation positive des activités panaméennes pourrait servir de modèle pour d’autres missions similaires en Amérique centrale et du Sud. Le succès rencontré par ces Ba’hourim démontre l’efficacité de l’approche Habad dans des contextes culturels variés.
La présence continue de ces jeunes émissaires contribue également au rayonnement du judaïsme dans une région où les communautés juives sont souvent isolées géographiquement. Leur travail permet de maintenir un lien vivant avec les traditions ancestrales tout en s’adaptant aux réalités locales.
La visite des Grands Rabbins marque ainsi une étape importante dans la consolidation de la présence juive au Panama et confirme l’engagement des autorités religieuses israéliennes envers les communautés de la diaspora, même les plus éloignées géographiquement.
Cette reconnaissance officielle devrait encourager d’autres jeunes à s’engager dans des missions similaires et renforcer le réseau mondial de la Chli’hout Habad.







La Yéchiva de Brunoy, qui accueille actuellement 380 étudiants du monde entier, diversifie son offre linguistique pour répondre aux besoins croissants d’une communauté multiculturelle. Cette initiative témoigne de l’adaptation des institutions traditionnelles aux réalités contemporaines de l’enseignement religieux en Europe.
Une équipe pédagogique d’exception
Le Rav Israël Kenig a été désigné pour diriger cette nouvelle classe destinée aux étudiants de Chiour Alef. Diplômé des Yechivot Tomchei Temimim en Terre Sainte, ce pédagogue reconnu apportera ses compétences en matière d’enseignement de la Guemara et sa connaissance approfondie de la Torah. Sa réputation d’enseignant clair et méthodique garantit aux étudiants une base solide pour leurs études talmudiques.
Le Rav Avraham Barouh Neparstak assumera quant à lui le rôle de Machpia, accompagnant les jeunes dans leur développement spirituel, éducatif et personnel. Ancien élève de Brunoy, il avait précédemment servi comme Chalia’h dans cette même Yéchiva, laissant une empreinte durable sur les étudiants. Son retour en tant que Machpia et Maguid Chiour de ‘Hassidout représente la continuité naturelle de son engagement antérieur.
Un développement stratégique sous supervision experte
Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du développement du département Chiour Alef, supervisé par le Rav Chmouel Brodovitcz. Ce dernier œuvre sans relâche pour étendre et perfectionner ce département, maintenant des standards élevés d’apprentissage dans un environnement ‘hassidique authentique. L’ensemble de ces évolutions s’effectue sous la direction du Roch Yechiva, le Rav Its’hak Nemanov.
Traditionnellement, les cours de première année se déroulaient en français, langue maternelle de la majorité des étudiants issus de la communauté française, principalement séfarade. L’ajout de l’hébreu comme langue d’enseignement vise à attirer des étudiants d’autres pays européens et à enrichir la dimension internationale de l’institution.
Une adaptation aux réalités contemporaines
Cette innovation pédagogique reflète les défis auxquels font face les institutions éducatives religieuses en Europe. La communauté juive française étant majoritairement séfarade, nombreux sont les étudiants qui ne maîtrisent pas le yiddish, langue traditionnelle des yechivot ‘hassidiques. En proposant l’hébreu comme alternative, Brunoy facilite l’accès à l’éducation ‘hassidique tout en préservant l’excellence académique.
Il convient de noter que les classes supérieures (Chiour Beth et Guimel) de la Yechiva Guedola continuent d’être dispensées en yiddish, maintenant ainsi la tradition linguistique de l’enseignement ‘hassidique avancé. Cette approche graduée permet une transition naturelle pour les étudiants souhaitant poursuivre dans le cursus traditionnel.
La Yéchiva de Brunoy confirme ainsi son statut d’institution de référence, non seulement par sa taille – la plus importante d’Europe – mais également par sa capacité d’adaptation aux besoins évolutifs de la communauté juive européenne contemporaine.