Le président des États-Unis Donald Trump a reçu lundi une délégation d’émissaires de Habad Loubavitch venus de tout le pays à la Maison Blanche à Washington DC. Cette rencontre, maintenue malgré un agenda chargé incluant la rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, témoigne du lien privilégié entre le président et le mouvement Habad.
Une rencontre maintenue malgré un agenda présidentiel chargé
La rencontre avait initialement été programmée en avril pour marquer le 11 Nissan, anniversaire du Rabbi, Rabbi Mena’hem M. Schneerson, date à laquelle le président proclame annuellement le Jour de l’Éducation et du Partage aux États-Unis.
Malgré d’autres affaires pressantes, notamment la rencontre du président Trump avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, la réunion avec les dirigeants de Habad a été maintenue au calendrier.
Vingt minutes dans le Bureau ovale
Les 14 Rabbanim ont rencontré le président pendant environ 20 minutes dans le Bureau ovale, lui offrant une Tsedaka en argent en l’honneur du Jour de l’Éducation et du Partage.
Le Rav Avraham Chemtov, président de l’Agoudat ‘Hassidei Habad International et émissaire du Rabbi à la Maison Blanche, a dirigé la délégation avec son fils, le Rav Levi Chemtov, vice-président exécutif d’American Friends of Lubavitch-Chabad et émissaire senior à Washington DC.
Les participants à la rencontre
Étaient présents : le Rav Yossi New, directeur de Habad Loubavitch de Géorgie ; le Rav Mendy Herson, doyen de la Rabbinical College of America à Morristown, New Jersey ; le Rav Shea Harlig, directeur de Habad du sud du Nevada ; le Rav Aharon Lipskar, directeur général de The Aleph Institute – Surfside, Floride ; le Rav Mendel Feller de Habad Loubavitch du Haut-Midwest au Minnesota ; le Rav Ovadia Goldman – Habad d’Oklahoma City en Oklahoma ; le Rav Mendel Lifshitz, directeur de Habad Loubavitch de l’Idaho ; le Rav Kasriel Chemtov de Habad Loubavitch du Michigan ; le Rav Eitan Webb, secrétaire de Chabad on Campus International – Princeton, New Jersey ; l’aumônier (Major) Mendy Stern ; le Rav Mendel Alperowitz, directeur de Habad Loubavitch du Dakota du Sud ; le Rav Eli Chemtov, directeur de Chabad Young Professionals à Washington DC.
Étaient également présents des responsables clés, notamment l’administrateur de l’EPA Lee Zeldin, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche Stephen Miller, le secrétaire du personnel de la Maison Blanche Will Scharf, Paula White et Jennifer Korn du Bureau de la Foi à la Maison Blanche, et Martin Marks, agent de liaison de la Maison Blanche auprès de la communauté juive.
Un moment émouvant : l’héritage de Fred Trump
Dans un moment émouvant, ils lui ont également offert une réplique d’une plaque de 1956 du Beach Haven Jewish Center à New York. La plaque honorait le père de Trump, Fred Trump, pour son soutien à la communauté juive, en particulier aux rescapés de la Shoah auxquels il avait fourni un logement gratuit jusqu’à ce qu’ils puissent subvenir à leurs besoins.
« Cela montre que son amour pour le peuple juif remonte à une génération », a déclaré l’un des Rabbanim à COLlive.com. « Le président était visiblement ému de voir l’héritage de son père honoré de cette manière. »
Un soutien chaleureux au peuple juif et à Israël
Au cours de la rencontre, Trump a parlé chaleureusement de son soutien au peuple juif, à l’État d’Israël et au travail de Habad Loubavitch. Il a remercié les Rabbanim pour leur visite et a exprimé son appréciation pour leurs efforts en matière d’éducation et de vie juive à travers l’Amérique.
Rencontres avec les dirigeants du Congrès
Avant la réunion dans le Bureau ovale, en attendant dans la Roosevelt Room, les Rabbanim ont également rencontré le vice-président J.D. Vance, le président de la Chambre Mike Johnson, le leader de la majorité au Sénat John Thune, le leader de la minorité au Sénat Chuck Schumer, et le leader de la minorité à la Chambre Hakeem Jeffries.
Après avoir pris une photo de groupe avec les Rabbanim, Trump a invité de hauts responsables de l’administration à prendre une autre photo ensemble. Parmi eux se trouvaient son gendre Jared Kushner et le secrétaire au Commerce Howard Lutnick.
À l’approche du deuxième anniversaire du 7 octobre
La rencontre a eu lieu à l’approche de l’anniversaire du massacre terroriste du Hamas du 7 octobre en Israël, qui marque la semaine prochaine deux ans depuis les attaques. Fait notable, à la même date l’année dernière, Trump avait visité le Ohel du Rabbi à Queens, New York, lors d’une visite historique au cours de laquelle il avait prié pour la libération des otages.
La veille de Yom Kippour occupe une place singulière dans le calendrier hébraïque. La Guemara y révèle un paradoxe saisissant : il existe une Mitsva de manger ce jour-là, mais cette consommation est considérée comme une affliction. Cette compréhension profonde dévoile les fondements essentiels du service divin de Yom Kippour.
Rav Yossef Itshak Havlin
Le paradoxe fondamental : comment la consommation peut-elle être une affliction ?
La Guemara soulève une question qui bouleverse notre compréhension habituelle. Le verset déclare : « Vous affligerez vos âmes le neuvième jour du mois au soir », tandis que le jeûne se déroule manifestement le dixième jour, comme l’énonce explicitement l’Écriture : « Au dixième jour du mois vous affligerez vos âmes ». Cette apparente contradiction interpelle : quelle affliction peut-il y avoir le neuvième jour ?
La réponse de nos Sages renverse toutes nos préconceptions : « Quiconque mange et boit le neuvième jour, l’Écriture le considère comme s’il avait jeûné le neuvième et le dixième. » Loin d’être une simple préparation physique, la consommation de la veille de Yom Kippour s’inscrit au cœur même de l’affliction. Celui qui mange le neuvième jour mérite une récompense équivalente à deux jours consécutifs de jeûne !
Mais la question demeure, plus pressante encore : comment le verset peut-il employer le terme « vous affligerez » – un langage évoquant la peine et la souffrance – pour désigner un acte de consommation ? N’est-ce pas là une contradiction dans les termes ? La Guemara doit donc interpréter qu’il s’agit d’une consommation d’une nature tout à fait particulière, une consommation qui transcende sa propre essence pour devenir affliction.
Les multiples dimensions de cette Mitsva selon les Richonim
La sollicitude divine : préparation physique au jeûne
Le Tour dévoile une dimension profondément émouvante de cette Mitsva. Par amour pour Israël, le Saint béni soit-Il leur a ordonné de se sustenter d’abord, afin que le jeûne ne leur cause aucun préjudice. La Torah manifeste ici une sollicitude remarquable : bien qu’il n’y ait qu’un seul jeûne obligatoire dans l’année, D.ieu a pris soin d’assurer que même ce jeûne unique ne nuise pas à Son peuple.
Selon cette approche, le lien entre consommation et affliction devient lumineux : vous mangez maintenant précisément pour pouvoir jeûner demain. La consommation devient ainsi partie intégrante du processus d’affliction – elle en constitue la préparation indispensable, sans laquelle le jeûne ne pourrait s’accomplir dignement. Voilà pourquoi la Torah emploie le terme « vous affligerez » : la consommation s’inscrit dans la totalité du processus d’affliction.
La joie anticipée du pardon
Rabbenou Yona, dans les Chaarei Techouva, propose une perspective radicalement différente. Yom Kippour est fondamentalement un jour de joie – la joie suprême du pardon et de l’absolution. Quelle plus grande joie peut éprouver un être humain que celle d’obtenir l’expiation de ses fautes ? Cependant, le jour même de Yom Kippour, l’homme se trouve absorbé par le jeûne, la confession et les supplications. Dans cet état de préoccupation intense, la joie peine à s’exprimer naturellement.
La Torah a donc anticipé cette joie, la déplaçant au jour précédent. La veille de Yom Kippour, nous célébrons la joie qui appartient au jour saint lui-même. Les repas festifs deviennent l’expression tangible de la joie du jour sacré. Le Chela HaKadoch précise : puisqu’il est impossible de manifester pleinement cette joie durant Yom Kippour lui-même, la Torah nous dit : « Célébrez cette joie dès le jour précédent ! » La joie de la veille comble ainsi le vide – cette joie qui devrait habiter Yom Kippour mais ne peut s’exprimer concrètement.
L’accomplissement de la dimension festive
Le Recher Techouva éclaire un autre aspect essentiel. Yom Kippour possède le statut de Yom Tov, de fête. Or, toute fête exige des repas et de la réjouissance. Pourtant, la Torah prescrit pour cette fête précisément le jeûne ! Comment dès lors accomplir l’obligation festive des repas ?
La réponse réside dans les repas de la veille. Les repas de la veille de Yom Kippour ne sont pas un ajout extérieur – ils complètent organiquement la dimension festive de Yom Kippour lui-même. Ils constituent une partie intégrante de la célébration du jour saint.
Les implications halakhiques selon les différentes approches
Celui qui ne jeûne pas doit-il manger la veille ?
Une question subtile se pose : selon le Maharam de Rothenburg, celui qui ne jeûne pas à Yom Kippour vit la dimension festive le jour même, par la consommation. Dès lors, quelle est sa situation vis-à-vis de la veille de Yom Kippour ? L’obligation de manger subsiste-t-elle, ou en est-il dispensé puisqu’il mange le jour même ?
Selon la raison de la préparation physique au jeûne, celui qui ne jeûne pas n’aurait pas besoin de cette consommation préparatoire. En revanche, selon la dimension festive, même celui qui mange à Yom Kippour doit accomplir les repas de la veille.
Le cas de celui pour qui le jeûne est aisé
La question inverse se pose également : si une personne jeûne à Yom Kippour mais que le jeûne lui est particulièrement facile – par exemple, une personne jeune et vigoureuse qui ne ressent nullement le jeûne – l’obligation de manger subsiste-t-elle ?
Selon le Tour, dont la raison est de « disposer de la force pour jeûner », l’absence de difficulté pourrait exempter de l’obligation. Cependant, selon les approches de la joie festive et du complément de la fête, l’obligation demeure même pour celui qui jeûne aisément.
La preuve décisive : Yom Kippour est une véritable fête
Le Maharam de Rothenburg apporte une preuve remarquable du statut festif de Yom Kippour. Si une personne en danger vital doit manger à Yom Kippour et récite le Birkat Hamazon, elle est tenue de dire « Yaalé Veyavo » !
Pourquoi cette obligation ? Parce que Yom Kippour est une fête authentique. Le Saint béni soit-Il a arrangé qu’elle puisse célébrer la fête de Yom Kippour par la consommation. Si la célébration peut s’accomplir par la consommation, c’est qu’il s’agit véritablement d’une fête, nécessitant donc « Yaalé Veyavo ».
L’interprétation révolutionnaire : une consommation-affliction
Nous voici au cœur du mystère : comment le verset peut-il qualifier d' »affliction » un acte de consommation ? Quel lien profond unit ces deux réalités apparemment opposées ?
La Guemara et les Richonim dévoilent la clé : cette consommation devient affliction par sa finalité. Elle s’accomplit en vue de l’affliction du lendemain. Vous ne mangez pas pour jouir, mais pour vous préparer au jeûne. C’est une consommation orientée vers le jeûne, une consommation qui n’existe que pour lui.
L’Admour Hazaken explicite dans le Choulhan Aroukh Harav : précisément parce que la consommation constitue une préparation au jeûne, elle est considérée comme partie intégrante de l’affliction. Toute votre consommation s’inscrit dans le contexte : « Je jeûne demain ». Elle devient ainsi indissociable du jeûne lui-même.
L’Admour Hazaken soulève une question pénétrante : pourquoi la Torah n’a-t-elle pas énoncé explicitement : « Qu’ils mangent et boivent le neuvième jour » ? Pourquoi a-t-elle choisi le langage énigmatique de « vous affligerez » ?
La réponse révèle une dimension extraordinaire : pour enseigner que celui qui mange et boit le neuvième jour, l’Écriture le considère véritablement comme jeûnant – précisément parce qu’il accomplit la Mitsva divine du jeûne.
L’Admour Hazaken poursuit avec une distinction subtile : la récompense de celui qui mange par obéissance à la Mitsva divine ne saurait égaler celle de celui qui jeûne par obéissance à la Mitsva divine. Certes, la consommation mérite une récompense, mais le jeûne en mérite une supérieure.
C’est alors que la Guemara intervient pour proclamer : cette consommation particulière mérite une récompense immense, comparable à celle du jeûne ! Celui qui mange et boit le neuvième jour reçoit une récompense équivalente à un jeûne de deux jours accompli par Mitsva divine.
L’interprétation audacieuse du Chibbolei Haleket
Le Chibbolei Haleket propose une lecture diamétralement opposée, renversant complètement la perspective. Il affirme : il faut manger la veille de Yom Kippour précisément parce qu’une bonne alimentation rend le jeûne subséquent plus difficile.
Lorsqu’une personne entame un jeûne après avoir bien mangé, le jeûne lui devient plus pénible – le corps réclame sa nourriture. Que se passe-t-il donc ? On mange copieusement, rendant ainsi le jeûne plus difficile !
Il apporte une preuve de la Guemara qui interdit de jeûner le dimanche après Chabbat. Pourquoi ? Parce qu’après le Oneg Chabbat, un jeûne immédiat pourrait, selon la Guemara, entraîner la mort ! Rachi l’affirme explicitement.
Selon cette approche, on comprend parfaitement pourquoi cette consommation est qualifiée d’affliction : la consommation elle-même intensifie la difficulté du jeûne du lendemain, devenant ainsi partie intégrante de l’affliction.
L’enseignement mystique du Zohar : les deux âmes
Le Zohar HaKadoch révèle une dimension mystique fascinante. Le verset dit « vous affligerez vos âmes » – au pluriel. Deux âmes coexistent en l’homme : l’âme divine et l’âme animale.
Comment afflige-t-on l’âme animale ? Par le jeûne – en lui refusant la nourriture physique.
Comment afflige-t-on l’âme divine ? Par la consommation matérielle – elle aspire à la spiritualité, et vous la contraignez à s’occuper de matérialité.
Ainsi se révèle une double affliction : la veille de Yom Kippour – affliction de l’âme divine par la consommation ; à Yom Kippour – affliction de l’âme animale par le jeûne.
Pour l’âme, manger n’est pas un bien – c’est une affliction. Elle désire accomplir le service divin, agir pour le Ciel. Manger dans la matérialité constitue pour elle une véritable affliction.
Application pratique : les capsules facilitant le jeûne
Des capsules vendues avant Yom Kippour sous le nom de « jeûne facile » promettent d’alléger le jeûne. Une question halakhique se pose : leur utilisation est-elle permise ?
Certains décisionnaires ont objecté : comment peut-on agir ainsi ? Le verset ordonne « vous affligerez vos âmes » – l’affliction est nécessaire ! Comment employer des moyens pour supprimer cette affliction, pour faciliter le jeûne ?
Mais notre Guemara enseigne précisément l’inverse !
La Guemara établit que toute la Mitsva de manger la veille de Yom Kippour vise à faciliter le jeûne ! La Torah ordonne : « Tu dois manger, bien manger, pour disposer de la force nécessaire. » Si la Torah désire que ce soit plus facile, pourquoi souffririons-nous au-delà du nécessaire ?
C’est pourquoi la majorité des décisionnaires autorisent ces capsules. Leur utilisation ne contredit nullement la Mitsva d’affliction.
La véritable nature de Yom Kippour : élévation, non souffrance
Une question fondamentale se pose : quelle est véritablement l’essence de Yom Kippour ? S’agit-il d’un jour de peine et de souffrances ?
La réponse est catégorique : absolument pas !
Le Or HaHaim HaKadoch rapporte la pratique des Karaïtes, qui ont interprété littéralement « vous affligerez vos âmes ». Outre l’abstinence de nourriture et de boisson, ils sortaient dans les champs, accomplissaient des travaux pénibles, transportaient de lourdes charges, recherchant toutes sortes d’afflictions supplémentaires. Pour eux, « affliction » signifiait multiplier les souffrances et les inconfort.
Notre tradition enseigne l’exact opposé ! Le Saint béni soit-Il ordonne certes « vous affligerez », mais simultanément Il prescrit : « Mange, mange, mange – pour te préparer ! »
Cette compréhension résout définitivement la question des capsules – aucune interdiction ne s’y oppose. En effet, la majorité des décisionnaires les autorisent sans réserve.
Trois preuves irréfutables : Yom Kippour est un jour de joie
Première preuve : Yaalé Veyavo en cas de danger vital
Comme nous l’avons établi, le Maharam de Rothenburg statue que celui qui mange à Yom Kippour en raison d’un danger vital doit dire « Yaalé Veyavo » – il doit se trouver dans la joie festive !
Quelle signification profonde ! On pourrait penser : au moins qu’il éprouve de l’affliction, de la peine, de la souffrance ! Mais non – c’est une fête, la joie est requise, d’où « Yaalé Veyavo ».
Deuxième preuve : l’interruption du deuil
La Halakha établit que le deuil s’interrompt à Yom Kippour. Pourquoi cette interruption ? Si Yom Kippour était un jour de peine, comme Ticha BeAv, pourquoi le deuil cesserait-il ? Il devrait au contraire se poursuivre !
La réponse s’impose : Yom Kippour diffère radicalement de Ticha BeAv. Yom Kippour est essentiellement un jour de joie ! Chez le Rabbi, le calme et la joie régnaient la nuit de Yom Kippour – car c’est un jour de joie profonde. Yom Kippour est intrinsèquement joyeux, raison pour laquelle il interrompt le deuil.
Troisième preuve : Nessiat Kapaïm
Le Rama enseigne qu’à Yom Kippour on accomplit Nessiat Kapaïm. Selon le Rama, Nessiat Kapaïm ne s’accomplit que lors des fêtes, les jours empreints de joie. Pourquoi cette exigence ? Parce que Nessiat Kapaïm nécessite la joie.
À Yom Kippour on fait Nessiat Kapaïm, tandis qu’à Ticha BeAv on s’en abstient. Pourquoi cette différence ? Parce que la joie est nécessaire, et Yom Kippour est un jour de joie authentique.
La signification profonde : devenir des anges
Que nous demande-t-on véritablement ? Le Rabbi l’explicite avec clarté :
Ce qu’on attend de l’homme la veille et le jour de Yom Kippour n’est nullement de le faire souffrir, de lui infliger des tourments. L’exigence est unique : vous vous élevez maintenant à un niveau où vous transcendez la matérialité !
Vous devez vous abstenir de toutes ces réalités matérielles – consommation, boisson, ablutions, tout. Pourquoi ?
Parce que vous devenez des anges !
C’est pourquoi, explique le Rabbi, nous revêtons le kittel. Pourquoi porter le kittel ? Parce que nous ressemblons aux anges. Nous sommes comme des anges – telle est l’essence de Yom Kippour.
Quand Yom Kippour commence-t-il véritablement ? La confession à Minha
Yom Kippour concerne l’expiation, n’est-ce pas ? Quand commence réellement Yom Kippour ? La Halakha ordonne : à Minha, avant Yom Kippour, il faut réciter la confession.
On récite la confession. Pourquoi ? Quelle en est la raison halakhique ?
Le Choulhan Aroukh explique : pourquoi faut-il réciter la confession à Minha ? De peur qu’on ne s’étouffe durant le repas et ne meure – privé alors d’expiation, faute d’avoir confessé. C’est pourquoi on récite la confession à Minha par précaution.
Une question se pose : à quoi sert une confession récitée à Minha ? Ce n’est pas encore Yom Kippour ! C’est encore la veille. Quelle efficacité peut-elle avoir ? Certes, la confession a été dite préalablement – mais alors ? Sans Yom Kippour, point d’expiation !
La réponse bouleverse : c’est déjà Yom Kippour !
Car nous sommes déjà le neuvième jour, nous jeûnons déjà dans l’esprit !
Nous nous trouvons déjà le neuvième jour dans la réalité de Yom Kippour. Dès lors que nous jeûnons – que ce soit pour disposer de la force nécessaire, pour la joie, ou pour toute autre raison – nous nous inscrivons déjà dans cette affliction.
Et puisque nous nous trouvons déjà dans cette affliction, l’expiation opère déjà ! C’est pourquoi on dit : « Récite la confession ! Profite de ce temps ! Yom Kippour t’est accessible dès aujourd’hui, l’expiation dès aujourd’hui ! »
La nature unique de cette consommation-affliction
Une loi remarquable illustre cette réalité. L’Admour Hazaken statue : à Chabbat et Yom Tov, si quelqu’un a fait un mauvais rêve, il lui est permis de jeûner – un jeûne de rêve.
Pourquoi cette permission ? Ne faut-il pas manger à Chabbat et Yom Tov ?
La réponse réside dans la nature du plaisir. Manger à Chabbat et Yom Tov découle du Oneg, du plaisir. L’homme doit éprouver du plaisir. Yom Tov, Oneg Chabbat – l’homme doit baigner dans le plaisir.
Pour celui qui a fait un mauvais rêve, son plaisir réside précisément dans le jeûne ! Puisque la raison de manger est le plaisir, s’il trouve son plaisir dans le jeûne, qu’il jeûne !
Mais la consommation de la veille de Yom Kippour ne relève pas du plaisir ! Cette consommation est un jeûne ! Elle n’est pas du plaisir. Au contraire – cette consommation constitue une affliction, un jeûne véritable.
L’Admour Hazaken, évoquant le jeûne de rêve, déclare : « C’est pourquoi il est interdit de jeûner ce jour, même un jeûne de rêve – bien qu’il soit permis de jeûner un jeûne de rêve même à Chabbat et Yom Tov – néanmoins la veille de Yom Kippour, où la consommation est considérée comme affliction, il ne faut pas jeûner. »
Et il ajoute une dimension extraordinaire : « Qu’il mange et boive plutôt, et cela lui sera compté comme s’il avait jeûné pour son rêve ! »
Voilà la révélation ! Nul besoin de jeûner – mangez, et vous accomplissez l’affliction ! Cette consommation est d’une nature unique. Elle constitue un jeûne – vous jeûnez véritablement ! Il faut comprendre que toute votre existence de mangeur s’accomplit pour Yom Kippour. Vous jeûnez donc ! Et si vous jeûnez, le jeûne de rêve devient superflu. Vous n’avez pas besoin de jeûner pour un rêve, car vous jeûnez déjà – concrètement et réellement !
La mesure de la consommation : une quantité extraordinaire
Le siddour de l’Admour Hazaken rapporte du Rabbi HaKadoch Maharitz Haïm (auteur du Pri Ets Haïm) : la mesure requise pour la consommation de la veille de Yom Kippour équivaut à deux jours – la quantité de nourriture de deux jours entiers !
Le Rabbi questionne dans l’une de ses notes dans Likoutei Si’hot : « Grand besoin » – de quoi parle-t-on ? Il est écrit explicitement qu’il faut manger pour deux jours !
Le Rabbi explique dans un discours que le concept de « deux jours » s’accomplit par les deux repas substantiels de la veille de Yom Kippour.
Quand mange-t-on habituellement deux repas conséquents en une seule journée ? Normalement, on prend un seul repas principal chaque soir – un repas par jour.
Ici, on ajoute à midi un repas supplémentaire – un deuxième repas substantiel ! Cela définit le concept de « deux jours » – par ces deux repas.
L’enseignement du Sfat Emet : la sérénité favorise le pardon
Le Sfat Emet propose une raison supplémentaire, profondément humaine, pour la Mitsva de manger la veille de Yom Kippour.
Toute l’obligation de la veille de Yom Kippour consiste à apaiser son prochain et à demander pardon à autrui. Or, il est préférable de manger pour être serein et disposé au pardon.
Si les gens sont affamés, ils deviennent moins agréables, moins enclins au pardon. Ils sont irritables, moins paisibles.
La finalité de cette consommation est donc de favoriser le pardon mutuel – lorsque les gens sont rassasiés et sereins.
L’élévation suprême : la matérialité transfigurée
Le Rabbi dévoile ici un fondement essentiel : lorsqu’on mange comme il convient, cela atteint un niveau supérieur au jeûne lui-même !
C’est pourquoi Pourim possède un mérite supérieur à Yom Kippour – car précisément en introduisant la matérialité, en prenant la nourriture et en l’élevant vers la sainteté, on atteint un niveau plus élevé encore que Yom Kippour !
On le constate la veille de Yom Kippour : la veille équivaut au neuvième et au dixième jour, dépassant Yom Kippour seul. Pourquoi ? Parce qu’ici on prend la Divinité et on la fait pénétrer dans la matérialité. Prendre la matérialité constitue un niveau supérieur à celui où l’on se détache du monde pour s’élever vers la sainteté et la spiritualité.
Prendre la matérialité et l’utiliser à des fins spirituelles – ce qui est précisément la consommation de la veille de Yom Kippour – voilà qui est encore plus élevé !
C’est pourquoi Pourim surpasse Yom Kippour – car Pourim consiste à prendre la matérialité et à l’élever vers la sainteté.
Synthèse : les cinq dimensions de cette consommation unique
La consommation de la veille de Yom Kippour se révèle d’une richesse extraordinaire :
Premièrement, c’est une consommation considérée comme affliction – car elle s’accomplit en vue du jeûne du lendemain. Toute votre existence de mangeur s’oriente vers Yom Kippour. Vous jeûnez donc, même au moment où vous mangez.
Deuxièmement, c’est une consommation qui fait partie de l’abstention – du détachement de la matérialité. Pour qu’il y ait une véritable abstention demain, il faut manger aujourd’hui.
Troisièmement, c’est une consommation de joie – la joie profonde de Yom Kippour, la joie sublime de l’expiation et du pardon.
Quatrièmement, c’est une consommation qui complète la dimension festive – Yom Kippour est une fête, et voici les repas de cette fête.
Cinquièmement, c’est une consommation qui conduit à un mérite supérieur – car elle prend la matérialité et l’élève vers la sainteté. C’est un niveau même plus élevé que le détachement de la matérialité.
Message pour l’approche de Yom Kippour
Lorsque nous nous asseyons pour le repas de la veille de Yom Kippour, nous pénétrons déjà dans l’atmosphère de Yom Kippour lui-même. Cette consommation n’est pas un simple repas – elle fait partie intégrante du service du jour saint.
Nous ne nous préparons pas seulement physiquement – nous amorçons le processus spirituel. Nous nous trouvons déjà le neuvième jour dans la réalité de Yom Kippour. C’est pourquoi l’expiation opère déjà, le statut de Yom Kippour s’applique déjà – raison pour laquelle nous récitons la confession à Minha.
Notre consommation est affliction – non parce qu’elle serait difficile, mais parce qu’elle est consommation en vue du jeûne. C’est une consommation dont l’essence même est préparation à l’élévation, préparation à devenir des anges, préparation à s’abstenir de toute matérialité.
Yom Kippour n’est pas un jour de souffrance – c’est un jour d’élévation sublime. Un jour où nous nous détachons de la matérialité, non dans la souffrance mais dans l’ascension vers le niveau angélique.
C’est pourquoi nous revêtons le kittel, proclamons « Baroukh Chem Kevod Malkhouto » à voix haute, et accomplissons Nessiat Kapaïm – car nous devenons des anges.
La préparation à cette transformation commence la veille de Yom Kippour – précisément par la consommation. Une consommation toute d’intention, une consommation toute de préparation, une consommation qui est elle-même jeûne.
Telle est la Mitsva singulière de la veille de Yom Kippour : manger en sachant que cette consommation est affliction, que cette consommation inaugure le jeûne, que cette consommation fait partie de l’élévation du jour saint.
Lorsque nous intégrons cette compréhension, notre consommation se métamorphose entièrement. Ce n’est plus une simple consommation de plaisir – c’est une consommation de sainteté, une consommation de Mitsva, une consommation qui participe au grand service de Yom Kippour.
Kippour est un jour de jeûne central dans le calendrier juif. Cependant, la halakha reconnaît que la préservation de la vie (Pikouah Nefesh) l’emporte sur tous les commandements de la Torah, y compris le jeûne de Yom Kippour.
Directives générales :
1. Consultation médicale : Chaque diabétique doit consulter son médecin traitant avant Yom Kippour pour obtenir une évaluation personnelle de son état de santé et des recommandations spécifiques.
2. Consultation halakhique : Consultez un rabbin qualifié pour obtenir des conseils personnalisés tenant compte de la situation spécifique du patient.
3. Préparation préalable : Il faut se munir de tous les médicaments et équipements nécessaires pour surveiller les taux de glucose sanguin.
Directives spécifiques selon le type de diabète
Diabète de type 1 : La plupart des décisionnaires s’accordent à dire que les personnes atteintes de diabète de type 1 (absence d’insuline dans le corps due à la destruction des cellules responsables de la sécrétion d’insuline dans le pancréas) sont considérées comme des malades en danger, et donc :
1. Ne pas jeûner : Selon la plupart des opinions, les personnes atteintes de diabète de type 1 ne devraient pas jeûner du tout.
Il y a des médecins qui autoriseront le jeûne dans les conditions suivantes:
2. Manger et boire par petites quantités : Uniquement avec l’autorisation du médecin traitant !!! – Il est possible de manger et de boire par petites quantités (moins de 30 ml de liquide toutes les 9 minutes, et moins de 30 cm³ de nourriture solide toutes les 9 minutes ; si cela ne suffit pas, on peut réduire l’attente jusqu’à 4 minutes) pour maintenir des taux de glucose normaux.
3. Surveillance constante : Il faut vérifier régulièrement les taux de glucose sanguin tout au long de la journée.
4. Administration d’insuline : Il faut continuer l’administration d’insuline comme d’habitude, en l’adaptant aux quantités réduites de nourriture.
Diabète de type 2 : Concernant les personnes atteintes de diabète de type 2 (diabète non insulino-dépendant), il y a un désaccord entre les décisionnaires contemporains, mais il est important de savoir que la nature du désaccord n’est pas halakhique mais fondamentale.
En effet, même dans le monde médical, les opinions sont partagées quant à l’impact du jeûne sur les patients atteints de ce type de diabète. Ces dernières années, beaucoup ont tendance à être plus indulgents qu’auparavant et à autoriser le jeûne.
Par conséquent, les décisions halakhiques rendues il y a trente ou quarante ans sur ce sujet ne suffisent pas pour une décision halakhique, mais il faut prendre en compte tous les éléments médicaux et l’avis des médecins traitants en fonction du patient, de ses antécédents médicaux, du type de médicaments et de traitement qu’il reçoit, de la sévérité du diabète et de ses effets, etc. :
1. Opinion stricte : Même les personnes atteintes de diabète de type 2 devraient agir comme celles atteintes de type 1 et ne pas jeûner du tout.
2. Opinion indulgente : D’autres décisionnaires permettent aux personnes atteintes de diabète de type 2 bien équilibré de jeûner, sous réserve des conditions suivantes:
– Surveillance étroite des taux de glucose sanguin toutes les 4-6 heures.
– Si le taux de glucose descend en dessous de 70 mg/dL ou dépasse 250 mg/dL, il faut arrêter immédiatement le jeûne.
– Préparer à l’avance boisson sucrée ou comprimés de glucose en cas d’hypoglycémie.
3. Opinion intermédiaire – et avec l’approbation du médecin traitant, nous recommanderions cette option à ceux qui ne jeûnent pas complètement :
Un jeûne partiel jusqu’à ‘Hatsoth (environ 12h30) puis de manger et boire par petites quantités (« Shiourim » – Voir ci-dessus Diabète de type 1 section 2).
En cas d’urine foncée, de maux de tête, etc., il faut arrêter immédiatement le jeûne, effectuer un test de glycémie et agir conformément aux instructions du médecin pour équilibrer la glycémie.
Cas particuliers :
1. Grossesse : Les femmes enceintes diabétiques doivent consulter un médecin et un rabbin, mais dans la plupart des cas, il leur sera recommandé de ne pas jeûner.
2. Personnes âgées : Les diabétiques âgés sont considérés comme étant à plus haut risque et il leur est généralement recommandé de ne pas jeûner.
3. Maladies associées : Les diabétiques souffrant d’autres maladies (comme des maladies cardiaques, rénales, oculaires, etc.) ou de complications du diabète, doivent consulter un médecin et un rabbin, mais dans la plupart des cas, il leur sera recommandé de ne pas jeûner.
Dayan-Rav Shraga Dahan : Officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.
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LA VEILLE DE YOM KIPOUR UNE JOURNÉE PLEINE DE MITSVOT EN 9 POINTS
1) LES KAPAROT Kaparot peuvent être faites avec de l’argent que l’on donnera à la Tsedaka .
Pour cela, on prendra la somme qu’on tournera autour de notre tête en récitant 3 fois la prière suivante puis on les mettra à la tsedaka :
2) LA TEFILA La veille de Yom KIPOUR est considérée comme un jour de fête . C’est pourquoi on ne dira plus Tahanoun (jusqu’à la fin du mois de Tichri ).
3) DEMANDER PARDON À Yom Kippour, D.ieu efface tous les péchés que nous avons commis envers lui mais pas les péchés que nous pouvons avoir commis envers notre prochain. Si nous voulons vraiment sortir de ce saint jour totalement lavés de tout péché, nous devons d’abord solliciter le pardon de toute personne à qui nous avons pu causer du tort.
Quand on demande pardon, on doit être précis et dire pourquoi nous demandons pardon (sauf si cela met mal à l’aise la personne ).
Si la personne est décédée, on devra rassembler un minian devant sa tombe pour demander pardon.
4) LE MIKVÉ Tous les hommes doivent s’immerger dans un mikvé (bain rituel) la veille de Yom Kippour
Chez habad, les hommes ont la coutume de se tremper au mikvé trois fois en ce jour : une fois avant la prière du matin , une fois avant la prière de l’après-midi puis de nouveau avant le dernier repas , immédiatement avant Yom Kippour.
5) LA TSEDAKA: Il est de coutume de donner la tsédaka généreusement et abondamment le jour qui précède Yom Kippour. La tsédaka est une grande source de mérite et constitue une protection contre les mauvais décrets.
6) UN BON REPAS C’est une immense mitsva de prendre deux bon repas avant le jeûne de Kipour . Le talmud nous dit que celui qui festoie avant yom Kipour, Hachem le considère comme s’il avait jeûné 2 jours !
On mangera deux repas : un vers midi et un juste avant le jeûne.
Au menu :
– Halla trempée dans le miel
– aliments faciles à digérer : poisson, poulet, soupe
– pas d’alcool
– Certains ont l’habitude de manger des Krepleh (sortes de raviolis triangulaires farcis à la viande hachée). La pâte représente la bonté et la viande, la sévérité . Nous demandons à Hachem, veille de Kipour, de recouvrir la sévérité avec la bonté .
7) BENIR SES ENFANTS : Il est de coutume que les parents bénissent leurs enfants juste avant le début du jeûne.
8) FLAGELLATION Avant Min’ha, les hommes ont la coutume d’être « flagellés ». Ces coups symboliques rendent la personne humble et lui rappellent la nécessité de se repentir. Celui qui reçoit la flagellation s’agenouille face au nord en ne mettant qu’un genou à terre. Au moyen d’une lanière ou d’une ceinture de cuir, quelqu’un lui administre 39 « coups de fouet » (des petites tapes) sur le dos. La première tape sur l’épaule droite, la seconde sur la gauche, la troisième dans le creux du dos (au milieu, en bas), puis reprend cette séquence jusqu’à ce que les 39 tapes aient été administrées. Pendant la flagellation, aussi bien celui qui donne les « coups » que celui qui les reçoit récite le verset suivant à trois reprises (le verset contient treize mots), un mot à chaque « coup » : והוא רחום יכפר עון ולא ישחית והרבה להשיב אפו ולא יעיר כל חמת Vehou ra’houm yekhapère avone velo yach’hit vé-irba léhachiv apo vélo yaïr kol ‘hamato (« Et Lui qui est miséricordieux, Il pardonne la faute et ne détruit pas ; Il abonde à retenir Son courroux et ne réveille pas toute Sa colère. » – Psaumes 78, 38)
9) LE LEKAH Chez habad, Il est de coutume de demander et de recevoir du « leka’h » (un gâteau au miel, symbolisant une douce année) de quelqu’un le jour qui précède Yom Kippour.
L’une des raisons pour cette coutume est que s’il a été décrété, à D.ieu ne plaise, qu’au cours de l’année on en soit réduit à recevoir une aumône de quelqu’un, on soit considéré comme ayant été quitte de ce décret en ayant demandé cette nourriture.
Lors du Farbrenguen du 6 Tichri 5786, le Rav Haim Nisenbaum au Beth Habad de Flandre a partagé un message profond sur l’héritage de la Rebbetsin Hanna, mère du Rabbi. Cette date n’est pas simplement un anniversaire, mais une opportunité de puiser dans la force exceptionnelle qu’elle a démontrée et que le Rabbi nous transmet personnellement.
Une date profondément personnelle
Le Rabbi souligne toujours que le 6 Tichri n’est pas une date comme les autres. C’est impressionnant de voir dans les discours comment le Rabbi parle de « ma mère » – il dit « maman » – nous faisant entrer dans son intimité familiale. Le Rabbi était connu pour le respect extraordinaire qu’il témoignait à sa mère. Des témoins racontent qu’à New York, lorsqu’il lui rendait visite quotidiennement, il s’arrangeait pour ne jamais lui tourner le dos en sortant, déplaçant discrètement une chaise ou un objet pour éviter de se retourner complètement.
Cette intimité que le Rabbi partage avec nous est un cadeau inestimable. Nous devenons partie de sa famille, et c’est un privilège immense qu’il nous offre le droit de prendre part à ce souvenir personnel.
Le sixième jour de la création
Le Rabbi explique que le 6 Tichri a une signification particulière. Si Roch Hachana, le premier Tichri, marque le renouvellement de la création du monde, alors le 6 Tichri correspond au sixième jour de la création – le jour où l’homme fut créé. D.ieu a recréé le monde à Roch Hachana, donc nous sommes au sixième jour, le jour de la création de l’humanité.
Cela nous enseigne que tout le but de la création, de tout ce qui a recommencé à Roch Hachana, c’est d’arriver au sixième jour, car l’homme est le but ultime de toute la création – des mondes supérieurs comme des mondes inférieurs.
L’élévation de la Nechama
Le concept d’élévation de la Nechama (âme) ne concerne pas seulement quelqu’un qui a quitté ce monde, mais aussi ceux qui y vivent. Comme l’explique le verset « la Nechama retournera vers D.ieu qui l’a donnée », le but de chaque âme est de revenir vers D.ieu, de s’attacher à Lui et de sortir de l’exil où elle se trouve.
La Rebbetsin n’était jamais en exil spirituel, même au fond de la Russie, même prisonnière, même quand elle mettait sa vie en danger. Nous devons puiser une force de cet exemple pour sortir nous aussi de notre exil matériel et spirituel.
Le courage extraordinaire de la Rebbetsin
Chaque année à cette date, le Rabbi rapporte le sacrifice de sa mère – une véritable mission qu’elle a accomplie en faisant sortir de précieux manuscrits et écrits de Russie soviétique. Elle a pris des Ketavim (manuscrits) avec elle pour les sauver du régime soviétique, risquant sa vie pour cette mission. Ce n’était pas quelques feuilles dans un sac à main – c’était une véritable cargaison qu’elle a cachée et transportée au péril de sa vie.
Malheureusement, elle n’a pas pu tout emporter. Beaucoup d’écrits sont restés en Russie. Le Rabbi raconte même l’histoire d’un homme qui devait faire sortir des manuscrits mais qui, arrivé à la frontière, a eu peur et les a abandonnés. Ces écrits n’ont jamais été retrouvés. Néanmoins, le Rabbi garde espoir qu’un jour, d’une façon ou d’une autre, ils franchiront la frontière.
Ne jamais renoncer
Grâce à son courage, de nombreux écrits de Torah ont été sauvés. Le Rabbi en tire une leçon pour chacun : nous devons avoir la même détermination, ne renoncer à rien. Quand quelque chose doit être fait, nous devons le faire, même si c’est dangereux ou compliqué.
La vraie force, c’est que lorsqu’on ne renonce pas, on gagne. L’URSS a disparu de la carte, mais les écrits sont sortis, la Rebbetsin est sortie, et les Ketavim ont été imprimés et publiés. Aujourd’hui, des Juifs partout dans le monde peuvent prendre un livre du Rabbi précédent et l’étudier.
L’importance de l’éducation des filles
Le Rabbi pose une question fondamentale : d’où la Rebbetsin a-t-elle tiré une telle force ? Une femme seule, d’un certain âge, au fin fond de la Russie asiatique (Alma-Ata), qui devait traverser tout le pays, passer le rideau de fer avec un faux passeport – d’où venait cette force extraordinaire ?
Le Rabbi répond de manière surprenante : cela vient du ‘Hinoukh (éducation) qu’elle a reçu. Il en tire une leçon sur l’importance de l’éducation des filles. Si elle a eu la force de tout accomplir, de risquer sa vie pour ne renoncer à rien, c’est parce qu’elle a reçu une éducation appropriée. C’est pour cette raison que de nombreuses écoles dans le monde portent son nom.
Une force pour chacun
Il n’y a pas seulement un exemple, mais une force réelle que le Rabbi lui-même nous transmet. En nous parlant de « ma mère », il nous introduit dans sa famille. Nous avons une part de cette famille, même si nous n’en sommes pas toujours conscients.
Pour ceux qui vont au Ohel ce mois de Tichri, on doit se souvenir de cette expérience. Historiquement, Tichri était le mois des Français – à l’époque où partir chez le Rabbi était compliqué et coûteux, pas comme aujourd’hui avec les billets promotionnels. Les gens partaient pour Tichri parce que chez le Rabbi, on voyait des choses exceptionnelles pendant cette période concentrée.
Le pouvoir des vidéos
Certains ont eu le mérite de voir le Rabbi concrètement pendant les fêtes, d’autres sont nés quelques années plus tard et ne l’ont pas vu. Mais une grande invention est apparue : les vidéos. Quelqu’un pourrait se demander pourquoi le cinéma et la vidéo ont été inventés, avec tous leurs dangers potentiels.
La réponse : D.ieu savait qu’un Juif qui n’a pas pu voir le Rabbi de son vivant aurait besoin de plus que les souvenirs imparfaits des anciens. Maintenant, on peut regarder une vidéo et comprendre vraiment ce qui se passait. Quand on regarde une vidéo du Rabbi, on ne doit pas la voir comme un simple film intéressant, mais comme une fenêtre vers la réalité : « Ah, c’est comme ça que l’ancien racontait. Maintenant je comprends vraiment. »
Être un ‘Hassid du Rabbi
Qu’est-ce qu’être un ‘Hassid du Rabbi aujourd’hui ? Ce n’est pas une question de niveau spirituel extraordinaire – les définitions traditionnelles d’un ‘Hassid (quelqu’un qui prie au moins trois heures le matin, qui médite, qui réfléchit profondément) ne s’appliquent pas à la plupart d’entre nous.
Être un enfant du Rabbi, c’est savoir que si le Rabbi n’avait pas été là, nous ne serions pas nés spirituellement. Nous sommes dans ce monde grâce à lui. Un enfant du Rabbi possède quelque chose de son père, de la même façon qu’un Juif, même éloigé, possède une partie du Ein Sof (Infini divin) en lui.
L’amour particulier du Rabbi
Le Rabbi avait un amour particulier pour ceux qui venaient de France. Ce n’était pas notre mérite – dans les premières années, le Rabbi remboursait même les billets d’avion des jeunes qui venaient le voir. Pourquoi cette générosité ? Simplement parce que le Rabbi nous aimait. Nous sommes les ‘Hassidim du Rabbi, ses enfants.
Lorsqu’on entrait pour recevoir un dollar ou lors des Sim’hat Torah mémorables, le Rabbi regardait chacun dans les yeux – pas tous ensemble, mais un par un. Cinquante, quatre-vingts personnes, chacune regardée individuellement. Cela prenait du temps précieux au milieu des ‘Hakafot (danses), mais le Rabbi voyait chacun, voyait tout notre passé et certainement aussi notre futur, y compris ce Farbrenguen de ce soir.
Vivre le Farbrenguen
Être au Farbrenguen, ce n’est pas simplement écouter celui qui parle ou ressentir des émotions. C’est savoir qu’il existe quelque chose, comprendre ce qu’on fait dans ce monde, comprendre ce que le Rabbi veut de nous.
Un ‘Hassid des temps anciens chantait toujours lors des fêtes. Le vrai Farbrenguen n’est pas quelque chose de préparé – ce ne sont pas trois idées préparées à l’avance. C’est spontané, authentique. Comme Rav Mendel Azimof l’enseignait : un Juif doit vivre avec une Si’ha (discours) du Rabbi dans la tête. Le reste c’est très bien, mais sans cela, on manque l’essentiel.
Le Rabbi nous a choisis
Pourquoi sommes-nous devenus ‘Habad ? Ce n’est pas par hasard. Le Rabbi a choisi chacun. Comme l’a expliqué Rav Binyamin : il y a eu certainement un ancêtre avec un certain mérite qui est monté au Ciel et a demandé : « Pourquoi n’ai-je pas le mérite d’avoir un descendant ‘Hassid ? » D.ieu lui a répondu : « Oui, tu as un mérite, on va faire quelque chose. »
Mais cela passe aussi par notre choix. Quand on entre à ‘Habad, ce n’est pas pour des miracles – on entre dans un endroit où on nous dit : « pense, réfléchis, apprends, et fais quelque chose ! ».
Le message de ce soir est clair : nous avons une force extraordinaire qui nous vient du Rabbi à travers le souvenir de sa mère. Ne renonçons à rien de ce que nous sommes, utilisons cette force pour grandir et accomplir notre mission dans ce monde.
Dans une intervention prononcée lors de la conférence CPAC à Budapest, Yair Netanyahou a exposé une thèse géopolitique selon laquelle l’Occident fait face à une coalition stratégique inédite entre islamisme radical et progressisme marxiste. Cette alliance viserait la destruction systématique de la civilisation judéo-chrétienne, avec Israël comme premier théâtre d’opération avant l’Europe et l’Amérique. Son analyse révèle les mécanismes financiers, idéologiques et institutionnels de cette offensive multicouche contre les démocraties occidentales.
Le concept d’alliance rouge-vert : convergence stratégique de deux révolutions
La thèse centrale repose sur l’identification d’une convergence idéologique sans précédent entre deux mouvements historiquement distincts. L’alliance rouge-vert désigne la coalescence entre le marxisme contemporain, incarné par le progressisme woke, et l’islamisme politique radical. Le rouge symbolise l’héritage révolutionnaire marxiste dont le drapeau palestinien serait devenu la version actualisée, remplaçant le marteau et la faucille comme étendard de la subversion anti-occidentale. Le vert représente l’islamisme politique dont la couleur traditionnelle véhicule le projet d’islamisation planétaire.
Cette alliance ne résulte pas d’une convergence philosophique profonde mais d’une communauté d’objectifs tactiques. Les néo-marxistes aspirent à la déconstruction complète de l’ordre occidental existant, préalable nécessaire à l’édification de leur société utopique égalitaire. Les islamistes poursuivent l’établissement d’un califat mondial régi par la Charia. Bien que leurs visions du futur divergent radicalement, ces deux forces partagent une étape commune : l’anéantissement de la civilisation judéo-chrétienne dans ses fondements culturels, moraux et politiques.
Le mouvement pro-palestinien constitue le vecteur privilégié de cette alliance. Les manifestations qui se multiplient en Europe occidentale et en Amérique du Nord transcendent largement la question du conflit israélo-palestinien. Elles servent de catalyseur mobilisateur pour des forces dont l’objectif véritable est la révolution anti-occidentale. Le drapeau palestinien fonctionne comme symbole fédérateur d’une coalition hétéroclite réunissant militants d’extrême-gauche, anarchistes, islamistes et progressistes radicaux.
La doctrine des trois Satan : hiérarchisation stratégique des cibles
La rhétorique islamiste du Moyen-Orient révèle une stratégie par étapes clairement articulée. Dans cette vision géopolitique, Israël est désigné comme le petit Satan, l’Amérique comme le grand Satan, et l’Europe occupe une position intermédiaire de Satan de taille moyenne. Cette hiérarchisation n’est pas fortuite mais reflète une logique d’escalade progressive.
Israël constitue la cible primaire pour plusieurs raisons stratégiques. Sa taille réduite et son isolement géographique au cœur du monde musulman le rendent vulnérable dans la perception de ses adversaires. Sa destruction servirait de validation symbolique de l’efficacité de la stratégie révolutionnaire et ouvrirait la voie aux phases suivantes. L’Europe, géographiquement plus proche du monde islamique et démographiquement affaiblie, représente la cible secondaire. L’Amérique, superpuissance militaire et économique, constitue l’objectif ultime de cette offensive civilisationnelle.
Le slogan « après le samedi vient le dimanche » cristallise cette progression. Les gens du samedi, les Juifs, doivent être éliminés en premier. Les gens du dimanche, les chrétiens, suivront nécessairement. Cette formulation explicite démontre que l’hostilité ne vise pas spécifiquement Israël en tant qu’État mais la civilisation judéo-chrétienne dans son intégralité. L’antisionisme fonctionne comme façade acceptable d’un projet plus vaste d’éradication des valeurs et des peuples de l’Occident.
La sémiotique révolutionnaire : drapeaux brûlés contre hymnes nationaux
L’analyse comparative des manifestations pro-israéliennes et pro-palestiniennes révèle des différences fondamentales qui confirment cette thèse. Les rassemblements de soutien à Israël en Amérique se caractérisent par l’exhibition de symboles patriotiques : drapeaux américains, hymnes nationaux, célébration de l’identité nationale. En Grande-Bretagne, les manifestants pro-israéliens brandissent l’Union Jack et entonnent « D.ieu sauve le Roi ». Ces mouvements s’inscrivent dans une logique de défense civilisationnelle et d’affirmation des valeurs nationales.
À l’inverse, les manifestations pro-palestiniennes se distinguent systématiquement par la profanation des symboles nationaux. Aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, les drapeaux nationaux sont brûlés lors de ces rassemblements. Cette iconoclastie révèle la nature profonde du mouvement : il ne s’agit pas de soutenir la Palestine mais d’exprimer une haine viscérale envers les nations occidentales elles-mêmes. La cause palestinienne sert de prétexte mobilisateur pour un projet révolutionnaire anti-national et anti-occidental.
Cette observation comportementale démasque le mensonge idéologique. Si ces manifestations concernaient réellement la défense des droits des Palestiniens, elles se concentreraient sur cette question spécifique. La destruction rituelle des symboles des pays hôtes prouve que l’objectif véritable est la déstabilisation et la délégitimation des nations occidentales depuis l’intérieur.
Bethléem : laboratoire de l’effondrement chrétien sous domination islamiste
Le destin de Bethléem offre une démonstration empirique des conséquences de la gouvernance islamiste sur les minorités chrétiennes. Cette ville, symbole central du christianisme, a subi une transformation démographique catastrophique. Jusqu’en 1993, sous administration israélienne, Bethléem comptait 80 % de chrétiens dans sa population. Cette proportion témoignait de la protection efficace qu’Israël assurait aux minorités religieuses.
Le transfert du contrôle à l’Autorité palestinienne en 1993, dans le cadre des accords d’Oslo, a immédiatement déclenché un processus de persécution systématique. Les chrétiens ont subi intimidations, discriminations et violences les contraignant à l’exode. En l’espace de trois décennies, la population chrétienne s’est effondrée à environ 10 %. Cette épuration démographique progressive constitue un nettoyage ethnique silencieux que la communauté internationale ignore délibérément.
Ce phénomène s’inscrit dans une tendance régionale. Dans l’ensemble du Moyen-Orient, les populations chrétiennes subissent persécutions et exode massif. L’Irak, la Syrie, l’Égypte, le Liban ont vu leurs communautés chrétiennes millénaires s’évaporer. Israël demeure l’unique pays de la région où la population chrétienne ne décline pas mais connaît une croissance. Cette réalité statistique démontre qu’Israël joue le rôle de rempart protégeant le christianisme contre l’offensive islamiste au Moyen-Orient.
Le Qatar : architecture financière de la subversion académique occidentale
Le Qatar occupe une position singulière dans le monde arabe et musulman. Contrairement aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite qui ont progressivement abandonné le radicalisme islamiste, le Qatar incarne un régime fondé sur l’idéologie des Frères musulmans. Ce mouvement, considéré comme organisation terroriste et interdit en Égypte, en Arabie saoudite et aux Émirats, constitue la matrice idéologique du Hamas, d’al-Qaïda, de Daech et des principales organisations terroristes islamistes.
Le Qatar héberge le quartier général politique du Hamas, situation comparable à l’Afghanistan des Taliban abritant Ben Laden et al-Qaïda après les attentats du 11 septembre 2001. Cette complaisance envers le terrorisme s’accompagne d’une stratégie d’influence massive en Occident. L’objectif dépasse la destruction d’Israël pour viser la soumission de l’Europe et de l’Amérique à une interprétation radicale de la Charia islamique.
L’instrument privilégié de cette stratégie est l’infiltration du système éducatif supérieur occidental. Le Qatar a investi des milliards de dollars dans les universités d’élite américaines et européennes. Ces financements massifs ont transformé des institutions prestigieuses en centres de propagande anti-occidentale. Les campus universitaires sont devenus des laboratoires du progressisme woke, de l’anti-israélisme virulent, de l’antisémitisme déguisé et de la déconstruction des valeurs judéo-chrétiennes.
Cette guerre idéologique s’étend aux médias traditionnels et aux réseaux sociaux, également destinataires d’investissements qataris considérables. L’objectif est le conditionnement systématique de la jeunesse occidentale, son endoctrinement dans la haine de sa propre civilisation, la culpabilisation permanente envers son héritage colonial supposé, la destruction de la fierté nationale et du patriotisme. Cette stratégie de démoralisation vise à neutraliser la capacité de résistance de l’Occident face à l’offensive islamiste.
L’Iran : messianisme apocalyptique et menace nucléaire planétaire
Le régime iranien représente la dimension la plus dangereuse de la menace islamiste en raison de sa quête obsessionnelle de l’arme nucléaire. Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran est gouverné par une théocratie chiite radicale dont l’idéologie apocalyptique ne diffère pas fondamentalement de celle d’al-Qaïda ou de Daech. Les slogans rituels « mort à l’Amérique » et « mort à Israël » ne constituent pas de la simple rhétorique mais expriment un projet génocidaire assumé.
L’erreur stratégique de l’Occident consiste à percevoir l’Iran comme un problème régional concernant principalement Israël. En réalité, la menace iranienne pèse sur l’ensemble de la civilisation occidentale. Israël se trouve déjà dans le rayon d’action des missiles balistiques iraniens actuels capables de transporter des ogives nucléaires. Mais l’ambition iranienne s’étend bien au-delà du Moyen-Orient.
Le programme de missiles intercontinentaux iranien vise explicitement à acquérir la capacité de frapper la côte est des États-Unis et l’intégralité du territoire européen. La perspective d’un régime théocratique apocalyptique détenant l’arme atomique et des vecteurs intercontinentaux placerait l’humanité face à une menace existentielle sans précédent. Un tel régime pourrait tenir le monde en otage, menacer d’holocauste nucléaire chaque fois qu’une décision internationale contrarie ses objectifs théocratiques.
Cette menace ne relève pas de la théorie. L’histoire des régimes totalitaires idéologiques démontre qu’ils mettent systématiquement leurs menaces à exécution lorsqu’ils en acquièrent les moyens. Un Iran nucléaire transformerait radicalement l’équilibre géopolitique mondial, paralysant toute réponse occidentale par la terreur d’une apocalypse nucléaire. L’Europe, l’Amérique et l’ensemble du monde libre verraient leur sécurité, leur mode de vie et leur survie même menacés quotidiennement.
L’État profond : oligarchie supranationale contre souveraineté démocratique
Au-delà des menaces externes incarnées par l’islamisme et ses alliés progressistes, les démocraties occidentales font face à une subversion interne structurelle. L’État profond désigne un réseau de bureaucrates non élus, de magistrats, de responsables d’institutions supranationales qui s’arrogent le droit de gouverner au mépris de la volonté populaire exprimée démocratiquement.
La Cour pénale internationale symbolise la tête de ce système oligarchique mondialiste. Cette institution prétend exercer une juridiction universelle s’imposant aux États souverains, y compris lorsque ceux-ci n’ont pas ratifié sa compétence. Son objectif apparent est de contraindre les démocraties occidentales à renoncer à leur droit légitime de défense contre le terrorisme. En criminalisant les actions militaires anti-terroristes, la CPI paralyse la capacité de réponse des nations face aux menaces existentielles.
Les sanctions américaines imposées par le président Trump contre la CPI et le retrait de la Hongrie de sa juridiction par le Premier ministre Orban constituent des actes de souveraineté courageuse. Ces décisions affirment le primat de la volonté démocratique nationale sur les prétentions hégémoniques d’institutions supranationales non représentatives.
Ce phénomène dépasse la CPI. Dans l’ensemble du monde occidental – Europe, Union européenne, Amérique, Israël – des bureaucraties non élues s’estiment mieux informées et plus légitimes que les électeurs pour déterminer les politiques nationales. Juges et procureurs, investis d’un pouvoir judiciaire qu’ils transforment en instrument politique, bloquent systématiquement les décisions des gouvernements élus démocratiquement. Cette dérive transforme les démocraties en oligarchies technocratiques où une élite autoproclamée éclairée gouverne contre la volonté populaire.
Le financement européen de la déstabilisation israélienne
Israël subit une forme particulièrement pernicieuse de cette subversion oligarchique. La gravité du problème de l’État profond en Israël surpasse celle observée en Amérique ou dans l’Union européenne. Cette situation s’aggrave du fait de l’injection massive de fonds publics européens finançant la déstabilisation interne de l’État hébreu.
Des milliards d’euros provenant des contribuables européens et allemands transitent par l’Union européenne pour financer des organisations non gouvernementales radicales opérant en Israël. Ces ONG, animées par une idéologie anarchiste et marxiste, organisent des émeutes permanentes dans les rues israéliennes, paralysent le fonctionnement démocratique, délégitiment les institutions élues et sapent la capacité de défense nationale.
Simultanément, l’argent des contribuables européens finance directement des organisations terroristes au sein de l’Autorité palestinienne. Cette situation révoltante voit les citoyens européens, à leur insu, subventionner le terrorisme anti-israélien et la déstabilisation d’une démocratie alliée. Les sommes considérables ainsi détournées devraient servir à construire écoles, églises, hôpitaux et infrastructures en Europe, non à financer le terrorisme et l’anarchisme.
Cette politique illustre la schizophrénie de l’establishment européen. Officiellement allié d’Israël, il finance simultanément ses ennemis mortels. Cette duplicité s’explique par la capture des institutions européennes par l’idéologie progressiste et par l’influence des lobbies pro-islamistes infiltrant les structures décisionnelles de Bruxelles.
Une guerre civilisationnelle à fronts multiples
La synthèse de cette analyse révèle qu’Israël combat simultanément sur trois fronts distincts mais convergents. Le Hamas au sud, incarnant le terrorisme islamiste sunnite financé par le Qatar. Le Hezbollah au nord, représentant le terrorisme chiite instrumentalisé par l’Iran. Et l’État profond interne, constitué de magistrats activistes et d’ONG subversives financées par l’Europe, minant la cohésion nationale et paralysant l’action gouvernementale.
Cette configuration n’est pas spécifique à Israël mais préfigure le destin promis à l’ensemble de l’Occident si la dynamique actuelle se poursuit. L’Europe et l’Amérique font face aux mêmes menaces à des stades différents d’avancement. L’islamisation démographique et culturelle progresse en Europe occidentale. Le progressisme woke contrôle universités, médias et institutions culturelles en Amérique. Les oligarchies judiciaires et bureaucratiques paralysent l’action des gouvernements élus dans l’ensemble du monde occidental.
La bataille d’Israël n’est donc pas un conflit régional périphérique mais le premier front d’une guerre civilisationnelle globale opposant la civilisation judéo-chrétienne à la coalition rouge-vert. Si Israël tombe, la digue protégeant l’Europe et l’Amérique cédera. La chute de Jérusalem précéderait inexorablement celle de Rome, Paris, Londres et Washington.
Le paradigme de la résistance : souveraineté, identité, survie
Face à cette offensive multicouche, la réponse ne peut être que civilisationnelle. La défense fragmentée, nation par nation, s’avérera insuffisante face à une menace coordonnée globalement. Les démocraties occidentales doivent redécouvrir les fondements de leur puissance : souveraineté nationale, identité culturelle, fierté civilisationnelle, foi dans leurs valeurs judéo-chrétiennes.
Les dirigeants incarnant cette résistance – le Premier ministre Benjamin Netanyahu en Israël, le Premier ministre Viktor Orban en Hongrie, le président Donald Trump en Amérique – représentent l’avant-garde d’un sursaut civilisationnel. Leur combat contre les institutions supranationales, contre l’idéologie progressiste, contre l’islamisme radical et contre les oligarchies bureaucratiques trace la voie de la survie occidentale.
La reconquête passe par plusieurs axes stratégiques. Restauration de la souveraineté nationale face aux prétentions des institutions supranationales. Réaffirmation de l’identité culturelle et du patriotisme face à l’idéologie multiculturaliste. Défense sans complexe des frontières face aux migrations de masse instrumentalisées. Démantèlement du financement étranger des organisations subversives. Reprise en main des universités capturées par l’idéologie woke. Fermeté militaire contre le terrorisme islamiste. Sanctions économiques contre les États sponsors du terrorisme comme le Qatar et l’Iran.
Cette lutte déterminera si la civilisation occidentale survivra au XXIe siècle ou si elle succombera à la coalition de ses ennemis internes et externes. L’Histoire ne pardonne pas aux civilisations qui renoncent à se défendre. Les frontières importent. Les cultures importent. La souveraineté importe. L’Occident perdurera uniquement si ses peuples trouvent le courage de défendre leur héritage contre ceux qui œuvrent à sa destruction.
Que D.ieu bénisse la Hongrie, qu’Il bénisse Israël et qu’Il bénisse les États-Unis d’Amérique.
Un émissaire du Rabbi, officier réserviste de Tsahal, a été grièvement blessé ce lundi suite à une explosion survenue dans le sud de la Syrie, lors de son dernier jour de service de réserve. Le public est appelé à prier pour sa guérison complète et rapide. Son nom sera communiqué après l’autorisation de la famille.
Les circonstances de l’incident
Un ‘hassid Habad, émissaire du Rabbi, servant en tant qu’officier réserviste dans Tsahal, a été grièvement blessé ce lundi suite à une explosion dans le sud de la Syrie.
Le porte-parole de Tsahal a confirmé : « Un officier réserviste a été grièvement blessé suite à une explosion dans une zone de position de Tsahal dans le sud de la Syrie. L’officier a été évacué pour recevoir des soins médicaux dans un hôpital et sa famille a été informée. »
L’origine de l’explosion est actuellement en cours d’examen.
Enquête en cours sur les causes
Tsahal vérifie si l’origine de l’explosion provient d’une ancienne mine, mais souligne : « Nous examinons toutes les options possibles », selon le journaliste Amit Segal.
Appel à la prière
Le public est invité à prier intensément pour sa guérison complète et rapide parmi tous les malades du peuple d’Israël. Car D.ieu Tout-Puissant ne méprise jamais la prière des masses.
Le nom du blessé sera publié, à la demande de la famille, uniquement après confirmation de la famille.
Sarah Even-Israël (Steinsaltz), épouse du célèbre Rav Adin Steinsaltz, vient de nous quitter. Le Rav Pin’has Allouche rend hommage à cette femme exceptionnelle qui fut bien plus qu’une simple compagne : une Sage à part entière, une force tranquille et l’âme d’un foyer où chaque visiteur repartait béni et transformé.
par le Rav Pin’has Allouche, Congregation Beth Tefilla, Phoenix Arizona
« Un ami est quelqu’un qui connaît la chanson dans ton cœur et peut te la chanter quand tu en as oublié les paroles. »
Pendant des années, ce poème était accroché à la porte d’entrée de la maison du Rav Adin Even-Israël Steinsaltz זי »ע (affectueusement appelé « Rav Adin ») et de son épouse, ‘Haya Sarah, qui vient de nous quitter il y a quelques heures.
Quel symbole on ne peut plus parfait ! Sarahpeut aussi se lire aussi « chanter ». Et en effet, Sarah et son mari, Rav Adin, ont rempli leur humble maison du quartier de la Moshav Hagermanit à Jérusalem d’une mélodie d’amour et de bonté pour tous. Chaque visiteur était accueilli avec un sourire sincère et une invitation à déguster des noix de cajou, du chocolat, des fruits ou d’autres douceurs.
Avant leur départ de ses invités, Sarah insistait pour les bénir : une bénédiction pour la parnassa, une autre pour la santé, et encore une pour le bonheur. Si quelqu’un cherchait une bénédiction pour le mariage, elle avait aussi une recette secrète : elle lui servait un verre de Cointreau, lui demandait de dire « Lé’haïm », puis le bénissait pour qu’il trouve son bashert(âme sœur). Et comme ses bénédictions avaientune dimension presque prophétique, quelques mois, parfois même quelques semaines plus tard, la personne trouvait son parfait partenaire…
Mais surtout, lorsque Sarah et Rav Adin vous saluaient, que ce soit chez eux ou n’importe ailleurs au monde, vous deveniez leur ami. Et ils ne vous quittaient pas avant que la « chanson de votre cœur » — celle qui porte tout le bien que vous pouvez et devez accomplir — soit réveillée.
« ESHET ‘HAVER »
Sara n’était certes pas une femme ordinaire. Le Rabbi de Loubavitch l’avait d’ailleurs dénommée « Eshet ‘Haver » — un titre talmudique désignant l’épouse d’un Sage. Ce titre ne lui fut certainement pas attribué à la légère.
Oui, elle était issue d’une illustre famille ‘Habad. Elle était aussi l’épouse de l’un des plus grands érudits juifs de l’histoire, qui révolutionna la connaissance juive avec sa traduction et ses commentaires sur l’ensemble du canon de la bibliothèque juive et les dizaines de livres publiés et qui continuent de voir le jour. Mais Sarah était aussi une Sage à part entière. Psychologue de formation, elle maîtrisait les sciences, la culture et la littérature. Elle parlait plusieurs langues. Mais surtout, son esprit et son cœur étaient entièrement imprégnés de Torah et des enseignements de nos maîtres hassidiques.
« SON LIEN AVEC LE RABBI DE LOUBAVITCH »
Sarah entretenait également une relation très spéciale avec le Rabbi de Loubavitch.
Il y a quelques années, Rav Adin m’a confié qu’il avait eu, avec Sara, une audience privée avec le Rabbi (ce récit est d’ailleurs rapporté dans son livre paru en français : Mon maître le Rabbi) .Sarah tenait leur fille Esther dans ses bras en entrant dans le bureau du Rabbi. Submergée par l’émotion, elle se mit à pleurer et à trembler, refusant de s’asseoir comme le voulait la coutume. Le Rabbi la pria alors de s’asseoir dans un savant mélange de fermetéet de tendresse : « Assieds-toi ! », comme un père soucieux du bien-être de sa fille et de son bébé.
Lors d’une autre rencontre, Sarah entra dans le bureau du Rabbi vêtue d’un manteau de fourrure. Le Rabbi lui demanda : « Est-ce un manteau de vison ? » Rav Adin expliqua plus tard que ce n’était pas une question, mais une bénédiction, qu’un jour, elle puisse se permettred’acheter un tel manteau.
Et en 1990, lorsque le Rabbi demanda à Rav Adin de changer son nom de famille de Steinsaltz à Éven-Israel, il précisa que cela ne devait se faire qu’avec l’accord de son épouse. Telle n’était pas moins l’estime du Rabbi envers elle.
LA FORCE TRANQUILLE QUI PORTAIT SON MARI
Mais peut-être que la plus grande qualité de Sara était son humilité.
Dès son mariage avec Rav Adin, elle lia sa vie avec modestie et dévouement à sa mission sacrée et universelle. Nuit après nuit, elle restait éveillée jusqu’aux petites heures du matin, prête à accueillir son mari et à être sa force tranquille qui le porterait de plus en plus haut. Elle était son ancre, sa confidente, et comme Rav Adin me l’a dit un jour, sa « meilleure amie ».
Il y a deux mille ans, lorsque Rabbi Akiva revint chez lui après 24 ans d’étude, accompagné de ses 24 000 disciples, son épouse Rachel se tenait à l’écart de la foule. Elle avait enduré pauvreté et solitude pour que son mari devienne l’un des plus grands leaders du peuple juif. Rabbi Akiva la vit, arrêta tout le monde, la désigna et proclama : Chéli véchélakhem — chéla hou » ! Ce qui m’appartient et ce qui vous appartient, revient à elle ! »
Il en était de même pour Rav Adin. Son érudition et son influence mondiale étaient portées par elle. Elle était le roc sur lequel il s’appuyait, l’encouragement discret derrière sa mélodie, sa force tranquille. « Ce qui est à Rav Adin, et ce qui est à nous, lui revient ! »
UN RÊVE MERVEILLEUX
Lors d’un récent voyage en Israël, j’ai eu le privilège de revoir Sarah. Elle m’a accueilli avec un sourire radieux, m’a demandé des nouvelles de mon épouse et de chacun de mes enfants, et m’a exhorté, comme le faisait son mari, à accomplir « toujours plus ».
Au cours de notre conversation, elle m’a confié qu’une semaine auparavant, elle avait ressenti un immense manque de son mari, Rav Adin, décédé il y a environ cinq ans. Elle leva alors les yeux vers le ciel et demanda un signe. Cette nuit-là, elle fit un rêve merveilleux : elle vit son mari debout dans leur cuisine, lui souriant largement. À son réveil, elle sut : son mari était, et serait toujours, avec elle.
Sarah et Rav Adin se trouvent désormais réunis. Ensemble, leurs bénédictions continueront de nous accompagner, depuis leur demeure céleste, plaidant en faveur de leur famille, de leurs élèves, de notre peuple et de notre monde.
Quant à nous, nous devons continuer à agir pour les rendre fiers, en multipliant les actes de bonté et de générosité en leur mémoire, et en accomplissant « toujours plus ».
Jusqu’à ce que nous méritions bientôt de voir s’accomplir la promesse : « D.ieu anéantira la mort, et ainsi Il séchera les larmes sur tout visage» (Isaïe 25, 8), alors queles morts reviendront à la vie… ceux qui dorment dans la poussière entonneront des cantiques(Isaïe 26, 19), parmi eux Sarah et Rav Adin.