Hassidout approfondie – « Roch Hachana, renouvellement du monde », par le Rav Avraham Barou’h Pevzner
A ne pas rater! Roch Hachana – Perspective Hassidique – cours de 40 mn
Halakhot relatives au Shofar
Les sonneries de Roch Hachana
Dormir à Roch Hachana
Que consomme-t-on le soir de Roch Hachana, en signe de bonne année?
Minhag de Tachlikh, ses sources et ses détails
Il est de coutume de commencer la lettre par les mots :
אנא לעורר רחמים רבים בעבור [שם שלך] בן/בת [שם של אמך]
« S’il vous plaît, suscitez une miséricorde abondante pour [votre nom hébraïque] fils/fille de [nom hébraïque de votre mère]. »
Vous pouvez lister les noms de votre famille et d’autres personnes qui ont besoin de prière. Ensuite, vous pouvez écrire tout ce que vous désirez au Rabbi lors d’une réunion en face à face : les défis auxquels vous faites face, les bénédictions que vous recherchez, les décisions dont vous n’êtes pas sûr.
Assurez-vous aussi de signaler également les bonnes choses, à la fois ce que vous avez fait et les bonnes actions que vous espérez accomplir.
Lorsqu’on mentionne un individu juif, il est d’usage d’utiliser son nom hébreu et le nom hébreu de sa mère.
Le “Ohel” est le lieu où le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, repose depuis le 3 Tamouz 5754 (le 12 Juin 1994), à côté de son beau-père, le sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Yts’hak Schneersohn.
Le terme “Ohel” (littéralement: “tente”) désigne la structure édifiée au-dessus du tombeau d’un Tsadik, d’un Juste.
Le Rabbi a toujours été à l’écoute de chacun, quels qu’aient été son degré d’éducation ou de pratique religieuses.
Ceux qui ont approché le Rabbi savent l’extrême attention qu’il portait à chaque situation. Ils ont trouvé un puissant réconfort dans ses conseils et ses bénédictions.
Aujourd’hui, rien n’a changé : des milliers d’hommes et de femmes se rendent au Ohel ou écrivent au Rabbi pour le prier d’intercéder en leur faveur auprès du Tout-Puissant. Elles en ressentent une inspiration et une vitalité renouvelées.
A défaut de se rendre personnellement au Ohel, on peut lui écrire des lettres, des fax ou des mails.
“Un Tsaddik, un Juste, qui quitte ce monde n’en disparaît pas. Il s’y trouve avec une intensité encore plus grande”, nous enseigne le Zohar. Le 3 Tamouz, jour où le Rabbi quitta matériellement ce monde, cette phrase, immanquablement, résonne dans l’esprit et dans l’âme de chacun.
Par conséquent, avec le déroulement du temps, chacun constate à quel point la présence du Rabbi semble être encore plus sensible avec les années. Par ses enseignements, par les actions croissantes qu’il suscite aux quatre coins du monde, le Rabbi continue de guider. Il conduit, vivifie des centaines de milliers de personnes, diverses tant par leur origine que par leur mode de vie, leurs opinions ou leur situation géographique.
Le Rabbi recevait des centaines de lettres chaque jour. Des gens de tous les milieux lui écrivaient, quels qu’aient été leur origine sociale, leur âge, leur niveau de pratique religieuse, leur lieu de résidence.
Aujourd’hui encore, des milliers de personnes continuent d’écrire au Rabbi pour solliciter ses bénédictions et ses conseils.
Un drame s’est produit dans la communauté avec la disparition soudaine de notre cher ami Moché Spitzer (a »h).
Nous nous engageons à organiser sa levaya à Har Hazeitim. Nous avons besoin de la participation de chacun afin d’alléger la peine et la douleur, déjà intenses, de la famille.
https://www.allodons.fr/rachbi/categories/moche-spitzer
Merci à tous de votre participation.
ונזכה תכף ומיד להקיצו וענינו שוכני עפר והוא בתוכם.
Haim Nisenbaum
C’est justement cette semaine que le monde est né, le 25 du mois d’Elloul. Un calcul simple nous en fait prendre conscience. Roch Hachana tombe le jour où D.ieu créa l’homme, le 1er Tichri. C’était le sixième de la création. Six jours avant, cela fait précisément le 25 Elloul.
Il est clair que vivre un tel anniversaire concerne chacun en tant qu’habitant du monde et gardien de sa pérennité. C’est certainement un jour remarquable, et pourtant peu remarqué. Aucune cérémonie n’est prescrite à cette occasion et tout semble s’effacer devant la perspective toujours grandissante du rendez-vous de Roch Hachana.
C’est justement ce désintérêt apparent qui attire ici le regard. Certes, Roch Hachana – et le grand retour à D.ieu auquel il appelle – emplit notre conscience. Pourtant, penser au monde ne paraît-il pas naturel ? Celui-ci n’est-il pas notre indispensable demeure ?
Certaines questions portent leur réponse en elles-mêmes. Le monde fut créé dans un but : en faire la résidence Divine. Pour cela, il fut confié à l’homme afin que ce dernier, dans les termes du verset, « le travaille et le garde ». C’est dire qu’il est, en quelque sorte, le couronnement de toute l’œuvre de la création. S’il y apparaît en dernier, c’est parce que ce n’est qu’à partir de ce moment qu’il peut y entreprendre sa tâche.
D’une certaine façon, la création du monde fait partie de lui-même, car c’est lui qui lui donne sens. Et sa responsabilité est immense. Lorsqu’il regarde autour de lui, il prend conscience que l’harmonie des choses ne dépend que de lui, que l’équilibre général est littéralement entre ses mains. Il comprend qu’il détient toutes les clés, confiées par le Créateur pour qu’il en fasse le meilleur usage.
Ce n’est pas que d’une vision collective qu’il s’agit ici même si elle nous est commune. Car cette responsabilité ne peut pas être diluée dans le plus grand nombre. Elle appartient, individuellement et à égalité, à chacun. L’idée est certes bien ambitieuse. Voici qu’à l’occasion de l’anniversaire du monde, il nous faut redécouvrir que nous en sommes les gardiens.
En un temps où l’on entend de-ci de-là s’exprimer les inquiétudes et les interrogations sur l’avenir, voici un jour qui rappelle des choses essentielles : c’est de l’homme que tout dépend, c’est à lui qu’il appartient d’agir. Et il dispose de la force et de la volonté de le faire. N’est-ce pas aussi là toute l’histoire du peuple juif ?
L’Admour Hazaken raconta:
«Lorsque j’étais à Mezeritch, j’entendis de mon maître, le Maguid, du nom de son propre maître, le Baal Chem Tov, que le septième mois, qui est le premier mois de l’année (Tichri) est béni par D.ieu Lui-même, au cours du Chabbat Mevare’him, c’est-à-dire le dernier Chabbat du mois d’Elloul. Et c’est par cette force que les Juifs peuvent bénir les onze (autres) mois de l’année.
Il est écrit que «vous êtes présents aujourd’hui». Ce verset fait allusion à Roch Hachana, jour du jugement, ainsi qu’il est dit (Job 2, 1) «et ce sera le jour», le Targoum précisant «le jour du grand jugement». « Vous êtes présents » signifie que vous vous tenez fermement debouts et sortez triomphants du jugement.
Durant ce Chabbat qui précède Roch Hachana, le dernier du mois d’Elloul, on lit la Paracha commençant par «vous êtes présents aujourd’hui». Car celle-ci est la bénédiction divine, accordée pendant le Chabbat qui bénit le septième mois. Ce dernier est rassasié et rassasie Israël de tout le bien pour toute l’année à venir.
En pleine tourmente politique en France, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a choisi de se déplacer en Ukraine pour rencontrer les enfants de l’orphelinat « Famille Ukraine ». Cette visite symbolique de celui qui pourrait succéder au président Macron témoigne de son engagement envers la communauté juive et l’Ukraine en guerre.
Une visite chargée d’émotion politique
Alors que la France traverse une période de tensions avec des manifestations massives contre la politique économique du président Macron, Gabriel Attal a fait le choix marquant de se rendre à l’orphelinat juif « Famille Ukraine » d’Odessa.
Accompagné d’une délégation parlementaire française composée de Pierre-Alexandre Anglade, du président de la commission des Affaires européennes Tristan Lahaye, de Thierry Suter et de Liliana Tanguy, Attal préside actuellement le groupe d’amitié France-Ukraine au Parlement.
Cette visite intervient dans un contexte particulier, marqué par les déclarations pro-israéliennes d’Attal et ses critiques à l’égard des décisions du président français d’interdire aux entreprises israéliennes de participer aux salons d’armement en France. « Un État palestinien n’est pas pertinent pour le moment », avait-il récemment déclaré, provoquant une vive polémique.

Un témoignage bouleversant face aux orphelins
L’ancien Premier ministre, qui détient le record du plus jeune chef de gouvernement de l’histoire de la République française, n’a pu cacher son émotion devant les 124 enfants qui vivent, étudient et grandissent dans cet établissement dirigé avec dévouement par le Chaliah du Rabbi, Rav Avraham Wolff et son épouse, malgré les défis imposés par la guerre.
« J’avais beaucoup entendu parler de cet orphelinat juif », a confié Gabriel Attal. « Nombreux m’avaient dit : ‘Si tu visites l’Ukraine, tu dois absolument t’y rendre’. Je pensais venir pour encourager ces enfants, mais je repars renforcé par leur foi, par cette force extraordinaire qu’ils manifestent pour leur avenir. C’est un véritable cours de vie. »
Des conditions exceptionnelles malgré la guerre
La délégation française a pu constater les conditions remarquables offertes aux enfants, même durant cette période particulièrement difficile. Les parlementaires ont souligné l’importance du soutien à la communauté juive et la contribution unique de l’institution « Famille Ukraine » en tant que foyer chaleureux et aimant.
La Rabbanit Haya Wolff, directrice de l’établissement, a exprimé sa gratitude envers la délégation pour cette visite : « Savoir que des personnes pensent à nous et nous soutiennent au-delà même des frontières de l’Ukraine donne une force immense aux enfants pour continuer d’avancer. »
Un engagement diplomatique renforcé
Cette visite s’inscrit dans la stratégie diplomatique de Gabriel Attal qui, malgré les turbulences politiques intérieures françaises, maintient son engagement international. La délégation française s’est engagée à poursuivre le renforcement des liens avec la communauté juive locale et à demeurer des ambassadeurs fidèles des valeurs de compassion, de soutien et d’amitié entre les peuples.
Pour Gabriel Attal, cette rencontre avec les orphelins juifs d’Odessa représente bien plus qu’un simple déplacement diplomatique : elle illustre sa vision d’une politique étrangère française active et empathique, particulièrement envers les communautés vulnérables touchées par les conflits actuels.
