Photo ci-dessus : Le Serpa Pinto à bord duquel le Rabbi et la Rabbanit arrivèrent aux Etats-Unis
Pendant la seconde guerre mondiale, le Rabbi et la Rabbanit se trouvaient en France occupée par les nazis. Le Rabbi précédent fit de nombreuses démarches pour les en libérer et leur permettre de le rejoindre aux Etats-Unis.
Des efforts répétés permirent d’obtenir un visa, mais il fallait encore trouver un moyen, pour le couple, de quitter la France.
La seule possibilité était de passer par le Portugal. Le Rabbi et la Rabbanit, après être parti de Nice, arrivèrent à Lisbonne, au Portugal. Ils ont difficilement obtenu deux billets sur un bateau. Mais, après avoir informé le Rabbi Rayatz de leur départ sur ce bateau, le Rabbi Rayatz leur envoya un télégramme leur demandant de ne pas prendre ce navire, mais le prochain, le « Serpa Pinto », qu’ils prirent le jeudi 12 juin 1941, 17 Sivan 5701. Il s’avéra plus tard, que le premier navire avait été coulé par un sous-marin allemand.
Le lundi 23 juin 1941, 28 Sivan 5701, à 10h30 du matin, le Rabbi et la Rabbanit arrivèrent aux Etats-Unis. Du fait de son état de santé, le Rabbi précédent ne put venir au port les recevoir mais il envoya, pour ce faire, une délégation de quatre importants Rabbanim.
La veille de l’arrivée du bateau à New-York, le Rabbi précédent les appela tous les quatre et leur dit: « Je fais de vous des émissaires pour aller accueillir mon gendre et ma fille, qui arrivent demain. Je vais d’abord vous révéler qui est mon gendre. Il dit le Tikoun ‘Hatsot chaque nuit, il connaît par coeur: – le Talmud de Babylone avec tous les commentaires de Rabbenou Nissim, du Roch et du Rif, – le Talmud de Jérusalem avec tous ses commentaires, – le Rambam – et le Likoutei Torah, avec toutes les références auxquelles il renvoie. Allez maintenant l’accueillir! ».
C’est uniquement trois jours après leur arrivée que le Rabbi Rayats rencontra le Rabbi et la Rabbanit pour la première fois.
Le Rabbi expliqua, une fois, que le Rabbi Rayats était très émotif. On peut donc imaginer les sentiments profonds qu’il aurait éprouvés, s’il avait immédiatement vu sa fille et son gendre. Pour la même raison, quand ils vinrent le voir, trois jours plus tard, il précisa qu’il les recevrait séparément, non pas ensemble.
Le 28 Sivan devint ainsi un jour de fête du calendrier ‘hassidique, la date en laquelle le Rabbi et la Rabbanit furent sauvés des griffes nazies. En effet, les allemands prirent Paris en Sivan 5700 (1940). Le Rabbi et la Rabbanit avaient donc vécu sous la botte nazie pendant un an.
A partir du 28 Sivan, une impulsion nouvelle fut donnée à la diffusion du Judaïsme et des sources de la ‘Hassidout. C’est alors que furent fondées les trois institutions centrales du mouvement Loubavitch, le Ma’hané Israël, les éditions Kehot et le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. Le Rabbi Rayats confia au Rabbi la direction de ces trois institutions à la fois et il lui demanda, en outre, de conduire la réunion ‘hassidique, dans la synagogue du 770, Eastern Parkway, chaque Chabbat bénissant le mois et précédant le Roch ‘Hodech. (Yemeï ‘Habad, à la page 197)
Dans un premier temps, le Rabbi, qui s’installa aux Etats-Unis en ce jour, résida, avec son épouse, dans le bâtiment du 770, Eastern Parkway, puis, par la suite, il loua un appartement sur la rue New York, dans le quartier de Crown Heights, à Brooklyn. Dès lors, la pièce qu’il occupait, dans le 770, devint son bureau personnel.
On notera qu’avant l’arrivée du Rabbi aux Etats-Unis, le Rabbi Rayats accorda des audiences à certaines personnes dans ce bureau. Il y prononçait également un discours ‘hassidique, tous les lundis soirs. Le Rabbi Rayats dit, une fois : «Les ‘Hassidim appelaient cette pièce ‘Sanctuaire du Machia’h’.» (Séfer Ha Si’hot 5696, à la page 1)
Le 28 Sivan 5707 (1947)
La Rabbanit ‘Hanna Schneerson, mère du Rabbi, arriva au port de New York, en compagnie du Rabbi. Elle venait de Paris.
Le 28 Sivan 5744 (1984) C’est en 1984 que la date lumineuse du 28 Sivan fut célébrée publiquement, pour la première fois. Cette date avait été découverte à l’occasion de la publication des lettres du Rabbi Rayats, dans le tome 5 de ses Iguerot Kodech, qui avait été édité à la fin de 5743 (1983). C’est alors que le grand public apprit la date à laquelle le Rabbi et la Rabbanit étaient arrivés à New York, le 28 Sivan.
Le 28 Sivan 5751 (1991)
A l’occasion du cinquantième anniversaire du 28 Sivan 5701, fut édité un recueil particulier, le «recueil du 28 Sivan, cinquantenaire», présentant le récit du sauvetage miraculeux du Rabbi et de la Rabbanit, les grandes lignes de l’action menée par le Rabbi, des causeries et des discours ‘hassidiques prononcées, au préalable, en relation avec les dates du 28 Sivan et du 9 Adar, jour de l’arrivée du Rabbi Rayats aux Etats-Unis.
Le Rabbi demanda la publication de ce recueil, puis, le 28 Sivan, il le distribua à tous les présents, avec un dollar pour la Tsedaka. Ce fut le seul recueil distribué par le Rabbi qui comptait non seulement des causeries et des discours ‘hassidiques, mais aussi des récits et une présentation historique.
Le lendemain, quand le Rabbi arriva pour la prière de Cha’harit, les présents chantèrent la «mélodie mettant en éveil la grande miséricorde de D.ieu», celle du Tsaddik, Rabbi Mi’hélé de Zlotchov. Aussitôt, le Rabbi encouragea le chant. En effet, il était indiqué, dans ce recueil, que c’est le Rabbi lui-même qui avait enseigné cette mélodie aux ‘Hassidim, lors de son arrivée aux Etats-Unis.
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La lecture de la Torah du Chabbat de la Paracha Chela’h a pour sujet l’histoire des explorateurs qui furent envoyés par Moché en Erets Israël, et la Haftara que nous lisons juste après, raconte l’histoire des explorateurs que Yéochoua envoya par la suite en Erets Israël.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Chela’h, le Rabbi établit la différence entre les forces de l’âme et l’Essence de l’âme à travers les différences qui existent entre la mission des explorateurs de Moché et la mission des explorateurs de Yéochoua.
*Les explorateurs de Moché sont au nombre de douze. De manière profonde les 12 princes des tribus que Moché envoya pour explorer la Terre d’Israël représentent les forces de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, car de même que l’âme vivifie chaque membre du corps (l’intellect dans le cerveau, les sentiments dans le cœur, la force de la vision dans les yeux.) les explorateurs de Moché visitèrent chaque partie du ‘corps’ que représente la Terre d’Israël.
*A l’opposé du chiffre 12 qui représente comme il vient d’être dit la ‘Hit’halkout’ (la pluralité, la division) le nombre des explorateurs de Yéochoua fut de 2, chiffre qui représente la ‘A’hdout’ : ‘l’Unité’.
Les explorateurs de Yéochoua sont donc une allusion à l’Essence de l’âme, du fait que le caractère de ‘l’Essence’ est celui de l’Unité qui est au-delà de toutes formes, de toutes divisions. L’Essence de l’âme Juive peut être définie comme le ‘point divin’ qui échappe à toutes les limites. Pour cette même raison les deux explorateurs sont décrits dans le texte de la Haftarah comme étant ‘deux hommes simples’ car la simplicité est précisément la qualité de l’Essence divine, laquelle est indivisible.
Ainsi, la mission des explorateurs de Moché correspond au service divin que l’on accomplit au moyen des forces de l’âme qui s’habillent dans le corps, et la mission des explorateurs de Yéochoua correspond au service divin que l’on accomplit par la force de l’Essence de l’âme.
Le Rabbi traita du sujet du dévoilement de l’Essence de l’âme dans les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps dès le premier jour de son investiture officielle en tant que Rabbi et dirigeant de ‘Habad. Dans la première Si’ha qu’il prononça ce jour-là, le Rabbi souligna la différence qui existe entre les forces de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps (l’intellect, les sentiments, et l’action), et les forces de la partie de l’âme qui ne s’habille pas dans le corps (la Volonté qui dépasse la raison et l’intellect, la Emounah).
Dévoiler la force de l’Essence de l’âme c’est faire tout ce qui est en notre pouvoir pour provoquer la Délivrance finale. C’est pour cela que toute la Torah du Rabbi traite du sujet de l’Essence de l’âme Juive et des moyens qui nous sont donnés pour dévoiler sa force dans nos pensées, nos paroles et nos actes, au jour le jour.
Kora’h :
A partir des lettres du nom de Kora’h, le Rabbi délivre un enseignement sur la personnalité de Kora’h, laquelle s’oppose radicalement aux qualités que l’on doit trouver chez un ‘hassid.
Le nom Kora’h est composé par les lettres Kouf Rèch et ‘Hèt. Chacune de ces trois lettres ressemblent à la lettre Hé, laquelle symbolise le côté de la sainteté. Cependant les différences qui existent entre ces trois lettres et la lettre Hé témoignent du fait que ces trois lettres s’opposent au côté de la sainteté.
La lettre Hé est constituée de trois traits, un en haut, un à droite et un à gauche. L’Admour Hazaken explique dans le Torah Or (95a) que le trait d’en haut et celui de droite évoquent la pensée et la parole, et le trait de gauche correspond à l’action.
Ces trois traits s’inscrivent dans un carré et ils définissent une forme parfaitement équilibrée. De ce fait la lettre Hé exprime donc l’équilibre nécessaire entre la pensée, la parole et l’action.
Ainsi, le trait de gauche n’est pas relié aux deux autres, car entre la pensée et la parole d’une part et l’action d’autre part, il doit y avoir un temps d’arrêt. C’est bien là une des qualités d’un ‘hassid car celui-ci prend son temps avant d’agir et il se doit de méditer à l’action qu’il est sur le point d’accomplir afin qu’elle soit conforme à la volonté divine.
Comme il vient d’être dit, les lettres qui composent le nom de Kora’h s’opposent au côté de la sainteté (symbolisé par la lettre Hé) :
La lettre Kouf ressemble à la lettre Hé car le Kouf est lui aussi constitué de trois traits, un en haut, un à droite et un à gauche. Comme pour la lettre Hé le trait d’en haut est relié à celui de droite, mais contrairement au trait de gauche du Hé le trait gauche du Kouf (qui correspond à l’action) est très long.
Le Rabbi explique que le trait gauche du Kouf descend très bas en un endroit que le trait droit n’atteint pas et évoque la personne qui s’investit dans le monde matériel au-delà de toute mesure. De fait la lettre Kouf est le contraire du Hé et désigne celui qui consacre tout son temps au travail sans fixer de temps pour l’étude de la Torah.
Il apparait dans ce cas que la lettre Kouf est liée à l’autre côté de la sainteté car même les actions dans les domaines permis ne doivent pas empièter sur le temps fixé pour étudier la Torah. Il est en effet expliqué dans le Tanya (chapitre 36, 37) que « l’acte est essentiel » et le Rabbi (Chabbat Parachat Kora’h, 5724-1964 et 5727-1967) nous enseigne donc que la demeure de D.ieu dans ce monde est bâtie, non pas seulement en étudiant la Torah par la pensée et la parole mais aussi en mettant en pratique les Mitsvoth d’une manière concrète.
Par ailleurs le Tséma’h Tsédek (Séfer ha-Likoutim, parachat Reeh) explique que la barre du Kouf ‘qui descend très bas, ‘en un endroit que le trait droit n’atteint pas’, évoque le verset : ‘Ses pieds descendent vers l’endroit de la mort’ et ce n’est pas sans évoquer le sort de Kora’h et de tous les hommes de son assemblée dont il est dit qu’ils furent tous avalés par la terre pour avoir « offensé l’Eternel’ et s’être opposés à Moché.
La deuxième lettre du nom de Kora’h est la lettre Rèch. Cette lettre ressemble également à la lettre Hé. La seule différence entre les deux est l’absence du trait de gauche qui correspond à l’action. La lettre Rèch s’oppose ainsi à l’action concrète, à l’affirmation selon laquelle « l’acte est essentiel ».
Par ailleurs, le fait qu’il manque à la lettre Rèch un seul petit point pour que celle-ci devienne un Hé n’est pas sans exprimer que le Rèch du nom de Kora’h appartient à l’autre côté de la sainteté. En effet ce petit point manquant est semblable à la lettre Youd qui est la plus petite des toutes les lettres de l’alphabet et qui symbolise pour celà la qualité de la soumission et celle de l’humilité. Ces deux qualités manquaient à Kora’h de par l’opposition évidente qu’il manifesta à l’égard de Moché. Le Rabbi écrit en effet au sujet de Kora’h « qu’il désirait le contraire de la paix, introduite par la Torah…Il voulait la controverse… ».
Il est aussi rapporté dans le Séfer ha Harakhim ‘Habad (du Rav Yoël Kahn et du Rav ‘Haïm Dov Beer Lipsker) que le Rèch est la première lettre du mot Roch (la tête) et du fait qu’elle est aussi la première lettre du mot Ra (le mal), elle représente la tête des klipoth (la tête des forces du mal), c’est-à-dire la source de la vitalité des klipoth des mondes inférieurs.
La lettre ‘Hèt ressemble beaucoup à la lettre Hé mais il y a une différence entre elles. Le pied gauche du Hé est séparé du trait supérieur, alors que celui du ‘Hèt est relié au trait supérieur.
Le Rabbi conclut de cela l’enseignement suivant : celui qui est soumis à D.ieu ressent en permanence qu’il est séparé de la Torah (comme le pied du Hé qui est séparé du trait supérieur) et il éprouve un désir permanent de connaître l’élévation (voir Discours du Rabbi, Chabbat, Parachat Kora’h 5724 et 5727). Dés-lors nous comprenons que la forme du ‘Hèt, qui ne possède aucune rupture entre le pied gauche et le trait supérieur, évoque bien l’orgueil de celui qui n’a pas conscience de son éloignement de D.ieu. Le ‘Hèt du nom de Kora’h n’est donc pas sans évoquer l’orgueil de Kora’h qui s’est opposé à Moché dont il est dit qu’il est ‘le plus humble parmi tous les hommes’.
Un lien entre la Paracha Chela’h et la Paracha Kora’h :
Dans son ouvrage intitulé ‘Iniana chel Torat-ha’Hassidout’ (chapitre 20) le Rabbi nous enseigne que l’Essence de l’âme qui est enracinée dans l’Essence divine se dévoile précisément lorsqu’un Juif raffine et sanctifie un objet matériel en accomplissant une Mitsvah au moyen de cet objet. Cependant, bien que la manifestation de l’Essence de l’âme se produise à travers l’observance active des Mitsvoth, il demeure que ‘l’effusion de l’Essence dans les actes accomplis est tributaire des ressources intérieures humaines, intellectuelles et émotionnelles’. C’est pour cette raison que l’amour et la crainte sont appelés ‘les voies de D.ieu’.
Le Rabbi donne un parallèle à ce phénomène dans le pouvoir de l’Essence divine ‘dont l’existence ne provient que d’elle-même’. Bien que ce pouvoir se caractérise tout particulièrement par la création d’un être physique, il n’en demeure pas moins que l’effusion de ce pouvoir essentiel en un être indépendant ne se réalise qu’à travers la ‘Lumière’. La Lumière étant l’intermédiaire entre ‘l’existence vraie’ et ‘l’existence créée’. Ainsi par l’entremise de la Lumière, le pouvoir de l’Essence peut porter à l’existence un ‘objet’ à partir du véritable néant (Maamar Ye’hayénou, 5694). De la même façon l’effusion de l’Essence dans les actes accomplis est tributaire de l’amour et de la crainte de D.ieu.
D’après les enseignements du Rabbi dans le Dvar-Mal’hout, le contenu profond de la Paracha Chela’h est celui du dévoilement des forces les plus profondes de l’âme Juive et le contenu profond de la Paracha Kora’h est celui de l’importance de l’action dans notre service divin. Dans son ouvrage intitulé ‘Iniana chel Torat-ha-‘Hassidout’ le Rabbi nous enseigne que l’Essence de l’âme Se dévoile précisément au moyen de l’action concrète, c’est à dire lorsque l’on accomplit un Commandement divin et que l’on sanctifie un objet matériel. Le Rabbi souligne cependant que ‘l’effusion de l’Essence dans les actes accomplis est tributaire de l’amour et de la crainte de D.ieu’.
Le 2 mars 1961 (Pourim 5721) Le Rabbi de Loubavitch déclara : « Ecoute, il y a une terre désolée qui est spirituellement sous-développée. Il y a des juifs là-bas qui ne savent même pas qu’il leur manque quelque chose…Va chez le Juif qui est dans un tel besoin, sois là-bas un jour, une semaine, un mois, une année, dix ans. D.ieu a assez d’années à partager, autant d’années que le travail demande, il te donnera ».
Cette déclaration du Rabbi peut servir de synthèse des différents enseignements que nous avons rapportés ici. Certes notre mission de purifier la Terre d’Israël consiste d’abord à nous purifier et a sanctifier la part du monde qui nous a été assignée, mais le Rabbi vient ici pour nous rappeler qu’il existe ‘une terre désolée ou vivent des Juifs qui ne savent même pas qu’il leur manque quelque chose’.
Sept ans après le supermarché social, le Rav Raphaël Berrebi et son épouse Adna, Chlou’him du Rabbi à Raanana dans le quartier de Neve Zemer, ont ouvert un salon luxueux pour les tenues de mariées, de mariés et de Bar Mitsva, afin d’aider les orphelins et les nécessiteux : « Ils méritent de porter le meilleur du meilleur ».
Tout le monde sait que l’un des postes les plus importants, et parfois les plus chers, lors d’événements tels que les Bar Mitsva et les mariages, c’est la tenue. Les personnes célébrant investissent dans des costumes et des chaussures, et les mariées veulent se montrer dans une belle robe. Mais le prix de tels articles peut atteindre des milliers de shekels, et dans le cas des robes de mariée, même des dizaines de milliers de shekels, et tout le monde ne peut pas se le permettre.
Cette situation a beaucoup dérangé l’activiste social et président de l’association Or Mitsva, le Rav Raphaël Berrebi. Il y a environ sept ans, il a ouvert à Kfar Saba le premier supermarché social d’Israël, où vous pouvez acheter à des prix subventionnés. Récemment, il a décidé de prendre une autre initiative et a ouvert un salon de luxe pour les vêtements pour les mariés, les mariées et les Bar Mitsva. Le projet a ouvert il y a environ une semaine et demie au 4 Borochov à Raanana. Il est destiné aux orphelins et aux nécessiteux.
Berrebi et son épouse Adna, qui sont associés au mouvement Habad, ont émigré de France et se sont installés à Raanana il y a environ cinq ans. Raphy Berrebi :
« Le Rabbi de Loubavitch m’a dit que je devais monter en Israël pour aider les nécessiteux. En France, j’étais à la tête de plusieurs boutiques comme celle-ci, mais nous avons décidé de tout quitter et de réaliser les paroles du Rabbi ».
« Dès notre arrivée, nous avons loué un un grand local à Kfar Saba et avons commencé à le rénover pour en faire un supermarché. Cinq mois plus tard, nous avons réalisé notre vocation. Je suis venu en Israël dans le but d’aider autant que possible. Si je vois des personnes dans le besoin ou des personnes qui n’ont pas de nourriture ou de vêtements – je me sens obligé de tout donner, afin qu’elles puissent marcher la tête haute ».
« Je souhaite que les personnes dans le besoin ne ressentent pas de honte face à leur situation. Au contraire, elles devraient pouvoir vivre, être fières d’être en Israël, et savoir qu’elles peuvent accéder à tout ce dont elles ont besoin ».
À propos de sa décision d’ouvrir un salon pour les mariées et les mariés, Raphy Berrebi explique :
« Les tenues de luxe pour les événements coûtent une somme considérable. Les orphelins et les orphelines n’ont pas de parents qui peuvent les aider financièrement dans ce domaine. Par conséquent, ils sont souvent contraints de se contenter de vêtements d’occasion, ou bien des personnes organisent des collectes de fonds pour eux ».
« J’ai décidé que les orphelins et les orphelines méritaient le meilleur, c’est pourquoi j’ai ouvert un salon haut de gamme avec des vêtements de luxe, afin qu’ils puissent avoir des tenues neuves, pas d’occasion. Ils méritent de se vêtir avec le meilleur du meilleur. Il est important pour moi qu’ils se sentent bien parce que c’est neuf et n’a appartenu à personne d’autre avant eux. »
Située en plein cœur de la ville, la boutique nouvellement inaugurée par le couple Berrebi offre un environnement qui rappelle l’élégance et le luxe des grands magasins de mode. Leur concept unique, qui vise à démocratiser l’accès à des vêtements de haute qualité, attire déjà une clientèle variée et enthousiaste.
Lorsque les visiteurs franchissent le seuil, ils sont chaleureusement accueillis par le Rav Berrebi. Ce dernier les dirige vers le département des vêtements pour hommes, où une vaste sélection de costumes, cravates et chaussures attend les amateurs de mode. Ces articles, d’une valeur marchande de 2 000 à 2 500 shekels, sont proposés à seulement 10% de leur valeur initiale. Ce qui distingue cette offre est que le client, après l’achat, devient propriétaire des articles et peut ainsi les réutiliser pour d’autres occasions.
Pendant ce temps, Madame Berrebi gère le département des robes de mariée. Les robes, élégantes et raffinées, peuvent sembler hors de portée en raison de leur coût élevé. Cependant, la boutique offre une solution innovante : au lieu de vendre ces robes, elles sont louées à un tarif symbolique aux futures mariées. Les robes doivent être retournées après usage, offrant ainsi à d’autres la possibilité de les porter lors de leur grand jour.
Dans l’ensemble, le couple Berrebi a réussi à créer un espace unique qui allie la haute couture à la portée de tous. Avec leur concept innovant, ils changent la manière dont les gens achètent des vêtements et contribuent à rendre la mode plus accessible.
Dans leur boutique, le couple Berrebi accueille tout le monde, mais ils ont une mission particulière pour aider les orphelins et les orphelines qui cherchent à s’habiller pour leurs événements heureux. Grâce à leur expérience précédente dans le secteur du supermarché, ils ont appris à vérifier attentivement qui est vraiment éligible pour leurs services subventionnés afin de s’assurer que ceux qui en ont le plus besoin bénéficient de leur aide.
Cependant, quiconque souhaite profiter de leur offre unique, peut prendre rendez-vous pour visiter la boutique, qu’ils soient de la ville locale ou qu’ils viennent de n’importe où dans le pays. Le couple a également l’intention d’élargir leurs services en embauchant une couturière pour effectuer des modifications sur les vêtements afin de les faire correspondre parfaitement aux clients, ainsi qu’une artiste maquilleuse pour compléter le look des mariées, tout cela gratuitement.
Pour ceux qui souhaitent prendre rendez-vous, contribuer à leur noble cause ou simplement en savoir plus sur le projet, ils peuvent contacter le couple Berrebi au 058-7707991 ou visiter le compte facebook de l’association Or Mitsva.
Avec leur initiative, le couple espère toucher le plus grand nombre possible de personnes et faire une différence positive dans leur vie.
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593# ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Chela’h – Dépasser les « Nefilim » Source : Likouté Si’hot volume 28, première Si’ha sur Chela’h
MEKOROT
1 – Dans notre Paracha : Les Explorateurs médisent sur la Terre d’Israël
Chela’h 13, 32 : Et ils médirent sur le pays qu’ils avaient exploré, en disant aux enfants d’Israël : « …c’est un pays qui dévore ses habitants et, le peuple que nous y avons vu, sont tous gens de haute taille. Et là-bas nous avons vu les Nefilim, les enfants d’Anak (le géant), descendants des Nefilim : nous étions à nos propres yeux comme des sauterelles, et ainsi étions-nous à leurs yeux ».
Rachi. Les Nefilim. Les géants parmi les enfants de Chem’hazaï et de ‘Azael qui sont tombés du ciel à l’époque de la génération d’Enoch. Et ainsi étions-nous à leurs yeux. Nous les avons entendus se dire : « Il y a, dans les vignobles, des fourmis qui ressemblent à des hommes ! ». ‘Anak. Ils dépassaient le soleil par leur stature.
2 – Analyse : Qui étaient les « Nefilim » : des anges ou des êtres humains ?
Berechit 6, 4 : Les Nefilim parurent sur la terre à cette époque et aussi depuis, lorsque les fils de Elokim se mêlaient aux filles de l’homme et qu’elles leur donnaient des enfants. Ce furent ces forts d’autrefois, ces hommes si renommés.
Rachi sur Berechit 6, 2-4 : Les fils de Elokim. Enfants de princes et de juges. Autre explication : Les fils de Elokim étaient des êtres célestes accomplissant une mission divine. Eux aussi s’étaient mélangés [aux filles de l’homme]. Toutes les fois que l’on trouve dans le texte le mot Elokim, il a un sens de « suprématie ». Les Nefilim. Parce qu’ils sont tombés (naflou) et ont fait tomber l’humanité. En hébreu, cela a le sens de : « géants ».
3 – Explication : Pourquoi les Explorateurs évoquent-ils, à nouveau, les géants ?
Likouté Si’hot : Dans les versets précédents, il est raconté comment les Explorateurs décrivirent la puissance des habitants d’Israël : « Le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées .. et nous y avons vu aussi des descendants d’Anak (le géant) ! » ; la question se pose : que rajoutent les Explorateurs dans [leur deuxième prise de parole], à part l’ajout de l’appellation « Nefilim » ? Rachi explique donc qu’ils ajoutèrent un fait entièrement nouveau : on ne parle plus de géants qui font peur par leur taille hors norme, mais plutôt à une autre catégorie de « Nefilim », des géants d’un tout autre genre : ils descendent des anges, « tombés du ciel » !
4 – Les Explorateurs ajoutèrent cet élément, en réponse à l’argument de Calev !
Chela’h 13, 30 : Calev fit taire le peuple soulevé contre Moché, [il leur dit : « Moché n’a-t-il pas fendu pour nous la mer ? N’a-t-il pas fait tomber pour nous la manne ? N’a-t-il pas fait venir des cailles ? » (Rachi)], puis il dit : « montons, montons-y et prenons-en possession, car certes nous en serons vainqueurs, [même au ciel ! S’il nous demande de faire des échelles et d’y monter, nous réussirons en tout ce qu’il nous dira (Rachi)] ». Mais les hommes qui étaient partis avec lui, dirent : « nous ne pouvons marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous (littéralement : que Lui) » ! [Ils ont dit cela, si l’on peut s’exprimer ainsi, contre le Très-Haut (Rachi)].
5 – Développement : Comment un ange pourrait-il se révolter contre D.ieu ?!
Likouté Si’hot :
(a) A propos de la génération d’Enoch, il est écrit (Berechit 4, 26) : « Alors on commença d’invoquer le nom de l’Éternel », comme l’explique Rachi : « on rendit aux hommes un culte idolâtre pour en faire des dieux ». On comprend donc que les « anges tombés du ciel », dans cette même génération, étaient liés à la révolte contre D.ieu.
(b) Etant donné que les « Nefilim » sont les descendants de ces anges « tombés du ciel à l’époque de la génération d’Enoch », cela signifie qu’ils ne périrent pas au déluge dans lequel « les cataractes du ciel s’ouvrirent » pour « effacer toute l’existence ». Cela prouve bien que la puissance des Nefilim est tellement grande, au point que même une punition céleste ne les affecte point, car telle est la volonté de D.ieu !
6 – Cela explique la précision des noms des « Nefilim » : Chem’hazaï et ‘Azael
Likouté Si’hot : « Chem’hazaï » est composé de deux mots : « cham » (désolation) et « ‘hazaï » (vision) – en l’observant, on y voit la destruction. « ‘Azael », en plus d’indiquer la férocité (‘azoute), rappelle aussi la dureté extrême du « Azazel » : « une montagne abrupte et escarpée, un rocher élevé » (Rachi sur A’harei 16, 8).
7 – Approfondissement : L’histoire des Nefilim appuyait l’approche des Explorateurs
Likouté Si’hot : Les Explorateurs ne voulaient pas entrer en Israël car ils préféreraient rester dans le désert, sans les tracas du gagne-pain, afin de s’adonner entièrement au service divin. Leur erreur était de penser que le matériel et le spirituel soient forcément opposés, et qu’il est donc impossible d’être occupé avec des choses matérielles tout en restant attaché à la spiritualité. Telle était leur erreur.
On comprend la suite de leurs propos – « et là-bas nous avons vu les Nefilim » : en effet, nos Sages racontent (Yalkout Chim’oni Berechit 6) que les Nefilim étaient bien intentionnés en descendant ici-bas, mais qu’ils ne réussirent pas à vaincre la matière et les épreuves de ce monde-ci, ce qui occasionna leur chute. Aussi, les Explorateurs argumentèrent que l’entrée en Israël occasionnerait également leur chute, leur baisse de niveau !
8 – Enseignement : La réponse de Yehochoua et Calev : une âme dépasse un ange !
Chela’h 14, 8 : Si l’Éternel nous désire, Il nous fera entrer dans ce pays et nous le livrera ! …Ne craignez point le peuple de ce pays, car ils seront notre pâture…
Likouté Si’hot : Certes, la descente les anges ici-bas, dans la matière du monde, les fit chuter de leur niveau pour en faire des « Nefilim (chutés) », mais les enfants d’Israël sont différents car : « l’Eternel nous désire », le désir et le plaisir de D.ieu est porté sur les enfants d’Israël et sur leurs efforts ici-bas ; de ce fait, ces derniers ont des forces bien plus élevées que celles des anges ! En effet, une âme juive est « une partie du D.ieu suprême, littéralement », elle possède donc la puissance de D.ieu et Sa capacité à relier deux opposés : le matériel et le spirituel, la matière et l’esprit de toute chose. De ce fait, un Juif ne doit pas avoir du « peuple de ce pays », et bien plus : « ils seront notre pâture », les enfants d’Israël vont raffiner la terre, ils seront les « maîtres à bord » sur la terre, pour la transformer et en faire une demeure pour D.ieu, béni soit-Il .
Dans les plis du temps ancestral, une histoire se révèle, issue de la Paracha de notre peuple. Les Explorateurs, ces agents du doute, ont jadis porté un regard sombre sur la Terre d’Israël.
« Cette terre est celle qui dévore ses enfants », ont-ils murmuré, « et le peuple que nous y avons aperçu est d’une stature colossale. Les Nefilim, ces enfants d’Anak, y règnent, faisant de nous, simples mortels, de pâles sauterelles dans leur regard. » Ces paroles, inscrites dans le sillage du temps, résonnent encore dans le verset treize du chapitre Chela’h.
Au cœur de ces mots se dessinent les Nefilim, ces géants de l’ancienne époque. Enfants des princes et des juges, selon certaines interprétations, ou bien envoyés divins selon d’autres, ils étaient connus pour leur stature imposante et leur grandeur. Mais derrière ce grand nom se cache une autre vérité. Le terme « Nefilim » en hébreu signifie « ceux qui sont tombés », allusion à leur chute de la grandeur et à la chute qu’ils ont infligée à l’humanité.
Et la question se pose, au cœur de l’encre et du parchemin : pourquoi ces Explorateurs mentionnent-ils à nouveau ces géants? Ils décrivent déjà une terre peuplée d’ennemis puissants, de cités fortifiées, et de descendants d’Anak, le géant. Cependant, dans leur deuxième discours, ils ajoutent une information cruciale, transformant la nature de ces géants. Ces Nefilim ne sont plus seulement des géants de chair et d’os, mais des êtres d’un genre différent, descendants des anges tombés du ciel.
Calev, lui, tente de faire taire le tumulte, de réconforter le peuple en rappelant les miracles accomplis par Moché. « Montons, prenons possession de cette terre, car nous serons vainqueurs », clame-t-il. Pourtant, ces paroles sont balayées par le vent du doute, car ces hommes voient dans ces géants des adversaires plus puissants qu’eux, plus puissants même que Dieu, si l’on ose prononcer de telles paroles.
Ces anges révoltés, ceux qui ont osé défier la volonté divine, étaient liés à la génération d’Enoch. Dans cette époque, les hommes rendaient un culte idolâtre, élevant les mortels au rang de dieux. Ces anges tombés du ciel, descendants des Nefilim, furent épargnés du déluge qui a éradiqué toute existence, une preuve supplémentaire de leur puissance colossale. Même une punition divine n’a pu les atteindre.
Ces Nefilim, nommés Chem’hazaï et ‘Azael, portent des noms qui évoquent destruction et férocité. Ils sont liés à l’histoire des Explorateurs, à leur préférence pour une vie d’isolement dans le désert, consacrée uniquement au service divin, à l’écart des tracas matériels. C’est là que réside leur erreur, cette croyance erronée que la matérialité et la spiritualité sont intrinsèquement opposées, qu’une vie dévouée à Dieu ne peut pas coexister avec les obligations matérielles.
Ces Explorateurs, dans leur rapport terrifiant, ont évoqué la présence des Nefilim, non par hasard, mais en raison du précédent que ces êtres divins déchus avaient établi. En dépit de leurs nobles intentions initiales lors de leur descente sur terre, ces Nefilim n’avaient pas réussi à maîtriser la matérialité de ce monde, causant leur chute. C’est ce même sort que les Explorateurs redoutaient pour eux-mêmes s’ils venaient à entrer en Terre d’Israël.
Cependant, Yehochoua et Calev ont répliqué avec force et foi. « Si l’Éternel nous désire, Il nous fera entrer dans ce pays et nous le livrera! … Ne craignez pas le peuple de ce pays, car ils seront notre pâture… » Proclame-t-ils. Contrairement aux anges déchus, les enfants d’Israël ont une place spéciale dans le cœur de Dieu. L’âme juive, étant une « partie du D.ieu suprême, littéralement », possède une puissance qui surpasse celle des anges. Elle a le pouvoir de relier les contraires, le matériel et le spirituel, la matière et l’esprit.
Ainsi, les enfants d’Israël n’ont pas à craindre le « peuple de ce pays ». Au contraire, « ils seront notre pâture », car ils ont le pouvoir non seulement de survivre dans ce monde, mais aussi de le transformer, de le raffiner, d’en faire une demeure digne de Dieu. Les enfants d’Israël ne sont pas des anges tombés, mais des serviteurs ascendants, déterminés à unir le matériel et le spirituel en une harmonie divine.
Ce récit, avec ses nuances de crainte et d’espérance, de doute et de foi, est en fait plus qu’une histoire d’explorateurs et de géants. C’est une histoire de l’humanité et de sa quête de l’équilibre entre le matériel et le spirituel, la terre et le ciel.
Au fond de nous, il se trouve un explorateur, une âme qui a été envoyée dans le désert de ce monde pour y chercher une Terre Promise. Mais en chemin, nous sommes confrontés à des défis qui peuvent sembler aussi insurmontables que des géants.
Nous avons tous nos propres « Nefilim » : des obstacles qui semblent trop grands pour être surmontés, des problèmes qui paraissent démesurés, des craintes qui nous rabaissent à la taille d’insectes. Les Nefilim peuvent être des problèmes matériels, des luttes spirituelles, des doutes personnels ou des peurs collectives. Ils sont les géants qui nous font douter de notre capacité à conquérir notre Terre Promise.
Comme les Explorateurs, nous pouvons être tentés de céder à la peur, de croire que ces géants sont trop grands pour nous. Nous pouvons être tentés de penser que notre mission est impossible, que notre Terre Promise est hors de portée. Mais nous devons nous rappeler les paroles de Yehochoua et Calev. Nous devons nous rappeler que nous sommes désirés par l’Éternel, que nous avons en nous la puissance de Dieu pour relever tous les défis.
Nous sommes plus que des explorateurs. Nous sommes plus que des conquérants. Nous sommes des âmes divines envoyées dans ce monde pour le transformer, pour en faire une demeure digne de Dieu. Nous sommes des âmes juives, dotées de la capacité de relier le matériel et le spirituel, la matière et l’esprit. Nous sommes appelés à être les maîtres de ce monde, non par la domination, mais par la transformation, en raffinant la terre et en faisant d’elle une demeure pour Dieu.
Alors, ne craignons pas les géants de notre vie. Ne permettons pas à la peur de nous réduire à la taille de sauterelles. Souvenons-nous que nous avons la puissance de Dieu en nous. Souvenons-nous que nous sommes désirés par l’Éternel. Et avec cette conviction, marchons avec courage vers notre Terre Promise.
Bentsion Berg, un homme intègre et dévoué à sa foi, a été confronté à un dilemme moral : l’espionnage. Cherchant à concilier ses convictions religieuses et ses opportunités professionnelles, il a consulté le Rabbi pour obtenir des conseils sur cette décision délicate. Guidé par le Rabbi à rester fidèle à ses valeurs, Berg a pris la décision de ne pas se lancer dans l’espionnage, malgré les tentations qui se présentaient à lui. Cette histoire met en lumière l’influence du Rabbi sur les choix moraux de Berg et souligne l’importance de l’intégrité dans les décisions que nous prenons.
Son fils raconte :
Les parents de mon père étaient des immigrants russes arrivés à Chicago en bateau au début du XXe siècle. Même s’ils n’étaient pas religieux, mon père a commencé sa scolarité dans une école religieuse dans les années 1940. C’est là, alors qu’il avait six ou sept ans, qu’il a développé un grand amour pour l’apprentissage et le judaïsme.
Lorsqu’il fut temps de commencer l’école régulière, il voulait continuer à apprendre dans une yeshiva en dehors de la ville, à Montréal ou à New York, mais étant trop jeune, il a fini par aller à l’école publique. Une fois, en sixième année, sa classe a eu une activité de cuisine. Mon père a refusé de goûter la nourriture non casher, et mes grands-parents ont reçu un appel du directeur : « Quels problèmes avons-nous avec votre fils ? »
Après cet incident, il est parti étudier dans le lycée Lubavitcher à Pittsburgh, suivi du légendaire lycée de Crown Heights, au coin de l’avenue Bedford et de la rue Dean. Plus tard, il est parti à la yeshiva à Montréal. Pendant ces années, il est devenu très attaché au Rabbi.
Lorsque mon père a terminé la yeshiva, lui et ses parents voulaient qu’il commence l’université, et il a écrit au Rabbi à ce sujet. Le Rabbi a répondu, par lettre, que l’université n’était pas un endroit pour un étudiant de yeshiva comme lui, et il a également écrit une lettre séparée à mes grands-parents pour leur expliquer pourquoi leur fils ne devrait pas aller à l’université. Pourtant, ils ont insisté pour qu’il y aille, et mon père a même eu une réunion d’une heure avec le Rabbi pour discuter de la question.
« Est-ce que ta visée est la poursuite intellectuelle, ou est-ce que tu veux étudier à l’université pour gagner ta vie ? » lui a demandé le Rabbi.
Mon père a indiqué que c’était la seconde option : obtenir un diplôme universitaire lui permettrait d’obtenir un meilleur emploi et une stabilité financière.
Bien que le Rabbi ait été très clair sur son opposition, mon père voulait quand même y aller. Finalement, le Rabbi a donné son approbation limitée.
« Si tu veux y aller, alors tu dois t’assurer d’avoir une protection contre l’environnement universitaire », stipula le Rabbi. « Chaque matin, avant d’aller à l’école, tu dois avoir une séance d’étude du ‘Chassidout’. »
Mon père a accepté la condition du Rabbi, et il a maintenu ce régime quotidien jusqu’à la fin de sa vie. Quand j’ai grandi, il étudiait la Hassidout tous les matins, priait pendant longtemps, puis faisait le trajet d’une heure pour se rendre à son travail depuis notre maison à Baltimore.
Après avoir obtenu une maîtrise en génie électrique à l’Institut de technologie de l’Illinois en 1966, mon père a ensuite travaillé au Harry Diamond Laboratory, également connu sous le nom de Laboratoires de recherche de l’armée, un prestigieux centre de recherche et développement gouvernemental dirigé par le Pentagone. Plus tard, il est retourné à l’université, à l’université du Maryland, pour obtenir un doctorat en électrophysique.
Lorsqu’il a commencé à travailler au laboratoire, c’était le seul endroit où il pouvait décrocher un emploi avec succès ; l’égalité des chances en matière d’emploi était respectée dans le gouvernement, mais aucun autre endroit n’aurait embauché un Juif religieux avec une barbe. « La seule raison pour laquelle nous t’embauchons, c’est parce que nous sommes obligés », lui a dit un responsable sans ambages, « mais tu n’iras nulle part ». Cependant, au cours de ses vingt-cinq années d’emploi là-bas, mon père a gravi les échelons et a fini par travailler avec les plus hautes instances gouvernementales. Nous apprendrions plus tard qu’il avait travaillé sur la conception du système de missiles Patriot de l’armée américaine dans les années 70, ainsi que sur de nombreux autres « projets noirs » dont il n’était pas autorisé à parler. Lorsque sa division avait besoin de financements spéciaux pour un projet, c’était mon père qu’ils envoyaient au Pentagone pour s’entretenir avec les généraux là-bas.
Il a été confronté à de nombreuses occasions où il recevait des offres pour travailler dans le secteur privé, ainsi que l’opportunité de collaborer avec le gouvernement américain en Israël, en collaboration avec le gouvernement local. Cependant, avant de prendre une décision, qu’elle soit importante ou insignifiante, il cherchait toujours l’avis du Rabbi. À chaque fois qu’il sollicitait son conseil sur ces offres, le Rabbi lui répondait par la négative. Il lui expliquait que, en tant que Juif religieux occupant un poste prestigieux au sein du gouvernement américain, il aurait une influence bien plus grande, non seulement sur les Juifs qui s’engageaient dans le judaïsme, mais également sur les non-Juifs, que dans tout autre endroit. « Si une ville compte un seul médecin », faisait remarquer le Rabbi, « il ne devrait pas partir ».
Des années plus tard, le scientifique refuznik le professeur Herman Branover – que mon père a aidé à quitter la Russie dans les années 70 – écrirait à propos d’un moment où il avait entendu par hasard deux adolescents juifs parler avec enthousiasme d’un grand scientifique juif qui portait une barbe complète et des Tsitsit au Pentagone. « S’il peut le faire au Pentagone », conclurent-ils, « alors aucun Juif ne devrait avoir honte d’être différent où qu’il soit ».
À un certain moment, mon père a été approché par plusieurs Israéliens pour leur transmettre secrètement des informations sur certaines technologies de défense américaines. Encore une fois, il a consulté le Rabbi, qui lui a fortement déconseillé de même parler avec eux, sans parler de s’engager dans une quelconque activité criminelle. Plus tard, lorsque Jonathan Pollard a été arrêté pour avoir vendu des secrets à Israël, le gouvernement a commencé à examiner de très près mon père. Pendant un certain temps, ils le soumettaient à des tests, souvent avec un détecteur de mensonges, le maintenant sur ses gardes, examinant ses loyautés et vérifiant s’il y avait des fuites vers Israël. J’avais une sœur qui était alors scolarisée en Israël, et mon père a dû arrêter de lui téléphoner car passer des appels en Israël pouvait sembler suspect. Pendant quelques semaines, je me souviens même avoir vu des personnes assises dans une voiture de l’autre côté de la rue, surveillant notre maison ; mon père m’a dit qu’elles étaient du gouvernement. Mais bien sûr, ils n’ont rien trouvé d’anormal.
Lors d’une de ses visites chez le Rabbi, mon père lui a apporté un cadeau. Il s’agissait d’une édition très ancienne du Tanya, que le Rabbi n’avait pas dans sa bibliothèque. Le Rabbi a pris le Tanya et a remercié mon père.
« Quand vas-tu écrire quelque chose comme ça ? » lui a demandé le Rabbi, faisant référence à des sujets de Torah. Mon père a souri et haussé les épaules face à cette suggestion, mais le Rabbi a insisté en disant qu’il le pensait sérieusement. Plus tard, mon père a travaillé avec le Professeur Branover sur la création de la revue B’or Ha’Torah sur la Torah et la science, et il y a contribué avec de nombreux articles. Il a également écrit sur d’autres sujets, comme un essai savant sur le jeûne dans la loi juive. La prochaine fois qu’ils se sont rencontrés, le Rabbi a exprimé son appréciation pour avoir écrit l’article sur la Torah, « un véritable dvar Torah », comme il l’a appelé.
« Je ne pensais pas que quelqu’un d’autre avait lu cet article », a remarqué mon père à un ami.
Pendant la maladie de mon père, l’une de mes sœurs s’est rendue chez le Rabbi alors qu’il distribuait des dollars pour la charité. Lorsqu’elle a demandé une bénédiction pour notre père, le Rabbi a demandé : « Travaille-t-il sur ses inventions ? »
Ma sœur a été surprise par cette question et a expliqué qu’il était en soins intensifs, incapable de travailler. Le Rabbi a commenté qu’il était probablement en train de régler des affaires inachevées et lui a dit de lui rappeler qu' »il doit se rétablir rapidement pour poursuivre son travail ». En d’autres termes, le Rabbi a établi un lien entre ses bénédictions pour le rétablissement de mon père et son travail.
Bien qu’à l’origine – et en général – le Rabbi était opposé à ce que mon père, un étudiant de yeshiva, aille à l’université, une fois qu’il avait atteint sa position, le Rabbi était vivement favorable à ce qu’il poursuive ce qu’il faisait et qu’il réussisse dans cette voie.
M. Bentsion Berg est un professionnel de l’informatique vivant actuellement en Floride du Sud avec sa famille. Cet entretien a été réalisé en août 2013.
כתיב ‘וברכך ה’ אלקיך בכל אשר תעשה’.
על האדם רק לעשות כלי לפרנסתו, ולהשתדל בכל כוחו אשר הכלי יהיה טהור בכל סיג ופסולת דאונאה כו’ היינו שיהיה הכל ע’פ דיני התורה, אשר
אז הוא כלי ראוי לברכה העליונה בשנים:
– פרנסה בריוח,
– ואשר הפרנסה תלך למקום הראוי.
Il est écrit: «Et l’Eternel te bénira en tout ce que tu feras».
Un homme doit uniquement constituer un réceptacle, par lequel D.ieu lui enverra sa subsistance.
Il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour le purifier de toute trace d’impureté et de manque de loyauté. Ce réceptacle sera donc basé sur les Lois de la Torah.
Il méritera ainsi la double bénédiction divine:
– il connaîtra la prospérité matérielle
– et sa richesse sera judicieusement utilisée.