Photo du Serpa Pinto à bord duquel le Rabbi et la Rabbanit arrivèrent aux Etats-Unis

 

Pendant la seconde guerre mondiale, le Rabbi et la Rabbanit se trouvaient en France occupée par les nazis. Le Rabbi précédent fit de nombreuses démarches pour les en libérer et leur permettre de le rejoindre aux Etats-Unis.

Des efforts répétés permirent d’obtenir un visa, mais il fallait encore trouver un moyen, pour le couple, de quitter la France.

La seule possibilité était de passer par le Portugal puis, de là, vers l’Espagne. Le voyage de Barcelone aux Etats-Unis était particulièrement dangereux, car les nazis bombardaient tous les bateaux et, de fait, le leur fut attaqué à plusieurs reprises.

Le 28 Sivan 5701-1941 à 10h30 du matin, le Rabbi et la Rabbanit arrivèrent aux Etats-Unis, à bord du Serpa Pinto. Du fait de son état de santé, le Rabbi précédent ne put venir les attendre mais il envoya, pour ce faire, une délégation de quatre Rabbanim importants.

La veille de l’arrivée du bateau à New-York, le Rabbi précédent les appela tous les quatre et leur dit:
« Je fais de vous des émissaires pour aller accueillir mon gendre et ma fille, qui arrivent demain.
Je vais d’abord vous révéler qui est mon gendre.
Il dit le Tikoun ‘Hatsot chaque nuit,
il connaît par coeur:
– le Talmud de Babylonne avec tous les commentaires de Rabbenou Nissim, du Roch et du Rif,
– le Talmud de Jérusalem avec tous ses commentaires,
– le Rambam
– et le Likoutei Torah, avec toutes les références auxquelles il renvoie.
Allez maintenant l’accueillir! ».

C’est en ce jour que le Rabbi et la Rabbanit arrivèrent aux Etats-Unis, à dix heures et demie du matin, après avoir quitté l’enfer européen, victime de la seconde guerre mondiale. Leur voyage, en bateau, avait duré onze jours.

Le Rabbi Rayats ne vint pas personnellement les accueillir, à leur arrivée, du fait de son état de santé. Il délégua quatre Rabbanim importants pour le faire à sa place. Il leur dit :

«Je fais de vous mes émissaires pour aller à la rencontre de mon gendre. Je vais vous révéler qui il est. Il dit le Tikoun ‘Hatsot, chaque nuit. Il connaît par cœur tout le Talmud, avec les commentaires de Rabbénou Nissim, du Roch et du Rif, tout le Yerouchalmi et ses commentaires, le Rambam et le Likouteï Torah, avec toutes les références qui y sont indiquées. Allez donc l’accueillir !».

C’est uniquement trois jours après leur arrivée que le Rabbi Rayats rencontra le Rabbi et la Rabbanit pour la première fois.

Le Rabbi expliqua, une fois, que le Rabbi Rayats était très émotif. On peut donc imaginer les sentiments profonds qu’il aurait éprouvés, s’il avait immédiatement vu sa fille et son gendre. Pour la même raison, quand ils vinrent le voir, trois jours plus tard, il précisa qu’il les recevrait séparément, non pas ensemble.

Le 28 Sivan devint ainsi un jour de fête du calendrier ‘hassidique, la date en laquelle le Rabbi et la Rabbanit furent sauvés des griffes nazies. En effet, les allemands prirent Paris en Sivan 5700 (1940). Le Rabbi et la Rabbanit avaient donc vécu sous la botte nazie pendant un an.

A partir du 28 Sivan, une impulsion nouvelle fut donnée à la diffusion du Judaïsme et des sources de la ‘Hassidout. C’est alors que furent fondées les trois institutions centrales du mouvement Loubavitch, le Ma’hané Israël, les éditions Kehot et le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. Le Rabbi Rayats confia au Rabbi la direction de ces trois institutions à la fois et il lui demanda, en outre, de conduire la réunion ‘hassidique, dans la synagogue du 770, Eastern Parkway, chaque Chabbat bénissant le mois et précédant le Roch ‘Hodech.

(Yemeï ‘Habad, à la page 197)

Dans un premier temps, le Rabbi, qui s’installa aux Etats-Unis en ce jour, résida, avec son épouse, dans le bâtiment du 770, Eastern Parkway, puis, par la suite, il loua un appartement sur la rue New York, dans le quartier de Crown Heights, à Brooklyn. Dès lors, la pièce qu’il occupait, dans le 770, devint son bureau personnel.

On notera qu’avant l’arrivée du Rabbi aux Etats-Unis, le Rabbi Rayats accorda des audiences à certaines personnes dans ce bureau. Il y prononçait également un discours ‘hassidique, tous les lundis soirs. Le Rabbi Rayats dit, une fois :

«Les ‘Hassidim appelaient le bureau du Rabbi ‘Sanctuaire du Machia’h’.»

(Séfer Ha Si’hot 5696, à la page 1)

Le 28 Sivan 5707 (1947) la Rabbanit ‘Hanna Schneerson, mère du Rabbi, arriva au port de New York, en compagnie du Rabbi. Elle venait de Paris.

Le 28 Sivan 5744 (1984)

C’est en 1984 que la date lumineuse du 28 Sivan fut célébrée publiquement, pour la première fois. Cette date avait été découverte à l’occasion de la publication des lettres du Rabbi Rayats, dans le tome 5 de ses Iguerot Kodech, qui avait été édité à la fin de 5743 (1983). C’est alors que le grand public apprit la date à laquelle le Rabbi et la Rabbanit étaient arrivés à New York, le 28 Sivan.

Le 28 Sivan 5751 (1991), à l’occasion du cinquantième anniversaire du 28 Sivan 5701, fut édité un recueil particulier, le «recueil du 28 Sivan, cinquantenaire», présentant le récit du sauvetage miraculeux du Rabbi et de la Rabbanit, les grandes lignes de l’action menée par le Rabbi, des causeries et des discours ‘hassidiques prononcées, au préalable, en relation avec les dates du 28 Sivan et du 9 Adar, jour de l’arrivée du Rabbi Rayats aux Etats-Unis.

Le Rabbi demanda la publication de ce recueil, puis, le 28 Sivan, il le distribua à tous les présents, avec un dollar pour la Tsedaka. Ce fut le seul recueil distribué par le Rabbi qui comptait non seulement des causeries et des discours ‘hassidiques, mais aussi des récits et une présentation historique.

Le lendemain, quand le Rabbi arriva pour la prière de Cha’harit, les présents chantèrent la «mélodie mettant en éveil la grande miséricorde de D.ieu», celle du Tsaddik, Rabbi Mi’hélé de Zlotchov. Aussitôt, le Rabbi encouragea le chant. En effet, il était indiqué, dans ce recueil, que c’est le Rabbi lui-même qui avait enseigné cette mélodie aux ‘Hassidim, lors de son arrivée aux Etats-Unis.

 

 

 

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