Lévaya à Thiais et Brunoy du Rav Tzvi DovBer (Berel) a’ h Ben Pin’has Pachter, 58 ans, qui a quitté ce monde le 9 Av 5783

Lévaya à Thiais et Brunoy du Rav Tzvi DovBer (Berel) a’ h Ben Pin’has Pachter, 58 ans, qui a quitté ce monde le 9 Av 5783

C’est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès du Rav Tzvi DovBer (Berel) Pachter, Machpia et éducateur au Heder Habad de Brunoy à l’âge de 58 ans.

Il est né en France en 1962, fils du Rav Pinhas Gedalya Pachter.

Encore enfant, il entra en Yé’hidout privée avec son père, et eut la chance que le Rabbi lui parle personnellement, lui demandant ‘qui est le Moïse, le guide spirituel, de notre génération?’.

Durant sa jeunesse, il étudia à la Yéchiva Tom’hei Tmimim à Lod et Kfar Chabad.

Arrivé à l’âge du mariage, il épousa Naama Eliav d’Argentine.

Après son mariage, il s’installa à Brunoy où il commença à travailler comme éducateur au Talmud Torah Habad local, et fut ensuite nommé Machpia du Heder.

Avec la création de la Yéchiva Tomhei Tmimim de Vincennes, il commença à servir de Machpia à la Yéchiva.

Il avait un don de mélodiste, et pendant deux années consécutives, le Comité des mélodies de Loubavitch a choisi la mélodie qu’il a composée pour l’anniversaire du Rabbi, en 2012-2013. De plus, plusieurs mélodies Habad ont été enregistrées de sa voix.

Il était connu pour sa parole éloquente et inspirante, et a été invité à se rassembler et à donner des discours à travers le monde.

Il est décédé de la maladie le 9 Av 2023 à l’âge de seulement 58 ans.

Il laisse après lui, sa femme Naama תבלחט »א, et ses 8 enfants dont 5 encore à sa charge.


Une campagne officielle est organisée pour subvenir aux frais d’obsèques et soutenir financièrement la famille.
Participez sur le lien sécurisé :
https://www.allodons.fr/berel-pachter
Cerfa immédiat


Dimanche 30.07.23 י »ב מנחם אב à 14H00
– 14h00 : Rdv à Beit Halevayot SHAMGAR, jerusalem puis départ pour Inhumation au Har Hazeitim
חלקת חב »ד חלקת הכהנים הר הזיתים ירושלים

 


Farbrenguen du 24 Tevet 2013


 


LEVAYA A SINAI


 


LEVAYA A THIAIS


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


LEVAYA ABRUNOY


 

 

 

 

11 Av : Hilloula de Rabbi Hillel de Paritch – Nigun Dveikout, chanté par Mendel Wonder

11 Av : Hilloula de Rabbi Hillel de Paritch – Nigun Dveikout, chanté par Mendel Wonder

 

Hillel HaLevi Malisov de Paritch, un lévite de naissance, communément connu sous le nom de Reb Hillel Paritcher (1795-1864) était un célèbre Hassid Habad en Russie. Plus précisément, il a été Mashpia (mentor hassidique) et Rav dans les villes de Paritch (Parwich Parichi), près de Minsk, en Russie, et de Bobroisk, en Biélorussie. Il était considéré comme exceptionnel dans son érudition et sa piété, et est appelé un Tsadik, et même comme un « demi Rabbi « .

Il est né à Khmilnyk, en Ukraine, mais a grandi à Chemtz (près de Minsk). Bien qu’il ait été à l’origine un disciple de Rabbi Mordehai de Tchernobyl, il est devenu un disciple du Rabbi Shneur Zalman de Liadi (bien qu’il ne l’ait jamais vu) après avoir appris dans un Tanya « cachée » sans la page de titre. En 1815, il commença à se rendre régulièrement chez Rabbi Dovber de Loubavitch et, après le décès de ce dernier, devint un disciple du successeur Rabbi Menachem Mendel, le Tsema’h Tsedek.

La colonisation agricole juive dans la région du gouvernorat de Kherson avait été initiée et encouragée par Rabbi Dovber. En 1818, Rabbi Dovber a demandé au Rav Hillel de visiter ces colonies régulièrement, en disant: « Récoltez du matériel (rassemblez des fonds pour ceux qui en ont besoin) et semez du spirituel (guidez et inspirez les colons). » Il a fourni aux soldats conscrits (cantonistes) à Bobroisk de la nourriture cacher et a aidé les Juifs emprisonnés là-bas. La nomination du Rav Hillel a été confirmée avec force par Rabbi Menahem Mendel. Il est mort à Kherson le Chabbat, 11 Av, 5624 (1864).

Érudition et piété
Hillel est né avec des dons exceptionnels et il s’est efforcé avec diligence dans l’étude de la Torah. A treize ans, il avait maîtrisé le Talmud, et à quinze ans, les ouvrages kabbalistiques du Arizal. De plus, il s’entraîna à l’autodiscipline au point que son corps était mobilisé pour n’agir que comme le prescrit la Torah, et même pour se conformer à la Kabbale. La voie du Rav Hillel était d’étudier les textes hassidiques pendant de nombreuses heures, puis de prier et de méditer pendant de nombreuses heures.

  • Aphorismes
    « Si ceux qui se livrent aux convoitises connaissaient l’immense plaisir qui peut être atteint par l’étude de la Hassidout, et en particulier dans le saint Tanya, ils abandonneraient toutes leurs convoitises et ne poursuivraient que le saint Tanya. » 
  • « Ceux qui restent dans l’obscurité assez longtemps commencent à penser que l’obscurité est lumière. » 
  • « Chaque Hassid a besoin d’un autre Hassid qui soit son mentor. »

 

Hilloula de Rashi : Récit d’un voyage de ChneOr à Troyes marqué par l’Histoire et la Spiritualité

Hilloula de Rashi : Récit d’un voyage de ChneOr à Troyes marqué par l’Histoire et la Spiritualité

Imaginez une plongée profonde dans l’histoire et la spiritualité, un voyage qui transcende le temps et l’espace, transportant les participants au cœur battant de l’histoire juive. C’est précisément l’expérience vécue par la communauté lors du récent voyage à Troyes, organisé par les institutions ChneOr, pour célébrer la Hilloula de Rashi, l’un des plus éminents commentateurs de la Torah et du Talmud.

Sous la direction de la dynamique Mora Haya Nisilevitch, et guidés par le Chaliah de Troyes, le Rav Zalmi Lewin, les membres de la communauté ont parcouru les rues pittoresques de Troyes, visité les sites historiques et déambulé dans les ruelles silencieuses où les échos de l’histoire juive résonnent encore. Le point culminant du voyage a sans doute été la visite au tombeau de Rabénou Tam, une expérience qui a profondément touché les participants et renforcé leur foi.

Ce voyage s’est déroulé à l’aube de Ticha Beav, un jour de jeûne et de commémoration des catastrophes historiques qui ont frappé le peuple juif. Dans cet esprit, la communauté a prié pour le mérite de voir le 3ème Beth Hamikdash reconstruit et de se retrouver bientôt avec les Tsadikim, guidés par le Machia’h.

Ces souvenirs, ainsi que les espoirs et les aspirations qu’ils représentent, resteront à jamais gravés dans les cœurs de tous les participants.

Rejoignez-nous dans ce récit émouvant et découvrez comment ce voyage a transformé cette communauté et renforcé ses liens.

 

Israël : 1000 étudiants en Yéchiva et jeunes mariés ont passé leur dernier examen en connaissance en Tanya

Israël : 1000 étudiants en Yéchiva et jeunes mariés ont passé leur dernier examen en connaissance en Tanya

À Jérusalem, Bnei Brak et dans environ 10 autres lieux à travers le pays, cette semaine, environ mille étudiants en Yéchiva et jeunes mariés de toutes les factions, ont passé le troisième et dernier examen sur les chapitres de Tanya.

Photo: Shneor Schiff

Cette année aussi, 1000 nouveaux étudiants en Yéchiva et jeunes mariés de toutes les factions ont étudié la troisième section des discours de Likkutei Amarim et des discours hassidiques et  ont passé le troisième et dernier examen après les examens intermédiaires de Rosh Hodech Nissan et du dixième jour de Kislev.

Les examens ont eu lieu à Jérusalem et Bnei Brak à plusieurs reprises sur de longues heures, et dans 10 autres centres à travers le pays.

De nombreux livrets d’apprentissage et aides étaient à la disposition des étudiants de la Yéchiva tout au long de l’année, tels qu’une hotline pour les questions et réponses sur le matériel enseigné, des cours enregistrés et filmés résumant les chapitres de la troisième section, 24 cours frontaux à travers le pays chaque semaine, etc…

Le Rav Moshe Shilat et le Rav Meir Eliyani, qui dirigent le projet, notent qu’aujourd’hui, dans le public pratiquant, il y a plus de quatre mille personnes bien versées en Tanya, des Ba’hourim et des jeunes mariés de tous les courants, quelque chose qui n’a jamais existé auparavant et dont l’influence est énorme  pour toute la communauté de la Torah.

Selon eux, le Rav David Fischer et le Rav Yitzhak Mirilashvili, qui ont assumé ce programme, suivent constamment les données et voient la révolution que ce programme crée et promettent de l’élargir, avec l’aide de D.ieu.

 

 

 

 

 

Texte et Audio : Vaèt’hanan à  la lumière du Dvar Malhout, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Vaèt’hanan à la lumière du Dvar Malhout, par le Rav Yaacov Abergel

 Pour l’élévation de l’âme du Rav Tzvi Dovber (Berel) a’h ben Pin’has Pachter

 

‘Des jours vécus sans percevoir D.ieu, ne sauraient mériter le nom d’existence’ :

Une histoire hassidique raconte que l’Admour Hazaken bénit un jour le ‘Hassid Rav Yékoutiel Lipler pour une longue vie. Cependant, Rav Yékoutiel tint à préciser à l’Admour Hazaken qu’à ses propres yeux la longévité consiste en une vie de jours réellement vécus. C’est à dire que pour lui, il allait de soi que ‘la véritable existence consiste en la perception du divin par les yeux et par les oreilles’ et non pas comme ‘celui qui a des yeux mais ne voit pas, des oreilles mais n’entend pas ; qui ne voit ni n’entend le divin’.

Au sujet de cette histoire, le Rabbi explique que ‘pour Rav Yékoutiel des jours vécus sans percevoir D.ieu, ne sauraient mériter le nom d’existence ; au contraire, cette sorte de jours lui répugnait’. Mais plus encore, le Rabbi nous enseigne que ‘le sentiment de Rav Yékoutiel ne provient que de la manifestation de l’Essence de l’âme qui caractérise l’union avec l’Essence de D.ieu, rien ne saurait être considéré en dehors de D.ieu’ (‘Iniana chel Torat-ha-Hassidout’, fin du chapitre 12).

‘La vie ne mérite le nom d’existence que si l’on perçoit le divin’, et ce sentiment provient de l’Essence de l’âme Juive. Ce qui nous touche tout particulièrement ici est que le Rabbi souligne que ce sentiment ne peut provenir que de l’Essence de l’âme.

En effet, le Rabbi explique que pour les autres niveaux de l’âme (Néfech, Rouah, Néchama et ‘Haya) le divin constitue un aspect parmi d’autres et ces niveaux peuvent donc s’accommoder d’une vie dénuée de perception du divin. En revanche, ‘l’Essence de l’âme est enracinée dans l’Essence divine’ et ne considère donc rien en dehors de D.ieu.

Le bleu infini :

Rabbi Israël Baal-Chem-Tov ‘se perdit’ un jour sur l’infini bleu de la mer quand il entreprit avec sa fille Odèle, et son Sofer, le Rav Tzvi (du même nom que le Rav Tzvi Dovber Pachter), un voyage en Terre sainte. Ils ‘échouèrent’ un beau jour sur une île déserte, et là-bas, il se passa une chose étrange. Le Baal-Chem-Tov perdit la mémoire.

En un clin d’œil il oublia toute la Torah qu’il connaissait. Il ne savait plus rien, pas un seul verset, pas une seule Michnah. Le Baal-Chem-Tov réagit en demandant à son élève, le Rav Tzvi, de lui réapprendre l’Aleph-Beïth. Ainsi, assis tous les deux sur le sable du rivage, les deux hommes étudièrent. Rav Tzvi enseigna, une par une, toutes les lettres de la langue sainte à son maître. Le Baal-Chem-Tov réapprit ainsi chacune des lettres et à la fin de leur étude la mémoire lui revint.

Cette histoire n’est pas sans nous rappeler un enseignement rapporté dans le traité Nida. Il est écrit qu’avant sa naissance, Hachem enseigne toute la Torah à l’enfant dans le ventre de sa mère. Cependant, lorsque celui-ci vient au monde un ange le touche sur le haut des lèvres afin qu’il oublie tout ce que D.ieu lui a enseigné. Dans ce cas pourquoi lui avoir enseigné toute la Torah, si finalement un ange lui fait oublier tout ce qu’il a appris ?

En réalité l’enfant n’oublie pas tout ce qu’il a appris car il garde une trace de toute la Torah que l’Eternel lui a enseigné. De fait, sans cette marque indélébile l’enfant ne pourrait pas par la suite apprendre et retenir le moindre enseignement. L’Eternel a gravé dans l’âme de chaque juif, avant même que celui-ci ne vienne au monde Sa Parole bénie. L’Aleph, le Beïth, et toutes les autres lettres restent éternellement vivantes dans son âme.

Ce Chabbat, avec l’aide d’Hachem, nous lirons les 10 Commandements, lesquels commencent par le mot Ano’hi qui lui-même commence par la lettre Aleph. Cela s’accorde avec l’enseignement du Rabbi sur la raison pour laquelle chaque enfant juif commence son étude de la Torah par l’étude de l’Aleph car de manière profonde cette lettre représente l’Essence de toutes les lettres hébraïques. Aleph contient donc en elle-même toute l’essence de la Torah, et lorsqu’il apprend la lettre Aleph chaque enfant juif éveille le lien qui unit son âme au Saint béni soit-Il.

Nous pouvons dés-lors comprendre la raison pour laquelle le Baal-Chem-Tov demanda à son Sofer de lui réapprendre l’Aleph-Beïth quand il oublia toute la Torah. Il lui fallait en fait réveiller ce lien profond et immuable qui le lie à D.ieu. Peut-être que nous pouvons établir ici un lien avec le fait que le Rabbi insiste sur la présence des enfants lors de la lecture des 10 Commandements que nous récitons le jour du Chabbat Vaèt’hanan. En effet, d’une certaine manière, cela vient nous rappeler le moment pendant lequel l’enfant se trouve dans le ventre de sa mère, et apprend chaque lettre de la Torah de la bouche du Saint béni soit-Il. Ce moment qui précède la naissance correspond à la formation de l’âme divine, au lien qui unit chaque enfant d’Israël à son Père qui est dans le ciel.

De fait, l’union de l’âme Juive avec D.ieu est au centre du Dvar Mal’hout sur la Paracha Vaèthanan. Le Rabbi reprend le principe selon lequel un dévoilement atteint la perfection lorsqu’il unit les limites du monde au divin illimité, lorsque la lumière infinie s’unit à la lumière qui provient du service divin de l’homme.

A ce sujet le Rabbi explique la raison pour laquelle les 10 Commandements sont dits à deux reprises dans la Torah. Une première fois dans la Paracha Yitro, et une seconde fois dans la Paracha Vaèt’hanan.

La Paracha Yitro met en valeur le fait que le monde et tout ce qu’il contient se soumirent totalement à la Lumière divine qui fut dévoilée au Mont-Sinaï, ainsi qu’il est écrit : ‘il y eut du tonnerre et des éclairs et une nuée lourde sur la montagne, et le son du Choffar était très fort, tout le peuple trembla’ (Yitro, 19, 16). Face au dévoilement divin l’homme s’annule, se tient en retrait, ainsi qu’il est dit (Yitro, 20, 15) : ‘Le peuple vit et ils tremblèrent et se tinrent debout, de loin’.

A l’opposé, la Paracha Vaèt’hanan exprime que le but de tout dévoilement divin consiste à ce que l’homme parvienne à intérioriser de manière profonde la Parole divine, ainsi qu’il est dit (Yitro, 20, 19) :’Vous avez vu que ce sont des cieux que Je vous ai parlé’.

Le premier niveau, de la Paracha Yitro, correspond au dévoilement de la lumière qui vient de D.ieu, ‘d’En-haut’, à l’image du ‘Youde’ supérieur du ‘Aleph’, et le niveau de la Paracha Vaèt’hanan correspond au dévoilement de la lumière qui provient du travail de l’homme, ‘d’En-bas’, à l’image du ‘Youde’ inférieur du ‘Aleph’. Ce travail consiste à intégrer la Parole de D.ieu de manière profonde dans ses pensées ses paroles et ses actions.

C’est précisément l’union de ces deux lumières qui représente l’aboutissement de notre service divin, car cette union est l’expression du dévoilement de l’Essence divine. En effet, le Rabbi souligne que le chiffre 2 (‘deux lumières’) ne représente pas seulement la répétition d’une chose, mais exprime en réalité ‘la multiplication d’une chose à l’infini’.

C’est la raison pour laquelle le Rabbi explique que la Haftarah que nous lisons ce Chabbat intitulée ‘Na’hamou Na’hamou’ n’exprime pas seulement le fait que L’Eternel consolera Ses enfants lors de la Délivrance finale : la répétition du mot ‘Na’hamou’ exprime le caractère infini des évènements qui auront lieu dans les Temps messianiques. La reconstruction du troisième Temple et le dévoilement de l’Essence de la Torah (par l’intermédiaire du Machia’h) : ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’,

Il est écrit (Mikets, 41, 32) : ‘Quant à la répétition du rêve à Pharaon par deux fois, c’est que la chose est prête par D.ieu, et que D.ieu se hâtera de l’accomplir’.
Rachi explique, au sujet de ce verset, que ‘si le rêve s’est répété deux fois, c’est que l’évènement est imminent’, et ‘ce que D.ieu prépare (‘les sept bonnes années’) Il le montre à Pharaon’. Ici encore, la répétition (le chiffre 2) signifie que la chose est vraie, qu’elle est sur le point d’être accomplie par D.ieu. Or, la ‘Hassidout définit la Vérité en mettant l’accent sur le fait qu’elle ne connaît pas d’interruption, qu’elle ne s’interrompt jamais. Ainsi, il apparaît à l’évidence que la signification profonde de ‘la répétition du rêve à Pharaon par deux fois’ s’accorde à l’enseignement du Rabbi selon lequel le chiffre ‘2 ‘est une évocation de l’infini, car la Vérité n’a pas de fin.

Dans la Paracha Ytro, l’accent est mis sur le dévoilement divin :

Il est écrit (Yitro, 19, 16) : ‘il y eut du tonnerre et des éclairs et une nuée lourde sur la montagne’.
A la lumière des enseignements du Rabbi ‘la montagne’ est une allusion à la réalité physique et matérielle de ce monde, et le fait qu’elle soit recouverte d’une épaisse ‘nuée’ exprime l’idée de la réalité qui s’efface face au dévoilement de la Parole divine (imagée par la masse du nuage). Le son du Choffar qui ‘va en grandissant’ accentue cette idée, car en fait, qu’il s’agisse de la vision ‘du tonnerre et des éclairs’, ou d’entendre ‘le son du Choffar qui était très fort’, tous nos sens étaient alors soumis au dévoilement divin au point que nous percevions plus comme auparavant le monde physique car celui-ci était devenu imperceptible. L’apparence de la réalité s’était estompée pour ne laisser apparaître que ce qu’elle dissimule à l’intérieur d’elle-même, c’est-à-dire la Parole divine qui la crée et la vivifie à chaque instant. Cela s’exprime par le fait qu’il est dit (Yitro, 20, 15) : ‘Ils tremblèrent et se tinrent debout, de loin’.

Dans la Paracha Vaèt’hanan, l’accent est mis sur le fait d »intégrer le divin :

Cependant la possibilité nous est donnée d’assister au dévoilement de D.ieu sans ‘se tenir debout, de loin’ et c’est précisément par notre attachement au Rabbi que l’on y parvient, ainsi qu’il est dit (Yitro, 19, 17) : ‘Moché fit sortir le peuple à la rencontre de D.ieu’.

Les enfants d’Israël demandèrent à Moché d’être leur intermédiaire, ainsi qu’il est dit (Vaèt’hanan, 5, 21-24) : ‘Aujourd’hui nous avons vu que D.ieu parle à l’homme et celui-ci peut vivre, tout ce que dira l’Eternel notre D.ieu à toi, nous écouterons et nous ferons’. Un Juif peut entendre la Parole de D.ieu et vivre.

Dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Dévarim le Rabbi enseigne que lorsque les trois semaines d’affliction commencent par un Chabbat le jour du 17 Tamouz, et se terminent par un Chabbat le jour du 9 Av, alors il brille Durant ces trois semaines les 3 Mo’hin (‘Ho’hmah, Binah, Daat). Par ailleurs, durant le Chabbat ‘Hazon du 9 Av chaque Juif a une vision du Beït-Ha-Mikdache, il voit le Temple ‘de loin’. Enfin, le Rabbi nous enseigne qu’après le Chabbat ‘Hazon du 9 Av viennent les 7 Chabbat de consolation, lesquels correspondent aux sept Midots (‘Hessed Gvurah Tiférèth Nétsa’h Hod Yessod).

A la lumière de cet enseignement du Rabbi, il est possible de dire que la vision du Temple, du fait qu’elle soit une vision ‘de loin’, est un dévoilement ‘d’En-haut’ (conformément au niveau de la Paracha Yitro), et les 7 semaines qui suivent cette vision correspondent à un travail ‘d’En-bas’ (conformément au niveau de la Paracha Vaèt’hanan). De fait, la perfection est réalisée par l’union de ces deux niveaux, et dans ce cas, durant la période des 7 semaines, un Juif fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’attacher aux enseignements du Rabbi et les mettre en pratique de manière concrète afin que sa vision du Temple ne soit plus ‘de loin’, mais que celle-ci pénètre dans son cœur, de manière profonde.

‘Plus profondément encore’ :

Les dix Commandements sont donc mentionnés 2 fois dans la Torah. La première fois représente la Parole d’Hachem et la seconde fois fois représente la Parole de Moché. Le Rabbi nous donne une autre explication à ce sujet : les enfants d’Israël ne purent supporter d’entendre les deux premiers Commandements de la Bouche de l’Eternel. Lorsque l’Eternel parlait, l’âme des enfants d’Israël quittait leurs corps, ainsi qu’il est écrit (Chabbat, 88b) : ‘A chaque expression divine, leur âme s’envolait…Mais L’Eternel la leur restituait avec la rosée dont Il fera revivre les morts’.

‘Leur âme s’envolait’ car ce fut un dévoilement trop élevé pour le peuple Juif, et c’est précisément pour cela que Moché dût répéter à son tour les Commandements divins, afin de mettre la Parole divine à la portée des enfants d’Israël. En d’autres termes, Moché réalise l’union entre la Parole divine avec l’intellect de l’homme. Lorsque Moché enseigne les 10 Paroles divines elles touchent l’âme et le cœur des enfants d’Israël de manière profonde. Elles sont comprises au moyen de l’intellect, ressenties dans le cœur, et surtout, elles inspirent concrètement l’action. C’est le sens de l’explication de Rachi sur le verset (Michpatim, 21, 1) : ‘Et voici les Lois que tu placeras devant eux’. Les Lois de D.ieu sont, comme des aliments, ‘dressées sur une table, prêts à être consommés’.

Par ailleurs, le Rabbi souligne que d’un autre côté, bien que la parole de Moché possède l’avantage d’être assimilée par l’homme, elle ne dévoile pas la dimension profonde de la Torah, son Essence (comme ce fut le cas quand l’Eternel s’adressa Lui-même aux enfants d’Israël). En fait, c’est le Machia’h qui terminera la mission de Moché car lorsqu’il parlera aux enfants d’Israël il dévoilera l’Essence de la Torah, et dans ce cas la dimension profonde de la Torah sera reçue de manière profonde, intégrée, par les Juifs sans que leurs âmes ne quittent leurs corps. Le Machia’h unira l’Essence divine avec les forces de la partie de l’âme qui s’habillent dans le corps (les forces de l’intellect, les sentiments et les actions concrètes).

*Dans le discours intitulé ‘Et tu ordonneras aux enfants d’Israël’, le Rabbi établit la différence qui existe entre les 2 niveaux de l’âme : le niveau de ‘Haya’ (ou ‘Mazal’) et le plus haut niveau : l’Essence de l’âme, laquelle désigne l’âme telle qu’elle est ‘enracinée dans l’Essence divine’ et elle est donc (‘comme’ l’Essence divine) au-delà de de toutes les limites que constituent les lettres et les noms qu’elles composent.

Le Rabbi nous donne alors deux raisons pour lesquelles Israël croit en D.ieu.

La première est que ‘l’âme qui ne s’habille pas dans le corps (‘Haya) voit le Divin’. Cette vision est donc au-delà de l’intellect (puisque cette vision vient du niveau de l’âme qui est supérieur au niveau de l’âme qui s’habille dans le corps, et donc d’un niveau supérieur aux forces de l’intellect qui s’habillent dans le cerveau).

Ainsi, comme ‘l’âme qui est en-haut’ voit le Divin, elle influence l’âme qui est dans le corps en lui donnant la émounah, Cependant, cette émounah n’est pas profonde car elle ne vient pas de nous-mêmes mais d’une vision, et toute chose que nous voyons (même quand il s’agit d’une vision de l’esprit) demeure extérieure à nous-mêmes. D’un côté il y a nous-même et de l’autre la chose que nous voyons. A l’opposé, quand il s’agit du dévoilement de l’Essence de l’âme et de la émounah qui naît de ce dévoilement, il ne s’agit plus d’une vision qui est extérieure à nous-mêmes mais du dévoilement du Divin qui fait ‘Un’ avec nous-même (car l’Essence de l’âme est enracinée dans l’Essence divine) et dans ce cas notre émounah est profonde, fait ‘Un’ avec nous-mêmes.

Le Rabbi définit l’Essence de l’âme comme étant l’Essence de toutes les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps. L’influence de l’Essence de l’âme n’est donc pas ‘Makif’ (superficielle) et la possibilité nous est donnée de dévoiler et d’unir ce niveau supérieur de l’Essence divine avec les forces de notre intellect, de nos sentiments et de nos actes.

En guise de conclusion :

Le Rabbi réalise l’union entre la Parole divine avec l’intellect de l’homme et c’est au sujet du verset : ‘Et voici les Lois que tu (Moché) placeras devant eux’ que Rachi explique que ‘les Lois de D.ieu sont, comme des aliments, ‘dressées sur une table, prêts à être consommés’.

De la même façon, le Rabbi est le Moché de notre génération, il est celui qui dévoile l’Essence de notre âme afin que notre émounah soit profonde. Il unit les enfants d’Israël avec Or-ein-sof. Aussi, l’expression employée par Rachi selon laquelle ‘les Lois de D.ieu sont, comme des aliments, ‘dressées sur une table, prêts à être consommés’ peut tout aussi bien s’appliquer aux concepts de la ‘Hassidout ‘Habad. Les enseignements du Rabbi sont comme des aliments car celui qui s’attache à les étudier avec toutes les forces de son âme finit par les intégrer de manière profonde. A l’exemple de l’Admour Haemtsaeï dont il est dit que ‘si l’on ouvrait ses veines on verrait couler des paroles de ‘Hassidout’, lorsque l’on s’applique à étudier la Torah du Rabbi alors on parvient à ce que ces enseignements qui sont au-delà de ce monde matériel car ils sont liés à l’Essence divine deviennent ‘prêts à être consommés’, c’est à dire qu’ils nous insufflent une nouvelle vitalité, aussi bien matérielle que spirituelle.

Le Rabbi ‘place devant nous’ l’Essence de la Torah ‘comme des aliments dressés sur une table’ signifie dans ce cas que le Rabbi met à notre portée l’Essence divine.

Peut-être que ces paroles de Rachi font aussi allusion à la table qu’Hachem dressera pour les Tsaddikim lors du dévoilement du Machia’h. Pendant ce festin chacun mangera de la chair du poisson, le Léviathan, de la viande du taureau sauvage, le Chor-ha-Bar, et boira du vin que L’Eternel garde en secret, le vin ‘Méchoumar’.

A l’évidence ce vin et ces aliments sont tous des allusions aux enseignements du Rabbi et à tous les secrets qu’ils renferment et qui seront alors dévoilés lors de la Délivrance finale très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

Barou’h Dayan Haemet : Le Rav Shalom Ber Butman a’h, Chalia’h du Rabbi à Nahalat Binyamin à Tel Aviv, 88 ans, a quitté ce monde le 10 Av 5783

Barou’h Dayan Haemet : Le Rav Shalom Ber Butman a’h, Chalia’h du Rabbi à Nahalat Binyamin à Tel Aviv, 88 ans, a quitté ce monde le 10 Av 5783

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris ce matin le décès du Rav Shalom Ber Butman, l’un des doyens et des plus éminents Hassidim de Habad en Terre Sainte, une figure influente dans la communauté et l’émissaire du Rabbi dans le quartier Nahalat Binyamin à Tel Aviv. Il laisse derrière lui sa grande famille, dont certains sont les émissaires du Rabbi et dans le domaine de l’éducation.

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris ce matin le décès du Rav Shalom Ber Butman, l’un des doyens et des plus éminents Hassidim de Habad en Terre Sainte, chef de la communauté Habad à Tel Aviv et doyen des émissaires du Rav en Terre Sainte, une figure influente dans la communauté et émissaire du Rabbi dans le quartier Nahalat Binyamin à Tel Aviv.

Il laisse derrière lui sa grande famille, dont certains sont les émissaires du Rabbi et dans le domaine de l’éducation. Il avait 88 ans.

Il est né à Moscou le 12 Elul 5694 (1934), fils du Rav Shneur Zalman Butman et de son épouse Judith, fille du Rav Menahem Mendel Schneerson (un des descendants du Tsemah Tsedek).


1947 : Le Rav Shalom Ber Butman, 12 ans, à coté du Rabbi à l’hôtel Prima à Boulogne, avec un groupe de réfugiés d’Union Soviétique.

Dans sa jeunesse, il a quitté l’Union soviétique avec sa famille lors de la grande évasion et est arrivé à Paris, en France. La famille Butman a aidé la mère du Rabbi, la Rebbetzin Hanna, et le Rav Butman a reçu de nombreuses faveurs du Rabbi.

Le 13 Adar I 5714 (1954), il a émigré avec sa famille aux États-Unis. En 1957, il est allé en Israël pour soutenir les résidents à la suite de l’attentat à l’école professionnelle de Kfar Habad où cinq étudiants ont été assassinés. En 1957, il a été envoyé par le Rabbi en Angleterre pour établir l’organisation de jeunesse Agudat Habad.

En 1957, il a épousé son épouse  Deborah, présidente de N’shei Habad et fille du Hassid Rabbi Haim Shmaryahou Gourary.

Entre 1959 et 1968, il a vécu à Crown Heights.

En 1968, il s’est installé à Tel Aviv, où il a été nommé gabba  de la synagogue « Merkaz Habad » sur Nahalat Binyamin Street.

Le Rav Butman a servi depuis 1977 comme Machpia à Tel Aviv, gabbai de la synagogue « Centre Habad Tel Aviv » sur Yavneh Street, et dirigeant du Centre Habad sur Nahalat Binyamin Pedestrian Mall.

Le Rav Butman était connu comme un orateur talentueux. Lors d’un voyage récent à Paris, il a retracé les lieux où le Rabbi et sa mère, la rebbetzin Hanna, ont séjourné en 1947 et le lien spécial avec ses parents et sa famille.

Il laisse derrière lui sa famille :

Son fils, le Rav Yossef Its’hak Butman – Guide spirituel général et surveillant principal à la Yeshiva Tomchei Tmimim Central à Lod
Son fils, le Rav Eliezer Yochanan Butman – Emissaire à Hadera
Son fils, le Rav Yehuda Butman – Emissaire à Ramat Hasharon
Sa fille, l’épouse du Rav Shlomo Yehuda Segal – à Crown Heights.

Il laisse également derrière lui son frère et ses sœurs :
Le Rav Shmuel Butman, directeur de Tza’h Central à New York,
La Rabbanit Leah Kahn, épouse du Hozer Rav Yoel Kahn a’h
Et la Rabbanit Miriam Sverdlov, épouse de Rav Leibel Sverdlov.

Son épouse, Mme Deborah Butman, a quitté ce monde le 10 Nissan 5783 (2023).

Son fils, le Rav Israel Barou’h Butman – Emissaire à Nahariya, Directeur du réseau Oholei Yossef Its’hak et membre du conseil d’administration d’Agudat Chassidei Habad en Israël, a quitté ce monde le 6 Adar 2, 2014 à l’âge de 55 ans.

La Lévaya du Rav Shalom DovBer Butman aura lieu à 10h30 au domicile familial, 5 George Eliot Street, Tel Aviv, en direction de la synagogue Habad, 10 Yavneh Street, Tel Aviv, passant par Nahalat Binyamin au coin de Mazeh.

De là, elle continuera au funérarium Shamgar à Jérusalem, d’où elle partira à 13h00 pour le Mont des Oliviers, où il sera enterré à côté de son épouse.

 

Vendredi 28 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Vaet’hanane – Chabbat ‘Na’hamou – « Tefillines de l’intellect et du cœur » – Rav Levi Azimov

Vendredi 28 juillet 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Vaet’hanane – Chabbat ‘Na’hamou – « Tefillines de l’intellect et du cœur » – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Vaet’hanane – Tefillines de l’intellect et du cœur
Source : Likouté Si’hot volume 39, deuxième Si’ha sur Vaet’hanane