Ce soir est le jour de la Hilloula du père du Rabbi, Rabbi Lévi Its’hak Schneerson, une opportunité pour les ‘Hassidim d’apporter au Rabbi quelque chose qui lui tenait personnellement à cœur.
Ce soir, 20 Av, Hilloula de Rabbi Lévi Its’hak Schneerson, père du Rabbi de Loubavitch.
Bien que de manière générale le Rabbi ne fasse pas de demandes personnelles, quand il s’agit du 20 Av, les choses sont différentes. Le Rabbi a demandé d’étudier et de donner de la Tsedaka à la mémoire de son illustre père, en particulier le jour de sa Hilloula.
Le Rabbi n’a pas seulement demandé de faire cela, il a également accordé une bénédiction unique à ceux qui l’ont fait. Lors d’un Farbrenguen du 20 Av, le Rabbi a déclaré que toute personne qui participe à la collecte de fonds organisée à la mémoire de son père sera « certainement remboursée par Hashem… jusqu’à 500 fois plus ! »
‘Habad Loubavitch Kazakhstan, qui diffuse le judaïsme à l’endroit même où Rabbi Lévi Its’hak a donné sa vie, organise actuellement leur campagne annuelle.
Chaque don contribuera à financer leurs activités, poursuivant ainsi le travail de de diffusion du judaïsme et l’accueil des visiteurs sur la sainte tombe de Rabbi Lévi Its’hak.
Le Camp Gan Israel à Parksville, New York, a organisé un Chabbat plein Parshat Ekev en préparation pour ‘Haf Av,la Hilloula du père du Rav, Rav Levi Its’hak Schneerson, le grand Gaon et Mekoubal.
Le personnel et les enfants de la colonie ont prié ensemble avec les Rabbanim, les directeurs de Yéchiva et les Mashpiim présents au camp pour le rassemblement annuel du Yar’hei Kallah mondial d’étude de la Torah en l’honneur de ‘Haf Av.
Le Rav chérissait profondément – tant en privé qu’en public – les Yar’hei Kallah organisés en mémoire de son père. Il avait même mentionné que c’était l’accomplissement de sa pratique de la Misvah d’honorer ses parents (même après leur disparition).
L’organisation du Yar’hei Kallah est assurée par le Rav Avraham Shemtov, qui dirige le camp depuis 68 ans et est président d’Agudas Chassidei Habad International. Au fil des ans, le Rav Shemtov a eu le mérite de voir le Rav prendre un intérêt personnel dans les déroulements du Yar’hei Kallah.
L’invité d’honneur du rassemblement est le directeur du camp, le Rav Yossi Futerfas, et son frère, le Rav Shlomo Futerfas, qui gère les services alimentaires de la colonie.
Motsaei Cahbbat, un grand Melave Malka a eu lieu dans la synagogue de la colonie, un événement que le Rav avait demandé aux Hassidim de participer et avait même demandé qu’il y ait des transports depuis Crown Heights pour que les locaux puissent y assister en l’honneur de son père.
Le programme :
Maître de cérémonie : Rav Zalman Wilschansky – Rosh Yeshiva Tomchei Tmimim à Morristown, NJ.
Dvar Mal’hout : Rav Ephraim Demichovsky – Mashgia’h à la Yeshiva centrale Tomchei Tmimim à Kfar Habad, et parmi les « Hoizrim » du Rabbi.
‘Haf Av : Rav Avraham Shemtov – Chalia’h du Rabbi, président d’Agudas Chassidei Habad International et organisateur du Yar’hei Kallah
Hakhel : Rav Its’hak Aizik Lando – Grand Rabbin de Bnei Brak
Yar’hei Kallah – une intervention en anglais : Rav Shlomo Kaplan – Rosh Yeshiva du Beth Midrash Oholei Torah à Crown Heights
Programme musical : Le célèbre chanteur hassidique Levy Falkowitz.
Rav Shamai Ende, Rosh Yeshiva and Rav de Habad S. Paolo, Bresil
Le Rav Yoswef Its’hak Kalmenson, Rosh Yeshiva à New Haven
Le Rav Sholom Ber Haikin, Rav de Habad Cleveland, Ohio
Rabbi Yaakov Yosef Kuperman, Maggid Shiur in the Chabad Yeshiva in Kiryat Gat
Rabbi Yitzchok Kenig, Rosh Yeshiva Chabad in Lod
Le Rav Yaakov Goldshmid, Mashgiach Yeshiva Tomchei Tmimim de Kfar Habad
המתפללים בארבעה זוגות תפיליו כך נוהגים:
א) מניחים תפילין של יד ותפילין של ראש של רש »י קודם אמירת פרק « איזהו », ומתפללים בהם עד אחרי « אך צדיקים גו ».
ב) מסירים תש »ר דרש »י, ומניחים – בלא ברכה – תש »ר דשמושא רבא וקוראים שמע גו’ עד אמת ואומרים מזמורי תהלים כפי שנחלק לימי החודש, והמהדרים היו לומדים אותם עם פירש »י ו[פירושי] ה »מצודות ».
ג) אח »כ מניחים תפילין דר »ת – בלא ברכה – וקוראים שמע גו’ עד אמת, פ’ קדש גו’ והזכירות שנדפסו בסידור. ולומדים פרק משניות כל אחד לפי הבנתו.
ד) מסירים תש »ר דר »ת ומניחים תש »ר דראב »ד – בלא ברכה – ןקוראים שמע גו’ עד אמת, ולומדים פ’ חומש עם פירש »י – מפרשת השבוע: יום א’ עד שני, ביום ב’ פרשה ב’ וכו’.
Ceux qui prient avec quatre paires de Tefilines doivent adopter la manière d’agir suivante:
1/ On met, sur le bras et sur la tête, celles de « Rachi » avant « Eizehou Mekoman » (Sidour p.23). On prie en les portant jusqu’à « A’h Tsaddikim » (Sidour p.85).
2/ On enlève la « tête » de Rachi et l’on met, sans bénédiction, celle de « Chimoucha Rabba ». On dit le Chema jusqu’à Emet et les Tehilim correspondant à ce jour, selon la répartition mensuelle. Ceux qui étaient méticuleux dans l’accomplissement des Mitsvot les étudiaient avec les commentaires de Rachi et des Metsoudot.
3 / Puis, on met les Tefilin de Rabbénou Tam, sans bénédiction. On dit le Chema jusqu’à Emet, puis Kadech (Sidour p.85) et les Ze’hirot qui sont imprimés dans le Sidour (p.86). On étudie ensuite un chapitre de Michna, chacun selon sa compréhension.
4/ Enfin, on enlève la « tête » de Rabbénou Tam et l’on met celle de Rabad, sans bénédiction. On dit le Chema jusqu’à Emet. On étudie un passage de ‘Houmach avec le commentaire de Rachi extrait de la Paracha de la semaine, le dimanche jusqu’au Cheni, le lundi jusqu’au Chelichi et ainsi de suite.
Regardez : Pour ‘Haf Av, un nouveau film poignant a été produit, racontant l’histoire émouvante des larmes versées sur les Tehilim par Rabbi Lévi Its’hak Schneerson, le père du Rabbi. Ce récit est un témoignage vibrant des derniers jours de Rabbi Lévi Its’hak.
La vidéo présente des extraits poignants des écrits de Rabbanit Hanna, la mère du Rabbi, apportant un témoignage vivant des derniers jours de Rabbi Lévi Its’hak.
Aujourd’hui, au Kazakhstan, là où Rabbi Lévi Its’hak a sacrifié sa vie pour la propagation du judaïsme, les émissaires du Rabbi continuent de faire vivre son héritage. Avec six Beth Habad réparties dans le pays, dans des villes telles qu’Almaty, Astana, Pavlodar, Oust-Kamenogorsk, Kostanaï, Karaganda, et Shymkent, une véritable révolution juive est en train de se dérouler au Kazakhstan.
Après des décennies d’obscurité spirituelle, les Juifs du Kazakhstan peuvent enfin vivre leur judaïsme avec fierté. Ils peuvent se rassembler pour célébrer une circoncision, une Bar Mitsva, se marier en respectant la Hala’ha, étudier la Torah, prier et célébrer les fêtes juives.
Avec votre aide, ces émissaires poursuivront leur mission et leur influence s’amplifiera!
Un terroriste a ouvert le feu sur des patrouilleurs municipaux à Nahalat Binyamin, peu de temps avant la grande manifestation à Kaplan, et a été abattu à mort par l’un d’eux. La victime, Chen Amir, a été transportée à l’hôpital Ichilov pendant que des tentatives de réanimation étaient en cours, où son décès a été confirmé. Vidéo : le terroriste passe devant un restaurant – et tire
Un attentat au cœur de Tel Aviv, peu de temps avant la manifestation prévue à Kaplan : un patrouilleur de sécurité municipale (SLA) de la ville de Tel Aviv a été gravement blessé Chabbat après midi, par des tirs dans la rue Montefiore à l’intersection de Nahalat Binyamin, après que le terroriste a ouvert le feu sur lui et sur son collègue – qui a répondu par des tirs et l’a neutralisé.
Le patrouilleur, Chen Amir, a été transporté dans un état critique à l’hôpital pendant les tentatives de réanimation, et là son décès a été confirmé.
Selon la municipalité de Tel Aviv, le terroriste, Kamel Abu-Bakr (22 ans), a attiré l’attention de deux patrouilleurs de la SLA qui se trouvaient dans la zone de l’attentat. Ils se sont approchés de lui – et il a sorti un pistolet et a tiré dans la tête de l’un d’eux. Le second patrouilleur l’a neutralisé, et son décès a été confirmé plus tard à l’hôpital.
Le commandant Kobi Shabtai a déclaré sur les lieux de l’attentat : « Après une courte poursuite, le patrouilleur l’a neutralisé. Le terroriste a écrit dans une lettre qu’il était ‘prêt à se sacrifier’. Nous vérifions s’il avait des complices ». Concernant les manifestations prévues à Kaplan, il a déclaré : « L’événement est sécurisé, nous renforçons nos forces ».
Un haut responsable de la police a déclaré qu’il était suspecté que le terroriste avait l’intention de se rendre à la rue Kaplan pour y commettre l’attentat – pendant les manifestations contre la révolution juridique. Environ 700 policiers sont arrivés pour sécuriser la manifestation à Kaplan, et la police du district de Tel Aviv est en état d’alerte élevé.
Le patrouilleur qui a neutralisé le terroriste a raconté : « Mon partenaire et moi roulions sur l’axe Allenby et avons tourné à gauche vers Montefiore. Nous avons identifié une personne suspecte qui se tenait à l’angle de la rue Nahalat Binyamin. Quand il nous a vus arriver avec les motos, il n’a pas établi de contact visuel avec nous, ce qui a éveillé nos soupçons. Nous avons tourné sur le trottoir pour le vérifier, et pendant que mon partenaire mettait la moto en place, le suspect a sorti un pistolet de derrière son dos et a commencé à tirer sur lui.
« J’ai sorti mon pistolet, il a essayé de me tirer dessus aussi, et je l’ai poursuivi jusqu’à ce qu’il tombe et que le pistolet lui échappe. A ce stade, j’ai arrêté de tirer, je me suis tenu sur lui avec l’arme pour qu’il ne bouge pas, et j’ai appelé les forces pour s’occuper de mon collège ».
Le porte-parole de la police, Eli Levy, a appelé le public à ne pas se rendre sur les lieux, et a indiqué qu’il n’y avait pas de changement dans les instructions pour la manifestation à Kaplan : « Il y a beaucoup de forces de police qui sont en route pour comprendre si le terroriste a agi seul ou si quelqu’un l’a aidé. C’est un événement difficile qui est géré par le MDA et la police ». A propos de la manifestation, il a dit : « Il n’y a pas de changements, vous pouvez venir comme le commissaire le dit chaque semaine. Il faut rester vigilant et signaler tout ce qui semble inhabituel ».
Gil, qui était près du lieu au moment de l’attentat, a raconté : « Je roulais en scooter à Nahalat Binyamin et je me suis arrêté à un feu rouge, puis soudainement des coups de feu ont commencé à résonner, au moins cinq. Je me suis retourné et j’ai entendu des cris et j’ai vu des gens courir vers moi, alors que quelqu’un tirait à vingt mètres de nous. Quelqu’un a crié vers moi « Cours, ils nous tirent dessus, c’est un attentat’. J’ai filé avec le scooter et j’ai senti que j’allais m’évanouir. J’ai eu une peur terrible, je n’ai jamais tremblé comme je tremble maintenant ».
Le terroriste qui a perpétré l’attentat est Kamel Abu-Bakr (22 ans), résident illégal et habitant du village de Romana, qui a vécu ces deux dernières années dans le camp de réfugiés de Jénine. Il était membre de la brigade de Jénine, identifiée avec la branche militaire du Jihad islamique, et était recherché en Israël. Plusieurs terroristes sont sortis du village de Romana par le passé, dont ceux qui ont perpétré l’attentat à Elad à la fin de la Journée de l’Indépendance l’année dernière. Les forces de sécurité devraient enquêter sur les membres de sa famille.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué la réponse de l’unité municipale : « Je loue les membres de l’unité pour la sécurité urbaine de la municipalité de Tel Aviv pour leur vigilance et leur réponse rapide, qui ont ainsi évité un attentat beaucoup plus grave. Nos forces de sécurité règleront leurs comptes avec tous ceux qui cherchent à nous nuire. »
Rav Berel Pachter a quitté ce monde le jour de Tisha Béav. Son ami d’enfance, Rav Mikhael Dahan de Montréal partage une histoire poignante en l’honneur de la fin des Shiva.
Rav Mikhael Dahan
Avant Nissan 5747, alors que j’étudiais au 770, mon frère aîné Rav Eliyahou Dahan m’a appelé avec une demande particulière. Il était allé en Chli’hout à Lille quelques mois auparavant, et il avait besoin d’aide pour les Mivtsayim de la Fête de Pessa’h qui approchait à grands pas. Amener les gens à vendre leur ‘Hametz et distribuer Matzah shmourah à toute la ville et ses environs était une tâche trop lourde pour être
accomplie seul. Éli m’a donc demandé si je pouvais venir avec quelques amis pour l’aider, au moins dix jours avant Pessa’h. J’étais réticent à accepter. Après tout, je n’ai jamais voyagé chez moi pour Pessa’h du 770 avant Yud Alef Nissan, et je n’avais pas envie de le manquer cette année. Après en avoir discuté avec d’autre ba’hourim, à la recherche de candidats volontaires, mon ami Berel Pachter A »H a dit qu’il
irait, mais que je devrais me joindre à lui.
Nous devions nous rendre à Paris jeudi, 3 Nissan et aller à Lille dimanche. Cependant, voulant attraper un autre Mincha avec le Rabbi, puis me laissant prendre dans les achats de dernière minute, j’ai raté mon vol. Après avoir réservé pour dimanche, j’ai appelé mon frère pour lui faire savoir que je ne serai pas là dimanche comme prévu, mais Berel y sera, afin qu’ils puissent commencer le travail. Sans être
frustré par le changement de plans, Eli me demande une faveur de plus. « Puisque tu seras au Farbrenguen ce Chabbat, donnerais-tu une bouteille pour le Farbrenguen de Youd Alef Nissan de jeudi prochain? »
Vous voyez, il était de coutume pour les Chlou’him qui préparaient un événement majeur de donner une bouteille de Mashké avant Chabbat. Au milieu du Farbrenguen, le Rabbi versait une partie de la vodka dans son verre, en renversait une partie de son verre dans la bouteille, puis de la bouteille au Chalia’h qui invitait tout le monde à l’événement et distribuait une partie du maskeh au ‘hassidim du 770. Bien qu’il soit inhabituel pour un Ba’hour de recevoir une bouteille, je sentais que je devais à mon frère d’acquiescer. C’était le moins que je pouvais faire pour expier mon retard.
Comme prévu, au milieu du Farbrenguen, je suis allé chercher la bouteille du Rabbi. Après avoir versé du Mashké dans mon verre, le Rabbi m’a demandé : « Noch imetsen fort mit dir ? » (Est-ce que quelqu’un d’autre voyage avec toi?)
Supposant que le Rabbi me demandait s’il y avait quelqu’un d’autre ici qui voyageait avec moi, afin qu’il puisse lui donner du Mashké aussi, je suis resté en silence, incapable de prononcer le mot « Nein » au Rabbi.
Alors le Rabbi demande à nouveau « noch imetsen fort mit dir ? » À ce moment-là, le mazkir Rav Groner, qui ouvrait les nombreuses bouteilles qui étaient sur la table, a dit au Rabbi « Ehr fort alein » (il voyage seul) et m’a fait signe d’inviter la foule à l’événement qui aura lieu à Lille jeudi prochain.
Quand je suis arrivé à Lille lundi matin, je leur ai raconté avec perplexité ce qui s’était passé au Farbrenguen. Berel s’est immédiatement exclamé : « J’ai écrit au Rabbi jeudi que je voyageais avec toi à Lille pour le mivtsah Matsah, alors le Rabbi t’a vu venir seul, il s’interrogeait en fait sur moi ! »
Maintenant, tout cela avait un sens. Ma confusion s’est transformée en admiration. J’ai peut-être oublié Berel Pachter quand je me tenais devant le Rabbi, mais le Rabbi ne l’a pas oublié. Malgré les centaines de lettres qui arrivaient chaque jour, le Rabbi prêtait attention aux détails et se souciait que personne ne soit laissé de côté.
La campagne a été un succès, certains de nos amis sont venus nous rejoindre d’Anvers, qui est à une courte distance en voiture. Le Farbrenguen était plein, Berel et moi avons distribué à tour de rôle le Mashké que le Rabbi a envoyé par notre intermédiaire pour l’occasion.
36 ans plus tard. J’ai raconté cette histoire au Farbrenguen de Youd Alef Nissan à Montréal il y a quelques mois. Le Mashpia Rav Itche Meir Gurary m’a demandé si j’avais déjà écrit à Rabbi pour expliquer pourquoi je ne lui avais pas répondu quand il m’a demandé si quelqu’un d’autre allait avec moi. Quand j’ai répondu par la négative, il m’a dit : « Tu devrais écrire aujourd’hui ! » Mais je ne pouvais pas parce
que je ne connaissais pas le nom de la mère de mon ami. Alors, le matin de Yud Alef Nissan, j’ai appelé Berel pour lui raconter ce qu’il s’était passé la nuit précédente et pour lui demander le nom de sa mère. Il était plein d’enthousiasme quand il a entendu la réaction du mashpiah. « Vous devriez écrire aujourd’hui! Wow, regardez le derher d’un ‘Hassid! 5747, 5783, quelle différence cela fait-il? Il suffit d’écrire au Rabbi comme si c’était hier ! »
Il m’a alors dit que tout était Behashga’ha pratit, et que c’était le bon moment pour lui demander le nom de sa mère pour écrire au Rabbi, parce qu’il venait de commencer un traitement. Il ne voulait pas élaborer, il voulait rester positif et était plein de foi que tout irait bien. Il semblait tout aussi positif que lorsque nous avons parlé quelques jours après qu’il soit rentré d’un coma médicalement induit suite à
son grave épisode de Covid-19 au début de la première vague. J’ai été envahi par une tempête émotionnelle. D’une part, entendre des nouvelles aussi terrifiantes, d’autre part, entendre un bita’hon si fort.
Je me suis immédiatement assis pour écrire une lettre au Rabbi, détaillant les sujets que j’avais discutés au Farbrenguen la nuit précédente, en particulier la motivation à faire vendre leur ‘hametz à tous ceux que nous rencontrons. J’ai mentionné que j’avais déjà commencé ce matin-là, demandant à un Juif que j’avais rencontré de remplir la procuration de vente du ‘hametz. J’ai ensuite raconté l’histoire et exprimé mes regrets de ne pas avoir répondu lorsqu’il m’a demandé si quelqu’un voyageait avec moi, expliquant que j’avais oublié à ce moment-là que mon ami était parti. Et bien sûr, j’ai imploré du fond de
mon cœur son rétablissement immédiat et complet, afin qu’il puisse continuer à inspirer son environnement.
Avant de l’envoyer au Ohel, j’ai décidé de le mettre dans un volume d’Igrot Kodesh. J’ai été stupéfait par le site des premiers mots de la lettre qui se trouvaient sur cette page du volume 10, lettre 3255 : « Après votre silence, j’ai été heureux de recevoir votre lettre avec un Pann à lire au Tziyun. Et j’ai aimé lire sur le Farbrenguen de Yud Tes Kislev, et surtout sur les bonnes résolutions dans le domaine des actions, et en
particulier que ces résolutions commençaient déjà à se matérialiser. » Incroyable! Chaque partie de ma lettre a été adressée. Cette fois, je me suis assuré d’inclure mon ami dans mon interaction avec le Rabbi, et encore une fois, le Rabbi n’a pas oublié de le mentionner. « Niflah! » (Formidable) était la courte réponse formulée par Berel en entendant ce développement.
(Pour la réussite spirituelle et matérielle de Shimon ben Schmouel et Yamna Marquès)
Pour expliquer que le don de soi, la force de messirout-néfèch est plus révélée dans notre génération que dans toutes les autres, y compris celle des Juifs qui connurent le dévoilement de la présence divine dans le Temple de Jérusalem le Rabbi précédent donne l’exemple du talon : ‘Ekev’.
La force de la volonté de l’âme humaine, bien qu’elle soit ‘makif’ c’est à dire bien qu’elle ne s’habille pas plus dans le cerveau que dans les autres membres du corps, se révèle plus particulièrement, essentiellement et principalement, dans les talons. Ainsi, un homme peut entrer son talon beaucoup plus facilement dans de l’eau brûlante que sa tête.
Le Rabbi précédent nous enseigne qu’il en va de même au sujet du corps constitué par toutes les générations des enfants d’Israël. La force de messirout-néfèch est en effet plus dévoilée dans notre génération (appelée la génération du ‘talon du Machia’h’) que dans toutes les autres générations.
Comme le talon qui est la partie inférieure du corps, notre génération est appelée le ‘talon’ en comparaison à la génération de Moché qui est elle-même appelée ‘la tête’ du grand corps constitué par toutes les générations des enfants d’Israël.
Cela est aussi vrai pour le corps constitué par les différentes ‘catégories’ de Juifs, car la force de messirout-néfèch est plus dévoilée chez les juifs simples qui sont du niveau du ‘talon’ que chez les érudits, les baal-mo’hin, qui eux-mêmes représentent le niveau de ‘la tête’, du cerveau.
Le Rabbi nous révèle à partir de cet enseignement de son beau-père un autre enseignement d’une force incroyable : L’obscurité de l’exil réveille et dévoile la force de messirout-néfèch, et ce même si l’obscurité et le dévoilement sont deux contraires qui s’opposent l’un à l’autre car la racine, l’origine de l’obscurité de l’exil, est l’obscurité du premier Tsimtsoum dont le but est de dévoiler la Présence de D.ieu dans le monde.
Le fait que l’Eternel dissimula Sa ‘Grande lumière’ et créa un ‘grand espace vide’ (le premier Tsimtsoum) peut être perçu comme obscur du fait que l’Eternel cacha véritablement Son Essence, ne laissant apparaître qu’un mince reflet de Sa lumière infinie.
Cependant le Rabbi nous explique que ce retrait, cette obscurité n’est pas une fin en soi, elle n’a pour seul but que le dévoilement futur d’une lumière ‘qu’aucun œil n’a vu’ : la lumière de la Délivrance. Cette ‘obscurité’ du premier Tsimtsoum est à l’exemple évoque celle d’un fils qui cherche son père et qui ne le trouve pas. En effet, D.ieu Se cacha dans la Création pour nous donner l’occasion de Le chercher et de Le trouver, exactement comme un père qui se cache dans le seul but que son fils lui exprime son amour en le cherchant de toutes ses forces.
L’obscurité de notre exil est donc à l’exemple d’un enfant (l’Assemblée d’Israël) qui cherche son Père (le Saint béni soit-Il) et la racine de notre exil, son origine, est liée au premier Tsimtsoum car la raison profonde du premier Tsimtsoum est la même que la raison profonde de notre exil : le dévoilement de la Lumière nouvelle et de la Torah du Machia’h.
Finalement, l’obscurité du premier Tsimtsoum est comme une braise, un morceau de bois qui a brûlé et qui nous semble éteint. Hachem a créé un ‘grand espace vide’ mais cela ne signifie pas que cet espace soit vide de Son Essence car Son Essence Se trouve là mais nous ne La percevons pas.
Comme l’étincelle cachée dans un morceau de bois brûlé qui nous semble éteint. Cependant, lorsque l’on souffle sur ce morceau de bois l’étincelle se ravive et devient cette flamme qui apparait avec encore plus de force. Ce souffle représente la force de messirout-néfèch. C’est précisément grâce au travail basé sur la force de messirout-néfèch que l’on révèle de manière concrète la Lumière (‘la raison profonde’) qui se cache dans l’obscurité.
En fait l’obscurité n’a été créée que pour le dévoilement de la lumière qu’elle dissimule de manière profonde. Aussi nous pouvons comprendre à présent que notre génération, celle du talon, celle de l’obscurité la plus profonde, détient le pouvoir de révéler la force de messirout-néfèch, car l’origine de l’obscurité (le premier Tsimtsoum) c’est le désir de D.ieu de dispenser Sa lumière bénie.
Aussi, la Paracha Ekev vient nous rappeler l’importance de faire don de nous-même de manière véritable (messirout-néfèch signifie donner son âme). La force de messirout-néfech qui découle de l’Essence de l’âme consiste à chercher de toutes nos forces notre Père Qui Se cache à notre regard et le Rabbi déclare que ‘le plus grave n’est pas de ne pas Le trouver, mais d’arrêter de Le chercher’.
De fait, l’Essence de l’âme d’un Juif est comparable à cette étincelle qui se cache dans un morceau de bois. ‘Souffler sur ce morceau de bois’ signifie que l’on révèle les forces cachées les plus fortes et les plus profondes de notre âme. C’est réveiller l’amour de D.ieu, qui dépasse la raison et l’intellect.
Le Rabbi écrit dans le Dvar Mal’hout de notre Paracha ‘qu’un Juif est propriétaire de la Réalité’, ‘qu’il lui appartient la force de se réveiller et de réveiller d’autres Juifs, et essentiellement de ‘réveiller’ le Saint béni soit-Il’.
Par ailleurs, le Rabbi écrit dans le Likouteï Si’hot (Tome 21 page 55) que ‘D.ieu doit-être présent dans chaque endroit où se trouve un Juif…Même si l’on ne se trouve pas physiquement, dans un endroit saint, ni même dans une situation sainte, on peut cependant bâtir le sanctuaire de D.ieu’.
‘Bâtir le sanctuaire de D.ieu’ signifie faire de ce monde matériel et de nous-même une demeure pour l’Essence divine. Cet enseignement s’applique à tous les moments de notre Vie, et aussi tout particulièrement durant le mois d’Elloul.
Dans le Dvar Mal’hout de la Paracha ‘Ekev’ il est question du contenu profond de notre service divin pendant le mois d’Elloul. La chose est connue que les lettres qui composent le mot ‘Elloul’ sont les initiales du verset : ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’, ‘Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi’.
De fait, le mois d’Elloul est propice à la Téchouva, et la partie profonde de la Torah nous enseigne que pendant le mois dElloul’, LEternel Se dévoile à celui qui Le recherche, ainsi qu’il est dit : ‘le Roi est dans les champs’, et dans ce cas il est donné à chacun, ‘Ani’, la possibilité de s’unir à D.ieu, ‘Dodi’, afin que le Saint béni soit-Il Se rapproche aussi de lui, ‘Dodi li’.
C’est-à-dire que le travail d’un Juif consiste à s’unir soi-même (‘Ani’) à D.ieu (‘Dodi’), et alors dans ce cas le Saint béni soit-Il se rapprochera de lui (‘Dodi li’).
Plus précisément, ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’ fait allusion à deux types de travail qu’un Juif se doit d’accomplir durant cette période de l’année.
‘Ani lé dodi’, représente le travail qui vient de l’homme, du bas vers le haut, qui consiste à purifier le corps. On accomplit ce travail en agissant de manière progressive (du plus facile vers le plus difficile). Par ailleurs, le Rabbi souligne que bien que notre action demeure limitée, car nous agissons avec nos propres forces, l’avantage est que le fruit de nos efforts a pour effet de pénétrer profondément en nous-mêmes.
‘Dodi li’, le second travail à accomplir, consiste à dévoiler la force infinie de notre âme qui est ‘une parcelle véritable de divinité d’En-haut’, afin d’attirer un dévoilement divin illimité, du haut vers le bas. Cependant, comme il s’agit ici d’un dévoilement du haut vers le bas, et bien qu’il s’agisse ici d’un dévoilement divin supérieur, il ne pénètre pas aussi profondément en nous-même, comme c’est le cas pour un dévoilement du bas vers le haut.
Aussi, le Rabbi écrit que ‘l’on atteint la perfection quand il y a l’union des deux sujets. ‘Ani lé Dodi’ et ‘Dodi li’, ensemble. Lorsque le niveau du divin (‘Dodi’), qui est au-delà du niveau de ‘Ani’ (la réalité de l’homme ici-bas) se dévoile de manière profonde dans le ‘Ani’, c’est-à-dire dans les limites du niveau inférieur, au point de devenir véritablement une seule chose, sans qu’aucune chose ne puisse les différencier.
L’un des points essentiels de cet enseignement du Rabbi est que la perfection du dévoilement de ‘Dodi li’ (le dévoilement de la ‘parcelle véritable de divinité d’En-haut’), jusqu’au dévoilement de l’Essence divine, peut être réalisé grâce au travail de l’homme ici-bas, progressivement du bas vers le haut. Puis le travail ‘Vé Dodi li’ du haut vers le bas (Atsilout, Bryia, Yètsira, Assia) qui succède au travail de ‘Ani lé Dodi’, permet au Divin qui est au-delà de ce monde inférieur de Se dévoiler également dans le ‘Ani’, au point de faire Un avec lui et de devenir un ‘être vrai et éternel’ (‘Yèch amiti vé nits’hi’), au-delà des limites du temps et de l’espace qui sont eux-mêmes soumis à des changements.
A la lumière de ces enseignements du Rabbi, il nous est donné de comprendre que le travail accompli au mois d’Elloul représente la possibilité d’atteindre le dévoilement supérieur de l’Essence de l’âme.
Aussi, le Rabbi met l’accent sur le fait que le travail ‘du bas vers le haut’ de ‘Ani lé Dodi’ est plus essentiel que celui ‘du haut vers le bas’ de ‘Dodi li’. De fait, ce point s’exprime tout particulièrement par le fait que ‘l’Eternel désire une demeure ici-bas’, et le Rabbi explique à ce sujet que c’est en élevant les niveaux inférieurs, ‘ici-bas’, par le travail ‘du bas vers le haut’, que l’on parvient à élever les niveaux supérieurs.
Le Rabbi établit alors ici un lien avec la Paracha ‘Ekev’, durant laquelle nous bénissons le mois d’Elloul.
De fait, ‘Ekev’ signifie ‘le talon’, et représente donc la partie la plus basse du corps de l’homme (et du corps de ce monde). Notre travail pendant le mois d’Elloul consiste avant tout à purifier le corps, ‘le talon’, car c’est l’étape nécessaire qui précède au dévoilement de la lumière de l’Essence de l’âme, ‘Dodi li’.
Le travail de ‘Ani lé Dodi’ pendant les jours de la semaine consiste à purifier et raffiner le corps en accomplissant les commandements divins ‘du bas vers le haut’, et le travail de ‘Dodi li’ représente la fusion de l’âme avec le divin, le jour du Chabbat, au moyen de l’étude de la Torah, ‘du haut vers le bas’.
Il est important de mentionner ici que le Rabbi souligne que l’existence d’un Juif commence réellement au moment où ce Juif soumet son corps et son âme à D.ieu. En effet, que devient l’existence d’un Juif quand il se soumet à D.ieu au point de faire totalement abstraction de lui-même ? A cette question le Rabbi répond que la réalité d’un Juif ne commence que lorsqu’il s’annule devant D.ieu. Le fait de nous annuler devant D.ieu en accomplissant Sa volonté (et en faisant totalement abstraction de notre volonté) nous permet ensuite de fusionner avec le divin. C’est à ce sujet que le Rabbi déclare que ‘la fusion de l’âme d’Israël avec le divin atteint un niveau de perfection au moment de l’étude de la Torah et lors de l’accomplissement des Commandements divins, de toutes les façons, du fait qu’Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’Un, cette fusion n’exclut pas la réalité des enfants d’Israël. Au contraire c’est cette fusion qui est leur réalité’.
La ‘Hassidout nous enseigne que les Mitsvoth sont liées aux dévoilements qui auront lieu pendant la résurrection des morts, car elles représentent le corps, le ‘talon’, du fait qu’elles sont accomplies avec et au moyen de la matière de ce monde. Par ailleurs, l’Admour Hazaken explique dans le Likouteï Torah (Vaèt’hanan) que l’action matérielle a un effet sur notre vie spirituelle. De fait, l’accomplissement des Commandements divins a pour effet de grandir notre émounah. Nous devons agir constamment afin de grandir notre émounah en la venue de Machia’h, à nous attacher à l’enseignement du Rabbi, conformément à ses pensées ses paroles et ses actes, en étant ‘constamment occupés par la pensée et par la parole au sujet de la Délivrance finale, en cherchant à unir tous les sujets de notre temps avec la Délivrance, le travail des enfants d’Israël est de précipiter la Délivrance’ (Le Rabbi).
Parmi les enseignements du Rabbi dans le Dvar Mal’hout il y en a un qui attire tout particulièrement notre attention. Le Rabbi déclare que du fait que l’âme d’un Juif est ‘une parcelle véritable de divinité’, chaque Juif possède la force d’accomplir son service divin ‘du haut vers le bas’ sans être obligé de s’élever progressivement d’un niveau vers un niveau supérieur. Un Juif peut atteindre immédiatement la perfection. Et cela, même si son âme divine est sans cesse confrontée à une âme animale, elle demeure ‘une parcelle de divinité’, enracinée dans l’Essence divine. Dans ce cas, chaque Juif peut exiger de lui-même d’atteindre directement la perfection dans son service divin. Le Rabbi déclare ici que ‘chaque Juif peut exiger de lui-même’, et peut-être faut-il comprendre ici, qu’effectivement la possibilité est donnée à chaque Juif d’atteindre la perfection car il possède les forces nécessaires pour cela (du fait que son âme est enracinée dans l’Essence divine), cependant, il convient de dire ici que c’est le Rabbi qui lui donne les forces pour cela.