par hassidout | 13 Août, 2023 – 26 Av 5783 | INTERNATIONAL |
Des dizaines de nouveaux Mikvés ont été construits au cours de la dernière décennie. Des centaines de kilomètres ont été parcourus par des Rabbanim au nom de la Rabbanout principale de Russie.
Dans le cadre des différents départements de la Rabbanout principale de Russie, dirigée par le Grand Rabbin de Russie, Rav Berel Lazar, une délégation au nom du département de surveillance est partie ce mois-ci pour un voyage d’inspection de la cacheroute et de l’état des Mikvés dispersés à travers la Russie.
En coordination avec les Rabbanim de chaque ville et région, les Mikvés ont été soigneusement examinés à chaque endroit où la délégation est arrivée lors de cette tournée, la première d’une série d’inspections actuellement organisées dans tous les Mikvés de Russie, tous sous la surveillance et la cacheroute de la Rabbanout principale de Russie.
La délégation a été dirigée par le secrétaire de la Rabbanout, le Rav Zalman Shimon Deren, spécialisé dans les lois des Mikvés et investissant beaucoup de temps récemment dans la surveillance et l’amélioration de l’état de la cacheroute des Mikvés à travers la Russie, avec l’architecte des Mikvés, R’ Shmuel Levin, qui a beaucoup contribué à la planification et à la construction des Mikvés de purification, en particulier à travers les États de la CEI, et qui, avec son russe courant, sait orienter selon la loi juive et guider les constructeurs pour organiser ce qui doit être réparé ou amélioré.
Comme mentionné, il s’agit du premier tour au cours duquel les Rabbanim ont réussi à visiter les communautés dans les villes de Kazan, Tolyatti, Samara, Novosibirsk, Tomsk, Omsk, Lipetsk, Bryansk, Kaluga et Kostroma. Cela en plus d’autres villes – Moscou, Nizhny, Kaliningrad, Saratov, Bakou et autres, où les Mikvés ont également été vérifiés ces derniers mois.
Dans les rapports soumis au Grand Rabbin de Russie, il a été constaté que la pureté familiale en Russie est une priorité dans toutes les communautés, et là où des améliorations étaient nécessaires, elles ont été immédiatement abordées, pour réparer et élever le niveau de cacheroute, en consultation avec les représentants de la Rabbanout principale et le Grand Rabbin.
En plus de la satisfaction de l’état de pureté, les Rabbanim et les chefs des communautés juives ne restent pas inactifs, et cherchent constamment toutes les possibilités et capacités d’accroître la pureté, en établissant des Mikvés dans les endroits nécessaires, et surtout en rénovant les Mikvés anciens, tels que ceux établis avec un véritable dévouement pendant les périodes difficiles que la Russie a connues.
























par hassidout | 13 Août, 2023 – 26 Av 5783 | INTERNATIONAL |
Dans un véritable esprit de compétition, un tableau de bord a été installé lors des Jeux Maccabi 2023 à Davie, en Floride, pour suivre chaque fois qu’un athlète accomplissait la Mitsva des Téfilines au stand de Habad. Chaque jour battait le record du jour précédent.
Les Jeux Maccabi 2023, organisés par le Posnack JCC à Davie, en Floride, ont vu un nombre record de plus de 1800 athlètes juifs participer aux jeux, et Habad était présent à chaque instant avec une station de Mitsva parrainée par Habad à Monterra et Cteen Central pendant la compétition d’une semaine.
La station de Mitsva, appelée « Mitsvot on the Spot for Athletes on the Go », offrait aux athlètes la possibilité de réaliser diverses Mitsvot, y compris la mise des Téfilines, la distribution de kits de bougies de Chabbat et les dons à des œuvres de bienfaisance.
Dans un véritable esprit de compétition, pour suivre le score des Téfilines, les représentants ont placé un tableau de bord des Téfilines à la station, et chaque fois qu’un athlète accomplissait la Mitsva des Téfilines, le score était mis à jour. Fièrement, chaque jour était un jour record dépassant le score du jour précédent.
Le premier jour, le score des Téfilines était de 176 ; au quatrième jour, le score des Téfilines était de 338 athlètes accomplissant la Mitsva. Pour de nombreux athlètes, c’était la première fois qu’ils mettaient les Téfilines. L’un des plus grands moments a été lorsque le Rav Aharon Spielman et son épouse Elky sont arrivés au stand de Mitsva le matin, et six athlètes attendaient à la table, voulant commencer la journée avec la Mitsva des Téfilines.
« La vraie médaille d’or gagnée par les athlètes était de voir le sourire sur leur visage après avoir accompli une Mitsva », a déclaré le Rav Aharon Spielman, Ckids/Cteen Chlou’him Habad à Monterra.
« Il n’y avait pas toujours l’occasion de prendre du recul et de regarder ce qui se passait, mais quand vous le faisiez, le site était tout simplement magnifique et c’était un vrai moment de fierté pour notre Chli’hout », a déclaré Malky Goodman, co-directrice de Habad à Monterra.
Le Rav Adi Goodman, directeur de Habad à Monterra, qui travaille dans la région depuis plus de 20 ans, a déclaré » l’un des moments les plus fiers pour lui était lorsque Matt, un entraîneur de 30 ans qui était un ancien élève de l’école hébraïque et de notre groupe Cteen original, est venu en courant et a fièrement montré à son équipe comment faire les Mitsvot avec enthousiasme ».
« La relation avec le JCC local et les maisons Habad locales est un excellent exemple de ce qui se passe lorsque vous travaillez ensemble », a déclaré le Rav Pinny Andrusier, directeur de Habad of Southwest Broward. « La relation entre Habad et le JCC est très forte depuis quelques décennies maintenant, et c’était l’un des moments les plus fiers de notre relation. »
Le stand de Téfilines a été un énorme succès et témoigne de la forte relation entre Habad et le JCC à Davie. Ce partenariat se poursuivra dans les années à venir, offrant aux athlètes et à la communauté des opportunités d’apprendre et de renforcer leur connexion au judaïsme.
Un merci spécial au Rav Shimon et Leah Rivkin de Cteen Central pour avoir fourni de nombreuses ressources et une assistance générale pour le stand de Téfilines.













par hassidout | 13 Août, 2023 – 26 Av 5783 | ISRAEL |
C’était une soirée mémorable dans l’histoire d’Elad : des milliers de résidents, de tous les secteurs et groupes de la ville, ont participé ensemble à l’événement central de la fin du Rambam avec la participation des grands d’Israël. Le ‘Yenouka’ a prononcé le discours principal et a ému l’audience avec une série de mélodies.
Photos : Moshe Goldstein
Elad, la cité tournée vers la Torah, n’avait jamais connu un événement aussi unique, qui a réuni tous les cercles et secteurs de la ville. Des milliers de résidents ont participé pendant près de six heures à la cérémonie marquant la fin de l’étude du Rambam, sous la direction des grands maîtres de la Torah.
Au début de la soirée, le parc Amphitheater de la ville s’est paré pour la fête, et des milliers d’étudiants des Yéchivot à Elad, ont afflué vers ce grand rassemblement, en l’honneur du Rambam. L’événement a été particulièrement soigné, fruit du travail acharné de l’équipe municipale sous la direction du Rav Israël Porush, avec la coordination du président des institutions Habad de la ville, le Rav Oren Mizrachi.
Les participants n’étaient pas poussés par la faim ou la soif, mais plutôt par le désir d’entendre la parole de D.ieu. Ceux qui ont participé peuvent véritablement comprendre le sens de ces mots.
La scène était ornée de grands maîtres de la Torah, et parmi eux : le secrétaire du tribunal rabbinique Habad et le directeur de la communauté Habad à Elad, le Rav Its’hak Yehuda Yeruslavsky et son fils, le Rav Shneur Zalman Yeruslavsky, le Rav Menahem Mendel Glukhovsky de Rehovot, le Rav Its’hak Haïm Eizik Lando de Bnei Brak, et bien d’autres.
L’événement a commencé par un examen de connaissance sur les Lois de la prière su Rambam, dirigé par le Rav Haïm Luria, et comprenait également une distribution de bourses d’études aux gagnants. De nombreux jeunes étudiants de la ville y ont participé.
Le moment tant attendu est arrivé – la célébration de la conclusion de l’étude du Rambam. Le Rav Shneor Haviv a ouvert avec des mots passionnés sur l’importance de l’étude du Rambam, qui rassemble des centaines de milliers de personnes à travers le monde.
Parmi les orateurs, le Rav Zushé Horovitz, l’un des Rabbanim les plus respectés d’Elad, a parlé avec ferveur de l’importance de l’étude quotidienne du Rambam et de son impact sur ceux qui y adhèrent.
À la fin, le Rav Its’hak Haïm Eizik Lando de Bnei Brak a pris la parole. Avant cela, un moment musical émouvant a marqué la conclusion. Le Rav Lando, après la fin, a prononcé un discours sur l’étude quotidienne du Rambam instaurée par le Rabbi, captivant tous les participants par ses paroles fascinantes.











































par hassidout | 12 Août, 2023 – 25 Av 5783 | INTERNATIONAL |
Dans l’enceinte élégante de la synagogue de l’hôtel Rixos à Alma Ata, une assemblée distinguée de plus de 150 Chlou’him, éminents Rabbanim, fidèles hassidim et jeunes étudiants s’est formée. Ils se sont unis pour commémorer l’anniversaire du décès du vénéré Rav Levi Its’hak Schneerson obm, père du célèbre Rebbe. Il est à noter que Rav Levi Its’hak repose dignement dans cette ville, après avoir subi l’exil sous le joug du régime communiste.
La soirée, placée sous le signe du recueillement et de la célébration, a été orchestrée par le Chalia’h et Grand Ravn de Turquie, Rav Menahem Mendel Chitrik. Il a chaleureusement remercié le généreux mécène R’ Avi Shaulson, originaire de Miami, pour son soutien indéfectible et son hospitalité envers les nombreux invités.
Un moment poignant a été marqué par l’intervention du Chalia’h principal, Rav Yeshaya Cohen. Évoquant la renaissance spirituelle et culturelle juive dans la région, il a introduit un jeune garçon de 15 ans, nommé ‘Haïm, qui a choisi de recevoir le rite sacré de la Brit Milah en cette date symbolique.
La soirée a été enrichie par des discours éloquents, reflétant les enseignements profonds de Rav Levi Its’hak. Parmi les orateurs distingués figuraient le Chalia’h Rav Eli Wolf, le Rav Shimon Freundlich de Pékin, et le Roch Yéchiva de la Yeshivat Tomhei Temimim Netanya, Rav Moshe Orenstein.
R’ Avi Shaulson, avec une émotion palpable, a partagé ses réflexions et ses bénédictions. Il a évoqué le privilège de revenir sur les lieux sacrés associés à Rav Levi Its’hak, un repère spirituel pour les hassidim pendant les années sombres de l’Union soviétique.
La dimension spirituelle de la soirée a été amplifiée par les mélodies envoûtantes des Niggunim, interprétées par le talentueux chanteur hassidique R’ Berel Zucker, soutenu par l’orchestre magistral de R’ Yossi Cohen. En apothéose, une danse spontanée a captivé l’audience, symbolisant l’unité et la joie partagées.
L’ensemble de cette célébration a été impeccablement organisé par la renommée Fleishman-Peles Productions, garantissant un événement mémorable pour tous.
par hassidout | 11 Août, 2023 – 24 Av 5783 | MAGAZINE, Paracha, Rav Abergel Yaacov |
La ‘Sagesse’ se dit en hébreu ‘Ho’hmah, et d’après la déclaration des Sages, la vision vient de la Sagesse car il est écrit : ‘Qui est le Sage (‘Ha’ham) ? Celui qui voit ce qui nait !’. Cest à ce sujet que dans le ‘Séfer ha Likoutim’ (lettre Rech, page 286) le Tséma’h-Tsédek nous enseigne que la vision spirituelle vient de ‘Ho’hmah du fait que ‘les Sages sont les yeux de l’Assemblée d’Israël’. La raison donnée est que ‘la force de l’intellect consiste à saisir une chose, comment est-elle ? Quelle est-elle ? Exactement comme la vision qui consiste à saisir et à connaître une chose (au moyen de notre regard). C’est pour cela qu’il est écrit que ‘l’insensé marche dans l’obscurité’ (Kohélet, 2, 14) car celui à qui il manque la force de l’intellect ne possède aucune vision spirituelle, il est comme une personne qui avance dans l’obscurité qui ne voit rien de ce qui se trouve dans la maison’. Par ailleurs, même la vision matérielle, c’est à dire au moyen de nos yeux, provient aussi de la qualité de ‘Ho’hmah mais d’un niveau qui est extérieur à l’intellect’.
Il existe donc deux sortes de vision, la vision au moyen de nos yeux de chair et la vision au moyen des yeux de notre intellect, et le Rabbi Rachab nous enseigne que la vision des yeux est plus élevée que la vision des yeux de l’intellect (‘Bé Chaa ché Hikdimou’, chapitre 226, au sujet du verset : ‘A toi, il t’a été donné de voir, pour reconnaître que L’Eternel (Havayéh) Lui est D.ieu (Elokim) ‘, Vaèt’hanan, 4, 35).
En effet, le Rabbi Rachab nous enseigne que nos yeux nous permettent de voir une chose telle qu’elle est vraiment, alors que les yeux de l’intellect ne nous permettent que de l’imaginer. Dans le chapitre 227 de son ouvrage ‘Bé Chaa ché Hikdimou’ le Rabbi Rachab écrit que ‘la vision au moyen de nos yeux de chair est liée au corps et à l’âme animale, et dans les temps futurs ‘l’âme divine recevra cette vision de l’âme animale ».
De fait, le Rabbi nous enseigne que l’âme divine ne descend dans le monde que pour donner à voir le Divin à l’âme animale. Au départ l’âme divine doit raffiner l’âme animale et le corps. Cela signifie que l’âme divine doit ‘faire voir’ le Divin à l’âme animale : au moyen d’exemples matériels l’homme doit méditer au fait que c’est ‘la Parole de D.ieu qui créé, à partir du néant, et maintient en vie toute la Création’. Cela l’âme animale peut parfaitement le comprendre car elle ressent fortement que la matière vieillit et se détériore, elle comprend ‘comme si elle voyait’ qu’il y a une force qui est extérieure à elle, une force divine qui vitalise la matière de monde physique. C’est le sens du verset ‘de ma chair je verrais D.ieu’.
Ainsi, lorsque l’âme divine s’attache ‘à donner à voir le Divin à l’âme animale’, elle purifie l’âme animale au point que dans les temps futurs lorsque les purifications seront terminées, ‘l’âme divine sera nourrie par le corps’, c’est-à-dire que l’âme animale et le corps une fois purifiés permettront à l’âme divine d’accéder à un niveau supérieur au sien : le niveau de la vision du Divin, de voir et de reconnaître avec nos yeux de chair que ‘L’Eternel (Havayéh) est D.ieu (Elokim)’. Il ne s’agit plus d’une perception du Divin au moyen des yeux de l’intellect, mais d’une vision avec nos yeux de chair.
Tout cela s’explique par le fait que l’origine du corps est supérieure à l’origine de l’âme. L’origine de l’âme est du niveau de ‘la lumière qui remplit les mondes’ : Or mémalé, qui est dévoilée dans les mondes. L’origine du corps est du niveau de la lumière qui entoure les mondes : Or sovev. Dans les temps futurs ‘le corps sera au niveau de la lumière d’Or sovev’, l’origine cachée du corps se dévoilera. C’est pourquoi il est dit que ‘l’âme sera nourrie par le corps’ : l’âme recevra du corps, car une fois purifié le corps ne constitue plus un obstacle pour l’âme divine, au contraire, il lui permet d’accéder à une vision véritable du Divin.
Le Rabbi approfondit, au sujet de notre Paracha, certains concepts déjà abordés dans le Dvar Mal’hout de la Paracha précédente : ‘Ekev’. L’un des points que le Rabbi nous enseigne est le rapport que le Rabbi établit entre la Paracha Réeh et le mois d’Elloul. Le Rabbi définit l’attitude que nous devons adopter avant de commencer notre travail pendant le mois d’Elloul. Durant Elloul ‘le Roi est dans les champs’ et tout est propice pour établir le bilan de l’année et prendre de bonnes décisions pour l’année à venir.
Cependant, avant même d’investir nos pensées nos paroles et nos actes dans les trois domaines de notre service divin, c’est-à-dire dans notre Prière, notre étude de la Torah et nos actes de bonté, le Rabbi nous demande d’ouvrir les yeux et de regarder.
Aussi, dans le Dvar Mal’hout le Rabbi explique les mots que l’Eternel adresse aux enfants d’Israël, lesquels sont rapportés au début de notre Paracha (Réeh, 11, 26) : ‘Vois Je donne devant vous aujourd’hui la Bénédiction !’ :
‘Vois !’ (‘Réeh !’), l’Eternel nous ordonne de Voir, c’est-à-dire de comprendre, et aussi de ressentir la chose, comme si cette chose était devant nos yeux.
‘Je’ (‘Ano’hi’). ‘Ano’hi’ est le premier mot des 10 Commandements, et désigne l’Essence divine, qui comme il est souvent expliqué dans les discours du Rabbi, est le plus haut niveau divin, lequel est au-delà de toute la Création, de tous les mondes, de toutes les formes et de toutes les particularités. De fait, c’est l’Eternel Lui-même, Son Essence.
‘donne’ (‘noten’), et ‘tout celui qui donne, donne avec un bon œil (avec largesse)’.
‘devant vous’ (‘lifné’hem’). ‘Lifné’hem’ s’apparente au mot ‘Pnimiout’ et désigne donc ici la ‘profondeur’, la profondeur de l’âme Juive, qui est l’Essence de l’âme, enracinée dans l’Essence divine.
‘aujourd’hui’ (‘hayom’). Selon la ‘Hassidout, le ‘Jour’ représente la lumière et le dévoilement, de façon éternelle.
‘la bénédiction’ (‘bra’ha’). Il s’agit ici de toutes les bénédictions, que celles-ci soient dévoilées, ou bien que celles-ci se cachent dans ce qui nous semble être au premier abord des malédictions, que D.ieu nous en préserve.’
A la lumière de ces explications, le Rabbi nous donne à comprendre qu’avant même de commencer à penser, à parler ou à agir, au sujet de notre travail du mois d’Elloul, nous devons avant tout réaliser très profondément dans notre esprit (et cela au point de ‘voir’ et donc de ressentir), notre véritable réalité, qui ne se limite pas à notre existence ‘révélée’. C’est-à-dire que notre réalité ne doit pas seulement être l’expression de la partie révélée de notre âme, mais elle doit aussi exprimer sa partie cachée, l’Essence de l’âme qui est enracinée dans l’Essence divine.
Le Rabbi revient inlassablement sur cet enseignement. L’âme ne se limite pas à la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, car l’essentiel de l’âme ne s’habille pas dans le corps, et il appartient à chaque Juif la possibilité de révéler ce niveau (‘Ano’hi’) dans ses pensées ses paroles et ses actes.
C’est cela même que l’Eternel déclare (Réeh, 11, 26) : ‘Vois Je donne devant vous aujourd’hui la Bénédiction !’.
D’après les explications du Rabbi au sujet de ce verset, l’Eternel nous ordonne ici de méditer au fait qu’Il nous a donné, ‘d’un bon œil’, ‘une partie de Lui-même’, et que cette partie constitue notre véritable existence.
C’est à cela que nous devons attacher ‘de tout notre cœur, de toute notre âme, et de tout notre pouvoir’, notre regard (‘Vois !’), afin de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour dévoiler ce niveau. Le Rabbi explique que c’est en agissant au-delà de nos propres limites que l’on éveille le désir de D.ieu d’agir à son tour au-delà de toutes les limites.
Rabbi Tsvi vit une nuit en rêve son père le Baal-Chem-Tov sous la forme d’un volcan en éruption. Le père s’adressa ainsi à son fils :
‘Comme ce volcan, j’ai servi le Saint béni soit-Il tout au long de mon existence !’
Comme il a été dit précédemment, le Rabbi nous enseigne que notre mission la plus essentielle consiste à dévoiler l’Essence de notre âme, car elle est le lien véritable qui nous unit à D.ieu. Dévoiler l’Essence de notre âme a pour effet, quel que soit notre niveau ou notre situation, d’élever nos pensées nos paroles et nos actions à un niveau supérieur et divin.
Dans le Dvar Mal’hout le Rabbi déclare que l’Essence de l’âme est notre ‘véritable réalité’, qu’elle représente ce que nous sommes réellement, véritablement. L’Essence de l’âme est la partie ‘véritable’ de l’âme, car les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps (néfèch: la vitalité du corps, roua’h: les sentiments et néchamah: l’intellect) ne sont l’essentiel de notre âme.
Les forces de l’intellect s’habillent dans le cerveau, les sentiments dans le cœur et la vitalité dans le sang (le foie), mais l’Essence de l’âme dépasse toutes ces forces car ‘elle fait Un avec D.ieu’, et de même que l’on ne limite pas le Saint béni soit-Il comme étant seulement le Créateur du monde car Il est infiniment plus que cela (‘les mondes ne sont rien en comparaison à Lui’), on ne limite pas l’Essence de l’âme à être la source des forces de l’âme, car elle infiniment plus que cela. Elle est tout simplement divine.
C’est aussi la raison pour laquelle le Rabbi définit l’Essence de l’âme comme ‘véritable’, car elle est unie à l’Essence divine, fait Un avec D.ieu, et seul D.ieu représente ‘la Vérité vraie’.
Mais aussi, et surtout, l’Essence de l’âme n’est pas perçue et ressentie par un membre du corps en particulier. Elle ne se révèle dans le corps (dans les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps) qu’à des moments particuliers (comme le jour du Chabbat, ou le jour de Yom Kippour). Elle peut aussi se révéler par le travail de l’homme (en particulier chez les Tsaddikim).
Le Tséma’h-Tsédèk déclare que ‘la profondeur attire la profondeur’. C’est exactement ce que nous demande le Rabbi. Attirer l’Essence divine dans ce monde en dévoilant la partie la plus profonde de notre âme. Comme un volcan dont jaillit un feu divin. Du cratère du volcan jaillit le feu qui se cache sous la terre, et de la même façon, le feu de l’Essence de l’âme se cache sous ‘la terre’ de l’âme animale et du corps.
C’est en purifiant le corps qui a été créé par D.ieu, à partir de la poussière de la terre, que l’on attire la force de l’Essence de l’âme dans notre corps, dans nos pensées nos paroles et nos actes, et à la lumière de ce qu’il vient d’être dit, nous comprenons à présent que ‘le Baal-Chem-Tov servit D.ieu comme un volcan’. Il révéla du plus profond de ‘la terre’, c’est-à-dire du plus profond de lui-même, et de son corps, la ‘partie’ la plus profonde de son âme, dans ses actes. Celle-ci jaillit comme le feu qui jaillit d’un volcan et qui illumine l’obscurité du monde.
Dans le Dvar Mal’hout sur le Chabbat de la Paracha Réeh durant lequel nous bénirons le mois d’Elloul, le Rabbi explique que l’Eternel bénit Ses enfants en leur donnant une âme dont l’Essence est divine (Réeh, 11,26). Le Rabbi explique que l’Eternel nous demande de ‘voir’, c’est-à-dire de prendre réellement conscience de la valeur infinie de notre âme. De réaliser les niveaux supérieurs qu’elle nous permet d’atteindre, puisque c’est par elle que nous pouvons dévoiler le Machia’h.
La Paracha Réeh est liée au mois d’Elloul, du fait que ce Chabbat nous permet de commencer notre existence véritable en éveillant la force infinie de l’Essence de notre âme. C’est là le message que nous adresse le Rabbi. Celui de nous préparer, ce Chabbat, avec l’intention de recevoir la Bénédiction de l’Eternel, pour commencer notre service divin dès le début du mois d’Elloul, en agissant avec la force de l’Essence de notre âme, au-delà de toutes les limites.
C’est de cette façon que notre service divin accompli à l’image du volcan du Baal-Chem-Tov nous permettra de devenir un réceptacle capable de recevoir le dévoilement de l’Essence divine, par l’intermédiaire de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide d’Hachem.