17  Av : 3ème Yahrzeit du Rav Adin Éven-Israël (Steinsaltz) –  la vocation de «toucher» chaque Juif

17 Av : 3ème Yahrzeit du Rav Adin Éven-Israël (Steinsaltz) – la vocation de «toucher» chaque Juif

Par Michel Allouche, Jérusalem

Certains des lecteurs de hassidout.org se souviennent peut-être de la venue à Paris du Rav Adin Éven-Israël (Steinsaltz), à l’occasion de la traduction en français de son livre « Mon maître le Rabbi » et de la soirée du 19 Kislev organisée par le Beth Loubavitch au théâtre Mogador, il y a près de huit ans.

La salle du théâtre est comble, sans doute plus de 2000 personnes. Après les introductions d’usage, le public est alors prêt à boire les paroles de Rav Adin, que j’ai le mérite de traduire en français. Comme à son habitude, Rav Adin se plait, d’entrée, à piquer son auditoire : « Non, je n’ai aucune raison de présenter mes excuses car je m’adresse à vous en hébreu. Ne serait-il pas temps que vous vous mettiez à l’apprendre, jeunes et vieux confondus ? ». Son intervention est relativement brève mais va comme d’habitude au fond des choses :
« La ‘hassidout n’a en fait rien inventé. Elle cherche seulement à atteindre l’intériorité de l’être, là où se trouve le « émeth », la vérité. Qu’est-ce que la vérité ? De nombreux philosophes se sont heurtés à de nombreuses difficultés en tentant de la définir. L’un d’entre eux a cependant prétendu que la vérité ne se définit pas mais se reconnaît. Lorsqu’on la rencontre, on s’exclame immédiatement : « Ah, ah [c’est bien cela] ! ». Tel est là l’un des projets de la ‘hassidout, nous amener à chercher et retrouver cette vérité profonde que cache un niggoun, une parole de Torah ou de téfilla.

Le 19 Kislev est aussi désigné comme le Nouvel an de la ‘Hassidout. Or à l’instar de Roch Hachana qui n’est pas l’anniversaire de la création du monde mais celle de l’homme car ce dernier en est le but ultime, la ‘hassidout existait déjà bien avant le 19 Kislev et la libération de l’Admour Hazaken. D’ailleurs, à D-ieu ne plaise, si, comme Rabbi Akiva, l’Admour Hazaken avait été condamné à mort, la ‘hassidout aurait sans doute continué son chemin. Qu’y a-t-il donc de si spécial pour que le 19 Kislev représente en quelque sorte le but ultime de la ‘hassidout ? Le fait que la dispute entre les ‘hassidim et les mitnagdim ait conduit à un procès intenté par la cour royale avait un sens bien plus profond. Car ce même procès se déroulait dans les sphères célestes qui débattaient de l’opportunité de laisser la ‘hassidout, précurseur des temps messianiques, se répandre en tout lieu. Le verdict en faveur de l’Admour Hazaken signifiait que le feu vert était donné à la ‘hassidout et aux ‘hassidim pour qu’ils se mettent en marche. « En marche, avancez toujours et encore ! », Tel est bien là le message de 19 Kislev. »

Et Rav Adin remarque certes que la salle du théâtre est pleine à craquer et que loin est le temps où il fallait soudoyer un clochard juif le vendredi soir pour qu’il vienne compléter le mynian de la synagogue ‘Habad de Paris, 17 rue des rosiers. Mais d’ajouter immédiatement que cela est loin d’être suffisant : chaque ‘hassid a le devoir d’avancer plus encore, d’aller au-devant des centaines de milliers de Juifs à Paris et en France pour leur porter le message du 19 Kislev et les inciter eux aussi à rejoindre cette marche, qui n’est autre que celle en direction de la guéoula.

De retour à l’hôtel, dans l’ascenseur qui nous conduit vers nos chambres respectives, je surprends Rav Adin à émettre un double soupir : « Oye, Oye ! ». J’ose l’interroger : « Quelle est donc la raison de cet ‘oye’ ? ». Il me répond sans hésiter : « Je me demande si tout ce que j’ai dit a pu avoir un quelconque effet. Ai-je bien réussi à « toucher » quelqu’un ? Dans le noir de la salle, je ne voyais même pas les gens à qui je m’adressais…Mais après tout, comment savoir, parfois une phrase, voire un seul mot peuvent suffire. Voilà, tel est la raison de ces deux ‘oye’… ».

Cette dernière anecdote (et ce que l’on peut en déduire) me paraît refléter parfaitement la personnalité de Rav Adin. Dès lors qu’il pouvait voir la personne à qui il s’adressait, il savait percevoir immédiatement l’intériorité de son être ; il était aussi parfaitement capable d’adapter son langage à son interlocuteur, dût-il s’adresser à un Juif des plus simples, à un musicien, à un enseignant, à un homme de sciences ou de lettres, voire à un Prix Nobel de physique. Car au-delà de tout, Rav Adin, fidèle ‘hassid du Rabbi, était mu par un objectif primordial : « toucher » chaque Juif, afin de réveiller son âme et de le faire progresser dans son judaïsme. Et comme il l’a souligné si souvent, si des milliers, des millions pouvaient seulement avancer d’un seul pas, le monde en tremblerait et pourrait enfin accueillir le Machia’h tant attendu. Un objectif qui se trouve désormais entre nos mains.

 

Hayom Yom du 17 av : La partie cachée de la Torah (comparée à du feu) vivifie l’aspect révélé de la Torah

Hayom Yom du 17 av : La partie cachée de la Torah (comparée à du feu) vivifie l’aspect révélé de la Torah

אדמו »ר ה »צמח צדק » ביאר מה שמייחסים אש לפנימיות התורה, לפי שהיא הנותנת חיות בגליא שבתורה: כשלומד הלכה ומודע לכך שאותה הלכה הוא ילמד לאחר מאה ועשרים שנה בגן עדן – חודרת לתוכו אש-קטנה.

 

Le Tséma’h Tsédek expliqua la relation entre la partie cachée de la Torah et le feu: c’est elle qui vivifie l’aspect révélé de la Torah.
Lorsque l’on apprend une Hala’ha en ayant conscience qu’après cent vingt ans, on étudiera cette même Hala’ha dans le Gan Eden, on se sent pénétré d’une petite flamme.
Réflexions d’une mère au Etats-Unis : De Madison au Gan Israël CKids, un voyage de foi et de découverte

Réflexions d’une mère au Etats-Unis : De Madison au Gan Israël CKids, un voyage de foi et de découverte

Alors que l’été s’installait dans les prairies du Wisconsin, les plans se préparaient pour un deuxième été au CKids Gan Israel Wisconsin. Le camp de jour de Habad Lubavitch du Wisconsin fonctionne sans interruption depuis plus de 40 ans sous les auspices de son fondateur, le Rav Israel Shmotkin. L’année dernière, les rabbins Avremi et Shaindy Schapiro, qui dirigent le camp depuis 2006, ont eu le sentiment que l’impact unique et immersif d’un camp de vacances manquait cruellement. Les Schapiro se sont donc mis à l’œuvre et ont lancé le CKids Gan Israel Wisconsin, qui a été très bien accueilli.

À l’approche de l’été, Danielle Rosales, originaire de Madison, a d’abord eu des appréhensions à l’idée d’envoyer ses enfants, Ethan, Mira et Avi, dans leur tout premier camp de vacances. Après des années passées dans des camps de jour, le passage au camping avec nuitée représentait un saut dans l’inconnu. « Mes enfants n’étaient jamais allés en colonie de vacances et, honnêtement, j’avais peur qu’ils n’aiment pas ça et qu’ils veuillent rentrer à la maison », avoue Danielle.

Les Chlou’him locaux de Madison, Rav Avremel et Mushkie Matusof, ont encouragé Danielle Rosales à parler au Rav Shapiro, qui a patiemment répondu à ses inquiétudes et les a apaisées. Grâce à leur soutien et à leurs encouragements, ils ont fini par lui donner la confiance nécessaire pour envisager cette option. Surmontant son scepticisme, elle est allée de l’avant et a envoyé ses enfants au camp.

Lorsque le camp s’est terminé et que les enfants Rosales sont rentrés chez eux, ils avaient le moral dans les chaussettes. « Je ne m’attendais pas à cela. J’ai été agréablement surprise de découvrir que mon fils de dix ans s’était engagé à respecter la cacherout et à réciter les prières quotidiennes. Il a déclaré que le camp l’avait rapproché de son âme et qu’il comptait les jours jusqu’à ce qu’il puisse y retourner l’année prochaine. Mes filles sont elles aussi revenues enthousiastes ; elles chantent les chansons qu’elles ont apprises depuis qu’elles sont rentrées à la maison. J’ai été particulièrement heureuse d’apprendre que, pendant le camp, le téléphone de ma fille Mira ne lui a même pas manqué », a déclaré Danielle.

L’un des éléments uniques de l’expérience est le lien que les campeurs développent avec leurs moniteurs. Le personnel est sensationnel et fait de son mieux pour que les campeurs se sentent aimés. Mira a été très touchée lorsque sa conseillère lui a téléphoné après le camp ; elles ont hâte de se revoir. « Mes filles parlent encore de leur expérience au camp et de leur souhait de vivre une vie plus proche des autres et plus juive », explique Danielle.

L’histoire de la famille Rosales témoigne de la vision et du dévouement du Rav Avremi Shapiro et de la rebbetzin Shaindy, qui ont concrétisé l’idée d’un camp juif de nuit dans le Midwest. « Chaque enfant juif mérite de faire l’expérience de la joie, de l’histoire et de l’héritage vivant de son patrimoine. Il ne s’agit pas simplement d’un camp de nuit ; c’est un voyage à la découverte de soi, un voyage au cœur de l’identité juive », a déclaré le Rav Moshe Kotlarsky, vice-président de Merkos L’inyonei Chinuch et président de CKids.

Avec seulement 45 campeurs l’année dernière, le CKids Gan Israel Wisconsin a connu une croissance exponentielle. Le camp s’est transformé en une communauté dynamique de plus de 70 campeurs originaires de dix États. Ils sont aidés par une équipe dévouée de 30 personnes, sous la direction visionnaire du directeur du CKids HQ, le Rav Zalmy Lowenthal.

Le camp organise actuellement une collecte de fonds afin d’élargir les horizons de ce projet. Le potentiel de ce programme est vraiment inspirant ; les enfants peuvent influencer leurs parents, qui à leur tour auront un impact sur leurs communautés respectives. Assurer l’avenir de notre nation est sans aucun doute une cause louable.

Aidez-nous à créer des expériences estivales enrichissantes pour les familles juives du Midwest en faisant un don dès aujourd’hui à l’adresse suivante : https://charidy.com/summercampaign

 

Le voyage de Benny Friedman au Kazakhstan

Le voyage de Benny Friedman au Kazakhstan

Retrouvez des histoires fascinantes et des articles passionnants dans un nouveau magazine, publié à l’occasion de ‘Haf Av, 79ème Hiloula de Rabbi Lévi Its’hak Schneerson, père du Rabbi. Parmi les articles du magazine figure une interview du chanteur ‘hassidique Benny Friedman dans laquelle il revient sur son voyage au Kazakhstan. Benny, qui a participé à un voyagé organisé pour les membres de la synagogue « Anshei Lubavitch » de Crown Heights afin de pèleriner au Ohel de Rabbi Lévi Its’hak, se confie et nous fait part des sentiments et émotions ressentis par le groupe pendant le voyage.

 

Le récit du voyage du chanteur Benny Friedman sur la tombe de Rabbi Lévi Its’hak Schneerson n’est que l’un des articles captivants du nouveau magazine publié en l’honneur de ‘Haf Av.
Publié par ‘Habad Loubavitch Kazakhstan avant sa campagne annuelle, le magazine est distribué gratuitement à Crown Heights, en Israël et au Kazakhstan en milliers d’exemplaires en anglais, hébreu et russe. (Russe hébreu anglais )


Outre l’article de Benny Friedman que nous vous présentons en français dans cet article, le magazine contient également des extraits sélectionnés du journal de la Rebbetsein ‘Hanna, mère du Rabbi, et des histoires uniques sur le travail des Chlou’him au Kazakhstan.

‘Habad Loubavitch Kazakhstan organisera sa campagne annuelle de ‘Haf Av à partir du vendredi 17 Av.
Participez aujourd’hui. Aidez à perpétuer l’héritage de Rabbi Levi Its’hak et donnez du Na’hat Roua’h au Rabbi.

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Le voyage de Benny Friedman au Kazakhstan

Un par un, les quarante membres environ d’Anshei Lubavich entrèrent dans la Maison de Chabad et le centre communautaire à Almaty, laissant rapidement derrière eux le froid glacial de l’extérieur. Ils venaient juste d’arriver de l’aéroport directement à la chaleur hassidique qui les attendait.

Ils ne se précipitèrent pas vers le Ohel. Le Rav David Margolin expliqua : « Aller voir le Rabbi Levi Its’hak demande une préparation minutieuse ». Pendant toute une journée, ils étudièrent les enseignements de Rabbi Levi Its’hak et les mémoires de la Rebbetzin jusqu’à ce qu’ils soient imprégnés de l’expérience de la Galout (exil) des parents du Rabbi. Ce n’est qu’après cela qu’ils se rendirent au Ohel.

Les voyages réalisés par Anshei Lubavitch ne sont pas nouveaux. Ils forment une communauté très unie, et de temps en temps, ils organisent des voyages aux tombes de nos Rabbis à Rostov, Lubavitch et d’autres endroits pour prier. Ces jours de voyage sont des jours de tefilla (prière), d’étude et de farbrenging (rassemblement hassidique).

L’idée d’aller à Almaty ne fut pas immédiatement envisagée.

« Nous n’avions jamais été à Almaty auparavant », dit le Rav Margolin. « Ce n’était pas simple car Almaty est très éloigné et le voyage est épuisant. En vérité, lorsque nous avons entrepris le voyage, nous ne savions même pas à quoi nous attendre. Nous nous sommes dit : le père du Rabbi est là-bas, donc nous irons. »

Des préparatifs furent faits : les organisateurs imprimèrent des extraits des mémoires de Rebbetzin ‘Hanna, un livret des enseignements du Rabbi Levi Its’hak et des enseignements de son fils, le Rabbi.

Le voyage fut long, difficile et dura une journée complète, ce qui leur fit bien comprendre dans quel exil le Rabbi Levi Its’hak avait été envoyé, si loin de tout centre de Judaïsme. Le long voyage, associé à la lecture des mémoires, rendit la distance et l’exil plus tangibles pour eux.

Lorsqu’ils quittèrent l’aéroport d’Almaty, ils furent stupéfaits.

« Nous avons eu l’impression d’arriver dans un pays primitif du tiers-monde. Il faisait aussi très froid. C’était comme rien de ce que nous avions expérimenté auparavant », dit le Rav Margolin. « Cela a rendu ce que nous avons lu dans les mémoires de la Rebbetzin très réel pour nous. »

Expériences spirituelles.

« Dès le début, nous avons ressenti que c’était un voyage spécial, avec un élément supplémentaire que nous n’avions pas ressenti lors des voyages précédents. Ce n’est pas un endroit moderne comme Moscou. On peut littéralement ressentir la simplicité, la sainteté et la pureté.

« Lorsque vous allez voir le père du Rabbi, vous avez l’impression d’être très proche du Rabbi. Le père du Rabbi représente la vie personnelle du Rabbi. Et lorsque vous y allez, vous vous souvenez de tout ce que le Rabbi a personnellement enduré avec ses parents en exil. C’était un chapitre difficile dans l’histoire de la vie du Rabbi. »

Comme mentionné précédemment, le groupe ne se précipita pas vers la tombe de Rabbi Levi Its’hak, prenant plutôt son temps pour se préparer. Le groupe fut hébergé au centre communautaire et se prépara pour leur visite au Ohel pendant 24 heures.

« Nous avons passé là une journée et une nuit à étudier et à prier, et encore une autre journée », dit R’ Friedman. « Le vendredi matin, nous nous sommes rendus au Ohel. La préparation nous a aidés à comprendre exactement ce que nous faisions, où nous étions allés et pourquoi. »

Le vendredi matin, peu avant d’aller au Ohel, ils se sont tous assis pour étudier la « reshima » que le père du Rabbi a écrit, qui commence par les mots : « Ani Levi Its’hak ben Zelda Rachel. »

Quand vous allez voir le père du Rabbi, les sentiments sont très différents », dit le Rav Margolin. « Vous vous rendez là-bas et vous vous sentez déjà proche du Rabbi. C’est une opportunité de faire ce que le Rabbi lui-même n’a pas pu faire. Vous êtes en contact avec le lien profond que le Rabbi avait avec son père, un lien qui s’exprimait non seulement dans l’amour d’un fils pour son père, mais à travers la Torah, car bon nombre des Si’hot et Maamarim du Rabbi explorent les enseignements de son père, ce qui approfondit leur lien. »

« Peut-être est-ce la raison pour laquelle lorsque vous visitez le Ohel à Almaty, vous commencez à comprendre cela, et vous ressentez l’immense Kédouch (sainteté) de cet endroit. »

Le sentiment s’intensifie en entrant dans le cimetière.

Dans la plupart des endroits du monde, il y a des cimetières juifs désignés. Même dans les cimetières généraux, il y a des parcelles séparées conçues pour respecter la foi de chaque personne même après sa mort, lui permettant de reposer parmi d’autres membres de son peuple et de sa foi.

Initialement, tel était également le cas à Alma Ata, avec le cimetière divisé par respect mutuel. Mais ces dernières années, des tombes avec des symboles étrangers ont commencé à apparaître sur l’allée devant le Ohel du père du Rabbi, à l’intérieur du carré juif. La situation ne fait qu’empirer, au grand désarroi des milliers de visiteurs qui viennent chaque année du monde entier pour visiter le Ohel de Rabbi Levi Its’hak.

« Quand je suis arrivé au saint Ohel, j’ai été choqué. À l’intérieur du Ohel, vous ressentez la Kédoucha, mais lorsque vous marchez dehors, c’est impossible de ne pas ressentir l’exil douloureux », dit Benny Friedman avec une grande peine.

« Quand vous marchez là-bas, vous devez retenir votre souffle ; je n’ai jamais été dans un endroit comme celui-ci. Pendant que vous y êtes – vous réalisez que vous avez atteint le sommet de la Kédoucha en traversant le nadir de l’opposé. C’est difficile à comprendre…

LE MIRACLE DES CHLOU’HIM

L’un des agréables souvenirs que le groupe a ramené avec lui était l’hospitalité qu’il a reçue des Chlou’him à Almaty, qui sont là toute l’année avec Messirout Nefesh (dévouement absolu). « Ce n’est pas seulement la délicieuse nourriture qui nous a été servie généreusement, mais surtout la spiritualité », dit R’ Margolin. « On a l’impression d’être chez soi. »

« Je n’ai pu m’empêcher d’être ému lorsque nous avons fait le Farbrenguen le Chabbat. Tout à coup, un Ba’hour local, s’est levé et a commencé à réciter un Maamar de Hassidout du Rabbi Rashab datant de 5663. J’ai été en Russie de nombreuses fois et je n’ai jamais rien vu de tel ! »

Le Rav Margolin conclut la conversation avec une émotion sincère : « La raison pour laquelle nous sommes venus, c’est vraiment pour faire quelque chose pour le Rabbi. Le fait qu’en 5783, on puisse se rendre chez le père du Rabbi et revivre les mémoires de la Rebbetzin ‘Hanna, puis rentrer chez soi et raconter à sa femme et à ses enfants l’histoire de leur Messirout Nefesh, c’est le plus grand miracle.

« Lorsque vous venez dans un endroit comme celui-ci, après tant d’années, et que vous voyez comment le Judaïsme y fleurit et n’est pas oublié, il n’y a pas de plus grand miracle que cela.

« Les Chlou’him qui se trouvent dans un endroit si éloigné, si loin de toute autre communauté juive, non pas pour un jour ou deux, mais pendant de nombreuses années, toute l’année, sont ceux qui ‘apportent du mérite à beaucoup’. Il faut une grande siyata dishmaya (aide divine) pour pouvoir être là et faire fleurir le désert.

« Vous vous arrêtez un instant et vous pensez que vous êtes à l’endroit où le Rabbi Levi Its’hak était en exil, et a beaucoup souffert, et qu’il est décédé ici, et maintenant, à seulement dix minutes de là, il y a un Beth Habad où nous avons rencontré des adolescents qui découvrent leur Judaïsme. Je me souviens qu’un groupe de jeunes est venu nous demander si nous allions au Ohel. Lorsque nous avons dit oui, ils se sont assis et ont écrit de longues lettres de demandes de bénédictions ».

« Tout cela fait partie du renouveau du judaïsme au Kazakhstan. Accomplir de grandes choses dans un endroit comme celui-ci, loin des États-Unis, loin d’Eretz Israël, c’est quelque chose que seuls les Chlou’him peuvent faire avec la bracha du Rabbi. C’est incroyable. Je n’ai jamais vu quelque chose de similaire ailleurs. C’est simplement vivre la Guéoula en Galout ; depuis un endroit comme celui-ci, on voit ce qu’est la Gueula. »